Description
Le Dr Hubert Hardy nous parle des lésions cutanées ou muqueuses
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Le Dr Hubert Hardy nous parle des lésions cutanées ou muqueuses
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bienvenue dans CPTS Paré-Hibrel, le podcast qui vous informe sur la santé et l'actualité médicale de notre territoire. Aujourd'hui, nous avons le plaisir de recevoir Guillaume Moadin, médecin généraliste à Croisy-sur-Andelle, et Hubert Hardy, chirurgien maxillofacial et stomatologue à Rouen. Le docteur Hardy nous explique la prise en charge des lésions cutanées ou muqueuses. Vous allez tout découvrir dans cet épisode.
Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, on vient de parler des algides de la face, c'était hyper intéressant. Et là, je vais te présenter d'abord, tu t'appelles Hubert Hardy et tu es chirurgien maxillofacial à Rouen. Et là, tu viens nous parler des lésions cutanéomuqueuses, parce que tu t'occupes de ça aussi.
Exactement. En fait, sur la valance, on va dire, carcinologique de la spécialité, il y a les lésions de la bouche, de la muqueuse de la bouche, mais aussi les lésions cutanées, dont le traitement, au final, est relativement proche. On a un abord, évidemment, qui va être... Plus sur exérèse et reconstruction, puisque c'est notre cœur de métier. Pas vraiment en opposition, mais en complément avec un dermatologue qui aura une approche plus médicale, qui fera les biopsies, la surveillance médicale et éventuellement les traitements médicaux, que ce soit de la cryothérapie ou des crèmes. Aldara et Ovali. Aldara, voilà. Donc après, nous, on travaille bien évidemment en collaboration dans notre réseau avec les collègues dermatologues qui nous envoient les patients, on leur réenvoie selon le mode d'entrée des patients. Mais il n'est pas rare, malheureusement aussi pour des raisons de disponibilité.
De disponibilité des dermatologues. Tout à fait. Nous on se forme en médecine générale à la dermoscopie de plus en plus et c'est vrai que...
C'est un très gros problème de santé publique, je ne le reproche pas aux collègues dermatologues, mais il y a énormément de patients qui ont des tumeurs cutanées ou en bouche aussi d'ailleurs, il y en aura de plus en plus dans 20 ans les perspectives. disent qu'on aura plus de tumeurs cutanées enlevées que de dents de sagesse. Autant dire que ça va quand même être assez fréquent chaque année.
À cause du réchauffement climatique ou des...
Le gestion de la population, l'exposition solaire.
Pas dans la bouche,
pardon. Non, alors dans la bouche, plus pour d'autres motifs viraux ou auto-humains. C'est important. Le petit avantage, entre guillemets, qu'on pourrait avoir quand on reçoit les patients, c'est que quand on fait le prélèvement qu'on a l'histologie, ça va quand même beaucoup plus vite après pour accélérer la prise en charge dans le réseau de soins spécialisé, que ce soit le dermatologue, l'oncologue,
etc.
Ok.
On a parlé des lésions de la bouche, tu veux en dire un petit mot ?
Alors, je pense qu'il est important de bien rappeler les facteurs de risque, parce que certains sont très très connus et évidents, mais d'autres sont malheureusement très fréquents et beaucoup moins souvent évoqués. Bien évidemment, on retient l'alcool et le tabac, qui sont les deux critères historiques, on va dire, mais qui sont en forte décroissance depuis quelques années, même si on reste une région particulièrement exposée. Ce qui augmente énormément, c'est l'HPV. Je sais que l'on est en temps de généralisation très sensibilisé. Oui,
j'ai une patiente qui l'attendait pas du tout à 50 ans.
Malheureusement, et c'est souvent des lésions qui sont chez les sujets jeunes, sans autre facteur de risque, des sujets même parfois très jeunes. Malheureusement, chaque année, on a plusieurs patients de moins de 30 ou 40 ans qui sont atteints. Avec souvent des lésions plus avancées parce qu'il y a du retard diagnostic, on ne pense pas forcément chez ces patients-là. Et surtout, c'est évitable à terme, puisque c'est quand même la vaccination qui va traiter et éviter ça. Bon,
donc plein pot sur la vaccination.
Les traumatismes chroniques, ça malheureusement, on en voit beaucoup trop souvent.
Alors c'est les gens qui se mangent ?
