- Speaker #0
Il faut se méfier de tout. Il faut se méfier de tout, de l'humain comme des machines.
- Speaker #1
D'arrêter de mettre son cerveau en route pour utiliser sa mémoire et se délester.
- Speaker #2
Ça m'est énormément utile. Je me retrouve à faire en une journée des tâches qui me prenaient avant une semaine parce que je n'utilise quasiment l'IA que sur les domaines où je m'y connais et c'est là que c'est le plus efficient.
- Speaker #3
On me dit que l'IA est light, on me dit que l'IA est coûteuse, on me dit que l'IA est dangereuse. Eh bien moi je dirais que l'IA est généreuse.
- Speaker #4
L'essentiel se passe autour d'un café, rarement sur un écran.
- Speaker #5
Objection rejetée, le tribunal considère que vous essayez surtout de sauver votre abonnement à Cloud Cowork. Aujourd'hui c'est l'intelligence artificielle qui compare pour plusieurs choses, pour promesses excessives, pour production massive de médiocrité, pour occupation illégale de toutes nos réunions et pour dissimulation de coûts. La parole est à l'accusation et j'appelle M. le procureur général, Jean-Emmanuel Serré, à présenter vos pièces à conviction. A vous de jouer.
- Speaker #1
Merci, votre honneur de nous laisser la parole. Eh bien, plutôt que de parler d'IA, moi je vais vous parler d'un mouvement de fond qui est beaucoup plus vieux que cela, qui était le light. C'est-à-dire que le light aujourd'hui, il a agi sur nos cœurs, mais il a agi aussi sur nos cerveaux.
- Speaker #5
Est-ce que vous pouvez expliquer clairement ce que c'est le light ? Parce que je pense que la plupart d'entre nous, et je regardais le jury, n'ont absolument pas compris de quoi il s'agissait.
- Speaker #1
Moi, ce que j'appelle le light, c'est d'arrêter de réfléchir, d'arrêter de mettre son cerveau en route pour utiliser sa mémoire et se délester de tout ce qui fait que l'on a une intelligence et que l'on apprend pour le laisser à quelque chose qui n'est pas un être humain.
- Speaker #5
Merci, votre temps de parole est écoulé, même Chad Jepeter aurait fait plus court, je pense. Je vais maintenant passer la parole, puisque l'instruction à charge est terminée. Place maintenant aux éléments à décharge. Maître Kratirov, nous vous écoutons.
- Speaker #3
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les jurés, publics adorés, mon amour, on me dit que l'IA est light, on me dit que l'IA est coûteuse, on me dit que l'IA est dangereuse. Eh bien moi, je dirais que l'IA est généreuse. Bien cultivé, bien fiscalisé. L'IA, elle est comme dirait la philosophe Laurie, elle est notre meilleure amie. Enfin, en tout cas, moi, c'est ma meilleure amie. Et je l'utilise tous les jours, je passe beaucoup de temps avec elle. Je la connais bien, elle me connaît bien. On peut dire finalement que je l'aime, cette IA. Et comme il n'y a pas d'amour sans preuve d'amour, pendant toute cette plaidoirie, je vais vous donner des dizaines de preuves d'amour de l'IA, de preuves que l'IA est utile, de preuves que l'IA n'est pas light. de preuve que l'IA est éco-responsable, de preuve que l'IA aide chaque personne, de preuve que l'IA pourra peut-être sauver vos parents, vos grands-parents, vos enfants par la découverte d'un nouveau vaccin ou d'une nouvelle substance qui nous permettra de vivre mieux, plus vieux, en meilleure santé.
- Speaker #5
Très honnêtement, je pense que l'utilité semble établie. On va maintenant, si vous le souhaitez bien, examiner le préjudice et la parole est au procureur. général, M. Serré.
- Speaker #1
Les préjudices, ils sont souvent, ils ont commencé très tôt, notamment en 2024 avec Air Canada et un passager qui avait acheté un ticket et qui pensait et où il y a, il lui avait promis une réduction parce que, hélas, c'était une personne en deuil. Donc, en fait, Air Canada avait été déboutée, non pas parce que elle ne souhaitait pas rembourser mais parce que Elle a été condamnée parce qu'elle était responsable de ce que disait l'IA. Et en fait, tout le fondement de ce que nous allons montrer ce soir, c'est le fondement de nous sommes responsables de ce que nous laissons avoir à l'IA, de ce que nous laissons à l'IA décider pour nous. Parce qu'aujourd'hui, il y a des gens qui font confiance à l'IA comme si c'était un psychologue, comme si c'était un pharmacien, comme si c'était un... docteur, comme si c'était un juriste. Même les avocats, d'ailleurs, sont faits avoir à ce jeu-là. Mais je ne regarde personne, mon cher Hubert.
