- Speaker #0
Ça va faire un an et demi que je dis à tout le monde l'IA c'est super, avec l'IA on peut coder du software et en fait ça fait un an et demi que de plus en plus de personnes me demandent de faire des applications pour eux ça a été en solo tout l'été j'ai à peu près une vingtaine d'applications développées pour plein de différentes personnes nous ce qu'on a compris c'est qu'on fait des demandes, c'est toujours trois demandes au début genre que ce serait pas bien j'adorais dire à l'IA parce que je m'étais rendu compte que ça marchait beaucoup mieux je lui disais lance 20 sous-agents déjà moi cognitivement c'était compliqué de suivre les avancées Il y a le grand directeur du programme tout en haut qui aura des outils spécifiques, qui connaît tout l'objectif principal mais qui ne connaît pas ce qu'il y a dans les applications. Et là, ça va découler.
- Speaker #1
Bonjour, bonjour, c'est PPC. Nouvel épisode de Connected Mate. Aujourd'hui, mon invité a fait quelque chose d'un peu spécial. Il a consommé plus de 240 milliards de tokens pour monter un projet qui sort complètement des usages habituels. de l'intelligence artificielle. Alors forcément, j'ai voulu comprendre ce qui se passe derrière ce chiffre, qu'est-ce qu'il construit, pourquoi faut-il autant de puissance, combien ça coûte, et quand on parle de milliards de tokens, qu'est-ce que ça veut dire pour la planète. Alexandre est de retour dans un nouvel épisode de Connected Mate, il va nous raconter son projet, ses choix, et ce que cette expérience révèle déjà sur la prochaine façon de travailler avec l'IA. Connected Mate, c'est parti ! Alexandre, bienvenue dans ce nouvel épisode de Connected Mate. Première question, qu'est-ce que tu construis exactement ? A qui ça sert et quels problèmes tu essayes de résoudre ?
- Speaker #0
Hello PPC, encore une fois merci beaucoup. Je suis super content de te revenir dans un épisode de Connected Mate. Globalement, ça va faire trois mois que je suis en train de construire une plateforme, un outil qui va permettre à pas mal de collaborateurs chez TGV de pouvoir utiliser de l'IA pour générer du software. C'est-à-dire pouvoir avoir un besoin numérique nous en faire part et se retrouver sur une plateforme où en fait ils vont pouvoir eux-mêmes développer quelque chose grâce à l'IA.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui t'a donné envie de t'attaquer à ce sujet ?
- Speaker #0
Ça va faire un an et demi que je dis à tout le monde l'IA c'est super et que l'IA on peut coder du software. Et en fait du coup ça fait un an et demi que de plus en plus de personnes me demandent de faire des applications pour eux. Sauf que le problème c'est qu'ils me demandent souvent des mises à jour et j'ai pas du tout la bande passante. Et donc je me suis dit il faut que je développe... Une solution où ces gens-là, depuis un URL spécifique, vont pouvoir faire des modifications sur leur application.
- Speaker #1
Donc ton astuce, c'est qu'on soit un outil qui leur permet de reprendre la main et de faire eux-mêmes les corrections, sans que tu sois toi finalement dans la boucle. Correction,
- Speaker #0
modification et surtout améliorer le produit. Il n'y a pas beaucoup de corrections souvent. C'est-à-dire qu'en fait, moi, comme avant, je leur demande de m'envoyer des vocaux, tous les documents sur leurs besoins. Je m'occupe de réaliser ce MVP qui est le... minimum viable product, c'est-à-dire le produit minimal de ce qu'il faut avoir.
- Speaker #1
La première base. La première base. La première clave, comme on dit en Bretagne. C'est ça.
- Speaker #0
Et en fait, après, je leur envoie un URL. En fait, ils ont un outil spécifique en ligne qui leur permet de tout modifier pour aller jusque là où ils voulaient.
- Speaker #1
Donc, ils ont la main sur leur produit, en fait. C'est ça.
- Speaker #0
Et du coup, c'est là où ça tire plein de petits sujets un peu compliqués. On va aller dessus. Mais un peu plus simple pour les gens, peut-être que certains connaissent Lovable, Replit ou d'autres outils. Vous savez, c'est ces outils où, en fait, on se connecte et on peut générer un site web et après, on le met en ligne. C'est plus poil ça, rapidement sur la tête.
- Speaker #1
C'est du vibe coding ça forcément ou pas trop ? Il n'y a pas vraiment de terme,
- Speaker #0
c'est juste tu demandes de créer un software. Ok. L'IA s'en occupe.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
En fait, c'est ce même concept-là qui est appliqué au monde de l'entreprise, donc avec plein de règles de développement informatique différentes qui font que nous, on développe la base. Eux, derrière, vont aller faire les petites finitions avec un outil qui est très structuré pour empêcher les bêtises, quoi que ce soit. Et derrière, en fait, ils vont pouvoir dire c'est bon pour moi, je suis prêt pour que ça aille en production. et là ça va revenir dans les équipes Innovation et IA qui vont s'occuper de s'assurer que ce soit vraiment prêt.
- Speaker #1
Donc toi le produit que tu leur mets à disposition, c'est un produit qui est vachement encadré en fait, qui leur permet facilement de pouvoir reprendre la main, corriger tout simplement si j'ai bien compris. C'est plutôt sympa. Si tu devais, alors exercice un peu complexe parce qu'on est dans un podcast et ceux qui nous écoutent, il faut les aider. Si tu devais nous montrer le projet en deux minutes, qu'est-ce qu'on verrait ? Et dites-nous, parce qu'on n'a pas de photos, on n'a pas de vidéos. Bien sûr,
- Speaker #0
écoute, c'est assez simple. En fait, déjà, cette application s'appelle La Factory.
- Speaker #1
La Factory.
- Speaker #0
C'est La Factory TGV qui permet aux personnes de pouvoir gérer leur application. Donc, elles vont se connecter sur cette URL qui s'appelle La Factory slash le site, imaginons, PPC et Alex. Point important, c'est que du coup, ils vont se connecter là. Et là, sur ce site-là, ils auront leur site web qui va apparaître. Site web, leur application web. Et en fait, ils vont pouvoir faire quelque chose de très simple. Parce qu'ils vont pouvoir faire des commentaires partout. Ils vont pouvoir faire des commentaires, comme si on faisait un commentaire sur un filmère, pour ceux qui connaissent, ou sur un PowerPoint, sur un document. On fait des commentaires, des choses qu'on veut modifier. Ah bah là, ça ne me va pas, là, ça ne me va pas, etc.
- Speaker #1
Comme si tu parlais, tu étais derrière le développeur ou le designer en disant, bon bah là, plus gros le truc, le bouton là, on ne le voit pas, il faut mettre plus bas. Tiens, il manque un truc à cet endroit-là. Donc,
- Speaker #0
toutes les personnes du projet vont pouvoir faire des commentaires. Et à la fin, il y a une personne qui pourra, lui, décider, ces commentaires-là, ces commentaires-là, ces commentaires-là, ils sont bons, on les prend. Et en fait, ces commentaires, ça sera « Change le design » , « Corrige ce bug » . ou rajoute ça. Et en fait, ce qui se passe, c'est que quand on valide ce qu'ils veulent, Derrière, ça va lancer des agents IA et ça va permettre de faire les modifications.
- Speaker #1
Donc les agents IA vont mettre en place les correctifs qui ont été finalement choisis par celui qui est un peu le patron du produit, qui va dire ok j'ai ces commentaires là, droite à gauche, je prends celui-là, celui-là, j'en veux pas celui-là, intéressant, tiens, ça te donne l'idée de faire ça. Tu files ça à tes agents, les agents vont bosser et vont sortir une nouvelle version corrigée.
- Speaker #0
Et donc visuellement sur votre ordinateur, à quoi ça ressemble ? C'est que vous avez donc sur votre écran, sur une partie gauche, un chat comme chat GPT en fait.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
qui va vous dire, oui, d'accord, c'est bon, j'ai modifié ça comme tu m'as demandé, etc. Et de l'autre côté, sur la partie centrale de votre ordinateur et sur la droite, vous aurez une vue de votre citoyen, normalement.
- Speaker #1
Et tu vois les agents qui travaillent les uns après les autres ? C'est ça,
- Speaker #0
tu vois toutes les tâches qui sont demandées et après, tu vois les modifications en live.
- Speaker #1
D'accord, donc il y a une sorte d'explicabilité sur ce que fait l'intelligence artificielle et sur ce que font les agents. On les voit étape par étape construire.
