- Médéric
Bienvenue dans le podcast Déclic Data. Le sujet d'aujourd'hui c'est tout simplement l'art de la data visualisation et on va plonger dans cet univers où les chiffres prennent vie, où les données deviennent des histoires et on va se poser les questions comment un bon graphique, comment une bonne data visualisation peut changer le cours des choses. On peut nous montrer des choses qui sont invisibles et voir des fois aussi changer le cours de l'histoire. Au programme, on va parler de design, de bonne pratique, d'outils, d'erreurs à éviter. Et on espère vous faire voir un petit peu la dataviz sous un angle différent. La première question déjà que je pose à notre invité, c'est... Qu'est-ce que la dataviz ?
- Alice
Bonjour Médéric. Alors, la dataviz, pour moi, je pense que chacun a sa propre définition, mais pour moi, c'est venir raconter la donnée de façon graphique. On parle souvent de data storytelling. Donc, de manière graphique, on va raconter une histoire avec nos données. Pour moi, c'est ça.
- Médéric
Super, merci beaucoup Alice. Je suis enchanté de t'avoir avec moi pour ce podcast, mais on n'a pas encore fait les présentations. Donc je veux bien que tu parles, quel est ton parcours en bref, qui es-tu et qu'est-ce qui fait que ce sujet aujourd'hui, je le sais, fait partie de tes passions ?
- Alice
Alors, Alice Leneveux, je suis actuellement consultante décisionnelle pour la société Alticap, on est basé sur Caen. Et j'ai une formation statistique et informatique décisionnelle. Donc, j'ai connu plusieurs logiciels au niveau DataVis et tout ce qui est Big Data et analyse de données.
- Médéric
C'est vraiment un grand plaisir de partager ce moment, d'autant que tu représentes aussi notre partenaire Alticap. Du coup, on va directement enchaîner sur le sujet avec... La première question que j'ai envie de te poser, pour remettre un peu dans leur contexte, c'est la dataviz, est-ce que c'est quelque chose de nouveau ?
- Alice
Alors non, la dataviz ça existe depuis des années, on n'appelait pas forcément ça de cette façon, mais on peut le voir en 1854. Pendant le choléra à Londres, il y a le médecin John Snow qui a en fait créé une cartographie pour voir l'emplacement des malades et en fait a découvert via cette cartographie que c'était l'eau qui était contaminée et que c'est ça qui rendait les personnes malades. Donc voilà, ça c'était un premier exemple en tout cas de dataviz qui a existé. Et on le voit encore aujourd'hui, il n'y a pas longtemps, on a eu exactement, globalement, la même chose pour l'épidémie du coronavirus.
- Médéric
Je sais que c'est un sujet qui a passionné beaucoup de gens. Il y avait de quoi, parce qu'on voyait fleurir les data visations avec des fois des choses très contradictoires et qui semblaient donner, en tout cas d'apparence. ou en quoi quelque part la dataviz est très impactante, parce qu'à chaque fois, on pouvait ressentir quelque chose de très fort. On regardait un graphique de propagation d'épidémies. Pourquoi c'est si impactant ? Et quelque part, qu'est-ce qu'une bonne dataviz ?
- Alice
Alors, en fait, pourquoi c'est aussi impactant ? C'est parce que la dataviz, c'est une image. Et on le sait, une image, ça renvoie beaucoup plus de choses que des mots. On l'estime à environ 60 000 fois. La réaction est plus rapide. On peut le comparer notamment à des panneaux de circulation. Dans notre vie virale, on pourrait dire que les panneaux de circulation sont de la dataviz. Pourquoi ? Parce qu'en fait, si sur le panneau, c'était écrit... Cette route, vous ne pouvez pas passer par cette route. Elle est à sens unique dans l'autre sens plutôt que juste le sens interdit. Malheureusement, on se ferait rapidement arrêter par la police, je pense.
- Médéric
Mais du coup, c'est un peu évident. C'est ce côté visuel, la première chose. Le symbole du sens interdit, je pense qu'en tant qu'conducteur, une fois qu'on le connaît, on le reconnaît, c'est évident, ça a cet effet net. Mais au niveau de la Tavis, donc des données plus générales, et peut-être dans un contexte d'entreprise, en quoi c'est quelque chose qui peut être du même ordre ?
