- Speaker #0
Bienvenue dans De Femmes à Femmes, des voix vraies, des parcours forts, des transformations puissantes. Ici, on libère, on dépose son histoire afin de ne plus se sentir seule.
- Speaker #1
Bonjour Marie ! Bonjour Coralie !
- Speaker #0
Tout d'abord, merci d'avoir accepté mon invitation dans la chaîne du podcast De Femmes à Femmes.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Je suis très honorée de te recevoir. Pour la petite histoire, Marie, on s'est rencontrées il y a maintenant une grosse année, je dirais.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce qu'elle fait le tatouage permanent de tout ce qui est maquillage permanent. Donc, sourcils, les lèvres, etc. Mais ça, tu le présenteras mieux que moi. Et je tenais à te faire venir sur cette chaîne parce que toi aussi, tu as une histoire de femme. un peu plus un peu particulière finalement, que beaucoup de femmes malheureusement vivent, mais justement qui pourrait aider en tout cas celles qui le traversent à se reconnaître dans ton histoire. Tout d'abord, peux-tu te présenter et puis nous dire un petit peu quelle petite fille tu étais ?
- Speaker #1
Alors, je m'appelle Marie, j'ai 27 ans, j'étais une petite fille réservée, plutôt timide, discrète. Je me sais pas. pas trop remarqué à l'époque. J'ai eu des parents très aimants. J'ai manqué vraiment de rien. Beaucoup d'amour. Une maman très protectrice et un papa pudique mais aimant tout autant. Ma petite sœur, on a trois ans d'écart. Elle a trois ans de moins. Et j'ai un petit frère aussi de 15 ans d'écart. Ah oui ? Oui.
- Speaker #0
Un petit dernier qui est arrivé tardivement. Oui,
- Speaker #1
donc voilà, une famille de cinq, enfin de quatre, et après cinq, puisqu'il y a pas mal d'écarts. J'étais très perfectionniste déjà à l'époque, très appliquée, j'aimais ce qui était beau, l'esthétique, tout ça.
- Speaker #0
Tes parents font quoi comme métier ?
- Speaker #1
Ma mère est infirmière et mon père, il est directeur dans une mairie.
- Speaker #0
Donc, rien à voir de base dans l'esthétique ? Non,
- Speaker #1
rien à voir. Et eux, justement, ce n'était pas leur truc, en fait. Ils ne m'orientaient pas trop dans ça.
- Speaker #0
Ils avaient d'autres aspirations pour toi ?
- Speaker #1
Oui, plus générales.
- Speaker #0
Tes parents avaient des métiers complètement différents de ce que toi, tu aimais. Est-ce que déjà, petite fille, tu avais une vision de la vie. De l'amour un peu princesse ou pas du tout ?
- Speaker #1
Oui, en ayant des parents, toujours mariés depuis 30 ans cette année. Franchement, oui, oui. Pour moi, j'allais avoir une famille bien soudée pour toujours. En tout cas, c'est ce que je voulais.
- Speaker #0
Donc déjà, très jeune, c'est quelque chose qui te faisait rêver d'avoir une vie de couple, des enfants. Oui. Oui. Tu projetais déjà ça, petite, par exemple aussi de tes parents.
- Speaker #1
Je pense.
- Speaker #0
Tes parents étaient plutôt un couple assez démonstratif entre eux ?
- Speaker #1
Non, pas spécialement. On voit qu'ils s'aiment, mais non, pas démonstratif. Oui,
- Speaker #0
c'est une autre génération, effectivement.
- Speaker #1
On est plutôt pudiques quand même dans la famille.
- Speaker #0
Même avec vous, avec les enfants ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
C'est une génération, une autre génération où on montrait moins, mais il n'y a pas que les paroles, il y a les actes qui font beaucoup. Vous avez manqué de rien.
- Speaker #1
Et je sais que je peux compter sur eux, dans n'importe quelle situation, vraiment.
- Speaker #0
Tu nous as pas dit, mais redis-moi, tu as grandi, tu n'es pas de Rouen, en fait ?
- Speaker #1
Non, j'ai grandi à Digouin.
- Speaker #0
À Digouin.
- Speaker #1
En Saône-et-Loire.
- Speaker #0
Et tes parents sont restés sur... À Digouin.
- Speaker #1
J'ai habité Rouen pendant trois ans. quand ma fille est née. Je me suis rapprochée, je suis revenue vers Digouin, voilà, aux sources, proche de papi et de mamie.
- Speaker #0
Tu vas rencontrer finalement ton futur mari assez jeune, puisque tu auras 15 ans quand tu vas le rencontrer. Donc c'est quoi, c'est collège, seconde ?
- Speaker #1
Seconde, à la rentrée, en seconde au lycée.
- Speaker #0
Raconte-nous un petit peu cette rencontre.
- Speaker #1
Alors, tous les collèges se rassemblent dans un même lycée en général, et donc je le vois. Devant le lycée, je l'aperçois au loin, il me plaisait bien. Et lui aussi. Après, on avait un pote en commun qui a fait le lien. Et de là, on a discuté un peu par texto à l'époque. Et puis après, on s'est vite mis en couple. Premier bisou, dix jours plus tard.
- Speaker #0
Ça a été accepté ? Par tes parents, cette rencontre assez jeune, entre guillemets, ça a été... Oui,
- Speaker #1
oui. Je ne me souviens pas qu'il y ait eu de soucis particuliers. Bon, je ne sais pas trop ce qu'ils en pensaient. En plus, j'étais jeune, 15 ans. Lui, il avait 14 ans même à l'époque. Ah oui ? Ouais.
- Speaker #0
Et de l'autre côté, ses parents étaient assez ouverts à cette histoire aussi ? Oui.
- Speaker #1
Nos papas se connaissaient même en plus de vue. Enfin, c'était drôle du coup. Mais oui, non, ça allait. enfin
- Speaker #0
C'était plutôt simple. J'imagine qu'à cet âge-là, forcément, tu l'as fait rencontrer à tes parents assez vite.
- Speaker #1
Six mois plus tard, ils l'ont rencontré. Et non, mais ça se passait bien. Il n'y avait pas de soucis particuliers.
- Speaker #0
C'était ton premier amour ?
- Speaker #1
Oui. J'avais eu un petit chéri avant, mais c'est rien de sérieux.
- Speaker #0
Donc, amour de lycée. J'imagine que... Plutôt simple. À ce moment-là, on n'a pas forcément d'idée de projet en tête ou ce genre de choses. Est-ce qu'au niveau de vos études, vous allez faire un peu les mêmes choses ou à un moment ou à un autre, on va quand même se poser la question de chemins différents ?
- Speaker #1
Au niveau des études, on fait tout le lycée ensemble. On n'était pas dans la même filière pour le bac. Moi, j'ai fait un bac économique et social et lui, c'était plutôt une filière scientifique. Donc ensuite, on s'est dirigé forcément vers des... d'orientations différentes. Je me suis dirigée vers l'IUT, un DUT GEA à l'époque, gestion des entreprises et des administrations.
- Speaker #0
Donc rien à voir avec l'esthétique à ce moment-là. Oui. Parce que tes parents...
- Speaker #1
Mes parents étaient bof, bof, pour.
- Speaker #0
Tu avais manifesté cette envie. Oui.
- Speaker #1
J'avais visité une école et tout. Les profs aussi, ils me conseillaient vraiment d'aller vers une filière générale à la fac.
