- Speaker #0
Bienvenue dans DanceLab, le podcast dynamique et éducatif où la passion de la danse rencontre le monde de l'entrepreneuriat, du bien-être, de la santé mentale et bien plus encore. Des conseils, des histoires, des conversations captivantes avec des experts et des personnalités, où recommandations et partages d'expériences enrichissent le quotidien des danseurs et facules. Je suis Maywen Bramoulé, danseuse professionnelle aux multicasquettes, passionnée de danse depuis toute petite, ayant pour objectif de lever les voiles sur les fantasmes et les clichés du métier, en vous partageant toutes les facettes, les difficultés, les richesses et les challenges que ce métier comporte. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager autour de toi, à me laisser une note et un commentaire sur Spotify ou Apple Podcast, et si tu souhaites participer au podcast, écris-moi ! Toi, quel rapport tu as aux réseaux sociaux ? Est-ce que ça a été facile pour toi d'y être, de poster, de te montrer ? Parce qu'il y a ce qu'on voit sur les réseaux, il y a la réalité. Voilà, donc quelle est la réalité ?
- Speaker #1
Alors, c'est le paragraphe Insta vs Reality. Alors voilà, pour moi, c'est toute une histoire, les réseaux sociaux. Une histoire de longue date, je dirais. De base, même si ça peut paraître étrange, et quand je le dis, les gens n'y croient pas toujours. de base les réseaux sociaux et moi ça fait vraiment pas bon ménage ah non pas bon ménage du tout j'ai jamais aimé ça en fait de base parce qu'il se trouve que quand j'étais plus jeune à l'école au collège en l'occurrence j'ai vécu des trucs qui étaient pas très très cool du harcèlement à l'école ce genre de choses et ça a même dévié du coup sur les réseaux sociaux à ce moment là et ça a été une très courte durée sur les réseaux, mais malgré tout, ça a eu un impact énorme sur la suite et sur ce que ça a provoqué en moi. Et le harcèlement ne se limitait plus à l'école. Il ne se limitait plus, c'était juste la porte ouverte. C'est-à-dire que j'ai même eu des gens qui commentaient de manière négative en parlant de moi, des gens que je ne connaissais pas. Juste par méchanceté, en fait. Et ça, ça a été hyper difficile pour moi à vivre. Et du coup, la conséquence derrière, ça a été qu'en fait, j'ai fait une croix sur les réseaux. J'avais un petit compte, plusieurs années après, j'ai créé un petit compte Facebook où c'était vraiment que pour ma famille, pour mes amis très proches, avec un pseudo autre. C'était vraiment un cercle très restreint parce que c'était impensable pour moi de me... de me replonger là-dedans. Rien que de me connecter à un réseau social, pour moi, c'était une angoisse. Derrière, quand ça devient ton métier, c'est compliqué. C'est compliqué de devoir passer au-dessus de ça parce que tu en as besoin pour ton travail. Du coup, c'est un long travail, mais ça va de mieux en mieux. Il se trouve que depuis quelques mois, j'ai même fait passer le cap d'engager une committee manager qui m'aide à travailler sur mes réseaux sociaux. et je suis très contente d'avoir passé le cap c'est vraiment un truc très personnel c'est vraiment un truc que j'ai fait pour moi parce que en fait je ressentais ce besoin là de dépasser cette peur et de
- Speaker #0
retrouver un équilibre de ne pas être H24 sur les réseaux, de déléguer et de peut-être te concentrer sur autre chose par exemple parce que c'est vrai que les réseaux encore une fois ça demande du temps Quand tu dois poster, quand tu dois même créer un Reels ou faire un carousel pour les programmations de cours, de stages, c'est des choses qui demandent du temps. Donc de déléguer, ça permet en tout cas de le mettre ailleurs.
- Speaker #1
Ouais, alors pour le coup, là, avec cette community, en fait, je dis community, mais c'est pas vraiment une community, c'est une... en gros, elle m'oriente, en fait, elle me permet de m'orienter dans mes choix, etc., sur les réseaux sociaux, mais du coup, là, ça me libère pas vraiment du temps parce qu'elle fait pas à ma place.