Qui se mangent, souvent chez les personnes âgées, ou quand il manque des dents, et du coup il y a une ulcération chronique qui se crée à cause des dents manquantes, ou un appareillage mal réglé, c'est malheureusement beaucoup trop fréquent. Et c'est de la même façon qu'une plaie chronique au niveau de la peau, du derme, peut dégénérer. On a des dégénérescences malignes de plaies chroniques. Et là encore, on a des retards parce qu'on ne pense pas forcément à rien dans la bouche ou on ne pense pas forcément à cette cause. Et puis, un peu plus rare, mais ce n'est quand même pas si rare, ce sont les lésions précancéreuses. Alors, l'érythroplasie, c'est-à-dire la tâche rouge, ça, c'est vraiment assez rare. C'est quasiment un coup sur du cancer. Donc, quand on voit une tâche rouge dans la bouche, il vaut mieux adresser dans le doute plutôt que de passer à côté. Et les leucoplasies, donc les tâches blanches, ça, c'est nettement plus fréquent. Par leucoplasie, j'entends... les plaques blanches qui ne se décollent pas, par opposition aux plaques blanches qui se décollent, qu'on a dans la candidose, qui est un diagnostic différentiel. Là, je pense plutôt à des pathologies comme le lichen plan buccal. C'est assez fréquent. Il y a une composante auto-immune, ça touche fréquemment les femmes. C'est le profil de la pathologie auto-immune. C'est la femme de plus de 50 ans, pas de facteur de risque. Et là, il y a un risque qui est faible de dégénérescence, mais ça arrive et ça pose aussi souvent des problèmes de suivi chez ces patients-là parce que soit personne ne regarde ni pense et si le lichen évolue pendant plusieurs années sans aucune surveillance, ça peut dégénérer. Alors qu'avec une surveillance très simple, de la même façon qu'on surveillerait un évus au niveau de la peau, on peut voir si ça se transforme, on le prélève et on peut éventuellement agir très précocement. Surtout que ça peut assez vite échapper en plus au traitement.
Donc, si c'est en gros toute lésion de façon qui persiste plus de combien de temps, tu dirais ? Trois semaines. Trois semaines. Trois semaines,
si on n'a pas de facteur de risque.
Il faut s'en occuper.
En biopsie, oui.
Il faut s'en occuper.
Tout à fait. Trois semaines sans facteur de risque.
Bon, et puis donc nous, on est souvent embêtés avec les lésions cutanées. Alors, du visage, je le conçois. Mais éventuellement, si on n'a pas trop d'accès, on a envoyé une photo, une dermoscopie à un dermatologue qui n'est pas forcément du coin, mais qui ne peut pas recevoir, du coup.
Oui.
On peut t'adresser ? Sans problème.
Pour se faire... Alors, c'est vrai qu'on a... L'avantage d'avoir une disponibilité un peu plus facile, en particulier parce que, c'est notre pratique au sein du cabinet avec mes différents associés, mais comme on s'est orienté assez fortement sur la carcinologie... On a des règles de secrétariat qui font que s'il y a une suspicion, le patient est vu dans la semaine, en gros, même si ce n'est pas plus rapide. Et on pourra proposer d'emblée, effectivement, une biopsie ou une exérèse, et tout de suite l'inscription du patient dans le circuit d'oncologie, si c'est nécessaire. On peut aussi d'emblée prendre en charge des grandes lésions, parce que ce n'est finalement pas si rare, des grandes lésions, qui ne sont pas simplement extirpables par une exérèse suture simple, ce qu'on fait pour l'essentiel des dermates. Pour ces lésions-là, il y a des facteurs de risque où il y a des...
C'est l'exposition au soleil.
Le phototype.
Oui.
CELT. on va dire, peau claire et cheveux roux. Les plaies chroniques, il faut y penser. Et il faut penser à certaines lésions précancéreuses, cutanées, on pense au keratocanthome par exemple. En tout cas, il ne faut pas hésiter dans le doute. En particulier les zones dites à risque, que sont les zones périorificielles, autour de la paupière, du nez, de la bouche, des oreilles. C'est souvent plus délicat d'exérèse. C'est mieux quand on peut agir très en amont.
Il y a des patients qui ont des lipomes, des sortes de groquis... Oui, des loupes. Des loupes, oui. Voilà.
Alors ça, ça a l'avantage de ne pas être cancéreux, mais ça s'enlève assez aisément. Oui,
c'est bon à savoir parce que ce n'est pas du tout... Oui, tout à fait.
C'est un peu comme un quai de Sébastien, on va dire, du clair-chevelu. Ok.
Donc, lésion de plus de trois semaines avec facteur de risque biopsie. Et on voit qu'il y a les lésions de la langue et les lésions du reste de la muqueuse. Il y a peut-être des spécificités ?
Pas trop. Si ce n'est que la langue, on a plus fréquemment les lésions de morsure chronique au niveau de la langue, alors que le lichen est rarement au niveau de la langue. Le lichen plombucale. Il peut être parfois érosif, il peut être sclérodermiforme, donc avec une forme plus diffuse, plus sclérotique. Celui-ci est plutôt sur les faces internes de joues, éventuellement la gencive, plus rarement sur la langue.
D'accord.
C'est le plus délicat à vrai dire, parce que souvent un carcinome épidermique dans la bouche, quand on en a déjà vu au moins une fois, ça fait un aspect bourgeonnant, ça saigne, ça fait mal au patient. Peut-être plus l'accessibilité pour le trouver, pour le voir, qui peut piéger. Il faut se méfier de l'autalgie réflexe, très fréquente quand même, les lésions dans la bouche. Et puis les formules serrées, c'est ce qu'on disait là, Une afte qui traîne plutôt. de trois semaines, ça peut être une afte. Mais jusqu'à preuve du contraire, il faut quand même creuser.
Et on dit une afte.
C'est jamais trop. Bon, on verra bien. Une aftose.
On laisse toujours vérifier.
On va dire une aftose. Une lésion aftoïde.
Très bien.
Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il ne faut pas laisser traîner une lésion suspecte.