- Speaker #0
Parce que tu avais les capacités.
- Speaker #1
J'étais une élève... Bye ! J'étais bonne élève, moyenne, mais ils me voyaient bien faire des études.
- Speaker #0
Est-ce que ce n'est pas un peu cliché aussi à l'époque de se dire qu'on va en esthétique parce qu'on est entre guillemets pas très bon à l'école et que du coup, on privilégiait des filières générales à partir du moment où on se débrouille plutôt pas mal et puis qu'à l'époque, c'était plutôt une filière esthétique où... Tout ce qui est artisan, etc. a tendance à se dire parce qu'on n'est pas bon. C'est un peu cliché, en tout cas. Est-ce que tes parents, quelque part, avaient effectivement ce cliché en tête à ce moment-là ?
- Speaker #1
Peut-être un peu, oui. Tout ce qui est esthétique, coiffure, c'était râler pas crête, entre guillemets. Mais non, ça ne veut rien dire. Donc, j'ai fait une semaine en GUA. Au bout d'une semaine, j'étais en pleurs. En plus, j'avais quitté la maison. J'étais dans un appartement toute seule. Rue Piétonne de Rouen. bon
- Speaker #0
Ah, donc c'est comme ça que tu as atterri à Rouen, du coup ? Oui,
- Speaker #1
j'ai été acceptée, en fait, ici. Donc, j'ai appelé mes parents en pleurs. Au bout d'une semaine, en leur disant, je ne veux plus... En fait, je ne veux pas faire ça. Ce n'est pas là où je dois être. Oui,
- Speaker #0
c'était finalement vraiment... Enfin, tu avais accepté, mais un peu contre nature, parce que toi, tu savais vraiment profondément ce que tu voulais faire.
- Speaker #1
C'est ça. Et la petite voix intérieure me disait, non, non, là, en fait, ça ne va pas le faire.
- Speaker #0
Donc, ça a été rapide. Une semaine, ça t'a suffi à te dire, mais pas du tout...
- Speaker #1
En général, oui, c'est... Oui, ça se passe comme ça.
- Speaker #0
Ils ont été à l'écoute à ce moment-là ?
- Speaker #1
Mon père, pas trop. Il m'a dit, maintenant que tu es inscrite en DUT, tu vas finir l'année. Sur le coup, je me suis dit, ça va être long. Finalement, le lendemain, je pense qu'ils ont réfléchi et ils se sont dit que ce n'était pas possible. Le lendemain, j'ai été inscrite dans une filière esthétique en BTS.
- Speaker #0
Arwen ? Toujours ?
- Speaker #1
Du coup, à Rouen, parce que j'avais un appartement sur Rouen. Et j'ai rien loupé parce que j'étais arrivée le premier jour de la rentrée. Donc, très bien.
- Speaker #0
Tout de suite, tu t'es sentie à ta place ?
- Speaker #1
A ma place, oui.
- Speaker #0
Donc là, toi, t'étais à Rouen, donc du coup, finalement, en esthétique. Et ton ami, à ce moment-là, était aussi sur Rouen ?
- Speaker #1
Non, lui, il était resté vers chez nous. Il avait pris une année sabbatique à l'époque pour faire un peu de foot. En fait, il était dans le foot, voilà.
- Speaker #0
Et cette année de séparation, ça ne vous a pas éloigné ?
- Speaker #1
Non, parce qu'il venait régulièrement me voir sur Juan. Après, je rentrais aussi les week-ends. Et en fait, je n'ai tellement pas supporté l'éloignement avec mes parents que j'ai fini par faire la route tous les jours.
- Speaker #0
Plutôt que quand tu as rendu ton appartement et fait les trajets. Oui, donc finalement...
- Speaker #1
Donc, on n'était pas si loin.
- Speaker #0
Donc là, ton année d'esthétique va durer quoi ? Deux ans ?
- Speaker #1
Deux ans de BTS. Ok. Ensuite, j'évolue vers une licence RDPC, donc responsable développement et pilotage commercial.
- Speaker #0
C'est toujours en lien avec l'esthétique ? Non,
- Speaker #1
c'était plus commerce pur et dur. Justement, apprendre à créer un business, développer.
- Speaker #0
C'était déjà dans ta tête à ce moment-là ?
- Speaker #1
Pas trop. Non, je voulais un bagage en plus, en plus de l'esthétique. Pour ne pas être spécialisée qu'en esthétique, si jamais. Et ça m'a plu, j'étais en alternance. Dans une boutique de vêtements. Donc, bien mon truc. Et puis, j'ai développé une cabine de soins esthétiques dans cette boutique.
- Speaker #0
Par la suite ?
- Speaker #1
Voilà, au cours de l'année d'intervention. C'était mon projet scolaire, en fait.
- Speaker #0
Donc là, quand tu dis cabine de soins, qu'est-ce que tu faisais, en fait, dans ces soins ?
- Speaker #1
Des soins visage, des soins corps, des épilations et beaucoup de restructuration, sourcils.
- Speaker #0
T'avais déjà commencé ?
- Speaker #1
J'aimais en même temps dessiner les sourcils à tout le monde, à ma soeur, à ma mère. C'était mon truc, je ne sais pas.
- Speaker #0
Ah oui, donc très vite. Même avant de faire l'esthétique ? Ou c'est venu au cours de tes études ?
- Speaker #1
Oui, plutôt au cours de mes études. Après, au lycée, j'avais déjà commencé à dessiner mes sourcils à l'époque. Mais ce n'était pas la grande... Enfin, ça commençait. Mais j'étais un peu vue comme Marie... Ah oui, celle qui avait les trop beaux sourcils. Donc, c'était drôle. Et du coup...
- Speaker #0
Donc petit à petit, tu as remis ça dans cette cabine de soins.
- Speaker #1
Ça s'est fait naturellement. Donc moi qui dessinais mes sourcils tous les matins, je me suis dit, il faut que je les fasse tatouer. Donc je suis allée à Paris.
- Speaker #0
Ok. Oui, parce que c'était en quelle année là, à peu près ?
- Speaker #1
En 2019, juste avant le Covid.
- Speaker #0
Donc ça commençait un petit peu à faire du bruit, mais on n'en allait pas sur One. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Par les réseaux, un petit peu, tu as connu ce truc à Paris ? Oui.
- Speaker #1
Donc, je vais à Paris et elle me voit et elle me dit « mais toi, tu devrais te lancer là-dedans parce que tu les dessines trop bien » . Et je lui dis que je suis un peu dans l'esthétique. Et après le Covid, on a tous un peu réfléchi au sens de notre vie. Et du coup, c'était resté dans un coin de ma tête. Et c'est vrai que c'était logique parce qu'en fait, j'en faisais tellement au travail des restructurations. donc juste dessin de la forme c'était pas tatoué en soi que je suis retournée la voir, je me suis formée et je me suis lancée À mon compte, j'avais 21 ans à la sortie de mes études.
- Speaker #0
T'es hyper jeune à ce moment-là, tu te lances dans l'auto-entrepreneuriat, t'as pas forcément du coup un passif en tant que salarié qui est long, etc. Lui, en tant qu'homme, il te soutient ? Oui, quand même. Il est plutôt fier ? Il t'envie un peu ? Comment il réagit ?
- Speaker #1
Non, fier, toujours fier. Je ressentais de la fierté, oui.
- Speaker #0
Il t'a toujours poussé à...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
oui. Donc,
- Speaker #0
ça t'a donné forcément envie de...
