- Speaker #0
Les 18 premiers mois, c'est facile aussi. Et celles qui entreprennent savent pourquoi. Et la vraie vie, tout commence après. L'entrepreneuriat commence au 19e mois. Mais vraiment.
- Speaker #1
Bonjour Élodie.
- Speaker #0
Et bonjour Chloé.
- Speaker #1
Bienvenue aujourd'hui dans cet épisode de Flow & Cashflow. C'est le podcast pour ne pas regretter l'entrepreneur. et les entrepreneuses qu'on sera dans 3 ans ou dans 15 ans. Aujourd'hui, on va discuter avec Élodie et je vais commencer dans le vif du sujet. Si tu devais te basculer il y a 1 an, 3 ans, 10 ans, aussi loin que tu veux, qu'est-ce que tu imaginais de toi, de ta carrière, de ta vie ? Et est-ce que ça s'est présenté et comment tu l'as vécu ?
- Speaker #0
Eh bien, rien à voir avec ce que j'imaginais il y a 20 ans. Il y a 20 ans, j'avais donc 24 ans. J'étais jeune maman, tout juste mariée, installée dans un début de vie adulte bien rangé. Voilà, je sortais de ma licence de psycho et je m'étais retrouvée à travailler dans un centre d'appel. Donc en fait, c'était l'élan de la jeunesse, la naïveté de la jeunesse, où j'avais aucun frein et aucune peur face au téléphone et au cold call, ce qu'on peut appeler. Et puis ensuite, j'ai pris un poste. d'assistante commerciale polyvalente dans une TPE de Montargis, puisque je viens de Montargis, dans le Loiret, à côté d'Orléans. Un poste, effectivement, c'était une agence de communication et de créa-web, relations clientes, la compta, du commerce sédentaire, un petit peu tout à la fois. Et moi, mon ambition, il y a 20 ans, quand j'étais jeune, à 24 ans, c'était de construire une... belle vie de famille. Une vie de famille bien rangée, de travailler dans une entreprise presque toute ma vie, dans laquelle je m'épanouirais, où j'évoluerais évidemment. Mais voilà, ce côté un peu, on trouve sa famille professionnelle et on y reste toute sa vie. C'était un petit peu ce qu'on m'avait inculqué, une vie un peu plan-plan, dictée par les codes. de l'époque, par mon éducation aussi. Et je peux le dire clairement, mais vraiment, je n'ai jamais eu l'intention d'entreprendre, jamais. Pour moi, la stabilité et la sécurité, c'était mon ambition. Donc voilà où est-ce que j'en étais il y a 20 ans, et la vie a décidé pour moi. Et autrement, il y a eu des tournants. Qu'est-ce qui s'est passé ? À 33 ans, presque 10 ans après mon début de carrière, en tout cas de vie professionnelle, on va dire, tout s'est effondré un petit peu en même temps. J'ai eu une séparation violente et houleuse. Je suis devenue mère célibataire de mes... deux petites filles à l'époque. Je suis devenue chef de famille du jour au lendemain. J'ai aussi perdu ma maman d'un cancer. Donc j'ai fait ce que je savais faire le mieux. C'est-à-dire que j'ai cherché la sécurité. Alors, après dix ans dans cette TPE, j'avais toujours cet objectif de trouver une grande entreprise dans laquelle m'épanouir toute la vie. Donc je suis rentrée dans une grande industrie internationale. qui avait son siège à côté de mon targis, du coup, de là où j'habitais. Et ce rêve de vivre toute sa vie dans cette entreprise était en moi toujours présent. J'ai donc été assistante commerciale d'un CAM, Key Account Manager. Sauf que ça ne s'est pas du tout passé comme je l'ambitionnais. Déjà l'industrie, ça ne correspondait pas à qui j'étais. Les tubes, les flexibles, c'était absolument l'opposé de ce qui m'animait et de qui je suis, c'est-à-dire les relations humaines. Ensuite, j'ai été harcelée sexuellement. C'est dur de dire ces mots parce que je crois que je ne les ai jamais posées. C'était un monde patriarcal, dans un monde de cadres commerciaux, où effectivement les assistantes et les assistantes solaires comme moi, ça pouvait être hyper mal interprété. Donc ça a été extrêmement violent à l'époque. Tout ce qui était MeToo, etc. n'était pas du tout sorti. Donc, quand on parlait de harcèlement sexuel, les victimes étaient secrètes, étaient considérées comme des menteuses, et les cadres commerciaux, il fallait les protéger. Donc, il y a eu ça, et dans la foulée, je suis tombée malade. J'ai eu mon premier cancer du sein, pour couronner le tout. En même temps, avec des soins quotidiens et des traitements lourds qu'on m'a imposés. Donc ? J'ai fait le choix, dangereux financièrement, puisque je suis chef de famille, de partir pendant ma période d'essai pour mes filles, pour mes soins et pour moi. Donc j'ai été six mois et au chômage et en traitement. Et ensuite, un grand groupe d'agences d'emploi, que je vais éviter de citer parce que je vais en parler, est venu me chercher. Et là, l'aventure... La belle aventure a commencé. En fait, j'ai trouvé la famille professionnelle que je cherchais. Donc, j'y me suis investie avec toute ma loyauté, mon honnêteté. Enfin, ça a été une aventure extraordinaire. J'ai été recrutée comme consultante en recrutement et très vite, j'ai été promue directrice d'agence à Montarchy, donc dans ma ville natale, où j'ai tout appris. Le management, la gestion de centres de profit, les taux de marge bruts, les budgets annuels, le commerce, la croissance, la défragilisation de ton portefeuille, le recrutement aussi, toutes ces techniques de recrutement, etc. Ça a été six ans extraordinaires, riches, intenses, ça a été magique. Je te dis, j'ai vraiment trouvé ma famille. Et moi et mes filles, on avait toujours pour rêve Marseille. Euh, Marseille, littéralement j'en suis amoureuse, mais vraiment depuis mes 16 ans, donc ça fera presque 30 ans. J'ai toujours été considérée comme trop, et à Marseille j'ai toujours eu ma place. C'est-à-dire que Marseille, elle me ressemble, ou en tout cas moi je ressemble à Marseille, et donc j'ai toujours senti qu'ici j'avais le droit d'être moi. Et donc, voilà, avec mes filles qui grandissaient, etc., on a toujours eu pour ambition de s'installer ici. Donc, j'ai demandé ma mutation à mon groupe, qu'ils ont accepté. Donc, ça, c'était en 2023. Ils m'offraient mon grand rêve. Mais à Marseille, ça a été compliqué. Je n'avais pas un poste de directrice d'agence comme ce que j'occupais sur mon targi. J'avais un poste d'attaché commercial et de développement pour deux agences du groupe. Donc c'était de la voiture, J'avais 20 rendez-vous prospects d'imposés par semaine. Moi, on me demande, je fais loyauté, etc. J'avais pour ambition de satisfaire ma famille professionnelle qui m'avait offert mon grand rêve. Et puis de répondre au succès. à ce qu'on me demandait. Sauf que ça a été neuf mois de conflit d'égo avec les deux responsables et directrices d'agence qui occupaient des postes en termes de fonction, en tout cas en termes de hiérarchie égo aux miens. Ça a été neuf mois à essayer de trouver ma place, qui était une fonction transverse. Donc voilà, c'était un peu... de construction de bases de données, de rendez-vous, etc. Et ça a été aussi, malheureusement, 9 mois de violence. Ça c'est pareil, je n'ai jamais posé les mots. Verbal, voire même une fois physique. Donc moi, bon petit soldat, j'ai signalé plusieurs fois. Ma N plus 1 de l'époque, plusieurs fois. Et un mois N plus 2 lors de mon entretien annuel. Rien n'a été fait. personne n'est venu à mon aide. Donc ici encore, malgré le danger financier que ça pouvait représenter, mes filles grandissant, les études, voilà, avançant pour elles et donc les frais, j'ai demandé ma rupture conventionnelle, donc en juillet 2024. Et le 1er septembre 2024, j'ouvrais Adelo. Donc j'entreprenais. J'ai, comme je te le disais, Jamais voulu entreprendre, sauf que la vie m'a surpris. M'a imposé des chemins. J'ai été dégoûtée dans ma vie et dans mes 20 ans de vie professionnelle par les épreuves, par le manque de soutien. de souffrance en entreprise. Donc en fait, travailler pour moi-même, par moi-même, c'est devenu littéralement vital. Malgré effectivement cette peur financière qu'on a quand on entreprend, parce que c'est quelque chose qui plane au-dessus de nous tous les jours, toutes les heures, du nuit, de la nuit, comme du jour, tout le temps. Mais malgré tout ça, j'avais acquis tellement de compétences en entreprise. que je me suis dit, il faut que je puisse le mettre à disposition des autres. Moi, j'ai toujours voulu apporter au monde, rendre service, créer des connexions entre les uns et les autres et avoir un impact, moi, de ma toute petite personne, sur le bien-être des autres. Et donc, je me suis dit, j'ai tout ça, il faut absolument que je le donne, que je l'offre, en fait. Et c'est pour ça que j'ai créé Adelo, pour faire que les... professionnels qui me font confiance puissent rester concentrées sur leur métier, sur leur talent, pendant que moi, je fais le reste. Voilà.