- Speaker #5
J'appelle à la barre M. Charles Nestorg. Présentez-vous, déclinez votre identité et vos activités et dites « je le jure » .
- Speaker #1
Charles Nestorg, expert en communication. Je m'occupe aussi d'événements dans le B2B.
- Speaker #4
Je le jure.
- Speaker #5
La parole est à l'accusation. Maître, le témoin est à vous.
- Speaker #1
Eh bien, Merci. Comment utilisez-vous l'IA, très cher Amélie ?
- Speaker #4
Alors l'IA, je l'utilise de manière raisonnée déjà. Je ne l'utilise pas à tort à travers pour faire de l'amusement ou des tests de scientifiques fous. Je l'utilise au quotidien. C'est vrai qu'en communication, ça nous aide énormément pour tout ce qui est de l'analyse de verbatim. et puis tout ce qui va être l'analyse de données sur le trafic qu'il peut y avoir sur les campagnes digitales, ce genre de choses. Donc un gain de temps qui nous permet de passer plus de temps aussi sur la recherche de concepts, parce que l'IA est aussi capable de créer beaucoup plus de concepts, voire d'aller chercher dans les angles morts que nous, on ne souhaite pas forcément faire, et soit de renforcer l'idée première que l'on a eue, soit de la challenger, et de se dire finalement que ce n'est peut-être pas la meilleure idée de la première.
- Speaker #1
Selon vous, l'IA n'aide pas nécessairement à rendre simple la complexité ?
- Speaker #4
Elle ne va pas forcément rendre simple, puisque la complexité demeurera. En revanche, elle va beaucoup plus aider le participant ou les organisateurs dans les communications ou dans un événement pour pouvoir s'y retrouver. Il y a des événements type Vivatech qui ont une telle richesse de contenus, d'interlocuteurs et d'exposants, c'est très difficile aujourd'hui de pouvoir s'y retrouver. trouver si on n'a pas une aide, comme ça a été le cas pour cette édition, et de pouvoir déjà nous guider avec une première approche parmi les milliers de contenus qu'il peut y avoir. Donc, à part ça, le jour J, ça reste des contacts entre êtres humains, puisque, comme vous le disiez, le décideur doit rester l'humain infini. Pour ne pas se retrouver un peu comme la dystopie qui avait été créée dans le film WALL-E, où au final, les êtres humains Merci. ne fonctionne qu'avec des machines, même pour se déplacer ils sont obligés d'utiliser des machines, parce qu'à force d'être assistés par des machines, ils en ont réduit leurs capacités motrices et autres, et même pour des interactions en fait, ils font tout au travers des écrans alors qu'ils peuvent être juste en face d'une personne. Et dans le dessin animé, enfin dans le film de Wally, c'est ça qui est intéressant, c'est que Wally, arrivant, change la place de l'homme vis-à-vis de la machine, il y a même d'ailleurs à un moment donné l'homme qui se révolte vis-à-vis de la machine.
- Speaker #5
Un témoin sur TikTok, Isabelle, affirme que l'IA permet une accélération dans l'organisation d'événements et du feedback. Elle apporte aussi des idées et permet d'explorer une multitude de scénarios. Qu'en pensez-vous ?
- Speaker #4
Sur les scénarios, oui, tout à fait. Là, je suis tout à fait en phase sur l'idée qu'on peut avoir beaucoup plus de concepts, on peut aller beaucoup plus loin dans la projection aussi, parce qu'au-delà du concept, c'est d'essayer d'aller de... de tirer la ficelle par rapport à une idée qui paraît comme ça, et de la matérialiser, de la structurer. Ça, c'est très intéressant, parce que c'est quelque chose d'assez fort sur un événement. L'objectif d'un événement, c'est de se démarquer des autres qui peuvent y avoir. En revanche, sur l'organisation de l'événement, je serais plus mitigé, voire même plutôt en désaccord, dans le sens où aujourd'hui, l'organisation d'un événement, il y a énormément de choses qui sont liées à de la logistique, et ça, pour l'instant, l'IA ne le permet pas. Si la robotique de main permet de fluidifier énormément ou de la mise en place ce genre de choses, pourquoi pas ? Après, derrière, on ne peut pas échapper aux organisations, aux réunions de validation des briefs, aux répétitions, au fait de tester effectivement des contenus. Et ça, l'IA ne peut pas le faire puisque c'est l'humain qui doit y être.
- Speaker #5
Maître, en avez-vous fini avec le témoin ?
- Speaker #1
J'en ai fini, je laisse la parole à mon nom, à Charmi.
- Speaker #5
La parole est donc à la défense. Maître, le témoin est à vous.
