- Speaker #0
Bienvenue sur Côté Canap, le podcast où l'on prend le temps de s'asseoir pour questionner nos trajectoires, nos équilibres et parfois nos révolutions intérieures. Au cours de notre vie, on cherche souvent à se délester du superflu pour enfin se retrouver. Aujourd'hui, je reçois une femme qui a décidé de ne plus se cacher. Elle s'appelle Camille, vous la connaissez peut-être sous sa page Instagram On s'habille avec Camille. Sur ses réseaux, elle expose les codes avec les couleurs vibrantes et une liberté de corps qui fait du bien. Mais au-delà des looks... Camille nous apprend surtout à habiller notre propre peau. On va parler ensemble d'images, de regarder d'autres et de chemins sinueux mais nécessaires vers l'acceptation de soi. Salut Camille et bienvenue sur Côté Canard.
- Speaker #1
Salut Julie, merci beaucoup de m'accueillir.
- Speaker #0
Un plaisir, un plaisir. J'aime ton univers coloré et j'avais hâte de te rencontrer pour discuter, découvrir qui se cache justement derrière cette belle page colorée. Dis-moi, je voulais savoir si on était dans un monde un petit peu différent, si maintenant la... police de la mode existait et que tu ne devais choisir qu'une seule couleur pour t'habiller le reste de tes jours, quelle serait-elle ?
- Speaker #1
Sans hésiter, le rose.
- Speaker #0
J'avais pas hyper de doute sur la question, mais bon, on ne sait jamais. C'est vrai que ton compte reflète beaucoup le rose et d'ailleurs, je voulais savoir pourquoi cette couleur ?
- Speaker #1
Eh ben, c'est une excellente question. Je porte du rose depuis très peu de temps finalement. J'ai jamais porté beaucoup de roses en étant petite, Merci. en étant au lycée, parce que j'ai toujours eu une connotation en histoire avec cette couleur un peu... Voilà, c'est les filles qui portent du rose. Si tu portes du rose, t'es un peu fifi et tout ça.
- Speaker #0
T'associais ça négativement, toi, le rose ?
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais, j'associais ça un peu. Barbie ? Ouais, c'est ça. Et puis moi, quand j'étais enfant et ado, j'étais pas du tout dans les bébés, les poupons, les barbies, les choses comme ça. Moi, c'était les animaux, les lapins, les orques, les dauphins. Rien à voir. Et du coup, ce n'était pas du tout une couleur que je portais. Je crois que c'était une couleur que je ne m'autorisais pas à porter non plus. Parce qu'elle était connotée négativement pour moi. Après, avec ce côté très féminin, tu sais, très un peu... Girly,
- Speaker #0
et on associe les couleurs. En fait, toi, tu as ça, tu as ce ressenti couleur. Tu as des perceptions, en fait, de ce que je comprends sur les couleurs. Donc là, tu avais un côté négatif. Et qu'est-ce qui a changé, en fait, dans ton rapport à cette couleur ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qui a changé ? c'est que je me suis autorisée à... Je me suis autorisée à... aimé cette couleur. T'as osé. J'ai osé, exactement. En fait, je voyais beaucoup passer de pièces colorées, enfin, de pièces, des vêtements colorés associés avec du rose et du rouge et des choses comme ça et en fait, j'ai commencé à porter pas mal de rose et de rouge et en fait, aujourd'hui, je me suis rendue compte tout à l'heure en passant sur mon feed Instagram, il y a du rose dans quasiment toutes mes vidéos.
- Speaker #0
C'est même pas fait exprès, limite.
- Speaker #1
Non, c'est pas du tout fait exprès. Et quand je regarde mes tenues, j'ai quasiment toujours une petite touche de rose. Donc vraiment, pour répondre à ta question, ce serait définitivement le rose.
- Speaker #0
Le rose. On va revenir un petit peu sur ton parcours. Donc, je voulais savoir qui tu es et qu'est-ce que tu fais dans la vie, si on peut le savoir.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Je suis Camille, j'ai 31 ans. J'habite à Grenoble. France dans les Alpes. Et ce que je fais dans la vie, je suis créatrice de contenu sur Instagram, sur YouTube. Bientôt, je l'espère, sous format podcast aussi. Je suis responsable d'une boutique de seconde main, d'une boutique de vêtements de seconde main à Grenoble depuis mois d'août et je suis future coach en images.
- Speaker #0
Wow, quelle palmarès, dis donc ! Mais tu tournes autour quand même des vêtements finalement, même en dehors de ce côté contenu réseau sociaux. Tu as une patte dans la mode. Et plutôt dans le seconde main. Pourquoi ?
- Speaker #1
Alors, pourquoi dans la seconde main ? Pareil, c'est une bonne question, Julie. En fait, mon histoire avec Pastel, donc la boutique que je gère à Grenoble, depuis la sortie de Vinted notamment, j'ai beaucoup consommé de seconde main. Et l'année dernière, quand On s'habille avec Ami a explosé sur les réseaux, à nous, du coup, la fondatrice de Pastel, a ouvert un pop-up à la base Pastel est originaire de Lyon, la boutique est lyonnaise et Anouk avait envie de s'implanter à Grenoble et donc elle a ouvert un pop-up et elle m'a invitée à venir découvrir donc Pastel c'est un dépôt vente et en fait au-delà du lien avec Anouk qui s'est créé très rapidement parce qu'on s'est très bien entendus en fait j'ai trouvé absolument génial le fait de pouvoir qu'on ramène nos vêtements, qu'on remette en circulation des vêtements qu'on a déjà
- Speaker #0
Du coup, tu es la première consommatrice de la boutique dans laquelle tu travailles, si je comprends bien.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Ce n'est pas trop tentant, ça, justement ?
