- Speaker #0
Aujourd'hui, on prend le moment pour écouter une femme, une maman, qui a traversé la vie à sa manière, un moment d'humanité, de force, de vérité. C'est parti !
- Speaker #1
Salut ! Bonjour !
- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
Écoute, ça va. C'est bizarre d'être là, mais ça va, c'est agréable. Ouais,
- Speaker #0
on est bien.
- Speaker #1
On est bien là.
- Speaker #0
On est bien installées. Ok. Alors, on va faire les présentations un peu autrement, mais avant ça, quand même, est-ce que tu as envie de faire une petite présentation pour les auditrices ? Quelque chose d'un peu collégial.
- Speaker #1
Un peu collégial ? Bah écoute, bonjour, je m'appelle Jamila, j'ai 48 ans, je suis maman solo de deux enfants en garde alternée, et je suis formatrice consultante.
- Speaker #0
Ouais, merci Jamila.
- Speaker #1
Je t'en prie.
- Speaker #0
Alors. Pour commencer, on va lancer le podcast. C'est mon premier, c'est notre première. Félicitations. Merci beaucoup, Jamila, d'être là, d'avoir répondu positivement à ma demande.
- Speaker #1
Je suis ravie de faire partie de ce baptême du feu sur l'univers du podcast avec toi.
- Speaker #0
Merci beaucoup, en tout cas. Pour commencer, j'aimerais que tu te présentes d'une manière un peu différente. J'ai trois options. Soit tu en choisis une. Soit tu fais les trois options, c'est toi qui vois. Alors, est-ce que si tu devais te décrire en trois petites scénettes du quotidien, ce serait quoi ? Donc ça c'est l'option 1. L'option 2, c'est quoi ta phrase, ton mantra du moment, ce qui te représente un petit peu en ce moment. Et l'option 3, ce serait ton entrée sur scène flamboyante avec... Tu vois, si t'étais Dalida, par exemple, comment ça se passerait ? Comment t'arriverais ?
- Speaker #1
Ah, mais je vais te mixer l'option 2 avec l'option 3. J'entrerai sur scène avec une robe magnifique de Réa Payet, et je te crierai YALLA ! J'adore !
- Speaker #0
Je t'en prie, à toi.
- Speaker #1
YALLA ! Il me manque la robe à Payet. Il faudrait qu'on en refasse un autre.
- Speaker #0
Y a des petites payettes qui traînent quand même. Allez, je t'écoute. À toi. Alors, trois petites scénettes ?
- Speaker #1
Ben non, je t'ai dit, ma punchline c'est le Yalla. J'ai revu une interview de Sœur Emmanuelle il y a quelques temps, et je crois que c'était Bernard Pivot qui lui demandait quel était son mot préféré, et elle disait Yalla. Et en gros, ça peut revenir au Bamos de Raphaël Nadal, ou au Let's Go, on y va quoi. Ok. Donc on y va. Et puis, ben ouais, Dalida t'as trouvé, c'est ma mère Dalida. Une entrée sur scène. On ne peut plus faire Madonna, être jeune maintenant pour nous. Exactement. On prend Dalida et on y va en rabat paillettes et yalla quoi. Ok,
- Speaker #0
donc en ce moment dans l'énergie de on y va...
- Speaker #1
Ah ben on essaye en tout cas, c'est l'objectif ouais.
- Speaker #0
D'accord, ok. Alors ta vie, Jamila, a plusieurs chapitres. T'es une maman solo comme tu le dis, t'as deux enfants. Quelle est la partie de cette vie que tu souhaites aborder aujourd'hui ?
- Speaker #1
La partie que j'ai envie d'aborder aujourd'hui, sur ma partie maman-enfant,
- Speaker #0
sur ta partie de vie,
- Speaker #1
ça s'organise, c'est la deuxième année où on est en garde alternée, avant je les avais à temps plein, et ma reconversion professionnelle a fait que j'ai eu besoin d'avoir du temps pour moi. pour me former, pour lancer mon entreprise. Et du coup, avant, j'étais en entreprise et j'étais dans un certain confort d'horaire. Donc du coup, j'avais mes enfants à temps plein. Mais c'était facile. Ça faisait très longtemps que j'étais dans cette entreprise. Quand tu te lances, tu as besoin de prendre du temps, beaucoup de temps. Il y a beaucoup d'investissements. Et j'ai senti à ce moment-là que j'avais besoin de plus de temps et d'espace. Et j'ai gentiment suggéré au papa... de changer l'organisation. Ça a été un peu compliqué parce que lui-même, étant entrepreneur, c'était pas simple. Il n'avait pas des horaires simples, mais au final, on s'est plutôt entendus et ça fonctionne bien. C'était difficile au début, honnêtement, mais quel plaisir de les déposer le lundi matin et de ne plus les revoir pendant une semaine. Oh, maman cruelle, hein, Dean !
- Speaker #0
Je n'ai rien entendu. Ok, donc je vous souhaite aborder la partie Comment t'en es arrivée au fait de te... à cette séparation, en tout cas cette nouvelle organisation ? Est-ce que tu veux aborder la partie reconversion professionnelle et du coup comment ça t'est venu ? Enfin tu vois, de vouloir changer de métier ? Quel est le...
- Speaker #1
Oui c'est un long cheminement Annick, t'as le temps ?
- Speaker #0
On a tous notre temps, j'ai envie là.
- Speaker #1
J'ai une histoire plus ou moins classique en fait, c'est rencontre, bébé, achat maison, deuxième bébé... Séparation, dépression, Covid. Quel sens à ma vie ? Et fin Covid, tout de suite sortie de la dépression et retour au travail, burn-out en fait. Qu'est-ce que je fais là ? Et du coup, il va falloir arrêter. Quand ton corps te dit stop, il faut l'écouter. Et du coup, je me suis arrêtée de nouveau. J'ai réfléchi, j'ai fait un bilan de compétences. Et la formation s'est avérée être dans mon ADN. Et du coup, je me suis formée. J'ai commencé à travailler en CDI après l'obtention de mon diplôme, mais... Boring ? Ouais, c'est ça. Et du coup, je me dis, pourquoi pas me lancer en attendant de trouver quelque chose ? Parce qu'on est quand même... on est CDI, très CDI, dans le cerveau. Je lance ma boîte et je facture à droite, à gauche, parce qu'on commençait déjà à me proposer des choses, en attendant de trouver un CDI. Et écoute, ça fait six mois maintenant, sept mois que je me suis lancée. Et écoute, je ne suis pas encore riche. Je ne sais pas si je le serai un jour. Mais écoute, pour l'instant, ça prend. Ça commence à prendre. Et j'aime bien. Et c'est cool.
- Speaker #0
Ok. Et justement, c'était la prochaine question que j'avais pour toi. Aujourd'hui, tu es dans quelle énergie ? Tu en es où de ta vie ? Aujourd'hui, au moment M, au moment T ?
- Speaker #1
Je reviens de vacances, donc ça va. là mon énergie c'est développer mon entreprise donc c'est aller chercher des nouveaux clients des nouveaux contrats, rencontrer des nouveaux apprenants, des nouveaux élèves parce que je travaille dans des écoles sup et c'est toujours ce besoin d'aller rencontrer des gens et faire développer mon entreprise pour devenir riche et faire ce que t'aimes aussi ça te plaît ?