- Speaker #3
Oh mon bon témoin, vous ne dites que des choses positives, rien qui ne fera condamner l'IA dans vos propos, tout est beau et tout est bon. J'en viens aux propos du procureur qui parlait de perte cognitive et un peu comme le pape avec son magnifica humanitas, cet encyclique où il place l'homme au centre et effectivement la machine derrière, l'IA n'a jamais prétendu remplacer les hommes. Elle est bien derrière les humains, elle est un assistant, elle est alignée avec ce que pensent les hommes. En aucun cas, elle ne veut se désaligner toute seule pour passer devant. Toutes les erreurs qui ont pu être faites, ce sont des erreurs de test, ce ne sont pas des erreurs qui étaient en production. Donc quand on fait des tests, toute nouvelle technologie a ses problèmes, l'IA a eu ses problèmes, ils sont en train de se régler à grands grands pas. Donc là, je constate que... tout va bien pour l'IA, même pas besoin d'avocat, je me tais.
- Speaker #4
Juste pour vous dire qu'effectivement, pour revenir sur les références bibliques, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Malheureusement, aujourd'hui, l'IA remplace certains êtres humains, pas forcément dans le sens du travail comme on pourrait l'imaginer, mais sur le premier niveau de conseil, là où d'habitude on pouvait solliciter notre entourage ou des personnes pour qui on donnait une certaine légitimité. Aujourd'hui, on va plus facilement se référer sur l'IA. Et les conseils qu'elle peut donner, malheureusement, que ce soit dans l'accompagnement notamment psychologique ou l'accompagnement tout court pour des personnes en situation de solitude, là, on n'est plus dans la phase de test, puisque malheureusement, il y a eu des drames. Et on a vu que même s'ILIA, comme vous le dites, est une machine, elle répond à certaines prérogatives. Et malheureusement, l'homme n'est pas encore... pleinement maître de la réaction humaine et donc ne peut pas anticiper tous les cas. C'est pour ça que là, pour l'instant, les premiers exemples qu'on a vus où l'IA se situait à un avis d'être humain n'a pas été de bonne augure et ne l'est toujours pas, puisque effectivement, les sources, on l'a vu, il n'empêche qu'effectivement, elles ne cessent de s'améliorer. Après, faut-il tendre jusqu'à l'avis de 100% ou avec 100% de bonne réaction ?
- Speaker #3
Objection. objection là-dessus. S'il y a à mener à des gestes malheureux quelques dizaines de personnes, peut-être par sa disponibilité, en a-t-elle sauvé 200, 300 ? Parce que, bien sûr, il vaut toujours mieux, il n'y a aucun doute là-dessus, s'adresser à un vrai psychiatre, je n'ai pas dit psychologue, à un vrai psychiatre diplômé de l'université de médecine et de donner tout son souci. Et là, on sera... jamais mieux conseillé que par un psychiatre qui a toute sa pharmacopée et qui a tous les outils pour conseiller toutes les personnes. Malheureusement, les psychiatres, ils ne sont peut-être pas disponibles à 4h du matin quand on a envie de lui parler, ou même à 9h du matin parce que le rendez-vous est impossible, ou même on n'a pas les moyens de se le payer. Donc dans ces cas-là, est-ce qu'il ne vaut pas mieux faire une petite discussion avec l'IA qui peut-être nous écoute, ne fait que nous écouter, et peut-être qu'elle parle trop, il faut la régler, il faut l'aligner dans ce domaine-là. En tout cas, elle a sûrement contribué. C'est comme la Full Safe Driving Car, la voiture autonome de niveau 5. Oui, il y a eu 10 accidents, mais elle en a évité 500. Alors, est-ce que ce n'est pas le prix à payer ? Monsieur le Président, je vous laisse la parole.
- Speaker #5
Objection rejetée. Le tribunal considère que vous essayez surtout de sauver votre abonnement à Cloud Cowork. Je vais appeler à la barre Mme Alice Desjardins. Présentez-vous, déclinez votre identité et vos activités. dite Je le jure.
- Speaker #2
Bonjour, Alice Desjardins, consultante marketing, prof de com et coprésidente d'un tiers lieu. J'utilise l'IA tous les jours, à titre pro et perso, et je précise que j'ai fait plusieurs formations, notamment la dernière qualifiante, même si ce n'est pas la dernière en date, de Gen AI et Pront Engineer. Et je le jure.
- Speaker #5
Merci, la parole est à l'accusation. Procureur général, le témoin est à vous.
- Speaker #1
Quel usage avez-vous de l'IA ? Et comment arrivez-vous à vous en servir de manière prolixe ?
- Speaker #2
Je vois ses limites. Et typiquement, la fiabilité n'est pas toujours au rendez-vous. Et actuellement, en tant que consultante marketing, c'est vrai que mon métier, c'est plutôt pompier.