- Speaker #1
Trop bien, c'est super riche. Merci beaucoup pour tous ces détails. Alors, évidemment, j'ai une dizaine de questions et nous allons faire un podcast de 10 heures. Ah non, c'est vrai, on va rentrer en une heure. Bon, ce n'est pas grave, je vais essayer de recentrer. Non, il y a plein de choses qui me viennent. La première, c'est avec ma casquette de préparatrice mentale. C'est concrètement... Alors, je ne te demande pas... de te remettre dans la position à ce moment-là parce que ce n'était pas confortable. Mais par contre, maintenant que tu as passé le step, qu'est-ce qui se joue en toi et est-ce que dans ton corps, ça dit des choses quand tu sais que tu dois y aller, y aller avec la peur en fait. Tu sais que tu es sur un truc de non-retour, ça s'impose, pour toi c'est inévitable, il faut y aller. Et comme tu dis, cette insécurité financière elle peut être... tellement paralysante. De ce que je vois, c'est qu'elle masque tellement tout qu'en fait, les gens n'ont même pas accès à un possible. C'est-à-dire que comme je te rejoins, moi aussi, je viens de la campagne, donc à 30 ans, en général, on a sa maison, ses enfants, son travail. C'est le modèle aussi que j'ai eu. Et moi, juste avant 30 ans, tous mes copains et copines étaient installés avec des enfants et je me suis dit bon, là, je vais partir parce que il doit y avoir autre chose. Mais c'est un peu ce truc de... Tant qu'on ne le sait pas, en fait, ce n'est même pas accessible. C'est vraiment très opaque. Donc toi, une fois que ça s'est déverrouillé, par rapport à ce truc de j'y vais mais j'ai peur, comment tu as fait pour te mobiliser ? Est-ce que tu as des tips ? Est-ce que tu as travaillé des choses ? Est-ce qu'au niveau émotionnel, il y a des trucs qui se sont engagés ? Est-ce que tu peux nous parler comme ça de ton process ? Parce que pour moi, c'est comme les process d'athlète, quand ils s'engagent sur un objectif qui est dans quatre ans pour les JO. Et en fait, pendant quatre ans, il va y avoir plein de choses, mais il faut s'inscrire.
- Speaker #0
Alors, il y a quelque chose qui est très fort en moi et depuis toujours, c'est l'organisation et la préparation. C'est-à-dire que quand tu veux te lancer, c'est un peu comme si tu te disais je saute à l'élastique ou je décide de faire une randonnée et de grimper un mont incroyable, tu ne vas pas partir en tongs ou tu ne vas pas sauter dans le vide sans avoir bien harnaché et bien vérifié derrière toi que tu es en sécurité. Donc en fait, tant que possible, prépare-toi. C'est-à-dire que tant que possible, prépare-toi. Mais, mais, 80% du temps, la vie, elle te met devant le vide et tu sautes. Et tu n'as pas eu le temps de vérifier que tu avais ton parachute correctement harnaché. Donc, en fait, c'est lance-toi. Lance-toi parce qu'au pire, ça marche. Vraiment. Et tu auras toujours de quoi t'en sortir. Moi, c'est comme ça. En fait, les premières épreuves de ma vie ont commencé très tôt. Et donc, très tôt, j'ai... appris de moi-même. C'est-à-dire que très tôt, je me suis dit, mais en fait, je sais gérer et je vais y arriver. Et donc plus j'étais confrontée à des difficultés et plus je me disais, de toute façon, tu t'en sortiras. Tu trouveras les ressources pour t'en sortir. Tu trouveras des gens autour de toi, tu trouveras des ressources en toi et ça ira. De toute façon, ça ira. C'est exactement ça en fait. C'est que ça va aller, mais vraiment. Ça va vraiment aller. Donc, vas-y. Et des fois, tu as le choix et des fois, tu n'as pas le choix. Donc, des fois, tu te prépares, tu vérifies, tu vérifies ton sac, tu vérifies tes chaussures, tes chaussettes, tu vérifies. Et des fois, tu n'as pas le choix. Tu dois y aller. Donc, tu fais un pas et un et un. Et souvent, la colline, elle semble interminable. Tu vas te rébucher, tu vas te poser la question. Tu dois tourner plutôt à gauche, plutôt à droite. Mais dis-toi qu'une fois que tu es en haut, c'est vert. Tu vas monter. Ça va aller. En fait, c'est ça. C'est comme ça que je fonctionne. Je me dis toujours, ça va aller. J'ai peur, bien sûr que j'ai peur. J'ai peur tout le temps. Les gens des fois me disent « t'es d'une force » , mais j'ai peur ! Mes filles souvent me disent « mais t'as pas peur ? » Mais c'est bien sûr que oui, j'ai peur. De toute façon, évalue le risque, mais la peur, elle n'est pas quantifiable. Donc, vas-y. Dans mon corps, tu me parlais du corps, dans mon corps, je permute. C'est-à-dire que quand je suis face à une situation où vraiment je dois prendre une décision, et dans l'urgence, je suis une pro de l'urgence, je ne réfléchis pas, c'est-à-dire que ce n'est pas cérébral, mais dans ma tête, ça permute. C'est comme si tout se déconnectait et que je faisais en automatisme.
- Speaker #1
C'est intéressant parce que d'une part, moi, j'entends une foi en la vie de ouf. Et d'autre part, je raccorde ça à deux trucs. C'est souvent ce que je conseille. D'une part, quand on est face à un objectif ou un trigger dans notre vie, un truc qui vient nous chercher, de se rappeler, de découper ça en mini-séquences et de se rappeler à l'intérieur de notre vie. À quel point on a réussi déjà ces mini-séquences ? Par exemple, tu as déménagé à Marseille. Oui, c'est peut-être la première fois que tu déménages, mais finalement, savoir t'adapter, savoir changer de situation, faire une mutation dans ta vie, tu l'as déjà fait. Donc, en fait, c'est des petites choses que tu as déjà su. Et un autre truc aussi auquel ça fait écho, moi, sur la manière dont je fonctionne et ce que je peux conseiller, c'est aussi de... Et ce n'est pas tout le monde qui le fait, mais tu sais, souvent, on va se donner des objectifs. de chiffre d'affaires, parce qu'en plus, la plupart du temps, on a une vision. On a l'idée de ce qu'on veut vivre et vers quoi on veut tendre. Donc, une fois qu'on a la vision, c'est mort. On ne peut plus faire marche arrière. Mieux vaut ne jamais la voir si on ne veut pas y aller. Et moi, ce que je fais, c'est que je me fais toujours des obligations de moyens. Ce ne sont pas des obligations de résultats. Et ça ressemble à ce que tu disais, toi, dans la préparation. C'est qu'à un moment donné... Sur quoi j'ai le pouvoir ? Sur quoi j'ai la maîtrise ? Où est ma responsabilité ? Ma responsabilité, elle est dans me projeter, anticiper et revenir ici et maintenant et faire tout ce que je peux faire en mon pouvoir. Et j'ai l'impression que c'est un peu ça.