- Speaker #1
Oui, oui, j'étais motivée et il était motivant aussi.
- Speaker #0
Est-ce qu'à ce moment-là, tu as créé les deux boutiques ? Oui, si, tout de suite.
- Speaker #1
Oui, pareil, parce que j'habitais par là-bas. Et Rouen, parce que j'avais fait mes études et parce que je connaissais du monde.
- Speaker #0
OK, donc là, tout de suite, tu as ouvert ton institut sur les deux villes.
- Speaker #1
Oui, je louais en fait une cabine dans le salon de coiffure de ma tante. Au tout début. C'est un peu elle quand même qui m'a orientée vers la beauté. Parce qu'on était proches et je la voyais dans ce milieu-là. Ça me plaisait. Et Rouane, pareil. J'ai commencé dans un de ses salons de coiffure aussi.
- Speaker #0
Donc ça t'a permis du coup d'avoir des locaux à ta disposition pour pouvoir te lancer dans ton activité.
- Speaker #1
C'était plus simple.
- Speaker #0
Là, au niveau de ton couple, est-ce que tout va très bien ? À ce moment-là ? Ça fait déjà quelques années du coup.
- Speaker #1
Oui, tout va très bien. C'est l'amour fou.
- Speaker #0
Vous habitez ensemble ?
- Speaker #1
Oui. Et bien, tout s'est fait en même temps. Je me suis lancée à mon compte, on s'est mis en ménage.
- Speaker #0
Ça a été plutôt vite, mais en même temps, c'était peut-être une évidence aussi.
- Speaker #1
Oui. Et puis, ça faisait 5-6 ans qu'on se connaissait déjà. C'était la suite logique.
- Speaker #0
Lui, il travaillait de son côté ?
- Speaker #1
Il était en études, lui, sur Paris, justement. Ah oui,
- Speaker #0
sur Paris.
- Speaker #1
Donc, on se voyait les week-ends.
- Speaker #0
Mais ça, pareil, la distance n'a jamais été...
- Speaker #1
On se retrouvait les week-ends, on était contents.
- Speaker #0
Moi, ça se passait...
- Speaker #1
Où j'y allais.
- Speaker #0
Ce n'était pas, en tout cas, compliqué.
- Speaker #1
Non, je trouvais pas. Ça ne t'a jamais pesé,
- Speaker #0
lui non plus.
- Speaker #1
Je n'ai pas trouvé très compliqué cette période.
- Speaker #0
La question du mariage. Tu t'es mariée, du coup, relativement jeune. Oui. À quel moment, en fait, c'est venu sur la table ? Comment ça s'est fait ?
- Speaker #1
Alors, on en discutait un petit peu. Et justement, c'était en 2019 aussi. En fait, quand j'y pense, il y a eu beaucoup de choses cette année-là. On est allés en voyage à New York. Et c'est le 31 décembre où ils m'ont demandé un mariage à New York. Donc, on était très jeunes. C'était notre premier gros voyage. Là-bas, on n'était même pas majeurs. On avait eu des galères d'ailleurs. Et oui, c'était ça, le 31 décembre 2019 à New York, face au pont de Brooklyn. Merci.
- Speaker #0
C'est dingue parce qu'on n'en a jamais parlé. Et j'ai été demandée en mariage à New York. C'est vrai ? Ouais. Incroyable ! C'est la première fois en tout cas que je rencontre quelqu'un qui a la même demande, entre guillemets. Alors, chaque histoire est différente. Mais j'étais toute jeune aussi. Et c'était aussi notre premier grand voyage.
- Speaker #1
C'était beau. Donc,
- Speaker #0
c'est forcément très mémorable parce que tout s'y prête.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu as dit oui tout de suite.
- Speaker #1
Oui, j'ai dit oui. C'est lui,
- Speaker #0
du coup, qui t'a fait ta demande ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ouais ?
- Speaker #1
Mais je m'y attendais, en fait, parce qu'on en avait parlé. Bon, voilà. Mais je ne savais pas où, quand, comment exactement. Mais oui, on était à court.
- Speaker #0
Hyper heureuse. C'est quoi l'émotion, là ?
- Speaker #1
Ah ben, j'ai juste pleuré. Ouais, j'étais contente. Oui, oui.
- Speaker #0
Le mariage est prévu pour combien de temps après ?
- Speaker #1
Sur le coup, on n'en parlait pas trop. On n'avait pas fixé de date précise. En plus, on était jeunes. Donc voilà, on est rentrés de notre voyage en disant à nos parents, on va se marier et tout.
- Speaker #0
C'était quoi la réaction de vos parents ?
- Speaker #1
Ça ne m'a pas marqué, mais content. Ils me semblent contents, mais bon, ils ne s'en souciaient pas trop non plus pour l'instant.
- Speaker #0
Parce que la date n'était peut-être pas posée. Oui,
- Speaker #1
parce qu'on s'est mariés finalement trois ans après.
- Speaker #0
Ah oui, ok.
- Speaker #1
Enfin, deux ans après, en 2022. Donc après, on leur a annoncé en 2021 qu'on se mariait. En 2022, ils étaient contents. Ils ont toujours été... Hyper investi. Oui.
- Speaker #0
Grand mariage ?
- Speaker #1
Très grand mariage. Pas beaucoup d'invités. Ce n'était pas un grand mariage par le nombre d'invités, mais c'était un mariage grandiose quand même, parce qu'il y avait des prestations sympas.
- Speaker #0
Donc, un mariage que tu avais déjà imaginé dans ta vie de jeune fille ? Oui,
- Speaker #1
un peu. Oui, ça me tenait à cœur quand même de me marier, de faire les choses un peu en grand, des belles choses.
- Speaker #0
Vous êtes mariée où ?
- Speaker #1
Dans un domaine, non, en Saône-et-Loire, donc proche de chez nous. Enfin, on était le tout premier mariage du domaine.
- Speaker #0
Un nouveau domaine qui proposait en fait... Ah oui, d'accord. À ce moment-là, dis-moi si je me trompe, mais vous n'aviez pas encore votre fille ?
- Speaker #1
Non. Moi, j'avais 23 ans. Non, non, Sophia, elle n'était pas là.
- Speaker #0
Rien ne laisse supposer qu'il peut y avoir un pépin dans cette jolie vie amoureuse. Est-ce que là, à ce moment-là, vous parliez d'enfants, de projets, peut-être de vie ?
- Speaker #1
d'achat de oui oui oui d'enfant d'achat un peu moins mais enfant oui je savais que moi j'en voulais lui aussi oui c'était un projet il y a des frères et sœurs de son côté aussi oui c'est le dernier d'une famille de trois ok donc oui
- Speaker #0
pareil il a un grand frère une grande sœur aussi ok les deux familles se sont toujours très bien entendues aussi oui ils s'entendaient ils ne se voyaient pas souvent mais ils s'entendaient bien tout était ouvert finalement oui pour une belle histoire d'amour À quel moment va arriver ta petite princesse ?
- Speaker #1
Alors, la petite, j'ai su que j'étais enceinte le jour de mes 24 ans. Le 18 août 2023, j'ai su que j'étais enceinte.
- Speaker #0
Un an après ?
- Speaker #1
Donc un an après notre mariage, oui. On a fait les noces de coton, j'étais enceinte d'un mois.
- Speaker #0
C'était donc voulu, forcément. Est-ce que c'est arrivé plutôt facilement ?
