Speaker #0Bonjour et bienvenue sur Côté Canap', le podcast où l'on prend le temps de s'asseoir et de discuter de sujets qui comptent en toute simplicité. Aujourd'hui, on met les pieds sous la table, ou plutôt sur le canapé, pour parler de nutrition. Nous avons l'immense plaisir de recevoir Franciane Lison, diététicienne passionnée basée à Quevaucan. Franciane est une spécialiste dans l'approche cétogène et low carb. Elle est aussi forte d'une riche expérience de 20 ans. comme diététicienne dans un hôpital du côté de Bruxelles. Ce qui rend son témoignage si précieux, elle ne fait pas que prescrire. Elle a expérimenté sur elle-même toutes les méthodes qu'elle partage avec ses patients. Dans cet épisode, elle va démystifier pour nous le low carb et le cétogène, partager le constat alarmant qu'elle fait sur l'obésité qui s'accentue et touche les populations de plus en plus jeunes. Et enfin, nous donner son avis éclairé sur les nouvelles générations de médicaments pour la perte de poids. Préparez-vous à une discussion riche en enseignements et en expériences personnelles. Installez-vous confortablement. confortablement. On est bien sur Côté Canap, c'est parti ! Bonjour et bienvenue sur Côté Canap. Aujourd'hui, on va rencontrer Franciane Nison, qui est diététicienne et qui va nous raconter un petit peu son parcours et le pourquoi elle s'est lancée dans cette aventure de la diététique. Quelle est ton approche de ce métier ? On va voir un petit peu ce qui t'anime. Bonjour, raconte-moi un petit peu qui tu es, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Je suis diététicienne maintenant depuis près de 20 ans. Je suis aussi maman d'une petite fille de 6 ans et demi. Et alors pourquoi je me suis lancée dans cette grande aventure ? Ça remonte maintenant. Je pense que c'est à l'époque parce que mon papa s'intéressait très fort à tout ça. Il était devenu diabétique. Et donc à la maison, on avait beaucoup de produits. C'était la mode dans les années 90. Enfin, c'était le début plutôt dans les années... C'est toujours la mode. Dans les années 90, tout ce qui était produit d'Ulcoré, Light et compagnie. Et donc, voilà, j'ai baigné là-dedans dans mon enfance. Et on ne peut pas dire que ça ait beaucoup aidé mon papa. qui a fini par avoir des opérations du cœur et il est mort quand j'avais 17 ans. Et donc je pense que ça a dû lancer l'un dans l'autre l'envie de pouvoir changer les choses. Et donc j'ai commencé les études à Bruxelles, à la base je viens de tourner. C'est donc un peu une histoire familiale qui t'a inspirée pour tes études, toi ? Oui, je pense, oui. La diététique, pourquoi plus que par exemple la médecine dans ce cas-ci ? Ah, la médecine me parlait beaucoup, mais je pense que j'étais réaliste, c'est compliqué, donc moi je viens d'une famille d'enseignants. Et donc c'est plus un baccalauréat que tu as dû faire ? Alors oui, je pense qu'à l'époque c'était même encore un graduat et que c'est devenu un baccalauréat entre les deux, mais ça ne change pas grand-chose. Et donc oui, j'ai fait ça en trois ans à Bruxelles. Ok. Et donc tu es diététicienne ici dans la région de Quevocan, à ton compte, et tu es aussi, je pense, sur Tournai, sur Bruxelles, pardon ? Alors oui, pendant 20 ans, j'ai habité Bruxelles et travaillé à Bruxelles. Et depuis deux ans, j'ai déménagé dans la région. Donc oui, j'essaye de me lancer ici parce que les trajets sur Bruxelles, c'est compliqué quand même. Enfin, c'est pas que c'est compliqué, mais c'est long. Donc oui, j'essaie quand même de revenir plus dans la région. Et quelle est ton approche de la diététique ? Est-ce que toi tu cibles une clientèle particulière ? C'est tout venant, c'est donc tout le monde. Depuis que je travaille, j'ai eu aussi bien des nourrissons que des personnes de 98 ans. Donc c'est tout le monde, des sportifs, des personnes qui ont des pathologies. Après moi je travaille à l'hôpital mais je ne suis pas salariée de l'hôpital, donc je travaille dans la consultation et c'est majoritairement des gens quand même qui viennent pour perdre du poids, même s'il peut aussi avoir des allergies, les diabètes. aussi, mais ils sont plus orientés vers des personnes qui sont dans des conventions de diabète, donc ils ne sont pas forcément chez moi à l'hôpital, mais en dehors de l'hôpital, oui, c'est tout le monde. Tu as plutôt des personnes qui sont atteintes de troubles alimentaires, de surpoids, ou alors des gens qui ont des maladies ? Alors, en grande majorité, c'est le surpoids. Troubles alimentaires, ça arrive, ce n'est pas le plus fréquent, mais ça arrive quand même. et maladie, bah oui, enfin... Alors oui, maladie connue, ou alors on essaye aussi. Alors ce n'est pas mon rôle, je ne suis pas médecin, mais avec toutes les questions, on voit avec le médecin aussi, on voit se dessiner. Est-ce que dans ton approche, tu as une spécificité ? Je veux dire, pour la perte de poids, tu t'es spécialisée dans une technique particulière ? Alors moi, depuis un an, un peu plus d'un an même, je fais l'alimentation cétogène, low carb aussi, donc low carb, pauvre en sucre. et l'anti-inflammatoire. Je me suis totalement spécialisée là-dedans parce qu'au vu de mon parcours, j'ai bien réalisé que c'était vraiment des approches qui me parlaient le mieux et qui fonctionnaient le mieux. Et c'est quoi exactement ? Alors dans l'idée du low carb, sur quoi ça va sur l'anti-inflammatoire, on est dans l'idée de commencer à revoir ces quantités de féculents, de sucre ajouté évidemment, mais de féculents, revoir aussi tout ce qui est les graisses qui sont utilisées pour cuisiner, dans tout ce qu'on mange. qui est un industriel. Et alors, le cétogène, c'est la version encore plus avancée, c'est-à-dire qu'il n'y a plus du tout de sucre dans l'alimentation. Il n'y a plus de céréales, donc il n'y a plus de féculents. Il n'y a évidemment pas