Speaker #0Welcome to Contre-Courant, épisode 3, les vérités, bonnes ou mauvaises, qu'on te cache avant de réussir. Avant de commencer cet épisode, je voulais juste te dire que si tu entends des bruits un peu suspects, tels que des ronflements ou des bruits un peu différents qu'un ronflement, j'ai deux bulldogs français qui squattent tout le temps mes pieds quand j'enregistre, ils sont trop mignons, je peux pas les pousser, donc ils font partie du podcast. Alors aujourd'hui, on va parler des... pensées qui deviennent des choses. Ça veut dire qu'une idée, c'est bien, mais si tu ne lui donnes pas vie, ça ne sert à rien. 60 000. 60 000, c'est le nombre de pensées qu'on a par jour. Mais ça, c'était avant. En fait, il y a des chercheurs de l'université du Queens qui ont publié leurs travaux depuis, dans la revue Nature Communication, et eux, ils sont arrivés à 6 000 pensées par jour. Alors ok, c'est pas 60 000, mais 6 000, ça reste quand même énorme. 6 000 pensées par jour, c'est 250 pensées par heure, en comptant la nuit. Ça veut dire 6 à 7 pensées par minute. En gros, notre cerveau, c'est un bordel. Et dans ce bordel, ben naissent des idées. Et des idées, tu vois, on en a tous. La plupart du temps, quand on a des idées, on va les trouver nulles, tu vois. Et dans des rares cas, on va être là genre, waouh, l'idée du siècle, elle est trop brillante. On a des idées qui vont nous exciter pendant 10 secondes, tu vois, puis pouf, le truc s'envole comme si elle n'est jamais venue. Et puis, tu en as d'autres qui deviennent des obsessions. Est-ce que ça t'est déjà arrivé d'avoir cet ami qui vient et qui te parle de son idée, qui va révolutionner le monde, tu vois ? Il t'explique le truc limite dans le moindre détail, il se projette, il visualise. Le pire, c'est qu'il raconte tellement bien. Tu te projettes, tu visualises, t'es là, tu crois à son projet, tu te dis, ça y est, t'as trouvé une solution et tout, tu te laisses prendre au jeu. Il y en a plein qui font ça. Moi aussi, je faisais ça. Et qu'est-ce qui se passe la plupart du temps avec ce pote qui fait ça ? Rien. Rien. Et c'est ça qui est dommage, en fait. Parce que le comment des mortels ne prend jamais le temps de noter ses idées. Pourquoi ? Pourquoi on les note pas ? Déjà parce qu'il y a quelque chose qui s'appelle l'illusion de mémoire. Souvent, tu te dis que tu vas t'en souvenir le lendemain de ton idée, mais c'est complètement faux. Je te donne un exemple. Moi, mes meilleures idées, c'est très souvent quand je suis avec des potes en soirée, que j'ai un coup dans le nez. Il est 23h, minuit, après trois mojitos, je suis là, ouais, je vais créer ma licorde et tout, tu vas voir, on va révolutionner le monde. J'ai déjà mon plan en tête, je me visualise et tout. Et puis, forcément, entre l'heure tardive et le fait d'avoir un coup dans le nez, c'est clair que je n'optimise absolument pas mes chances, d'ailleurs, de me souvenir de mon idée. Donc, les gars, arrêtez de croire que vous vous en souviendrez le lendemain. C'est faux. Une idée, ça va, ça vient, ça s'envole. Mais il y a une solution pour ça. Les plus grands créateurs, les plus performants ont tous un réflexe. Ils ont soit un carnet, soit une note vocale, enfin, quelque chose, un espace, en fait, où tu vas concentrer tes idées. Je vais revenir sur ça à la fin, mais moi aussi, maintenant, je note tout. Pourquoi est-ce qu'on ne prend pas le temps de les noter ? Parce qu'on se sous-estime. Très souvent, on se dit que l'idée, elle n'est pas ouf, tu vois. Du coup, on va la ranger dans un coin de sa tête. Et quelques années plus tard, tu as un gars qui est devenu millionnaire en vendant sa boîte. Et là, tu te dis, merde, c'était exactement l'idée que tu avais été dégoûté. Et ça, je pense que ça nous est arrivé à tous. Je te donne un exemple. Alors, ce n'était pas une idée révolutionnaire, mais... C'est là en fait où je me suis dit, la prochaine fois que t'as une idée, lance-toi. J'avais 16 ou 17 ans, je vais à un salon du mariage avec ma mère, et je vois, tu vois, t'as un stand de tout ce qui touche aux robes de mariée, t'en