- Speaker #0
j'adore
- Speaker #1
J'adore ce... j'invite vraiment toutes les personnes qui pensent avoir un peu d'empathie et de pédagogie en elles à aller vers ce terrain parce qu'il y en a besoin les gens ont besoin d'être formés que ce soit sur les sujets du management de la relation client du service à la personne les gens ont vraiment besoin d'être formés qui aujourd'hui n'a pas vécu une expérience catastrophique en arrivant à l'hôpital ou dans un magasin ou dans une entreprise être managé par un manager toxique donc on a tous besoin d'être formés et Et c'est... passionnant en fait de faire un job où tu vas apprendre des choses à quelqu'un enfin où tu vas donner des clés plutôt parce que au final c'est eux qui apprennent, c'est pas toi qui leur apprend et qui va leur donner des clés et des tips qui va leur permettre d'appréhender leur vie professionnelle autrement et ce qui est génial pour moi égoïstement c'est de jamais travailler avec les mêmes personnes en fait c'est qu'à chaque fois que je rentre dans une salle de formation j'ai un nouveau public et une nouvelle audience et en fait je dois refaire mes preuves à chaque fois et avec des gens différents, qui sont contents d'être là, ou pas. Et ça, c'est hyper challengeant, et j'adore.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
J'adore. Ok.
- Speaker #0
Alors, si j'ai bien compris, tu souhaites parler de la partie, tu m'arrêtes si je me trompe, mais pro, c'est-à-dire comment est-ce qu'on aborde aujourd'hui le sujet de comment tu as eu le besoin, ce besoin de te réorienter, de te reconvertir professionnellement. On va là-dessus ?
- Speaker #1
Allez. Les enfants sont toujours dans le coin, derrière, ils ne sont jamais bien loin.
- Speaker #0
Ceux-là, ils traînent toujours quelque part.
- Speaker #1
De toute façon.
- Speaker #0
Ok, alors qu'est-ce qu'il y a, qu'est-ce qui a été le moment où ça a basculé, où tu t'es dit ? j'ai envie de changer, j'en peux plus. Alors, j'en peux plus, c'est peut-être un grand mot, mais ça a été quoi le point de bascule pour que... T'arrives de quel domaine, Jamila, si tu peux nous dire un petit peu professionnellement ?
- Speaker #1
De la relation client et de la finalisation.
- Speaker #0
Donc ça a été quoi le point de bascule pour te dire, j'ai envie justement de faire de la formation peut-être, ou en tout cas me réorienter ?
- Speaker #1
La salette d'alarme, ça a été un long arrêt maladie parce que... impossible de retourner travailler. Sur mon histoire, j'ai envie de te dire, les quatre dernières années de mon dernier poste, j'ai eu huit managers différents. Donc huit challenges différents, huit targets différents. En fait, t'as pas le temps de construire quelque chose que tout de suite, il faut recommencer encore sur une autre voie. Et c'était épuisant. Et en fait, la chance que j'ai eue, c'est d'avoir une directrice très à l'écoute qui, c'est elle en fait, qui m'a sonné l'alarme. Et qui m'a dit, en fait, je te connais depuis longtemps, je te vois venir, t'es en train de mourir sur ta chaise, tu viens travailler à reculons, est-ce que t'as besoin de sortir ?
- Speaker #0
Ok. On a encore des managers.
- Speaker #1
On a encore des bons managers, absolument. Et du coup, ma première réaction, c'est mais non, je peux pas. J'ai deux enfants, j'ai un crédit, je peux pas partir. J'ai 16 ans d'ancienneté dans cette entreprise. J'ai donné beaucoup pour cette entreprise, qui m'a rendue aussi, je dois l'avouer. Donc, ma première réaction, ça a été « Non, no way, c'est pas possible, je peux pas » . C'était très inconfortable, mais en même temps, j'étais dans un espèce de confort. Allez, confort inconfortable ? D'accord.
- Speaker #0
Est-ce que c'était la zone de confort dans laquelle tu ne voulais pas sortir ? Est-ce que c'était les risques que tu ne voulais pas prendre ?
- Speaker #1
Absolument, c'était les risques que j'avais très peur de prendre. Et en fait, elle a juste mis la graine qui a germé pendant quelques semaines, quelques mois dans mon cerveau. Et en fait, comme elle s'est rendue compte que je n'étais pas prête à sortir, même si ça commençait à germer, elle m'a proposé cette première étape de faire un bilan de compétences. et de voir, après 25 ans de carrière, pourquoi j'étais vraiment faite et qu'est-ce qui pourrait me rendre heureuse, et peut-être, pourquoi pas, même en interne. Donc du coup, j'ai fait ce bilan de compétences, et comme je te disais un peu plus tôt, c'est la formation qui est ressortie. Et ça m'a confortée dans quelque chose que j'avais déjà, il y a très très longtemps, dans mon esprit, parce qu'à la base, je voulais être prof d'anglais. Donc je savais que j'avais ça en moi, et là, du coup, ça s'est confirmé. J'ai essayé de regarder en interne s'il y avait des postes au service formation. Il n'y en avait pas. Donc c'était l'occasion. Il fallait partir.
- Speaker #0
D'accord. Très bien.
- Speaker #1
Et je me suis dit, tant qu'à faire. Du coup, je me suis formée, comme je te disais un peu plus tôt.
- Speaker #0
Ok. Et tu disais juste avant, merci pour le partage, tu disais juste avant que, elle avait semé une graine, mais tu disais juste avant que tu mourais un petit peu sur ta geste, tu mourais professionnellement, ou il y avait aussi une raison personnelle qui faisait que tu t'y retrouvais plus ?
- Speaker #1
Ah oui, oui, complètement. C'était complètement lié. Et je pense que le courage de se dire il faut que j'y aille, c'est parce que c'était délétère et pour ma santé mentale et pour ma santé physique et... j'avais plus d'équilibre pro-perso, en fait. C'est-à-dire que j'étais tellement mal dans mon job que j'étais mal à la maison, ou bien j'étais mal à la maison, forcément, donc j'étais mal dans mon job. En fait, les deux, j'ai l'impression, cohabitent. Du coup, j'avais plus envie d'être dans cette souffrance, et que en fait, mes enfants, ou ma vie perso, empathisent. Donc du coup, d'où cette prise de décision, parce que ça n'allait plus à la maison non plus. Il fallait vraiment que je prenne cette décision de stop, allez, on passe à autre chose. Et ouais, c'est pas simple. C'est pas simple à 45 ans de se dire allez on arrête, on quitte une boîte, comme tu disais tu parlais des risques tout à l'heure, où tu te dis ouais je quitte une boîte dans laquelle je suis depuis 16 ans, j'ai deux enfants, j'ai un crédit, et puis finalement tu te dis merci, merci Seigneur, nous sommes en France, et on a quand même des droits et des possibilités qui fait que on peut.
- Speaker #0
On peut le faire.
- Speaker #1
On peut le faire.
- Speaker #0
On peut le faire.