Très bien. Et ne pas hésiter à regarder. Parfait. Merci d'avoir répondu à toutes ces questions. Merci.
C'était la CPTS Brébrel pour notre épisode 15.
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Bienvenue dans CPTS Paré-Hibrel, le podcast qui vous informe sur la santé et l'actualité médicale de notre territoire. Aujourd'hui, nous avons le plaisir de recevoir Guillaume Moadin, médecin généraliste à Croisy-sur-Andelle, et Hubert Hardy, chirurgien maxillofacial et stomatologue à Rouen. Le docteur Hardy nous explique la prise en charge des lésions cutanées ou muqueuses. Vous allez tout découvrir dans cet épisode.
Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, on vient de parler des algides de la face, c'était hyper intéressant. Et là, je vais te présenter d'abord, tu t'appelles Hubert Hardy et tu es chirurgien maxillofacial à Rouen. Et là, tu viens nous parler des lésions cutanéomuqueuses, parce que tu t'occupes de ça aussi.
Exactement. En fait, sur la valance, on va dire, carcinologique de la spécialité, il y a les lésions de la bouche, de la muqueuse de la bouche, mais aussi les lésions cutanées, dont le traitement, au final, est relativement proche. On a un abord, évidemment, qui va être... Plus sur exérèse et reconstruction, puisque c'est notre cœur de métier. Pas vraiment en opposition, mais en complément avec un dermatologue qui aura une approche plus médicale, qui fera les biopsies, la surveillance médicale et éventuellement les traitements médicaux, que ce soit de la cryothérapie ou des crèmes. Aldara et Ovali. Aldara, voilà. Donc après, nous, on travaille bien évidemment en collaboration dans notre réseau avec les collègues dermatologues qui nous envoient les patients, on leur réenvoie selon le mode d'entrée des patients. Mais il n'est pas rare, malheureusement aussi pour des raisons de disponibilité.
De disponibilité des dermatologues. Tout à fait. Nous on se forme en médecine générale à la dermoscopie de plus en plus et c'est vrai que...
C'est un très gros problème de santé publique, je ne le reproche pas aux collègues dermatologues, mais il y a énormément de patients qui ont des tumeurs cutanées ou en bouche aussi d'ailleurs, il y en aura de plus en plus dans 20 ans les perspectives. disent qu'on aura plus de tumeurs cutanées enlevées que de dents de sagesse. Autant dire que ça va quand même être assez fréquent chaque année.
À cause du réchauffement climatique ou des...
Le gestion de la population, l'exposition solaire.
Pas dans la bouche,
pardon. Non, alors dans la bouche, plus pour d'autres motifs viraux ou auto-humains. C'est important. Le petit avantage, entre guillemets, qu'on pourrait avoir quand on reçoit les patients, c'est que quand on fait le prélèvement qu'on a l'histologie, ça va quand même beaucoup plus vite après pour accélérer la prise en charge dans le réseau de soins spécialisé, que ce soit le dermatologue, l'oncologue,
etc.
Ok.
On a parlé des lésions de la bouche, tu veux en dire un petit mot ?
Alors, je pense qu'il est important de bien rappeler les facteurs de risque, parce que certains sont très très connus et évidents, mais d'autres sont malheureusement très fréquents et beaucoup moins souvent évoqués. Bien évidemment, on retient l'alcool et le tabac, qui sont les deux critères historiques, on va dire, mais qui sont en forte décroissance depuis quelques années, même si on reste une région particulièrement exposée. Ce qui augmente énormément, c'est l'HPV. Je sais que l'on est en temps de généralisation très sensibilisé. Oui,
j'ai une patiente qui l'attendait pas du tout à 50 ans.
Malheureusement, et c'est souvent des lésions qui sont chez les sujets jeunes, sans autre facteur de risque, des sujets même parfois très jeunes. Malheureusement, chaque année, on a plusieurs patients de moins de 30 ou 40 ans qui sont atteints. Avec souvent des lésions plus avancées parce qu'il y a du retard diagnostic, on ne pense pas forcément chez ces patients-là. Et surtout, c'est évitable à terme, puisque c'est quand même la vaccination qui va traiter et éviter ça. Bon,
donc plein pot sur la vaccination.
Les traumatismes chroniques, ça malheureusement, on en voit beaucoup trop souvent.
Alors c'est les gens qui se mangent ?