as un autre pour les pâtisseries, un autre pour les gâteaux, un autre pour les fleurs, etc. Et j'ai dit à ma mère, mais c'est un gros bordel en fait, un mariage, tu vois, donc t'as 16, 17 ou 18 ans, je sais plus quel âge j'avais, mariage pour moi c'est très abstrait, mais sur le moment, tu vois, déjà je trouvais ça beau. Mais je me suis dit, tu vois, la marier, si elle doit, mon Dieu, s'occuper de tout ça, mais en fait, ton mariage devient un cauchemar. Et j'ai dit à ma mère, mais tu vois, ce qui serait intelligent, parce que je kiffais l'événementiel à ce moment-là, et j'ai dit à ma mère, mais pourquoi pas faire une boîte événementielle, en fait, où tu regroupes tout, tu vois, et en fait, tu proposes un, comment dire, un truc de mariage clé en main. Ben, quelques années plus tard, ça s'appelle le wedding planner, tu vois, et à l'époque, mais je ne l'ai pas fait parce que tu es jeune, parce que tu as 16-17 ans, tu ne connais rien à l'entrepreneuriat, forcément tes parents, tu vois. Ils veulent ta sécurité, donc ma mère qui me dit, bah continue tes études. Mais les gars, mais si je m'étais écoutée, je pense que j'aurais été une des premières en France sur ce marché. Donc voilà, tu vas ne jamais sous-estimer tes idées et faire confiance à ton intuition. L'autre chose pourquoi on ne note pas ses idées, bah parce que c'est chiant de noter. Parce que ça veut dire que tu dois sortir ton téléphone ou tu dois sortir ton cahier. magique, je bug, ton cahier magique, et en plus, je sais pas toi, mais moi encore une fois, mes meilleures idées, c'est en voiture que je les ai, par exemple, tu vois, quand c'est pas le soir à 3h du matin, c'est quand je me tapais un canne martini en Suisse où j'habitais, c'est là que ça arrive, parce que justement, t'es sur la route, tu traces et tout, mais quand tu roules à 200, tu peux pas sortir un cahier, tu vois, sur les autoroutes italiennes, c'est pas possible, c'est dangereux, bah déjà, c'est chaud de noter son idée, et c'est surtout chiant. Et le... pire, c'est que les meilleures idées n'arrivent jamais quand t'es au bureau ou devant ton ordinateur. C'est comme ça. Est-ce que tu t'es déjà demandé pourquoi ? Pourquoi est-ce que les meilleures idées arrivent toujours dans les moments les plus incongrus ? Et quand je dis incongrus, là on va y aller. Ça arrive quand t'es sous la douche, en voiture, aux toilettes. Parce que quand t'arrêtes de forcer, le cerveau commence enfin à se connecter tout doucement. Arrêter de forcer, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'au boulot, par exemple, ton mental, il est sous pression, tu vois, il est concentré sur des tâches qu'il doit accomplir, il travaille dur, il doit réfléchir à ce qu'il fait. Donc comme il est sous pression, il est occupé, le pauvre, il n'a pas le temps de faire autre chose. Alors que quand tu es sous la douche, aux toilettes, en voiture, ce sont des automatismes, tu ne réfléchis pas à prendre ton savon et à te badigeonner avec, tu vois, tu le fais. Tu ne vas pas réfléchir à comment passer une vitesse, tu le fais. Donc ton cerveau n'est pas... occupé à réfléchir à ce que tu fais, il est libre. Et souviens-toi les cours de physique au lycée. Alors, je n'étais pas très assidue, je n'étais pas très forte non plus, mais il y a une phrase qui m'a toujours marquée de la part de mon prof, et sur le moment, je ne comprenais pas le sens qu'il fallait donner à cette phrase. La nature n'aime pas le vide. Donc, plus tu laisses de l'espace, et plus les meilleures idées vont arriver. Et qu'est-ce qu'il fait le cerveau quand il a de l'espace ? Ben il assemble. Et il assemble quoi ? Des souvenirs, des intuitions, des solutions, des opportunités. Et là, hop, tu vois, c'est quand tu tires la chasse que t'as une idée de fou qui vient d'arriver. Et je te répète tout le temps qu'on a peur d'être jugé. Ça c'est vraiment quelque chose qui est propre à nous, à l'humain. L'humain est un être social qui a besoin d'être constamment validé par la société. Donc le jugement nous effraie. Mais quand t'es sous la douche, quand t'es aux toilettes, c'est