- Speaker #0
Et surtout, c'est super structuré parce qu'en fait, nous, ce qu'on a compris, c'est qu'on fait des demandes, c'est toujours trois demandes. du design. du bug ou quelque chose de nouveau. Et en fait, quand les gens me font ça, c'est pour ça que c'est...
- Speaker #1
Dans design, bug ou fonctionnalité. Et ce qui est important,
- Speaker #0
c'est qu'on a segmenté parce qu'en fonction de la demande, nous, ce n'est pas juste la demande qui va être envoyée à l'agent, donc à l'IA. En fait, on va structurer l'IA qui va pouvoir recevoir la réponse. Comme ça, si vous dites qu'il y a un bug et que l'IA va vouloir développer la correction, quand souvent une IA cherche un correctif, elle va chercher la solution qui fonctionnera. Mais il faut surtout, à ce moment-là, bien sûr, lui redonner les règles. Parce que pour ne pas qu'elle aille ailleurs, ça, c'est super important.
- Speaker #1
Vous avez dit qu'il y a une mémoire. Tout à fait. Nous,
- Speaker #0
on a développé trois agents basés sur ces trois grandes questions principales. Et un généraliste, si jamais vous avez des questions sur votre application. Parce que des fois, on a oublié le concept. Et en fait, ce qui se passe, c'est que du coup, même le généraliste renvoie les questions aux autres. Ce qui fait qu'on met vraiment dans des segments les modifications demandées ou les créations. Et en fait, ces agents-là, nous, c'est notre boulot de tout le temps les mettre à jour par rapport aux règles internes par rapport au design interne et en fait on a fait toute alors là c'est un petit peu la secret sauce comme on dit c'est notre tambouille interne on a fait 16 agents très particuliers qui font que des gens qui ne s'y connaissent rien et qui vont juste vraiment dire bah ouais change la couleur là ça va pas ou là ça bug je comprends pas et pas plus en fait ils vont dire ça, vu qu'ils auront fait un commentaire on sera spécifiquement où est-ce qu'ils ont dit ça. Ça va remonter des informations très précises à l'agent, le lieu, etc. sur le site web. Et ça va faire la modif. Donc, en fait, on a dû créer toute cette énorme fondation qui permet d'avoir un outil qui va être dans les mains de profils qui ne sont pas techniques. Là, je te parle de l'application interne. C'est une solution pour nos applications internes. On appelle ça la Tools Factory. qui est globalement tous les outils qu'on n'a jamais pu faire pour les équipes. Soit parce que ça coûtait beaucoup trop cher, soit parce qu'il n'y avait pas une importance.
- Speaker #1
Parce qu'il n'y avait pas priorisé, parce qu'il y avait des priorités. Nous,
- Speaker #0
l'objectif, c'est déjà, en fait, tous ces sujets, ils sont très récents. Donc, il faut trouver un endroit où on va pouvoir faire notre recherche et développement. Donc, faisons-le sur des choses qui seront utiles. Oui,
- Speaker #1
donc en fait, c'est utile parce que finalement, ça répond à plein de problèmes qu'il y avait, qui n'avaient pas le temps d'être traités parce qu'il y avait d'autres priorités. Et là, tout d'un coup, vous offrez... à champ des possibles, à chacun des métiers.
- Speaker #0
Quand on voit qu'il y a des équipes qui ont leur to-do list sur des Excel, dans des flux de mail, dans des groupes Teams, il y a un moment effectivement,
- Speaker #1
ça vaudrait peut-être le coup d'amener une ergonomie numérique un peu différente. Et ça,
- Speaker #0
c'est des choses qui ne coûtent absolument rien à faire maintenant avec de l'IA. Donc autant le faire. Donc on a plein d'applications, on a plus ou moins des complexes, mais qui seront connectées à des informations en interne, et en fait qui seront des CRM, qui seront des dashboards, qui seront des outils collaboratifs. Et ça nous permet du coup d'avoir des outils simples, sans coût de licence.
- Speaker #1
Donc il y a une sorte de démocratisation de ce que l'on peut développer. Quand tu parlais tout à l'heure des trois agents principaux, design, débugage et nouvelles fonctionnalités, tu disais, je pense que design c'est ce qui m'a le plus parlé, ça veut dire qu'il faut qu'il soit en excellence, et donc ça veut dire qu'il faut qu'il connaisse toutes les règles de design de l'entreprise, qu'il soit à jour, qu'il soit à jour. Donc ça veut dire que ça demande... encore plus d'excellence du côté des designers puisqu'il faut qu'ils se rendent leurs règles hyper accessible et disponible pour tous donc il faut qu'ils exposent leurs règles et donc ça veut dire qu'il faut qu'ils aillent encore un peu plus loin puisque ça veut dire que c'est ça c'est notre job à nous on
- Speaker #0
prend les design etc bon on a créé notre propre design système interne sur tous ces outils là on a une DA à peu près pareil qui amène un vrai confort numérique et comme ça on a imaginons des équipes qui veulent faire des tests d'outils pour nos futurs voyageurs, d'applicatifs, de sites web. Ils peuvent les tester rapidement, pareil. Et des fois, quand c'est des outils vraiment pour eux dans leurs équipes, là, ils ont un design system qui est interne. Ce n'est pas celui qu'on met sur nos sites grand public.
- Speaker #1
Je ne sais pas si tu peux en parler. Comment c'est perçu par les équipes, ces nouvelles opportunités en fait ? Ils voient ça comment ? Ils prennent ça en main facilement ? Il y a des blocages ?
- Speaker #0
Là, déjà, on est vraiment au début de tout ça. C'est en cours de déploiement. Il y a beaucoup de parties qui sont un peu complexes. Est-ce qu'on va y revenir ? Parce que le check-in, il faut parler comment il y a eu autant de consommation de tokens,
- Speaker #1
c'est parce qu'il y a beaucoup de choses derrière.
- Speaker #0
Mais globalement, c'est un outil qui plaît beaucoup et surtout, beaucoup sont sceptiques parce que c'est un tel changement de paradigme, c'est-à-dire que plein de gens ont des idées et après, ils disent « je vais faire mon idée » . Est-ce que l'idée, déjà, vraiment, elle vaut un investissement important ? C'est toujours un point d'interrogation. Et là, on peut la réaliser très rapidement. Un point important pour aussi beaucoup qui peuvent se dire, c'est la porte ouverte à beaucoup trop d'applications, on ne pourra plus suivre, etc. Alors non, nous en fait tout ça c'est porté sur un programme qui s'appelle le Vibe Creators Programme.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Les créateurs qui vibent, donc en fait on va demander, on veut créer des choses. C'est une plateforme pour créer des choses et globalement des gens vont proposer des applicatifs et il y aura un choix qui sera fait. par le leadership il y a une gouvernance qui dira ça on fait ça on fait pas et pourquoi donc parce qu'en fait à la fin beaucoup ont les mêmes besoins beaucoup n'ont juste pas d'outils pour gérer leur équipe par exemple nous on travaille avec des personnes sur les sujets de com ils n'ont même pas de calendrier où ils peuvent voir facilement toutes leurs activations ou sinon c'est un ocean dans un coin c'est sur un girafe c'est pas très accessible c'est sur du confluence donc on peut refaire un outil donc ça tu peux faciliter la vie des gens et nous il y a des moments on va voir qu'on a fait un outil pour une équipe en fait ça vaudrait plus le coût que moi par contre on le prenne sur notre temps à nous l'équipe Inno, on reprenne cet outil là on le redéveloppe pour le penser vraiment en software as a service, c'est à dire que c'est plus un software qui va être dédié pour plein d'autres équipes et l'équipe en question qui avait son applicatif de base il n'y aura rien qui changera, par contre le seul truc c'est qu'il y aura d'autres équipes, d'autres directions qui pourront y avoir accès.
- Speaker #1
Je le disais au tout début de ce podcast en introduction tu as consommé plus de 240 milliards de tokens en 3 mois qu'est-ce qui s'est passé ? pour que vous arriviez à ce volume ?