Qui se mangent, souvent chez les personnes âgées, ou quand il manque des dents, et du coup il y a une ulcération chronique qui se crée à cause des dents manquantes, ou un appareillage mal réglé, c'est malheureusement beaucoup trop fréquent. Et c'est de la même façon qu'une plaie chronique au niveau de la peau, du derme, peut dégénérer. On a des dégénérescences malignes de plaies chroniques. Et là encore, on a des retards parce qu'on ne pense pas forcément à rien dans la bouche ou on ne pense pas forcément à cette cause. Et puis, un peu plus rare, mais ce n'est quand même pas si rare, ce sont les lésions précancéreuses. Alors, l'érythroplasie, c'est-à-dire la tâche rouge, ça, c'est vraiment assez rare. C'est quasiment un coup sur du cancer. Donc, quand on voit une tâche rouge dans la bouche, il vaut mieux adresser dans le doute plutôt que de passer à côté. Et les leucoplasies, donc les tâches blanches, ça, c'est nettement plus fréquent. Par leucoplasie, j'entends... les plaques blanches qui ne se décollent pas, par opposition aux plaques blanches qui se décollent, qu'on a dans la candidose, qui est un diagnostic différentiel. Là, je pense plutôt à des pathologies comme le lichen plan buccal. C'est assez fréquent. Il y a une composante auto-immune, ça touche fréquemment les femmes. C'est le profil de la pathologie auto-immune. C'est la femme de plus de 50 ans, pas de facteur de risque. Et là, il y a un risque qui est faible de dégénérescence, mais ça arrive et ça pose aussi souvent des problèmes de suivi chez ces patients-là parce que soit personne ne regarde ni pense et si le lichen évolue pendant plusieurs années sans aucune surveillance, ça peut dégénérer. Alors qu'avec une surveillance très simple, de la même façon qu'on surveillerait un évus au niveau de la peau, on peut voir si ça se transforme, on le prélève et on peut éventuellement agir très précocement. Surtout que ça peut assez vite échapper en plus au traitement.
Donc, si c'est en gros toute lésion de façon qui persiste plus de combien de temps, tu dirais ? Trois semaines. Trois semaines. Trois semaines,
si on n'a pas de facteur de risque.
Il faut s'en occuper.
En biopsie, oui.
Il faut s'en occuper.
Tout à fait. Trois semaines sans facteur de risque.
Bon, et puis donc nous, on est souvent embêtés avec les lésions cutanées. Alors, du visage, je le conçois. Mais éventuellement, si on n'a pas trop d'accès, on a envoyé une photo, une dermoscopie à un dermatologue qui n'est pas forcément du coin, mais qui ne peut pas recevoir, du coup.
Oui.
On peut t'adresser ? Sans problème.
Pour se faire... Alors, c'est vrai qu'on a... L'avantage d'avoir une disponibilité un peu plus facile, en particulier parce que, c'est notre pratique au sein du cabinet avec mes différents associés, mais comme on s'est orienté assez fortement sur la carcinologie... On a des règles de secrétariat qui font que s'il y a une suspicion, le patient est vu dans la semaine, en gros, même si ce n'est pas plus rapide. Et on pourra proposer d'emblée, effectivement, une biopsie ou une exérèse, et tout de suite l'inscription du patient dans le circuit d'oncologie, si c'est nécessaire. On peut aussi d'emblée prendre en charge des grandes lésions, parce que ce n'est finalement pas si rare, des grandes lésions, qui ne sont pas simplement extirpables par une exérèse suture simple, ce qu'on fait pour l'essentiel des dermates. Pour ces lésions-là, il y a des facteurs de risque où il y a des...
C'est l'exposition au soleil.
Le phototype.
Oui.
CELT. on va dire, peau claire et cheveux roux. Les plaies chroniques, il faut y penser. Et il faut penser à certaines lésions précancéreuses, cutanées, on pense au keratocanthome par exemple. En tout cas, il ne faut pas hésiter dans le doute. En particulier les zones dites à risque, que sont les zones périorificielles, autour de la paupière, du nez, de la bouche, des oreilles. C'est souvent plus délicat d'exérèse. C'est mieux quand on peut agir très en amont.
Il y a des patients qui ont des lipomes, des sortes de groquis... Oui, des loupes. Des loupes, oui. Voilà.
Alors ça, ça a l'avantage de ne pas être cancéreux, mais ça s'enlève assez aisément. Oui,
c'est bon à savoir parce que ce n'est pas du tout... Oui, tout à fait.
C'est un peu comme un quai de Sébastien, on va dire, du clair-chevelu. Ok.
Donc, lésion de plus de trois semaines avec facteur de risque biopsie. Et on voit qu'il y a les lésions de la langue et les lésions du reste de la muqueuse. Il y a peut-être des spécificités ?
Pas trop. Si ce n'est que la langue, on a plus fréquemment les lésions de morsure chronique au niveau de la langue, alors que le lichen est rarement au niveau de la langue. Le lichen plombucale. Il peut être parfois érosif, il peut être sclérodermiforme, donc avec une forme plus diffuse, plus sclérotique. Celui-ci est plutôt sur les faces internes de joues, éventuellement la gencive, plus rarement sur la langue.
D'accord.
C'est le plus délicat à vrai dire, parce que souvent un carcinome épidermique dans la bouche, quand on en a déjà vu au moins une fois, ça fait un aspect bourgeonnant, ça saigne, ça fait mal au patient. Peut-être plus l'accessibilité pour le trouver, pour le voir, qui peut piéger. Il faut se méfier de l'autalgie réflexe, très fréquente quand même, les lésions dans la bouche. Et puis les formules serrées, c'est ce qu'on disait là, Une afte qui traîne plutôt. de trois semaines, ça peut être une afte. Mais jusqu'à preuve du contraire, il faut quand même creuser.
Et on dit une afte.
C'est jamais trop. Bon, on verra bien. Une aftose.
On laisse toujours vérifier.
On va dire une aftose. Une lésion aftoïde.
Très bien.
Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il ne faut pas laisser traîner une lésion suspecte.
Très bien. Et ne pas hésiter à regarder. Parfait. Merci d'avoir répondu à toutes ces questions. Merci.