- Alice
Un chef d'entreprise... globalement, sans étudier sa data, qu'est-ce qu'il va faire ? Il va regarder à la fin du mois sur son compte combien il lui reste. Ça, anciennement, j'en connais encore, des entreprises actuellement qui le font. Et là, on leur dit, mais vous êtes malgré tout en retard. Parce que maintenant, on a des outils qui vous permettent en temps réel, au jour le jour, d'avoir le matin sur votre smartphone la possibilité de regarder quelle est votre CA. Votre CA facturé, votre CA commandé, combien vous êtes au niveau trésorerie. Voilà, on est impactant. On n'est pas sur de l'analyse de chiffres, puisque ça, c'est vraiment... On est sur d'autres choses au niveau analyse de données. La dataviz, c'est vraiment pour être impactant. On va regarder le matin ces graphiques, ces KPI, donc ces chiffres clés. et on va pouvoir... aller prendre des décisions dans notre journée.
- Médéric
C'est pour ça que je parle de décisionnel. La question qui vient naturellement, c'est un peu sur les principes clés de faire une bonne data vision. Si les symboles qu'on peut avoir, en tout cas, tout ce qui est images qu'on peut avoir, sont aussi percutants, c'est parce que, quelque part, ils respectent une sorte de norme, même si elle n'est pas invisible, mais on finit par, quand on étudie un peu la chose, par découvrir que Il y a des principes derrière. Du coup, comment créer une dataviz qui est efficace ? C'est quoi les principes, en fait ? Qu'est-ce que tu peux nous partager à partir de ton expérience, un petit peu sur ces clés pour créer une bonne dataviz ?
- Alice
Alors, c'est vrai qu'on en a quelques-unes, notamment ne pas surcharger. Celle-ci, j'aurais tendance à dire que c'est la principale, parce qu'à trop vouloir mettre... d'informations, on va s'y perdre. À trop vouloir mettre de complexité, on va s'y perdre. Le 3D, pourquoi mettre du 3D ? Ça sert à rien, on n'en met pas. On est net, on sait vers quoi on va, on a une information à lire et voilà, il faut qu'on y aille directement. Donc, j'aurais tendance à dire que ça doit tenir sur une page. Il faut éviter de devoir scroller vers le bas. Déjà ça. Après, on peut avoir plusieurs pages, mais l'information principale doit être sur la première page quand on ouvre une dataviz. Voilà, exactement. Ensuite, il y a un choix de graphiques. Il y a des graphiques qui sont faits pour étudier deux catégories. On va les mettre en face l'une de l'autre. On va les comparer. Et puis on a d'autres graphiques qui vont nous permettre de comparer plusieurs valeurs. Voilà, donc je pense notamment à un graphique pour l'égalité femmes-hommes. Je trouve que celui qui est très bien, c'est la pyramide. La pyramide, on va avoir les deux côtés l'un en face de l'autre et on va pouvoir comparer très visuellement si on a des différences plutôt d'un côté ou de l'autre. Des graphiques qui nous permettent par contre de comparer plusieurs valeurs et qui sont assez peu connues mais très visuelles, je pense aux graphiques compartimentés. Le graphique compartimenté, il va vraiment nous permettre de voir si on a des valeurs qui ressortent beaucoup plus du graphique.
- Médéric
Après, on a les connus,
- Alice
bien sûr, l'histogramme.
- Médéric
Juste pour préciser peut-être pour nos auditeurs, c'est quoi ? Ça ressemble à quoi ?
- Alice
Alors, le graphique compartimenté, on est sur des carrés et des rectangles. Chaque carré, chaque rectangle correspond à une valeur. Et plus la valeur va être importante dans la base de données, donc plus elle va être... Par exemple, si on regarde un CA, j'ai mon CA pour mon article A. Le CA de l'article A est à 10 000. Et les autres sont plus petits. Par exemple, on a un CA pour l'article B à 5 000. Dans ce cas-là, le carré A va être deux fois plus grand que le carré B.
- Médéric
La superficie qui va être prise par l'élément est plus grande en fonction de sa valeur. Ce que je comprends, c'est que le deuxième point, c'est peut-être d'avoir un bon graphique, de choisir le bon graphique en fonction de ce qu'on veut montrer. Si c'est pour comparer des données, Si c'est pour montrer des corrélations, par exemple, ce genre de choses.
- Alice
Exactement. Et d'ailleurs, s'il y en a qui se posent la question, sur Internet, on trouve très facilement des documentations, justement, pour nous aider à choisir le type de graphique sur lequel on va. C'est vrai que ça,
- Médéric
il y a une étoile regorge de ressources de ce genre-là. Moi-même, j'en utilise quelques-unes. Ouais, ça, c'est vrai. Mais encore, je pense qu'il y a encore d'autres choses.
