- Speaker #0
Flow & Cash Flow, c'est ce moment capsule où tu vas pouvoir prendre un shot d'énergie, te recharger et apprendre des tips et des insights pour entreprendre ta vie. Parce que nous ne sommes pas juste des employés ou des entrepreneurs, nous pouvons tous cultiver l'art de conjuguer toutes nos facettes. Alors que tu sois entrepreneur, salarié avec un side project, artisan ou juste un humain, reste à l'écoute. Ma vision, c'est qu'il est temps que tout un chacun puisse se révéler, sublimer ses talents tout en ayant du succès, avec sa propre définition du succès. accomplir et s'accomplir. Ici, je te parlerai de rayonner, de compter, d'optimiser, d'organiser, de sublimer et de kiffer. Alors, si tu te sens concerné, abonne-toi. Tu risques d'adorer ce moment.
- Speaker #1
Et donc, la sécurité financière, moi, je la définis comment ? Moi, et ça va être très pour l'entrepreneuriat, je vais faire le parallèle après, mais c'est d'avoir assez de revenus pour combler ses dépenses.
- Speaker #0
On enchaîne avec le deuxième épisode, Loïc, et je voudrais tout de suite rebondir sur la sécurité financière. Après, je te dirais, moi, ce que j'ai entendu dans ma partie au niveau connaissance de la sécurité financière et de quel socle on met en place et où on va. Néanmoins, ça me fait penser d'abord à la peur du manque. Je pense que c'est quelque chose que tu dois beaucoup voir chez les personnes. Et d'ailleurs, en général, quand on est avec des investisseurs, souvent, c'est la peur d'investir, la frilosité par rapport à une prise de risque qui va être mesurée par rapport au profil. de ma perception. La sécurité financière dont tu parles, que tu mets en place pour toi, elle s'arrête où ? Parce que j'ai l'impression qu'il y a pléthore de personnes, et je peux en faire partie, qui ont une peur du manque. Alors ça peut être le fait de notre éducation, de notre vécu, où on n'a pas toujours roulé sur l'or. Et finalement, la sécurité financière, elle s'arrête où ? Et elle commence où ? Parce qu'il y a aussi beaucoup d'entrepreneurs qui vont en faire une fuite en avant, où il faudra toujours plus, toujours plus, parce qu'au fur et à mesure, nos besoins grandissent aussi. Donc comment tu fais toi ? Est-ce que tu as des gardes fous ? Où est-ce que ça commence ? Où est-ce que ça finit ?
- Speaker #1
C'est intéressant ce que tu poses comme question. On peut reprendre un peu l'échelle de la liberté financière. Il y a plein d'étapes avant de parler de liberté financière. Alors ça c'est un mot qu'on retrouve un peu partout sur YouTube, devient libre financièrement, etc. Mais en fait il y a plein d'étapes dans cette partie-là. J'avais fait un post là-dessus pour analyser chacune des étapes. Mais la sécurité financière finalement c'est la première des étapes. Avant d'avoir... La sécurité financière, que je vais définir après, il faut d'abord définir ça avant d'aller sur les autres objectifs. Un étage après l'autre. Un peu comme la pyramide de Maslow, il faut se mettre en sécurité. C'est la base de tout. Et donc, la sécurité financière, moi je la définis comment ? Moi, et ça va être très pour l'entrepreneuriat, je vais faire le parallèle après, mais c'est d'avoir assez de revenus pour combler ses dépenses. Ça s'arrête là. C'est-à-dire que si on sait, en analysant son budget, qu'on a besoin de 1000 euros par mois pour vivre, il faut faire 1000 euros de revenus. Au-delà, on est déjà en sécurité financière, donc c'est OK. Tant qu'on n'y est pas, effectivement, quand on est entrepreneur, on commence avec zéro. On a besoin de combler 1000 euros. Ça veut dire que tous les mois où on n'est pas à 1000 euros, il va falloir aller piocher dans son patrimoine. Ou alors, ça peut être une situation accommodante ou un problème en fonction de comment c'est géré. On peut aller chercher un crédit. Le plus important, c'est de mesurer combien de temps on peut tenir avec les solutions qu'on met en place. Soit