- Speaker #1
Si, mais le problème qu'on rencontre aujourd'hui, c'est que dans la seconde main, notamment dans les dépôts-ventes, on n'a pas beaucoup de grandes tailles. On a beaucoup plus de petites tailles, donc on a beaucoup de 34, 36, 30... 38, 40, et au-delà, en fait, c'est très compliqué d'avoir des tailles au-delà. Et comme moi, je fais du 44, du coup, je ne peux pas tout consommer. Ce qui n'est pas plus mal, parce que sinon, j'achèterais tout le monde.
- Speaker #0
C'est en quelle année que tu as ouvert ta page Instagram ?
- Speaker #1
Officieusement, mon compte Instagram, il date de 2013. Ah ouais ? Oui. en fait on s'habille avec Camille avant de venir on s'habille avec Camille c'était mon compte privé qui s'appelait Glottes parce que oui c'est rigolo parce que quand je signe je mets ma signature quelque part on dirait que j'écris Glottes et du coup je me suis dit ah j'ai envie d'un truc un peu rigolo bon bref Et On s'habille avec Camille, je l'ai ouvert. J'ai changé mon nom vers On s'habille avec Camille et j'ai passé mon compte en public en 2024, le 13 janvier.
- Speaker #0
Quelle était cette ambition en fait, On s'habille avec Camille ? Comment ça t'est venu comme idée ?
- Speaker #1
Après le confinement, j'ai fait une grosse dépression. Je sentais que j'avais besoin de renouer du lien avec mon corps et je sentais que j'avais envie de le faire à travers le vêtement. Je suivais pas mal de créatrices de contenus sur les réseaux, notamment sur TikTok. Je suivais Colline de... Et pourquoi pas Colline ? À l'époque, elle s'appelait comme ça sur les réseaux. Et Colline, elle partageait ses looks tous les jours. Et j'aimais trop, en fait. Et je me disais, ah, mais ce serait trop bien. Moi aussi, je pourrais faire ça. Et ce que je regardais, en fait, c'est que je me disais, Colline, c'est trop cool parce que quand elle poste ses looks, si elle n'a pas d'inspiration un jour ou qu'elle ne sait pas comment associer telle ou telle pièce, elle peut toujours revenir à son... À son Instagram, à l'encontre de la boîte, ce qu'elle a déjà fait. Exactement. Et... Fun fact, le nom On s'habille avec Camille m'est arrivé un matin alors que j'allais au travail dans mon ancien job, j'étais dans les ressources humaines, sous la douche à 6h30 du mat. On s'habille avec Camille, c'est génial pour un nom de compte, mais ça c'était bien avant, j'ai trouvé le nom en 2022. Donc ça a pris le temps quand même de mûrir. Je me suis dit, fin 2023, que j'avais envie de prendre en photo mes looks pour avoir une sorte de bibliothèque de looks dans mon téléphone pour voir un peu ce que je portais aussi comme vêtements. Un jour, je me suis dit, c'est dommage de ne pas partager ça. Et j'ai publié pour la première fois sur... J'ai changé le nom de mon compte. J'ai basculé sur On s'habille avec Camille. Et j'ai posté pour la première fois le 13 janvier 2024.
- Speaker #0
Tu dis donc que ça a mûri juste après le confinement, ce rapport justement aux vêtements. Est-ce qu'avant de créer ta page Instagram, tu as changé de look à ce moment-là ?
- Speaker #1
Pour retracer un petit peu... En 2020, j'ai beaucoup voyagé, j'ai déménagé beaucoup de fois, j'ai habité au Canada, en Belgique, j'ai habité en Allemagne aussi, dans plusieurs villes de France. Et en 2020, je retourne vivre à Grenoble, d'où je suis originaire, pour m'installer avec mon conjoint. Et en fait, à ce moment-là... Moi, je traverse une phase dépressive qui est vraiment très intense et je ne comprends pas trop ce qui se passe. J'ai pris beaucoup de poids aussi parce que j'ai une maladie hormonale qui, à l'époque, je savais que j'avais ça, mais ça a complètement dégénéré pendant le confinement. J'ai ressenti vraiment ce besoin de, ce que je te disais tout à l'heure, de travailler mon rapport au corps parce que j'en arrivais vraiment à des phases de dégoût, vraiment à me mettre mal. à me fustiger devant le miroir, à me détester. Je haïssais mon corps, en fait, et je détestais la personne que j'étais. Quand on m'a diagnostiqué ma dépression, je me suis dit, OK, c'est cool, j'ai des médicaments, j'ai une thérapie, enfin, je suis une thérapie, mais je ne peux pas... Il faut que je travaille mon rapport au corps. Ce n'est pas possible de ne pas aimer son corps comme ça. Il faut que j'arrive à travailler sur ça. Et à ce moment-là, je suivais... Donc une personne sur les réseaux qui a fait une reconversion vers le coaching en images. Et c'est comme ça que j'ai découvert le coaching en images. Et c'est comme ça en fait que j'ai découvert à quel point le vêtement pouvait nous apporter tellement de choses. Et nous apporter du lien avec notre corps et pouvait faire du bien. Et en fait j'avais commencé du coup avant de créer On s'habille avec Ami. Je portais déjà beaucoup beaucoup de couleurs. J'ai vraiment eu une phase où j'achetais... plein de trucs sur Vinted, plein de vêtements colorés, je faisais des associations hyper colorées voilà, ça coïncidait justement avec un moment c'était vers 2022 que j'ai commencé vraiment à m'autoriser à porter beaucoup de couleurs, ça coïncidait avec un moment où ma dépression était un peu moins forte et au moment où j'ai arrêté mon traitement une sorte de thérapie par le vêtement et t'as été vraiment dans les excès de couleurs du jour au lendemain tu passes
- Speaker #0
C'est du noir à rose et ça doit être un choc quand même. Est-ce que tu te retrouves au début ? Ou est-ce que tu as l'impression de porter un déguisement ?