- Alice
Eh bien, oui ! Il y en a d'autres en effet. Les couleurs, on va jamais faire une dataviz avec un arc-en-ciel de couleurs. Ça pourrait peut-être... Des fois j'ai fait des dataviz avec beaucoup de rouge, on m'a dit oulalalala. Non, le rouge, nous ça fait un peu peur dans l'entreprise, etc. Donc il faut faire attention à ces couleurs parce que les couleurs, ça parle. Il y a des couleurs qui veulent dire des choses. Je pense justement au rouge. Au vert. Et puis, il faut faire attention aux personnes qui sont daltoniennes. Parce que potentiellement, on peut en avoir dans la société et dans les personnes qui visualisent les data viz. Donc, je crois que c'est le rouge et le vert qui se ressemblent pour les personnes daltoniennes. Et on va faire attention à ne pas mettre trop de couleurs différentes. Dans mes études, on m'a souvent parlé de trois couleurs, même en mode. On parle de trois couleurs. Jamais mettre plus de trois couleurs. Je crois que c'est Christina Cordula qui disait ça.
- Médéric
On parle de l'art de la datavis. Par rapport à l'art, comme il s'exprime dans la mode, on n'est peut-être pas si loin après tout.
- Alice
C'est ça, exactement. Et donc, voilà, il faut rester sur des couleurs qui vont ensemble. Moi, personnellement, j'utilise un site Internet. mon site Elle me permet d'avoir des roues chromatiques, notamment color.adobe. C'est totalement gratuit. Et en fait, ça va nous permettre de... Bon, je veux un rose dans mon dashboard. Eh bien, dans ce cas-là, il va nous dire... Le rose peut très bien se marier avec telle autre couleur, etc.
- Médéric
C'est pour avoir quand même quelque chose de cohérent, qui soit agréable à l'œil et qui, en même temps, permet d'utiliser les couleurs pour véhiculer le message.
- Alice
Exactement. Et en dernier, en fait, il y a certaines questions à se poser pour une dataviz, pour que l'histoire soit cohérente. Dans une histoire, si on lit une première page et que la deuxième page, elle n'a aucun sens avec la première, ça ne va pas. Eh bien, nous, c'est la même chose. Une dataviz est destinée à un public pour répondre à une question. Donc, avant de créer une dataviz, il est important de se poser. et de faire justement, de répondre à ces différentes questions. En gros, l'histoire, qu'est-ce qu'est l'histoire qu'on raconte ? Voilà, exactement. À qui on s'adresse, quelle est la problématique, quel est le message qu'on va apporter et quels sont les indicateurs qui vont nous permettre de répondre à ce message.
- Médéric
Donc, oui, c'est clair. Je pense que là, effectivement, il y a quelques principes. important et souvent au niveau de la démarche, moi je serais curieux aussi de savoir quelle est la démarche parce que là tu nous partages un petit peu les principes de base qui restent quand même assez, on n'a pas 36 000 je dirais, assez limités mais comment tu t'y prends concrètement pour arriver à avoir quelque chose de cohérent, une database qui raconte une bonne histoire avec les bonnes couleurs comment tu fais au début quand tu arrives sur un projet pour un client pour sortir jusqu'à la fin ? C'est quoi le process ?
- Alice
Alors, en premier déjà, je vais analyser les données qu'on a. Je vais regarder de quelles données on peut se servir, parce que généralement, on a des utilisateurs qui nous disent « Ah ben, je veux sortir ça. » Ben oui, très bien, mais le logiciel, il est en SaaS. L'éditeur ne veut pas nous donner accès aux données, donc il va falloir trouver une autre solution. on tire les ficelles par-ci par-là et on finit toujours par arriver à avoir les données et ensuite on va maqueter on se pose les questions on maquette il faut aimer dessiner, j'adore dessiner moi je prends ma trousse de crayons de couleurs etc et comme ça ça nous permet déjà d'avoir un premier visuel de ce que potentiellement ça pourrait rendre Et en fait, il est important surtout de communiquer avec les équipes métiers et les personnes qui vont l'avoir en finalité, ce dashboard, puisque des fois, en leur montrant un premier aperçu de ce que ça pourrait donner, ils vont se dire « Ah mais oui, mais du coup, on pourrait faire ça, etc. Ah mais depuis des années, je pense à faire ça. » Ah bah oui, oui, on est en capacité de pouvoir le faire avec le logiciel. Donc voilà, tout ça fait réfléchir. et puis au fur et à mesure on crée et une datavise n'est jamais arrêtée donc du coup
- Médéric
À partir d'une feuille blanche, poser des questions avec ceux à qui c'est destiné pour pouvoir, en fait, quelque part, produire quelque chose qui va être pertinent pour eux.