- Speaker #1
Oui, 15 jours après l'arrêt de ma pilule, j'étais enceinte. Ah oui, hyper vite.
- Speaker #0
Ça t'a bouleversée un petit peu ? Non,
- Speaker #1
j'étais contente. Je voulais pas justement que ça dure trop longtemps. Mais bon, après ça... Et lui,
- Speaker #0
comment il a réagi ?
- Speaker #1
Pareil, content.
- Speaker #0
Pas de peur, pas d'angoisse ?
- Speaker #1
Non, lui, il m'en parlait même avant moi. En fait.
- Speaker #0
Il avait même ce désir...
- Speaker #1
Sauf qu'il était en études à l'époque, enfin voilà, il fallait quand même qu'il ait un boulot.
- Speaker #0
Il a fait ses études à quel moment à peu près ?
- Speaker #1
Juste avant que je tombe enceinte.
- Speaker #0
Donc même pendant le mariage, il était encore en études ? Oui. Il a fait des longues études en fait.
- Speaker #1
Cinq ans après le bac, le jour de mon anniversaire, j'apprends que je suis enceinte, trop contente. Donc je lui dis le soir, direct, j'avais travaillé, je me souviens à l'époque. C'était dur parce que je voyais plein de clientes et tout, mais j'étais trop contente. J'avais l'impression que ça se lisait sur ma tête en fait.
- Speaker #0
Oui, je pense.
- Speaker #1
Mais non, c'était cool.
- Speaker #0
Tu l'as découvert toi parce que j'imagine que tu avais un retard tout simplement ? Même pas. Ou tu le sentais déjà ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, je le sentais. Après, je cherchais à le savoir rapidement aussi, mais je m'étais dit le 18 août, le jour de mon anniversaire, je serais enceinte. J'avais fait un test le 13 août, négatif. Et le 13, je m'étais dit, c'est trop tôt. Le 18, ça sera bon.
- Speaker #0
C'est fou, tu as eu un artin. Comme si tu savais, en fait.
- Speaker #1
Mais c'est bizarre. Et quand j'ai fait le test que j'ai vu, plus un 2. Donc, ça faisait vraiment une semaine, deux semaines max. Je me souviens, je disais, je savais, Mais ouais, c'était bien.
- Speaker #0
C'est à lui que tu l'as dit en premier ou tu as appelé ta mère ?
- Speaker #1
Non, c'est à lui. Oui, c'est à lui que j'ai dit en premier, quand il est rentré du travail. Voilà. J'avais préparé un petit... En fait, j'avais acheté un body avant même presque d'arrêter ma pilule.
- Speaker #0
Ah oui ! Pour préparer l'annonce en fait ?
- Speaker #1
Bah oui ! Du coup, j'avais posé un petit body, le test sur le lit et rentré dans la chambre.
- Speaker #0
Trop mignon ! Il a compris tout de suite ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Il a réagi comme tu l'espérais ?
- Speaker #1
Content, oui, oui, carrément. Ému ? Oui, oui, très. Après, on l'a annoncé aux familles rapidement.
- Speaker #0
Tout l'entourage a bien réagi aussi ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui, aussi.
- Speaker #0
C'était le premier bébé ?
- Speaker #1
De mon côté, oui. Lui avait déjà des neveux nièces.
- Speaker #0
Et oui, c'est le dernier, donc forcément.
- Speaker #1
Mais de mon côté premier, on l'avait dit à mes parents le jour des 50 ans de mon père, au Portugal, en famille. C'était sympa aussi. C'était une belle annonce. Et on l'a annoncé ensuite à tout le monde, à nos amis, pendant les noces de coton. On avait fait une grosse fête pour nos un an de mariage. Et on l'a dit à ce moment-là. Avec un cinéma en plein air.
- Speaker #0
Oh, trop bien !
- Speaker #1
Encore en grande pompe, quoi.
- Speaker #0
Ouais, mais en même temps, j'ai envie de dire, t'aimes bien aussi...
- Speaker #1
Sur la continuité du truc !
- Speaker #0
Est-ce que ça a été une grossesse relativement simple ?
- Speaker #1
Oui, très.
- Speaker #0
T'as pas été malade ?
- Speaker #1
J'ai pas été malade. Et d'ailleurs, heureusement, parce que j'ai la phobie de vomir. Oui,
- Speaker #0
c'est vrai,
- Speaker #1
je me rappelle de ça. Ah oui.
- Speaker #0
C'est toujours le cas ?
- Speaker #1
Toujours, ouais.
- Speaker #0
Je suis là depuis toute petite ?
- Speaker #1
Depuis 8-9 ans, je pense. J'y pense beaucoup moins, mais c'est vraiment une angoisse quand même. Donc, quand j'ai su que j'étais enceinte...
- Speaker #0
Tu as pensé tout de suite ?
- Speaker #1
Tout de suite. Je me suis dit mince. J'espère que je serai mince juste pour ne pas être malade.
- Speaker #0
Pour m'y remirer.
- Speaker #1
Parce que sinon, j'étais très contente d'être enceinte, mais j'avais cette peur d'être malade au début.
- Speaker #0
Et donc, du coup, finalement, tu n'as plus travaillé pratiquement... Jusqu'à la fin. Parce que quand on est à son coin, on se pose aussi souvent la question de... On espère toujours pouvoir aller le plus loin possible, puisque forcément...
- Speaker #1
Carrément. Je me souviens, j'avais le gros gros ventre qui passait encore sous la table de massage. Ça le faisait. Je faisais les sourcils comme ça.
- Speaker #0
Puis quand on a une grossesse, j'ai envie de dire, qui est plutôt cool, on peut travailler.
- Speaker #1
J'allais quand même au travail des fois, juste pour une cliente. Mais je me souviens, ma dernière cliente, je l'ai faite trois jours avant d'accoucher. Ou deux jours avant.
- Speaker #0
Oui, vraiment au bout du bout.
- Speaker #1
J'aurais pu garder au boulot.
- Speaker #0
Tu as été à terme ?
- Speaker #1
Neuf jours avant. Donc ça va.
- Speaker #0
Un beau bébé, un bel accouchement.
- Speaker #1
Serein. C'était long, mais je n'ai pas eu mal.
- Speaker #0
Accouchement naturel ? Naturel,
- Speaker #1
oui. Péridural, magique.
- Speaker #0
Et lui, à ce moment-là, présent ? Oui,
- Speaker #1
présent, bien sûr. Il était content. Il était ému. Oui, oui.
- Speaker #0
Il arrive à se projeter quand même dans son rôle de papa où c'est vraiment la rivise qu'on dit toujours c'est dur pour un papa de se projeter parce que forcément il ne porte pas l'enfant etc.
- Speaker #1
Je ne sais pas, je pense que oui mais même les mamans je pense qu'on se projette vraiment quand ça arrive en fait peut-être qu'il ne se projetait pas tant que ça enfin en tout cas, mais il était content mais ça a été un chamboulement quand même
- Speaker #0
Comment s'est passé le retour à la maison ?
- Speaker #1
On était chez mes parents à l'époque On vivait chez mes parents
- Speaker #0
T'as pu préparer quand même une chambre pour bébé ?