- Speaker #0
C'est ça, on dit toujours que ton énergie va là où tu poses ton attention. Et c'est ça en fait. C'est ça. Et tu parlais de tout à l'heure des succès qui nous servent en fait à monter les étapes une après l'autre et à se dire on va y arriver. C'est OK. J'ai cette réalisation probante là, j'ai réussi là, donc j'en fais une autre, etc. Donc c'est sûr que la toute première, elle est super dure. La première réalisation probante, c'est OK, j'ai animé ça. OK, j'ai déménagé ma famille à 900 bornes. J'ai pris l'une. OK, j'ai quitté un contexte familial violent. J'ai pris les deux. Et en fait, c'est ça. La première réalisation probante, elle est difficile, mais à chaque strat, à chaque fois, ensuite, tu te dis mais wow, en fait, je sais faire. Oui, j'ai peur, mais je sais faire. Donc, c'est ça. C'est se baser sur ces réalisations de Provence-là et ce focus là où on a vraiment envie d'aller, en fait. Même si on n'est pas complètement préparé.
- Speaker #1
Oui, tu vois, c'est drôle parce que l'épisode d'avant, c'était avec Solène. Et elle, elle me partageait la force qu'elle a avec son compagnon. Et justement, dans le fait d'y croire, moi, je raccorde ça à la fois, mais à la fois en soi et la fois en que tout arrivera. Et elle, elle me disait ce que lui disait son compagnon. Et c'est exactement ce que j'ai entendu aussi d'autres entrepreneurs, même qui ont réussi et en tout cas qui ont réalisé ce qu'ils avaient projeté. C'est qu'en fait, il n'y a que ceux qui abandonnent qui n'y arrivent pas. Et ça remet, je trouve, la place dans, en fait, croisi, croisi vraiment. Est-ce que vraiment ton projet y compte ? Est-ce que vraiment tu vas baisser les bras ? Non. En fait, continue, continue, continue et le succès se crée par l'action, le mouvement et surtout par ne pas baisser les bras et ne pas arrêter.
- Speaker #0
C'est ça, on parle souvent de projection et de confiance. Aie confiance en la vie, aie confiance en toi et projette-toi vers là où tu veux atterrir. Oui, mais ça ne fait pas tout. Ça ne fait pas tout d'y croire. Donc effectivement, il faut savoir aussi faire la différence entre la ténacité. Et cette volonté naïve de réussir, parfois c'est dur de se dire, ok, est-ce que c'est parce que là je suis tenace, ou est-ce que c'est parce que là je m'accroche à quelque chose qui... C'est ça en fait qui tourne dans la tête H24 quand on entreprend. C'est ces sujets-là. Ce n'est pas que des sujets financiers, c'est aussi des sujets de là je vais là, mais est-ce que... Ok, mais est-ce que ça... C'est ça en fait qui fait que nuit et jour on y pense. Mais... C'est rien du tout comparé à le bonheur et à la densité et à la richesse de ce qu'on construit. C'est le prix à payer, entre guillemets, au sens propre comme on s'en figure et quoi.
- Speaker #1
Tout à fait. Alors du coup, une autre question. En dehors de ce flashback que je t'ai demandé sur la rétrospective, est-ce que tu peux te présenter de la manière dont tu le souhaites ?
- Speaker #0
Mais bien sûr, je peux faire ça. Moi, c'est Élodie. Je suis développeuse commerciale solaire à Marseille et je l'assume maintenant. Voilà, ça fait en fait, comme je le disais, plus de 20 ans que je respire et que je vis la vente. La prospection, et tout ça pour moi, c'est la relation humaine à l'état pur. C'est la relation humaine à l'état pur et c'est ce qui m'anime. Aujourd'hui, en fait, j'aide les indépendants, les dirigeants et les professionnels, donc TPE, PME, entreprises ou entrepreneuses ambitieuses et leurs équipes, dans leur business, à développer leur business avec méthode, avec exigence et surtout beaucoup d'énergie solaire. La vie est déjà tellement dure, c'est en plus on fait tout le temps la gueule. Donc moi, je suis là pour apporter cadre, structure, amélioration et sourire. Ce n'est pas exprès, mais c'est qui je suis aujourd'hui. Et en fait, mon ambition, comme je le disais tout à l'heure, c'est qu'en fait, vous restiez concentré sur votre talent, sur votre expertise pendant que moi, je vais m'occuper de vous faire briller et m'occuper de gérer le reste. Et voilà, c'est comme ça que je fais. Donc je fais plein de choses. Je suis un peu une boule à facettes, en fait, c'est exactement ça. Je suis une boule à facettes. Selon là où vous me regardez, vous verrez autre chose. C'est ça, c'est moi.
- Speaker #1
Ok, trop bien. Est-ce qu'il y a un moment dans ta vie, alors on a déjà un peu des éléments de réponse, mais peut-être un autre moment ou un de ces moments-là où tu as senti qu'il y avait un point de bascule ? Alors peut-être pas le moment où justement tu t'es mis en action et où c'était sur un point de non-retour, mais un moment où tu as senti que... Là, ça change. Là, ça y est, il va y avoir du mouvement.
- Speaker #0
Je n'ai jamais voulu entreprendre de ma vie, mais par contre, j'ai tout de suite senti que je n'aurais pas ma place. En tout cas, je ne pourrais pas être qui je suis vraiment dans les cadres très fermés et hermétiques de l'entreprise avec leurs propres règles. Donc, très vite, j'ai senti. Donc, le point de bascule, ça a été quand je suis arrivée au bord du précipice, c'est-à-dire après cette douleur. à la fin de mon aventure avec cette entreprise, ce groupe d'agences d'emploi. Le point de bascule, c'est « Ok, si là, je ne fais pas quelque chose pour moi, je vais tomber malade. » Je ne dirais pas le mot « burn-out » parce que je ne le connais pas assez pour moi-même pour m'identifier à un mal aussi profond. Mais je savais qu'à une journée près, si je ne faisais pas quelque chose, je serais tombée malade. Moi, mes enfants n'ont que moi. Ça veut dire que si je suis malade, déjà, il n'y a personne qui va prendre soin de moi, je suis assez seule, et en plus, personne ne pourrait prendre soin de mes enfants. Donc, il est là, en fait. Je me suis dit, là, maintenant, à une journée près, si tu ne fais pas quelque chose, c'est fini. C'en est fini de toi. Et tu dois prendre soin des autres. Tu dois prendre soin de tes enfants. Et qui va prendre soin de toi si tu es malade ? Donc, c'est plutôt ça, tu vois.
- Speaker #1
Alors, est-ce que tu vois aussi, parce que j'ai entendu que tu n'avais jamais voulu être entrepreneur, mais en fait, c'est parce que finalement, ce que j'entends, c'est que tu n'avais jamais vu que c'était possible et tu ne connaissais pas peut-être ce modèle. Ou alors, moi, je vois le village d'où je viens, c'est un tout petit village et les entrepreneurs qui étaient à l'époque, c'est drôle de repenser à ça, mais c'était des commerçants et ils n'avaient pas toujours très bonne réputation. Ou en tout cas, la personnalité qu'ils avaient développée, ce n'était pas les personnes les plus aimées du village. Est-ce que toi, il y a des choses comme ça qui ont fait que tout ce temps où tu pensais devenir salarié, est-ce que tu avais d'autres modèles ? Est-ce qu'à un moment donné, il y a quelque chose qui est venu fêler un peu une brèche à l'intérieur de toi, qui avait commencé à semer une graine en te disant en fait, d'autres choses sont possibles ?