de sucre ajouté. Il n'y a plus de fruits, ou en été, vraiment très peu, plutôt des fruits rouges très peu sucrés. Et il y a même beaucoup de légumes aussi qui passent à la trappe, parce qu'on est dans l'idée, alors, de manger beaucoup plus gras. Et le corps commence à fonctionner sur les graisses, sur le principe de l'acétose, et non plus sur le sucre. donc là C'est assez restrictif quand même ? Alors c'est restrictif par rapport au féculent maintenant, par rapport à cette classe d'aliments. Maintenant dans les autres, ça permet justement d'avoir une beaucoup plus large palette alimentaire de ce qu'on fait d'habitude en fait. Est-ce que ça, le cétogène, tu le proposes à tout le monde ou alors c'est pour une certaine patientèle ? Alors non, moi je ne le propose pas d'entrée de jeu, pas du tout. Mais par contre le low carb, oui, d'office. De toute façon dans la diététique de manière générale, On revoit depuis des années, on sait que le féculent pose problème. Mais je trouve que dans l'approche générale, on est encore trop à dire... que c'est important, qu'il en faut à chaque repas. Et moi, je ne le vois plus du tout comme ça. C'est vraiment un équilibre sur, justement, les bonnes graisses, un bon apport en micronutriments, en vitamines, en minéraux. Et l'alimentation cétogène, non. Ça, c'est vraiment quand les patients m'en parlent. Ou certains qui sont prêts et qui peuvent se le permettre aussi. C'est une démarche qui est compliquée. Tu disais aussi que tu fais une diététique pour les maladies anti-inflammatoires. ça veut dire quoi ? Alors, c'est dans la même idée. C'est qu'on sait que les sucres, l'alimentation industrielle, fait souvent des pics d'insuline qui est pro-inflammatoire. Et donc, il y a... plein de pathologies qui peuvent être améliorées au niveau des symptômes ou même qui peuvent régresser, voire vraiment bien changer grâce à cette approche. Par exemple, pathologie, tu peux voir que ce régime-là peut améliorer au niveau des troubles ? Alors, vraiment beaucoup, c'est-à-dire tout ce qui est inflammatoire de l'intestin, des maladies auto-immunes, de la thyroïde. Alors, c'est une approche qui est vraiment à envisager quand il y a une maladie auto-immune, voire même un diabète de type 2, c'est vraiment important de pouvoir manier le low-carb, le Le cétogène, avoir avec la personne, avoir, c'est vraiment au cas par cas. Donc, c'est un peu une approche pour une aide au complément des médicaments ou peut-être justement en remplacement des médicaments pour quelqu'un qui souffre comme ça d'inflammation intestinale, au lieu de dire, je vais prendre des médicaments pour réduire. Non, en remplacement, ça, c'est à voir vraiment avec le médecin. Ça, c'est le médecin qui voit. Maintenant, le fait de se permettre de diminuer, ça diminue en général les symptômes. Et donc oui, il y a dans certains cas des médicaments avec l'accord du médecin qui peuvent être revus. J'avais lu qu'ici, en 2025, il y avait une projection mondiale qui disait qu'au que 2,7 milliards de la population adulte pourrait être en surpoids, voire en situation d'obésité d'ici la fin de cette année. Toi qui as 20 ans d'expérience dans ton domaine, est-ce que ce phénomène d'obésité, tu le rencontres de plus en plus ? Ou alors, tu trouves qu'au niveau... patientelle, ça s'équilibre ? Je le vois vraiment de plus en plus ces dernières années, et surtout chez les jeunes. C'est-à-dire que j'ai de plus en plus de jeunes, de 13. J'ai eu, il y a un mois, je pense, une petite jeune de 13 ans qui avait déjà un foie gras, une stéatose hépatique et un début de diabète. Donc oui, je le vois énormément ces dernières années. La cause à quoi ? Le type... Alors, post-Covid, ça a changé beaucoup, beaucoup. Dans les années qui ont suivi, puisqu'on est déjà 5-6 ans maintenant. Donc oui, tout le monde a beaucoup souffert effectivement, manger différemment, on a moins bougé, et donc oui, ça a eu une répercussion sur... Oui, je pense. Alors il n'y a pas que ça, il y a... Consommation qui est différente peut-être ? Voilà, oui, on voit la nourriture. Alors ici, je ne le vois pas parce que je ne vois pas trop les écoles dans le coin, mais à Bruxelles, c'est fréquent de voir des enfants qui sont déjà dans la poussette avec des paquets de chips et... caprissonne, ou tous les jeunes. Alors c'est rare qu'il y ait des quarantines à Bruxelles, et donc les jeunes de 14-15 ans, ils sont dans la rue à se partager un paquet de chips et à boire des sodas à midi. Donc oui, d'office, ça... Est-ce que toi, avec ton regard, tu penses qu'au niveau des écoles, il n'y a pas encore suffisamment d'alerte ou de signalement pour que mieux manger soit au cœur des discussions et de l'éducation des enfants ? Alors... Je pense qu'ils mettent des programmes en place. Après, c'est compliqué parce que ça ne se passe pas effectivement qu'à l'école. Et puis, même s'il y a une volonté de mieux faire, il y a parfois une méconnaissance quand même du sucre et d'où il est. Donc, en voulant bien faire, parfois, on n'est quand même pas complètement là. Est-ce que c'est ça que tu apprends aussi aux gens à trouver où se trouve le sucre ? Parce qu'on ne se rend pas toujours compte, comme tu parles ici des chips. On se dit que c'est salé, ce n'est pas sucré. Oui. Et pour autant, si on regarde un peu les comptes... Alors je parle même pas du sucre ajouté, je parle du fait que la pomme de terre, c'est là en l'occurrence une tubercule, et c'est du sucre. Donc ce sont des glucides, ça devient du pur glucose dans le sang, ça fait des pics d'insuline, et tac tac tac tac tac. donc c'est ça et c'est cette méconnaissance de se dire bah oui les papes Le pain, le riz, c'est du sucre. Il y a le sucre ajouté, mais celui-là c'est du sucre naturel dont on vante les vertus. Mais voilà, chaque personne va... Il y a l'activité physique, il y a la génétique