- Alice
Exactement, c'est ça. En fait, il faut vraiment essayer de coller à leurs besoins. C'est bien beau de faire des graphiques pour faire des graphiques, mais si le besoin n'est pas là derrière...
- Médéric
C'est-à-dire que si on n'a pas la valeur à métier, les choses n'ont pas de sens, elles ne vont pas toucher. Mais du coup, pour moi, la question qui me vient... un peu spontanément, c'est comment intégrer l'émotion dans un graphique ou dans une dataviz, peut-être sans sacrifier la rigueur des données, parce que ça, c'est important. Mais est-ce que c'est quelque chose qui te parle ?
- Alice
Alors, c'est compliqué de mettre de l'émotion dans des chiffres. J'aurais tendance à le dire via les couleurs. Moi, je mets souvent des indicateurs. qui vont changer de couleur en fonction de comment on se situe. J'aurais tendance à dire de ne pas mettre toujours le même graphique, de mettre des graphiques différents.
- Médéric
La diversité. Comme ça,
- Alice
on va créer l'histoire. Créer une émotion dans de la dataviz. Là, on peut mettre des images. On peut mettre des images. Ça me fait penser notamment au concours JO. qu'on avait fait avec Maryport. Pour en parler,
- Médéric
alors pour nos auditeurs qui ne savent pas ce que c'est, pendant les JO qu'on a eu l'honneur d'accueillir dans notre cher pays l'année dernière, on a lancé chez Maryport un défi, DataVis à notre communauté, en consultant la communauté Maryport, pour créer une DataVis des épreuves, avec des données, des JO qui étaient accessibles publiquement d'ailleurs. et donc voilà Alice était sur le podium et du coup, effectivement, pour revenir à cette question, la couleur c'est toujours quelque chose qui, voilà, notre vision est très très sensible à la couleur, notre vision humaine, on le sait aujourd'hui, parce que il y a d'autres animaux qui ne voient pas les couleurs de la même manière que nous, et donc effectivement la couleur reste un élément clé. Donc ouais, à bon escient, peut-être. Pas trop, mais effectivement, pour les émotions, la couleur reste une valeur sûre.
- Alice
Oui, pour moi en tout cas, c'est ce qui va permettre d'attirer l'œil, etc. Donc mettre malgré tout du rouge ou un orange quand ça ne se passe pas très bien et du vert quand ça se passe bien. Malgré tout, même s'il y a certaines sociétés qui n'aiment pas trop vert et rouge, On les connaît ces couleurs-là. Tout le monde sait que le feu vert, c'est pour passer. Le feu rouge, on s'arrête.
- Médéric
Moi, je sais que sur les data vistas que j'ai pu faire, effectivement, je les utilise vraiment à... J'ai réfléchi toujours à deux fois avant d'utiliser du rouge ou du vert parce qu'effectivement, c'est un symbole un peu quasiment universel. Le feu rouge, les feux tricolores. Donc, on sait que ça va attirer. Donc, il faut quand même des fois savoir attirer, mais sans non plus éclipser quelque part un petit peu tout le reste. Donc, qu'on reste toujours dans la cohérence de l'histoire qu'on veut raconter et que l'ensemble de la page qu'on voit ait son sens. Oui, ça c'est super. Mais après, là, un des sujets aussi qui est essentiel, parce qu'au-delà de l'art, l'art... C'est une chose, il y a l'artiste et sa sensibilité. Donc, je dirais, comme on a le consultant et sa sensibilité, mais il y a aussi l'outil. Quelque part, les outils déterminent aussi notre capacité à nous exprimer, à créer des choses qui sont pertinentes. Là, une question qui vient, c'est quels outils tu recommanderais peut-être à un débutant pour se lancer dans la dataviz ? Comment ne pas s'y perdre ? Parce qu'aujourd'hui, il y en a plein des outils, c'est dans tous les sens, plus avec l'arrivée de l'IA, pour en discuter, il y a encore plus. Donc peut-être comment toi, tu as commencé, et comment en fait, depuis ce côté un peu débutant qu'on est tous un jour, aujourd'hui, tu as évolué, qu'est-ce que tu dirais, qu'est-ce que tu conseillerais du coup aux débutants pour commencer ?