- Speaker #1
Oui, on a essayé de faire un petit cocon quand même. Mais c'était sympa, du coup, on était tous en famille. Justement, j'étais partie en pleine nuit, j'avais perdu les os. Ça avait réveillé mon père, ma sœur. Ah oui,
- Speaker #0
il y avait encore ta sœur au petit qui habitait. Oui, cette ouïe-là,
- Speaker #1
elle était là. Donc tout le monde était trop content. C'est pas comme si j'étais toute seule chez moi, je pars à la mat, personne le sait. Donc on vivait chez mes parents, en famille. Ça me dérangeait pas en fait. Moi, je suis bien chez eux. Mais lui, peut-être qu'il le vivait moins bien que moi. C'était différent,
- Speaker #0
c'était pas chez lui.
- Speaker #1
Mais c'était temporaire, dans tous les cas.
- Speaker #0
Parce que vous y avez été tout le long de la grossesse ? Non,
- Speaker #1
deux mois et demi, trois mois.
- Speaker #0
Parce que vous étiez dans une recherche de quelque chose ? Voilà,
- Speaker #1
en transition entre Rouen et là-bas, on ne trouvait pas en fait. Donc, on avait aménagé.
- Speaker #0
Son emploi était dans quel coin ?
- Speaker #1
Sur Rouen, à l'époque. Donc,
- Speaker #0
tu travaillais à Rouen et toi, tu alternais entre les deux. Donc, il se posait la question. Oui. où est-ce qu'on va vivre ? Et finalement ?
- Speaker #1
Et finalement, on trouve ensuite une maison sur Paralimonia, celle où je suis actuellement.
- Speaker #0
Et là, du coup, comment lui, comment toi, tu vis surtout ta maternité ?
- Speaker #1
J'étais bien, j'étais épanouie. Oui, j'étais trop contente. J'étais super fière de moi, en fait, d'avoir fait ça. Je la regardais, ma fille, je me disais, mais c'est moi qui ai fait ça, en fait. Je trouve que c'est fou, ce truc. On passe de jeune fille à femme, en fait.
- Speaker #0
Tu t'es sentie femme à ce moment-là ? Oui, vraiment. Quand on donne la vie ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce que c'était un bébé cool ?
- Speaker #1
Oui. Ou des nuits, tout ça ? Non, les premières nuits, c'était un peu dur. Mais encore, j'en garde un bon souvenir. J'étais contente de me réveiller la nuit pour lui donner à manger. Mais c'était un bébé cool.
- Speaker #0
Tu étais contente d'avoir une fille ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je pensais que ça allait être un garçon.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Ouais, mais finalement, une fille. Je suis trop contente.
- Speaker #0
Donc surprise quelque part.
- Speaker #1
Mais trop bien.
- Speaker #0
Et lui ? Pareil, pas de préférence ?
- Speaker #1
Il pensait aussi garçon. Mais je pense que oui, il est trop content d'avoir sa fille.
- Speaker #0
Il s'implique tout de suite dans son rôle de papa ?
- Speaker #1
Difficilement, parce qu'on est chez mes parents et il fallait faire une place. Donc en fait, ça, ça a été un peu spécial, quoi. Mais c'était bien.
- Speaker #0
Il t'en parlait ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Vous en parliez déjà un petit peu ? Ouais.
- Speaker #1
Lui, il aurait aimé, je pense, avoir son petit nid tout de suite.
- Speaker #0
Vous avez déménagé au bout de combien de temps ?
- Speaker #1
Elle avait, Sophia, quatre mois ?
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Trois mois. Je ne sais plus exactement, mais voilà.
- Speaker #0
Donc on va dire que les trois, quatre premiers mois de sa vie, forcément, vous étiez en mode collectif.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce que du coup, il y a eu un vrai changement une fois que vous avez eu votre maison ? Est-ce que là, il s'est senti en tout cas... Enfin, t'as vu une différence mieux, plus légitime peut-être vis-à-vis de ta fille ?
- Speaker #1
Non, j'ai pas vu un vrai changement. Mais en tout cas, il avait l'air bien chez lui, bien avec sa femme et sa fille.
- Speaker #0
Est-ce que dans votre couple, ça a changé des choses ?
- Speaker #1
L'arrivée de la petite, moi, j'ai pas trouvé. Non, justement, c'était le père de ma fille. J'ai été fan, quoi.
- Speaker #0
Oui, tu l'aimais encore plus. Eh oui,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Est-ce que malgré tout, il y a quand même une troisième personne qui nous demande forcément beaucoup d'attention, etc. Est-ce qu'à un moment donné, il a pu parfois manifester un petit peu de... Alors, je veux dire, jalousie, le mot est fort, mais c'est parfois un ressenti qu'on peut avoir en tant qu'homme de se dire, ben, et moi, quoi ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce qu'on prend beaucoup de place en tant que maman.
- Speaker #1
Alors, oui, il le manifestait pas vraiment. En tout cas, oui, je l'avais compris certaines fois.
- Speaker #0
Et oui, parce qu'on passe moins de temps à deux.
- Speaker #1
Malgré tout, on faisait quand même des week-ends. On la laissait souvent à mes parents.
- Speaker #0
Vous vous accordiez quand même des sorties.
- Speaker #1
Ils nous ont vraiment aidé pour la petite.
- Speaker #0
Des restaurants, des choses comme ça. Il y a quand même toujours eu des moments privilégiés où vous vous trouviez tous les deux.
- Speaker #1
Premier resto, oui, elle avait trois semaines. Un soir, du coup, on vivait chez mes parents. Donc, voilà. C'était facile de la laisser, en fait.
- Speaker #0
Est-ce que dans ta vie de femme, de couple, c'est souvent toi qui entreprenait les choses, qui gérait le planning à la maison, qui prévoyait les vacances, ce genre de choses ? Ou est-ce que c'était plutôt partager ça ?
- Speaker #1
Alors, je gérais, oui, beaucoup de choses. Les tâches quotidiennes, on va dire. Après, tout ce qui était voyage, vacances, c'était plus lui. Il aimait organiser des choses comme ça. Les petits week-ends, tout ça, oui, c'est plus moi qui calais.
- Speaker #0
T'as vite repris le travail après la naissance de Sophia ?
- Speaker #1
Six semaines après.
- Speaker #0
Tu l'as confiée à une maman ? Ma mère, au début.
- Speaker #1
Donc je ne travaillais pas tous les jours. Je m'adaptais à son planning, en fait.
- Speaker #0
Ah oui, parce que ta maman, on le rappelle, elle est infirmière, donc elle ne travaille pas tous les jours. Jusqu'à quel âge tu as géré comme ça, pour Sophia ?
- Speaker #1
Jusqu'à la rentrée de septembre, donc elle avait six mois. Et après, une mame, donc une petite crèche.
- Speaker #0
Donc très vite après, vous avez repris un rythme. Lui a retravaillé.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et vous vous partagez un petit peu. Oui.
- Speaker #1
Lui gérait le soir plutôt, d'aller la chercher. Parce que je finissais tard, en fait. C'est toujours le cas.
- Speaker #0
A priori, à ce moment-là, tu dirais que tu étais complètement heureuse.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu avais enfin cette famille que tu espérais. et toi en tant que femme là tu te sentais content plaites, épanouies ?
- Speaker #1
Oui, bien. J'avais retrouvé mon corps, je m'habillais toujours comme avant, enfin, je me maquillais... Voilà.
- Speaker #0
Moi, coquette, féminine, ça, parce que tu l'as toujours d'abord fait aussi pour toi. Oui,
- Speaker #1
mais j'ai plusieurs femmes qui m'avaient dit, tu verras, quand t'auras un enfant, ça sera différent, t'auras plus le temps et tout. Oui, c'est sûr qu'on a moins le temps, il faut aller plus vite, mais je me voyais mal zapper l'étape salle de bain le matin.