et chaque personne a un seuil en fait différent. Et c'est ça qu'il faut chercher. Et quand on vient te voir comme ça pour un suivi d'éthétique, à quoi on peut s'attendre en fait ? Qu'est-ce que tu proposes dans ton approche ? Alors, ici, moi, je demande toujours aux personnes pourquoi elles sont venues, parce qu'effectivement, ça peut être d'autres raisons que le poids. S'ils ont des prises de sang, ça peut toujours être intéressant, parce que là, je peux déjà voir si on a regardé tout ce qui était de l'ordre de la glycémie, de la thyroïde, du foie. Donc ça, c'est très, très important pour moi, pour décortiquer. S'il n'y a pas, je demande quand même s'ils peuvent, avec leur médecin, faire une prise de sang pour les foies d'après. Et puis l'idée c'est de voir un petit peu l'historique et de voir comment la personne mange. Est-ce qu'elle fait ses courses et comment elle mange ? Est-ce qu'il n'y a pas parfois des clients qui auraient peur de dire la vérité aussi ? Il y en a bien sûr ! clairement après moi il y a parfois des gens qui me disent ah mais je vous confesse je vous le dis mais je dis bah moi il n'y a pas de problème je pars du principe qu'on ne manque à soi-même donc moi je suis là pour vous aider et après je vais par exemple parler dans mon cas comment tu arrives à motiver sur le long terme les patients qui viennent te voir souvent un régime au début on est plein de volonté on s'y met à fond cuisine etc ensuite on ne trouve plus le temps parfois on a une vie sociale très intense et on n'arrive pas toujours à dire non comment tu motives un patient qui est sur le point de flancher en se disant, oui, mais la vie sociale dans ma balance... C'est compliqué. Alors déjà, je retire la notion de régime, ce qui est vraiment horrible. Ou alors parlons de régime alimentaire comme le régime alimentaire d'un animal. Mais non, le mot régime me pose problème parce que c'est quelque chose de désagréable qu'on fait sur le court terme. Donc non. Et en fait, moi, depuis un an, un an et demi que je fais la démarche du cétogène low carb, j'insiste vraiment sur le fait que ce n'est pas une histoire de poids. C'est une histoire de santé. Et en fait, quand on prend conscience que c'est à n'importe quel âge, mais plus on avance, plus il est vraiment tantime, qu'on doit vraiment faire attention à ne pas abîmer sa santé future, à se régénérer, à faire attention à ses premiers symptômes, parce que plus tard, il y a des risques de diabète. Alors, voilà, il y a les âges, il y a beaucoup de choses, mais il y a, oui, tous les risques de pathologie, tout ce qui est Alzheimer, Parkinson, même s'il y a d'autres causes aussi que l'alimentation, ça en fait partie aussi. Et donc, j'insiste bien sur penser... à votre futur parce que vous êtes en train de le construire. Et une fois qu'on arrive à comprendre que la démarche n'est pas le poids, que le poids n'est qu'un symptôme d'un autre problème, c'est beaucoup plus facile de se lancer dans cette démarche où on commence à prendre conscience de ce qu'on fait et du fait qu'on s'empoisonne avec certaines habitudes, certains aliments, c'est plus facile. Est-ce que c'est... Je pense que ça doit être quand même difficile de... passer cette étape du poids quand on souffre d'obésité, malgré tout, le regard des autres est compliqué, donc même si effectivement il y a la santé, je pense que dans un premier temps c'est absolument, les gens qui viennent te voir vont avoir envie que leur corps corps change ? Alors il y a les deux. C'est-à-dire que moi j'ai de plus en plus de personnes qui font des régimes depuis peu, parfois, l'adolescence et qui ont 50 et qui savent très bien à force d'avoir essayé tous les régimes qui existaient et ça je leur explique beaucoup aussi, c'est ces régimes, c'est tous ces types de régimes qui ont finalement affaibli le corps parce qu'il y a eu des manques et ça explique toute la trame qui s'est mise après. Et donc quand on a ces discussions pour vraiment comprendre les enjeux et puis ces personnes qui ont tout ce recul, compris comprennent bien que c'est plus leur problème principal. En fait, leur problème principal, c'est d'être en bonne santé, et puis, et quand on arrive à faire pivoter ça, il n'y a plus ce problème du poids, parce qu'on arrive à comprendre que le problème est ailleurs. Ça soulage un mal, un autre. Par exemple, il y a des gens qui mangent par, on peut dire par tristesse, mais il arrive, moi, par exemple, j'en fais partie, je sais que si j'ai une journée compliquée, ça me fait du bien d'avoir un petit apéro, d'avoir un petit chips, un petit verre, qui est mal, parce que je vais... je vais bousiller tout ce que j'aurais fait de ma journée, d'avoir préparé des bons petits plats, etc. Mais ça va me récompenser, entre guillemets, d'une journée difficile moralement. Comment tu comptes ce... Alors... C'est vraiment de plaisir. J'aurais tendance à dire que moi, je suis comme tout le monde. Donc, c'est justement... Alors, pourquoi j'en suis venue à développer toute cette façon de travailler ? J'en suis venue, moi, au cétogène, parce que moi, depuis plus d'un an maintenant, je mange cétogène. Ce n'est pas parce que j'avais des problèmes de poids. C'est parce que j'ai vu des symptômes, plutôt, à mon avis, de préménopause arriver sans aucun médecin ou quoi ne m'aiguille. T'écoutais encore. Voilà. Donc, à force, j'ai fini par me rendre compte de ça. Je me suis lancée dans cette aventure. Et moi, avant tout ça, j'étais quelqu'un qui mangeait énormément de sucre. Alors pas de sucre de mauvais sucre, même si j'étais une grande fanate gâteau. Je mangeais aussi beaucoup de figues, de dattes, de sucre naturel, sucre de coco et compagnie. J'en mangeais vraiment beaucoup plus que la moyenne. Je... prenez pas de poids mais je me suis rendu compte en fait avec ça toute cette démarche me suis rendu compte