- Alice
Alors, au niveau d'Ataviz, on trouve plein de choses. C'est fou. En fait, comme c'est un marché qui est complètement en expansion, etc., c'est vrai qu'il y en a plein qui arrivent sur le sujet. Certains restent, d'autres non. Donc, je vais citer ceux que moi, je connais. Donc, MyReport, sur lequel je travaille actuellement, et qui s'adresse... super bien aux utilisateurs qui vont être un peu nouveaux, c'est-à-dire qu'ils vont pas forcément connaître le monde de la data, etc. C'est pas leur métier, ils sont pas analystes décisionnels, voilà. Donc ça, c'est très bien pour les personnes, j'aurais tendance à dire, qui débutent et qui ont pas envie non plus de se spécialiser au point que ça devienne le métier. Mais moi, je le fais très bien aussi. C'est mon métier et j'adore MyReport. Mais après, en effet, on a d'autres logiciels qui vont être un peu plus compliqués à prendre en main, mais avec des fonctionnalités qui vont être très avancées. Le logiciel Tableau, qui est très bien. Power BI, alors forcément, suite Microsoft, donc on en entend parler beaucoup, c'est vrai. Mais malgré tout, j'amène quand même à chaque fois les utilisateurs quand ils me disent « Ah mais Power BI, je l'ai sur mon poste ! » Ben oui, mais pour le configurer pour une entreprise, c'est pas la même chose que de l'avoir sur son poste.
- Médéric
Ils sont plus ou moins abordables pour en tout cas commencer.
- Alice
Voilà, exactement. C'est des logiciels malgré tout qui sont assez faciles, on va dire, à prendre en main. Plutôt que... Alors, il y en a d'autres, des logiciels. On a notamment Python, avec certaines librairies. Alors, je ne m'aventurerai pas sur le sujet, parce que je ne connais pas exactement tout. Effectivement,
- Médéric
j'ai eu de l'expérience avec une bibliothèque qui est très connue dans la communauté de Python, qui s'appelle Matplotlib, qui est très utilisée dans le monde scientifique, et en général, vu sa facilité d'usage. C'est la première qu'on utilise quand on fait de l'analyse de données de manière visuelle en Python. Mais après, on en a vraiment plein. Sur ça, l'offre sur le marché pléthorique. Donc, il y a beaucoup de choses. Mais en tout cas, est-ce qu'il y a besoin d'être un pro pour faire quelque chose qui tient la route ? Merci. entre ok je teste je fais quelque chose qui dans mon coin et ok bah je vais je vais me lancer pour que ça soit suffisamment Pertinent pour le partager avec au sein de son entreprise est ce que il ya besoin d'être un pro et là comment toi enfin moi je sais que au début mais d'être avis elles étaient vraiment habitables bon j'en étais fier quand même l'épreuve du terrain m'a montré qu'il y avait des choses à revoir donc j'ai eu un processus je dirais itératif pour ça, comment ça s'est passé pour toi et comment,
- Alice
qu'est-ce que tu dirais pour conseiller peut-être nos auditeurs la plupart de mes clients la plupart des personnes avec qui je travaille En grande partie, ce sont des PME. Et donc, dans les PME, je ne vais pas avoir des personnes qui sont data analystes, qui font que du décisionnel. Donc, forcément, c'est des débutants, souvent, qui n'ont aucune compétence. Limite Excel, c'est beaucoup. donc donc forcément au début quand on arrive on est obligé de d'apprendre un peu tout.
- Médéric
Les plus fondamentaux.
- Alice
Comment ça fonctionne, le fait que ça va chercher les données, que ça les ressort, que alors non, on ne peut pas tout le temps être en temps réel parce que ça peut créer des lenteurs. Sinon, voilà, il y a tout un peu. On vient faire un cours, on vient apprendre comment ça évolue. Mais globalement, on peut commencer en tant que débutant. Il n'y a pas de souci. Moi, ce que j'aime bien, c'est qu'on commence au fur et à mesure. On va commencer par une, on voit comment ça se passe. Et quand, dans la société, les gens apprennent que ça existe, ça existe. Ah bah, moi aussi, j'ai un truc à faire qui serait bien. Ok, on se pose sur une table. Parce que ton besoin, par contre, ça peut être le même, peut-être, que ton collègue qui est dans le service à côté, mais juste avec quelques petites choses de différentes. Donc, il y a aussi... Quand on fait les projets, il y a quelque chose de faire attention, parce qu'on le voit souvent dans les sociétés, et c'est souvent ça le problème, ils font 30 fois la même stat. Ils arrivent en réunion d'entreprise, et ils ont tous des chiffres différents, mais ils veulent tous, a priori, dire la même chose. Mais ils sont tous différents.