- Speaker #1
Effectivement, je suis passée de... Je ne sais plus si j'y suis allée assez progressivement ou pas, je ne crois pas. Je crois que c'est assez flou cette période pour moi parce que c'était tellement une période qui a été difficile pour moi que c'est un peu flou dans ma tête. Mais effectivement, je crois que je suis passée de tout à rien. Non, de rien à tout plutôt. Je passais du noir à la couleur d'un coup. Et effectivement, comme tu dis, ça a été... Je me suis pas activée tout de suite. J'ai eu l'impression de porter un peu un déguisement. Même si ça m'apportait quand même de la joie et que j'étais contente.
- Speaker #0
Une sorte d'armure, tu dirais, ou alors c'est plutôt un déguisement ? Parce que ça peut aussi être une manière de te cacher. Même si c'est coloré, ça peut être, tu vois, une façade. Donc, comment tu l'as vécu, toi, plutôt ? Comme une renaissance ou plutôt comme un... Un moyen de te planquer ou te valoriser plutôt ?
- Speaker #1
Je ne l'ai pas du tout vécu à l'époque comme une renaissance. Parce que la renaissance, elle a eu lieu... Pour moi, elle a eu lieu il y a un an et demi. À cette époque, quand j'ai commencé à porter beaucoup de couleurs, c'était plus un moyen de survie. C'était plus pour survivre. C'était plus quelque chose qui me raccrochait un peu à la vie. Parce que j'en étais là.
- Speaker #0
De mettre de la couleur dans ta vie, finalement.
- Speaker #1
Sauver la vie, quoi.
- Speaker #0
Et comment était le rapport aux autres de ce changement radical que tu as vécu ?
- Speaker #1
Alors, il a été violent. Notamment de la part de... Alors, mon conjoint, il n'a jamais jugé mes vêtements. Tout à fait, mon conjoint, si je mettais un sac de patates sur ma tête, il me trouverait belle.
- Speaker #0
Je connais ça, je connais ça.
- Speaker #1
Heureusement, d'ailleurs. Ça a été perçu bizarrement. par mes proches.
- Speaker #0
Ils se sont demandé si tu vivais une crise identitaire ou ce genre de choses.
- Speaker #1
Ouais, complètement. Et puis ma mère et ma sœur, notamment, n'avaient pas forcément l'habitude de me voir porter... Et mon père aussi n'avait pas forcément l'habitude de me voir porter autant de couleurs. Et du coup, j'ai reçu pas mal de remarques. J'entends encore la voix de mon père dire... Oh là là, on dirait un clown. Ou ma mère et ma sœur dire tu peux pas mélanger du rose et du vert.
- Speaker #0
On est fort dans les codes, en fait. On est codifiés sur ce qu'on doit porter. C'est vrai que globalement, quand on regarde la société ou même les réseaux sociaux, tout est beige, tout est noir, tout est blanc. D'ailleurs, tu as même fait une fois une vidéo où je pense qu'on te filme dans la foule. On remarque que toi, tu es en couleur, mais le reste est tellement terne. C'est assez affolant comme constat, mais on n'a pas l'habitude en fait. On se retourne sur la couleur. Après tout, est-ce que c'est mal, sincèrement, de changer ? Moi, j'avoue que j'opère ce changement. j'ai un... J'ai 36 ans et j'opère ce changement de manière colorée depuis peu. J'ose le rouge à lèvres, tu vois. J'ose des couleurs comme la moutarde ou le terracotta. Et j'étais vraiment Madame Noir. Je le suis encore, je suis encore fort noire. Mais ça change le regard que j'ai sur moi et ça change le regard que les autres ont. Peut-être que parfois, les gens perçoivent la couleur comme étant signe de positivité. Alors pour autant, ce n'est pas parce que tu portes de la couleur que tu es toujours positive. J'imagine que... Ça, peut-être que tu le vis, surtout que toi, tu as un réseau social qui est hyper coloré. Est-ce que ça, on ne fait pas un peu le paradoxe de se dire « Camille, elle est toujours positive puisqu'elle est toujours en rose » . Ça ne doit pas toujours être évident, ça, ce rapport à...
- Speaker #1
Tu as raison, mais en fait, même déjà avant que je porte de la couleur, c'était déjà ça. En fait, je suis très douée pour cacher parce que je n'ai pas envie de déranger, parce que j'ai peur d'être rejetée par les autres. Je suis assez douée pour cacher mon anxiété. Je me souviens, avant d'habiter à Grenoble, j'habitais à Toulouse. Je venais de me séparer de mon ex. On habitait à Marseille à l'époque et du coup, j'avais fui à Toulouse pour retrouver du travail et m'éloigner vraiment de cette vie avec mon ex qui était à Marseille. Et en fait, je sortais vraiment beaucoup. Je buvais beaucoup d'alcool, je fumais beaucoup de cigarettes. Et en fait, j'étais toujours cette personne très joyeuse en soirée. Très gaie, très rigolote, parce que ça fait foncièrement partie de moi, mais il y avait aussi une énorme part de moi qui voulait cacher aux autres que j'étais pas bien, que j'allais pas bien en fait. Tu vois, à ce moment-là, moi je me rappelle à Toulouse, quand la semaine de travail elle se terminait, j'ai été terrifiée de passer le week-end toute seule en fait, vraiment d'être toute seule, d'être seule avec mes pensées, etc. Du coup j'ai pas mal de personnes qui m'ont... déclaré quand j'ai dit que je faisais une dépression, que j'étais sous antidépresseur. J'ai beaucoup de personnes qui me connaissaient à Toulouse à ce moment-là qui m'ont dit « Oh waouh, mais on aurait... Ah bon toi ? » On ne le voit pas. On ne le voit pas en fait. C'est pas juste... Enfin c'est quelque chose qui fait partie de moi depuis même avant que je porte de la couleur. Mais c'est vrai que là tu vois aujourd'hui, ça fait depuis le début du mois de janvier, là je l'ai posté juste avant notre... juste avant notre rencontre que j'ai énormément d'anxiété depuis le début du mois de janvier effectivement je le cache beaucoup aux autres et c'est terrible mais je le cache à mes et aux personnes qui sont les plus proches de moi, parce que c'est difficile pour moi d'être vulnérable et j'ai peur d'être rejetée.