oui effectivement que ça abîmait le cerveau ceci cela et donc je me suis lancé dans cette démarche et en mangeant c'est aux jeunes et bien j'ai pu prendre conscience qu'ils avaient plus aucun problème avec ça c'est à dire que moi depuis depuis plus d'un an je fais cette démarche on peut mon gâteau préféré à côté de moi, je n'en ai plus rien à faire. Je sais, pour l'avoir testé et pour avoir aussi vu, évidemment, chez des patients et puis pour tous les témoignages que j'ai écoutés pendant que je me suis formée, que cette alimentation, en fait, elle permet de réguler la glycémie. On parle du cétogène, mais dans l'hélocarbe, on a déjà aussi cette approche. Ça permet déjà de réguler les niveaux d'insuline. Dans le cétogène, vraiment, là, c'est très, très fort. Et comme il n'y a pas de pic d'insuline, il n'y a plus. Donc, il n'y a plus ce besoin de réconfort majoritairement après. Il y a toujours le cycle hormonal chez la femme. Et donc, on peut toujours avoir plus ou moins des fluctuations. Oui, oui, beaucoup. Et alors, si maintenant, on craque, est-ce que c'est grave dans ce style alimentaire-là ? D'avoir un craquage de sucre dans le moment où on essaye de l'arrêter ou de le diminuer. Dans le low-carb, moi je pars du principe que ça ne l'est jamais de toute façon, puisque si c'est ponctuel... Ça n'influence pas. Maintenant, dans le cétogène, cétogène, si on se met à manger beaucoup de sucre, on ne va pas être bien. Parce que le corps n'est plus habitué à envoyer autant d'insuline. Qu'est-ce que ça provoque de retirer comme ça le sucre ? Est-ce que le sucre est un peu comme une drogue, finalement ? Alors, le sucre ajouté, oui, complètement. Après, les féculents, de manière générale, quand on en mange beaucoup, oui. C'est des pics de glycémie avec le glucose, donc oui. Qu'est-ce qu'on peut constater comme bien-être quand on arrête ça ? Alors, l'idée, c'est vraiment de comprendre, et c'est là qu'il y a l'erreur de tous les régimes, c'est quand on diminue le sucre, quand on commence à faire attention à ça, on doit manger plus gras et de meilleure qualité. Donc, on commence à bien sélectionner les produits animaux. Donc, voilà, c'est parfois des longs chemins pour des personnes qui sont véganes ou végétariennes et qui ont vu leur santé décliner après 10-15 ans. Alors, je ne dis pas chez tout le monde, il y a des gens chez qui... Alors, pour le véganisme, c'est un autre sujet, mais pour le végétarisme, il y a des gens qui arrivent à très bien... Je dirais ça, il y a des génétiques, il y a des histoires, il y a des parcours et tout le monde est différent. Donc c'est vraiment, quand on diminue le sucre et qu'on commence à augmenter le bon gras, on a une satiété naturelle. C'est-à-dire qu'on n'a plus, on mange à satiété, on mange du gras et on n'a plus de piques. Et donc on fait la journée sans être obnubilé par, il y a le paquet de biscuits, il y a le chocolat, il y a tel... Non, il n'y a plus de problème. Donc le cétogène, c'est le gras plus que les protéines ? Oui, c'est le gras qui devient gras. Il y a eu à un moment donné une mode du régime du camp. Là, on était dans un maigre. C'est catastrophique parce que ça peut refaire d'autres problèmes métaboliques. C'est déjà une première approche, mais le problème, c'était qu'il n'y avait pas ce gras qui doit remonter. Là, il y avait quand même un problème au niveau des reins aussi. Oui, dans un hyperprotéiné sans compensation de gras, c'est trop difficile pour les reins. Ce qui n'est pas le cas avec le cétogène. Trop de gras ne nuit pas. On pourrait se demander de manger du gras alors qu'on veut en perdre, ça apparaît un peu bizarre. Alors oui, c'est pour ça qu'il y a aussi, il faut voir entre le low carb et le cétogène, mais dans un cétogène, on apprend au corps à utiliser ses propres graisses en fait. Donc il va carburer sur ce modèle-là, il l'utilise. Et il y a vraiment une satiété malgré tout, il n'y a pas, comme on utilise ses propres graisses, il n'y a pas ce sentiment de faim. Non, dans un cétogène, c'est... Alors un cétogène bien fait, il y a des gens qui vont se lancer là-dedans tout seuls, qui pensent avoir les bonnes quantités, c'est pas du tout le cas. Et là, voilà, moi j'en ai plein des patients qui ont testé ça il y a plusieurs années parce que ça avait été un peu... un petit peu dans la vente et qu'ils ne l'ont pas fait de manière adéquate. Et pour eux, c'est un échec. Mais ils ont fait de l'hyperprotéiné maigre. Et donc, ça ne fonctionne pas. Dans un cétogène bien mis, ce n'est pas possible. On ne peut plus manger. On a une fraisse à ce sujet. La satiété qui fait qu'on ne sait plus manger. Ce qui n'est pas le cas avec l'alimentation occidentale où on va manger une pizza et tout d'un coup on a envie d'une dame blanche en dessert parce que ce n'est pas de problème. Même si on n'avait plus faim avec la pizza, ça repasse très bien. Ça n'existe pas en alimentation cétogène, ce n'est pas possible. Et tu dis en alimentation occidentale. Pourquoi ici le cétogène, c'est quelque chose qui vient d'ailleurs ? Non, pas du tout, mais je voulais dire de manière classique dans l'alimentation occidentale. Donc on redécouvre finalement son estomac, sa capacité à manger grâce à ce système. Ça doit être assez surprenant, oui, effectivement. Après, il faut que le corps s'habitue, et ça, ce n'est pas si facile que ça, dans le cétogène. Il faut combien de temps, quand on commence un régime, enfin, pas un régime, mais un rééquilibrage, pour que son corps accepte ce genre de choses et ne pas ressentir, par exemple, le manque du sucre ? Alors, si c'est dans le low-carb, là, on est entre les deux. Donc, déjà, les gens, en général, se sentent très vite mieux, parce que, déjà, le fait de diminuer le sucre et féculents, on perd vite déjà 3-4 kilos d'eau, en fait. C'est toujours pareil, c'est le glycogène qui s'en