Description
Dans cet épisode de la série sur les structures psychiques, on met au clair la confusion (très fréquente) entre une structure psychique (névrose, psychose, limite, perverse) et les troubles de la personnalité au sens du DSM. Parce qu'un même diagnostic symptomatique peut recouvrir des structures complètement différentes et qu'identifier la structure psychique de ton patient est essentiel pour adapter la thérapie en conséquence.
Quand on commence à étudier la psychologie clinique, ces notions peuvent rapidement devenir confuses. On entend parler de personnalité, de troubles de la personnalité, de structure psychique, d’état limite, de névrose ou encore de psychose… avec parfois l’impression que tous ces termes désignent plus ou moins la même chose. Pourtant, ils ne renvoient pas à la même manière de comprendre le fonctionnement psychique d’un patient.
Dans cet épisode, je reviens donc sur ce qu’on appelle une structure psychique et sur ce qui la différencie de la personnalité ou d’un diagnostic posé à partir d’une classification comme le DSM-5. L’objectif n’est pas simplement de mettre une étiquette supplémentaire sur le patient, mais de comprendre comment son fonctionnement psychique s’organise.
Deux patients peuvent par exemple présenter des symptômes proches ou recevoir un même diagnostic, tout en ayant des fonctionnements psychiques très différents. Et cette différence peut avoir des conséquences importantes sur notre manière de comprendre ce qui se passe en séance, sur notre posture de thérapeute et sur les interventions que nous allons proposer.
Je vous explique donc comment penser les grandes organisations psychiques (notamment la névrose, la psychose et les fonctionnements limites) et pourquoi la notion de structure psychique peut apporter une lecture clinique différente de celle proposée par les classifications diagnostiques.
On parle aussi de ce que cette lecture peut changer très concrètement dans la pratique du psychologue : comprendre certains mécanismes de défense, mieux repérer la manière dont le patient entre en relation, analyser ce qui se joue dans la relation thérapeutique et adapter la thérapie au fonctionnement du patient plutôt que d’appliquer les mêmes techniques de manière systématique.
L’idée n’est évidemment pas d’opposer diagnostic et approche structurale. Ce sont deux niveaux de compréhension différents qui peuvent apporter des informations différentes sur le patient. Le diagnostic peut notamment permettre d’identifier un ensemble de symptômes ou un trouble, tandis que l’analyse du fonctionnement psychique cherche à comprendre comment la personne s’organise psychiquement.
Et c’est précisément pour cette raison que la distinction entre personnalité, trouble de la personnalité et structure psychique me paraît importante en psychologie clinique. Elle permet d’aller au-delà de la seule description des symptômes pour réfléchir plus finement à ce qui se joue chez le patient et dans la thérapie.
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