on prend un crédit à la banque, soit on prend un crédit sur son propre patrimoine. Mais c'est important de le calculer. La sécurité financière, ça s'arrête là. Et c'est la première étape pour les entrepreneurs. Je vois beaucoup d'entrepreneurs travailler sans connaître leur manque à combler. parce qu'ils ne savent pas faire un budget, parce qu'ils n'ont pas calculé combien ils avaient besoin par mois pour vivre, qu'ils vivent au-dessus ou en dessous de leurs moyens, ils ne savent même pas. Et tant que ce n'est pas calculé, on ne peut pas savoir quel est le chiffre d'affaires minimum à faire par mois, par an. Et donc, d'ailleurs, on le transforme avec combien de, quand on est coach de vie par exemple, combien ça fait de rendez-vous par an, par mois, par semaine que je dois faire. Et si on ne se fixe pas des objectifs clairs et mesurables comme ça, on a du mal, on navigue à vue. Pour moi c'est la base de tout Avant de parler de business plan et de choses un peu trop complexes La base de tout c'est de savoir On a besoin de combien pour vivre au minimum
- Speaker #0
Et donc dans cette perspective-là, un entrepreneur va se fixer le budget qu'il a, il va définir son objectif de chiffre d'affaires. Évidemment, on ne va pas retourner sur les détails chiffre d'affaires, marge, TVA, charges sociales déduites, etc. On va partir du principe que c'est acquis. Une fois qu'on a défini ça, qu'est-ce qu'on fait ? On va du coup faire de la prospection. Alors par rapport à ce que tu disais tout à l'heure, faire de la prospection, je dis prospection, mais c'est... au sens large, réseauté, peu importe les canaux. Si à court terme, on a besoin de vraiment remplir son chiffre d'affaires et son carnet de rendez-vous, est-ce que tu aurais des conseils, toi, à donner pour ne pas faire une trop grande... Ça va peut-être au-delà de ton expertise, je ne sais pas, mais je pense que tu dois être confronté à ces cas de figure, pour ne pas se projeter en avant, pour dire, oui, mais du coup, il faut que je rende tant de chiffres d'affaires sur X mois. Comment je vais faire ? Là je mets des actions court terme mais qu'est-ce que j'en attends ? Qu'est-ce que tu conseilles toi ?
- Speaker #1
Moi je conseille vraiment qu'on se lance de faire ce plan de sortie. On commence par savoir combien on a de chiffre d'affaires à faire par mois ou par an, peu importe. On transforme ça en nombre de rendez-vous. On va prendre cet exemple de coaching, mais c'est vrai que quand on vend un produit, on peut faire pareil. Quand on vend une offre... Un programme d'accompagnement, on peut faire pareil. On transforme en quelque chose de mesurable, plus facilement mesurable qu'un chiffre d'affaires qui est descendant et pas très mesurable. On reste sur le nombre de rendez-vous qu'on doit faire. Et là, on peut parler de toute transformation après. C'est-à-dire, combien de personnes je dois contacter pour que parmi ces personnes-là, il y en a une qui signe et qui essaie de me prendre un rendez-vous. Combien de personnes je dois contacter, c'est le nombre de personnes que je dois prospecter. par jour le nombre de messages que je dois envoyer par jour sur des personnes différentes. Et tant qu'on n'a pas ça pour construire sa routine, effectivement, je redis ce que j'ai dit tout à l'heure, on navigue à vue. Et beaucoup d'entrepreneurs naviguent à vue, et c'est bien dommage. Et je connais beaucoup d'entrepreneurs qui aussi, au-delà de naviguer à vue, fonctionnent juste avec la satisfaction d'avoir une signature. Mais quand on a une... Alors c'est bien, il faut se féliciter des petites victoires, c'est OK. Mais quand on a une signature et qu'on en a besoin de 15, le chemin est encore long. C'est bien de se satisfaire du petit snack immédiat, d'avoir une signature, ça fait de la dopamine, on est content. Mais oui, il ne faut pas s'arrêter là. Il reste encore 14 clients à aller chercher. Donc la routine, elle est importante.