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Bienvenue dans CPTS Paré-Hibrel, le podcast qui vous informe sur la santé et l'actualité médicale de notre territoire. Aujourd'hui, nous avons le plaisir de recevoir Guillaume Moadin, médecin généraliste à Croisy-sur-Andelle, et Hubert Hardy, chirurgien maxillofacial et stomatologue à Rouen. Le docteur Hardy nous explique la prise en charge des lésions cutanées ou muqueuses. Vous allez tout découvrir dans cet épisode.
Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, on vient de parler des algides de la face, c'était hyper intéressant. Et là, je vais te présenter d'abord, tu t'appelles Hubert Hardy et tu es chirurgien maxillofacial à Rouen. Et là, tu viens nous parler des lésions cutanéomuqueuses, parce que tu t'occupes de ça aussi.
Exactement. En fait, sur la valance, on va dire, carcinologique de la spécialité, il y a les lésions de la bouche, de la muqueuse de la bouche, mais aussi les lésions cutanées, dont le traitement, au final, est relativement proche. On a un abord, évidemment, qui va être... Plus sur exérèse et reconstruction, puisque c'est notre cœur de métier. Pas vraiment en opposition, mais en complément avec un dermatologue qui aura une approche plus médicale, qui fera les biopsies, la surveillance médicale et éventuellement les traitements médicaux, que ce soit de la cryothérapie ou des crèmes. Aldara et Ovali. Aldara, voilà. Donc après, nous, on travaille bien évidemment en collaboration dans notre réseau avec les collègues dermatologues qui nous envoient les patients, on leur réenvoie selon le mode d'entrée des patients. Mais il n'est pas rare, malheureusement aussi pour des raisons de disponibilité.
De disponibilité des dermatologues. Tout à fait. Nous on se forme en médecine générale à la dermoscopie de plus en plus et c'est vrai que...
C'est un très gros problème de santé publique, je ne le reproche pas aux collègues dermatologues, mais il y a énormément de patients qui ont des tumeurs cutanées ou en bouche aussi d'ailleurs, il y en aura de plus en plus dans 20 ans les perspectives. disent qu'on aura plus de tumeurs cutanées enlevées que de dents de sagesse. Autant dire que ça va quand même être assez fréquent chaque année.
À cause du réchauffement climatique ou des...
Le gestion de la population, l'exposition solaire.
Pas dans la bouche,
pardon. Non, alors dans la bouche, plus pour d'autres motifs viraux ou auto-humains. C'est important. Le petit avantage, entre guillemets, qu'on pourrait avoir quand on reçoit les patients, c'est que quand on fait le prélèvement qu'on a l'histologie, ça va quand même beaucoup plus vite après pour accélérer la prise en charge dans le réseau de soins spécialisé, que ce soit le dermatologue, l'oncologue,
etc.
Ok.
On a parlé des lésions de la bouche, tu veux en dire un petit mot ?
Alors, je pense qu'il est important de bien rappeler les facteurs de risque, parce que certains sont très très connus et évidents, mais d'autres sont malheureusement très fréquents et beaucoup moins souvent évoqués. Bien évidemment, on retient l'alcool et le tabac, qui sont les deux critères historiques, on va dire, mais qui sont en forte décroissance depuis quelques années, même si on reste une région particulièrement exposée. Ce qui augmente énormément, c'est l'HPV. Je sais que l'on est en temps de généralisation très sensibilisé. Oui,
j'ai une patiente qui l'attendait pas du tout à 50 ans.
Malheureusement, et c'est souvent des lésions qui sont chez les sujets jeunes, sans autre facteur de risque, des sujets même parfois très jeunes. Malheureusement, chaque année, on a plusieurs patients de moins de 30 ou 40 ans qui sont atteints. Avec souvent des lésions plus avancées parce qu'il y a du retard diagnostic, on ne pense pas forcément chez ces patients-là. Et surtout, c'est évitable à terme, puisque c'est quand même la vaccination qui va traiter et éviter ça. Bon,
donc plein pot sur la vaccination.
Les traumatismes chroniques, ça malheureusement, on en voit beaucoup trop souvent.
Alors c'est les gens qui se mangent ?
Qui se mangent, souvent chez les personnes âgées, ou quand il manque des dents, et du coup il y a une ulcération chronique qui se crée à cause des dents manquantes, ou un appareillage mal réglé, c'est malheureusement beaucoup trop fréquent. Et c'est de la même façon qu'une plaie chronique au niveau de la peau, du derme, peut dégénérer. On a des dégénérescences malignes de plaies chroniques. Et là encore, on a des retards parce qu'on ne pense pas forcément à rien dans la bouche ou on ne pense pas forcément à cette cause. Et puis, un peu plus rare, mais ce n'est quand même pas si rare, ce sont les lésions précancéreuses. Alors, l'érythroplasie, c'est-à-dire la tâche rouge, ça, c'est vraiment assez rare. C'est quasiment un coup sur du cancer. Donc, quand on voit une tâche rouge dans la bouche, il vaut mieux adresser dans le doute plutôt que de passer à côté. Et les leucoplasies, donc les tâches blanches, ça, c'est nettement plus fréquent. Par leucoplasie, j'entends... les plaques blanches qui ne se décollent pas, par opposition aux plaques blanches qui se décollent, qu'on a dans la candidose, qui est un diagnostic différentiel. Là, je pense plutôt à des pathologies comme le lichen plan buccal. C'est assez fréquent. Il y a une composante auto-immune, ça touche fréquemment les femmes. C'est le profil de la pathologie auto-immune. C'est la femme de plus de 50 ans, pas de facteur de risque. Et là, il y a un risque qui est faible de dégénérescence, mais ça arrive et ça pose aussi souvent des problèmes de suivi chez ces patients-là parce que soit personne ne regarde ni pense et si le lichen évolue pendant plusieurs années sans aucune surveillance, ça peut dégénérer. Alors qu'avec une surveillance très simple, de la même façon qu'on surveillerait un évus au niveau de la peau, on peut voir si ça se transforme, on le prélève et on peut éventuellement agir très précocement. Surtout que ça peut assez vite échapper en plus au traitement.