- Speaker #0
Est-ce que cette anxiété est liée aussi à ton rapport au corps ou non ? Pas du tout ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Non, non, elle est... Non, non, non, je... Mon rapport, le rapport à mon corps, il est aujourd'hui tellement plus... Je me faisais encore la réflexion depuis ces quelques jours-là. Mon rapport au corps, il est tellement plus doux maintenant, depuis que je porte... Toi, tout à l'heure, on parlait de renaissance. La renaissance, vraiment, elle a eu lieu il y a un an et demi, quand on s'habille avec Ami a explosé suite à une vidéo. Je ne sais pas pourquoi elle a attiré autant de monde. Ce n'était pas une vidéo très intéressante, mais... Enfin, pas très intéressante, mais ce n'était pas quelque chose qui était censé être buzzé comme ça. C'est à ce moment-là où je me suis dit, ok, je venais de faire un burn-out, je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie, j'étais en pleine crise identitaire. Et en fait, ma crise identitaire, j'ai l'impression qu'elle s'est arrêtée à partir du moment où j'ai pris la décision, ok, je veux développer On s'habille avec Camille et je veux travailler pour On s'habille avec Camille. Et en fait, c'est là que ma renaissance, elle a vraiment eu lieu. Et d'ailleurs, ça se voit très bien sur mon compte. Quand on remonte sur les contenus que j'ai faits au tout début de mon compte Instagram, on voit à quel point mon style a complètement changé. encore beaucoup changé ces derniers temps mais il y a vraiment une fracture en fait.
- Speaker #0
Est-ce que tu dirais que le buzz ou la notoriété t'aident dans ton rapport à toi-même ?
- Speaker #1
Ça m'aide pas dans mon rapport à moi-même mais ça m'a aidée à prendre une décision qui m'a fait me sentir mieux avec moi-même. Je sais pas si c'est très clair mais en fait le fait d'être un petit peu connue sur les réseaux, c'est vrai que ça a complètement changé ma vie. C'est sûr que ça a complètement changé ma vie. D'ailleurs, tu vois, si je n'avais pas fait ça, je ne serais pas avec toi ce soir.
- Speaker #0
C'est vrai que je n'aurais sans doute pas rencontré ton compte. Ou peut-être que si, que je serais tombée sur cette fameuse vidéo qui m'aurait intriguée, sans pour autant que tu aies une popularité derrière. Mais est-ce que cette valorisation que tu perçois des autres, ces messages peut-être plutôt bienveillants, t'aident à aller mieux ? Parce que parfois, les réseaux sociaux, ça peut faire l'effet tout contraire. Et justement, cette recherche de validation constante... peu miné le moral. Donc je voulais savoir toi justement, ce rapport au réseau. Je vois que c'est quelque chose d'important déjà dans ta construction. Visiblement, il y a des comptes qui sont importants pour toi dans ta réflexion, dans ton style. Donc dis-moi en plus.
- Speaker #1
Alors oui, pour répondre à ta question sur les messages que je reçois, évidemment je reçois déjà j'ai la chance d'avoir une super communauté et j'ai très très peu de... message méchant. J'en ai reçu quelques-uns sur le dernier réel que j'ai fait qui a buzzé quand je suis dans la foule tout en couleurs. Mais c'est pas des personnes que ça m'intéresse pas. C'est vraiment... Ça arrive à passer au-dessus. Oui, complètement. Je bloque, je réfléchis même pas. J'ai effectivement tout l'amour que je reçois. En fait, parfois, quand je reçois des messages comme ça, je me dis waouh ! Au début, je me disais, mais c'était moi avant. C'est toujours moi qui écris des messages d'amour à des personnes que je suis sur les réseaux. Et je me rappelle, avant d'avoir mon compte Instagram, quand j'écrivais à une créatrice de contenu et qu'elle me répondait, j'étais là. Et là, aujourd'hui, de me dire que c'est moi qui offre ça à plein de personnes, c'est incroyable. C'est juste incroyable, en fait. Et effectivement, ça m'aide beaucoup. C'est sûr que si je recevais des messages pourris tous les jours... Ça doit être dur à encaisser, on est d'accord. Complètement. Mais là, j'ai tellement de soutien de la part de ma communauté et ma communauté, elle me porte. Vraiment, c'est...