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
il faut border,
- Speaker #1
il faut... On ne s'achète plus des rouges à lèvres Chanel, ni des sacs Fendi, mais on peut le faire.
- Speaker #0
Merci pour les marques.
- Speaker #1
Voilà, désolée. On ne s'achète plus des rouges à lèvres de luxe, des parfums de luxe, on part moins en vacances, on part moins au resto, mais on peut le faire.
- Speaker #0
D'accord. Ok. Et tu t'es sentie comment ? Alors, avant de justement prendre le pas en se disant, c'est bon, j'y vais, pas que je n'ai rien à perdre, mais en tout cas, je veux tenter le coup, je vais prendre le risque T'étais comment émotionnellement ? Est-ce que tu t'en souviens un petit peu ? Tu mourais sur ta chaise.
- Speaker #1
Est-ce que j'ai retenu ? Je mourais sur ma chaise, vraiment.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je mourais sur ma chaise. Non, en fait, je suis un diesel, en fait. C'est très long à prendre chez moi. Mais une fois que j'ai décidé... Je suis une combattante en fait, je suis une guerrière. C'est-à-dire qu'une fois que la décision est prise, il n'y a plus rien qui peut m'arrêter. Donc en fait, je ne regarde pas en arrière. Donc ça a été long, ça a été un long processus, mais une fois que c'était décidé, c'était parti.
- Speaker #0
Tu parlais d'équilibre vie pro-vie perso, d'un point de vue personnel. Est-ce que tu avais déjà entamé des démarches pour te séparer ? Est-ce que tu étais déjà dans ce type de... dans ce type d'état-là ? Ou est-ce que vous étiez encore en couple et tu t'es dit, bon, je reste en couple pour le moment, enfin en tout cas je suis en couple, et je m'occupe de ma carrière pro, j'avance là-dessus ?
- Speaker #1
J'étais déjà séparée.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'étais déjà séparée, j'avais déjà déménagé. C'est-à-dire que pareil, je compartimentalise et je ne sais pas faire plusieurs choses à la fois. Il a fallu d'abord que je me sépare, que je déménage, que je meurs au boulot, et qu'ensuite je renaisse dans un autre boulot. Voilà, c'est step by step. Je ne peux pas faire ça en même temps.
- Speaker #0
Ok, mais c'est bien ! Du coup, ça t'a permis de voir les choses venir les unes après les autres ?
- Speaker #1
Absolument, c'est beaucoup moins dangereux pour mon cerveau. Oui,
- Speaker #0
mais en termes de charge...
- Speaker #1
C'est ça, on a déjà une grosse charge, donc si on s'en rajoute en faisant plusieurs projets en même temps, pour moi c'est compliqué, je ne sais pas faire.
- Speaker #0
Ok. Et qu'est-ce qui t'a aidé à tenir pendant que tu étais dans cette période compliquée ? C'est-à-dire même si la séparation était faite, je croyais que tu étais séparée,
- Speaker #1
c'est ce que tu disais,
- Speaker #0
et que tu mourais sur ta chaise, je reprends ton expression. Qu'est-ce qui t'a aidé à tenir dans ces moments-là ?
- Speaker #1
Trois choses. Mes enfants. Besoin d'être bien pour eux, mes enfants. Les antidépresseurs et la méditation.
- Speaker #0
Ok. Les antidépresseurs qui t'ont été prescrits ?
- Speaker #1
Par un psychiatre, oui.
- Speaker #0
Ok. Donc tu étais en thérapie pendant ce...
- Speaker #1
J'y suis toujours.
- Speaker #0
Tu y es toujours ? T'as envie d'en parler un petit peu ?
- Speaker #1
Pourquoi pas. Ça m'a sauvé la vie deux fois. D'accord. Alors quand je dis sauvé la vie, c'est un peu fort, mais du coup, à la première, ça m'a aidé à me sortir de cette histoire amoureuse compliquée. Donc ça, c'est la première chose. et puis la deuxième fois, finalement, tout ce cheminement... de reconversion professionnelle, ça m'a aidé à vivre, ça m'a aidé à redevenir un peu moi. Parce que pendant ces périodes de dépression, t'es plus vraiment toi. Donc, ça aide juste à redevenir qui tu es. Et à sortir de cette maladie insidieuse. Je sais que beaucoup ont du mal à considérer que ce soit une vraie maladie.
- Speaker #0
Moi, dans mon entourage, beaucoup de monde ont du mal effectivement à se dire que la dépression est une maladie. Enfin, en tout cas, à capter le fait que ça t'empêche vraiment de faire les choses.
- Speaker #1
Je confirme, c'est comme si tu demandais à un unijambiste de se lever et de marcher. Donc non, mais je sais, je sais, parce que moi-même, j'ai été une super mauvaise copine avec une amie qui a traversé ça il y a quelques années. Et pour moi, j'étais complètement aveuglée par le fait qu'elle avait tout pour être heureuse et je ne comprenais pas son état. Et ouais, j'ai été une des idiotes à lui dire, mais allez, sors-toi les doigts et on y va. Sors-toi, allez, sors et tout. et en fait ça... maintenant que je l'ai vécu, ça ne fonctionne pas. Ça ne peut pas marcher.
- Speaker #0
Et c'est quoi pour toi, j'ai parlé pour toi personnellement, ça a été quoi les signes avant-coureurs justement de la dépression ? Comment tu l'as vu venir ? Peut-être que tu ne l'as pas vu venir, mais comment ça s'est traduit sur ton corps, sur ton esprit, sur ton mental ?
- Speaker #1
Impossible de sortir du lit. Ça a commencé comme ça. Impossible de sortir du lit. D'accord. Commencer par des arrêts maladie. Parce que juste, t'as l'impression que t'es juste très très fatiguée. T'es fatiguée. T'es fatiguée et que t'as besoin de dormir. Parce que oui, évidemment, t'as des insomnies bien avant. Avant que tu te rendes compte, en fait, tu... tu dors pas, enfin moi je dormais pas en tout cas, donc du coup j'étais très fatiguée le matin et que j'arrivais pas à sortir du lit. Sauf qu'une fois que t'arrives à sortir du lit, bah tu te laves pas, tu restes en jet là-bas, tu te fais un café ou pas, et tu te mets devant Netflix. et là tu te... tu binges tout ce que tu peux binger je pense que j'ai dû voir je crois que j'ai mangé Netflix en fait d'accord parle moi de n'importe quelle série je vais tuer le topo il y en a que ta revue quand même j'ai
- Speaker #0
relancé Peaky Blinders hier soir oh bouh Yellowstone on aime,
- Speaker #1
on adore On adore. Je ne la reverrai pas tout de suite, mais on adore Yellowstone.
- Speaker #0
Mon Peaky Blender, c'est beau dans la place.
- Speaker #1
Pour la troisième fois. C'est cool. Tout ça, pourquoi ? Parce que, pour moi, Tom Hardy est le meilleur acteur de ces dix dernières années. Et je trouve qu'il est en train de se gâcher en faisant des films C'est un peu le Jason Statham de l'époque Guy Ritchie en Angleterre versus le transporteur. Et Tom Hardy extraordinaire dans Peaky Blinders et Venom. Ok. Ou Ravage. Oui. Mais il n'y a pas de tout. Donc du coup, j'avais besoin de revoir Tom Hardy dans le rôle de...
