- Speaker #0
Je mets au défi des gens qui écoutent ton podcast de demander à leur équipe marketing à combien de clients t'as parlé cette semaine, combien de fois t'as été en prise directe avec le marché. Et je serais curieux de voir la proportion de marketeurs qui répondent à zéro. D'ailleurs, ça fait six mois que je ne paierai personne.
- Speaker #1
Si tu te projettes là à deux ans, pour toi, c'est quoi les vrais trucs sur lesquels, bon, ça les gars, va falloir arrêter une bonne fois pour toutes parce que ça, c'est clairement pas la bonne direction.
- Speaker #0
S'il y a un truc qui me garde éveillé la nuit, c'est ça en fait. Je me dis dans six mois, dans un an, dans deux ans, c'est quoi le mix qui va nous faire gagner ? À force d'être digital first, on s'est peu à peu éloigné de l'essence du marketing. L'essence du marketing, c'est est-ce que je sais à qui je vends ? Moi, je suis bullish, comme on dit dans le news, sur l'importance de la marque. Ça va être d'autant plus important à l'avenir. Revenons aux bases, ce qui fait que le marketing peut marcher. Tout le reste, c'est de la mise en musique de ça. Donc si tu n'as pas fait ça, ta marque, elle ne va servir à rien. Tu ne sais même pas ce que c'est, donc comment tu vas la promouvoir ? L'influence nous sert pas mal parce qu'on a du contenu qui peut être super, mais ça, ça revient très classique.
- Speaker #1
Oui, mais ça pour le coup, c'est pas ta responsabilité, c'est la responsabilité de l'équipe commerciale. Ok, très cool. Bon, vous, vous êtes... Je termine un peu sur cette question qui va être un petit peu une question d'ouverture, on va dire. Vous vous intégrez quand même aujourd'hui dans... Enfin, tu vois, il y a plein de nouveaux outils GTM qui sortent toutes les semaines, il y a plein de nouveaux acteurs. Maintenant, l'IA, tu vois, sur l'out-band, tout le monde se dit « Ah bah vas-y, c'est la folie » , etc. Et puis, du coup, il y a beaucoup ce narratif où toutes les semaines, c'est la mort de l'out-band, c'est la mort du machin, c'est la mort du truc, ça c'est le nouveau truc à la mode, ça blablabla. Là, c'est plus un peu une espèce de réflexion, toi, en tant que leader marketing, tu vois, qui m'intéresse, ou Concrètement, tu vois ce qui se fait, tu vois des trucs qui marchent, qui ne marchent pas. Bon, tu es sûr de l'outbound, tu parles des sales. SEO, JIO, vous en faites vous-même un peu. L'influence qui est un peu un truc plutôt innovant que vous faites. Bref, j'ai l'impression que tu es un peu à l'intersection, tu vois, de... Je pense que tu as une vue plutôt claire aussi de c'est quoi le bullshit et c'est quoi le... Voilà. En plus, tu as San Francisco là où il y a quand même pas mal d'innovation. Si tu te projettes là à deux ans, pour toi c'est quoi les vrais trucs sur lesquels ça les gars va falloir arrêter une bonne fois pour toutes parce que ça c'est clairement pas la bonne direction ou vous passez pas suffisamment de temps là-dessus alors que c'est là que se trouvent les vraies oportes ? C'est un peu ouvert, il n'y a pas forcément de bonne réponse, c'est ton avis qui m'intéresse tu vois ?
