Speaker #0Bonjour, moi c'est Nathalie. Pendant des années, j'ai révélé la beauté des femmes à travers mon appareil photo. Parce que je pensais que si une femme se trouvait belle, elle finirait par s'aimer. Et pourtant, moi, pendant presque 50 ans, je me suis regardée dans le miroir sans m'aimer. Et puis j'ai compris une chose, le vrai combat ne se joue pas devant le miroir, il se joue dans la guerre qu'on mène contre soi-même. Alors aujourd'hui, je pose l'appareil photo et je prends le micro pour aller plus loin. Bienvenue dans Déclic Intérieur, le podcast qui provoque des déclics pour arrêter de se battre contre soi-même et enfin changer son regard sur soi. Est-ce que ça t'est déjà arrivé de passer une super soirée et de rentrer chez toi en te sentant nulle ? Sans raison valable, juste... Nul. Mouais, moi aussi. Parce que je suis sûre que tu vas te reconnaître dans ce que je vais te dire. Je parais que t'as une belle vie. Vraiment. Avec des gens qui t'aiment, des choses que t'as construites, des projets plein la tête. Et malgré tout ça, t'es jamais vraiment heureuse. Y'a toujours cette petite voix qui arrive exactement au mauvais moment. Qui gâche, qui compare. qui culpabilise. Et toi, tu continues, tu souris, tu gères. Alors aujourd'hui, j'ai envie qu'on parle de ça. Tu sais ce que j'ai réalisé un jour ? Que j'attendais tout le temps. Tu sais ce que j'attendais ? J'attendais de perdre du poids pour faire des photos avec mon fils. J'attendais de me sentir mieux dans ma peau pour m'inscrire à ce cours de danse. J'attendais d'être prête pour oser ce projet qui me tenait à cœur. Résultat, mon fils a très peu de photos avec sa maman. Parce que sa maman attendait d'être suffisamment belle, mince, je sais même plus quoi exactement. Et ça c'est un con pour moi qui passais mes journées à photographier des femmes pour qu'elles se voient belles. Bref, la vie passée... Et moi, j'attendais. J'attendais la future moi qui serait enfin bien. Celle qui aurait perdu ses kilos, qui serait disciplinée, qui mériterait enfin de prendre sa place. Sauf que cette version-là, elle n'est jamais vraiment arrivée. Parce que le problème, il n'était pas là où je cherchais. Et en fait, ça commençait dès le matin. Devant mon placard. J'ai rien à me mettre, ça me va pas, je suis moche là-dedans. Et voilà, la journée était déjà foutue. Mais le pire, c'était la comparaison. Je pouvais pas être quête part sans regarder les autres femmes. Leur corps, leur style, leur façon d'être à l'aise dans leur peau. Et dans ma tête, c'était automatique. Elle est mieux. Et donc moi, j'étais moins, moins jolie, moins intéressante, moins désirable. Tu te rends compte que je pouvais être en train de rire avec des amis et en même temps, me sentir pas à la hauteur. Ça me bouffait de l'intérieur, ça débordait partout, même dans mon couple. Dès que mon homme avait le malheur de poser le regard sur une autre femme dans la rue, même deux secondes, je partais en vrille. La méga crise de jalousie. Alors que le pauvre, il n'avait rien fait. Mais moi, dans ma tête, c'était déjà acté. Elle est mieux que moi, c'est normal qu'il regarde ailleurs. Et je lui faisais payer un truc qu'il n'avait même pas fait. Et ça, on n'en parle pas assez. Parce que cette jalousie-là, il n'en est pas responsable. Elle vient de toi, de comment tu te vois. Et elle fait souffrir tout le monde, toi la première. Moi, pour fuir cette souffrance, je changeais des trucs, tout le temps. Un nouveau projet, un nouveau boulot, un nouveau mec. Ça marchait, pendant un moment, plutôt pas mal même. Et puis ça finissait toujours par retomber. Et là je me disais, mais pourquoi je ne me sens jamais pleinement heureuse ? Et le jour où j'ai compris, ça m'a chamboulé. Mais vraiment, ma vie n'était pas le problème. C'est moi qui me la pourrissais de l'intérieur. Avec mes comparaisons, avec ce que je me disais, avec la façon dont je me regardais. Je passais mes journées à me rabaisser sans même m'en rendre compte. Et ça, c'est ce que j'appelle le sabotage invisible. C'est pas « je me déteste » en mode dramatique, c'est beaucoup plus sournois que ça. C'est par exemple l'invitation où t'as mangé avant d'y aller pour moins manger sur place. Et puis t'as quand même craqué sur les petits fours et le gâteau au chocolat. Et du coup, t'as mangé double. Et là, t'es parti en mode culpabilité totale pendant trois jours. Alors qu'en fait, t'avais juste mangé du gâteau au chocolat. Comme tout le monde, quoi. Ou alors, c'est la soirée où tu te sentais bien, où t'as quand même trouvé le moyen de te comparer à la nana d'en face. Ou encore, c'est le matin où tu te lèves de bonne humeur, et la première chose que tu fais, c'est regarder ton ventre dans le miroir. Automatique. Sans même t'en rendre compte. Et là, j'ai envie de te secouer un peu, comme je le ferai avec ma meilleure amie. Je te dirais, oh, qu'est-ce que tu fous ? Arrête de te parler comme à ton pire ennemi. Arrête de te punir pour un gâteau au chocolat. Arrête d'attendre la future toi qui méritera enfin de vivre sa vie. Parce que cette version-là, elle existe déjà. C'est toi. Maintenant, et j'ai envie de te dire un autre truc que personne ne te dit vraiment. Savoir, ça ne suffit pas. Tu sais que te comparer, ça ne sert à rien. Tu le sais. Tu sais que te parler comme ça, c'est violent. Ça aussi, tu le sais. Et pourtant, tu n'y arrives pas. Ce n'est pas parce que tu es faible. C'est pas un problème de volonté. C'est juste que c'est des automatismes, gravés depuis des années. Et un automatisme, ça se défait pas juste parce qu'on a compris. Ça demande de le voir, encore et encore, jusqu'à ce que quelque chose lâche. Je te demande pas de tout changer aujourd'hui. Je te demande juste un truc. La prochaine fois que ça t'arrive, que tu te compares, que ton humeur change d'un coup, que tu repars en mode culpabilité, arrête-toi deux secondes et demande-toi honnêtement qu'est-ce que je suis en train de me faire là maintenant. Pas pour juger, juste pour le voir. Parce qu'on ne peut pas sortir de quelque chose qu'on ne voit pas. Alors je te pose la question directement. Est-ce que c'est ta vie qui est le problème ? Ou est-ce que c'est toi qui te la gâches ? Si tu as envie de commencer à voir tes automatismes pour de vrai, j'ai créé pour toi le carnet des déclics. Il est en description. Prends-le, télécharge-le et rappelle-toi. On commence à s'aimer le jour où on arrête de se battre contre soi-même. Allez, on se retrouve dans le prochain épisode de Déclic Intérieur. À bientôt !