- Speaker #0
En fait, ce n'est pas ça du tout pour moi. En tout cas, ce qui m'appartient, c'est que moi, j'ai toujours eu une vision très clairvoyante de l'entrepreneuriat, dans ses difficultés, dans son abnégation presque. C'est ça, on parle d'abnégation. Et donc, dans sa difficulté, dans son absence de sécurité, depuis toujours, je savais que ce serait vraiment dur, vraiment rude. Et du coup, je ne voulais pas y aller. C'est pour ça que j'avais choisi le salariat pour toute ma vie, de la vie entière. Donc, c'est plutôt là, en fait. Le fait que je ne voulais pas y aller, c'est ça, en fait. C'est que je savais. J'ai toujours su. De par les gens que je voyais. Et puis, de par cette clairvoyance sur le monde de l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Ok, donc c'est une certaine vision du monde, une certaine vision de l'entreprenariat. Après, c'est chacun évidemment son spectre. Et est-ce que tu as trouvé ça si dur finalement ?
- Speaker #0
Franchement, la première année, c'est facile. La première année, c'est riche, c'est dense. C'est vraiment une joie complète. Les 18 premiers mois, c'est facile aussi. Et celles qui entreprennent savent pourquoi. C'est que tout simplement, l'État nous aide sur ces 18 premiers mois. Et la vraie vie, tout commence après. L'entrepreneuriat commence au 19e mois. Mais vraiment.
- Speaker #1
C'est vrai que moi, quand je me suis mise à mon compte, je n'avais pas la rupture conventionnelle. Donc, je suis allée directement dans le grand bain. Mais après, je suis partie pour une grosse mission. Donc, je suis partie pour une grosse mission. Et après... J'ai été freelance pendant neuf ans et au final, j'ai cumulé des missions. Donc, c'était assez confortable. Assez confortable, bien que c'est toujours un peu initiatique. Mais moi, ce que j'ai touché du doigt dans mon expérience, c'est que j'avais eu l'impression d'avoir été un peu entrepreneur de ma vie, au plan professionnel et au plan personnel, même quand j'étais salariée, dans le sens où tu construis, tu bâtis, tu es entrepreneur de ta vie. et qu'après... Je suis passée sur une autre casquette où je suis devenue artiste dans ma vie et dans ma vie professionnelle et dans mes activités aussi où j'ai laissé justement ce flot aussi exister. Mais je me suis aussi autorisée à devenir cette vision qu'on pourrait dire carriériste, mais pas carriériste dans le mauvais sens du terme, dans le sens où en fait, on est tellement tout le temps habité par notre projet. Ça nous stimule tellement, c'est tellement excitant qu'il y a des bulles créatives qui arrivent la nuit qui nous empêchent de dormir. Et ce n'est pas forcément que du négatif avec des... trous de tréseau à combler, mais c'est aussi hyper excitant et hyper palpitant de dire j'ai un nouveau cadeau, j'ai un nouveau joujou et mon enfant intérieur, ça y est, il peut s'amuser.
- Speaker #0
C'est exactement ça. C'est pour ça que c'est passionnant. C'est pour ça que ce qu'on fait, ce qu'on transmet, ce qu'on donne en fait, c'est incroyable. Par contre, moi, effectivement, j'avais une vie faite d'épreuves et très tôt que je me disais c'est déjà dur à gérer si en plus je ne peux pas me... reposer entre guillemets dans ma vie professionnelle je vais jamais y arriver en fait je peux pas tout c'est pas possible je peux pas tout affronter comme ça de plein fouet je vais pas tenir je vais exploser c'est là où les gens qui me connaissent très bien me disent mais tu es d'une force comment tu fais enfin comment tu fais pour avoir la banane comme ça après ce que tu as mangé mais en fait finalement quand ça t'est destiné quand tu dois y aller ben tu y vas et c'est comme ça si ta place elle est d'être à ton compte d'entreprendre, de créer un monde professionnel qui te correspond, d'être qui tu es, avec qui tu veux, autant que possible, évidemment. Mais vas-y, quoi. Si vraiment, tu le sens, de toute façon, tu le sens en toi. Tu le sens. Quand c'est le moment d'y aller, quand c'est le moment de le faire, et quand c'est le moment de te lancer et de t'épanouir, et là, évidemment que c'est difficile, évidemment que tous les jours et toutes les nuits ne se ressemblent pas, mais c'est riche, quoi. C'est riche, c'est intense, c'est... Et ce n'est pas facile, Je disais tout à l'heure, la première année, c'est facile, etc. Oui, parce que du coup, financièrement, tu es aidé d'une certaine manière. Mais vraiment, il y a des fois, tu te dis, mais en fait, c'est trop vite.
- Speaker #1
Oui, et puis l'inconfort d'une vie monotone dans un salariat qu'on n'aime plus. Moi, je sais que personnellement, ça, c'est devenu plus douloureux que la douleur que je peux maintenant m'infliger, entre guillemets. en étant à mon compte.
- Speaker #0
C'est ça. C'est qu'en fait, on est le plus dur avec nous-mêmes. Si on apprenait à être aussi bienveillant avec soi-même qu'on l'est avec les autres, ce serait mieux.
- Speaker #1
Alors moi, j'aimerais bien maintenant que tu nous parles un peu. Alors, je ne sais pas parce que je ne connais pas ça de ta vie, mais j'aimerais bien qu'on fasse un focus sur est-ce que tu as rencontré des personnes qui t'ont aidé sur ton chemin et justement, les personnes qui se sont mises sur ton chemin, donc pas les toxiques qui t'ont permis de grandir, pas celles-là. Mais plutôt, les bonnes rencontres, du coup, à partir du moment où tu t'es mis en action, qu'est-ce qui s'est révélé ? Qu'est-ce qui est venu à toi ? Et comment est-ce que tu as rencontré d'autres personnes ? Et qu'est-ce qui a pu se tisser pour toi ?
- Speaker #0
Déjà, dans un premier temps, ce sont les deux responsables dans ce groupe qui m'ont permis d'accéder à ma ville. Eux, grâce à eux, grâce à leur soutien et à leur amour, entre guillemets, professionnel, j'ai pu accéder à Marseille, où j'ai pu m'épanouir moi-même. Quand j'ai lancé Adelo, et c'est là où ça a été pour moi le déclic, j'ai participé au premier programme marseillais. HEC Stand Up. HEC Stand Up s'est implanté sur le territoire et s'installait, faisait leur première promotion à Marseille en octobre. Moi, j'ouvrais Adelo en septembre et HEC Stand Up recrutait pour leur certification en octobre. Donc, c'est un programme dédié aux femmes entrepreneuses qui ont un projet d'entrepreneuriat. Et c'est là, en fait, où ça a été le déclic pour moi. Après, chacune y trouve son compte ou pas. Pour moi, ça m'a... permis de me redresser. C'est-à-dire qu'à l'âge que j'avais, à plus de 40 ans, c'est venu chercher ce que j'avais dans le ventre, que je savais qui était là, je savais que c'était là, j'ai grandi avec, c'est moi. Et ça m'a redressée. C'est-à-dire que c'est venu chercher et tirer vers le haut, pourquoi ? Pourquoi j'en suis là ? Quels sont les accidents de vie qui m'ont menée là ? Qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Qui j'ai envie d'aider ? Et où j'ai envie d'aller ? Donc moi, dans l'entrepreneuriat, pour moi, personnellement, HST Stand-Up, ça a été... vraiment de quoi me redresser et trouver ma place. Ensuite, il y a eu d'autres personnes. J'ai grandi pendant plus de 20 ans professionnelle au milieu d'hommes, dans un monde d'hommes. J'en avais fait, moi, une agence d'intérim BTP. Donc, je connais les codes. Et ça m'a, oui, en quelque sorte, ça m'a fatiguée. Donc, après HCC Stand Up, qui est un monde de femmes, j'ai découvert Les Épaulettes, qui est un réseau marseillais. créée par Célisiane et animée par Hermine Dagallo sur Marseille. On est aujourd'hui environ 70 femmes. Et cette sororité, alors sororité c'est un mot qui peut être un peu vulgarisé aujourd'hui, moi ça m'a soignée. C'est-à-dire que ces femmes ont pensé mes plaies, vraiment. Pouvoir être soi-même. sans être mal interprétée et sans être violentée. Pour moi, c'était un monde nouveau. Donc, HEC Stand Up, les épaulettes, et aujourd'hui, l'EcoNS, qui est un réseau d'indépendants dédié au mieux-être, au bien-être, à la santé et au sport, que j'anime, que je co-anime à Marseille. Et là, c'est pareil. C'est retrouver des personnes saines, qui ont pour ambition d'aider les autres. Voilà, les personnes qui ont fait changer... Ma vie d'entrepreneuse.