- Speaker #0
Écoute, c'est un volume en plus qui n'est pas super précis. Donc, il est un peu revu à la baisse parce que tout n'est pas traqué.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
En fait, globalement, pour créer un programme tel que ça, il faut déjà récupérer une infrastructure serveur. Donc, il y a du DevOps à faire. Et après, il faut créer les fondations. Parce que vous voyez, je vous dis, on a créé cette factory, cette usine logicielle où les gens peuvent modifier leurs applications. Mais ça veut dire, du coup, il faut qu'ils puissent créer les applications. Donc, moi, il faut déjà que je migre mes applicatifs qui étaient sur votre serveur. Ça, il y a un coût. que c'est mon IA qui va faire mes migrations, le DevOps. Après, il faut que je crée des services parce que du coup, toutes ces applications-là seront reliées à un système d'authentification, à des services IA que l'on aura développés en interne, à un SAV développé en interne, à un espèce d'équivalent de Google Analytics qu'on aura développé en interne, qui permet de traquer ces applications-là. Donc là, il faut créer tous ces microservices et après, le plus dur, il faut créer cette factory. Et pour que les gens comprennent bien, cette factory, en fait, ça permet de faire en sorte que, imaginons, vous vibecodez sur votre ordinateur. Vous pouvez lancer une version localement. Comme ça, il y a une version en ligne qui est sur votre URL et la version qui est la future version sur votre ordinateur. Parce que nous, du coup, pour pallier ce problème-là, qu'il faut être un petit peu technique pour faire ça, ça se passe sur le serveur. C'est-à-dire que vous avez une application à vous qui est en production en interne, que vos équipes utilisent. Vous faites la nouvelle version. La nouvelle version, il faut bien qu'elle se construise quelque part. Elle se construit sur mes serveurs, sur des machines virtuelles. Donc en fait, il y a une énorme ingénierie derrière. Avec énormément de logique, c'est clairement pour des gens qui seraient dans le monde du développement sans IA, c'est un monstre. C'est des milliers et des milliers de lignes de code, plein de services qui marchent entre eux.
- Speaker #1
Là aujourd'hui, tu l'as fait avec IA, ça vous a prêché pas combien de temps, mais si tu l'as fait avec des trucs traditionnels, c'est quoi ? Ça met une dizaine d'années pour faire ça ? C'était même pas concevable ?
- Speaker #0
Ça serait pas concevable, c'est sûr de notre point de vue. On aura reçu un devis exorbitant. Ce qui est sûr,
- Speaker #1
c'est que des boîtes comme Lowable et Replit ont toutes levé à peu plus de 100 millions d'euros.
- Speaker #0
Alors, il y a beaucoup de budget com. Globalement, je pense que tu es sur un coût ici de plusieurs millions. Et ce n'est pas étonnant parce qu'en fait, tu crées un outil qui a apporté une telle valeur.
- Speaker #1
Pour savoir 240 millions de tokens, globalement, ça coûte combien ?
- Speaker #0
Ça dépend, c'est facturé différemment, il y a des stratégies derrière pour pouvoir baisser son coût.
- Speaker #1
En parlant millions, en parlant centaines de milliers d'euros ? Non,
- Speaker #0
on parle dans les dizaines de milliers d'euros.
- Speaker #1
Ah, en dizaines de milliers d'euros ?
- Speaker #0
Oui, à peu près.
- Speaker #1
Parce qu'il aurait coûté plusieurs millions sûrement de réunions, de consultants, de tralala. Oui,
- Speaker #0
c'est sûr.
- Speaker #1
Et autres, d'accord.
- Speaker #0
En fait, ce qui est important à se dire, déjà le projet n'est pas encore fini, mais c'est que vous avez une quantité de software qui est excessivement bien codée parce que En plus, c'est propre. Il y a certains qui ne vont pas réussir à voir, mais certains qui sûrement ont déjà utilisé l'IA pour coder et qui vont se dire que c'est énorme. En fait, ce n'est pas énorme parce que pour faire ça bien, on est obligé d'avoir une architecture très différente. C'est-à-dire que des fois, les gens vont lancer Cloud et vont dire « OK, Cloud, fais-moi une application » . Ils pensent que l'application va fonctionner. Alors que nous, ce n'est pas ça. C'est « fais-moi une application » et ça va lancer Cloud pour faire des specs, Cloud pour faire des recherches cybersécurité, Cloud qui va aller faire des recherches de compliance dans les documentations de la DSI chez nous. Claude qui va s'occuper du front, Claude qui va les connecter à des services. En fait, on lance plein de sous-agents.
- Speaker #1
Mais tu n'utilises que Claude ou tu multiplies ?
- Speaker #0
On a un mélange de modèles derrière. Je vais souvent citer le nom des maisons-mères. Je parlais d'entreprise, de PNI, mais on a des accès internes sécurisés, etc. Avec un coût qui est plus fort. Des fois, on n'a pas accès aux frontières modèles, donc on trouve des techniques pour pouvoir y avoir accès sur du code qui est non sensible, mais qui est fondamental, qui est très compliqué à faire.
- Speaker #1
Ça veut dire que tu es un peu agnostique aux différents acteurs parce que tu peux jouer avec chacun des acteurs ?
- Speaker #0
Il faut être agnostique sur l'IA sur ce sujet-là.
- Speaker #1
Ça c'est la souveraineté, c'est ce qu'on appelle la souveraineté en fait, c'est pouvoir maîtriser avec qui on joue, pouvoir arrêter avec l'un ou arrêter avec l'autre si jamais ça ne va pas, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, moi je vous appréhende, c'est une bonne stratégie de projet je vous dirais.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Parce que c'est la souveraineté et le bon ferme en tout cas. Ce qui est sûr c'est qu'il faut...
- Speaker #1
C'est enlever les dépendances quoi.
- Speaker #0
Mais dans n'importe quel projet, avoir une dépendance, c'est toujours jamais très bonne. Peu importe si ce soit de l'IA ou de celui-là d'ailleurs. Ça nous permet de développer tout ça avec surtout une expertise. Et ce principe-là, c'est que nous, on a pris un choix technique qui était de se dire, déjà tout ça, c'est notre R&D en même temps, c'est important à prendre en compte. Notre job, c'est de faire de l'IA et de l'innovation, donc c'est de faire de la R&D. Et globalement, on va travailler avec tellement d'agents, comme si je vous disais, ce n'est pas parce que l'IA va rapide que je vais le faire avec la même IA. Non, je vais vraiment avoir une IA qui va designer, une qui va faire du back-end, une qui va s'occuper de faire du DevOps pour s'assurer que ça ne consomme pas trop sur mes serveurs.
- Speaker #1
une qui va faire de la cybersécurité et ils travaillent tous de façon synchronisée comment tu les orchestres ?
- Speaker #0
en fait on s'est beaucoup pris la tête là-dessus et moi en fait au début je n'orchestrais pas bien c'est-à-dire que moi j'ai déjà adoré dire à Elias que je m'étais rendu compte que ça marchait beaucoup mieux je lui ai demandé une tâche et je lui ai dit lance 20 sous-agents 22 sous-agents en fait c'est très compliqué de s'attuer sur la surconsommation parce qu'on ne sait pas des fois on va se dire on n'a pas beaucoup consommé mais sur d'autres applications des fois on va y revenir pendant 3 mois donc c'est très compliqué de dire si on surconsomme, par contre ce qui est sûr c'est que Merci. Il y a un moment où j'avais tellement de choses à faire. Est-ce que tout ça, c'est tout seul ? Tout ça, ça a été en solo. Ça a été en solo tout l'été. Donc en fait, il y a un moment où déjà moi, cognitivement, c'était compliqué de suivre les avancées. Et encore aujourd'hui, je découvre des choses qui avaient été demandées, mais je ne m'en souviens plus. Et en fait, il y a un moment où du coup, durant le projet, juste lancer mes terminaux, ce n'était pas faisable visuellement. Ça le faisait, ça travaillait très bien. Mais moi, je m'y perdais. Il me posait une question, je ne la voyais pas. Et ça faisait qu'en fait, il y avait des pertes. Et donc en fait, c'est là où on a commencé à se dire... on va se poser quelques jours et commencer à se développer une vue un petit peu comme un organigramme. Voyez-le comme ça. La meilleure organisation pour bosser avec de l'IA, c'est prendre une structure humaine.
- Speaker #1
C'est comme une structure un peu militaire ?
- Speaker #0
Tout à fait. Il y a le grand directeur du programme tout en haut qui aura des outils spécifiques, qui connaît tout l'objectif principal, mais qui ne connaît pas ce qu'il y a dans les applications. Et là, ça va découler. Il y aura les agents qui s'occupent des fondations, ceux qui font mon développement sur mes serveurs, les agents en charge de chaque application, donc on aura des chief of staff, donc des directeurs de hub. En fait, on fait comme des business units, on fait des sous-business units, et on a une vue, une vue comme ça.
- Speaker #1
Donc c'est en fait un peu comme un modèle d'organisation d'entreprise finalement.