- Speaker #0
Dans un... Voilà. Quelqu'un que tu as pris, c'est une fille que tu aimes.
- Speaker #1
Donc du coup, j'ai relancé Peaky Blinders hier.
- Speaker #0
Ok. Donc Netflix... Ça fait partie aussi de la thérapie,
- Speaker #1
visiblement. Oui, j'ai découvert Ragnar Lothbrok aussi.
- Speaker #0
Ragnar.
- Speaker #1
Ragnar. Ragnar le thème. C'est ça.
- Speaker #0
Ok, Netflix t'a aidé à tenir les antidépresseurs, donc t'es en thérapie. Ouais.
- Speaker #1
Et les enfants, surtout parce que du coup, t'es en arrêt maladie, tu fais rien de ta journée. Et en fait, ta seule motivation, finalement, c'est à 18h de te dire... Il faut aller chercher les enfants à l'école, tu te lèves, tu te laves, tu te maquilles pas, mais tu t'habilles, tu prépares un dîner, et tu mets ton masque de super-maman, et tu vas les récupérer à l'école, et tu vas jouer avec eux. Il n'y avait pas de devoir encore à l'époque, mais tu fais le bain, et tu joues, et tu les nourris, et tu les bordes, tu les couches, tu fais le câlin du soir, et hop. Ok. Tu repasses sur Netflix.
- Speaker #0
Donc ça a participé aussi à avoir des enfants. Ah mais complètement. Ça aide en tout cas à s'accrocher à quelque chose.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
À tenir.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Ok, ça donne une raison un peu...
- Speaker #1
D'avancer. Ouais.
- Speaker #0
De ne pas sombrer totalement.
- Speaker #1
De ne pas sombrer. Ouais, exactement.
- Speaker #0
Carrément. Donc je vais revenir un petit peu, si ça ne te dérange pas, à ta période de reconversion professionnelle. Donc tu me disais que tu as eu après 16 ans, 16 ans dans cette entreprise, c'est ça ? tu as fait un bilan de compétences mais est-ce qu'il n'y a pas eu une période de flou ça me parait tellement fluide avec vous après 16 ans, j'ai fait ça tu vois est-ce qu'il y a quand même eu une période où tu mourais sur ta chaise, on ne va pas y revenir mais j'adore l'expression je vois exactement ce que je fais là Tu vois, donc un peu en quête de sens aussi, genre qu'est-ce que je ferais, pourquoi je me lève le matin ?
- Speaker #1
Mais c'est ça ! Je pense qu'en plus, après le Covid, ça a été un mouvement, je pense qu'on a vu dans les stats, qu'il y a eu un grand nombre, un boom dans les démissions et dans les reconversions après le Covid.
- Speaker #0
Donc cette période de flou a duré, enfin est-ce qu'il y en a eu une quand même ou pas ? Ou est-ce que vraiment c'est passé de manière aussi fluide ? Non, Voilà, raconte-nous.
- Speaker #1
Je mourrais sur ma chaise, te rappelle, Annie. Non, non, non, ça s'est fait dans la souffrance, dans la peur, dans le stress, du coup, parce que j'étais sur un poste fonctionnel, un peu stratégique, avec un peu de pression. Mais du coup, la pression qu'on me mettait n'était pas accompagnée des moyens qui pouvaient m'aider à mettre en œuvre les objectifs qu'on me demandait. Donc du coup, non, beaucoup de stress, beaucoup de peur, beaucoup de travail inutile, parce que tous mes projets finalement, même une fois que j'arrivais à mettre mes projets en route... T'as toujours le goulot d'étranglement de l'IT et en fait mes projets passaient pas. Donc en fait c'était à chaque fois, ça glisse, ça glisse, ça glisse. Et t'as vraiment l'impression de bosser pour rien. Donc ça vient accentuer cette quête de sens qui dit en fait, je bosse pour rien. au boulot ça se passe pas bien, je bosse donc je suis pas bien chez moi et en fait j'ai dit mais pour tout ça pourquoi ? Un salaire à la fin du mois oui mais on le sait tous aujourd'hui à notre âge que ça suffit plus en fait juste de gagner un salaire donc à un moment donné on a le droit de dire des gros mots ?
- Speaker #0
Je ne sais pas Fuck ! Fuck ! Ça va Non fuck !
- Speaker #1
Fuck ! Fuck ! Donc non non c'est difficile Oui Et oui t'as tout ce stress du risque à prendre de nourrir deux enfants, de te nourrir, de payer ton crédit, ton loyer, de continuer à vivre, en fait.
- Speaker #0
Ok. Et par rapport à... Ok. Donc il y a eu cette période de flou quand même, donc il y a eu le sens de pourquoi, machin, enfin machin, de pourquoi en tout cas, pourquoi tu étais là, pourquoi tu venais. Ensuite il y a eu ce bilan de compétences, ça s'est vraiment enchaîné, ça a été financé par exemple par ton entreprise. Tu vois, est-ce que tu peux nous en dire, m'en dire un petit peu plus, rentrer un peu plus dans le détail à ce niveau-là ? Si par exemple, on a une maman qui nous écoute et qui se dit j'aimerais bien, moi aussi, retrouver peut-être un peu de sens, mais toujours dans la voie de l'entreprise, parce qu'on parle beaucoup de l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Mon objectif, c'était de rester en entreprise. J'imaginais pas du tout que je serais entrepreneur un jour. Pas du tout. Alors oui, moi, j'ai eu de la chance. Le bilan de compétences a été financé par une entreprise. Ça coûte entre 2000 et 2500 euros. on peut se le financer aussi avec son CPF et on peut faire un bilan de compétences tous les cinq ans.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà, j'ai appris plein de choses du coup quand je me suis renseignée sur le sujet. Donc on peut faire, on considère que dans le marché du travail, tous les cinq ans on a acquis de l'expérience et des bagages qui font qu'on peut faire ce bilan de compétences. Donc tous les cinq ans on peut en faire un. On peut Soit le financer avec son CPF, soit le faire financer par son entreprise. Donc,
- Speaker #0
t'as eu de la chance.
- Speaker #1
Donc, moi, j'ai eu de la chance de me le faire financer. Ça a été un parcours compliqué, ce bilan de compétences, parce que j'étais pas encore bien bien guérie. Donc, j'avoue que parfois, j'ai séché, j'y allais pas. Bon, c'était du distanciel, mais j'avais toujours un... Je somatise beaucoup. Quand je ne suis pas super méga motivée, quand je ne suis pas très bien, j'ai tendance à ne pas être bien physiquement. Et du coup, j'ai eu pas mal d'arrêts maladie où je ne pouvais pas assister aux séances. Donc, ça a pris énormément de temps. Ça a pris énormément de temps. Et en plus, je ne sais pas en vrai si j'étais prête psychologiquement à faire cette introspection sur ma carrière.
- Speaker #0
Parce que là, c'est deep.