des moments où tu pourrais paraître le plus vulnérable, tu vois. Mais dans ces rares moments, bah t'as pas besoin de plaire à quelqu'un en fait, t'es juste là avec toi-même et tu vis le moment simplement. T'essayes pas d'être brillant et paradoxalement, c'est dans ces moments-là que tu le deviens. Donc pour tous ceux qui se retrouvent bloqués face à un projet, face à une problématique de vie, de boulot, perso, que t'es là, tu vois, que t'es en train de te casser la tête, que tu cherches... désespérément la solution depuis des heures, des semaines, des jours, des mois, et que tu retournes le problème dans tous les sens et que ça ne vient pas, la meilleure des choses à faire, c'est arrête. Arrête. Éloigne-toi. Déjà, coupe physiquement, en fait. Quand on dit prendre du recul, tu vois, c'est exactement ça. Va marcher, va à la plage. Coupe physiquement pour forcer ton mental à couper mentalement. Et comme je le dis toujours, c'est pas parce que pendant une heure, tu vas mettre tes problème de côté. Enfin... ne t'inquiète pas, tes problèmes seront toujours là quand tu reviens, donc prends le temps de relâcher, prends cette heure pour toi, libère de l'espace. Un exemple, donc j'avais lancé ma société, j'avais produit et réalisé le premier magazine, le premier magazine j'avais réussi à vendre 25 000 balles de commercial, justement de contrat, et du coup les coûts de production de mon magazine étaient à 25 000, donc je me suis dit, ok, pour un premier magazine t'as fait 1-0, T'as rien perdu, t'as rien gagné, mais c'est pas grave, au moins ça commence. Et là, je publie le premier, forcément je lance le deuxième. Et j'appelle, et j'appelle, et commercial, et ça veut pas, et t'as un mois qui passe, et deux mois qui passent. En deux mois, je signe rien. Mais quand je te dis rien, c'est que je ne signe absolument rien. Et plus j'étais là, en fait, je suis rentrée dans cet engrenage de stress où je me suis dit, mais il me restait encore trois mois, tu vois, j'avais un tout petit peu de capital sur mon compte. Si là, dans les trois mois qui venaient, je ne rentrais pas d'argent, je pouvais mettre la clé sous la porte, c'est fini, je retournais au chômage, bref, fin de l'histoire. Je voulais pas ça, et je m'enfonçais dans mon truc, tu vois, j'étais là devant mon ordi, en train de me dire en pleurs limite, mais merde, putain, forcer, Et au bout d'un moment, j'étais tellement au bout de ma vie que je me suis dit, tu sais quoi, arrête. Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai pris un billet pour la Croatie. Donc mes parents, enfin, ouais, sont d'origine croate, je me suis dit, trois, quatre jours, tu peux te les prendre, tu prends un long week-end, ça va rien changer. Prends du temps pour toi. Je me suis pris une maison, les pieds dans l'eau. Donc c'était, Dieu merci, la maison des potes de mes parents. Et là, en fait, j'étais seule avec moi-même. J'ai fermé l'ordi et tous les matins, je prenais mon petit déjeuner. en regardant la mer et je l'aime baigner. Et je me suis dit, tu parles à personne, tu te laisses vivre et tout. Le dernier jour, justement, les pieds dans l'eau, je me suis dit, change ton thème en fait. Change le thème de ton magazine, c'est peut-être le thème, tu vois, sur la vision que tu as envie d'exploiter, c'est juste pas le bon moment. Je rentre après ces 3-4 jours de recul, je commence à vendre, j'ai rentré 120 000 balles en un mois. Donc, libère de l'espace. Mais, reviens quand même, au bout d'un moment. Parce que sinon, tu rentres dans une stratégie d'évitement et de fuite. Et là, c'est encore un autre problème qui s'enclenche. On en parlera dans un autre podcast. Mais si on a des bonnes idées, pourquoi la plupart du temps, on les laisse mourir ? Première des choses, je le répète tout le temps, la peur du jugement. Ça veut dire que quand on a des idées, on imagine déjà le regard des autres avant même d'avoir commencé à travailler sur notre idée. Tu vois, t'as beaucoup de gens qui préfèrent paraître. intelligent plutôt que de risquer d'avoir l'air débutant et c'est dommage les gars, dommage. Numéro 