- Speaker #0
Ça te donne envie de te développer encore plus et d'être une meilleure version de toi-même et quelque part, de trouver comme une fleur finalement. Si je peux imager ça, te dire que ce que je fais est bien. C'est chouette d'avoir cet aspect positif parce qu'effectivement, dans les valeurs que tu dégages, il y a ce côté solaire par les couleurs que tu choisis. Mais il y a aussi ce rapport au corps, ce côté body positif qu'on dit, que tu prônes sur tes vidéos, qui fait vraiment du bien. Après, je pense qu'on est dans une ère comme ça, même par rapport aux femmes. C'est vraiment un compte qui fait du bien parce que tu es dans l'authenticité. Moi, c'est ce qui m'a marquée sur ton compte. Il y a un côté aussi... Par exemple, c'est bête, mais sur ton choix capillaire, tu as osé te couper les cheveux à un moment. C'est un peu comme si tu passes dans une décision radicale. Tu oses faire des choix. Ce n'est pas pour autant que ta féminité en prend un coup. Tout au contraire, même, ça t'embellit. Donc, bravo. Bravo, parce que moi, tu m'inspires beaucoup. Donc, je tenais à te le dire. Je voulais juste savoir si tu devais parler à la Camille. qui avait 15 ans. Qu'est-ce que tu lui dirais maintenant que tu vis ce changement en toi, cette confiance ? Parce que je vois bien que tu passes par aussi des phases d'anxiété. Mais qu'est-ce que tu lui dirais, peut-être que t'as eu des phases, quand on est ado c'est pas toujours évident de se trouver, trouver qui on est. Qu'est-ce que tu lui dirais à cette petite gamine qui est peut-être pleine de doutes ?
- Speaker #1
Oh waouh, je sais pas si je lui dirais quelque chose, mais alors par contre, mais qu'est-ce que je la prendrais dans mes bras quoi.
- Speaker #0
Ouais, c'est déjà beau hein.
- Speaker #1
Ouais, et je lui dirais que je suis fière d'elle en fait. Et que, ouais, je crois que je lui dirais juste que je suis fière d'elle. Et je la prendrais dans mes bras. Parce que la Camille de 15 ans c'était une... C'était une période séparée. En fait, j'ai très peu de souvenirs de mon adolescence parce que je n'ai pas passé une très belle adolescence. Je n'avais pas été... Parce que j'ai toujours eu énormément d'anxiété. Je pense qu'il y a une... Enfin, ce n'est pas je pense, il y a une neuroatypie quelque part. Je n'ai pas fait de test ou quoi. Mais j'ai toujours eu beaucoup d'anxiété. J'ai traversé des états dépressifs un peu toute mon adolescence notamment. Effectivement, comme tu dis, l'adolescence, c'est un moment où on est... vulnérable et on se cherche complètement et moi je me souviens qu'à 15 ans j'avais, j'étais folle amoureuse d'un garçon qui m'avait bah qui était plus amoureux de moi et c'était ma première rupture et c'était difficile et j'ai vraiment traversé un moment là où j'ai écrit une lettre, je me souviens à ma mère en disant que j'avais envie de me suer c'est chaud hein donc non, vraiment je Je crois que si je devais me revoir la Camille de 15 aujourd'hui, je lui dirais, viens, on s'assoit sur le canapé. On va prendre le temps de parler. Et dis-moi tout ce que tu as à dire et t'inquiète, je suis là pour toi.
- Speaker #0
Waouh ! Tu pourrais peut-être dire à certaines filles qui te suivent justement ces phrases-là. Tu vois, je pense que c'est déjà ça que tu fais via tes vidéos. Peut-être que tu ne t'en rends pas compte, mais je pense que pour des jeunes ou même moins jeunes finalement, à tout âge, on peut avoir des crises. identitaire et se chercher sur son style ou sur qui on est. Moi je pense que, par exemple dans mon cas, on va dire c'est la crise de la quarantaine, on peut encore se révéler même à 40 ans finalement. Il faut des gens un peu comme toi qui inspirent et même si effectivement tu peux avoir aussi des moments qui ne vont pas dans ta vie, après tout tu n'es pas qu'une image sur les réseaux sociaux, tu as le droit d'être aussi pas bien, juste pas bien et ne pas le cacher pour autant. C'est peut-être encore un truc qu'il faudrait travailler sur le côté... J'accepte, en fait, c'est pas... Je vois bien que tu le communiques sur les réseaux, et je trouve ça franchement top, parce que c'est pas évident de dire, aujourd'hui, c'est pas mon jour, et puis c'est OK, en fait. C'est juste OK.
- Speaker #1
C'est hyper important pour moi de... Tout à l'heure, t'as utilisé le mot authentique. Pour moi, c'est super important d'être authentique. En fait, je suis sur les réseaux... même personne que je suis dans la vie.
- Speaker #0
Mais tu ne saurais pas, je pense, être autrement sur les réseaux si tu veux te perdurer. On ne peut pas être quelqu'un...
- Speaker #1
C'est vrai qu'il y a pas mal de personnes qui sont moins authentiques. C'est vrai que moi, c'est vraiment une de mes valeurs, c'est d'être authentique et ça a toujours été comme ça, tu vois. Enfin, tout le monde était...
- Speaker #0
Tu es toi, en fait. T'es un humain, en fait, derrière les réseaux sociaux. T'es pas qu'une belle image, que ce soit colorée ou top biche, on s'en fout. Je pense qu'on a besoin de ça, d'authenticité, là où, justement, on est ultra léchés avec plein de filtres. C'est important d'avoir des défauts, de pouvoir, quelque part, avoir des personnes à qui on s'identifie et qui ne sont pas que des belles personnes physiques.
- Speaker #1
Tout à fait. Parce que pour moi, typiquement, les belles personnes physiques... qui ont des filtres et tout ça, pour moi, c'est vraiment... Je peux pas faire confiance dans la vraie vie, aussi. Il y a des personnes qui utilisent des filtres, qui mettent des masques au travail ou quoi. Pour moi, c'est très compliqué, en fait. C'est très compliqué de lier un lien avec quelqu'un que je sens pas authentique, ou que je sens porter un masque. C'est très compliqué pour moi, donc en fait...