- Speaker #1
Ah, c'est deep ? Oui. C'est deep. professionnelle en fait. Et comme souvent, on a un syndrome de l'imposteur, moi du coup, je n'ai pas fait des études particulières, je n'ai pas fait de grandes écoles, mais j'ai eu un parcours où j'ai tout appris sur place, j'ai tout appris sur le terrain et j'ai gravi des échelons d'année en année grâce à mon expérience et à ma motivation. Et du coup, t'as ce syndrome de l'imposteur en fait, parce que tu te retrouves en face de gens qui ont fait des grandes écoles. Et du coup, j'avais pas envie, je pensais que ma carrière, elle était pas... Pas waouh. Pas waouh en fait. Et en fait, si !
- Speaker #0
Waouh ! Waouh ! Waouh,
- Speaker #1
maintenant je peux te le dire.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
I'm worth it. On peut l'apprendre comme mantra. Ah ! On va la garder.
- Speaker #0
Il y a l'âge.
- Speaker #1
On y va. Arrête les chiennes. Arrête les chiennes. Arrête les chiennes. Mais waouh, non, waouh en fait. et on s'est été... dur de faire ce bilan de compétences parce que j'y croyais pas en fait je voyais pas l'intérêt je viens du monde des centres d'appels à la base donc donc pas pas si glamour que ça et puis au final en faisant tout ce parcours d'aller chercher creuser ce que je sais faire ce que je sais pas me faire ce que j'aime faire ce que j'aime pas faire ouais bah en fait waouh ok ouais
- Speaker #0
Donc ça se passe dans là que t'as pris conscience que...
- Speaker #1
I'm worth it.
- Speaker #0
Ouais, mais que t'avais une carrière pro, que t'avais de l'expérience. Ouais,
- Speaker #1
que j'ai fait sous-payé. Ça se passe dans là qu'on s'en rend compte en général. Absolument, ouais. Avec tout ce que je sais faire. C'est tout ce que je sais faire. Vraiment, refais.
- Speaker #0
Tu m'étonnes. Tu m'étonnes. D'accord, ok. Ok, ok. Et aujourd'hui alors, dans tout ça ? ta relation avec toi-même ? Parce que je suppose quand même que professionnellement, quand ça ne va pas, même si tu avais déjà divorcé et que tu étais séparé, donc il y avait peut-être un rythme à trouver avec le papa des enfants. Tu débutais donc ce bilan de compétences, tu somatisais encore deux, trois choses. Ton rapport à toi-même, ta relation avec toi-même, t'en étais où à ce moment-là ?
- Speaker #1
À quel moment ?
- Speaker #0
Au moment où tu as eu ta reconversion professionnelle, où tu as mis sur les rails ta reconversion professionnelle, ton rapport à toi-même,
- Speaker #1
il était comment ? À ce moment-là, j'étais super bien, parce que comme je te l'ai dit tout à l'heure, une fois que c'est décidé, go en fait. Donc du coup, après ce bilan de compétences, on a fait toutes les démarches pour que je sorte de l'entreprise. J'ai fait toutes les démarches, évidemment, tout le monde connaît, aller s'inscrire à... à l'époque c'était encore Pôle Emploi, donc France Travail, faire toutes les démarches pour s'inscrire, commencer à recevoir des indemnités, et là commencer à benchmarker toutes les écoles dans lesquelles je pourrais faire une formation pour devenir formatrice. Parce que malgré tout, ce syndrome de l'imposteur, même si tu te rends compte que tu as de l'expérience, là tu viens te vendre dans un nouveau métier. Donc du coup, pour ne plus avoir ce syndrome de l'imposteur, pour moi il était important ... de sanctionner mon expérience par un diplôme. D'accord. Donc, du coup, là, j'ai commencé à benchmarker toutes les écoles et j'ai trouvé une super école avec un parcours long. Du coup, je m'étais dit qu'après 25 ans de travail, j'avais le droit de m'accorder une pause pour moi et plutôt que de me former en 15 jours, j'allais prendre mon temps et du coup, j'ai pris une formule sur six mois, hyper complète, dans un super cadre et je te donnerai peut-être, tu mettras en... référence le nom de l'école parce que vraiment c'est une très très bonne école et que je conseille vraiment à tous ceux qui veulent faire ce métier demain donc ça m'a pris six mois de formation un mois pour rédiger le mémoire un mémoire rédigé et une soutenance à passer ce n'est pas si facile Donc donc huit mois plus tard t'es diplômée ok cool et bah là tu te sentais Je cherche et là tu dis hum je n'étais pas super bien payée mais là en fait c'est un nouveau métier et je suis encore moins bien payée donc en fait il faut accepter ça la nouvelle étape
- Speaker #0
de flou qui va venir te prendre à ce moment là quand tu cherches du boulot c'est ah ouais en fait comment je valorise mes 25 ans de carrière sur un nouveau job parce que là t'es nouvellement formatrice quoi ouais exactement donc t'as pas l'expérience enfin sur le papier en tout cas pour le coup moi je l'avais oui parce que j'avais quand même beaucoup formé ok du coup c'est ça qui je sais là je me suis rendu compte que bah du coup fallait que je mette en exergue enfin en fait qu'il fallait que j'explose complètement mon CV. le format CV de base. J'ai fait ci, j'ai fait ça, le catalogue de tes expériences pour aller chercher vraiment et mettre en avant tes compétences. Du coup, parce que les salaires en début de carrière de formateur, même quand t'as 46 ou 47 ans, c'était pas foufou. Donc voilà, gros travail de remise en question. Là, tu te dis pourquoi j'ai fait ça ? Mais pourquoi j'ai fait ça ? Non, c'est pas possible. Mais en même temps... aucune envie de retourner dans mon ancien métier. Ça aurait été très facile d'aller me vendre dans une autre entreprise sur mon ancien métier, de faire ce gap d'une entreprise à une autre, mais aucune envie. J'étais partie pour être formatrice, je serais formatrice.
- Speaker #1
T'as eu des moments de doute quand même ? Ouais.
- Speaker #0
Pas de job en fait. Tu réponds, tu postes, mais je pense que tous les gens qui cherchent du travail passent par ces moments-là. T'as pas de retour, tu ne corresponds pas au profil, ou tu es trop jeune, ou tu es trop vieille, ou ce n'est pas assez bien payé. Il y a eu des semaines, pas une seule annonce intéressante. Parce que du coup, en plus, j'avais ce truc de je ne réponds pas à n'importe quelle annonce. Si l'annonce ne me correspond pas, ça ne sert à rien. Sur un coup de malchance, je suis prise. Pas envie. Du coup, je me dis quelque chose. Non, pas envie en fait. Donc j'ai eu des semaines où aucune annonce intéressante. Et ouais, tu te dis...
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui t'a aidé à tenir ? Du coup, je repose la question. Dans ces moments-là où tu dis, bon, j'ai fait la formation, j'ai fait ceci, je sais que c'est ça, machin, mais ça ne te rend pas quoi ?
- Speaker #0
Non, je vais trouver. Non, je vais trouver. Je vais finir par trouver.
- Speaker #1
La détermination.