va. Voilà. l'eau qui s'en va qui était associée. Et puis, très rapidement, on a la glycémie qui se régule et on a moins ça. Après, on peut vite retomber dedans, comme tu disais, on est vif. Après, c'est tout le temps effectivement se rappeler. C'est malheureux, mais c'est souvent aussi des stress de santé qui font que là, on y va. Là, tout d'un coup, on prend la mesure de la gravité et on y va. Donc, c'est plus facile, entre guillemets, de s'y mettre quand il y a une conscience que la santé est en jeu. Oui, voilà, c'est plus facile. Et c'est pour ça aussi qu'il y a beaucoup de gens qui se mettent au cétogène parce que ça peut être aussi pour traiter des gros problèmes de santé, pas les traiter, mais accompagner la démarche, évidemment. Donc oui, bien sûr. Mais donc voilà, dans l'alimentation, le carb, on a déjà très vite ce confort. Après, ça peut être vite reparti, clac. Parce que le cerveau, il est pour tout ce qui est rééquilibrage, je vais peut-être parler plus pour moi, mais je sais suivre une diététique comme ça pendant trois mois, et ensuite, mon cerveau m'a mis. Il va me dire, mais à quoi bon ? Je rate quelque chose dans ma vie privée. Parce qu'il y a les sorties et les restaurants et j'ai beaucoup de frustration à dire non. Et donc, mon cerveau, il va me dire, oui, mais bon, allez, on va se faire plaisir un peu. Une fois que je craque, la porte est ouverte et c'est très compliqué de la refaire. Bien sûr, c'est toujours le cas. C'est pour ça que quand il y a un enjeu, on est remis tout le temps au fait que sans cet enjeu, ça demande effectivement une autodiscipline qui est très difficile à avoir pour la plupart d'entre nous. Est-ce que toi, tu proposes dans ta diététique des suivis comme ça, un peu comme des coachings ? C'est très aléatoire. Il y a des gens qui reviennent et que je vois depuis des années, effectivement. Puis il y a des gens, ils ont compris, on ne les revoit plus. Donc ça, c'est très personnel en fonction des gens. Tu t'adaptes un peu en fonction des gens ? Oui, c'est eux en fonction de leurs demandes. Du reste, maintenant, j'essaye de me remettre sur les réseaux sociaux et de partager parce que... Je pense qu'on est tous pareils. Quand on lit des trucs, on se rappelle que... Et donc, parfois, c'est ce genre de choses, effectivement. Toi, tu es diplômée dans ton métier. Qu'est-ce que tu penses, justement, des gens qui font un peu coach diététique sans vraiment avoir des formations ? Je vais parler, par exemple, des nutrition coach, etc. On voit beaucoup ce genre de choses, justement, sur les réseaux sociaux. Que ce sont des réelles formations ? Est-ce que tu as déjà un petit peu regardé ce qu'ils proposaient ? Alors, oui. Oui, bien sûr, quelques-uns. Après, je pense qu'il y en a qui ont vraiment compris des choses et qui sont des personnes très autodidactes qui font du très bon travail, comme il y a des professionnels qui font du très mauvais travail. Donc je pense que ce n'est pas toujours le bagage appris qui fait que non, je pense qu'il y a des gens qui font du bon travail. Et toi, dans ta démarche, tu testes les choses un peu sur toi, d'après ce que tu dis. avant un peu de te lancer sur le cétogène. Donc, c'est vraiment quelque chose que d'abord, tu as testé sur toi. Et puis après, tu t'es dit, oui, ça, ça fonctionne bien. Comment ça a fonctionné pour toi au début ? Ça a été dur. Pour moi, ça a été dur. Après, moi, je réfléchis beaucoup. Je suis toujours à très fort paramétré pour moi. Et donc, dans le cétogène, ce n'est pas juste une histoire de retirer les sucres et de manger plus de gras. Il y a aussi l'apport en sel, il y a l'apport en potassium. Il faut acquérir des connaissances. Et donc, au début, on peut ne pas être bien, ça peut être compliqué. Et donc, oui, pour moi, ça n'a pas été facile. Mais il y a des personnes que je suis et pour qui il n'y a aucun problème. C'est très, très aléatoire. On peut peut-être revenir sur le côté cétogène et les graisses que tu dis. A quoi on doit s'attendre quand tu parles de graisse ? Déjà manger plus gras, ça c'est ce que j'apprends aux gens. On est toujours sur le fameux blanc de poulet. Alors en fait non, le blanc de poulet c'est vraiment le morceau le moins intéressant. C'est manger la cuisse, c'est manger les ailes, c'est manger... on doit manger du boeuf, c'est manger l'entrecôte, c'est manger là où il y a le plus de gras. C'est remanger, si on mange du porc, du porc avec des morceaux gras. Alors dans l'alimentation cétogène, il y a plusieurs façons de faire le cétogène aussi. Donc bon là, ça ça devient compliqué, mais il y a plusieurs façons de le faire courant. Moi, dans ce que je propose, alors si on est vraiment dans le cétogène, c'est qu'on va ajouter du gras, c'est-à-dire qu'on va même ajouter du beurre, on va ajouter du beurre clarifié, le gui, on va ajouter des crèmes fraîches. En fait, c'est un virage à 180 par rapport à ce qu'on a toujours expliqué. Donc moi, quand je me suis formée à ça, ben... C'était tout l'inverse de ce que j'avais dit pendant des années. Et au niveau légumes, alors ? Alors, les légumes, c'est déjà les légumes de saison et local. Et alors, ce que j'explique bien, c'est que les légumes, on va vers des saisons où il y en a de moins en moins, même s'il y a les légumes de conservation. Donc, manger des tomates en plein hiver... Ça n'a pas de sens. Donc voilà, c'est déjà cette première logique. Pour ce qui est après des légumes dans le cétogène, c'est particulier. Il n'y en a que quelques-uns. Alors on va me dire, oui, les fibres, sans les fibres. Alors c'est beaucoup plus complexe que ça, le cétogène. C'est-à-dire que ça refait profondément le microbiote. Et chez plein de personnes, en fait, diminuer les fibres donne un énorme... confort intestinal qui a aussi à tout cet aspect ces modes de commencer à manger complet le riz complet