- Speaker #5
Vous pouvez préciser.
- Speaker #2
C'est-à-dire que j'ai des tonnes de clients, d'amis qui pensent qu'ils peuvent utiliser l'IA sans savoir s'en servir, sans connaître les métiers. Et moi, j'arrive derrière pour éteindre les feux. Comme quoi, les pros, c'est encore utile, même à l'heure de l'IA. Je me retrouve à avoir un radar à boulettes d'hiver parce qu'il se trouve que je me retrouve à checker les travaux de plusieurs équipes. Donc, c'était déjà dans mon quotidien et bien avant l'IA. La différence avec l'IA, c'est qu'elle peut vous fournir un magnifique dossier qui paraît tellement beau qu'on se dit qu'il ne peut que être vrai, qu'il ne peut être aussi exact qu'il est bien mis en page. Et disons que l'avantage de bien s'y connaître dans un domaine, c'est qu'il suffit de relire assez rapidement pour voir tout de suite les erreurs. apparaître, mais malheureusement, quand ce n'est pas son activité principale, ce n'est pas le cas.
- Speaker #1
Est-ce que finalement, c'est plus simple de se rendre compte de ce manque de fiabilité par une IA ou par un humain ?
- Speaker #2
Je pense qu'un humain est plus fort pour se rendre compte de ce manque de fiabilité. Justement, un humain expérimenté, parce que là aussi, la vraie réponse, c'est ça dépend. Entre une IA bien promptée et un humain qui n'y connaît rien, peut-être que là, c'est l'IA qui verrait plus les erreurs. Pour reprendre vos mots, monsieur le procureur, si je peux me permettre, et comme vous l'avez dit tout à l'heure, c'est nous, humains, qui sommes aussi très responsables derrière.
- Speaker #5
Madame Desjardins, est-ce que l'IA vous a réellement servi à quelque chose ? Vous nous donnez un fait, pas de promesses commerciales, elles ne sont pas recevables par cette cour.
- Speaker #2
Ça m'est énormément utile, je me retrouve à faire en une journée des tâches qui me prenaient avant une semaine, parce que je n'utilise quasiment l'IA que sur les domaines où je m'y connais, et c'est là que c'est le plus efficient. Donc gros gain de temps. quand on s'y connaît pour après vérifier les erreurs.
- Speaker #5
L'accusation souhaite-t-elle continuer à interroger le témoin ?
- Speaker #1
L'accusation est pleinement satisfaite de son audition.
- Speaker #5
La défense souhaite-t-elle procéder au contre-interrogatoire du témoin ?
- Speaker #3
Un mot quand vous dites que ça manque de fiabilité et qu'il faut repasser dessus. Est-ce que pour repasser dessus, vous avez utilisé, et là vous êtes sous serment pour la vérité, est-ce que vous avez parfois utilisé l'IA pour voir si ce que disait une certaine IA était juste ou pas ?
- Speaker #2
Oui, je les ai comparées énormément.
- Speaker #3
Donc l'IA corrige l'IA. La seule différence, c'est qu'il faut un cerveau bien fait et compétent dans son domaine pour pouvoir juger du bon travail d'une IA par rapport à une autre. Et donc, c'est ce que je dis depuis le début, l'homme est devant, l'être humain est devant, et l'IA est assistant. Si l'être humain n'est pas connaisseur, l'IA ne sera pas très utile. Si l'être humain est très connaisseur, l'IA sera très utile, elle fera moins d'erreurs. Parce qu'elles seront corrigées.
- Speaker #2
Je me permets de dire que c'est exactement le sens de mon propos et j'ai même rappelé au procureur général que j'étais de son avis quand je disais qu'au final, l'humain était responsable.
- Speaker #6
Et voilà. Vive l'IA.
- Speaker #5
J'appelle maintenant à la barre M. Christian Bellala. Présentez-vous, déclinez votre identité, vos activités et dites « je le jure » .
- Speaker #0
Bonjour, merci, votre honneur M. le Président. Bonjour à tous et à toutes. Je suis Christian Bellala, je suis délégué à protection des données. Et je m'occupe particulièrement de la cybersécurité autour des nouvelles technologies. Et donc, merci de votre invitation à témoigner sur les usages et les impacts de l'intelligence artificielle. Et je le jure.
- Speaker #3
Quel est votre témoignage ?
- Speaker #0
Moi, j'utilise l'IA comme mes confrères, des collègues. Du coup, couramment ou moins couramment, ça dépend des dossiers.
- Speaker #3
Ils ne vous sont pas très positifs ?
- Speaker #0
Si, c'est très utile. C'est très utile, mais avec méfiance quand même tout de même.
- Speaker #3
Il faut se méfier de tout.