- Speaker #0
Tu as toujours aimé ça ?
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Quand on est coquette, je pense qu'on arrive toujours à trouver le temps pour le faire. Oui,
- Speaker #1
je pense aussi.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi. Et puis se sentir bien. Dans ses baskets, entre guillemets. C'est la base. C'est la base. Effectivement, sans jugement et sans pression, puisque chacune est libre, justement. Mais quand on aime ça de base, je pense qu'encore plus quand on vient d'avoir un enfant et que le corps change, forcément, quand même. On s'attache justement à se retrouver et à être bien dans son corps et dans sa tête.
- Speaker #1
Ça joue, c'est sûr.
- Speaker #0
Et puis toi, dans ton métier, en plus, tu reprends six semaines après, tu as quand même un métier d'esthétique. Il fallait que je sois... Donc, tu as le compte d'être présentable et d'être jolie vis-à-vis de ses clientes. Parce que tu as quand même une clientèle 100% pratiquement féminine.
- Speaker #1
Féminine, oui. Ah oui, oui. J'ai peu d'hommes, voire pas du tout.
- Speaker #0
Il l'a bien vécu que tu reprennes le travail aussitôt ? Il l'a compris ?
- Speaker #1
Oui, je pense. Sur le coup, en tout cas, il n'y avait pas de...
- Speaker #0
Ça n'a jamais été un sujet ?
- Speaker #1
Non. Puis en plus, elle était entre de bonnes mains. C'était deux jours par semaine.
- Speaker #0
Donc ça se fait. À quel moment alors, ça a commencé à déraper ?
- Speaker #1
Vraiment l'été dernier.
- Speaker #0
Est-ce que c'est ton instinct qui t'a fait dire que les choses changeaient ? Est-ce que ça cogitait déjà ?
- Speaker #1
Alors déjà, quand même, il y a une phase. Quand on était chez mes parents, il y a eu déjà un couac. C'était chaud, déjà à ce moment-là, il y avait eu un truc qui passait mal. Et j'aurais pu arrêter.
- Speaker #0
Tu t'es posé la question ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Sophia avait combien ?
- Speaker #1
Quatre mois. Donc bon, et puis non, j'étais pas prête. Oui, elle avait quatre mois, c'était inconcevable. Mais il y avait déjà eu un choc quand même. Mais bon, on a passé le cap, quoi. On pensait, du moins.
- Speaker #0
Vous en avez beaucoup parlé ?
- Speaker #1
Oui, mais peut-être pas assez, en fait. Mais bon, les mois passent, donc on avait cette petite maison, voilà la routine, tout va bien.
- Speaker #0
Tu mets ça de côté ?
- Speaker #1
J'essaye de pas trop y penser. Mais le pire, ça a été l'été dernier. Je le sentais distant, à fleur de peau. Et beaucoup d'engueulades.
- Speaker #0
Pour pas grand-chose, pour le quotidien.
- Speaker #1
On s'agacait vite tous les deux. Et en septembre 2025, Qatar.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
Trahison, plus,
- Speaker #0
Tu l'as découvert par toi-même ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est ton instinct qui t'a...
- Speaker #1
Oui, plein de détails. Mi bout à bout, j'ai compris assez vite. Pas vite, quand on sait le fin mot de l'histoire, mais l'impardonnable, quoi.
- Speaker #0
T'as découvert, du coup, cette trahison. Et là, en septembre, c'était septembre 2024 ?
- Speaker #1
2025.
- Speaker #0
2025. Par quelles émotions, en fait, tu passes ?
- Speaker #1
La foudre qui s'abat, vraiment. C'était le jour des 29 ans de mariage de mes parents. Mais puis, oui, je ne m'y attendais pas, en fait. Aucun signe avant-coureur. aurait pu m'alerter.
- Speaker #0
Tout allait bien à la maison ?
- Speaker #1
Alors voilà, malgré des disputes. Et quand je disais tout à l'heure qu'il était distant, mais en fait, pas tant que ça. Physiquement, non, il n'était pas distant. Donc, plus fleurs de peau, donc après, voilà, septembre.
- Speaker #0
Tu lui en avais parlé quand même que tu trouvais que ça n'allait pas ?
- Speaker #1
Une fois.
- Speaker #0
Et il ne t'a rien dit de particulier ?
- Speaker #1
Non, reste.
- Speaker #0
Donc tu t'es laissé... Donc oui,
- Speaker #1
je me suis dit arrête de te poser 50 questions. Mais finalement, si on s'en pose, c'est qu'il y en a à se poser.
- Speaker #0
L'été, vous êtes partis en vacances ?
- Speaker #1
L'été, on est partis en vacances que tous les deux.
- Speaker #0
En plus ?
- Speaker #1
Ça s'est bien passé.
- Speaker #0
Donc là, tu découvres le truc en septembre. Vous habitez ensemble ? Vous êtes dans votre maison ? Oui,
- Speaker #1
je découvre à ce moment-là, on n'est pas ensemble.
- Speaker #0
Comment tu réagis ? Qu'est-ce que tu te dis là tout de suite en premier lieu ? Est-ce que tu as envie de l'appeler ?
- Speaker #1
Mais je l'avais au téléphone. OK.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il te dit ? Il mit ou pas ?
- Speaker #1
Au début, un peu. Il minimise, on va dire. Plus, plus. Presque comme si c'était normal. Et moi, je suis abasourdie. Vraiment.
- Speaker #0
T'étais au travail quand tu l'as découvert ?
- Speaker #1
Non. Heureusement, j'étais chez moi. Ma fille était chez mes parents, donc ça allait.
- Speaker #0
T'étais toute seule ?
- Speaker #1
J'étais toute seule chez moi.
- Speaker #0
T'as pu t'effondrer ?
- Speaker #1
Ouais. Je suis partie de chez moi. J'ai jamais été dans cet état. Je suis jamais sortie, passé le pas de ma porte dans cet état. J'ai pris le premier t-shirt, le premier pantalon, la folle du bus quoi.
- Speaker #0
T'en étais où ?
- Speaker #1
Chez mes parents. Tout de suite ? Des compotes pour ma fille, plein les bras, parce que je savais que j'allais y rester.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu savais que tu partais un peu ?
- Speaker #1
Voilà. Donc le jour même, je suis retournée chez moi, faire des affaires et de retour chez mes parents.
- Speaker #0
Tu lui avais dit ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais du coup, il l'a découvert en rentrant.
- Speaker #0
Il l'a pris comment ?
- Speaker #1
Encore une fois, ça allait. Je pense que... Oui, c'était peut-être un peu choquant quand même sur le coup. Mais...
- Speaker #0
T'en as pas voulu plus que ça d'être parti ?
- Speaker #1
Non, il n'y avait pas mort d'homme. C'est ça qui est fou, en fait.
- Speaker #0
Est-ce que c'est parce que... Compte tenu que t'avais... accepté entre guillemets une première fois est ce que pour lui tu penses que dans sa tête il y avait un peu de elle va revenir oui j'étais acquise bien sûr tes parents à ce moment là colère ouais ah oui colère qui est vite passé parce qu'en plus on a une petite fille en commun donc voilà on va pas envenimer
- Speaker #1
la situation tu pensais vraiment la séparation à ce moment là oui le divorce j'avais dit on va au divorce quoi tu lui as dit oui
- Speaker #0
Et là, il a accepté ou pas trop de réaction ?