les pâtes complète la plupart du temps non c'est pas une bonne idée ça alors oui ça donne une satiété quand on mange beaucoup de donc pour cet aspect là oui mais il faut savoir que les fibres peuvent être irritante chez beaucoup de personnes par exemple tout ce qui est les gens qui souffrent de maladies de Le chrôme ou ce genre de choses, le cétogène est plutôt conseillé alors ? Oui, parce que justement ça libère au niveau des fibres, on est plus sur les produits animaux, alors encore plus sur les viandes qui en général sont très bien tolérées, viandes grasses, sont très bien tolérées par l'intestin, ce qui n'est pas le cas des végétaux. C'est assez surprenant, à l'heure actuelle on est quand même aussi dans une ère du vegan. du végétarien. Comment ça se passe si tu as une cliente ou un client qui vient et qui dit, mais moi je mange pas d'animaux, je suis intéressée par votre démarche, mais au niveau des convictions, c'est pas possible. Pour le végétarisme, j'ai les deux, donc moi j'explique toujours la démarche par rapport au low carb à ce moment-là. Et alors ça dépend, il y a des personnes qui entendent bien et qui étaient sur le fait qu'elles vont, souvent elles sont là parce que des années ont déminéralisé, il y a de plus en plus de problèmes. Et donc il y en a qui entendent et qui réessayent certains produits, des oeufs, le poisson, et puis il y en a qui disent non, c'est pas possible, et alors je m'adapte par rapport. S'il y a des oeufs, c'est quand même déjà bien. Alors ça dépend, ça dépend la démarche, ça dépend la personne, ça dépend où elle en est, ça dépend de beaucoup beaucoup de critères. maintenant pour certaines si elles tolèrent les os, ce qui n'est pas toujours non plus non plus le cas, ça peut quand même être intéressant ou du moins le jaune, c'est à voir mais si pas, je fais ce que la personne a avec son bagage, maintenant je lui ai dit l'information et pour le véganisme par contre je pense que sur le long terme en général il y a d'office des problèmes puisque c'est pas possible en fait on peut pas être végane Dans les rééquilibrages que tu proposes est-ce que les gens vont devoir prendre des compléments alimentaires ? Moi je conseille souvent de revoir le taux de vitamine D parce que les normes sont déjà très très basse pour la marge inférieure. Et dès qu'on est proche de la marge inférieure, souvent le médecin ne va pas trop se stresser. Mais on sait, il y a quand même beaucoup de chercheurs et de médecins qui se penchent là-dessus et qui savent qu'avoir un très bon taux de vitamine D est important. Qui plus est, la première source de vitamine D, c'est le soleil. Et qui peut encore se permettre d'être au soleil tous les jours, comme il faudrait, voir le lever de soleil pour vraiment bien synthétiser ? Plus personne. Donc la plupart du temps, je conseille quand même un complément de vitamine D qui ne coûte rien du tout. Et alors, selon les profils, selon où ils en sont, parfois des formes de magnésium qui sont intéressantes parce qu'on en manque aussi de plus en plus. Oui, mais ça, je pense que c'est général, même sans... Voilà, en dehors de ça, non. ... prééquilibrage. OK, il ne faut rien de plus. C'est vrai que, par exemple, dans un régime pur protéines, il y a beaucoup de carences, donc ils sont toujours proches. conseiller de prendre d'autres choses ? Ce n'est pas le cas, en tout cas, pour vous. Ça va dépendre aussi de la prise de sang, de tout ça. Il y a des personnes chez qui un complément zinc, en sélénium... C'est pour ça que tu préconises aussi une prise de sang dans ta démarche ? Oui, ça passe par le généraliste. Ce n'est pas moi qui le fais. Mais oui, je trouve que c'est mieux d'avoir quand même un regard. Parce que le problème aussi, c'est que les prises de sang sont souvent beaucoup trop faibles ici, en tout cas en Belgique. En France aussi, je pense. On ne demande pas énormément de paramètres, par exemple. exemple, moi j'ai encore vu il y a deux semaines un monsieur d'une 54 ans qui faisait des prises de sang depuis 15 ans, tous les ans, à date régulière, et à chaque fois sa glycémie était normale, sa glycémie était normale, et puis cette année, il y a trois mois, il est devenu diabétique, il dit, je ne comprends pas, ça fait 15 ans que tout va bien, eh bien oui, ce qui se passe, c'est que dans sa prise de sang, on ne dosait que sa glycémie, et on ne va pas chercher s'il y a une résistance à l'insuline, et donc je pense que, voilà, il y a prise de sang où on se dit tout va bien mais en fait elle n'était pas si complète que ça la prise de sang. Il n'y a pas une énormément de paramètres. En Amérique, ils font des prises de sang parfois avec 700 paramètres si pas plus. Alors, ça a un coût aussi. Ah oui, oui, bien sûr. Est-ce que ça a un intérêt d'aller aussi loin ? Je ne pense pas. Déjà, il faut comprendre tous ces paramètres. Maintenant, je pense que parfois, il n'y a pas assez de paramètres qui sont dosés. Maintenant, ce n'est pas que les médecins ne veulent pas. C'est que c'est compliqué aussi. Pour la thyroïde, ils ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent. La thyroïde aussi, on passe souvent à côté. Une dose que la TSH, s'il faut, ne métabolise pas bien la T4. On ne voit pas qu'il y a un problème et tout va bien. Non, ça peut ne pas aller. C'est quand il est un peu trop tard qu'on s'en rend compte au final. Je pense qu'il n'est jamais trop tard, mais en tout cas, il y a déjà plein de symptômes qui sont arrivés. Ça demande plus d'énergie, là où souvent on commence à en avoir de moins en moins. Et donc, c'est ça qui est dommage. Et quand quelqu'un arrive comme ça avec un pré-diabète ou autre, est-ce qu'il y a moyen de résorber par l'alimentation ? Oui, tout à fait. Vraiment ? Oui. C'est fou. Et la thyroïde, par contre ? Alors, la thyroïde, ça va demander de bien, bien renutrir son