- Speaker #0
À titre d'exemple, je ne sais pas si tu veux nous partager ça, mais en tout cas, j'ai l'impression par rapport au... aux accompagnements que toi tu proposes, c'est à priori des one-shot, en tout cas il va falloir que tu... Enfin, ce n'est pas un produit récurrent que tu vends, enfin après je me trompe peut-être, mais du coup tu vas avoir beaucoup, beaucoup de clients à aller chercher. Ça représente quoi en volume, toi, le nombre de commentaires que tu dois faire par jour sur LinkedIn ? Tu l'as calculé ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Alors, je vais te corriger, moi je fais de l'accompagnement. Mes clients, je les accompagne à vie.
- Speaker #0
Ah, d'accord.
- Speaker #1
Donc, j'ai besoin d'un portefeuille... Et euh... 200 clients dans mon portefeuille de clients parce que je les accompagne vraiment à vie je surveille leur portefeuille, je surveille tous leurs investissements immobiliers et financiers donc effectivement à moi tout seul je ne suis pas très scalable d'accord néanmoins après j'ai des objectifs de nouveaux clients à aller chercher parce que je n'ai pas encore mes 200 clients et donc mon objectif de nombre de clients à aller chercher il est de 30 30 ça fait ça fait... 2,5-3 par mois avec un taux de transformation de 66% dans ce que j'ai calculé. Ça vaut ce que ça vaut, mais en tout cas, au pifomètre, c'est pas facile de déterminer ça quand on commence. Maintenant, au ressenti, on peut se dire, finalement, si j'ai réussi à avoir 5 premiers rendez-vous, j'en ai 3 qui vont signer derrière. Et donc, je vais aller chercher mes 5 premiers rendez-vous tous les mois. Et comment je vais faire ? Pour l'instant, ça tombe tout seul, grâce aux graines que j'ai semées. Par les routines que j'ai mises en place, ma routine, ça reste, ce n'est pas de la prospection comme j'ai dit, c'est juste poster sur LinkedIn et discuter des fois avec quelques personnes qui commentent ou qui likent mes posts. Donc, ça me suffit pour combler mon nombre de rendez-vous. Maintenant, après, effectivement, je pourrais transformer ça en nombre de messages à envoyer. Si je faisais de la prospection froide, ça serait avec un taux de conversion à 10% sur ce genre de prospection froide. Il faudrait que j'aille parler à 50 personnes par mois. 50 personnes différentes par mois qu'on peut remettre à 3 personnes par jour. À peu près.
- Speaker #0
Tu postes tous les jours sur LinkedIn ?
- Speaker #1
Tous les jours de la semaine. Ok. Tout à fait.
- Speaker #0
Et la question qui me vient après, donc imaginons on est entrepreneur, on a une société qui fonctionne, mais on est seul, sans que ce soit des revenus mirobolants. Mais voilà, on a répondu à nos objectifs personnels et professionnels, tout est OK. De ce que j'ai entendu, le socle, c'est d'avoir un petit peu de trésorerie perso, l'équivalent de six mois de fonctionnement pour les plus frileux. Trois mois pour les moins frileux. Ensuite, le premier conseil, c'est de faire un achat immobilier et après de partir sur des actions ou de la crypto, mais de monter un peu comme ça en pyramide avec différents socles. Est-ce que c'est correct ce que je dis et quelle est ta vision là-dessus ?
- Speaker #1
On va commencer par le socle. C'est ultra important. Il faut avoir sa trésorerie qui est capable d'absorber une perte de revenu temporaire. Pourquoi ? Parce qu'en entrepreneuriat, on en a tout le temps. Il n'y a que des pics et des creux. Donc, c'est important de pouvoir absorber un certain nombre de mois de dépenses. Sur Internet, on voit effectivement le 3 mois ou 6 mois de dépenses. Dans les gens que je côtoie, des conseillers en gestion de patrimoine, autres qui ont des analyses, sont plutôt à se dire qu'ils veulent un an de sécurité. Tiens, chacun sa vision là-dessus. Moi, je fonctionne avec mes clients vraiment au ressenti. Je suis vraiment, il faut que tu sois capable de te payer, il faut que tu sois capable de payer tes charges. Voilà, ça fait combien à peu près ? Est-ce que tu es à l'aise avec ce montant-là ? Une fois qu'on a sécurisé cette partie-là, là on peut commencer à investir. Là où je suis moins d'accord avec toi, l'investissement immobilier. L'investissement immobilier, ça peut être une bonne chose. Ça dépend déjà fortement de est-ce qu'on est capable de lever de la dette auprès de la banque. Parce que tous les entrepreneurs ne sont pas finançables. Donc l'investissement immobilier. Mais ce n'est pas pour tout le monde. L'investissement immobilier, tout le monde n'a pas envie de bloquer 100 000 euros pendant 10-20 ans pour un objectif un peu incertain. Donc si je remets sur la façon d'analyser, c'est quoi le projet derrière ? L'entrepreneur, il a un enjeu principal, c'est la retraite. La retraite, aujourd'hui un entrepreneur va toucher environ 34% de sa rémunération actuelle à la retraite.