- Speaker #1
Trop bien. Et du coup, j'entends la question que je voulais te poser, c'était par rapport à toi, l'idée de l'entreprise que tu avais pour projet de lancer, donc en septembre 2024, par rapport à maintenant ton activité, est-ce que ça a bougé ? Est-ce que tu as dû t'ajuster ? Est-ce que tu as pivoté ? Est-ce que la vie a été un long fleuve tranquille ?
- Speaker #0
Alors, le pivot fait partie de la vie de l'entrepreneur. J'ai tellement pivoté que j'en ai eu le tournis. C'est-à-dire que moi, j'ai créé des offres et des services qui n'existaient pas. Un peu comme moi, finalement. Un peu hors cadre et hors normes. Et donc, il a fallu réfléchir, penser, tester, pivoter. Réfléchir, penser, tarifier, tester, pivoter. Et donc, en fait, j'ai passé un an et demi à faire la toupie. Et au bout d'un an et demi, j'ai eu un peu le tournis. Je ne savais plus trop. Est-ce que ça ? Est-ce que si ? Et vraiment des relations personnelles, des amis m'ont dit, mais arrête en fait. C'était quoi ton ambition de départ ? Eh bien, reprends-la et va, pique, pique vers ça en fait. Et là, au bout de deux ans, j'ai fait la toupie. Alors, ça a été génial parce que c'était hyper enrichissant. J'ai rencontré des gens, j'ai touché des cibles, etc. Enfin, je me suis pris des murs. Donc, le test and learn, t'avances, bim, tu tombes. Ce n'est pas grave. Pas de décision sans action. Tu fais un pas et si tu tombes, tu te relèves et tu fais un autre pas. pas ailleurs. Et donc, au bout de deux ans, à force de faire la toupie, je suis revenue au point de départ, c'est-à-dire l'ambition d'accompagner les entreprises vers le mieux, le mieux en management, le mieux en commerce. Et en fait, ça y est, ça y est, j'ai trouvé ma place.
- Speaker #1
Je suis bien contente de t'entendre dire parce que moi, c'est ce que je répète en permanence. Et c'est vrai que sur Internet et dans d'autres, voilà, souvent sur Internet, parce que l'indépendant qui se lance ou l'entrepreneur, il a tendance à… S'abreuver de connaissances et il y a tout qui est disponible. Et c'est vrai que souvent, on veut calibrer une offre, vendre nos services ou vendre notre expertise parce qu'on se quitte le salariat. Mais c'est vrai que la preuve par l'expérience et par le terrain, il n'y a que ça de vrai. Il faut se confronter, il faut aller chercher des témoignages, de prospects, leur parler pour vraiment calibrer ce qu'on a vraiment à servir.
- Speaker #0
C'est ça, mener des enquêtes, mener des interviews. Et si je propose ça, ne pas avoir peur. d'aller vers ses cibles, même si on veut travailler en B2B ou aux prises d'entreprise. Dans une entreprise, ce sont des humains. Donc les humains aiment très souvent aider les autres humains, très souvent. Donc ne pas hésiter à poser des questions. Voilà, j'ai cette idée de service. Si vous, vous vous mettiez à la place de mon prospect, qu'est-ce que vous me conseilleriez ? Ça d'ailleurs, ça a été un de mes premiers rendez-vous prospect. Un chef d'entreprise, une grosse entreprise à Marseille, qui me dit, non mais là, Elodie, ça ne va pas. Il faut que le chef d'entreprise sache combien d'argent au total il va... Et en fait, c'est en faisant ce genre d'interview qu'on se rend compte que... Oh, ça, ça ne va pas marcher. Et du coup, on gagne du temps, finalement. On a l'impression d'en perdre. À changer une roue carrée en une roue ronde, on a l'impression de perdre du temps. Mais finalement, c'est en mettant la roue ronde qu'on va avancer. La roue carrée, on va perdre du temps. Donc, c'est ça, en fait. C'est de questionner, de passer à l'action, de faire un pas, de dire, waouh, je recule. C'est exactement ça qui fait qu'on va là où on a envie d'aller.
- Speaker #1
Comment tu fais, toi, justement, quand tu fais une action et que tu t'aperçois qu'il faut l'ajuster et que du coup... Tu es allée dans une direction, tu as fait une roadmap, tu t'es mis à une séquence d'action. Tu vois que ça commence à merdouiller, que ça ne va pas. Est-ce que tu as des tips ? Combien de temps tu restes ? Est-ce que tu as besoin d'un sas de décompression au niveau émotion pour faire le deuil ? Un peu de ça qui n'a pas fonctionné. Est-ce que c'est rapide ? Comment ça se passe pour toi ?
- Speaker #0
C'est ça en fait. C'est là où j'ai un peu du mal parfois à me dire ça, c'est de la ténacité. Et ça, c'est de l'obstination. Des fois, j'ai un peu de mal à me dire, waouh, là tu t'obstines parce que tu crois que tu es tenace. Mais en fait, non. Tu le sais que ça ne marche pas. Ça suffit. Donc, en fait, il y a cette phase où tu dois te fixer des plans d'action et te dire, OK, quels sont mes trois succès ? C'est dur parce qu'on a l'impression de perdre son temps à se poser. Mais ne le faites pas la journée. Faites-le le soir en vous couchant, une espèce de routine mentale. Dire, OK, qu'est-ce que j'ai accompli ? Ça paraît un peu bateau comme règle et comme conseil. Mais c'est ça, en fait. C'est, OK, j'avais ça, ça, ça pour ambition. Là, ça marchait. Là, non. Là, non. Là, non. Là, non. Bon, c'est que peut-être que ce n'est pas le moment. Il y a aussi quelque chose qu'on m'a rappelé. C'est cette espèce de loi Pareto, mais de loi Pareto de l'entrepreneuriat. C'est-à-dire 80-20. 80, ça nourrit ton portefeuille, je suis désolée, mais 20%, ça nourrit ton cœur. Et moi, pendant un an et demi, j'ai fait l'inverse. Donc au bout d'un moment, non, tu dois remettre les choses à leur place et compter. Il faut être clairvoyant. Et oui, j'ai besoin d'un sas de décompression parce qu'en fait, je me mets tellement tout, mais comme je suis moi, c'est-à-dire que toute mon énergie, mon cœur, mon envie, La pugnacité dans mes offres et dans mes projets, que quand je constate que ça ne marche pas, je vais... Ouais, là, je n'ai pas la banane. Moi, je vais avoir... C'est très rapide chez moi, ça passe très vite. Mais je vais avoir ce sas de décompression, ce sas de décompression qui, chez moi, va durer entre deux jours et une semaine, où je vais ruminer. Je suis nulle. Les fameuses croyances imitantes. Je n'y arriverai pas. De toute façon, je n'ai pas ça, je n'ai pas ça. Et après, très vite, ça repart. OK, donc qu'est-ce que tu veux ? Où tu veux aller ? OK, du coup, qu'est-ce que tu vas faire pour aller là où tu veux aller ? Et voilà.