- Speaker #0
C'est pile poil ça.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui t'a amené à venir te calquer sur ces modèles d'organisation d'entreprise ou militaire d'ailleurs ? Quel moment tu t'es dit, ouais, on ne pourra pas s'en sortir autrement quoi ?
- Speaker #0
En fait, c'était à peu près la même base c'est qu'en fait moi je lui demandais de travailler comme ça sauf que je ne me souvenais pas des agents qu'il avait lancé, qu'il faisait ci,
- Speaker #1
qu'il faisait ça donc à un moment je me suis dit il me faut une vue où je peux aller parler à qui je veux quand je veux j'ai besoin d'y voir clair sur l'organisation finalement t'as combien d'agents au total aujourd'hui ?
- Speaker #0
ça dépend mais en fait à la journée je pense qu'il y en a entre 45 et 60 sur la totalité du volume et surtout c'est que j'ai une template d'organisation, beaucoup en fait quand ils bossent avec des sous-agents ça lance un sous-agent au besoin ça c'est toujours chez moi, ça arrive toujours Oui. On ne sait pas ce qui arrive, une demande tombe, un petit bug, une mise à jour. Par contre, sinon, j'ai une template qui me permet tout le temps, quand je veux, de pouvoir gérer mon projet de la meilleure des façons. Et surtout parce qu'en fait, il y a des dépendances auxquelles moi, je n'ai pas la bande passante pour les penser. Imaginons, je mets à jour une application. La mise à jour, c'est faite. Et moi-même je suis allé dans l'application, j'ai fait la modif avec un agent. Mais si cet agent-là ne sait pas qu'il a des directeurs de programme, etc. Imaginons qu'il a fait une mise à jour, ou qu'il a changé quelque chose qui peut avoir un impact sur un autre sujet. Un impact sur un sujet d'authentification. Moi ce truc-là, je n'y ai pas pensé spécialement. Par contre, s'il a tout le temps cette template où il sait qu'il a un directeur au-dessus de lui qui s'occupe de ça, il va reporter et le reporting va le rallumer l'autre au-dessus. Et ça fait qu'en fait, du coup, on a cet Improven qui fonctionne très bien. Et surtout, l'autre sujet, c'est que pour arriver à autant de développement qualitatif, ça qui est important, qualitatif, il y a toujours des améliorations à faire, sans aucun doute. En fait, c'est que ça fonctionne aussi toute la nuit. Le Mac n'est pas fermé.
- Speaker #1
Donc toi, tu tournes sur Mac.
- Speaker #0
C'est ça. et donc maintenant je suis sur Mac Studio parce que ça en fait si vous imaginez c'est comme si j'avais 40 à 60 personnes par jour qui sont en train d'utiliser mon Mac en même temps alors il n'y a pas il y a peu de consommation graphique par exemple je vous donne un exemple moi mes agents pour qu'ils puissent bien bosser ils ont des navigateurs, ils peuvent aller tester l'application ils peuvent voir ce qu'ils font sinon ils s'arrêteraient tout le temps et du coup on s'est développé une solution interne où on a créé un navigateur pour eux, qui font que c'est un navigateur qui est très très très léger sur mon Mac comme ça j'ai pas des pages qui apparaissent tout le temps de moi et en fait les agents ont ça ont des logs de tracking et en fait on a dû développer un navigateur spécifique juste pour mes agents voilà en fait on s'est développé Ces solutions-là qui permettent de tout structurer.
- Speaker #1
Tu es tout seul pour avoir fait tout ça. Donc, tout de suite, moi, c'est allumer une lumière rouge en disant « Ah ouais, mais attends, il y a un problème. » C'est-à-dire que le jour où tu n'es plus là, le truc, il ne marche pas. Et j'ai l'impression que ce que tu as monté avec ton organisation, c'est un côté antifragile. Si Alex n'est pas là, ça tourne aussi et il y a une explicabilité du sujet.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis en fait, après, tu reprends mon organisation, tu la relances sur ta machine et puis les sujets se reprennent en fait.
- Speaker #1
D'accord. Et alors, comment tu vois, comment tu fais pour demain, tu as un backup humain ? Comment ça marche ?
- Speaker #0
Que veux-tu dire par backup humain ?
- Speaker #1
Tu n'es plus là, il y a quand même l'humain qui contrôle un peu tout ça. Ah oui, bien sûr. Qui est capable de reprendre la main si demain après-midi, il t'arrive un truc ? Merci, mais... Je ne sais pas, mais bon, un netton. Je ne te souhaite rien de mal. Mais qui reprend la main ?
- Speaker #0
À date, il faut le voir comme on est sur un projet R&D. Sur les projets R&D, on est toujours très mal structuré. Ça fait partie du principe. Ça fait partie du principe qu'il faut aller vite.
- Speaker #1
Si tu étais très structuré, tu ne l'aurais pas fait.
- Speaker #0
Tu n'aurais pas la possibilité d'aller tester des choses.
- Speaker #1
Je serais en train de faire des réunions et de faire une sortie.
- Speaker #0
À date, ce qui est sûr, c'est que déjà les équipes savent comment ça fonctionne. Ils sont sur des solutions, ils peuvent récupérer les éléments. Oui, il faudra creuser parce que le jour J, il y aura un truc qui aura changé et je n'en aurais pas parlé. Mais ce n'est pas très compliqué.
- Speaker #1
Par contre,
- Speaker #0
quelqu'un qui n'aura jamais touché un agent qui fait du code génératif et surtout pas quelqu'un qui pense que ça peut l'aider, mais quelqu'un qui sait que ça peut faire à sa place, c'est très important. Il y a une grosse différence dans ce que je viens de dire.
- Speaker #1
Tu peux réexpliquer ?
- Speaker #0
Il y a tous les développeurs qui se disent que l'IA va les aider à les résultats. Il y a ceux qui vont se dire que l'IA va me faire le résultat. Moi, je fais partie de ceux qui disent que l'IA va me faire le résultat. Je ne suis pas développeur. j'ai une clé j'ai moins de connaissances que mon technique c'est tout à fait normal quand tu te dis l'IA va le faire en complet tu te dis et il y aura plein de soucis donc c'est là où tu poses une organisation qui est un mastodonte que quand dans l'autre sens tu te dis l'IA va m'aider tu vois les choses en plus petit tu te dis pas que c'est possible qu'il ait fait ça donc pas moins d'ambition c'est ça que tu dis ? ah bah oui bien sûr parce que t'es pris par les réflexes d'avant alors quand tu sais pas t'as la chance du débutant c'est ça et surtout faut se dire avec l'IA c'est pour ça que je vous parlais de notre organisation qui est en gros sous le mot d'eau en fait un organisme Non, non. si il y a moi j'adore le design je passe des heures à faire du super beau front mais si je passe des heures à faire du design et qu'en parallèle je ne fais pas autant de travail sur le bac et le bac je n'y connais rien en fait j'aurai un super beau front mais à quoi ressemblera derrière pour les gens ça fonctionnera parce que les gens il ne faut pas croire les décideurs ils regardent le front ils ne vont pas avoir la ligne de code il n'y a pas assez de décideurs qui font des SI et puis ce n'est pas leur boulot ce n'est pas leur boulot donc en fait ils vont voir si ça rend bien etc et ça c'est une marque de preuve ça rend bien visuellement les gens pensent que c'est clean donc en fait moi je passe jeu. vu que je passe énormément de temps personnellement, parce que j'aime ça, à faire le design, l'expérience utilisateur, etc., il faut que derrière, j'ai une machinerie qui va aller faire tout ce que moi, je ne connais pas, du moins, on n'a pas d'appréciation, qui va être de la règle de cybersécurité. Et puis, à un moment, la règle de cybersécurité, ce n'est pas A ou B, mais quand même, il n'y a pas non plus énormément de choix que du design. C'est un peu les goûts et les couleurs.
- Speaker #1
Par contre, les règles de cybersécurité peuvent évoluer, puisque forcément, les cyberattaquants sont de plus en plus créatifs, donc les règles peuvent aussi bouger. Donc, ce que tu as prévu, c'est que ça puisse aussi être finalement mis à l'échelle.