- Speaker #0
Oui, un peu ce qu'il y en a. Rien n'est fait dans le marbre.
- Speaker #1
Il faut se la construire. On se la construit comment ? En se payant avec le régime de retraite principal, ça va être ça les 34%. Ça peut être avec la retraite complémentaire, mais c'est vrai que la retraite complémentaire c'est ce qu'on a en entreprise, mais il y a beaucoup de frais, donc ce n'est pas forcément le plus intéressant. Ou alors l'investissement. Et l'investissement, ça peut être sur deux aspects, effectivement l'investissement immobilier ou l'investissement financier. les assurances vie, je ne vais pas rentrer dans le détail, mais voilà, des investissements un peu plus liquides. Pour le projet retraite, et ça c'est important de le sécuriser, avant de parler de crypto, avant de parler de solutions, et la question principale à se poser c'est pourquoi on investit ? On va faire un effort, c'est pas rien l'effort, même en investissement immobilier, on va peut-être mettre 200, 300 euros par mois en plus du loyer pour pouvoir financer le bien immobilier, donc c'est pas rien. Donc la question c'est, pour la retraite, est-ce que je suis capable de dégager du solde budgétaire ? Est-ce que j'ai suffisamment, au-delà de la sécurité financière, est-ce que je suis capable d'investir en plus 100, 200, 500 euros par mois pour ma retraite ? Et sécuriser ce projet-là avec les bons placements, les bons produits. Ça peut être, comme tu dis, de l'investissement immobilier, ça peut être de l'investissement financier. Moi, je fais toujours mes stratégies sur ces deux axes-là, financier et immobilier, pour avoir le meilleur des deux mondes. Et après, une fois que c'est le projet, on va dire très long terme. Après, il y a plusieurs projets moyen terme. Il y a le projet d'amélioration du niveau de vie, le projet de la famille, les études des enfants ou ce genre de choses. Peu importe après les projets qu'on a avant d'attendre ce projet long terme, mais il faut les financer aussi. Ce, pareil, avec trouver la bonne solution par rapport à ces projets-là. Et après, effectivement, c'est là où, une fois que tous ces projets sont sécurisés, on peut aller sur des placements un peu plus alternatifs, un peu plus joueurs, pour aller chercher de la performance, pour vraiment développer son patrimoine plus vite. Là, on peut parler de crypto-monnaie, on peut parler de private equity, on peut parler de choses un peu plus de diversification au sens large. Mais là, on est sur quelque chose qui doit être une petite partie de notre portefeuille. Ce n'est pas la base de la stratégie. Ça ne doit pas être la base de la stratégie. Pourquoi ? La crypto, on le connaît, c'est très volatile. Tout le monde pense gagner de l'argent avec la crypto. La vérité... C'est que pas du tout.
- Speaker #0
Donc si je comprends bien, mettons quelqu'un qui gagne, qui a besoin de 3000 euros pour vivre, pour assumer ses charges, ses vacances, sa famille, tout. On va dire qu'on laisse de côté le chiffre d'affaires et les charges, mais elle a 3000 euros pour vivre. Donc il faut quand même qu'elle mette de côté pour sa trésor presque 40 000 euros, mettons pour avoir un an à peu près devant elle. Donc ces 40 000 euros, c'est de la trésor sur un compte. accessible, non bloqué et sans intérêt. C'est bien ça la première base.