- Speaker #1
Après, je te rejoins. Mais ça vient aussi, moi, je trouve, du discours. Le fait qu'on ait eu ou pas de l'entrepreneuriat autour de nous, cette différence entre s'acharner ou... Parce que tu vois, par exemple, un artiste. il est artiste foncièrement alors je parle pas de moi mais je dis vraiment ceux qui n'ont que ça on va dire ceux qui n'ont que cette corde est-ce que c'est de l'archarnement ou est-ce que c'est de la pugnacité ? Non mais en fait c'est eux c'est eux, c'est dans leur fort intérieur donc quoi qu'il arrive ils ne sont que cousus, enfin tricotés pour ça et en plus je trouve que ça tient à tellement de choses est-ce que ça marche ou ça marche pas mais il y a tellement de critères le marché, les personnes entre 10 prospects à qui on va s'adresser, il y en a, ça ne sera pas le moment, il y en a, ça ne sera pas le budget. Il y a tellement de variables que ce moment où on dit « Ok, c'est de l'acharnement » , en fait, ce n'est pas vraiment de l'acharnement pour moi. C'est toujours « Attends, je veux être sûre, je ne vais pas lâcher le truc. » Si en fait, il y avait 10 verticales, j'en ai vu 9 qui ne marchaient pas, en fait, c'est la dixième. Ce n'est pas vraiment de l'acharnement, c'est que je veux être sûre que j'ai balayé toute la carte et qu'après, je prends mes décisions en conscience et que peut-être je referai. exactement pareil, mais avec une verticale en moins. Et c'est à chaque fois de leur fèvrerie, je trouve.
- Speaker #0
C'est ça, c'est ce que tu dis. C'est à chaque fois faire le choix pour soi de ne pas avoir de regrets et d'avoir vraiment fait les choses qu'on voulait faire pour soi, déjà de base et ensuite pour les autres. Mais c'est ça, c'est faire le choix de ne pas regretter.
- Speaker #1
Oui, parce que tu vois, il y a plein, même si on regarde dans les start-up tech, qu'on lançait des produits ou qu'on lançait des services et il y a... tout qui va bien, c'est les bons fondateurs, c'est le bon business model, c'est le bon truc, mais juste tes 50 autos. Les gens, ils ne sont pas prêts, il n'y a pas une maturation du marché. Et là, tu as beau remettre tout en question, c'est juste le timing. Et ça, tu n'y peux rien. Et là, c'est vrai que c'est un enjeu de ne pas se remettre en question sur tout, de ne pas aller chercher sur tout, parce qu'en fait, c'est toutes ces variables-là qui étaient en jeu et ça n'est pas de notre fait.
- Speaker #0
C'est ça, exactement. T'as tout dit.
- Speaker #1
Alors, on va arriver sur les dernières questions du podcast. Est-ce que tu aurais un conseil qu'on t'a donné et que t'aimes bien transmettre ? Ou sinon, toi, un conseil qui te fait du bien ?
- Speaker #0
Oui, lance-toi. Lance-toi parce qu'au pire, ça marche. Vas-y. Voilà, ça, c'est ce que je dirais. Si j'avais quelqu'un qui venait me voir et qui me disait « j'ai envie de… » mais lance-toi. Lance-toi. Au pire, ça marche.
- Speaker #1
Et pour les autres, parce que du coup, il y en a plein qui regardent ce podcast qui sont déjà lancés ou qui, pareil, peuvent avoir soit dans le bon sens ou dans le mauvais sens, soit le côté traverser du désert, un canal d'acquisition qui s'arrête, un Covid qui vient saper du présentiel ou j'en sais rien quoi, quelque chose qui vient vraiment mordre sur l'activité, ou alors à l'inverse, qui sont full croissance. et qui sont en train de péter les plafonds et qui justement ont besoin aussi de soutien et d'un bon conseil dans ce moment-là.
- Speaker #0
Donc peu importe votre situation, que vous soyez effectivement en développement, en croissance, en stagnation ou en saturation, il y a quelqu'un dont c'est l'expertise de vous aider. Si c'est de la croissance, allez voir peut-être un coach en commerce. Si vous êtes en train d'établir votre business, allez voir un coach business. Si vous êtes en saturation, effectivement, trouvez quelqu'un qui va vous accompagner sur le fait de vous dégager de la bande passante mentale. Il y a toujours quelqu'un. Faites-vous accompagner. N'ayez pas peur et n'ayez pas honte et mettez les moyens pour vous faire grandir. Ce serait ça mon conseil. C'est que vous n'êtes pas seul. Donc, trouvez quelqu'un qui va vous aider à aller là où vous voulez aller.
- Speaker #1
Et est-ce que toi, il y a une habitude que tu as implémentée dans ta vie qui a été un peu game changer ou une personne, une ressource inspirante qui t'aide ?
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Et c'est au milieu de mes vision boards, depuis que je fais des vision boards, c'est moi qui me suis toujours consacrée aux autres, mes enfants au premier évidemment, et ma famille, etc. Ce qui fait de moi qui je suis aujourd'hui. En tant qu'entrepreneuse, c'est le temps que je prends pour moi. Alors, je n'en ai pas beaucoup, mais j'en trouve. Quand on veut, on peut. Ça, c'est clair. Et dans la vie, c'est toujours comme ça. Donc, je vais me prendre 20 minutes pour aller me prendre le bain du matin. Quand la vie n'est qu'à moi, quand la ville n'est qu'à moi, très tôt, je mets mon réveil exprès pour aller me baigner le matin. Prendre ce temps-là et une fois par semaine ou deux, me faire un temps que moi... qui m'appartient et qui me convient. C'est un temps où je pratique le yoga. Mais en fait, c'est juste pour une fois, pas longtemps parce que je n'ai pas longtemps, mais prendre un temps pour moi, qui m'appartient à moi.
- Speaker #1
C'est super intéressant et c'est l'avantage. Et en plus, tu fais les bains froids aussi l'hiver ?
- Speaker #0
Pas encore, non.
- Speaker #1
Moi non plus, mais il faudrait le faire. Ouais ! Comment tu te vois ? Comment tu vois ton entreprise dans quelques temps ? Comment tu vois ton rapport à la retraite ? Comment tu vois ton rapport à l'activité, à ta créativité, à ton entreprise ? Ce que je veux dire, c'est dans la constitution des journées et sur le côté long terme.
- Speaker #0
Ce que j'ambitionne pour moi et mon entreprise, c'est de pouvoir travailler de n'importe où. Et ça d'ailleurs, ça a toujours été un peu... même dans le salariat. j'avais envie de ça, de pouvoir être une ressource pour les professionnels qui me font confiance partout, de n'importe où. Ce que j'ambitionne, c'est d'avoir de tout. C'est pour ça que j'ai plusieurs offres de services et c'est pour ça que je parle de boule à facettes. C'est pouvoir faire de tout avec différents profils et des grosses industries et des entrepreneurs en lancement. et des réseaux c'est pouvoir faire de tout ne jamais faire toujours la même chose parce que je suis comme ça, je suis faite comme ça pour me nourrir de tout et de plein de gens à la fois pouvoir travailler beaucoup parce que j'aime ça et parce que travailler beaucoup ça m'épanouit et ça me rend heureuse donc en fait ce que j'aimerais pour ma vie c'est travailler longtemps, tu parles de retraite. Moi, si Adelo me permet de vivre, je n'ai pas pour ambition de devenir riche, mais ça a toujours été. Je veux juste pouvoir vivre et faire vivre mes enfants normalement. Si je peux le faire toute ma vie... Jusqu'à temps que j'ai toutes mes capacités cognitives, il n'y aura pas de retraite. Je veux le faire parce que travailler pour moi, c'est faire ce que je fais aujourd'hui. C'est une vraie passion.