corps, parce que c'est souvent aussi un appauvrissement, justement. Au niveau du sélénium, il y a, c'est une catastrophe ici, parce qu'on ne mange plus assez de poissons, parce qu'on ne mange plus des produits laitiers de bonne qualité, parce qu'on ne mange pas des œufs, et donc, on n'a pas vraiment... Et le sel iodé, il faut bien se dire que déjà, on ne met pas des quantités de sel énormes, mais il est volatile l'iode, donc après trois mois il n'y a plus d'iode. Donc la plupart d'entre nous n'avons pas des bons statuts en iode, et la thyroïde se fatigue aussi. Donc oui, il faut vraiment repenser son alimentation. par rapport à ça. Est-ce que dans ta patientèle, tu vois plus une certaine maladie se développer plus que d'autres ? On voit de plus en plus de résistance à l'insuline, ça c'est quasi la plupart d'entre nous. C'est qu'on mange trop de féculents, ou trop de sucre encore plus, donc oui, bien sûr. Petit déjeuner sucré, comme on va le faire, le pain, la confiture, le fruit, le sacro... c'est un fruit qui est si... Et puis après en collation, des fruits parce que c'est bon, et puis à midi, la grosse baguette avec... avec des fruits, et puis l'après-midi, des fruits, et puis le soir, la grosse portion de pâtes avec deux nouveaux. Et donc oui, ça fait tout à chaque fois, et donc on ne s'en rend pas compte, on a l'impression de bien manger. Non, c'est beaucoup trop. La plupart d'entre nous, on est sédentaires en plus, donc on ne l'utilise même pas. Et donc ce qui se passe aussi, c'est que le corps ne sait plus faire face à ces doses massives de sucre, et le foie, il trinque aussi, et on attrape des stéatoses non-alcooliques, donc le foie qui devient gras. Ce n'est pas le gras qui donne le foie gras. C'est le sucre, c'est fou, c'est une méconnaissance qu'on a et on fait des raccourcis beaucoup sur ce qu'on pense connaître. Est-ce que tu as des anecdotes ou des fiertés par rapport à ton expérience de ces 20 ans ? En tout cas depuis ma démarche du cétogène et certaines personnes. personnes qui m'ont suivie là-dedans, je vois des personnes qui galéraient depuis des années avec un passif vraiment compliqué, qui en venaient parfois être en chaise roulante ou avec des cannes, qui ont vraiment eu des mieux-êtres. Oui. énorme de santé, des pertes de poids aussi qui vont vite là, puisque c'est des personnes qui avaient des poids quand même qui étaient facilement dans les 120, et donc ces personnes perdent assez facilement, une fois qu'elles changent complètement de paradigme. J'ai déjà eu aussi, il y a pas mal d'années, un monsieur, enfin un monsieur, il était pas... il avait, je pense, début de la trentaine. ou fin de la vingtaine, il était à plus de 200 kilos. C'est-à-dire que même la balance du travail n'était pas adaptée. Ça aussi, dans les hôpitaux, il faut revoir tout le matériel d'ailleurs, souvent. Et ce monsieur, alors donc là, on n'était même pas dans le cétogène, puisque là, ça doit remonter à une dizaine d'années maintenant, s'y était mis. Et d'ailleurs, il n'arrivait même pas à venir. Il ne savait pas marcher jusqu'à l'hôpital et il venait en taxi. Et il avait commencé à bien changer. Et puis, je l'ai revu, je le revoyais qu'il marchait. Donc, il avait perdu. après je ne l'ai plus vu parce que j'ai déménagé. Je pense que voilà. Il y a des gros déclics et puis c'est parti. Tu préconises une activité sportive aussi dans ton approche ou alors c'est pas... Alors oui, oui. Maintenant, il faut voir le cas de figure aussi. C'est une personne totalement épuisée, en burnout. Il faut déjà retrouver l'énergie. avant de pouvoir se permettre de faire du sport. Ça demande déjà parfois une fameuse démarche d'en arriver à avoir l'énergie pour. Et quand on a l'énergie pour, oui, bien sûr, il vaut mieux. À l'heure actuelle, sur le marché, j'imagine que tu en as entendu parler, il y a de plus en plus de médicaments, notamment un médicament qui est prescrit pour des diabétiques, qui est prescrit pour les personnes pour perdre du poids. C'est quelque chose, apparemment, aux États-Unis, il y a 8 à 10 % de la population qui prend ce médicament. pour perdre du poids. Il est allant sur le marché belge. Qu'est-ce que tu penses de ces médicaments pour aider à la perte de poids ? En tout cas, depuis environ un an, effectivement, j'ai de plus en plus de médecins qui conseillent ça à leurs patients et d'endocrinologue, sachant plus. Comment avancer ? Ils prescrivent ça à leurs patients. Alors j'en ai qui sont contents, j'en ai qui viennent me demander parce qu'ils ne veulent pas. C'est quelque chose qui est vraiment entré. Moi, j'ai vu comme ça une patiente perdre 9 kilos en un mois. Elle était ravie. Après, moi, je disais, c'est vous, je ne m'en ballerai pas parce qu'en fait, sur ces 9 kilos, il y en a la moitié, c'est du muscle. Et ce n'est vraiment pas une bonne idée de perdre du muscle. Qui plus est, c'est assez récent. sur le marché. Il n'y a pas assez de recul. On force le corps à faire quelque chose. Si le corps s'adapte, le corps est intelligent. Il va toujours vers la vie. L'économie, il fait toujours du mieux qu'il peut. Et là, on le force à faire quelque chose alors qu'il avait mis des stratégies en place. Donc, oui, il y a déjà des problèmes de plus en plus dans les pays où il y a du recul. Il commence à signaler quand même des problèmes sur le pancréas, sur la thyroïde. Et qui plus est, si on arrête ces injections, l'équilibre revient à la norme. Ça peut coûter très cher pour certains. mais moi je pense que c'est ça ça fait des carnages, parce que voilà, après, cette dame qui était si contente, elle a plus pu avoir ses injections remboursées. Là, le moral, c'est comme à chaque fois des échecs, c'est de nouveau un nouvel échec. Après, je pense qu'il y a quand même qui doivent probablement utiliser ça, certains médecins qui doivent faire ça avec des très