- Speaker #0
Je pense que, et c'est s'il y a un truc qui me garde éveillé la nuit c'est ça en fait. Le quotidien se passe super bien, l'équipe est top. on a des résultats dont on est très content je me dis dans 6 mois, dans 1 an, dans 2 ans c'est quoi le mix qui va nous faire gagner et il y a plusieurs niveaux de réponse à cette question d'abord il y a le fait que non seulement j'accepte mais j'essaye d'adopter le plus de ces nouvelles technos possibles et imaginables pour savoir de quoi on joue et de quoi on parle déjà, puis ensuite pour savoir ce qu'on peut appliquer à nous. Mais comme toute nouvelle techno, l'IA dans sa forme actuelle étant une nouvelle technologie, t'as toujours, on a vu ça avec le site web, puis le cloud, tout était devenu cloud, t'as un peu pourquoi, mais il y avait une espèce de frénésie d'utiliser de nouveaux trucs, et en fait on fait à peu près tout et n'importe quoi, il se passe quelques mois, quelques années, on se rend compte que la techno en question elle est super bien pour faire ci, ci et ça. Donc je pense que... Moi, je pense que la vague AI va rester, mais je pense qu'on n'a pas encore vraiment compris comment l'utiliser proprement. Bien sûr. Donc, il y a cette notion d'outillage pour laquelle honnêtement, là, je n'ai pas de conviction. Je ne sais pas où ça va aller. Mais je pense que ça va vachement aider l'opérationnel du marketing. Et l'opérationnel du marketing, c'est 80% des mots de tête. Il y a plein de choses que tu peux faire aujourd'hui pour passer d'un concept à une campagne en 24 heures. Et ça, c'est vachement bien. Donc, il va y avoir d'un point de vue opérationnel des nouveaux processus pour réaliser les idées que tu as. Et je pense que dans les différentes actions que tu as menées, moi je suis bullish, comme on dit dans le limousin, sur l'importance de la marque. Ça va être d'autant plus important à l'avenir. Et tu le vois dans plein de manifestations différentes. Quand tu as une marque qui est connue, tu as beaucoup de trafic organique qui vient vers toi. C'est des gens qui ont tapé « full and rich » sur Google et qui se disent « tiens, qu'est-ce que c'est ? » Ça, ça donne à Google l'indication selon laquelle en fait, ça a l'air super intéressant. C'est en ce qu'ils font, parce qu'il y a plein de gens qui les cherchent. Ce n'est pas juste des gens à qui on a filé des ad. Il y a plein de gens qui essaient de connaître plus de choses sur eux. Donc ça... Ça joue sur la partie paid. En fait... Ces gens-là sont pas mal, donc on va peut-être les servir un peu plus que d'autres qui payent le même prix, parce que vraisemblablement, vu le trafic organique qu'ils ont, qui est essentiellement généré par la brand, il y a une sorte de crédibilité qu'ils ont sur le marché. Donc ça, c'est super. Le fait que tu arrives à opérer ça... Ça va te mettre dans une posture favorable vis-à-vis des open AI et anthropiques et compagnie, où les gens disent, c'est quoi les cinq meilleurs fournisseurs de données que tu marques ? Ta marque va t'aider à te démarquer dans un océan, en particulier comme l'autre qui est très grisâtre, et donc tu vas bénéficier de cela là-dedans. En plus, tu as cette présence qui dépasse largement cette espèce de vision assez myope et microscopique qu'on a eue. les dix dernières années, au fur et à mesure que la performance marketing est devenue le levier primaire ou par défaut du marketing, on a eu tendance à s'enferrer de plus en plus dans la micro-segmentation, la personnalisation à l'excès qui n'a jamais vraiment marché ou en tout cas pas autant qu'on l'espérait. C'est un exemple de ça. Je pense qu'on a essayé d'être moléculaire et donc on a une vision presque de plus en plus myope sur ce que fait le marketing et à quoi ça sert. Alors que si tu te recentres un peu sur la brand, tu réouvres des horizons. Et tu vas avoir des effets que tu n'avais pas forcément anticipés, qui devraient être vachement bénéfiques. Il y a un autre effet qui est super important. C'est que moi, je trouve, en le constatant maintenant, en prenant un petit peu de recul, qu'à force d'être digital first, on s'est peu à peu éloigné de l'essence du marketing. L'essence du marketing, c'est est-ce que je sais à qui je vends ? Je demande à moi, à mon équipe, de parler à 5 clients prospects tous les jours, qui sont en contact