- Speaker #0
Ok, d'accord.
- Speaker #1
Voilà. Mais c'est vrai qu'on pourrait penser que, parce que comme ici, il y en a certains qui le font. Là, dans mon cas, elle m'oriente et elle me permet de faire des choix, de me pousser à faire. Et donc, c'est un peu comme si j'avais ma maman derrière qui me disait, là, il faut que tu postes. Allez, c'est l'heure. Il te reste 30 minutes. En fait, je n'ai pas le choix de. Et donc, ça ne m'a pas libérée du temps parce que du coup, au contraire, ça me demande beaucoup plus de travail. Mais par contre, ça m'oblige à. Et c'est ça que je voulais. Je voulais quelqu'un qui me pousse à faire, parce que seule, en fait, je ne trouvais pas le courage. J'avais besoin de quelqu'un qui me soutienne dans cette démarche-là.
- Speaker #0
C'est trop bien.
- Speaker #1
Et c'est trop bien. Je suis trop contente de l'avoir fait. Et du coup, plus je m'investis là-dedans, plus je me suis fait.
- Speaker #0
plus cette peur elle se dissipe et c'est trop agréable parce que je sens que j'avais vraiment beaucoup de blocage par rapport à ça pour revenir sur la peur et le cyberharcèlement il faut en parler il ne faut pas hésiter à en parler autour de vous à ne pas rester seule là-dedans parce que l'impact peut vraiment être énorme comme je vous disais tout à l'heure je refais un parallèle avec l'épisode de Maxime il y a une plateforme qui s'appelle Pharos où on peut signaler justement du cyberharcèlement À savoir qu'il ne faut pas attendre d'avoir reçu 100 commentaires ou 100 messages. Un seul, ça suffit. Donc, il ne faut vraiment pas hésiter à le faire. Voilà. Je reste une dernière fois sur cette partie réseaux sociaux avant de revenir sur l'enseignement et un peu le « is » . Là, c'est de manière plus globale, mais est-ce que tu trouves qu'un excellent professeur, il peut encore remplir ses cours sans être présent sur Instagram ou TikTok ?
- Speaker #1
Alors, je pense que ça, c'est une question générationnelle. Je pense que les professeurs qui ont toujours fonctionné sans réseaux sociaux jusque-là, donc je dirais de la génération, celle même avant la mienne, je pense que oui, c'est le cas. Parce qu'en fait, ils ont créé leur communauté. Ils n'ont jamais eu besoin de ça pour marcher. Donc je pense que ça fonctionne quand même pour eux sans réseaux sociaux. Enfin, j'espère que c'est le cas en tout cas. Mais je pense que pour les générations, la mienne, elle est un peu... transitoire, mais je pense surtout pour les générations à venir, je pense que c'est de plus en plus compliqué si t'as pas de réseaux sociaux. En fait, la concurrence, elle est tellement énorme qu'en fait, si tu ne te montres pas, les gens ne pensent pas à toi. Donc en fait, les gens vont tout simplement aller vers les choses qu'ils voient. Qu'ils voient, en fait. Tout simplement. Donc plus tu es visible sur les réseaux sociaux, plus les gens te voient, plus les gens pensent à toi, plus les gens se disent, ah mais du coup, je vais aller prendre son cours. C'est vrai, il y a son cours là, mardi. Ah oui, c'est vrai, je l'ai vu en story. Voilà. Donc je pense que c'est vraiment devenu un indispensable pour les générations à venir. Je pense que c'est vraiment hyper important. Et je dis malheureusement parce que c'est devenu... Notre métier, il ne se résume plus à être un bon professeur. On doit aussi maintenant faire plusieurs métiers en un. On doit aussi se buter sur les réseaux sociaux pour être bon en marketing, bon en réseaux sociaux, pour se montrer, etc. et avoir des élèves.