2, le besoin de certitude. Tout le monde veut être sûr que ça marche à 100%, tu vois, parce que dans notre société, on n'aime pas l'échec, on a peur de l'échec, donc on ne va pas démarrer. On freine, on freine et on freine et on se dit, on attend que ce soit bien, puis ça s'éteint. Numéro 3, l'attachement à ton confort. Alors rêver, c'est quelque chose qui est très agréable, Tu as got... tu rêves de ton idée, ça paraît simple et tout. Mais quand tu dois agir pour ton idée, ça demande de l'effort, ça demande de la discipline et de l'inconfort sur tout. Et ouais, les gars, ça vient pas tout seul. Donner vie à une idée, je suis désolée, je vais utiliser un terme un peu vulgaire, mais c'est littéralement te sortir les doigts du cul. Donc si t'es pas prêt à le faire, remettons en question. Y a rien sans rien, tu vas devoir passer par là. Et numéro 4, l'absurdité. L'absurdité, parce que des fois, on a des idées qui sont complètement saugrenues, puis tu te dis, mais c'est pas possible, tu vois, que j'ai pensé à un truc comme ça. Et pourtant, et pourtant, plus l'idée est saugrenue, et je pense que plus l'idée est bonne, et le pire, c'est que si c'est pas toi qui va la lancer, il y a quelqu'un d'autre qui va le faire à la place. Imagine Henry Ford. S'il avait pas eu le cran de lancer son idée saugrenue, tu vois, que tout le monde pouvait avoir une voiture, on serait encore en calèche aujourd'hui. Si Thomas Edison, il s'était pas dit, tiens, j'aimerais... qu'on puisse tous avoir une ampoule électrique à la maison, tu vois, idée complètement saugrenue à son époque, mais on serait tous à la bougie. Donc ne te bloque pas à ça et arrête de te juger. Et je vais terminer ce podcast avec une citation, parce que j'ai l'impression d'être intelligente à chaque fois que je conclue comme ça. Je vais te dire une citation de Napoleon Hill. Alors Napoleon Hill, c'est un auteur d'ailleurs, il a sorti un livre, Réfléchissez et devenez riches. S'il y a un livre que je te recommande, c'est celui-là parce que pour moi ça a été une révélation et ça a été ma Bible, c'est mon manuel, mon guide d'utilisation pour réussir. Et sa citation c'est tout ce que l'esprit peut concevoir et croire, il peut l'accomplir. Ça veut dire que ce que tu vois aujourd'hui comme réalité chez les autres a commencé quelque part comme une pensée invisible. Et à chaque fois que tu as une idée qui arrive, au lieu de te bloquer pour toutes les raisons évoquées au-dessus, commence à lui donner vie, arrête de te juger. D'ailleurs, je vais te donner un exercice pour ça, et je veux que tu le fasses. C'est comme la dernière fois, l'exercice était je t'oblige à rêver. Cette fois, je ne sais pas si tu l'as fait, il faut que tu t'achètes un cahier. Alors, si tu veux prendre des notes sur le téléphone, c'est bien, mais prends un cahier que tu prends partout avec toi. Fais-le, achète-le, ce sera ta bible, en fait, ton cahier. Et pendant 7 jours, je veux que tous les jours, tu notes tes idées avec les dates. Tes idées, même si elles sont nulles, même si elles sont gênantes, même si elles ont l'air impossibles, tu t'en fous, tu notes. Tu ne te juges pas. tu ne réfléchis pas, t'as ton idée qui passe comme un éclair, boum, tu la captures, tu la mets dans ton cahier. Et tu vas comprendre une chose, c'est que t'es pas en manque d'idées, c'est que t'as pas le réflexe de les capturer. Et, alors c'est tout con, mais au début du podcast je disais qu'une idée c'est bien, mais si tu lui donnes pas vie ça ne sert à rien, bah donner vie à ton idée en fait ça commence par là, ça veut dire comment ça la capturer, à la noter, parce qu'une idée c'est comme une plante en fait. C'est pas parce que tu as semé une graine, tu vois, que la fleur n'existe pas. Donc commence à semer tes petites graines dans ton cahier. Donc voilà, je conclue ce podcast en te disant merci de ton attention. Et puis, comme Napoléon Hill disait que l'esprit pouvait concevoir et croire pour l'accomplir, on va parler justement de croire dans le prochain podcast. Donc je te souhaite une bonne journée et je te dis à la semaine prochaine.