permanent avec le marché. Je mets au défi les gens qui écoutent ton podcast de demander à leur équipe marketing à combien de clients tu as parlé cette semaine ? Combien de fois tu as été en prise directe avec le marché ? Et je serais curieux de voir la proportion de marketeurs qui vont répondre 0. D'ailleurs, ça fait 6 mois que je n'ai payé rien à personne. Et donc, je pense qu'il y a une sorte de retour au sens du marketing. D'une part, est-ce que tu connais finement et vraiment les gens à qui tu parles ? Est-ce que tu sais ce à quoi ils réagissent ? Est-ce que tu sais à quoi ils sont sensibles ? Est-ce que tu sais ce qu'ils aiment, ce qu'ils détestent ? Où ils vont pour chercher de l'info ? Les sujets annexes ou connexes qui peuvent te permettre de rentrer dans leur univers cérébral ? Enfin bref, vraiment la connaissance fine. de ton marché et de tes utilisateurs. C'est un des éléments dont le marketing a eu tendance à s'éloigner un petit peu, qui est vraiment fondamental pour regagner la crédibilité dans le marketing et de réapprendre à faire un peu le métier. L'autre truc, c'est quoi vraiment ce qui rend ta marque unique ? Et ton produit par ailleurs, mais d'abord ta marque unique. On parlait un peu de l'exercice de valeur, mission, vision et compagnie, mais je connais plein de boîtes, et j'ai fait partie de plein de boîtes, où on a fait l'exercice pour cocher la case. On a fait, il y a trois slides, tu le fais le lundi 1er mars, et le lundi 2 mars sera le dernier jour où qui que ce soit aura ouvert la présentation. Mais ce travail de fond, de non seulement se dire mais qui on est, et quelle est l'unicité de cette identité-là sur le marché, Et est-ce qu'on est comme tout le monde ? En fait, on a peut-être un problème fondamental qui est beaucoup plus important que le marketing. Donc, ce travail de définition de ta marque, mais quelle que soit la définition par ailleurs, tu n'es pas obligé d'avoir une marque qui est très aspirationnelle, qui a vocation à changer le monde, machin. Non, non, non. C'est quoi ta marque à toi ? Et dans quelle mesure cette marque telle que la définie, avec les différents mix d'attributs qui peuvent la caractériser ? Comment ce truc-là se démarque sur le marché ? Si tu la mets, si tu mets tes valeurs, tu enlèves le logo et que tu mettais 4 ou 5 ou 10 concurrents, est-ce qu'eux sont capables de dire « en fait, ça marcherait pour eux aussi » ? Je pense qu'il va y avoir, et en tout cas, c'est ce que moi, je suis en train de faire. Et j'ai des discussions un peu sur ce sujet-là à San Francisco avec d'autres personnes. C'est-à-dire, revenons aux bases, ce qui fait que le marketing peut marcher. Tout le reste, c'est de la mise en musique de ça.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Donc, si tu n'as pas fait ça, ta marque, elle ne va servir à rien. Elle ne va ressembler à rien. Tu ne sais même pas ce que c'est. Donc, comment tu vas la promouvoir ? Si tu n'as pas de marque, avec quel partenaire tu vas bosser ? Avec quel partenaire tu refuses de bosser ? Parce que ce n'est pas conforme à ta marque. Quel est le message que tu veux passer sur le marché ? Comment tu veux que tes pubs, si tu reviens dans la performance marketing, aient une identité qui va permettre de les faire ressortir simplement au-delà de dire « je te file 50% gratos, moi je te file 60%, moi je te file 70% gratos » . Donc je pense qu'il y a les nouveaux outils qui vont changer fondamentalement la partie opérationnelle, t'accélères les cycles de production. d'accélérer les cycles de conversion d'une idée en quelque chose d'activable. Il y a le retour de travail fondamental à qui je vends et qui je suis. Et ces deux trucs-là combinés, ensuite, je pense, vont avoir... En tout cas, moi, le mix que je vais utiliser, c'est de se dire, je veux continuer dans la logique dans laquelle on est, en investissant beaucoup sur ma marque, en acceptant que ce soit en partie à perte, entre guillemets. et je vais continuer à récolter ce que la marque produit et tout ce qui est exploitable, je vais l'exploiter, mais de manière obsessionnelle. Et ce mix-là me semble être gagnant, sachant en plus que, encore une fois, je reviens à notre catégorie qui est incroyablement impersonnelle. Nous, et ça fait partie des pieds de notre marque, nous, on veut être une marque