- Speaker #0
Mais à savoir aussi que du coup, pour contrebalancer, parce que ça encore une fois c'est ton avis et ça c'était personnel, ça ne veut pas dire que vous devez être, enfin ce n'est pas une obligation, ce n'est pas ce qu'on est en train de dire d'être sur les réseaux, ça devient indispensable parce qu'on évolue aussi avec notre temps, mais il y a toujours d'autres solutions comme dans la vie réelle, connecter autrement, peut-être que tu vois les anciennes entre guillemets générations ont peut-être compris des choses que nous on n'a pas aujourd'hui, et en fait il y a à apprendre des deux générations. pour trouver en tout cas ce qui nous correspond et son propre équilibre.
- Speaker #1
C'est ça. Le plus important, c'est d'avoir la technique qui nous convient pour arriver à avoir une communauté qui nous convient.
- Speaker #0
Exactement. Je reviens du coup sur l'enseignement et sur la féminité, entre guillemets. Comment on... Il y a beaucoup, on parle beaucoup de féminité. C'est quelque chose qui est très personnel. Toi, tu me disais tout à l'heure que c'était... Personnel, tout simplement.
- Speaker #1
En fait, c'est très vaste. On n'a pas de définition à proprement parler de la féminité pour moi.
- Speaker #0
Donc voilà, comment on enseigne, entre guillemets, ce qu'on voit et ce qui nous paraît dit féminin ? Je mets beaucoup de guillemets parce que du coup, c'est un sujet qui est un peu... Qu'est-ce que tes élèves viennent chercher ?
- Speaker #1
Alors moi, je dirais qu'en fait, en tant que professeur, en tout cas dans mes cours, en fait, moi, je suis là pour donner une direction. C'est-à-dire qu'en fait, je vais enseigner, je suis vachement axée aussi sur tout ce qui est technique. la terre. technique du talon, les fondamentaux, etc. Moi, je vais donner une direction, une gestuelle qui est propre à moi, qui vient de moi, de ce que j'aime faire et ce que je ressens dans mon corps. Je vais enseigner les fondamentaux, la technique, etc. Ensuite, tout ce qui est de l'ordre de la féminité avec un grand F, c'est extrêmement personnel. Souvent, dans mes cours, je vais le dire, je vais dire, mais en fait, c'est une choré... Cette choré là, vous l'interprétez comme vous le souhaitez, avec votre vision à vous de la féminité. C'est pas à moi de vous dire qu'est-ce que ça devrait être, c'est plutôt à vous de vous sentir féminine. Pour moi, la féminité c'est une sensation, c'est quelque chose qu'on ressent en fait. C'est très personnel. Moi je donne une direction, mais c'est aux gens après de prendre et de l'exprimer comme eux le souhaitent.
- Speaker #0
Tu me parles de sensations, est-ce que ça fait partie des choses que tu observes le plus en termes de transformation chez tes élèves ? Ou est-ce qu'il y a autre chose ? Parce que c'est vrai qu'on le sait, la danse ça peut être un exutoire, ça peut être un moyen de prendre confiance en soi... Quels sont les retours, toi, que tu as le plus de tes élèves ?