Donc, si c'est en gros toute lésion de façon qui persiste plus de combien de temps, tu dirais ? Trois semaines. Trois semaines. Trois semaines,
si on n'a pas de facteur de risque.
Il faut s'en occuper.
En biopsie, oui.
Il faut s'en occuper.
Tout à fait. Trois semaines sans facteur de risque.
Bon, et puis donc nous, on est souvent embêtés avec les lésions cutanées. Alors, du visage, je le conçois. Mais éventuellement, si on n'a pas trop d'accès, on a envoyé une photo, une dermoscopie à un dermatologue qui n'est pas forcément du coin, mais qui ne peut pas recevoir, du coup.
Oui.
On peut t'adresser ? Sans problème.
Pour se faire... Alors, c'est vrai qu'on a... L'avantage d'avoir une disponibilité un peu plus facile, en particulier parce que, c'est notre pratique au sein du cabinet avec mes différents associés, mais comme on s'est orienté assez fortement sur la carcinologie... On a des règles de secrétariat qui font que s'il y a une suspicion, le patient est vu dans la semaine, en gros, même si ce n'est pas plus rapide. Et on pourra proposer d'emblée, effectivement, une biopsie ou une exérèse, et tout de suite l'inscription du patient dans le circuit d'oncologie, si c'est nécessaire. On peut aussi d'emblée prendre en charge des grandes lésions, parce que ce n'est finalement pas si rare, des grandes lésions, qui ne sont pas simplement extirpables par une exérèse suture simple, ce qu'on fait pour l'essentiel des dermates. Pour ces lésions-là, il y a des facteurs de risque où il y a des...
C'est l'exposition au soleil.
Le phototype.
Oui.
CELT. on va dire, peau claire et cheveux roux. Les plaies chroniques, il faut y penser. Et il faut penser à certaines lésions précancéreuses, cutanées, on pense au keratocanthome par exemple. En tout cas, il ne faut pas hésiter dans le doute. En particulier les zones dites à risque, que sont les zones périorificielles, autour de la paupière, du nez, de la bouche, des oreilles. C'est souvent plus délicat d'exérèse. C'est mieux quand on peut agir très en amont.
Il y a des patients qui ont des lipomes, des sortes de groquis... Oui, des loupes. Des loupes, oui. Voilà.
Alors ça, ça a l'avantage de ne pas être cancéreux, mais ça s'enlève assez aisément. Oui,
c'est bon à savoir parce que ce n'est pas du tout... Oui, tout à fait.
C'est un peu comme un quai de Sébastien, on va dire, du clair-chevelu. Ok.
Donc, lésion de plus de trois semaines avec facteur de risque biopsie. Et on voit qu'il y a les lésions de la langue et les lésions du reste de la muqueuse. Il y a peut-être des spécificités ?
Pas trop. Si ce n'est que la langue, on a plus fréquemment les lésions de morsure chronique au niveau de la langue, alors que le lichen est rarement au niveau de la langue. Le lichen plombucale. Il peut être parfois érosif, il peut être sclérodermiforme, donc avec une forme plus diffuse, plus sclérotique. Celui-ci est plutôt sur les faces internes de joues, éventuellement la gencive, plus rarement sur la langue.
D'accord.
C'est le plus délicat à vrai dire, parce que souvent un carcinome épidermique dans la bouche, quand on en a déjà vu au moins une fois, ça fait un aspect bourgeonnant, ça saigne, ça fait mal au patient. Peut-être plus l'accessibilité pour le trouver, pour le voir, qui peut piéger. Il faut se méfier de l'autalgie réflexe, très fréquente quand même, les lésions dans la bouche. Et puis les formules serrées, c'est ce qu'on disait là, Une afte qui traîne plutôt. de trois semaines, ça peut être une afte. Mais jusqu'à preuve du contraire, il faut quand même creuser.
Et on dit une afte.
C'est jamais trop. Bon, on verra bien. Une aftose.
On laisse toujours vérifier.
On va dire une aftose. Une lésion aftoïde.
Très bien.
Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il ne faut pas laisser traîner une lésion suspecte.
Très bien. Et ne pas hésiter à regarder. Parfait. Merci d'avoir répondu à toutes ces questions. Merci.
C'était la CPTS Brébrel pour notre épisode 15.