- Speaker #0
modulable et mise à jour c'est ça et l'objectif alors là je suis au niveau il faut être assez transparent avec les personnes qui nous écoutent je ne suis pas à un niveau où tout le monde peut l'utiliser etc je suis à un niveau où les modifications en ligne commencent à marcher donc ceux qui ne s'y connaissent pas techniquement peuvent comprendre que ce n'est pas non plus très simple j'ai mon DevOps qui est très clean c'est à dire que je n'ai pas de coups serveurs monstrueux etc alors j'ai eu des petites erreurs parce que justement je n'avais pas assez fait faire par des agents c'est le même principe que des fois on dit il y a des décideurs ou des managers qui... qui n'arrivent pas à faire faire par leurs équipes ils sont trop à essayer de refaire eux-mêmes à un moment on ne voit pas quelque chose, c'est le même principe quand des fois on se dit c'est bon ça l'a fait ça vaut quand même le coup de lancer un agent ça me coûtera peut-être 1 ou 2 euros de plus une petite vérification d'accord, donc le vérifier c'est pas anodin et après le point important c'est qu'il y a l'organisation autour donc moi il faut tout le temps que je sois à jour sur la nouvelle documentation, pour être compliant avec les règles ici et surtout ce qui est très intéressant, j'ai une chance comme ça C'est que c'est un projet qui s'est dit, j'ai une sandbox, j'ai mes serveurs à moi pour faire tout ça, et en fait c'est en même temps une plateforme de R&D pour tout le monde. C'est-à-dire que dès que je fais appel à un nouveau service interne, les équipes de ce service-là, ils voient le fait de m'ouvrir comme une recherche et développement pour eux, parce qu'ils comprennent à quelle rapidité ça a fonctionné, les bugs qu'il a eu, etc. Et en fait ça fait qu'on est tous ensemble. On est en train d'apprendre sur cette grosse solution qu'on est en train de fonder avec des applications qui ne sont pas sensibles, qui ne sont pas vitales. Mais on avance, on comprend surtout. Et on comprend comment ça rentre dans notre organisation. Et si on ne va pas à ce niveau-là, ce n'est pas fonctionnel.
- Speaker #1
Ce que je trouve super intéressant, c'est que l'approche que vous avez, elle vise en fait à... c'est une approche de maker, de gens qui font pour comprendre.
- Speaker #0
plutôt que de gens qui payent à d'autres des trucs sans comprendre ce qu'ils achètent donc ça je trouve que c'est hyper fort avec l'IA on met souvent tout sur le nom IA mais avec l'IA c'est comme si vous choisissiez une agence de main vous pouvez choisir une agence, elle est très renommée, vous n'avez pas les bons prestataires, ça ne le fera pas c'est pareil avec l'IA, vous prenez la meilleure des IA mais en fait vous n'avez pas le bon modèle, vous n'avez pas la bonne structure, ça ne fonctionnera pas donc en fait, les avis qu'on donne sur l'IA souvent peuvent refroidir ou tu vas demander à l'IA de coder, attention c'est pas top comme étude base sur Quelle stat ? Tu te bases sur quelle réussite ? Il n'y a pas eu de réussite. Les startups, oui, mais les grandes organisations, il n'y en a pas. C'est là où il faut tester. Et pour moi, il faut tester le at scale. Et c'est pour ça que cette solution visuelle à l'échelle, on l'appelle at joint scale parce que c'est fait pour les gens qui veulent scaler avec une organisation comme ça.
- Speaker #1
Pour aller plus tôt, plus vite.
- Speaker #0
Et l'un des points de chance que j'ai eu par contre, c'est que moi, je n'ai pas de développeur avec moi. Et je sais que c'est très compliqué quand du coup, on commence à être plusieurs humains à vouloir rentrer dans la boucle.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, les agents peuvent tellement y aller fort qu'on peut faire de la vérification, mais si on lance beaucoup d'interactions en même temps, rapidement, les choses se chevauchent.
- Speaker #1
Ok, donc tu amènes de la complexité. Est-ce que ce n'est pas un peu comme avec une équipe humaine ? Plus on est nombreux, plus c'est complexe.
- Speaker #0
C'est les mêmes problèmes. C'est les mêmes problèmes. Sauf qu'elles se comprennent mieux. Moi, j'ai fait des sujets où... Par exemple, c'est très simple. Pour baisser la consommation de tokens sur certains sujets, Mes agents, je leur ai mis des outils. Le caveman, c'est que du coup, tu enlèves les déterminants dans les phrases.
- Speaker #1
C'est-à-dire ?
- Speaker #0
C'est pour parler moins, donc on s'est mis moins de tokens. Tu lui fais prendre des mots très simples, mais très clairs. Il n'y a pas d'option au mot. Et tu retires des adjectifs, tu retires des déterminants. Donc,
- Speaker #1
tu enlèves le bruit et tu gardes que le muscle. Tu enlèves le gras. Et tu enlèves le gras, tu gardes que le muscle. Et du coup,
- Speaker #0
il parle comme un homme des cavernes. Et ce mode-là, c'est super. Mais il ne faut pas tout le temps l'utiliser parce que... Si tu fais parler deux agents qui parlent comme ça entre eux, il y a une proba qui se rate sur les sujets qui est trop importante. Et du coup, nous, les interactions qu'on avait et qu'on a encore, parce que le projet est loin d'être fini, il y a tellement de choses à faire qu'on peut en parler, parce que ce qui est intéressant, c'est d'aller voir plus loin.
- Speaker #1
Je te réinviterai.
- Speaker #0
C'est une solution qui est très intéressante en termes de méthodologie de travail, sur la création de tout ça, et surtout sur comment ça va bien fonctionner derrière en pro 2.
- Speaker #1
Pas toujours derrière. ton idée, il faut le penser comme un truc à l'échelle c'est ça, toujours et donc par exemple,
- Speaker #0
nous en interne, quand on doit faire des retours on s'est développé un système qui en fait permet d'annoter les éléments, ça c'est ce que j'ai fait sur mon temps libre et je l'utilise et en fait ça me permet d'annoter, donc en fait on annote tout ce qui va pas et aussi quand on annote on sait qu'il y a des bugs derrière et ça fait qu'en fait on envoie des rapports très détaillés que moi je réintègre dans mon organisation c'est connecté Et comme ça, les agents ont les bonnes infos, c'est que du qualitatif. Et vous savez, c'est comme quand... Garbage in, garbage out. Si on briefe mal un prestataire, la chance qu'il nous fasse un truc super est quand même assez faible.
- Speaker #1
Tu sais, moi, j'avais toujours tendance à dire, on a les prestataires que l'on mérite. Et quand tu décoctais du prestataire, tu dis toujours, on a les clients qu'on mérite.
- Speaker #0
C'est sûr.
- Speaker #1
Et ça, c'est... Donc, il y a l'exigence à avoir des deux côtés.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et donc, c'est un peu ce que tu décris. Je voudrais revenir un peu, j'ai un peu ma marotte sur ces milliards de tokens parce que ça m'a un peu titillé cette histoire. Quelle est la part sur ces 240 milliards de tokens qui correspondent à du travail utile, à des essais, à des erreurs ou à des tâches répétées ? Est-ce que globalement tu arriverais à nous faire une statistique sur ces familles-là ou c'est très complexe ?
- Speaker #0
Non, ça sera beaucoup trop complexe. Je pourrais avoir des statistiques si je me serais dit qu'il fallait les faire au début. Malheureusement, comme je dis, j'étais tout seul, donc pour la réflexion...
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
des fois, j'étais un « bah du coup, tu vas être trop rapide sur tes idées » . Alors, je pense qu'il y a eu quelques pertes, sans aucun doute, mais ces pertes-là nous ont permis aussi d'apprendre la structuration.
- Speaker #1
C'est par ces erreurs qu'on apprend aussi.
- Speaker #0
Complètement. Après, j'aurais pu gagner du temps. Si j'aurais pu structurer, j'aurais dû sûrement faire appel à des équipes avant pour mieux penser le sujet. Ça aurait pris plus de temps, on ne l'aurait pas sorti directement. Bon, tu vois, il y a quand même des choses qui sont un peu compliquées. Donc, à date, je ne peux pas te dire. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a toujours des gains à faire. Mais c'est qu'il faut y passer. C'est un petit peu comme le premier projet que tu fais quand tu rentres en entreprise, ce ne sera pas le meilleur.
- Speaker #1
C'est la première crêpe. C'est comme en Bretagne, la première crêpe n'est jamais la meilleure. Si tu n'as pas fait la première crêpe, ça ne marche pas.
- Speaker #0
Ce n'est pas la première crêpe. Tu sais faire tes crêpes, par contre, c'est la première fois que tu montes une crêperie.