petits dosages, et peut-être que ça peut être intéressant. De nouveau, c'est au cas par cas, il faut voir la personne, mais si elle est en état d'épuisement, voilà, et qu'on pousse, parce que ça coupe l'appétit, donc quelqu'un qui est en état d'épuisement, à qui, hier encore, j'avais une dame effectivement à qui sont psychiques à travers recommandé ça et cette dame était en burn out en état d'épuisement je dis c'est pas une bonne idée vous allez encore moins manger vous allez encore moins apporter de vitamines de minéraux de l'acide gras essentiel ça va être pire ça joue sur le moral d'avoir ce sentiment de satiété de ne pas avoir faim ah bah oui oui ça fait tous oui mais je veux dire ça joue sur le moral surtout après c'est ça que je veux dire ça va elle va se sentir mal mais oui bah comme toujours quand on quand on est dans une démarche où on perd du poids on se sent bien mais là à quel prix c'est au prix de l'épuisement mais c'est au cas par cas de nouveau après je pense qu'il y en a beaucoup c'est parce que comme tu le disais ils ont déjà testé tellement de choses que c'est un peu vu comme le dernier moyen le dernier espoir à défaut de faire une opération puisque il ya aussi ce parallèle il ya cette possibilité penser les bails parce que ça s'appelle c'est aussi c'est alors moi j'ai travaillé pendant six ans dans un hôpital à accompagner ces personnes et puis à un moment donné où voyant vraiment l'envers du décor je n'ai plus voulu travailler là dedans je ne voulais plus accompagner les personnes là dedans parce que c'est la même chose c'est on se trompe on se trompe dans la démarche on force le corps à quelque chose et il s'épuise après moi j'avais des personnes qui qui avait fait des by pass il ya 20 ans et qui était dans un état de santé qui était vraiment pas bon des personnes à qui on a fait un bail passe ou une cilive et qui reviennent cinq ans après pour refaire un bail passe sur un bail passe donc voilà c'est très au cas par cas il ya des personnes pour qui ça fonctionne c'est souvent plus des personnes jeunes qui qui était en bonne santé, non, aussi sur le long terme, mais de manière générale, on... on force le corps à quelque chose sans avoir écouté le pourquoi le poids était monté. Et ça, pour moi, c'est marrant. Est-ce que souvent, dans le cas de prise de poids, c'est un facteur psychologique ? Non. alors ça dépend, il y a de tout ça peut être l'alimentation ça peut être effectivement du stress qui fait qu'on mange plus ça peut être la ménopause, l'après-ménopause ça peut être beaucoup de médicaments dans une enfance qui auraient abîmé un microbiote aussi ça a un énorme rapport l'intestin beaucoup d'antibiotiques peuvent ne pas aider dans le futur il y a beaucoup de raisons et est-ce que les femmes ou les hommes sont plus enclins à une prise de poids ? Qu'est-ce que tu remarques, toi ? Alors moi, j'ai plus souvent des femmes que des hommes. Pas forcément qu'elles sont plus enclins. Je pense qu'elles vont plus vite essayer de changer les choses aussi. Là où les hommes vont... Il y a peut-être un lien avec le regard aussi, le regard des autres, qui est peut-être plus développé sur la femme que sur l'homme. Oui, bien sûr. après ça commence aussi maintenant chez les jeunes j'ai de plus en plus de jeunes de 17, 18, 19, 20 qui viennent par eux-mêmes justement tu parles des jeunes je constate que dans les jeunes il y a quand même aussi une vague de jeunes qui veulent prendre soin d'eux qui vont beaucoup plus à la salle de sport est-ce que toi tu as justement des suivis comme ça diététiques de gens qui dès le début veulent une bonne hygiène alimentaire oui ça c'est justement plus les jeunes hommes qui sont comme ça ils sont mis dans une discipline sportive et soit ils veulent vraiment aller à fond dans leur démarche et demander à un professionnel, soit ils n'ont pas eu les effets escomptés et donc ils vont chercher de l'aide. Mais oui, il y en a toujours eu, mais il y a plus que ça par le phénomène des salles. C'est bien dans l'ensemble, donc je trouve qu'il y en a justement qui prennent leur santé en main tôt. Après, il faut voir avec l'excès de sport aussi, parce qu'il faut que les articulations... Ça peut être l'addiction. Oui, bien sûr, ça peut aussi... Après, ce n'est pas la pire. Non, mais... Alors, il faut voir sur les articulations. Pourquoi il faudrait venir te voir, toi ? Qu'est-ce que tu voudrais apporter comme démarche pour les gens qui nous écoutent ? Justement, cette connaissance sur cette démarche low carb, parce que c'est méconnu. Je pense que beaucoup de gens passent à côté parce qu'ils sont juste dans la privation du sucre, la restriction, sans avoir augmenté ce qu'il fallait, donc ils passent à côté. Et quand on a bien compris ça, ça permet d'aller dans la démarche, d'avancer et de ne pas revenir en arrière. Merci beaucoup pour ton conseil et ton retour. C'était très enrichissant. Merci. Notre conversation sur Côté Canap' avec l'experte Franciane Lison s'achève ici. Franciane, un immense merci d'avoir partagé ton savoir et ta transparence. Ton approche, où l'on expérimente avant de conseiller, est vraiment inspirante. Cher auditeur, si vous avez envie de transformer ces conseils en actions concrètes, le Canapé de Franciane Lison est ouvert à que vos camps. N'hésitez pas à contacter pour un accompagnement personnalisé. Toutes ces coordonnées seront disponibles dans la description de cet épisode. Et pour notre note de fin, oublions la pression du maigrir à tout prix et retenons plutôt que la victoire, c'est de trouver l'équilibre qui nous permet de nous sentir bien dans nos baskets et sur notre canapé. Je vous invite à partager vos témoignages et vos petites victoires en commentaire. Abonnez-vous, partagez Côté Canap' et on se retrouve très vite pour un nouvel échange enrichissant. D'ici là, portez-vous bien !