- Speaker #0
La détermination, je sais que je vais trouver.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je sais que j'ai trouvé. Et j'ai trouvé. Et tu as trouvé. Et j'ai trouvé. J'ai fini par trouver. J'ai fini par trouver. Début d'année dernière, j'ai trouvé un CDI en interne, dans une super entreprise, à un salaire. correct, très correct. Et je me suis éclatée pendant un mois et demi où vraiment c'était trop bien. Et puis tu te rends compte qu'au bout de quelques semaines que le management ne te correspond pas. Encore, le fameux. Le fameux management. Le fameux management. Ne te correspond pas. Et du coup, là la somatisation revient. Je retombe malade. Donc arrêt maladie. On se quitte en bons termes pendant la période d'essai. Merci.
- Speaker #1
Ciao,
- Speaker #0
bye. Merci, c'était très sympa. Mais vraiment, expérience très sympa. Ok. Et tu te dis, bon, c'était pas celle-là, ce sera une autre. En revanche, là, tu te dis, je suis fière de toi, déjà.
- Speaker #1
Bravo.
- Speaker #0
Je suis fière de toi parce que tu as su repérer des red flags très vite et tu t'es pas enterrée dans un truc où t'aurais été malheureuse. Tu commençais déjà, de toute façon, à être malheureuse. Bien sûr. Donc, voilà. Et après tu retournes dans le je cherche du travail et... Non c'est pas vrai ! Pas tout de suite parce que du coup ça s'est terminé en juillet donc il y a les vacances.
- Speaker #1
Il y a les vacances. Et avec les enfants aussi, je veux dire on est aussi...
- Speaker #0
Bah c'est ça tu peux pas commencer un job ! Allez si on disait que dans le monde des bisounours tout allait bien et que je retrouvais un job tout de suite, je fais quoi de mes enfants au mois d'août ? Donc voilà, donc j'ai repris la recherche au mois de septembre et là redéprime. Rien. Mais vraiment rien. Et là, tu comprends que ça se joue avant. Pour la rentrée de septembre, ça se joue avant. Donc j'avais loupé le coche. Et un pote à moi qui a fait l'école avec moi, qui lui est dans l'hôtellerie, Camille, pour ne pas le citer. Camille, Camille !
- Speaker #1
Hello !
- Speaker #0
Il m'appelle, il me propose des trucs. Je ne peux pas, je n'ai pas de statut, je n'ai rien. Et il me dit, bon vas-y, dimanche, mairie de Saint-Ouen, on va prendre un café. Prends ton PC. Et donc, en fait, le dimanche 15 septembre, je crois que c'était le 15 septembre, enfin bref, on se retrouve dans un café, c'est super beau ce jour-là, dans un café à Saint-Ouen, sur le site de l'Ursaf. Et c'est comme ça que j'ai créé mon micro-entreprise.
- Speaker #1
Bravo, félicitations. C'est beau ?
- Speaker #0
Ouais, c'est beau. Fier ? Ouais, super fier. Et trois semaines après,
- Speaker #1
premier contrat qui tombait.
- Speaker #0
On m'appelle en me disant, ça te dirait de... Tu te sentiras donner des cours d'anglais à des bachelors et des BTS ?
- Speaker #1
Quelle question !
- Speaker #0
Donc voilà. Premier contrat, deuxième contrat, troisième contrat. Et c'est comme ça que ça fonctionne depuis six mois. Et je n'ai rien fait encore.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Je parlais sur une plaquette. Promis, j'arrive bientôt à la rentrée avec toutes mes offres. Écoute, pour l'instant, le réseau fonctionne bien.
- Speaker #1
Trop bien. On adore. Ok, merci beaucoup pour ce partage, Jamila, ce partage d'expérience. Tu disais tout à l'heure que Netflix, on le met un peu de côté, mais la méditation et les antidépresseurs t'avaient un peu sauvé. La méditation, comment t'y es arrivée ? Comment est-ce que t'as découvert ?
- Speaker #0
J'ai découvert grâce à toi, baby. J'ai découvert grâce à toi, mais en fait, je ne dormais pas. À la base, j'ai commencé à méditer. Alors, je suis quelqu'un de douloureux. Donc du coup, j'ai des problèmes de sommeil. En fait, j'ai une copine qui est psy et qui est hypnothérapeute. Et je l'avais vue faire une séance d'auto-hypnose à sa fille qui s'était brûlée la main chez moi une fois. Et j'avais trouvé ça très intéressant. Et elle m'a dit que ça existait pour le sommeil. Et en fait, j'ai commencé donc du coup... parce que oui évidemment les somnifères merci ne fonctionnaient pas chez moi et du coup je me dis bon bah je vais essayer l'auto-hypnose pour voir si ça fonctionne et ça a fonctionné un temps et puis un jour tu m'as parlé de la méditation tu méditais beaucoup et je me suis dit tiens je vais essayer et j'ai trouvé dans la méditation autre chose que ce que proposait l'auto-hypnose juste pour dormir, la méditation aller chercher des choses un peu plus deep, un peu plus réflexive plus qu'un balayage corporel. Oui,
- Speaker #1
un scan.
- Speaker #0
Voilà, un scan corporel pour se détendre et s'endormir. Donc du coup, alors moi, contrairement à toi, je ne sais pas encore méditer bien toute seule. Donc sur YouTube, je trouve des vidéos de méditation accompagnée. Avant, c'était que le soir pour dormir. Et il m'est arrivé parfois de méditer, faire des méditations courtes pour me recentrer. Avant une formation, avant ma soutenance, ou parfois même le matin, j'espère me dire...
- Speaker #1
Ouais, on lance !
- Speaker #0
On y va !
- Speaker #1
On lance la journée,
- Speaker #0
il faut y aller.
- Speaker #1
Trop bien, ok. Je suis ravie de t'avoir mise sur le chemin de la méditation, qui fait beaucoup de bien, qui rend pour moi beaucoup plus alerte sur les choses. Je trouve vraiment que la méditation, ça te met... Dans un autre mode, en mode solution, tu vois, il y a un truc, bon ben voilà, on cherche comment résoudre et pas rester sur le problème. Ça fait passer un...
- Speaker #0
Ça fait passer un... Ouais, exactement. Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Carrément. Donc je vous recommande à toutes de faire des séances de méditation.
- Speaker #0
Ouais, et puis même si on ne sait pas et que notre esprit se balade, on revient, vous inquiétez pas, allez taper sur YouTube méditation. Vous aurez plein de vidéos, vous trouverez le vôtre qui vous convient et vous voulez se guider.
- Speaker #1
Exactement. Il faut commencer, il faut mettre un pied dedans. Il faut commencer.
- Speaker #0
L'essayer, c'est l'adopter.
- Speaker #1
Wow !
- Speaker #0
Je vais me lancer dans le marketing.
- Speaker #1
Alors Jamila, si tu pouvais parler à la femme que tu étais il y a 5 ou 10 ans.
- Speaker #0
Choisis 5 ans ou 10 ans, ce n'était pas la même. Ce n'était pas la même.
- Speaker #1
Les deux, mon capitaine.
- Speaker #0
Les deux. Il y a dix ans je dirais fuis ! Non non c'est pas vrai, non non c'est pas vrai pas du tout, non mais non, non non parce que mine de rien grâce à cet homme j'ai deux merveilleux enfants, ça se passe bien et ça fait partie de ma vie finalement, ça fait partie de mon chemin de vie donc non non je regrette absolument pas. Il y a dix ans j'étais où ? J'étais où il y a dix ans ?