- Speaker #0
Finalement, tu es comme... Comme tu dis, tu es sur les réseaux comme dans la vraie vie, finalement, tu... T'as besoin juste d'authenticité. Écoute, ce que je te propose, c'est qu'on va passer un petit peu un côté plus léger dans la discussion, puisque toi, c'est On s'habille avec Camille. Quelles étaient tes inspirations mode ?
- Speaker #1
Oh waouh, mes inspirations mode... Mes inspirations mode... Eh ben là, la première personne à qui je pense, c'est Elena du compte Sans H Média. Qui d'autre ? J'en ai tellement, c'est hyper compliqué. C'est vrai ? Ah ouais, ouais.
- Speaker #0
Et est-ce que tu as des marques que tu dis, celle-là, c'est mon truc, si je peux faire un partenariat ?
- Speaker #1
Lemonade !
- Speaker #0
C'est vrai que tu pourrais être l'ambassadrice, c'est vraiment... Oui,
- Speaker #1
mais j'ai de la chance de travailler avec Make My Lemonade, donc ça, c'est vraiment chouette. J'aime vraiment, vraiment cette marque. Il y a une autre marque aussi, j'aime beaucoup la marque Baudenne. J'aime beaucoup, beaucoup des marques anglaises, en fait. Parce que les marques anglaises, anglophones, en fait, elles ont ce côté très fun, très joyeux, très gay. Tandis qu'en France, on a des marques qui sont plus du type, tu vois, Cézanne, Balzac, qui représentent cette espèce de truc qui colle aux françaises, ce chic. Plutôt que les vides. Voilà, et en fait, après... Est-ce que c'est parce que j'ai grandi dans une famille anglaise ? Enfin, avec une partie de ma famille qui est anglaise, je ne sais pas. Mais le chic à la française, très bon. Moi, j'ai toujours aimé les trucs un peu fun.
- Speaker #0
En tant que grande taille, il y a plus facilement un côté coloré Pepsi dans la mode anglaise plutôt que française ou pas nécessairement ?
- Speaker #1
Je ne suis pas du tout experte dans le sujet, mais les marques que j'aime bien, et notamment, il y a Lucieniac. Je ne sais pas si tu connais cette marque.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
C'est une marque anglaise qui fait de la grande, grande taille. Vraiment, qui fait de la grande taille. En fait, c'est des marques, c'est hyper, hyper joyeux. Comme, c'est vraiment presque enfantin, en fait, cette marque avec des motifs, des couleurs, des choses qui sont très, très chouettes. Et effectivement, dans les marques que je connais, les marques anglaises que je connais, il y a plus facilement de la grande taille qu'en France.
- Speaker #0
Ah ouais, donc peut-être que cette orientation anglaise, en plus... est propice pour l'achat s'il y a plus de choses plus fun de ce côté-là ?
- Speaker #1
La grande taille en Angleterre, les Anglaises et les Anglais ont un rapport au corps qui est complètement différent d'une autre. Et un rapport aussi au vêtement qui est complètement différent d'une autre. Je ne sais pas si tu es déjà allée en Angleterre et si tu as eu l'occasion d'expérimenter ça et de voir ça. En fait, les Anglaises, moi j'ai de la famille anglaise, mes cousines et mes cousins sont très... C'est vraiment...
- Speaker #0
plus éclectique ouais c'est ça et puis c'est plus ben j'accepte je me sens je juge pas mon corps enfin je juge pas le corps des autres je juge pas en tout cas c'est ce que je ressens moi on m'avait dit par rapport à l'Amérique c'était plutôt comme ça cette conception de moins juger je sais pas si l'Angleterre c'est aussi effectivement comme ça de ce que tu me dis oui peut-être le rapport au corps qui est vraiment différent je voulais te faire un petit un petit quiz préférence on va dire est-ce que tu es prête ?
- Speaker #1
ça y est
- Speaker #0
Alors, est-ce que tu es plutôt léopard ou imprimé vichy ?
- Speaker #1
Or, léopard.
- Speaker #0
Et pourquoi ?
- Speaker #1
Parce que le vichy, c'est trop carré, c'est trop rigide. Le léopard, il y a un truc fun. Il y a du fun dans le léopard.
- Speaker #0
Je dois t'avouer que moi, le léopard, ça ne passe pas du tout. Je ne peux pas. Je ne peux pas. C'est un truc, je ne me vois jamais porter ça. Je pense que j'en reviendrai jamais de ma vie. Est-ce que tu es plutôt, ça c'est facile, look rose Barbie ou look vert sapin ?
- Speaker #1
Oh grosse Barbie
- Speaker #0
Paillettes ou plutôt fluo ?
- Speaker #1
Paillettes Le fluo c'est pas trop mon truc Je préfère les paillettes
- Speaker #0
Rouge à lèvres fatale ou basket confortable ?
- Speaker #1
Basket confortable
- Speaker #0
Ah ouais ? J'aurais pu dire les deux
- Speaker #1
C'était possible d'avoir les deux Le rouge à lèvres je ne l'emporte jamais Parce que ça m'abîme trop les lèvres Et je trouve ça très inconfortable
- Speaker #0
Et est-ce que tu es plutôt accessoire XXL ou minimaliste ?
- Speaker #1
Minimaliste ? Non c'est faux C'est vrai ? Accessoires XXL.
- Speaker #0
Quel genre ?
- Speaker #1
Oh bah des très grosses boucles d'oreilles, un très gros sac.
- Speaker #0
Pour nous faire rêver un petit peu, est-ce que tu as un vêtement fétiche et un accessoire de mode fétiche ?