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Le Dr Hubert Hardy nous parle des lésions cutanées ou muqueuses
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Bienvenue dans CPTS Paré-Hibrel, le podcast qui vous informe sur la santé et l'actualité médicale de notre territoire. Aujourd'hui, nous avons le plaisir de recevoir Guillaume Moadin, médecin généraliste à Croisy-sur-Andelle, et Hubert Hardy, chirurgien maxillofacial et stomatologue à Rouen. Le docteur Hardy nous explique la prise en charge des lésions cutanées ou muqueuses. Vous allez tout découvrir dans cet épisode.
Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, on vient de parler des algides de la face, c'était hyper intéressant. Et là, je vais te présenter d'abord, tu t'appelles Hubert Hardy et tu es chirurgien maxillofacial à Rouen. Et là, tu viens nous parler des lésions cutanéomuqueuses, parce que tu t'occupes de ça aussi.
Exactement. En fait, sur la valance, on va dire, carcinologique de la spécialité, il y a les lésions de la bouche, de la muqueuse de la bouche, mais aussi les lésions cutanées, dont le traitement, au final, est relativement proche. On a un abord, évidemment, qui va être... Plus sur exérèse et reconstruction, puisque c'est notre cœur de métier. Pas vraiment en opposition, mais en complément avec un dermatologue qui aura une approche plus médicale, qui fera les biopsies, la surveillance médicale et éventuellement les traitements médicaux, que ce soit de la cryothérapie ou des crèmes. Aldara et Ovali. Aldara, voilà. Donc après, nous, on travaille bien évidemment en collaboration dans notre réseau avec les collègues dermatologues qui nous envoient les patients, on leur réenvoie selon le mode d'entrée des patients. Mais il n'est pas rare, malheureusement aussi pour des raisons de disponibilité.
De disponibilité des dermatologues. Tout à fait. Nous on se forme en médecine générale à la dermoscopie de plus en plus et c'est vrai que...
C'est un très gros problème de santé publique, je ne le reproche pas aux collègues dermatologues, mais il y a énormément de patients qui ont des tumeurs cutanées ou en bouche aussi d'ailleurs, il y en aura de plus en plus dans 20 ans les perspectives. disent qu'on aura plus de tumeurs cutanées enlevées que de dents de sagesse. Autant dire que ça va quand même être assez fréquent chaque année.
À cause du réchauffement climatique ou des...
Le gestion de la population, l'exposition solaire.
Pas dans la bouche,
pardon. Non, alors dans la bouche, plus pour d'autres motifs viraux ou auto-humains. C'est important. Le petit avantage, entre guillemets, qu'on pourrait avoir quand on reçoit les patients, c'est que quand on fait le prélèvement qu'on a l'histologie, ça va quand même beaucoup plus vite après pour accélérer la prise en charge dans le réseau de soins spécialisé, que ce soit le dermatologue, l'oncologue,
etc.
Ok.
On a parlé des lésions de la bouche, tu veux en dire un petit mot ?
Alors, je pense qu'il est important de bien rappeler les facteurs de risque, parce que certains sont très très connus et évidents, mais d'autres sont malheureusement très fréquents et beaucoup moins souvent évoqués. Bien évidemment, on retient l'alcool et le tabac, qui sont les deux critères historiques, on va dire, mais qui sont en forte décroissance depuis quelques années, même si on reste une région particulièrement exposée. Ce qui augmente énormément, c'est l'HPV. Je sais que l'on est en temps de généralisation très sensibilisé. Oui,
j'ai une patiente qui l'attendait pas du tout à 50 ans.
Malheureusement, et c'est souvent des lésions qui sont chez les sujets jeunes, sans autre facteur de risque, des sujets même parfois très jeunes. Malheureusement, chaque année, on a plusieurs patients de moins de 30 ou 40 ans qui sont atteints. Avec souvent des lésions plus avancées parce qu'il y a du retard diagnostic, on ne pense pas forcément chez ces patients-là. Et surtout, c'est évitable à terme, puisque c'est quand même la vaccination qui va traiter et éviter ça. Bon,
donc plein pot sur la vaccination.
Les traumatismes chroniques, ça malheureusement, on en voit beaucoup trop souvent.
Alors c'est les gens qui se mangent ?
Qui se mangent, souvent chez les personnes âgées, ou quand il manque des dents, et du coup il y a une ulcération chronique qui se crée à cause des dents manquantes, ou un appareillage mal réglé, c'est malheureusement beaucoup trop fréquent. Et c'est de la même façon qu'une plaie chronique au niveau de la peau, du derme, peut dégénérer. On a des dégénérescences malignes de plaies chroniques. Et là encore, on a des retards parce qu'on ne pense pas forcément à rien dans la bouche ou on ne pense pas forcément à cette cause. Et puis, un peu plus rare, mais ce n'est quand même pas si rare, ce sont les lésions précancéreuses. Alors, l'érythroplasie, c'est-à-dire la tâche rouge, ça, c'est vraiment assez rare. C'est quasiment un coup sur du cancer. Donc, quand on voit une tâche rouge dans la bouche, il vaut mieux adresser dans le doute plutôt que de passer à côté. Et les leucoplasies, donc les tâches blanches, ça, c'est nettement plus fréquent. Par leucoplasie, j'entends... les plaques blanches qui ne se décollent pas, par opposition aux plaques blanches qui se décollent, qu'on a dans la candidose, qui est un diagnostic différentiel. Là, je pense plutôt à des pathologies comme le lichen plan buccal. C'est assez fréquent. Il y a une composante auto-immune, ça touche fréquemment les femmes. C'est le profil de la pathologie auto-immune. C'est la femme de plus de 50 ans, pas de facteur de risque. Et là, il y a un risque qui est faible de dégénérescence, mais ça arrive et ça pose aussi souvent des problèmes de suivi chez ces patients-là parce que soit personne ne regarde ni pense et si le lichen évolue pendant plusieurs années sans aucune surveillance, ça peut dégénérer. Alors qu'avec une surveillance très simple, de la même façon qu'on surveillerait un évus au niveau de la peau, on peut voir si ça se transforme, on le prélève et on peut éventuellement agir très précocement. Surtout que ça peut assez vite échapper en plus au traitement.
