Speaker #0Un prénom n'est jamais choisi par hasard. Il est un mot-clé posé à l'entrée d'une vie. Il relie une mémoire ancienne à un monde qui commence. Bienvenue, je suis Laetitia Absalon, interprète symbolique et transgénérationnelle. Ceci est... Connais-tu ton prénom ? En ce début janvier, nous traversons les prénoms qui ouvrent l'année, ceux qui parlent de royauté intérieure, cette autorité qui ne s'impose pas, mais qui se reconnaît. Aujourd'hui, nous parlerons de Basile, Geneviève, Angèle, Édouard. Lucien et les rois mages. Dans ce podcast, j'explore les prénoms par leur étymologie, qui remonte aux racines, leurs histoires, qui révèlent les porteurs anciens, la langue des oiseaux, qui jouent avec leurs sons et les lectures symboliques. qui relie les prénoms aux archétypes universels. Et plein d'autres choses encore qui peuvent donner des pistes pour se comprendre. Avant de commencer, un rappel important. Les lectures que je propose sont des portes d'entrée, pas des vérités absolues. Un même prénom Merci. peut révéler d'autres dimensions selon celui qui le porte, sa lignée et son histoire. Les prénoms ne disent pas qui tu es. Ils posent des cailloux sur ton chemin du cœur. Des cailloux pour avancer, des cailloux pour comprendre. Parfois, des cailloux pour trébucher aussi. Et c'est dans ce chemin que tout se joue. C'est parti ! Basile, le roi juste. Voici ce que ce prénom porte. La vérité sans ostentation. L'autorité qui ne s'impose pas, mais qui se reconnaît. Basile vient du grec Basileus, roi. Mais pas n'importe quel roi, le roi sage, celui qui sert plus qu'il ne domine. Basile le Grand, évêque de Césarée au IVe siècle, défend les pauvres, crée des hôpitaux, s'oppose aux abus de pouvoir. Il incarne cette royauté du service. Aujourd'hui, ce prénom résonne. Dans Ezra, Noam, Elio, des prénoms qui portent cette même dignité tranquille, cette présence qui ne force rien, mais qui tient. Geneviève Lagardienne Ce prénom porte la fonction de veille. Celle qui reste debout quand tout vacille, qui tient le fil quand tout se défait, du celte génos, le peuple, et vefa la femme, la femme du peuple. Sainte Geneviève, patronne de Paris, cinquième siècle, Attila et Léon menacent la ville. Les Parisiens veulent fuir. Geneviève leur dit « Restez » . Et elle a raison. Attila n'attaque pas Paris. Elle ne combat pas. Elle tient. Aujourd'hui, ses prénoms résonnent dans Gwen, Gaëlle, Naya, Alma. Des prénoms qui portent cette même veille. Cette présence qui rassure. Angèle, la messagère. Ce prénom porte le passage entre deux mondes. Celle qui fait le pont, qui traduit, qui inspire. Du grec angelos, messager. Nous écoutons Angèle autrement. Angèle, l'année qui gèle. ou qui dégèlent, le passage d'un état à l'autre, la transition. Aujourd'hui, ces prénoms résonnent dans Lina, Iris, Mila, Ange, des prénoms qui portent cette fonction de messagère, de souffle, d'inspiration. Edouard, le gardien. Ce prénom porte la protection du territoire intérieur, pas la conquête, la garde. Veillez sur ce qui est précieux sans chercher à l'agrandir. De l'anglo-saxon, aide, richesse. Edward, gardien, le gardien des richesses. Edouard, le confesseur. Roi d'Angleterre au XIe siècle, est connu pour sa paix, pas pour ses guerres. Édouard, c'est le roi qui protège, plus qu'il ne contière. Mais protéger peut aussi devenir contrôler. Le défi d'Édouard est de veiller sans étouffer. Aujourd'hui, ce prénom résonne dans Éden, Éliott. Théo, des prénoms qui portent cette fonction de gardien, de protecteur. L'épiphanie, les rois mages, Gaspard, Melchior et Balthazar. Ces trois prénoms portent l'archétype du chercheur, celui qui suit l'étoile. qui reconnaît une lumière plus grande que lui et qui offre sans posséder. Historiquement, les évangiles ne les nomment pas. On parle juste de mages venus d'Orient. C'est la tradition