Speaker #0Moi, c'est Nina. A 24 ans, j'étais mère solo dans un 13 mètres carrés. Dur, vraiment dur. A 35, j'étais leader de mon marché en Suisse grâce à ma société de médias. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes à traverser les épreuves et à les transformer en moteurs de réussite. Et à travers ce podcast, je partage avec toi mes connaissances, mes expériences, les bonnes et les mauvaises et toutes les vérités que j'aurais aimé connaître avant de me lancer. Bienvenue dans Contre-Courant, le vrai prix de la réussite. Est-ce que tu as déjà eu envie de lancer ton idée ? Et la première image que tu as en tête, c'est que tu vas couler. C'est normal, tu n'es pas faible et tu ne manques pas de courage. En fait, ton problème, c'est le cerveau. C'est toujours le cerveau. Parce que le cerveau humain n'est pas programmé pour se mettre en danger. Lui, ce qu'il cherche, c'est son confort. Ton cerveau veut rester tranquille. Puis vient le moment où ça devient plus fort que toi, un peu comme si tu touches un point de non-retour. Te lancer devient une évidence. Peu importe ta situation, tu peux être avec un emploi stable, en CDI, bien gagner ta vie, au foyer, au chômage ou en galère financière, c'est juste là à l'intérieur de toi. Avant de me lancer, j'avais mon business en tête depuis deux ans, dans le moindre détail. Et je me suis freinée, par peur de ne pas y arriver. J'ai compris que la peur te protège au début, mais au bout d'un moment, ce que tu portes en toi devient tellement fort Beaucoup plus fort que ce que tu retiens. Et en général, c'est là que tu as un déclic qui commence à arriver. Parce que rester immobile avec ton idée devient beaucoup plus douloureux que de prendre le risque de la réaliser. En gros, c'est que même si ton cerveau n'est pas programmé pour se mettre en danger, tu as tellement nourri ton idée en silence que le fait de rester immobile devient dangereux pour ton cerveau. Pour ma part, c'est un enchaînement de situations professionnelles qui m'ont tellement dégoûté. Après, j'ai eu un accident. Là, j'ai passé un long moment en convalescence à la maison pendant neuf mois. Et à la fin, l'idée de devoir retravailler pour quelqu'un, mais c'était impossible en fait. Je ne me voyais pas travailler pour quelqu'un. Il y avait ce dégoût à l'intérieur de moi et c'est là que ça devenait dangereux pour moi. C'est pour ça que j'ai fait le pas en fait. Je me suis jetée à l'eau parce que je n'ai pas eu le choix. Sinon, j'aurais fini clocharde ou anarchiste, va savoir. La réalité. C'est que 39% des entrepreneurs qui se sont jetés à l'eau mettent la clé sous la porte dans les 5 premières années. 50% avant la 6ème. Il y a quand même de quoi avoir peur, parce que dans ce contexte, se lancer, c'est limite inconscient en fait. Et j'ai compris une chose pendant mon parcours. C'est que si je devais comparer l'entrepreneuriat, ce serait avec un océan. Parfois c'est calme. C'est très rare, mais des fois c'est calme. Parfois c'est violent. C'est très souvent imprévisible et incertain. Ça peut t'apporter beaucoup, vraiment beaucoup, tant sur le plan financier, humain, social, psychologique, mais ça peut te couler, ça peut te briser en deux littéralement. Mais alors qu'est-ce qui pousse des personnes intelligentes à faire le pas, tu vois, à se jeter à l'eau ? On est tous influencés par des idées reçues. Encore une fois, notre avis le cerveau. J'ai retenu cinq idées reçues que je trouve vraiment dangereuses parce que j'ai moi-même failli tomber dans le panneau. La première, l'argent rapide. Tu as l'illusion de gagner de l'argent très rapidement. Un matin, on se réveille, boum boum, et on se dit, on a une bonne idée, on n'a aucun plan, aucune stratégie, mais on y va. Concrètement, c'est comme si demain, tu te jettes à la mer sans savoir nager. Numéro 2, une bonne idée suffit. Tu as beaucoup de personnes qui pensent qu'une bonne idée marchera toujours. J'ai des clients qui me disent ça, et du coup, je leur pose la question, ok, l'idée est super, comment tu vas la monétiser ? Et en général, là, on regarde avec des gros yeux, la monétiser, ça va se faire tout seul, tu vois, les clients vont arriver d'eux-mêmes, ça sera automatique. Non, les gars, c'est pas comme ça que ça se passe. Une idée sans exécution, sans marché, sans client, malheureusement, elle ne vaut rien. Numéro 3, la liberté totale. Tu imagines n'avoir de compte à rendre à personne, mais la réalité, c'est que tu dépends de tes clients, de leurs attentes, de leurs délais, de leurs