Donc, si c'est en gros toute lésion de façon qui persiste plus de combien de temps, tu dirais ? Trois semaines. Trois semaines. Trois semaines,
si on n'a pas de facteur de risque.
Il faut s'en occuper.
En biopsie, oui.
Il faut s'en occuper.
Tout à fait. Trois semaines sans facteur de risque.
Bon, et puis donc nous, on est souvent embêtés avec les lésions cutanées. Alors, du visage, je le conçois. Mais éventuellement, si on n'a pas trop d'accès, on a envoyé une photo, une dermoscopie à un dermatologue qui n'est pas forcément du coin, mais qui ne peut pas recevoir, du coup.
Oui.
On peut t'adresser ? Sans problème.
Pour se faire... Alors, c'est vrai qu'on a... L'avantage d'avoir une disponibilité un peu plus facile, en particulier parce que, c'est notre pratique au sein du cabinet avec mes différents associés, mais comme on s'est orienté assez fortement sur la carcinologie... On a des règles de secrétariat qui font que s'il y a une suspicion, le patient est vu dans la semaine, en gros, même si ce n'est pas plus rapide. Et on pourra proposer d'emblée, effectivement, une biopsie ou une exérèse, et tout de suite l'inscription du patient dans le circuit d'oncologie, si c'est nécessaire. On peut aussi d'emblée prendre en charge des grandes lésions, parce que ce n'est finalement pas si rare, des grandes lésions, qui ne sont pas simplement extirpables par une exérèse suture simple, ce qu'on fait pour l'essentiel des dermates. Pour ces lésions-là, il y a des facteurs de risque où il y a des...
C'est l'exposition au soleil.
Le phototype.
Oui.
CELT. on va dire, peau claire et cheveux roux. Les plaies chroniques, il faut y penser. Et il faut penser à certaines lésions précancéreuses, cutanées, on pense au keratocanthome par exemple. En tout cas, il ne faut pas hésiter dans le doute. En particulier les zones dites à risque, que sont les zones périorificielles, autour de la paupière, du nez, de la bouche, des oreilles. C'est souvent plus délicat d'exérèse. C'est mieux quand on peut agir très en amont.
Il y a des patients qui ont des lipomes, des sortes de groquis... Oui, des loupes. Des loupes, oui. Voilà.
Alors ça, ça a l'avantage de ne pas être cancéreux, mais ça s'enlève assez aisément. Oui,
c'est bon à savoir parce que ce n'est pas du tout... Oui, tout à fait.
C'est un peu comme un quai de Sébastien, on va dire, du clair-chevelu. Ok.
Donc, lésion de plus de trois semaines avec facteur de risque biopsie. Et on voit qu'il y a les lésions de la langue et les lésions du reste de la muqueuse. Il y a peut-être des spécificités ?
Pas trop. Si ce n'est que la langue, on a plus fréquemment les lésions de morsure chronique au niveau de la langue, alors que le lichen est rarement au niveau de la langue. Le lichen plombucale. Il peut être parfois érosif, il peut être sclérodermiforme, donc avec une forme plus diffuse, plus sclérotique. Celui-ci est plutôt sur les faces internes de joues, éventuellement la gencive, plus rarement sur la langue.
D'accord.
C'est le plus délicat à vrai dire, parce que souvent un carcinome épidermique dans la bouche, quand on en a déjà vu au moins une fois, ça fait un aspect bourgeonnant, ça saigne, ça fait mal au patient. Peut-être plus l'accessibilité pour le trouver, pour le voir, qui peut piéger. Il faut se méfier de l'autalgie réflexe, très fréquente quand même, les lésions dans la bouche. Et puis les formules serrées, c'est ce qu'on disait là, Une afte qui traîne plutôt. de trois semaines, ça peut être une afte. Mais jusqu'à preuve du contraire, il faut quand même creuser.
Et on dit une afte.
C'est jamais trop. Bon, on verra bien. Une aftose.
On laisse toujours vérifier.
On va dire une aftose. Une lésion aftoïde.
Très bien.
Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il ne faut pas laisser traîner une lésion suspecte.
Très bien. Et ne pas hésiter à regarder. Parfait. Merci d'avoir répondu à toutes ces questions. Merci.
C'était la CPTS Brébrel pour notre épisode 15.
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