- Speaker #1
Ah oui, d'accord. Là, tu es encore un peu plus... Tu n'es pas encore chez Abilic. Oui,
- Speaker #0
parce que les applications avant, on les a fait les crêpes. On sait très bien comment faire des apps qu'on a codées par ailleurs en interne. aucun sujet, elles sont complètes, elles sont sécurisées, il n'y a pas de problème. Ça c'est vraiment, elles sont scalables, à toute proportion gardées.
- Speaker #1
Est-ce que tu pourrais nous raconter une journée type dans ton projet ? À quel moment l'IA intervient et qu'est-ce qu'elle produit ?
- Speaker #0
Bah écoute, déjà je vais aller voir tous les matins, je m'en connais sur ma machine qui n'a pas arrêté de la nuit, je mets la main dessus pour voir si elle est très chaude ou pas, ça me permet de savoir si elle a bossé très récemment ou pas.
- Speaker #1
C'est ton premier geste le matin ça ?
- Speaker #0
C'est mon premier geste, toujours.
- Speaker #1
Bonjour la machine quoi, c'est ça ?
- Speaker #0
En fait ça permet de savoir jusqu'où elle a travaillé et en fonction de ma to-do list que je lui ai donné le soir je peux savoir s'il y a eu des problèmes parce que si elle est encore chaude à 7h30 du matin c'est que souvent ça a été compliqué
- Speaker #1
Tu m'as dit que tu avais monté un système de suivi un peu comme un Trello où tu peux voir les tâches qui sont à faire, les tâches qui sont en cours d'être faites et puis les tâches qui sont livrées et puis je crois les tâches... qui ont eu une erreur,
- Speaker #0
c'est ça ? C'est pareil, imaginons, je vais me concentrer sur qui je souhaite dans mon organisation. Je ne vais être qu'avec mes directeurs de projet, donc mes chief of staff. Je ne vois que eux sur quoi ils travaillent. Je ne vais pas aller voir ce que font leurs collaborateurs derrière. Je peux aller voir si j'ai envie. Et donc par exemple, par rapport à mes besoins que j'aurais donné avant de me coucher, déjà je vais pouvoir voir où ça avance. Donc j'ai une vue qu'en banc, très simple, avec toutes les tâches qui sont avancées, qui ont reculé, etc.
- Speaker #1
Donc tu as un tableau de pilotage de tout ton staff.
- Speaker #0
J'ai un tableau de pilotage très simple, je vois comment ça avance.
- Speaker #1
Tu vas me faire rêver vachement de décideur.
- Speaker #0
Et si je ne comprends pas, je clique sur la tâche, ça m'ouvre l'agent en question. Et là je peux lui poser une question, même s'il travaille.
- Speaker #1
Tu sais,
- Speaker #0
c'est le fameux BTW, le Between. Du coup, il permet de parler à un agent, même s'il travaille.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
et ça lui dit qu'est-ce qui se passe, je peux lui poser la question pourquoi, qu'est-ce qui se passe,
- Speaker #1
etc ça veut dire aussi que tu ne leur fais pas perdre de temps en les surchargeant de reporting, de powerpoint, de machin c'est là où tu les laisses bosser mais tu peux surveiller ce qu'ils font le principe de la template d'agent c'est que du coup,
- Speaker #0
imaginons les agents vous savez, il y a un contexte, les agents ont un contexte on va dire qu'ils ont 1000 pages à 4 1000 pages à 4 et ils s'en souviennent presque tout le temps voilà ça c'est leur mémoire vive nous on se souvient de ce que m'a dit PPC et Damien par exemple sauf que je ne me souviendrai pas de ce que m'a dit l'autre des fois ça commence à être trop chargé sauf que c'est très intéressant quand ils ont un très bon contexte sur un point compliqué parce que du coup ils ont plein de détails et le problème c'est que quand on n'a pas une template d'organisation des fois ils vont être trop plein ils vont essayer de compacter leur mémoire, c'est-à-dire qu'ils vont se faire un résumé de ce dont ils se souviennent.
- Speaker #1
Ils vont commencer à oublier des choses.
- Speaker #0
Ils vont commencer à oublier, et surtout sur les sujets complexes, là tu commences à enlever de l'information, tu commences à enlever de la matière, et tu te retrouves avec quelque chose de mauvais. Et donc ce qui est problématique, c'est que quand tu n'as pas une template forcée, c'est-à-dire que quand les agents commencent à avoir du mal, on leur demande de se dupliquer. et de créer un expert là-dessus.
- Speaker #1
Ah, ok. Donc, pour éviter de se recharger.
- Speaker #0
Ils ne pourront pas se diminuer en organisation. Par contre, ils peuvent s'agrandir.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et après, il y a un agent organisateur qui, lui, est là pour surveiller l'organisation, s'assurer que par rapport à l'évolution, il n'y a pas une modification à faire. Donc, des fois, il va me dire, je te conseillerais d'ajouter ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Par exemple, il a vu que j'ai eu pas mal de problèmes sur du DevOps. Donc, vous savez, c'est les gestions des serveurs. Oui. Il va sûrement me proposer, ça va arriver justement en fin de semaine, Merci. de caler un nouvel expert là-dessus, un peu plus loin, un peu plus bas dans la chaîne d'organisation, pour avoir des meilleurs retours rapidement. Voilà, c'est des choses comme ça. Et pour faire ça, d'ailleurs, je voulais demander d'aller lire tous les grands livres d'organisation numérique, etc.
- Speaker #1
Ah oui, pour poser l'orgasme. Pour faire des belles organisations. À quel moment tu as besoin de reprendre la main ?
- Speaker #0
Alors, déjà, je ne reprends jamais la main. Par contre, des fois, quand je reprends la main, parce que pour les gens, ils vont croire que je développe à la main, c'est pas le cas.
- Speaker #1
Non, non, mais tu reprends la machine, parce qu'il y a peut-être une sorte de bordel dans l'organisation à un moment donné. Ouais,
- Speaker #0
ouais, non, je vois. Alors, non, des fois, j'ai eu des sujets qui étaient le fait que je voyais que l'agent partait sur un mauvais angle, tu vois.
- Speaker #1
D'accord. Ça, c'était au début, mais tu l'as de plus en plus ou de moins en moins ?
- Speaker #0
Non, je l'ai vraiment de moins en moins, maintenant. D'accord, ouais. Ça a pris du temps avant de créer cette super organisation, mais on y vient, quoi. Et à un moment, même nous, on se dit, pute, j'aurais dû y penser avant, mais bon, c'est comme ça. Et du coup, effectivement, ça m'est arrivé, des fois, je vois mes agents, moi, je comprends quels sont les soucis, parce qu'on est sur des applications où on se connaît bien, où je le stoppe, je reprends la main, je reprécise l'élément, et il va corriger plus rapidement. Et après, surtout, le point qui est très compliqué dans tout ça, c'est que doucement, j'essaye de changer mes prontes, mes règles d'organisation. Pas les agents, mais les organisations. Pour qu'il soit moins consommateur. C'est moins de recherche.
- Speaker #1
C'est plus de documentation posée. C'est comme un sportif en fait. Tu l'améliores. Tu lui crées des outils en fait, tu vois.
- Speaker #0
Tu peux lui créer des outils qui font que, par exemple, un agent qui travaille sur une application, s'il va chercher de la documentation, il n'est pas les autres documentations, tu vois. Comme ça, quand il va les chercher, il va être focus.
- Speaker #1
Et ça, c'est des trucs qui sont très très compliqués parce que c'est-à-dire que moi, j'ai une base de connaissances très importante à faire par rapport au projet qui est du coup basé sur l'organisation. Et là, ça commence à être un sacré bazar. Mais ce n'est pas grave, c'est super important. On entend pas mal parler d'un terme, vous l'avez peut-être entendu, vous qui nous écoutez, qui s'appelle le harness, le harnais. Tu peux nous expliquer un petit peu ?
- Speaker #0
Écoute, c'est pile poil ça. Le harnais, du coup, c'est l'harnais de code. C'est ce qui permet à une IA de faire des actions. Vous savez, l'IA, elle répond du texte. Et en fait, quand vous dites hello à l'IA, soit elle vous répond juste hello. Ça, c'était de la GBT au tout début. Et en fait, maintenant, vous allez envoyer hello. Et avant votre message, vous n'allez jamais le voir, vous. Ça va dire, tu es une IA. Tu travailles pour Alexandre. Tu travailles sur ce projet là, il te dit hello, quand il te dit hello tu lui réponds avec cette ligne de code qui va activer un emoji sur le Mac.