- Speaker #1
L'idée, c'est de pouvoir l'avoir sur un compte un peu rémunérateur. Alors, il y a plein de façons d'investir de la trésorerie. La trésorerie d'entreprise, on peut l'investir sur des petits contrats de capitalisation. C'est possible. Il y a un petit intérêt. Ça ne sert à rien de prendre trop de risques. Il faut que ce soit de l'argent disponible. Après, on peut aussi combler son livret A pour faire face aux imprévus de la vie. Le chauffe-eau qui tombe en panne ou la voiture, on peut mettre un peu d'argent sur son livret A par rapport à ça. C'est pareil, c'est un petit matelas de sécurité pour les imprévus de la vie. On peut utiliser le fonds en euros sur son assurance vie. Ça va travailler dans tous les cas, dans les trois cas, ça va travailler autant que l'inflation ou un petit peu en dessous. Mais ça travaille quand même. On n'est pas à laisser l'argent sur le compte courant, où là, ça ne travaille pas du tout.
- Speaker #0
Ok. Est-ce que tu aurais d'autres conseils comme ça à donner sur les... les prérequis, les choses que tu vois ou les choses à ne pas faire surtout quand on est entrepreneur ? Ou alors ceux qui ont vraiment eu des déboires et que tu voudrais alerter sur des pratiques ?
- Speaker #1
Oui, j'ai une alerte principale. En tant qu'entrepreneur, on a tendance à vivre pour sa boîte. Et donc considérer que sa boîte, c'est le centre du monde, que sa boîte vaut énormément d'argent. et qu'il faut tout investir dans sa boîte. Je vais prendre l'exemple d'un cabinet d'esthéticienne. Le cabinet d'esthéticienne, on a envie que le cabinet soit joli. On reçoit des clients, des clientes qui veulent se refaire les ongles et tout ça. On veut faire de la belle peinture, on veut du beau mobilier, on veut tout ça. Et donc on a tendance, le peu d'argent qu'on a de disponible, plutôt que de l'investir dans son projet retraite, on l'investit dans sa boîte. Mais attention ! Investir dans sa boîte, ce n'est pas pour autant que sa boîte vaut de l'argent. Et le cabinet d'esthéticienne, peut-être que tout mobilier qu'on a acheté, finalement, il ne vaut rien du tout. Il vaut à l'instant T de l'argent parce qu'on reçoit des clients et donc c'est ça qui fait qu'on ramène du cash flow. Mais pour autant, à long terme, quand on voudra liquider sa boîte, parce qu'un jour ou l'autre ça arrivera, on voudra prendre notre retraite et revendre notre cabinet d'esthéticienne, Eh bien, la valeur. Qu'on en récupérera, ça ne sera peut-être pas grand-chose, ça ne financera pas forcément notre retraite. Moi, le conseil que je donnerais, c'est attention à tous ces entrepreneurs qui mettent tout leur argent, qui gagnent de l'argent et qui remettent tout leur argent dans la boîte. C'est jusqu'où ça va ? Est-ce que ça sert vraiment notre projet final ? Sa société, il y a certaines boîtes qui fonctionnent bien et qui sont des sociétés où on capitalise pour la retraite. Je pense à des clients que j'ai... des artisans, des menuisiers qui investissent dans la boîte pour que la boîte prenne de la valeur et ils récupéreront tout à la retraite pour profiter de la retraite à ce moment-là. Mais toutes les boîtes n'ont pas une valeur. Et notamment les entrepreneurs en ligne où pour le coup, leur business repose sur eux, mais il n'y a pas de marque, il n'y a pas de structure vraiment revendable derrière. Donc attention à ne pas trop investir dans sa boîte et toujours penser mais dans quoi on investit en fait.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu penses du statut d'auto-entrepreneur dans le cadre de services et de quelqu'un qui n'a pas des gros frais à défrayer ? Qu'est-ce que tu penses de ce statut et qu'est-ce que tu penses d'une combinaison statut d'auto-entrepreneur avec une ESA à côté, en plus, quand il y a des passements de chiffre d'affaires ?