incarnée. Dans la tech, tu es digital, tu es impalpable. En fait, nous, on veut que les gens se disent Follain Riche, c'est Frédéric, c'est Ben, c'est Greg, c'est Jean-Luc, c'est Michael, c'est ainsi de suite. Et on a une logique de marque quand on fait des événements. C'est beaucoup moins lead qu'on fait de l'incarnation. Parce qu'encore une fois, quand tu as quatre options devant toi qui ont à peu près l'air la même chose, t'as... t'as bu des coups avec Jordan Jordan est quand même super sympa l'option que j'ai choisi c'est l'option Jordan parce qu'il est quand même beaucoup plus sympa et j'ai terminé sur un truc, sur le sujet il y a une conférence qui s'appelle Saster qui est dans la région de San Francisco qui est une conférence pour les éditeurs de logiciels les boîtes de SaaS c'est une conférence qui a pignon sur rue qui existe depuis quelques années, c'est très bien on a regardé nous pour y aller mais on fait pas tellement de conférences comme ça parce que le stand avec des hôtes et des hôtesses habillées de la tête au pied en full and rich ça va pas notre truc mais on se dit c'est quand même con parce qu'il y a une concentration de notre audience pour le coup assez importante qu'est-ce qu'on peut faire ? et bien générosité on va faire un happy hour et on va inviter tout le monde et c'est gratos pour tout le monde et on donne des casquettes full and rich et T'as même pas 50 crédits gratos, t'as même pas... Non, t'inscris, y'a pas de problème, tu vas. On avait la place pour 90 personnes. On en a eu 500. Donc c'était bien parce que le bar s'ouvrait sur une rue qui était fermée, et donc on a pris... Le feedback des gens, c'était deux choses. Pour la majorité, pour une grande partie, c'était « Ah bah c'est marrant, Foulain Riche, j'ignorais jusqu'à votre existence. » Le deuxième feedback, c'était... C'est le meilleur moment de la conférence. C'est le meilleur moment de la conférence. C'est vraiment super. On a eu de meilleures conversations dans ce bar-là que pendant les deux jours qui ont précédé dans la conférence. En fait, c'est génial. Et d'ailleurs, j'aimerais bien découvrir votre produit, en fait. Et on a eu un retour sur cet investissement qui n'était que de la marque et que, entre guillemets, la géantité, parce qu'il y a quand même... toujours un petit espoir en revanche quelque chose oui mais t'es pas en train de compter les points mais je suis pas en train de compter les points et on est pas en train de dire alors Jordan t'as un potentiel d'achat de combien ah bah non t'es pas qualifié tu dégages non mais tout le monde vient tout le monde vient parce qu'en une fois on croit dans l'effet de masse on croit dans l'effet de marque on croit dans l'effet de marché et donc combiné à la générosité En fait, allez, on va faire un apéro géant et puis dans le pire des cas, on aura bu des bonnes bières. Et dans le meilleur des cas, ça va générer du business aujourd'hui, demain ou dans un an.
- Speaker #1
Et bien, c'est une bonne manière de terminer cet échange.
- Speaker #0
C'est l'heure de l'apéro en plus.
- Speaker #1
En plus, c'est l'heure de l'apéro. Non mais ouais, je trouve que c'est un très bon moment pour finir ça. Merci d'avoir partagé tout ça.
- Speaker #0
Avec plaisir. Merci de m'avoir invité parce que c'était un échange super intéressant.
- Speaker #1
Bon, très cool. Les gens qui veulent suivre Full & Rich. Bon bah du coup ils se baladent sur LinkedIn Ils croisent les influenceurs C'est ça on les envoie sur LinkedIn ?
- Speaker #0
Non on les envoie sur fullandrich.com Quand même Mais donc on les envoie sur fullandrich.com Où ils pourront Découvrir l'univers fullandrich D'une part et d'autre part Encore une fois je pense que dans la donnée Il y a un moment le juge de paix c'est est-ce que la donnée est bonne ou pas Donc je crois qu'un compte c'est gratos Il y a 50 crédits gratuits ils peuvent l'utiliser pour chercher quelques emails et quelques numéros de téléphone. Et c'est le meilleur moyen d'être familier avec ça. Et puis par ailleurs, suivez-nous sur LinkedIn parce que là, on a notre contenu et celui de notre influenceur qui va alimenter votre feed joyeusement à peu près tous les jours.
- Speaker #1
Eh bien, c'est top. Merci beaucoup Frédéric.
- Speaker #2
C'était top. Merci à toi Jordan. Faites-le ! Faites vos rêves venir ! Faites-le !