- Speaker #1
Ça peut être ça, ça peut être, du coup moi quand il dit hello, il peut dire hello Alexandre, tout va bien, on a bossé toute la nuit, les nouvelles sont bonnes, voilà le topo de la journée quoi.
- Speaker #0
Sauf que vu qu'on ne sait pas ce que vous allez demander à l'IA, donc ce message qui envoie plein de choses, il va envoyer plein de règles. Il va dire, quand, il va dire tu peux faire ça, donc tu peux, imaginons tu peux... allumer un agent tu peux lancer ça ce qui fait qu'Alexandre il dit hello ça va pas ça a bugué là lui il va se dire ok attend il me dit que ça va pas ou qu'est ce que je peux faire est ce que j'ai des outils ok j'ai un outil je vais l'appeler je vais voir ce qui se passe d'accord donc c'est vraiment c'est ça le harness et donc là ce qui est intéressant avec le harness c'est qu'il faut prendre la meilleure du marché alors moi du coup j'utilise plusieurs solutions différentes j'utilise le harness de Claude j'ai utilisé le harness de Codex je parle de leurs harness pas des abonnements etc c'est les harness c'est les harness parce que pour moi il faut utiliser l'harness du provider Que c'est le meilleur ça ? Pas le meilleur tout le temps quand on voit les benchmarks, mais c'est le marché les plus proche en termes de résultats. Et surtout que nous, vu qu'on a commencé à avoir une appréciation des modèles, on a créé des règles par modèle. C'est-à-dire que si je parle à un agent qui sera sur Codex, il n'aura pas spécialement les mêmes règles, parce qu'il n'aura pas le même usage que mon agent qui est Cloud. Donc en gros, ça permet de changer tout ça. Et derrière, on a notre harness au tout, qui est l'harness de l'organisation, ce fameux Organigramme. Et ce R&L lui permet d'avoir un navigateur très léger, tu vois, par exemple. Il lui permet d'avoir la documentation. Il lui permet de savoir la qualité de mes serveurs en vie. Et derrière, il lui permet de pouvoir savoir aussi les retours clients avec ce principe d'annotation et la vue qu'en banc.
- Speaker #1
Est-ce que ça, ça te permet aussi d'éviter que tes agents se répètent, se contredisent ou dépensent des tokens pour rien ?
- Speaker #0
Complètement. Ah oui, c'est sûr. Vu qu'on les spécialise par un secteur, L'agent qui sera Product Owner d'une application X, il n'aura pas son mot à dire sur comment ça va sur l'autre application. Voilà, tu vois. Par contre, et après, quand le truc sera en preuve, à un moment, j'aurai sûrement un agent qui sera là pour s'assurer que tout soit à peu près similaire.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
En termes de wording, etc. Enfin, c'est là où après, on rajoute des layers, on rajoute une organisation. Mais ce qui est important, c'est qu'il ne faut pas non plus arriver dans une organisation qui n'est pas agile. Et ça, je le dis parce que... Peut-être que les gens se disent, en fait, il a refait une entreprise. Le différent, c'est que moi, mes agents IA, ils ont tous une règle qui leur dit, tu es un agent IA, tout ce que tu dis qui prend deux semaines, tu le fais en deux heures.
- Speaker #1
Ça, c'est ta règle de base.
- Speaker #0
Ça, c'est une de mes règles de base.
- Speaker #1
Encore, c'est peut-être généreux de leur donner deux heures pour faire ça.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. Je ne suis pas non plus au boarding press, je ne les connais pas les ménines par cœur. C'est l'IA qui a fait mon harnais, donc je ne connais pas tout par cœur. Mais en fait, ce réflexe-là, il est bon parce que souvent, l'IA va vous dire... Tu vas faire ça, dis donc, ton aura pour deux semaines. Et toi, tu dis...
- Speaker #1
C'est ce qu'on appelle les syndromes de plus tu laisses de place, plus ça prend de place, tu vois. C'est ce qu'on appelle la loi de Parkinson. C'est-à-dire qu'en fait, ils vont occuper toute la place et en plus, ils vont te demander d'avoir de la ressource supplémentaire parce que c'est leur redonner des idées. Donc, je trouve que ton système de dire je vais les contraindre sur un temps certain va éviter cette ampleur. Sinon, on va se retrouver avec de la complexité. et des nouvelles idées, nouveaux projets, alors qu'en fait, ils n'auront pas fait déjà la tâche que tu leur as demandé de faire. Tu vois, par exemple,
- Speaker #0
il y a un élément de scoring qui a été fait, parce qu'en fait, vu que des fois, je lance mes agents vraiment travailler sur des demandes que moi, je ne lis pas. Et ça, c'était un truc qu'on a fait très tôt, c'était on me fait des demandes d'application, je n'ouvrirai même pas les fichiers. Je ne veux pas savoir, je comprends ce qu'on m'a demandé, mais je ne veux pas voir les détails. Et en fait, je donne tout ça à mes agents, ça me permet de m'assurer qu'ils soient assez bien structurés et du résultat.
- Speaker #1
en fait c'est normal parce que tu as construit une plateforme t'as pas construit un truc où je vais faire pour vous c'est construit une plateforme.
- Speaker #0
Au début j'ai dit je fais pour vous puis après ça prenait trop de temps donc je regardais plus donc tu as créé une plateforme et je m'assurais que du coup quand il m'envoie des demandes et que je regarde pas ça fonctionne et en fait il y a un moment on est arrivé à un point de se dire ok l'IA quand tu lui laisses reprendre la place elle va va commencer à te faire un truc, c'est pas une bonne expérience d'utilisateur. Et donc en fait moi je lui ai dit, il faut que tu ailles à la note de 8 sur 10. Tu dois pas être en dessous, tu dois pas être au-dessus. Parce que si elle cherche à aller avoir un 10 sur 10, elle va sûrement commencer à rajouter beaucoup d'éléments. Et moi je préfère envoyer une version aux gens qui sera un 8 sur 10, pas un 10 sur 10, parce que le 8 sur 10 c'est beaucoup plus simple pour faire les prochaines modifications qui l'amèneront à un 10. Et en fait, c'est un peu ce principe du les 80% se passent bien, les 20% sont très bons.
- Speaker #1
Est-ce qu'il vaut mieux se satisfaire d'un 80 qui fait le taf que de vouloir avoir un 90 ou 95 qui, de toute façon, va exploser ? Autre point, Alexandre, parce que quand les gens entendent parler 240 milliards de tokens, il y en a plein qui vont tout de suite penser à l'énergie, à l'eau, à l'impact environnemental. Qu'est-ce qu'on peut dire sérieusement de l'impact dans ton cas ?
- Speaker #0
Pour moi, il y a un impact qui… Tout à fait normal, il y a un impact électrique, etc. Alors moi ce qui est sympa, c'est que déjà mes modèles ils tournent en Europe. Donc mes modèles d'IA tournent en Europe, donc on est quand même sur une énergie qui est assez verte. Et aussi surtout, ma réponse, parce que c'est sûr que c'est une consommation. Je vous invite à aller voir la vidéo de Numerama. Et on mettra l'URL, si tu veux, la PPC, qui explique en fait comment fonctionnent les data centers. Et qu'en fait, au final, de moins en moins de data centers déjà ont des principes où l'eau est consommée et part. L'eau est évaporée, au pire, c'est un cercle vertueux. Mais de plus en plus de serveurs ont de l'eau qui tourne en circuit fermé parce que ça leur fait aussi un coût beaucoup moindre. Donc ça, ça s'améliore. En fait, il y a un coût écologique, c'est absolument sûr. Mais de l'autre côté, je n'ai pas eu d'autres coûts, vous voyez. Pour moi, le gros problème aujourd'hui, c'est les gens qui ont autant d'équipes.
- Speaker #1
Tu n'as pas eu d'équipes qui ont dû se déplacer, qui ont dû faire machin, etc.
- Speaker #0
Tu n'as pas pris la voiture pour aller voir une agence.
- Speaker #1
Tu n'as pas pris la voiture pour aller voir une agence, ou un avion, ou un machin, ou un train, ou un ceci, ou un cela. Il faudrait arriver à comparer. Mais c'est difficile, je pense, entre le travail qui est fait sur cette plateforme et ce que ça aurait coûté par les moyens traditionnels.
- Speaker #0
C'est ça. Et derrière, ça va permettre aussi un accès beaucoup plus simple. C'est-à-dire que les gens ont une facilité pour travailler. Ils vont pouvoir, pour moi, c'est mieux travailler. On travaille dans un confort, on travaille mieux. Au productivité ou pas, on ne choisira pas de terme. En tout cas, ça permet d'améliorer l'ergonomie de travail par le numérique grâce à cette plateforme-là. Donc, oui, il y a une consommation électrique, etc.