- Speaker #1
Nous sommes en 2025, donc 2015. Moi je voudrais avoir un bébé.
- Speaker #0
Moi aussi, il avait un an. Fais... J'aurais dit fais le deuxième pour refaire le troisième après. Parce que du coup, j'ai pas pu faire de troisième mais j'en voulais, j'aurais bien aimé en avoir trois.
- Speaker #1
D'accord, ok. Donc qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Eh ben... Non, fais le deuxième ! Ah non, fais le troisième ! Fais le troisième, pardon, restez à la deuxième en 2014. Fais le troisième. Fais le troisième. Et celle d'il y a 5 ans... Ah pardon !
- Speaker #1
C'est le troisième, ok. Quoi d'autre ? Vous n'allez pas vous échapper comme ça, madame !
- Speaker #0
C'est le troisième... J'aurais peut-être dit, forme-toi.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Forme-toi à quelque chose. J'étais sur un poste à l'époque de chef de produit. Et clairement ça nécessitait une petite formation, un peu plus de technicité. Ouais, donc forme-toi.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Forme-toi. N'hésite pas à faire des formations tout le temps. Je regrette de ne pas avoir fait de formation dans ma carrière. De validation des acquis par l'extérieur. Enfin voilà, se former. V-A-E. Forme-toi. Forme-toi plus.
- Speaker #1
Forme-toi plus. Pourquoi ? Qu'est-ce qui est important pour toi dans la formation, dans le fait de se former ?
- Speaker #0
C'est d'apprendre. C'est de toujours se remettre en question. d'apprendre des nouvelles techniques parce qu'en fait le milieu professionnel change. Je sais que par exemple il y a quelques années j'ai raté un poste bêtement, après je sais pas on va dire que c'était mon chemin de vie de ne pas avoir ce job mais juste parce que j'avais pas d'appétence pour les nouvelles technologies. Pas encore ! Je me suis mise à l'intelligence artificielle que très très récemment et ça change la vie. Bien utilisé honnêtement c'est quand même puissant comme outil. Donc, ouais, forme-toi. Forme-toi.
- Speaker #1
Donc, il y a 10 ans, on fait le troisième. Ouais. Et forme-toi. OK. Il y a 5 ans ? Il y a 5 ans. Il y a 5 ans.
- Speaker #0
Il y a 5 ans.
- Speaker #1
Il y a 5 ans. Il y a 5 ans. Il y a 5 ans.
- Speaker #0
Il y a 5 ans, 2020. Ah, Covid. Donc, on est à Covid. Franchement. Ah, si. Ah. Si, si, si. On peut dire quelque chose. On dit quelque chose ? Si, on peut dire quelque chose. Excuse-moi.
- Speaker #1
Arrête.
- Speaker #0
désinstalle teams de ton ordinateur plus d'apéro teams fini les apéros teams ok ça a été violent cette période ça a été violent cette période la période qu'on lui disait c'était violent sur l'alcool ouais ouais sur l'alcool c'était violent bah du coup t'es pas bien tu vois plus tes potes tu vois plus ta famille et ton seul lien c'est les teams ou zoom Et qu'est-ce qu'on fait ? On boit pas un thé ou un café ? C'était l'apéro quoi ? C'était l'apéro Zoom !
- Speaker #1
L'apéro Teams ?
- Speaker #0
L'apéro Teams ! Donc tous les soirs ! Alors que tes potes en vérité tu les vois pas tous les soirs !
- Speaker #1
Heureusement !
- Speaker #0
Et bah non, à cette parée de Lens vous voyez tous les soirs ! Et on boit un coup tous les soirs ! Bah c'était dangereux ! Moi incluse et beaucoup de personnes autour de moi se sont retrouvées piégées dans ce truc de l'apéro... Alors comprenez pas l'apéro tous les soirs ! Voilà donc désinstalle Zoom ! Teams, éteins ton ordinateur à 19h.
- Speaker #1
Mais du coup, comment tu gardes le lien si tu dis déinstalle Zoom ?
- Speaker #0
Ouais, tu le fais une fois par semaine. T'es plus ou alors, ouais, voilà, fallait être plus...
- Speaker #1
C'est pas évident, t'es tout seul. Si c'est arrivé ce truc-là, c'est parce que les gens se sentaient seuls. Ils avaient besoin de proximité. Donc tu l'installes pas à Zoom ou Teams, tu fais quoi du coup ?
- Speaker #0
Non, mais c'était rigolo sur le moment, parce que du coup, on faisait des apéros. où tous les potes se rejoignaient, on envoyait les liens et on pouvait avoir des potes qui étaient à Dubaï, à Singapour, qui rencontraient tes potes du 9e et tes potes du 17e. Donc c'était rigolo, mais c'était trop tous les jours. C'était trop ? C'était trop. Rigolo mais trop. Trop rigolo mais trop. Ouais, je pense qu'on aurait dû s'instreindre à une fois par semaine. Mais moi à cette époque-là, j'étais pas dans une bonne période de ma vie parce que j'étais séparée, mais toujours en cohabitation avec mon ex. D'accord. Donc c'était très très compliqué et... Comme j'avais dormi jusqu'à midi. À 19h, j'avais la pêche. Et que je savais que je n'allais pas dormir jusqu'au lendemain. Donc voilà, ça, ça a été dangereux. Ça, il y a cinq ans, j'aurais dit attention, Covid.
- Speaker #1
N'installez pas, Tim.
- Speaker #0
N'installez pas, arrêtez. Enfin, régulez vos apéros.
- Speaker #1
Ouais, régulez les apéros.
- Speaker #0
Régulez les apéros. Vos copains,
- Speaker #1
les apéros. Un écran interposé.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Quoi d'autre ? Qu'est-ce que tu pourrais lui dire à cette femme d'il y a 5 ans ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que je peux dire à cette femme d'il y a 5 ans ? C'était compliqué, non, Covid... Franchement, j'ai fait, à part cette bêtise des apéros, honnêtement, j'étais déjà dans un mode de reconstruction, j'allais voir ma psychologue, mon psychiatre, j'étais sous traitement, j'essayais vraiment de m'en sortir, j'ai mis... Enfin, tu vois, au mois d'août, je déménageais, donc j'étais déjà en... Non, keep going, je lui dirais, c'est bien ce que t'as fait. C'est bien ce que t'as fait, à part les apéros, c'était bien. Bon, c'est quoi cette histoire d'apéro ?
- Speaker #1
Tous les jours ! C'est le fait de boire tous les jours, du coup ça t'a mis sur un...
- Speaker #0
C'est le fait d'apéro plus régulier, et surtout j'ai pris énormément de poids. Avec l'alcool, tu t'en rends même pas compte. Tu t'en rends compte quand t'arrêtes l'alcool. Et que tu l'as 8 kilos sans avoir rien fait. Tout en ayant arrêté.
- Speaker #1
Ah ouais, quand même !
- Speaker #0
Mais sinon, j'étais dans un mood déjà de... De guérison, c'est peut-être pas le mot, mais en tout cas, j'étais sur le point de sortir du tunnel. Bien sûr.