- Speaker #0
Il faut se méfier de tout. De l'humain comme des machines. Donc c'est très utile, oui, ça permet d'aller très très vite, de gagner du temps, et en même temps, ça permet aussi de perdre du temps sur certains dossiers. Donc je vais m'expliquer, dans la réglementation, dans les réglementations, par exemple, du droit numérique, donc là, ça permet d'aller très vite à l'information, de rechercher, c'est vrai qu'on cible, quand on est du métier, c'est assez aisé, parce qu'on a déjà une bonne base de principes, mais c'est vrai que, souvent, l'IA, du coup, fait des raccourcis, comme dans toute réponse. et du coup peut induire en erreur. Donc c'est vrai que si on a une connaissance moindre, donc surtout pour les juniors, c'est très compromettant, parce que là, du coup, c'est une problématique. Et la problématique, moi, je la vois surtout, en fait, des clients internes ou externes qu'on peut avoir en tant que correspondant, du coup, à la protection des données. Du coup, c'est des personnes qui arrivent avec un fait directement. Voilà mes droits, voilà à quoi ça sert, voilà comment ça doit être. Du coup, parce qu'ils ont eu un listing d'une IA qu'ils ont eux-mêmes. interrogés avec leurs propres critères et forcément, du coup, malheureusement, plus de 90% s'est erroné. Et donc, du coup, le gros travail qu'on a en tant que réglementaire, c'est de rattraper en fait, du coup, cet ajustement perfectible des réponses qu'il y a eu.
- Speaker #3
Pas de commentaire là-dessus, c'est tout à fait juste. Tous les patients qui viennent dans des cabinets médicaux en disant voilà le diagnostic que l'IA a fait, qu'est-ce que vous en pensez ? Ce n'est pas une bonne utilisation de l'IA, on n'est pas médecin. On ne sait pas décrire les symptômes, donc il ne faut pas utiliser l'IA dans ces conditions-là, mais ce n'est pas dans le manuel d'utilisation, donc tout va bien. Il y a besoin d'une charte certainement, si je peux faire une première amende honorable, j'en ferai une autre tout à l'heure, première amende honorable, on ne doit pas tout demander et tout attendre de l'IA, elle ne peut pas tout faire. Comme le disait Alice, bien sûr qu'il faut être connaisseur pour pouvoir juger de la réponse de l'IA, rien que pour savoir la prompté. Donc effectivement, l'IA ne peut pas tout faire. Donc ça me paraît absolument évident.
- Speaker #5
Je vais passer la parole au procureur général pour interroger le témoin.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Cher M. Bellalin, dans votre métier, vous avez affaire, je pense, de plus en plus à des alertes qui sont des attaques.
- Speaker #3
Merci M.
- Speaker #0
le procureur de cette question. À chaque fois, il y a des divergences, des utilisations du coup abusives. Et donc, effectivement, pour votre cas, vous le citez, pour les pirates, du coup, c'est un vrai outil qui les aide parce que du coup, ça leur permet d'attaquer à une vitesse grand V beaucoup plus vite que les humains peuvent le faire. Et ça compromet encore plus facilement les systèmes. Côté cybersécurité, les équipes qui s'occupent, qui ont en charge les socles, etc. de cybersécurité dans les entreprises, soit les grosses entreprises ou les petites structures, ils peuvent aussi. faire participer des prestataires qui ont fait leur métier, leur spécialité. Du coup, eux aussi, de notre côté, on utilise aussi pour la défense l'intelligence artificielle qui permet de détecter ces attaques massives et aussi de les bloquer. C'est toujours le même jeu comme avant, quand c'était des humains. Il y a toujours une protection et il y a toujours une faille qui va arriver par un petit écolier, un pirate. Et puis du coup, ce sera corrigé et ça attaque sur-enchaire. La différence, c'est que maintenant, ça va à une vitesse grand V.
- Speaker #1
qui avec une copie, je dirais, du directeur donnant un ordre de faire un virement ou des choses comme ça, est-ce qu'aujourd'hui on arrive à rentrer, à décrypter rapidement le fait que ce soit un fake et de tourner des choses comme ça ?