- Speaker #1
Ouais, il a accepté. Mais je pense que dès qu'il sentait que j'étais vulnérable et peinée, c'est là où la tendance s'inversait et où il y avait moyen de moyenner.
- Speaker #0
Ta fille a quel âge à ce moment-là ?
- Speaker #1
Un an et demi. Donc vraiment, c'était des illusions. Je me disais, mais elle ne connaîtra même pas ses parents ensemble. C'est quoi ça ? J'avais pas prévu ça au programme.
- Speaker #0
Tu lui expliques ? Tu mets des mots ou même pas ? Parce que tu te dis qu'elle est petite et...
- Speaker #1
Le peu de fois où je lui explique, je fous en larmes.
- Speaker #0
Elle te voit pleurer ?
- Speaker #1
Oui. J'essayais de pas trop le montrer. Mais oui, oui, elle le voit. Puis elle le sent, oui, je pense. Elle n'était pas au top du top non plus.
- Speaker #0
À ce moment-là, comment vous faites pour la petite, justement, quand il a envie de la voir, vu que t'es chez tes parents ?
- Speaker #1
C'était à la carte. Vraiment, voilà. Donc, je lui emmenais et on se croisait. Du coup,
- Speaker #0
tu arrives à travailler à ce moment-là ?
- Speaker #1
Tant bien que mal. J'y vais, la boule au ventre. Je mangeais même pas. Le sentiment de dégoût, en fait, j'ai connu. Et c'est vraiment ça. Tu veux manger. T'as perdu du poids ? Ouais, je commençais à perdre beaucoup de poids. Ça me plaisait pas. Et tu essaies de t'alimenter. Ça passe même pas. Mal au cœur, mais mal au cœur. La sensation... T'es oppressée, en fait. Donc, à ce moment-là, je me mets au sport. Beaucoup. J'en faisais pas du tout, donc c'était beaucoup.
- Speaker #0
Et c'était bien,
- Speaker #1
je me sentais bien.
- Speaker #0
Est-ce que tu consultes quelqu'un ? Est-ce que tu te fais aider à ce moment-là ? Tout de suite, tu t'es dit... Oui,
- Speaker #1
j'ai envoyé... T'as le réflexe ? Je consultais déjà avant le cauchemar, pour d'autres raisons, des petits bobos. J'ai jamais eu trop... En fait, j'ai toujours assumé de... En fait, c'est bien, je trouve. On devrait même tous y aller. Et là, du coup, je lui avais même envoyé un SMS. Je lui avais dit, là, il va me falloir un rendez-vous vite, quoi. Et il m'avait pris deux jours après en consultation.
- Speaker #0
Est-ce que tu as souvenir d'avoir eu des idées noires ?
- Speaker #1
Oui, en sachant que je faisais de la route pour aller à Rouen, pour travailler. Oui, oui, un jour sur la route, je me suis dit, mais là, le camion qui vient en face, vas-y, prends-le-toi et c'est réglé, en fait.
- Speaker #0
Et je ne souffre plus et ça n'existe plus.
- Speaker #1
C'est horrible de penser ça. Qu'est-ce qui fait ? On pense à un truc complètement absurde et on se dit tu as une petite fille là quand même et puis c'est pas ça qui va te mettre à terre. Le problème c'est pas nous, c'est en soi.
- Speaker #0
C'est que la douleur est tellement forte qu'on n'a qu'une envie, c'est que ça s'arrête.
- Speaker #1
Et puis oui, je pense qu'il y a du déni à fond. Le cerveau se protège comme il peut d'un choc émotionnel comme ça.
- Speaker #0
Est-ce que c'est là, finalement, que vous allez vous séparer ou pas encore ?
- Speaker #1
Non, pas encore. Du coup, pas encore.
- Speaker #0
Tu y retournes ?
- Speaker #1
Ouais. En fait, je trouve que quand on est sous la contrainte de partir, c'est dur d'être claire et d'être vraiment franche sur la décision. Donc, j'y retourne. Mais je m'écoute, encore une fois.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui fait que tu y retournes ? Parce que lui aussi, peut-être... T'as convaincu, entre guillemets ? Est-ce que lui aussi, à ce moment-là, il avait envie de se faire pardonner ?
- Speaker #1
Oui, lui aussi, il voulait que ça recommence, a priori, de ce qu'il était.
- Speaker #0
Puis il y a une petite fille au milieu. Est-ce que c'est pas ça aussi qui fait ?
- Speaker #1
C'est ça qui nous a rapprochés une dernière fois, la petite fille. Enfin, notre petite fille, quoi. Parce que je le croisais pour lui déposer, donc c'était l'occasion de discuter.
- Speaker #0
Et puis, aussi forte la colère, elle est là ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
mais les sentiments, ils ne s'en vont pas quand même du jour au lendemain ?
- Speaker #1
Non, c'est sûr.
- Speaker #0
Même si la colère est là, on n'aime plus quelqu'un comme ça, avec qui on a construit toute une vie comme ça du jour au lendemain.
- Speaker #1
Il y en a qui arrivent à être hyper cash sur la décision et qui, je pense, ça se fait comme ça. Ils souffrent au début et voilà. Mais moi, non, je n'ai pas réussi vraiment à partir tout de suite.
- Speaker #0
Combien de temps après ?
- Speaker #1
Bien 6-7 mois. Le temps que le cerveau assemble les pièces du puzzle.
- Speaker #0
Et puis pendant ces 6-7 mois, est-ce que tu es en confiance ? Est-ce que tu es heureuse ?
- Speaker #1
Non, pas du tout. Non, c'était...
- Speaker #0
Tu n'arrives pas à passer au-dessus, en fait ?
- Speaker #1
Oui, non. Je pensais y arriver et je voulais me convaincre. Je me voilais la face, en fait, je pense. Parce qu'on avait la petite, parce que... Mais au fond, je savais que c'était voué à l'échec.
- Speaker #0
Est-ce que c'est le temps, finalement, qu'il t'a fallu pour te préparer à l'idée d'un après ?
- Speaker #1
Oui, le temps et tous les petits détails que je retenais au quotidien. Je me disais, mais là, ça ne devrait même pas se passer comme ça, en fait.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a aidée finalement à passer le cap, à être celle que tu es aujourd'hui ?
- Speaker #1
C'est récent, mais ce qui m'a aidée, alors déjà mon travail, mes clientes, parce qu'elles se confient, mais moi aussi. En fait, on s'aide mutuellement. Et puis, j'adore ce que je fais, donc c'est trop bien pour moi d'aller au travail.
- Speaker #0
Est-ce que tu pourrais dire, quelque part, qu'à un moment donné, tu n'as pas transformé aussi cette douleur ? Parce que par la suite, tu vas créer ton école d'esthétique. Est-ce qu'on n'a pas, quand il nous arrive quelque chose comme ça aussi, une pulsion d'huile, où on se dit, bon, ok, là, j'ai été au fond, mais en fait, je rebondis, et plus vite, plus fort, et encore mieux ? Est-ce que ce n'est pas ça aussi qui, quelque part, t'a donné...
- Speaker #1
Je pense, inconsciemment. Inconsciemment, je pense qu'il se passe plein de choses. Vraiment. Et j'avais déjà ce projet en tête de formation. Mais du coup, oui, ça a peut-être accéléré un peu les choses.