- Speaker #1
Aujourd'hui, Jamila,
- Speaker #0
t'en es où ?
- Speaker #1
J'ai posé la question en début d'interview de connaître ton mood du moment. Mais là, une fois qu'on a abordé tout ça et que tu prends conscience de tout ce que t'as fait,
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Tu vois, ce n'est pas souvent qu'on se dit « Ah, en fait,
- Speaker #0
j'en ai fait des choses ! »
- Speaker #1
Tu vois, justement, parcours flamboyant !
- Speaker #0
Là,
- Speaker #1
comment tu te sens ? Là, tout de suite,
- Speaker #0
maintenant, je suis contente d'être avec toi. C'est cool de faire ce petit rewind de ma vie. Je me rends compte que je suis passée par des étapes compliquées, des étapes super sympas. Je suis contente parce que je me retrouve comme j'étais avant. Petite, dynamique, rigolote, chose que j'avais perdue, dans les périodes où j'étais vraiment pas bien. Je ne suis pas encore au bout du rouleau parce que j'ai encore des périodes de down où c'est difficile le matin, parfois. Parfois, tu t'en rends compte aussi quand tu perds patience avec tes enfants et tu culpabilises en même temps parce que tu te dis, je ne les vois qu'une fois par semaine, mais en même temps, ils me saoulent, mais en même temps, il faut que je les éduque. Une semaine sur deux, pardon. Oui, une fois par semaine. Ça fait court. Ça fait court, ça ne vaut pas beaucoup. Mais en tout cas, comme je te l'ai dit en début d'entretien, j'ai envie d'y aller, j'ai envie de développer cette entreprise. Je me garde toujours ce plan B de retour dans l'entreprise si ça ne le fait pas.
- Speaker #1
Ce n'est pas complètement effacé de...
- Speaker #0
Non, parce que vraiment, je ne pense pas avoir ce truc d'entrepreneur dans mon ADN. Donc écoute, on verra. le printemps est là tout va bien on adore je vais bien je marche je prends un marché en marchant à chaque jour suffit sa peine il y a des jours plus faciles que d'autres on
- Speaker #1
continue j'adore alors si tu pouvais si tes enfants dans 1 an, 2 ans, 5 ans quand ils auront l'âge On tombe sur ce podcast. C'est quoi la petite dédicace que tu leur fais ? Qu'est-ce que t'aimerais leur dire ?
- Speaker #0
Que je les aime plus que tout, qu'ils sont drôles. Et que j'espère qu'ils continueront à me faire rire encore. Que je suis là pour eux. Qu'ils peuvent être fiers de moi, fiers d'eux. Et que je serai toujours là pour eux, quoi qu'il arrive. Et que je serai toujours plus forte qu'eux. Et je les mettrai toujours par-dessus le pot. même avec des moustaches je ne t'aimais pas faire t'as entendu ? Abel même Amber en vérité elle a besoin de dire c'est clair ok trop bien et si tu avais un conseil maintenant à donner à la maman qui nous écoute,
- Speaker #1
à dire maman ou au dire maman qu'est-ce que tu aimerais leur faire passer comme message ?
- Speaker #0
C'est pas un chemin qu'on fait toute seule. La vie, c'est pas un chemin qu'on fait toute seule. Que la vie soit cool ou pas cool, qu'on ait des épreuves ou pas, c'est pas un chemin qu'on fait toute seule. Et en fait, moi si j'ai réussi à traverser toutes ces épreuves, c'est parce que j'ai été accompagnée, soit par ma thérapeute, soit par mon petit casque, soit par ma famille, soit par mes amis, soit par ma directrice à l'époque. Donc c'est pas un chemin qu'on fait toute seule. Donc je sais que c'est dur quand on va pas bien en parler. Moi-même, j'ai été très fermée à une époque et je n'arrivais pas à parler. Mais une fois que tu arrives à le dire, tu te rends compte qu'en fait, les gens qui t'aiment et qui sont autour de toi sont là pour toi quand il arrive. Donc, ce n'est pas un chemin qu'on fait toute seule et qu'il ne faut pas avoir peur d'en parler. Il ne faut pas avoir peur de demander de l'aide, soit à un professionnel, soit à ses potes, parce que toute seule, on ne peut pas y arriver. C'est impossible. Il faut arrêter. On a beau être des Wonder Woman et avoir des charges mentales comme ça, on ne peut pas toute seule.
- Speaker #1
Il faut se dédouaner du regard des autres aussi.
- Speaker #0
Il faut complètement se dédouaner du regard des autres. Oui,
- Speaker #1
parce que c'est le regard des autres qui empêche justement de...
- Speaker #0
Ah, c'est très bon. C'est le regard des dépressions. Mais non, pas toi, Jamina, c'est impossible. Si quelqu'un dans ma vie entière devrait faire une dépression, mais pas toi. Je n'avais absolument pas le profil de la dépressive triste. Jamais. Mais en fait, ça peut arriver à n'importe qui, à n'importe quel moment. Et encore une fois, c'est une maladie. Donc si vous allez voir un médecin qui ne vous fait pas d'analyse et tout ça, changez de médecin. C'est une vraie maladie. Le traitement nécessite une vraie prise en charge, enfin pardon, une vraie expertise. Donc ouais, il faut se dédouaner du regard des gens. Moi, je ne l'ai pas fait au début. Moi, certaines personnes dans mon entourage ont découvert que j'avais fait une dépression bien après. Il n'y a vraiment que mes proches qui ont pu avoir l'occasion de m'accompagner. quand je les ai laissés rentrer dans cette période. Facile à dire, mais il faut se dédouaner de ce truc. C'est une vraie maladie. Et même si vous n'êtes pas en dépression, et je ne vous le souhaite pas, les filles, dans les moments de down, de séparation, d'envie de se reconvertir, de changer de boulot, de changer de coiffure, prenez une copine avec vous. Prenez une copine avec vous. Vous aurez le sur-report de vos soeurs. La sororité, c'est primordial.
- Speaker #1
Ok. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci à toi pour ton accueil. C'est ton premier podcast,
- Speaker #1
à la nuit !
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Alors, merci Madhya Mama d'avoir partagé un bout de ton histoire. Merci pour ta sincérité, ton franc-parler. Merci pour ton énergie, ta vérité sans filtre, parce que tu nous as dit beaucoup de choses. Donc, merci beaucoup. Donc, à toutes, j'espère que cet épisode vous aura inspiré, vous aura fait sourire, vous aura... en tout cas bousculer un petit peu, mais surtout qu'il vous aura à rappeler que vous n'êtes pas seul, que vous êtes légitime, que vous avez le droit de tomber et encore plus de vous relever. Donc dire mama, c'est une self-plex, où on peut aborder tous les sujets. C'est un espace pour toutes celles qui avancent avec des cicatrices, mais aussi avec du feu dans les yeux. et qui aiment différemment et qui aiment à leur manière partagez cet épisode si vous avez plu, laissez 5 étoiles sur les plateformes de podcast parce que ça compte vraiment, c'est important et surtout, n'oubliez jamais chère maman qu'il n'est jamais trop tard pour écrire un nouveau chapitre chère maman