- Speaker #1
Je dirais que c'est des choses que plutôt j'observe. Il y a un truc sur certains élèves qui... Je vois des personnes qui prennent mes cours depuis longtemps, qui sont arrivées dans mes cours en étant avec une attitude de personnes assez timides, assez réservées, et qui ont en général... Conscience de cette chose-là, d'être des personnes qui sont plus introverties. Et puis en fait, avec les années, c'est super satisfaisant. Mais je vois des gens qui se révèlent, qui deviennent... Comment dire ? Ça se voit que c'est des gens qui, avec les années... prennent du plaisir à oser. Voilà, je crois que c'est plutôt ça. C'est des gens qui prennent du plaisir à oser et à se permettre des choses qu'ils ne se permettaient pas en arrivant. Voilà, et donc je le vois dans la manière de... Juste rien que la posture de la personne, la manière de se présenter dans le cours. Il y a des gens, des fois, ils ont commencé les premières années, ils étaient toujours au fond. Et puis au bout de 2-3 ans, ils sont toujours première ligne, hyper investis. Et en fait, ils arrêtent de se cacher. En gros, c'est ça. J'ai des gens qui, en fait... se cacher et en fait qui ont dépassé ce cap là de vouloir ça y est ils ont envie de de je sais pas comment expliquer ça de kiffer ouais de kiffer juste et ils ils le font plus en cachette c'est vraiment d'assumer ils assument qu'ils kiffent et qu'ils sont là et qu'ils Oui. et qu'ils ont leur place. C'est un peu ça le truc. Et même au niveau vestimentaire, je vois des gens qui, au début, s'habillaient de manière assez neutre, je dirais. Assez simple et puis au fur et à mesure des années, qui vont essayer des choses, qui vont tester des couleurs, qui vont tester des... Des fois des personnes qui n'osaient pas, qui dansaient beaucoup avec les jambes couvertes et puis au bout d'un moment, on va me dire « Ah mais là, ça y est, j'ai envie de me mettre en short. » Parce que je vois qu'autour de moi, les filles, elles osent et puis elles se sentent bien. Et puis les personnes dans le cours, pas que filles du coup, mais ils osent, ils se permettent et du coup, ça donne envie. Et du coup, ces personnes-là, elles vont aussi oser et ça, c'est trop beau à voir.
- Speaker #0
Ouais, et puis même, tu vois, on parle des vêtements, peut-être que ça te permet de définir encore plus ton style vestimentaire, de te dire, mais en fait, qu'est-ce qui me va le mieux ? Est-ce que c'est une brassière ? Est-ce que c'est un triangle, tu vois, en haut ? Est-ce que c'est un pantalon pas de def en bas, taille haute, taille basse ? Parce qu'en fait, selon les morphologies aussi, on a des vêtements qui vont nous permettre de trouver encore plus notre glow. Tu vois, on est beaucoup dans cet air-là, même au niveau des couleurs. Quel bleu tu vas mettre, ça te donne un autre teint. Et c'est ça qui est intéressant, en fait, il y a un vrai travail sur soi.
- Speaker #1
et de ouf et je vois des gens en fait qui... qui, je dirais, de base, avaient un style, je dirais, normal. Et puis qu'avec les années, ils se développent en un style vraiment propre à eux.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Et en fait, tu vois les personnalités ressortir de fou. Et en fait, c'est trop beau à voir, quoi. Avec les années, tu vois vraiment l'évolution de la personne. Et puis, quand j'en parle avec ces personnes-là, elles me disent, voilà, ça va trop bien. Je me sens carrément mieux. Dans le cours, je me sens beaucoup mieux. Avant, je me cachais. Et maintenant, en fait, j'ai plus besoin de me cacher, en fait. Je me sens bien avec moi-même.
- Speaker #0
Il y a une vraie quête d'identité, en fait.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Peut-être même des fois sans savoir
- Speaker #1
Mais après c'est pas le cas de tout le monde C'est pas Il y a des gens qui juste
- Speaker #0
Oui ils viennent prendre leur cours Et voilà c'est samedi après-midi Et c'est très bien
- Speaker #1
Et en fait tu peux totalement aussi être ok Avec le fait de venir prendre ton cours Te mettre au fond et d'être hyper ok avec ça Et hyper lasé avec ça C'est pas
- Speaker #0
Oui, on n'est pas en train de dire qu'on vient forcément prendre un cours pour venir chercher quelque chose. C'est juste qu'on met en exergue ce que ça peut procurer.
- Speaker #1
Exactement. Mais tu peux totalement prendre ton cours derrière et te sentir trop bien et avoir vécu le meilleur moment de ta life. En fait, ce qui est le plus important, c'est de kiffer pendant ton cours.