Description
Les espaces féministes se présentent souvent comme un refuge. Un espace sûr. Un lieu de sororité. Pour beaucoup de femmes et personnes queers racisées, c’est tout l’inverse.
On y entre avec nos vécus, nos colères, nos corps marqués par le racisme, et très vite on comprend : ce n’est pas nous le sujet.
Nos paroles sont minimisées. Nos expériences relativisées. Nos blessures mises en concurrence.
On nous tolère tant qu’on ne dérange pas. Tant qu’on ne nomme pas le racisme. Tant qu’on ne fissure pas le confort.
L’exclusion ici est rarement frontale. Elle est feutrée, polie, institutionnelle. On est invisible, disqualifié. On finit par partir.
Alors on apprend à faire autre chose: à se recentrer, à se réorganiser, à créer nos propres espaces et à remettre nos vies, nos voix et nos luttes au cœur du combat.
Parce que notre féminisme ne demande pas la permission.
On enregistre cet épisode le 22 octobre 2025, jour de la marche nationale de Nous Toutes à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et minorité de genre. Un bon moment pour nous de critiquer ces espaces puisqu’on y a pas notre place.
Définitions:
Fémonationalisme: l'instrumentalisation d'un discours féministe à des fins électorales racistes, islamophobes et xénophobes.
Mysoginoire : une double discrimination, à la fois sexiste et raciste, vécue uniquement par les femmes noires
🆘 Besoin de parler ou de soutien immédiat ?Voici quelques numéros utiles :
📞 Violences femmes info : 3919 (gratuit, anonyme, 24h/24, 7j/7)
📞 Enfants en danger : 119
📞 Urgence médicale / police / pompiers : 15 / 17 / 18
📞 LGBT+ écoute : 01 48 06 42 41
Tu n’es pas seul·e.
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