- Médéric
Ça, c'est très intéressant.
- Alice
Et c'est pour ça qu'ils mettent souvent de la dataviz. C'est parce que, comme ça, ils ont tous le même logiciel, ils arrivent en réunion... de directeurs, etc. Et ils se connectent tous sur la dataviz avec les mêmes chiffres.
- Médéric
C'est ce qu'on appelle le hub décisionnel. Donc, d'avoir une seule source de vérité qui a été validée, vérifiée et qui permet de mettre un petit peu tout le monde d'accord parce qu'il y a eu un processus de fiabilisation des données, mais aussi de conception qui fait que... Oui, ça, je pense que c'est quelque chose de structurant dans une entreprise. Une fois que... On l'a. Moi, dans mon expérience, ce que je peux partager aussi par rapport à ça, et je suis très curieux de savoir ton expérience là-dessus, c'est qu'en fait, il y a toujours un avant-après. C'est-à-dire que je pense qu'on est tous les deux dans des organisations qui utilisent la dataviz au quotidien. Il n'y a pas un jour où je ne vais pas sur ma dataviz pour voir comment ça s'est passé sur les rendez-vous avec mes partenaires. Est-ce qu'au niveau du support, on en est où ? Est-ce que ça chauffe ou c'est plutôt tranquille en ce moment ? Pour voir un peu les tendances et savoir sur quoi je vais me concentrer sur le moment. Mais en fait, c'est difficile d'imaginer ce mode de fonctionnement tant qu'on ne l'a pas expérimenté. Aujourd'hui, je ne peux plus me passer de ça, mais dans ma vie d'avant, jamais j'aurais perçu que... que ma manière de fonctionner au quotidien, en fait, dans l'entreprise serait radicalement différente avec le fait d'avoir une dataviz. Toi, comment ça se passe d'abord chez Alticap, peut-être en interne aussi, comment vous l'abordez, ça ?
- Alice
Chez Alticap, en fait, la plupart de nos logiciels qu'on utilise sont connectés à notre outil, donc MyReport, qui nous permet après de justement sortir ces dataviz ou même de l'analyse de chiffres sur Excel, etc. Mais... On va étudier nos données de paye, on va étudier nos données de CRM, donc pour voir nos clients. Par exemple, le marketing, ils vont sortir un listing de tous les utilisateurs à qui on vend nos logiciels de paye, parce qu'il va y avoir quelque chose qui va arriver au niveau de la paye et il faut que tous nos clients soient au courant. Donc dans ce cas-là, ils vont sortir le listing des clients. avec leurs adresses mail pour après envoyer les mails. On va pouvoir l'avoir sur notre gestion des tickets en interne. Donc tous les matins ou toutes les semaines, les responsables des services hotline reçoivent justement un récapitulatif au niveau ticket, les tickets ouverts, les tickets fermés, ce qui reste. Et puis bien sûr, tout ce qui est parties comptabilité. Les achats, tout ça, ils étudient en fonction de notre logiciel de compta, en fonction de notre logiciel de gestion commerciale. Et là, on le voit actuellement, on a notre logiciel de paye qui vient de changer. Et pour l'instant, on n'a pas encore eu le temps. C'est arrivé trop vite. On n'a pas encore eu le temps de pouvoir se connecter à ce logiciel-là. Et actuellement, on est en manque d'informations du coup de dataviz. sur notre paye,
- Médéric
quand on a pris l'habitude de l'avoir, de ne pas l'avoir, ça... Pour juste revenir un petit peu aux outils, l'outil un peu ultime du moment qui fait parler de l'IA tous les jours, partout, c'est l'IA. Comment vois-tu l'apport de l'IA pour la dataviz ? Une petite question un peu provoque, est-ce que l'IA va-t-elle remplacer un peu les artistes de la data, si j'ose dire, en tout cas les designers de données, les consultants qui font ça. C'est un sujet que j'ai pu aborder par ailleurs dans un précédent podcast, mais je serais bien curieux de savoir aussi comment toi tu vois les choses.
- Alice
Moi l'IA ne me fait pas peur et je pense que justement...