- Speaker #1
Un accessoire c'est facile, c'est les boucles d'oreilles. Les boucles d'oreilles fantaisies, colorées, des grosses boucles d'oreilles. Un vêtement, un vêtement. Là, le premier qui me vient, c'est mon jean... C'est un jean que la marque Make My Lemonade m'a offert en échange pour notre collaboration. Et c'est le jean qui s'appelle Ellie. Et c'est celui que je portais hier. Il est rose, il est absolument merveilleux, très confortable. Et il fait une dégaine absolument géniale.
- Speaker #0
Le confort, c'est aussi important que le look ?
- Speaker #1
Ah ouais, complètement. Le confort, c'est presque plus important que le look.
- Speaker #0
Est-ce que tu as un fashion faux pas ? que tu te souviens avoir fait ou acheté et que tu te dis, oh non.
- Speaker #1
Alors, moi, je n'appellerais pas ça un fashion faux pas. J'appellerais ça plutôt une erreur d'achat. Parce que fashion faux pas, je trouve que c'est un peu péjoratif. Tu vois, fashion faux pas par rapport à quoi ?
- Speaker #0
C'est vrai, après tout, ça peut ne pas te correspondre et ça peut correspondre à d'autres.
- Speaker #1
Tout à fait. Mais du coup, c'est pour ça que je dis plutôt des erreurs d'achat. Et erreur d'achat, évidemment, là, j'en fais de moins en moins parce que je connais très bien mon dressing, je connais très bien mes goûts mais je... Et je sais très bien, mais j'ai acheté l'année dernière une paire de ballerines chez Cézanne. Une paire de ballerines Léopard pointues. Sauf que moi, le pointu, ce n'est pas trop mon truc. Sauf que là, j'ai acheté des Santiago et j'ai porté des Santiago récemment. Mais là, ces petites ballerines-là, je ne sais pas, il faudrait que... Je les aime trop. Enfin, j'aime trop le Léopard. Le Léopard est très beau. J'aime beaucoup l'objet. J'aime beaucoup... C'est le côté pointu, en fait. ...s'éparer. Ouais c'est ça, j'ai pas envie de m'en séparer mais du coup j'ai quand même envie d'essayer de me les approprier un peu parce que j'ai pas envie de les revendre, je me dis c'est dommage quoi quand même.
- Speaker #0
Y'a pas un côté un peu jacouille la fripouille avec ce côté... pointue ?
- Speaker #1
Non, je ne dirais pas j'accouille la fripouille, mais il y a quelque chose de très parisienne chic, au contraire. Ah oui,
- Speaker #0
donc tout ce que tu n'aimes pas.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Donc en fait, tu vois, j'ai plutôt envie d'essayer de les... Les accessoriser, peut-être ? Exactement. Donc là, j'attends qu'il fasse beau.
- Speaker #0
Est-ce que les chaussettes, c'est un atout mode ?
- Speaker #1
Tout à fait ! Mais tu sais que tu es précurseur, parce que je vais en parler cette semaine !
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Dans mes réels, oui, oui.
- Speaker #0
Tu es du style à acheter des chaussettes à motif particulier alors ?
- Speaker #1
Tout à fait, mais par contre, ça ne fait pas longtemps que je fais ça. J'étais de la team à porter des soquettes blanches ou noires, à ne pas accorder d'attention à mes chaussettes. Et depuis quelques temps, mais ça ne fait même pas un an, je te dis ça, ça ne fait même pas un an, pour moi, les chaussettes, c'est devenu très important.
- Speaker #0
Les chaussettes, c'est drôle ça, mais c'est effectivement un accessoire de mode qui devient tout doucement tendance, j'ai le sentiment. Et alors, est-ce que tu changes de lunettes fréquemment ? C'est aussi un accessoire de mode ?
- Speaker #1
Oui, c'est un accessoire de mode, mais moi, je ne change pas de lunettes fréquemment parce que ça coûte super cher. Alors, je ne sais pas en Belgique comment ça fonctionne, les mutuelles et tout ça, mais là, je ne vais pas tarder à faire changer mes lunettes parce que ça fait deux ans que je les ai faites. Et du coup, la mutuelle me prend en charge entièrement mes verres. Du coup, si la monture coûte un peu plus cher, j'ai à mettre le prix. Mais du coup, c'est vrai que là, je ne vais pas s'arrêter à changer mes lunettes et j'ai très envie de...
- Speaker #0
Tu sais qu'il existe des lunettes que tu peux dessiner dessus aussi, des contours comme ça de lunettes, où à chaque jour, tu peux faire avec des sortes de marqueurs que tu nettoies, je ne sais pas, à base d'alcool. Tu nettoies dessus en fait et tu redessines en fonction... T'aimes sapin ou... J'ai une copine qui a ça. En fonction de son humeur, du coup, elle a des lignes, des points, des cœurs. C'est assez tendance et finalement, ça reste la même paire de lunettes. Donc c'est pratique. Petite question juste pour les auditeurs qui seraient intéressés. Où est-ce que tu chines ? Où est-ce que tu fais ton shopping ?
- Speaker #1
Où est-ce que je chine ? Chez Pastel seconde main. Évidemment. J'ai arrêté d'acheter sur Vinted parce que je trouve que la plateforme a pris une... Je trouve que la plateforme est vraiment plus qu'elle était. Moi qui utilisais Vinted depuis le tout début. Là où à l'époque c'était vraiment trouver une super affaire et vendre ses vêtements parce qu'on en a... On a envie de se faire un petit peu d'argent, mais pas plus. Là, aujourd'hui, c'est devenu presque plus cher que le neuf. Donc, bof. Et donc, j'utilise quasiment plus Vinted. Et où est-ce que je chine ? Donc, je ne sais pas si c'est le second.