- Speaker #0
Alors oui, merci de cette question également. En fait, je vois très bien, c'est une affaire qui a fait grand bruit, mais ce n'est pas la seule. C'est vrai que c'est tout un comité, donc c'est un prison qui a été usurpé. Donc, une vision entière a été organisée par une IA, en fait, et ça a été usurpé. Alors, là, du coup, la faille, je dirais, les machines peuvent détecter, en fait, par rapport d'où viennent les connexions. Donc, c'est vrai que ça, on a des protocoles de sécurité. Mais là, ce qui est très important dans notre entreprise... Soit les grandes entreprises, soit les petites entreprises, ou en tant que particulier aussi. C'est l'hygiène de ce sécurité de protection des données individuelle. C'est vraiment l'humain qui est là, du coup, et vraiment la base. L'IA pourra avertir, mais pas tout le temps, parce que du coup, ça va très très vite. Là, du coup, c'est l'humain. Il y a un message clair, simple, en fait, qui tient quelques mots, qu'on aime bien passer côté cybersécurité aux équipes. C'est, si c'est urgent, il ne faut pas regarder. Parce que souvent, les attaques, quand elles arrivent, quand il y a des problèmes, des soucis techniques... Une réunion de crise qui est urgente, il faut transférer des fonds, surtout quand il y a une notion de monnaie derrière. Ça arrive souvent après le vendredi soir et c'est dans le week-end. C'est tout le temps urgent quand il n'y a personne qui est joignable ou pendant les congés ou des ponts. Donc là, du coup, il ne faut surtout pas répondre dans ces cas-là. Toujours vérifier d'où vient la demande, même si ça insiste au bout du fil. Je suis ton patron, je sais que ça ne peut pas être facile. Je sais qu'il y a des patrons qui ne vont pas accepter d'être demandés de s'authentifier. Est-ce que c'est bien toi qui m'appelles, etc. Mais ça, par contre, c'est une base. qui est importante à respecter. Il faut vraiment vérifier l'humain qui est derrière.
- Speaker #5
Je voudrais réappeler, si vous en avez fini, maître, je voudrais réappeler à la barre M. Charles Nastog en tant que témoin.
- Speaker #4
Oui, parce qu'il se dit beaucoup de choses dans ce tribunal. On a un public qui est très averti. On a notamment Christiane qui nous partage aujourd'hui les informations qu'elle a eues sur une présentation de Muse Spark, le nouveau LLM de Meta. qui induit deux questions. La première qui est vraiment le décisionnaire finalement dans le choix du LLM dans les entreprises, puisqu'on sait que le nombre de tokens utilisés a un coût financier derrière. Finalement, est-ce que ce n'est pas la direction financière qui a le dernier mot par rapport à une direction des services informatiques ? Une question à se poser. On repense tous à la société Uber qui a consommé en quatre mois l'équivalent d'un an de budget IT. Et puis derrière, finalement, la course n'est plus à celui qui va être le plus gros, comme on pourrait le voir avec Nito Centropic, mais à celui qui va pouvoir rassurer justement du coup le consommateur que peut être un directeur financier vis-à-vis de son entreprise, puisque Christian nous disait que Muse consomme beaucoup moins de tokens que les autres LLM, et donc derrière peut éventuellement accélérer son adoption vis-à-vis des entreprises, mais aussi des particuliers, puisqu'on sait qu'aujourd'hui un particulier peut s'abonner. Et il y avait un autre point que Miramar mettait en exemple aussi sur la fiabilité finalement de ces IA, c'est avec Pangram, vous savez cet auteur qui a écrit un livre et qui a été analysé par une intelligence artificielle. Et l'intelligence artificielle a reconnu, ou en tout cas dans les résultats qu'elle a présentés, qu'il y avait des formes de plagiat et donc que l'auteur potentiellement avait utilisé des IA pour pouvoir écrire son livre. Ce qui est intéressant de se dire, c'est qu'on a la première chose qu'on s'est demandé, c'est est-ce que cette IA qui vérifie un texte qui a été potentiellement fait par une IA est viable ? On en revient toujours à la confiance dans l'outil par rapport à ces sujets-là. C'est vrai que la notion de confiance, elle est assez présente dans tout ce qu'on vient de parler, notamment avec Christian sur la sécurité. J'avais une question pour l'avocat, est-ce qu'on peut faire confiance à une IA aujourd'hui ?