- Médéric
Alors, je ne pense pas que l'IA va remplacer les métiers de tout le monde, etc. Je pense justement qu'il faut qu'on arrive à évoluer avec et à arriver à l'utiliser dans nos métiers pour venir nous aider sur des choses. Donc, il ne faut pas que ça fasse le travail à notre place, mais il faut que ça nous aide des fois peut-être à aller vers des pistes auxquelles on n'aurait pas pensé. donc Pour moi, j'utilise ChatGPT, etc. Je vais venir lui poser des questions. As-tu des idées d'indicateurs clés pour tel domaine, etc. Et des fois, il va me sortir des choses et je vais me dire, pourquoi pas, je vais aller creuser. Il faut fonctionner comme ça. Après, malgré tout, je pense qu'on permet derrière d'aller plus loin. Ce n'est pas l'IA qui va faire la dataviz. Malgré tout, il y a des éditeurs qui sont en train de travailler sur cette partie-là de venir dire à l'IA, justement, j'ai besoin, mon besoin, c'est que ma dataviz réponde à ça, ça, ça. En source de données, j'ai ça. Et la dataviz va se créer elle-même. Mais je pense que derrière, il faut toujours un peu venir dire... C'est-à-dire que l'histoire du sens...
- Alice
le sens au sens direction dans l'acceptation du mot direction devra être donné quand même par l'humain et pour pouvoir se tenir et se placer dans un contexte qui est cohérent ouais super en tout cas merci pour ça on s'approche un petit peu de la fin de notre podcast qui se veut court Je me posais la question, est-ce que tu peux nous partager un exemple ? Parce que le podcast se veut aussi très concret. On a Alice qui montre le dashboard avec lequel elle a participé au challenge JO de MyReport. Ce qui serait intéressant, c'est que tu nous montres un petit peu aussi comment tu l'as conçu, quelle est l'histoire que ça raconte. Alors moi, je le vois très vite, ça me saute aux yeux. évolution des JO dans le tourne, donc je vois très vite que c'est quelque chose qui me raconte l'histoire depuis les années 50, le nombre de médailles, l'évolution du nombre de médailles par pays, les pays les plus médaillés, etc. Je vois en haut qu'il y a un focus par pays, donc si jamais j'ai besoin de creuser, quelque part, en fait, par rapport à un dashboard d'entreprise, les bonnes pratiques, on les a. J'ai mon activité, mes six graphiques qui me permettent de voir ce qui est important, et si j'ai envie de creuser, je peux y aller. Mais voilà, comment toi, tu as conçu ça ? Raconte-nous l'histoire, Alice.
- Médéric
Globalement, toujours sur mes dashboards, je fonctionne de façon à ce que j'ai un onglet de synthèse et ensuite des onglets de détails. Donc déjà, je voulais quelque chose vraiment où on étudie, où on ne soit pas concentré sur un pays et où on ne soit pas concentré sur une année. Je voulais voir comment ça évoluait au fur et à mesure du temps. Je me suis dit qu'est-ce qui est intéressant d'étudier au niveau des JO ? Le nombre d'épreuves, comment ça évolue en fonction des années, le nombre de pays qui participent aux JO, parce que pour voir justement l'engouement que prend les JO, etc. Et donc notamment, on peut voir sur un des graphiques qu'en 1948, il y avait 38 pays et en 2020, on est arrivé quand même à 93 pays. Donc on voit que la courbe augmente au fur et à mesure des années, et on peut voir des pics en fonction de certaines années, et on peut mettre ça en corrélation potentiellement avec l'histoire aussi, avec ce qui s'est passé durant l'histoire.
- Alice
Bien sûr, la chute de l'URSS, l'augmentation de plus de pays, oui bien sûr, tout ça on peut le percevoir. D'ailleurs c'est très rigolo, parce que très vite on y pense, on pose des questions.
- Médéric
Voilà, exactement. Et on va donc sur la datavis qui est construite ici. On voit bien, j'ai utilisé différents types de graphiques. Je n'ai pas utilisé une fois le même graphique sur la page. J'ai essayé de respecter mes couleurs. Donc, je suis sur du bleu, jaune, vert. Alors, le choix des couleurs se référait, il me semble. Je crois que je les avais choisis pour une bonne raison. Je crois que je les avais choisis parce que... C'était les couleurs du logo des JO, il me semble. Je crois que j'avais fait attention à ça.
- Alice
D'accord.