- Speaker #1
Le statut d'entrepreneur, il a l'avantage d'être simple. Effectivement, je le conseille à tout le monde. Parce que déjà, il faut se lancer, il faut les faire, les 80 000 euros de chiffre d'affaires. C'est déjà pas donné à tout le monde de faire ce chiffre-là, que l'auto-entrepreneur, ça fonctionne pour moi dans tous les cas. On peut dans les entreprises individuelles aussi se mettre au réel, donc ça permet d'effrayer des frais, qu'on a beaucoup de frais, donc on n'a pas besoin de créer une société pour autant. Après, quand on dépasse, il y a deux cas sur lesquels on peut aller sur une société. Le premier cas, c'est... par rapport à la location chômage. Quand on touche de la location chômage, on peut se poser la question est-ce que je n'ai pas intérêt à me faire payer sur une société comme ça je continue à récupérer la location chômage. C'est ce que beaucoup d'entrepreneurs font. pour pouvoir sécuriser une trésorerie et c'est pas tant une arnaque fiscale mais ça permet vraiment de sécuriser leur société. Ça c'est le premier cas. Le deuxième cas, c'est effectivement qu'on dépasse le chiffre d'affaires de l'entreprise individuelle pour pouvoir se développer et du coup se développer beaucoup plus. Mais attention parce que comme à chaque fois qu'on change de palier, entre 80 000 et 120 000 euros, c'est pas très rentable d'avoir sa société et c'est vrai que... On est limité à 80 000 euros pour l'entreprise individuelle, sinon il faut vite dépasser les 120 pour vraiment être rentable sur sa société. La société va entraîner deux frais. Elle va entraîner les frais sur le fait de se payer, de se verser un salaire, ou les frais de type dividende, peu importe. Les frais de société, l'expert comptable, il y a un peu d'impôt aussi sur la société. Et attention à un point essentiel, il y a la technique souvent... que je vois chez les entrepreneurs de tout laisser en société. Mais si on laisse tout en société et qu'on ne se paye pas, il y a deux aspects. Le premier, c'est que c'est de l'argent qui appartient à la société, ce n'est pas de l'argent qui nous appartient. Donc, quelle est la valeur de ma société au final par rapport à tout ce que je fais avec ma société ? Et on revient sur l'histoire des entrepreneurs qui n'investissent que dans leur société. Et c'est un problème. Le deuxième point, c'est que beaucoup d'entrepreneurs veulent aussi faire des projets immobiliers. Pour ça, ils ont besoin de demander un emprunt bancaire. et Quand la société est plus ou moins rentable, on va imaginer qu'elle est rentable mais qu'on ne se paye pas, le banquier voit que vous ne payez pas, monsieur ou madame, donc je vous prête à la hauteur de ce que vous payez, à savoir vous payez 1000 euros par mois, je vous prête l'équivalent d'un remboursement de 300 euros par mois, les 35%, et du coup ça ne fait pas très élevé pour un projet immobilier. Donc attention à ces travers-là, il faut bien penser sa stratégie, c'est ça qui est important. On peut optimiser fiscalement des choses, c'est ok, mais il y a toujours une contrepartie. On oublie souvent de le dire.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. Merci pour la précision. Après, il y a aussi une stratégie que je vois souvent, c'est l'entrepreneur qui passe pas mal de frais de sa vie sur le compte de l'entreprise pour éviter de se le verser en salaire et de payer de l'impôt sur les revenus. Mais comme tu dis, au moment d'un prêt immobilier, du coup, c'est du revenu en moins par rapport à une photographie de notre... santé financière personnelle quoi.
- Speaker #1
Tout à fait et il y a une contrepartie aussi donc ça ça marche bien tant que on est seul, célibataire mais quand on est en famille ça se passe pas tout à fait pareil. C'est à dire que l'argent qui est apporté à la société il appartient pas à son conjoint c'est un problème et puis quand on a des enfants c'est pareil on peut pas se payer la vie les courses alimentaires avec l'entreprise. Après c'est de la triche fiscale à ce moment là mais non c'est pas fait pour ça. Donc tant qu'on travaille que pour sa boîte, je pense à des entrepreneurs qui font beaucoup de déplacements, qui vont beaucoup au resto pour des raisons professionnelles. Bah oui, c'est normal qu'ils vivent sur leur boîte. Mais après, quand on commence à avoir une famille et qu'on commence à avoir des loisirs familiaux, etc., il faut que ce soit de l'argent personnel. C'est la logique fiscale aujourd'hui en France et c'est bien normal.