urgences, des fois aussi de leur mécontentement. Et un projet, il a une date de début et une date de fin. Et parfois, la vraie claque, c'est que tu réalises qu'en fait, tu bosses beaucoup plus qu'avant. Moi, c'est dans ce panneau-là que je suis tombée. Pareil, je pensais que j'allais être libre. Et du coup, alors déjà, je n'ai pas pris de vacances pendant 5 ans. Et les rares fois où je prenais des week-ends prolongés ou alors que mon fils était en vacances et que je descendais dans le sud chez mes parents, je me levais à 6h du matin. Mais je bossais jusqu'à 15h et du lundi au dimanche compris. Et mes vacances avec mon fils commençaient de 15h à 20h. Et quand je rentrais et qu'il allait se coucher à 20h, je continuais mes mails, mon admin, etc. Zéro liberté. Numéro 4. On pense que c'est simple et rapide. Créer une entreprise paraît facile. On te fait croire qu'avec un statut, un logo, un site... Internet, c'est bon. Et surtout les réseaux et certaines formations qui te vendent l'entrepreneuriat comme un raccourci vers la réussite. Mais c'est pas ça la vérité. La vérité, c'est que c'est dur, c'est long, c'est exigeant et ça ne s'arrête jamais vraiment. L'entrepreneuriat, c'est l'apprentissage d'une vie. Numéro 5. Ton besoin, c'est le besoin de qui ? Tu vas développer une idée qui va répondre parfaitement à ton propre besoin. Là, pareil, je pose la question à mes clients. Ton besoin, il est partagé ? Et là, on me regarde avec les gros yeux. Si moi j'aime, d'autres vont aimer, mais pas forcément en fait. Pas du tout même. Ce qui te manque à toi n'est pas forcément ce que les autres sont prêts à acheter. Et après avoir compris ces pièges, tu as une chose qui devient claire. C'est que ce n'est pas l'argent qui te fait tenir. Mais alors, qu'est-ce qui pousse ceux qui ont vraiment réussi ? Là, je te parle des entrepreneurs, des plus grands de ce monde, des milliardaires, tu vois. Qu'est-ce qui les a poussés à créer, à persévérer et à tenir pour bâtir justement leurs empires ? J'ai sélectionné trois personnes qu'on connaît tous. Steve Jobs, sa motivation, lui, il voulait démocratiser l'informatique, il voulait que chaque foyer ait un ordinateur à la maison et que ce ne soit plus réservé uniquement aux entreprises et aux ingénieurs. Oprah Winfrey, elle avait une enfance de merde qui était marquée par les abus, la pauvreté. Elle voulait transformer ça, transformer cette douleur en pouvoir. Elle voulait donner une voix à ce qu'on n'écoute pas et humaniser les médias. J.K. Rowling, tu la connais, la maman d'Harry Potter. Quand tu vois l'ampleur mondiale d'Harry Potter, mais tu te dis pas que la nana, elle a écrit son livre quand elle était mère célibataire à la maison en difficulté financière, en dépression avec ses gamins. T'as pas cette image d'elle. Ces trois dinosaures ont trois points communs. Le premier point commun, ce n'est pas l'argent. C'est donner du sens à la vie en apportant une solution à un problème réel. C'est... En quelque sorte, comme accomplir une mission. C'est plus fort que toi, tu vois, tu te bats pour une cause. Et tu dois savoir que l'argent suit la valeur. L'argent est un flux, c'est une conséquence, ce n'est pas la cause. Mais pourquoi ? Parce que dans le business, quand ça devient vraiment dur, l'argent seul ne te donnera pas la motivation pour tenir. Alors ça, je n'y croyais pas moi non plus au début. Pour l'avoir vécu, non, tu as besoin de plus que ça. Un autre point commun que tu remarques aussi. C'est que certaines réussites sont nées dans la souffrance. Je ne dis pas toutes, mais beaucoup d'entre elles quand même. Donc là, on a vu l'exemple de J.K. Rowling et Oprah Winfrey. Steve Jobs aussi a eu un petit moment de souffrance. Est-ce que tu savais que le gars, il s'est quand même fait virer d'Apple en 1985 ? C'est-à-dire qu'il a construit un empire. Ils ont quand même réussi à le mettre à la porte de son propre empire. Enfin, ce n'est pas un petit détail. C'est pour ça que dans ce podcast, j'insiste sur les épreuves de la vie. Une de mes plus grosses épreuves, quand j'étais enceinte... de mon fils, il y a 14 ans. Ma mère a eu un cancer du sein. C'était horrible de devoir donner la vie alors que ta mère, elle se bat contre la mort. Enfin, c'était tout un problème dans ma tête. C'était chaud, je ne vais pas faire la force, je me suis effondrée. C'était un moment qui était compliqué à passer. J'étais dévastée quand j'ai appris ça. Une fois le choc passé, j'avais besoin de transformer cette parenthèse de ma vie. J'avais pas envie que