- Médéric
De prendre exactement les couleurs pour faire une petite ref. Et donc voilà, j'avais regardé aussi les pays les plus médaillés pour voir justement ceux qui ressortent. Enfin, toutes... Tout ça, le top 3 des athlètes avec le plus de médailles, etc., c'est pour donner une vision globale de ce que sont les JO. Après, en fait, justement, je suis venue créer deux autres feuilles. Un focus pour regarder sur un pays sélectionné et un focus pour regarder sur une année sélectionnée. Donc, sur le focus sur un pays, en fait, j'ai fait quelque chose d'assez graphique. Donc là où j'ai incorporé juste un petit peu de code HTML, donc là on est sur des fonctionnalités malgré tout qui sont avancées, on ne fait pas ça en tant que débutant, mais il ne suffit pas non plus de compétences en programmation pour le faire. On trouve facilement de la documentation sur Internet. Et donc ça m'a permis de pouvoir, en fonction du pays qui est choisi, ça affiche le drapeau. Voilà. j'ai fait J'ai mis un tableau et dans le tableau, j'ai inséré un graphique de façon à ce que toujours, ça soit un petit peu plus visuel.
- Alice
Oui, bien sûr. Là, on voit par exemple le nombre de médailles d'un côté, une listing par homme. On a le top 3. Effectivement, il y a une petite barre de progression qui permet, sans avoir besoin de lire, parce qu'encore une fois, un revenu en message du départ, le... Notre capacité à processer les données visuelles est beaucoup plus rapide. Très vite, on voit qui est le plus médaillé et pourquoi. Et l'écart entre les plus médaillés, par exemple pour les Français, Christian, Doriola, Philippe Ribaud, pour les plus sportifs, on connaît Daniel Revenu qui sont ex-aequo, avec six médailles chacun, dans l'histoire des médaillés français. Là, c'est évident. en fait, on voit très bien qu'ils sont ex aequo et puis très intéressant l'utilisation aussi de quelque chose qui souvent est considéré comme, en l'école on l'apprend comme une mauvaise pratique de mettre un graphique là on voit à droite un graphique en cercle donc avec beaucoup de données, mais là il est très pertinent, en quoi en fait quelque part, voilà, comme quoi les deux. On peut aussi sortir des bonnes pratiques des fois, quand c'est pertinent. Là, je trouve très intéressant que tu nous expliques un peu ce graphique-là.
- Médéric
Le graphique circulaire, c'est vrai que depuis assez jeune, on nous dit, n'utilisez pas le graphique circulaire. Le graphique circulaire, ou graphique aussi appelé camembert, ce n'est pas assez précis, etc. Parce qu'on ne voit pas vraiment comment ça se positionne. s'il y a 1% de différence avec une autre. Mais en fait, il n'est pas là pour dire je fais tant de chiffres sur cette catégorie. Non, il est là pour dire l'escrime, c'est ce qui représente le plus de médailles en France. L'escrime, ça représente 20% des médailles. Voilà, il est là pour dire ça. Il est là pour dire, l'escrime, le handball et l'athlétisme sont les disciplines dans lesquelles on a gagné le plus de médailles. On n'est pas là pour savoir le nombre de médailles. On est là pour savoir la proportion par rapport au reste.
- Alice
Voilà, là, cette utilisation du graphique est très pertinente. Donc, comme quoi, les bonnes pratiques, des fois, il faut aussi les prendre en fonction du contexte et de ce qu'on veut montrer. Bon, très clair. Merci beaucoup, Alice. Je pense qu'on a fait un joli tour de... Tout ce qui était possible de faire en dataviz et un petit peu initier peut-être nos auditeurs qui n'ont pas eu la chance ou qui devaient encore faire la dataviz. Je dis la chance parce qu'une fois qu'on s'y met, c'est très ludique de faire la dataviz. Donc voilà, moi je retiens qu'il faut une dataviz, il faut qu'elle raconte une histoire, il faut que la forme reste simple et digeste, comme un symbole, comme un panneau sur la route. qu'il faut expérimenter, qu'il ne faut pas avoir peur de tester, de se poser des questions, est-ce qu'en deux secondes, on comprend c'est quoi le message, donc ça c'est essentiel, et puis peut-être surtout, s'amuser. Donc quelque part, ce côté, la data, c'est un peu comme de l'argile, on peut jouer avec, on peut la sculpter, tant qu'on garde de la rigueur, et la rigueur n'empêche pas de faire des choses jolies. Bien au contraire. Merci beaucoup, Alice, pour ta participation. On aura l'occasion de se retrouver, par ailleurs, pour d'autres animations de la communauté. Comment on peut te joindre ? Peut-être, est-ce que tu es sur un réseau social en particulier ?
- Médéric
LinkedIn, Alice Le
- Alice
Neveu. Eh bien, super. Merci beaucoup et à une prochaine.
- Médéric
À une prochaine, Médéric. Bonne journée. Générique