- Speaker #1
Je te rejoins moi aussi. C'est un peu ça aussi. Enfin, ce n'est pas un peu ça, c'est complètement ça ma manière de voir les choses. Et c'est ce truc, moi, je sais qu'une fois, ça avait planté une graine. J'avais entendu quelqu'un qui disait, alors je ne sais plus qui c'est. qui reprenait cette citation et qui disait « Trouvez ce que vraiment vous aimez dans la vie et vous n'aurez plus jamais l'impression de travailler » . Et c'est exactement ça. Moi, j'ai raccroché aussi les wagons. Et en plus, je suis persuadée que de nouveaux modèles économiques sont en train de se créer, de nouveaux modèles aussi économiques d'entrepreneuriat et de salariés à entrepreneuriat, parce que du coup, pour les salariés qui n'auront jamais entrepris, il y a aussi des choses à créer pour pallier aux… au manque à venir qu'il y aura dans ce qu'on nous a promis et dans la relation toxique qu'on peut avoir avec le gouvernement de mon point de vue. Mais oui, c'est comme ça que je vois les choses. Et comment est-ce que tu vois, comment est-ce que tu vois, tiens, la concurrence ou les prestations complémentaires ? Et parce que c'est vrai que du coup, au plus on s'ouvre, au plus on a envie de liberté, au plus on va entreprendre. Comment tu vois ça, toi ?
- Speaker #0
Toute ma vie, et je peux te dire qu'en agence d'intérim, la concurrence, elle est fou. à la concurrence. En tout cas, oui, bref, la concurrence est forte. Et moi, j'ai toujours, toujours pensé qu'on est tous complémentaires, même si on fait le même travail. On le fait tel que nous sommes nous. Et nous sommes uniques. Ça veut donc dire qu'il n'existe pas de concurrence. Il existe de la complémentarité, de la collaboration, du partenariat ou, si effectivement, ça craint, parce que la personne en face c'est vraiment du copier-coller, etc., de l'ignorance. En fait, c'est ça. Il n'y a pas de concurrence. On fait tous ce qu'on fait à l'image que nous avons et telle que nous sommes. Ça veut dire qu'on est tous uniques.
- Speaker #1
Oui, moi, je te rejoins aussi là-dessus parce que c'est vrai que pour moi, les achats sont de plus en plus émotionnels, entre guillemets, les achats de prestations ou de crèmes qu'on peut nous conseiller parce qu'on est tellement assaillis au niveau cognitif, de prospection, de réseaux sociaux, de tout ça. Et puis, je crois qu'on est aussi confronté en tant qu'entrepreneur quand on essaye de mimer des techniques de prospection, de rentrer en contact comme peut-être on l'a fait depuis 30 ans. Il y a des trucs qui ne marchent plus, il y a des trucs qui fonctionnent encore. Mais c'est le juste degré entre innovation et co-création, je trouve. Qu'est-ce que toi, tu as touché du doigt par rapport à ton activité justement sur ces innovations ? Ou c'est non-innovation parce qu'il y a des choses où tu penses que non, ça c'est ancien et en fait, il faut le garder même si on croit que ce n'est plus la peine ?
- Speaker #0
La prospection, c'est mon métier. C'est ce que j'inculque le plus souvent. En tout cas, ça fait partie de ce que je fais avec le plus de fierté et de passion, d'accompagner à la prospection. Il faut un juste milieu entre effectivement des choses qui existaient déjà dans les années 90. Et ce qu'on doit faire aujourd'hui, c'est là où vous avez besoin d'être accompagné pour ça, c'est évident. Et la ligne conductrice, c'est d'être soi-même, d'être honnête, d'être humain et d'aller vers l'autre. Donc c'est ça en fait. Il y a forcément des techniques et des méthodes qu'on doit vous inculquer parce qu'effectivement, tout n'est pas intuitif. On n'est pas tous commerciaux dans l'âme. Donc il y a forcément des choses auxquelles on doit s'accrocher et qu'on doit apprendre, mais c'est une conversation, c'est un humain en face de vous. Et ensuite, il faut savoir emmener les choses d'une certaine manière avec des mots, il faut savoir faire verbaliser pour que ce soit entendu, compris, il faut savoir s'obstiner ou pas, il faut savoir continuer ou être en veille. Enfin voilà, tout ça ce sont des techniques et des méthodes. qui existent depuis longtemps et qui doivent être pas remises au goût du jour, c'est pas ça. Mais on est dans un monde digital surchargé. Il faut... Tu vois ? Tu vois clairement ce qui date des années 90 qu'on a oublié et qu'on remet maintenant au goût du jour. C'est l'humain. C'est la vraie relation humaine. Ça, ça, c'était la base. Ça a été perdu pendant des dizaines d'années et ça revient. C'est-à-dire qu'on est dans un monde digital surchargé. Si vous n'êtes pas remarquable et mémorable, si vous ne faites pas la différence en allant vers, en prenant le téléphone, en une poignée de main, en une vraie rencontre humaine. vous serez noyé au milieu des autres emails et autres demandes LinkedIn, etc. Et je pense que ce noyer, ça ne doit pas être super agréable. Donc ça, tu vois, ça fait partie des choses qui ne sont pas du tout innovantes, l'humain. Et après, effectivement, il y a des techniques qui doivent être sincères, qui n'étaient peut-être pas avant, mais qui n'étaient pas du tout avant.
- Speaker #1
Et quand tu parles de prospection, c'est quoi la prospection pour toi ? Parce que du coup, ce n'est pas un mot qui est... Ça ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Est-ce que c'est envoyer des DM ? Est-ce que c'est faire du porte-à-porte ? Est-ce que c'est revoir son positionnement, les habitudes de consommation à qui on s'adresse, B2C, B2B, pour comprendre ? Et ça recoupe vachement avec ta licence de psychologie, je trouve, au début de ta carrière, pour vraiment comprendre qui il est et pouvoir faire comme un sorte de caméléon et pouvoir s'ajuster à lui.
- Speaker #0
La prospection pour moi, c'est aller vers l'autre. C'est ça, prospecter. C'est pour ça que j'ai tout un travail que je fais avec les entrepreneuses en particulier sur prospecter. Ça vous fait peur. Mais finalement, prospecter, c'est aller vers l'autre. Et quant à la prospection, ce n'est pas envoyer des DM. C'est un mélange de plusieurs techniques d'approche dans lesquelles vous allez puiser, soit en fonction de votre état mental et physique. puisque quand on est une femme on est soumis à notre cycle et nous n'en n'ont pas prospecté de la même manière si voilà en fonction de notre notre période de monstruel voilà donc ça c'est important aussi de savoir et donc peu importe voilà selon notre état physique ou mental selon l'époque selon la cible Le type d'entreprise si vous êtes en b2b ou effectivement la vie de vos cibles si vous êtes en B2C. Bref, la prospection, c'est un tas d'actions qui constituent une bulle dans laquelle vous allez piocher en fonction de l'époque, de qui, de votre état, de votre envie. Parce que prospecter, on n'a pas toujours envie. Je crois même qu'on n'a même jamais envie, presque. Mais ça s'entraîne, ça se pratique. Bref, la prospection, c'est plein d'actions. en physique, en digital, par recommandation, de visu, en tape-tape, en sauvage. Ça, ça fait la différence à tous les coups. C'est dur parce qu'il faut prendre sa bagnole et aller en tape-tape, clairement. C'est aussi entretenir des relations. Donc, ça va être des emailings. Tout ça, c'est une bulle dans laquelle on va piocher et qui fait la spécialité de certaines personnes comme moi, par exemple.