- Speaker #1
Oui, mais quand je prends l'ampleur du projet que tu as là, globalement, allez, on peut faire un truc rapide. Ça va vous parler, je pense. Ça veut dire qu'il y a au moins 500 réunions d'une heure en visio avec entre 10 et 50 personnes qui n'ont jamais eu lieu. Donc, il y a encore 500. Il y aura peut-être plus de réunions là-dessus. Donc en fait si on compare, on peut déjà commencer à regarder un petit peu quoi.
- Speaker #0
Mais surtout moi ce que je veux dire c'est qu'encore une fois je veux dire on est une équipe R&D. Et c'est important, tu vois là on en parle dans ce podcast PPC. Tout ce que j'explique là c'est aussi des choses que d'autres n'ont peut-être pas à découvrir. Je ne dis pas que c'est la meilleure façon de faire, attention d'ailleurs. Je vous donne juste mon expérience.
- Speaker #1
Si la date fonctionne... Tu déblies un peu le terrain, ça peut aider d'autres à aller mieux, à capitaliser sur les avantages.
- Speaker #0
Il y a sûrement eu trop de tokens consommés des fois.
- Speaker #1
Mais il fallait démarrer.
- Speaker #0
Mais d'un côté, ça permet aussi aux prochains de ne pas le faire. Pour moi, la plus grosse erreur aujourd'hui quand on fait des projets comme ça, c'est de ne pas le partager. Parce que déjà, je ne vais pas vous donner mon code, donc au pire s'il y a quand même une tambouille interne et une connaissance. Et la méthode de travail, je ne vous donne pas tous mes tips. Par contre, je vous donne des bases qui sont à peu près les bonnes. Et vous voyez, c'est ce que j'aime bien dire, c'est que dans tous les cas, le software est mort. N'importe qui peut créer l'application de l'autre. La seule différence, c'est que le bon software n'est pas mort. Le bon software. Non, mais c'est important parce que qui fait du bon software ? Ce n'est pas l'IA. Non, C'est l'humain qui aura, qui ira dans le détail, qui connaît son besoin, qui connaît son produit, qui aime le design. Tout ce que j'ai fait là, mais vous voulez le faire, faites-le. Mais en tout cas, moi, j'ai déjà essuyé quelques plâtres et voilà.
- Speaker #1
Qu'est-ce que cette expérience ? T'as appris sur le travail avec l'IA Que tu n'aurais pas compris En faisant simplement quelques essais Si on résume un peu là
- Speaker #0
J'ai pas eu l'occasion avant de me faire quelques essais Je te rappelle j'ai essayé de créer le social media De Connected Mate pendant un an et demi Avec les tout premiers modèles d'Anthropique Où je me suis dit ça commence à bien coder Je leur ferais maintenant clairement en deux semaines ça serait fini Bon voilà
- Speaker #1
Je ne fais pas ce commande
- Speaker #0
Mais bon du coup il y a quand même ces sujets là Qui sont un peu plus compliqués
- Speaker #1
Autre question, si une entreprise voulait s'inspirer de ton expérience, qu'est-ce qu'elle pourrait reprendre dès maintenant et qu'est-ce qu'elle ne devrait surtout pas copier ?
- Speaker #0
Pour moi, ce qu'elle devrait reprendre dès maintenant, c'est surtout de lancer un projet dès maintenant. C'est-à-dire que dès maintenant, tu lances une équipe qui va devoir le plus possible faire 100% par ailleurs un sujet interne. et une autre équipe qui analyse ce qu'ils font. Ça, c'est un truc que j'aurais rêvé de faire et que je n'ai pas pu faire. C'est d'avoir une équipe qui est là juste pour comprendre comment tu bosses, quand ça va bien marcher, quand ça ne va pas marcher, pour sauvegarder et noter tout ce qui était bien. Surtout après, de créer votre organigramme par rapport à vos règles, par rapport à vos habitudes, etc. en interne. Et pour moi, l'un des meilleurs sujets que je faisais beaucoup, c'est que tu lances deux agents sur la même tâche. Ce qui ne t'aura jamais les mêmes résultats, c'est le principe de l'IA. Avec les règles qu'on a, ça devient très très très très proche. Mais surtout, tu peux savoir quand est-ce que ça te coûte moins cher, etc. Il faut tester, tout est différent. Tout est différent par rapport à vos règles internes, de développement, de code, etc.
- Speaker #1
Autre question, et c'est peut-être la dernière d'ailleurs. Si une entreprise devait... Vous voulez recruter quelqu'un capable de mener ce type de projet, qu'est-ce qu'elle devrait regarder chez toi, au-delà du chiffre des tokens, mais c'est quoi les bons critères à regarder ?
- Speaker #0
Quelqu'un touche à tout, quelqu'un qui n'a pas été développeur, quelqu'un qui n'a pas été designer, quelqu'un qui n'a pas été... qu'un chef de projet, quelqu'un qui a été touche à tout alors souvent les profils touche à tout c'est pas non plus les meilleurs mais c'est vraiment quelqu'un qui se dit tout est faisable, ouvert et surtout avec pas trop de connaissances parce que trop de connaissances ça t'enferme tu mets des œillets en fait de répétition, de biais cognitifs etc alors c'est important d'en avoir mais pas si tu veux pouvoir mettre en place une structure comme ça moi de temps en temps j'allais voir mon tech lead il m'accompagnait etc et qui est pas à temps plein avec nous c'est pour ça qu'il était pas tout le temps dans le projet Parce que c'est important d'avoir une expertise, des gens qui comprennent, etc. On n'est pas encore à un niveau non plus de l'IA qui est incroyable, mais qui commence à être très bien. Et surtout, il faut avoir une organisation autour qui accepte le projet. On pense très fortement que l'IA peut coder du software. En juin 2024, je perdais tout mon code avec les tout premiers abonnements qui ressortent. Maintenant, ça a bien changé, mais on n'avait rien dans le rétroviseur. On devait y aller, on n'avait pas de choix.
- Speaker #1
On n'avait pas de développeurs.
- Speaker #0
À un moment, il faut qu'on arrive à avancer, etc. Et on s'est rendu compte que quand on était avec des développeurs dans les équipes, ce n'était pas eux qui arrivaient avec des meilleurs résultats. C'était des gens qui pensaient plus le produit final.
- Speaker #1
Donc des gens qui sont plus proches des utilisateurs. C'est ça,
- Speaker #0
mais qui sont intéressés. Parce que si tu es intéressé par la tech, tu vas quand même essayer de comprendre comment ça fonctionne derrière.
- Speaker #1
Dernière question, je ne sais pas si c'est la bonne, parce que je trouve ton projet passionnant. Ça serait quoi le type de projet que tu aimerais mener ensuite ?
- Speaker #0
Me focaliser plus sur des applications qui ne sont pas en interne. Mais je n'en dirais pas plus.
- Speaker #1
d'accord, on va s'arrêter là ça laisse un énorme teasing on se retrouve très vite pour un nouvel épisode merci Alex, merci PPC pour tous ces témoignages passionnants et surtout je vous dirais,
- Speaker #0
si vous avez des questions LinkedIn, envoyez un message je suis sur LinkedIn,
- Speaker #1
on mettra ton profil LinkedIn dans les notes comme je dis,
- Speaker #0
il faut qu'on échange là-dessus ça c'est moins d'expérience, vous en avez sûrement une meilleure moi j'ai pas mal de projets open source sur GitHub ça vous donnera pas mal d'éléments de la structuration de tout ça Voilà, il faut qu'on partage, et encore une fois, on peut faire ce que les autres ont fait. T'es ouvert à l'échange. Tout le monde peut refaire, là juste basé sur tout ce que j'ai dit, vous pouvez déjà commencer à développer votre outil, mais il faut juste avoir l'idée au bon moment. D'accord. Je ne sais pas si je l'ai eu au bon moment, en tout cas j'ai eu une base d'idées qui est intéressante, et j'espère que d'autres auront une version encore meilleure.
- Speaker #1
Super, merci à toi Alex, merci à vous d'avoir écouté cet épisode de Connected Med jusqu'ici, on se retrouve très très vite pour un prochain épisode. N'hésitez pas à vous abonner, à mettre des étoiles et puis contactez aussi Alexandre. Je pense que pour les échanges, ça pourrait être fabuleux. Portez-vous bien. A très bientôt. Ciao,