- Speaker #3
Autant qu'à un être humain, c'est-à-dire pas confiance. Pour Aurélien, l'auteur qui a écrit ce bouquin, j'ai lu les 50 premières pages parce que je n'ai pas apprécié, mais je parie cher qu'il l'a écrit lui-même, que ce n'est pas écrit avec une IA, parce que c'est vraiment un langage trop spécial. Il invente des choses qui n'ont jamais été écrites, donc je ne vois pas l'IA écrire ça. À mon sens, c'est un bouquin qui est plutôt mal écrit, mais qui n'est pas écrit avec l'IA, j'en suis quasiment sûr. En revanche, il a été pris pour des aspects de plagiat. qui sont, eux, avérés des traductions rapides pour des radios canadiennes et québécoises. Donc là, c'est du plagiat pur de choses qui ont déjà été écrites et qu'il a simplement traduite et qui étaient mot pour mot la traduction. Mais on ne peut pas faire confiance à l'IA, on ne peut pas faire confiance à un être humain. Il faut s'apprivoiser, comme le petit prince. Il faut savoir que cette IA, elle est bonne pour la médecine, cette IA, elle est bonne pour le cancer, cette IA, elle est bonne pour... Moi, je code beaucoup. beaucoup, cette IA, elle est bonne. En ce moment, je suis fan de Grok 4.7. Cette IA, elle est bonne pour le code et cette IA, elle est bonne pour mettre au point des systèmes et des raisonnements. Donc, on ne peut pas faire confiance. Ce qu'il faut, c'est en utiliser beaucoup, savoir quelles sont ses spécialités. Encore une fois, comme disait Alice, il faut être soi-même spécialiste d'un domaine pour juger si elle est bonne ou mauvaise. Et donc, on ne peut pas faire confiance à une IA, mais on peut faire confiance à une personne qui est spécialisée en médecine et qui va vous dire pour la médecine, la meilleure, c'est celle-là. Et donc, on fait confiance à l'homme qui nous conseille telle IA.
- Speaker #5
Autre commentaire, monsieur Nastorg, dans les commentaires TikTok, il y a beaucoup de choses qui tombent. Est-ce que vous pouvez nous faire un petit témoignage de ce qui est intéressant ? Je vous laisse sur une sélection.
- Speaker #4
Ce qui est intéressant, c'est qu'on parle des prestataires qui, finalement, vendent maintenant dans leurs prestations l'usage d'une IA. Du coup, monsieur le procureur, finalement, tout est très transparent entre les consommateurs, les entreprises qui achètent et les agences qui proposent. Il n'y a pas autant d'opacité que ça.
- Speaker #5
L'accusation peut peut-être maintenant ouvrir le dossier. Qu'est-ce qui vous fait dire que l'IA ne tient pas ses promesses ?
- Speaker #1
Moi, ce qui me fait dire que l'IA ne tient pas ses promesses, c'est que 95% des projets d'entreprise entreprises ont été abandonnées ou ne sont pas arrivées à terme. Donc ça, pour moi, c'est un problème.
- Speaker #5
Alors,
- Speaker #3
c'est logique que 95, même 100% des projets IA n'aboutissent pas parce que l'IA doit disparaître. Le propre de l'IA, c'est quand on ne l'appelle plus IA. Quand on appelle l'IA qui a servi à faire quelque chose, quand on ne l'appelle plus IA et qu'on l'appelle une application, un CRM, un système de réponse, un système d'aide, une assistance à quelque chose, on dit plus qu'il y a de l'IA dedans, que les projets IA n'aboutissent pas, moi ça me va très bien. Ce qui compte, c'est qu'il y ait des usages sous-marins ou qu'on utilise réellement l'IA pour faire avancer les choses et pour éviter des choses pénibles, des travaux pénibles. Alors, mon cher jury chéri. Pour atténuer la peine que vous vous apprêtez à prononcer contre l'IA, j'aimerais faire une première proposition de conciliation. J'aimerais proposer que l'IA donne 0,5% du prix des tokens, 0,5% du prix de l'abonnement, 0,5% de tout ce qui est dépensé en IA dans une espèce de fonds communs qui servirait... à indemniser et à former les personnes qui se trouvent sur le bas côté à cause de l'IA ou qui voudraient rentrer dans le jeu de l'IA mais qui n'ont pas la formation. Et donc cette cotisation, cette fiscalité que je propose de 0,5%, ça ne va pas gêner les entreprises, ça ne va pas gêner les particuliers. Au lieu de payer 20 euros, on payera 20,50 euros, un 0,5%. Mon calcul est mauvais, 20 euros et 10 centimes.
- Speaker #5
J'ai fait une erreur dans les chiffres, ce n'est pas la première fois. Encore des taxes, c'est ça votre proposition ? Oui. Toujours des taxes ? Oui, carrément. Carrément, bon. Des réactions dans la salle, dans le jury ?
- Speaker #4
Il y a déjà tout sur YouTube en gratuit pour les formations, donc cette taxe, j'ai l'impression que ça va renflouer d'autres caisses.