- Speaker #1
Oui, et puis surtout, maintenant, c'est comme quand on est salarié, on ne fait plus notre carrière dans une entreprise. Et du coup, la vie d'un entrepreneur, c'est aussi ça. Et puis souvent, on dit aussi qu'on réussit une boîte quand on en a fermé une ou deux aussi, parce qu'on doit pivoter, on doit s'ajuster. Les marchés sont tellement volatiles, les technos vont tellement vite que du coup, il faut s'ajuster en permanence. Donc, si j'entends bien, tu veux dire que tu développes une boîte. Une boîte à outils qui sera de toute façon reutilisée, re-au-goût du jour en fonction des vagues et des cycles de la vie de l'entrepreneur.
- Speaker #0
Tout le temps, c'est comme vous. C'est comme vous. Votre vie, elle est faite de haut et de bas, de va et de vient, d'avant et d'arrière. De haut, je monte. De bas, je vais finalement redescendre. De stop, d'accident, de joie, de victoire, de succès. Eh bien, c'est ça. La prospection et l'entreprenariat en particulier, c'est exactement ça. Mais c'est la vie.
- Speaker #1
Comment tu fais ? D'ailleurs, ce sera ma dernière question, je pense. Comment tu fais, par exemple, tu vois, quand tu as dit TapTap, je ne savais pas que ça s'appelait comme ça. Moi, quand j'ai été freelance, au début que je me suis lancée, donc j'ai commencé avec une agence de com, mais à temps plein. Et du coup, je me suis dit, j'en veux plus, j'ai une capacité de travail. Et du coup, je me suis dit, je vais aller démarcher d'autres personnes. C'était dans un immeuble et du coup, je me suis dit, je vais taper aux portes des autres entreprises dans l'immeuble. Et j'ai trouvé un cabinet de courtage. Ça a été mon deuxième client, du coup, en faisant littéralement du porte-à-porte, alors que je n'avais jamais appris à vendre, je ne savais déjà même pas qu'entrepreneur, c'était être sales en premier. C'est le premier travail, c'est ce qui doit prendre le plus de temps, au-delà presque de notre expertise, parce que dès lors, en plus, qu'on arrête. En général, on aura plein de clients, plein de clients, puis un jour ça s'arrête, puis on aura arrêté de prospecter, puis c'est là qu'à gagne. Moi, j'ai l'impression qu'on est quand même de plus en plus confrontés, que ce soit par rapport aux algorithmes aussi dans le digital, mais aussi aux méthodes et aux pratiques et aux personnes qu'on rencontre, qui ont les plus anciens, les plus matures, sont vraiment différents de la Gen Z et selon à qui on tombe. Comment tu fais ? Parce que j'imagine que ça doit t'arriver. justement, tu as un canal d'acquisition, tu as une méthode qui marche bien, soit le porte-à-porte, le call code, peu importe ce que tu as développé. Et justement, tu te retrouves buté avec un moyen de communication qui ne fonctionne plus ou alors, je ne sais pas, des personnes, les clients cibles de la personne se retrouvent complètement transmutés pour une raison ou pour une autre. Qu'est-ce qui va faire que justement, tu ne vas pas rester enlisé ? dans une approche qui n'amène pas de résultats ? Est-ce que tu vas regarder des indicateurs ? Qu'est-ce qui va permettre que tu te bouges d'une autre manière, que tu pivotes, que tu t'ajustes et qui va justement te permettre d'être agile et de rebondir pour ne pas rester dans ce qu'on se dit justement de la casquette sales ou d'un regard d'extérieur, on peut se dire « Waouh, mais ça doit être tellement décourageant parce qu'en fait, souvent, on se prend beaucoup de portes et il y a beaucoup de noms. » Et c'est normal, on ne peut pas plaire à tout le monde. pas jamais là au bon moment. Je ne sais pas si tu vois le sens de ma question. Il n'y a pas vraiment de question. Mais qu'est-ce que tu peux en dire ?
- Speaker #0
Tu parles de la casquette sales et c'est celle qu'on oublie quand on entreprend. On se dit qu'on va former les gens, qu'on va… Bref, on se dit plein de choses. Mais si tu ne prospectes pas quand tu es entrepreneur, tu espères. L'espoir, c'est merveilleux, c'est super, mais tu es chef d'entreprise. Si tu… entreprends, tu vas devoir aller vers les autres. Si tu ne prospectes pas, tu espères ton business. Et c'est merveilleux, c'est super, l'espoir c'est très beau, mais tu es chef d'entreprise. Donc tu en parlais de cette casquette sales, mais c'est la première des casquettes que tu vas mettre sur ta tête. Et ça, on ne le dit pas. Personne ne le dit. Enfin, en tout cas, moi je ne l'avais pas entendu. Donc heureusement pour moi que le commerce est mon métier. Mais... Ça peut effectivement être une première des désillusions quand tu entreprends. Moi, ce qui m'a fait me remettre en question sur mes techniques de prospection, c'est l'envie d'avancer. Et donc, si je constate que faire que du phoning, ça ne marche pas, je vais tourner. Et en fait, c'est pour ça que je parlais tout à l'heure de cette grosse bulle dans laquelle tu vas avoir plusieurs petits sacs de... trucs et astuces et de méthodes de prospection, c'est qu'en fait, il faut que tu t'en pioches à chaque fois. C'est pour ça qu'il faut les connaître. C'est que tu te dis là, ça, j'en ai marre, je suis fatiguée, ou ça ne marche pas, je vais faire plutôt comme ça. Ça, ça me coûte beaucoup de temps, donc je vais faire plutôt comme ça. Ça, c'est beaucoup d'énergie, ou ça me coûte beaucoup d'argent, donc je vais faire plutôt comme ça. Et effectivement, c'est pour ça qu'il faut les maîtriser, ces techniques et ces méthodes, pour pouvoir se dire je switch. Je suis fatiguée, ça me coûte de l'énergie, du temps, donc je change. Et de pivoter, en fait, c'est ça. Mais comme dans la vie, finalement, en entrepreneuriat, ce que je disais, c'est la vie. Tu pivotes. Et dans la prospection, c'est la vie. Tu pivotes, tu testes, ça ne marche pas, ça te coûte, tu changes, tu reprends, tu refais, tu avances, tu recules, tu montes, tu descends. C'est exactement ça.
- Speaker #1
Ok, trop bien, Élodie. Merci beaucoup. Alors, dis-nous, où est-ce qu'on peut te retrouver en digital et en physique ?
- Speaker #0
Du coup, vous pouvez suivre mes aventures et me retrouver sur LinkedIn. Donc elodie.foucault, Foucault comme Jean-Pierre, C-A-U-L-T à la fin. Toutes mes aventures adelo sur Insta, ad, donc A-D-E-D comme ajouté, .elo, E-L-O. Et en physique, vous pouvez me retrouver tous les 3e vendredis du mois au Co-Wellness. à Marseille, donc un réseau que je coanime avec lumière et cadre quand même. Aux épaulettes aussi, ce second réseau dans lequel j'interviens désormais comme adhérente, qui se retrouve aussi une fois par mois. Tout est sur Insta, que ce soit sur les épaulettes, sur CoNS pour me voir et me retrouver. Et sinon, voilà. sur LinkedIn pour suivre toutes mes aventures.
- Speaker #1
Trop bien. Écoute, merci, Elodie, d'avoir partagé ton parcours qui était super, super inspirant et super riche et d'avoir bien voulu faire cette conversation avec moi.
- Speaker #0
Merci à toi pour ton invitation.
- Speaker #1
Et n'oubliez pas de vous abonner pour recevoir les prochains épisodes. Bye bye.