- Speaker #0
Il y a un mythe, je ne sais pas si on va pouvoir le déconstruire ou pas. Il paraît qu'il n'y a que la classe moyenne, entre guillemets, qui paye l'impôt sur le revenu. et qu'il y aurait du coup au-delà de 5, 6, 7 000 euros de salaire, peu importe si on parle en salaire ou en chiffre d'affaires moins les charges versées, qui pourraient, avec des montages, être exemptes d'impôts. Est-ce que c'est vrai ?
- Speaker #1
Pour moi, il y a une part de vérité, déjà, c'est que les personnes aisées se font conseiller, se font conseiller par des professionnels comme je fais partie, il y a des conseillers en gestion de patrimoine, des avocats fiscalistes et tout ça. Donc déjà, ils ont toutes les optimisations bien connues. Ils ont l'argent pour payer ces gens-là et donc ils ont les meilleurs produits, les meilleures choses pour le faire. Ensuite, ils ont un avantage certain, c'est que comme ils ont beaucoup d'argent, ils peuvent voyager plus facilement ou faire voyager leur argent plus facilement. Puisque finalement, les frais de faire déplacer l'argent à l'échelle de leur patrimoine, ce n'est pas grand-chose. Ça, c'est... Voilà. Ils ont le droit, parce qu'ils sont riches, ils ont le droit à plus d'accompagnement. Néanmoins... Il faut voir de quelle richesse on parle. Et je vais prendre l'exemple de Bernard Arnault. C'est quoi sa richesse ? Sa richesse, Bernard Arnault, c'est sa boîte. C'est l'homme le plus riche de France. Mais sa richesse, c'est juste sa boîte. Donc, il paye des impôts avec sa boîte. Il fait des optimisations, ok. Mais c'est des optimisations légales. Mais c'est sa boîte, ce n'est pas lui qui est riche. Attention, ce n'est pas pareil. Il ne verse pas pour autant des salaires. Et les salaires qu'il se verse, il paye des impôts dessus comme tout le monde. Donc à l'échelle de son patrimoine, effectivement, ça a l'air ridicule ce qu'il paye comme impôts. Mais pour autant, il paye ce qui doit se payer, c'est-à-dire que par rapport à sa richesse... Et je pense que pour le coup, il suit les règles fiscales en vigueur en France. Donc voilà, je ne sais pas quoi dire sur Décours sur le mythe. Je ne connais personne qui triche, en tout cas. Ce sont des règles qui existent en France. Si la France voulait arrêter ces règles-là, elle pourrait le faire. Elle aime bien changer les lois, donc elle pourrait le faire. Maintenant, c'est normal de payer l'impôt qui correspond aux règles et à notre stratégie. Et chacun doit jongler par rapport à ça. Et c'est pour ça que c'est intéressant de se faire accompagner, peu importe son niveau de salaire, pour avoir la meilleure stratégie de financement personnel et d'enrichissement personnel. Parce que quand on parle de faire de l'immobilier, comme tout à l'heure dans l'exemple, l'immobilier c'est bien, mais ça rapporte du revenu locatif et donc ça rajoute de l'impôt. On oublie souvent d'en parler, c'est pas juste de l'enrichissement, l'investissement on gagne d'un côté, mais on en rend aussi beaucoup. aujourd'hui sur une tranche marginale d'imposition à 30%. On paye 47,2% des loyers qu'on reçoit. Il y a des abattements et tout ça, mais ce n'est pas juste de l'argent qui rentre dans la poche. Il n'y a rien de net de fiscalité en France. Ça serait trop facile.
- Speaker #0
Et il y aurait une recette toute faite que tout le monde utiliserait.
- Speaker #1
C'est ça. Et la règle, la loi fiscale changerait. On se réadapte tout le temps.