le cancer de ma mère reste figé comme ça dans mon inconscient. C'était une période de souffrance, je ne voulais pas ça. Et il y a un truc que j'ai compris à ce moment-là, c'est que tout le monde entend parler du cancer du sein, tout le monde connaît cette maladie, mais quand tu es confronté à ça, en fait, tu es complètement démuni. Tu cherches des réponses. Je ne savais pas ce que ça voulait dire, je ne comprenais pas les tenants et les aboutissants, je ne comprenais pas le risque, est-ce qu'elle allait y passer, tu vois, enfin, je veux dire, c'est quand même important. J'allais sur les forums, mais la plus mauvaise idée, ça, on le sait tous. J'ai essayé de parler avec des médecins, mais bon, secret médical. Et du coup, j'ai commencé à taper dans des revues scientifiques, mais... J'ai pas les compétences pour comprendre ça, donc en fait je me suis retrouvée face à un manque d'informations sur une maladie que tout le monde connaît. Et c'est là que tout a changé. J'ai voulu créer une chose utile, quelque chose qui aide vraiment les gens dans la maladie. Alors attention, je n'ai pas la prétention de dire que je suis une pharma et que je fais un médicament, mais quand même, j'ai lancé une société de médias spécialisée dans la communication médicale, et j'ai créé deux magazines. L'idée était très simple, rendre l'information médicale compréhensible. pour tout le monde, peu importe ton parcours. Parce qu'un jour, ça peut t'arriver, ça peut arriver à une personne que t'aimes, et là, c'est chaud. Donc ma motivation au début, elle n'était pas financière. Mais en apportant une solution à un problème, je suis devenue en moins de 3 ans leader de mon marché. La tempête, tu ne peux pas toujours l'éviter. Mais tu peux lui donner du sens et tu peux la transformer en moteur. Et le troisième point commun, chez toutes ces personnes, et ce que j'ai eu aussi, c'est d'avoir un cap. C'est quoi un cap ? Un cap, c'est une direction, c'est une destination. Allez, je vais te la faire simple. Est-ce que tu embarquerais à bord d'un bateau si le capitaine te dit qu'il ne savait pas ? où il va. Non, tu n'es pas fou, ce serait complètement inconscient et c'est voué à l'échec. Ben voilà, t'as compris ce que c'est qu'un cap en fait. Le cap c'est une direction. Le cap il est composé de la mission, on l'a vu plus haut, et d'une vision. C'est clairement la direction qui va donner le sens à ta vie. Où est-ce que tu seras dans le long terme ? La vision elle est différente de l'objectif. L'objectif lui il est mesurable, il est quantifiable. La vision elle est plus abstraite, c'est un peu l'image du futur que tu veux créer. Mais elle est essentielle parce que c'est elle qui va impacter tes actions et tes décisions. C'est elle qui va te permettre de tenir quand tout s'écroule, quand tu tapes dans le dur, quand tout est gris, quand tu vois plus le bout du tunnel, que tu sais plus où t'es, tu sais plus comment tu t'appelles. Ta vision, ton cap, c'est ta boussole. Quand je me suis lancée, mon fils avait 6 ans. J'étais complètement solo en Suisse, j'avais pas ma famille à côté. J'avais un cap qui était complètement démesuré par rapport à ma situation. Je voulais que dans 5 ans... mon magazine soit présent dans chaque salle d'attente de médecins et d'hôpital et qu'il soit là à disposition des patients. Et ce cap, je l'ai tenu. Cinq ans après, mon magazine remplissait toutes les salles d'attente. Je vais te proposer un exercice pour justement t'aider à définir ton cap. Tu vas prendre ton cahier magique, celui avec lequel je t'embête à chaque fois, mais tu comprendras dans un an ou deux la valeur qu'il aura eu. Et tu vas séparer ta page en deux. Bien évidemment, tu n'oublies pas de noter la date. On ne va pas faire quelque chose de très complexe. On va juste noter deux choses. A gauche, tu mets là où tu ne veux plus aller. C'est très important pour arrêter de te perdre. Et à droite, tu mets là où tu veux aller. Tu n'as pas besoin de tout savoir au début. Mais vas-y. Qu'est-ce qui te donne envie ? Où est-ce que tu aimerais être ? Lâche-toi. Fais-toi plaisir. Ces informations vont être précieuses pour toi. Parce qu'elles vont t'apprendre des choses que peut-être tu n'es pas encore conscient. Et le cap, comme je le disais plus haut, est composé de la vision. de la mission, mais aussi des valeurs. Et les valeurs, ça c'est un gros sujet qu'on va évoquer la semaine prochaine. En attendant, je te laisse imaginer où est-ce que tu as envie d'être dans le futur, et je te dis à la semaine prochaine.