- Speaker #0
Est-ce que tu fais les brocantes ?
- Speaker #1
Non, je déteste faire ça.
- Speaker #0
Je suis de l'ancienne brocanteuse, moi. Et j'adore chiner mes vêtements.
- Speaker #1
Parce que je ne trouve jamais rien. Et aussi parce que je crois que je ne sais pas chercher. Et que je n'ai pas la patience. Oui,
- Speaker #0
peut-être qu'il faut de la patience aussi.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Est-ce que tu es plutôt commerce en ligne ou tu aimes faire les boutiques ?
- Speaker #1
Je crois que je n'ai jamais aimé faire les boutiques. De tout ce que je me souviens, de tous les souvenirs que j'ai. Quand ma mère nous disait, allez viens, on va chez Kiabi pour tâcher des nouveaux vêtements. Je détestais faire ça, je détestais accompagner les copines et tout ça. Donc plutôt en ligne parce qu'en fait, les marques que j'achète, notamment Make My Lemonade, elles sont pas en physique à Grenoble il y a une boutique à Lyon mais ça voudrait dire qu'il faut que j'aille à Lyon donc voilà j'achète aussi quand j'achète du neuf j'achète chez Promod est-ce que c'est ce côté pouvoir l'essayer chez toi qui te plaît ?
- Speaker #0
être plus à l'aise ou éviter le déplacement parfois ? J'avoue, c'est aussi un des critères.
- Speaker #1
Oh, wow, c'est une super question parce que j'ai jamais réfléchi. Je ne sais pas. Je ne pense pas que ce soit lié au fait d'essayer chez moi. Je pense que c'est lié au fait que sur Internet, je peux trouver plus des choses qui correspondent vraiment à ce que j'aime et à qui je suis qu'en magasin où j'ai été trop de fois déçue par ne pas trouver, au-delà de la taille, mais ne pas trouver la couleur que je veux, ne pas trouver l'imprimé que je veux. C'est vrai que pour moi, acheter en ligne, il y a beaucoup plus de marques qui sont fun et qui sont cool. Et du coup, c'est pour ça que peut-être je suis plus incline à acheter en ligne.
- Speaker #0
Ok, je comprends. Moi, c'est plutôt les ressourceries, les brocantes ou les petits magasins de seconde main qui sont mon kiff. Plutôt que les magasins, les boutiques, comme tu dis, j'ai un peu de... difficile avec le rapport des grandes surfaces aussi. Peut-être pour un petit peu clôturer, si tu devais donner un conseil aux femmes qui nous écoutent et qui sont peut-être un peu en manque de confiance en elles par rapport à leur rapport au corps, qu'est-ce que tu leur conseilles ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que je leur conseille ? Je leur conseille... Non, mais le premier truc que je dirais, c'est de... Si les personnes sont sur les réseaux, c'est d'enlever, de supprimer tous les comptes qui nous font nous sentir pas bien. Tu vois, c'est de pouvoir avoir sous les yeux, comme on passe beaucoup de temps sur les réseaux aujourd'hui, de pouvoir avoir sous les yeux des corps qui sont semblables aux nôtres et de pouvoir s'identifier à des personnes qui nous inspirent. Parce que moi, c'est grâce à ça que j'ai osé aussi porter plus de couleurs parce que j'ai été très inspirée par plein de femmes trop chouettes. Et aujourd'hui, je reçois plein de messages de personnes qui me disent « Grâce à toi, comme je vois tout. » de tes vidéos, j'ai envie de porter plus de couleurs et je porte plus de couleurs. Donc le premier conseil, ce serait ça. Le deuxième, ce serait peut-être de ne pas rester avec son mal-être parce que le rapport au corps et le manque de confiance en soi, c'est des choses qui sont très douloureuses. Et je pense que ce serait de pouvoir essayer de trouver quelqu'un, un thérapeute avec qui pouvoir explorer ça pour essayer de De se sentir mieux avec soi-même, en fait, tout simplement.
- Speaker #0
D'avoir un dialogue, effectivement, et d'oser le dire. Ouais. Si je pouvais te souhaiter quelque chose, quelque chose que t'aurais envie de développer, quelque chose que t'aurais envie de faire ou d'acheter, qu'est-ce que ce serait ?
- Speaker #1
J'ai pas envie d'acheter quoi que ce soit. Donc ça va, ça c'est bon. Non, si on pouvait me souhaiter quelque chose de chouette, ça serait... L'âge cette année, 2026, ça va être le lancement de mes offres de coaching en images. Donc du coup, ce serait que tout se passe bien.
- Speaker #0
C'est déjà génial. C'est déjà génial. Je te le souhaite. Je te le souhaite. En tout cas, un tout grand merci pour ton temps. Ça m'a fait plaisir de t'avoir et d'avoir cette authenticité derrière le micro. Ça fait du bien. C'est sur cet échange si vrai avec Camille que nous refermons cet épisode. On en repart avec l'idée que le vêtement peut être un allié. Une petite armure de couleurs qu'on se construit pour faire face aux jours de grisaille. Camille nous a montré avec beaucoup de franchise que la notoriété ne gomme pas les doutes ni l'anxiété, mais qu'aux êtres soi, avec ses failles et ses couleurs, est une étape essentielle pour avancer plus sereinement. Merci infiniment à Camille d'avoir partagé sa réalité sans phare avec nous aujourd'hui, et merci à vous tous pour votre écoute sur Clothé Canap. J'espère que ces réflexions sur l'acceptation de soi et ce besoin de sens vous accompagneront jusqu'au prochain épisode. Restez authentique et on se retrouve très bientôt pour une nouvelle rencontre.