qui leur donne des noms au IXe siècle. Gaspard du Perse, gardien du trésor. Melchior de l'Hébreu. Roi de lumière, Balthazar du Babylonien, Dieu qui protège le roi. Trois rois, trois cadeaux. L'or, l'encens, la mythe. Et ces trois cadeaux dessinent un chemin alchimique. L'or, le corps, la matière. Reconnaître la dignité incarnée. L'œuvre noire qui devient or, l'encens, l'âme, le souffle, le lien au sacré, la fumée qui monte, la prière qui traverse, la mire, l'esprit, la mort, accepter la finitude. La mire embaume les corps. Elle fait le passage. Trois étapes. Reconnaître, relier, accepter. Trois transformations. Les rois mages ne sont pas des rois de pouvoir. Ce sont des voyageurs du sens, des alchimistes du chemin. Et c'est ici que surgit naturellement Arthur. Arthur, comme les rois, ne règne pas par la force. Il retire l'épée quand le temps est venu. Il sait s'effacer quand le royaume doit évoluer. Arthur est un pont entre l'ancien monde et le nouveau, entre la force brutale et la force juste, entre Excalibur et la table ronde. Arthur porte cette royauté qui ne conquiert pas, mais qui rassemble. Aujourd'hui, ces prénoms résonnent dans Gaspard, Malo, Noé, Elio, des prénoms qui portent cette fonction de chercheur, de celui qui suit son étoile. Lucien Lalumière Ce prénom porte la révélation douce, la lumière qui éclaire sans brûler, qui révèle sans forcer. Du latin luxe, lumière. Lucie Aubrac de son vrai nom Lucie Bernard, résistance française de 1912 à 2007. Voici son histoire. Lyon 1943. Son mari Raymond est arrêtée par la Gestapo. Lucie est enceinte de six mois. Elle pourrait fuir. Elle pourrait se cacher. Mais non. Elle organise un plan audacieux. Elle se fait passer pour sa fiancée éplorée. Sous doigt des gardiens, prépare une attaque commando avec d'autres résistants. Et elle réussit. Elle libère Raymond. Après la guerre, elle devient professeure d'histoire. Elle témoigne dans les écoles, porte la mémoire de ceux qui n'ont pas survécu. Lucie, c'est l'alchimiste de la douleur en lumière, la peur transformée en courage, l'ombre traversée pour devenir clarté. Une femme que l'histoire a trop longtemps oubliée. mais qui incarne cette fonction de transmutation, faire de la ténèbre une étoile. Aujourd'hui, ce prénom résonne dans Lucas, Lucia, Lucie, Nolan, des prénoms qui portent cette fonction de lumière, d'éclairage, de révélation. Basile, Geneviève, Édouard, les rois-mars, Arthur, Lucien, sept prénoms, sept clés de lecture. Le roi juste, la gardienne, la messagère, le protecteur, les alchimistes du chemin, le pont et la lumière. Ce que nous avons, ce que nous voyons, c'est ceci. Les prénoms. porte une mémoire en mouvement. Il traverse les lignées. Il parle entre les vivants et les morts, entre les langages, les cultures, les religions. Je ne te donne pas ce que ton prénom signifie. Je transmets des clés de lecture que tu pourras utiliser pour ouvrir des portes, si cela fait résonance en toi. Les prénoms modernes n'ont pas rempli avec les anciens. Ils ont changé de langage. La royauté devient présence. La sainteté devient alignement. L'alchimie devient transformation consciente. Arthur, les rois, Lucien, Basile marchent à côté de nous, sous d'autres noms. Alors, peut-être cette semaine, observe avec quelle clé ton prénom résonne-t-il, quelle porte s'ouvre. Voilà, de Basile à Lucien, en passant par Arthur, nous avons traversé les prénoms de la royauté intérieure. Choisir un prénom. s'est posée une étoile au-dessus d'une naissance. Reste à savoir, quelle lumière est-elle venue rappeler ? Mercredi prochain, nous partirons à la découverte des prénoms. Guillaume, Alix, Tatiana, Yves, Nina, Félix, avec la cabale, le langage des oiseaux, les symboles, et... plein d'autres choses encore qui peuvent donner des pistes pour se comprendre. D'ici là, prends soin de toi. À mercredi !