- Speaker #2
Effectivement, je pense que cette taxe, ça serait quand même positif, parce qu'effectivement... ça pourrait faire un joli fond quand même quand on met tous les sous bout à bout d'avou et ce serait bien bien utile on sait qu'on a besoin de cette formation et donc de budget qui les permette cependant je pense que c'est pas suffisant pour ma part que comment dire tout à l'heure il a été dit que souvent Lydia pouvait se tromper comme des humains mais non je suis désolée je connais assez peu d'humains qui sont capables avec le même aplomb de sortir les mêmes bêtises et tu leur dis qu'elles ont tort et elles te disent aussi naturellement Tu as raison, j'avais 100% tort. Donc, surtout quand on va voir un pro, le but, ce n'est pas d'avoir ce type de réaction-là. Donc, je pense qu'au-delà de la... On parlait tout à l'heure, M. Kratir... Maître, non ? M. Kratir parlait de ces technos qui, il y a 100 ans, 50 ans, 30 ans, étaient arrivés de la même manière, mais quand elles arrivaient au niveau du grand public, elles étaient à peu près finalisées. Piratables, mais finalisées. Et là, je trouve qu'on a livré au grand public un truc qui était... pas à livrer au grand public et que au-delà de la taxe, il faudrait peut-être mettre en place d'autres choses.
- Speaker #1
Si je puis me permettre.
- Speaker #3
C'est pas faux, et je vais faire encore une fois un monde honorable sur un point qu'on n'a pas abordé ce soir, mais qui, moi, m'est très cher, qui n'est pas du tout professionnel, qui est le point de la musique. Si j'en avais les moyens, je proscrirais l'utilisation de l'IA sur les plateformes musicales, et j'interdirais ces playlists qui vous livrent 50 chansons dans le style de votre groupe préféré. Pour moi, ce sera Supertramp. Et dans le style de Supertramp, l'IA va vous pondre 50 chansons qui ressemblent à du Supertramp. Ce n'est pas du Supertramp, mais comme ça, ils ne payent pas de droits. Ils prennent votre abonnement de 20 ou 50 euros, mais ils ne payent pas de droits sur la musique qu'ils diffusent puisqu'elle a été faite par leur IA ou elle a été déposée par des gens qui ne prennent pas de droits. Donc, cette musique au kilomètre, effectivement, c'est un outil qu'il ne faut pas mettre entre toutes les mains et on devrait interdire. Je n'ai pas la même réaction. par rapport aux livres, par rapport aux films, mais je l'ai par rapport à la musique parce que c'est quelque chose qui rentre dans nos vies insidieusement et on se retrouve à écouter des morceaux, quand quelqu'un dit tiens, qui joue ou qui est-ce, personne ne peut répondre et quand on regarde la description c'est un groupe obscur qui n'existe pas, et donc on s'est fait enfumer à cause de l'IA, à cause des plateformes et à cause de la cupidité, donc la taxe est importante, et puis la limitation d'usage est aussi importante
- Speaker #5
La cour appréciera maître, ce qui me permet de dire que le jury va maintenant se retirer pour délibérer et on va en profiter pour une pause musicale.
- Speaker #7
J'ai pété sa mat' main A mis l'intelligence dans vos cafés Il veut sauver l'humanité C'est écrit dans son discours Mais il faut financer les serveurs Tous les jours Dario Amodei développe Claude Prudent, sérieux, presque sympathique Pendant qu'Elon Musk fonce dans le mur A toute vitesse Dario met les gardes fous autour de la promesse Arthur Mensch défend une intelligence européenne Rapide et sans bruit Avec le chat, Mistral veut jouer dans la cour des grands Et qu'en Europe aussi, on peut créer des géants Sur Mars, Sam Heisman veut parler à tout le monde Il veut sortir de la ronde Sondar Pichai répond même quand personne ne le sollicite Search YouTube, Android, les données, les cartes Si vous avez une vie privée, elle doit être quelque part Demi-rasabis, c'est parler les protéines et les molécules en ligne avec DeepMind Qu'ils se disputent les milliards Demi-cherche à réparer le vivant dans un toit Pilo dans World Tips L'intelligence artificielle arrive dans chaque réunion, même que si on... Zuckerberg, à la main, Instagram et WhatsApp dans la même villa. Il donne ses modèles, il les ouvre, il les partage, mais garde quand même un oeil sur votre usage dans les puces. Sante qui dira que de changer nos vies Mais surtout gagner la partie Qui paye ? Cela.
- Speaker #5
Mesdames et messieurs, la cour, le verdict. Le tribunal déclare l'IA utile, mais avec des circonstances plutôt aggravantes. Utile sous condition, mais elle est coupable dès qu'elle devient une fin en soi. L'IA ne sert à rien. lorsqu'elle ne sait pas quels problèmes on lui confie. Melia est quand même relaxée. Et bravo, maître Kratirov, pour cette belle défense. Elle est relaxée, faute de preuves suffisantes. Mais on va quand même la garder sous contrôle judiciaire humain.
- Speaker #3
Nous acceptons et ne faisons pas appel.
- Speaker #5
Merci à vous tous d'avoir écouté cet épisode du podcast jusqu'ici. On se retrouve très très vite. A très bientôt. Portez-vous bien. Partagez. Abonnez-vous. Enfin bref, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Ciao,