- Speaker #0
Pour terminer cet épisode, est-ce que tu peux nous éclairer un petit peu ? Tu viens de dire justement que quel que soit notre niveau de revenu, on peut se faire accompagner. Comment ça fonctionne un conseiller en gestion de patrimoine ? Est-ce que c'est comme un courtier où la prestation est assez limitée en termes de budget et du coup tu es rémunéré sur les produits mais du coup c'est complètement transparent par rapport à un prix canon du produit déjà vendu à ton client ? Comment ça se passe exactement ?
- Speaker #1
Alors il y a trois types de conseillers en gestion de patrimoine. Je vais rentrer dans ce détail-là. Il y a les conseillers en gestion de patrimoine bancaires. Donc c'est comme des conseillers bancaires mais qui ont un diplôme en plus. Et donc, quand on est à un certain niveau de revenu ou de patrimoine dans une banque, on est convié à changer de conseiller et d'aller sur un conseiller un peu plus professionnel. Ce conseiller-là, il est gratuit. Enfin, il est offert avec les services de la banque. Donc, en général, quand on est en banque privée, on paye un peu plus cher sa carte et les services bancaires. Mais en tant que tel, il va nous vendre des produits de la banque et ça s'arrête là. On ne va pas rentrer dans le détail. C'est le cas pour les banques françaises qu'on connaît. Ensuite, il y a les conseillers en gestion de patrimoine indépendants qui vendent leur stratégie et donc qui vendent des honoraires. On va les voir, ils nous fournissent un conseil comme un avocat et donc on paye des honoraires. On paye à l'heure. Un accompagnement d'un CGP, c'est entre 1000 euros et 3000 euros.
- Speaker #0
L'heure ?
- Speaker #1
Le conseil. Le conseil, ça correspond entre 10 et 15 heures pour un dossier de travail. Il y a quelques heures de rendez-vous, etc. Mais voilà, il faut considérer. C'est du 100 euros de l'heure, grosso modo. Et après, il y a les conseillers en gestion de patrimoine de type courtage qui vont, eux, souvent, ils peuvent prendre des zones horaires. Souvent, ils n'en prennent pas. Ça dépend de leur business model. Moi, j'ai décidé de ne pas en prendre des zones horaires et de me rémunérer uniquement sur les produits qui sont souscrits par mes clients. Et donc, j'ai négocié avec mes partenaires. des frais standards, c'est-à-dire que le client ne s'écoute pas plus cher de passer par moi ou d'aller en direct avec mon partenaire. Par contre, moi je me rémunère sur les frais que le partenaire prend. Et donc j'ai une négociation avec chacun des partenaires que je propose. Et j'ai un large choix, un large panel de partenaires pour pouvoir proposer mes stratégies. Je propose une stratégie à mes clients et j'ai tous les produits pour pouvoir répondre aux stratégies de mes clients.
- Speaker #0
Ok, c'est très clair. Est-ce que tu voudrais donner un dernier conseil à notre audience ?
- Speaker #1
Mon conseil, si j'en ai un à donner, c'est de prendre du recul sur cette situation, de ne pas rester enfermé dans son quotidien, mais toujours penser à « c'est quoi mon objectif ? » « C'est quoi mon objectif à long terme ? » Et ne pas rester enfermé dans sa routine, à essayer de survivre et à juste gagner de l'argent, dépenser de l'argent. On peut très bien isoler une partie de son argent qu'on gagne, 100 euros, 500 euros, peu importe combien, mais isoler une partie pour pouvoir investir. dans plus tard. Le plus tard, c'est le au cas où. Au cas où, je n'ai pas de retraite. Au cas où, il y a un problème, je dois quitter mon emploi ou je n'ai plus de rémunération. Mais voilà, se faire un au cas où. Et ce au cas où là, on va pouvoir l'investir après.
- Speaker #0
Super, merci Loïc. Je mettrai en lien dans les commentaires les réseaux sur lesquels on peut te retrouver. Est-ce que tu peux nous les rappeler, s'il te plaît ?
- Speaker #1
Ok, on peut me retrouver sur LinkedIn, à mon nom, donc Loïc Viau, ou sur Instagram, sur le tag Boost tes Finances, ou sur mon site internet, boosttesfinances.fr.
- Speaker #0
Merci Loïc, à bientôt.
- Speaker #1
Merci Chloé.
- Speaker #0
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