- Speaker #0
Tu as déménagé tes locaux ?
- Speaker #1
Oui, aussi. Oui, il y a eu beaucoup de changements. En fait, oui, quand on y pense. C'est au moment de la formation, la première formation que j'ai donnée où ça a mis un terme complet à nous deux.
- Speaker #0
Oui. Donc, c'est toi qui es reparti ?
- Speaker #1
Oui, c'est moi.
- Speaker #0
Tu as engagé après la vraie procédure ? Oui,
- Speaker #1
c'est en cours.
- Speaker #0
Mais le mot est posé. Et tu sais qu'il n'y aura pas de retour en arrière ?
- Speaker #1
Cette fois, non.
- Speaker #0
Cette fois, dans ta tête, c'est plus clair.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est moi qui dis stop.
- Speaker #0
Oui. Il l'a accepté ?
- Speaker #1
Difficilement, sur le coup.
- Speaker #0
Parce que là, peut-être qu'il a compris aussi que c'était plus définitif.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
La fin de ce mariage, pour toi, par rapport à l'amour, etc., est-ce que ça a changé quelque chose de ta vision du couple, de ta vision de l'amour ?
- Speaker #1
Non. Donc, tant mieux. Franchement, je me dis... Non, on peut vivre quand même une belle histoire derrière, je pense, j'espère.
- Speaker #0
Est-ce que le rapport a confiance en l'autre ?
- Speaker #1
Ça oui, par contre. Ouais, ça oui, c'est chaud.
- Speaker #0
Parfaitement. Est-ce que ça a entaché ta confiance en toi ?
- Speaker #1
Sur le coup, à l'instant T, peut-être. Mais j'ai vite relevé la tête, vraiment. Il faut, parce que sinon...
- Speaker #0
Est-ce qu'aujourd'hui, t'es toujours en suivi ? Est-ce que tu te fais toujours aider ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce que tu le conseillerais ? Ce matin,
- Speaker #1
j'y étais.
- Speaker #0
Est-ce que tu le conseillerais ?
- Speaker #1
Alors, j'y vais pas souvent, mais régulièrement. Et ça veut pas dire que je vais mal quand j'y vais. C'est juste... En fait, je vais bien, vraiment. Je vais mieux.
- Speaker #0
Oui, il y a un avant et il y a un après. Est-ce que le fait de t'être réfugiée quelque part, dans ton travail, etc., tu as fait le deuil de ton couple, mais il y a un deuxième deuil qui est complètement différent, je trouve, c'est la vie de famille ?
- Speaker #1
Oui, ça, à la limite, c'est le plus dur.
- Speaker #0
Vous avez une garde alternée ?
- Speaker #1
Oui. moitié de la semaine.
- Speaker #0
Est-ce que tu le vis bien ?
- Speaker #1
Ça va. Je pensais que ce serait pire.
- Speaker #0
Tu arrives à...
- Speaker #1
En fait, je relativise. Et je me dis, de toute façon, c'est comme ça et pas autrement.
- Speaker #0
Et ça reste... Il y a l'homme et il y a le père.
- Speaker #1
Oui, et je lui fais confiance, 100%.
- Speaker #0
En tant que papa. En tant que papa. Et ça, c'est hyper important.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est deux choses différentes. Est-ce que Sophia, elle, elle est toute petite, donc elle n'aura pas de traumatisme. Elle est rigolote. Mais ça va.
- Speaker #1
Elle est marrante. Elle suit le mouvement. Je pense que...
- Speaker #0
Tu penses que l'équilibre se met en place petit à petit ?
- Speaker #1
Oui, pour l'instant, elle part en vacances à droite avec lui, à gauche avec moi. C'est bon.
- Speaker #0
Après, c'est le seul avantage peut-être qu'on a en tant que préparée, c'est qu'il y a deux fois Noël, il y a deux fois d'anniversaire.
- Speaker #1
Et pour moi, comme beaucoup de mamans solo, je pense, j'ai du temps, on va dire.
- Speaker #0
Tu te retrouves aussi en tant que femme ?
- Speaker #1
Un peu plus.
- Speaker #0
même si elle me manque bien sûr mais ça c'est quel conseil tu donnerais aujourd'hui à une femme qui découvre à l'instant T la trahison de son conjoint et qui aura l'impression que le
- Speaker #1
sol se dérobe sous son pied et qu'il n'y aura pas d'après le conseil le plus précieux ce serait écoutez-vous vraiment écoutez-vous ne partez pas parce qu'il y a eu quoi que ce soit Euh... par égo, en fait, entre guillemets. Si c'est pas possible à l'instant T, alors c'est pas grave, on reste. Et quand c'est possible, on part. Et si ça s'arrange, encore mieux. Oui, s'écouter et ne pas perdre confiance en soi. C'est pas... Le problème, c'est pas nous, en fait. C'est plein de choses, mais...
- Speaker #0
Il n'y a pas forcément besoin de se remettre en question.
- Speaker #1
On peut se remettre en question sur certaines choses. C'est ce que j'ai fait aussi.
- Speaker #0
Oui, et c'est bien même, je trouve.
- Speaker #1
Oui, parce qu'il y a eu aussi des fois où j'étais moins cool. Mais tout part d'un point. Il n'y a pas de fumée sans feu, on va dire. Mais... S'écouter, garder la tête haute et la vie continue, malgré tout.
- Speaker #0
Tu as emmené un objet, je t'avais demandé d'apporter un petit objet qui te représentait, ou en tout cas qui t'a aidée dans cette période-là. Montre-nous.
- Speaker #1
Le petit doudou.
- Speaker #0
C'est le doudou de ta fille ?
- Speaker #1
Oui, c'est une petite fée en plus.
- Speaker #0
Quelle signification il a pour toi ?
- Speaker #1
C'est ma fille, c'est ce que j'ai de plus précieux au monde. C'est elle aussi qui m'a aidée. reconstruire, même si la reconstruction est en cours. Mais elle donne tellement de sourire. Elle est trop mignonne.
- Speaker #0
C'est une farce au quotidien. Oui,
- Speaker #1
carrément. Je me dis et pour elle, et c'est ce qui m'a aussi aidée à partir vraiment, je ne voulais pas lui montrer ce schéma-là. C'est elle et personne d'autre avant tout, maintenant.
- Speaker #0
Merci Marie de ce discours.
- Speaker #1
Avec plaisir, c'était cool.
- Speaker #0
Dis-nous où est-ce qu'on peut te retrouver parce que ton travail, c'est d'embellir toutes ces femmes. Et moi, la première, après une épreuve tout de suite, je vais essayer de prendre soin de moi chez toi. Donc, dis-nous où est-ce qu'on peut te retrouver sur les réseaux.
- Speaker #1
Alors, retrouvez-moi sur Instagram, Facebook aussi, mais je suis très active sur Instagram.
- Speaker #0
Et on peut prendre rendez-vous Planeti,
- Speaker #1
voilà
- Speaker #0
Pour prendre rendez-vous Et n'hésitez pas parce que honnêtement Aller mieux c'est aussi s'occuper de soi Et ça c'est super important Mais aussi physiquement Donc Marie Vous pouvez y aller les yeux fermés C'est gentil Merci beaucoup
- Speaker #1
Merci à toi
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté de Femmes à Femmes Si cet épisode a résonné en toi Viens témoigner N'hésite pas à me contacter sur les réseaux, à aimer et à partager ce podcast à toutes les femmes de ta vie.