Speaker #0Bonjour, je suis Nathalie Materne. Pendant des années, j'ai révélé la beauté des femmes complexées derrière mon appareil photo grâce à la photographie thérapeutique. Parce que je pensais que si une femme se trouvait belle, elle finirait par s'aimer. Et pourtant, moi, pendant presque 50 ans, je me suis regardée dans le miroir sans m'aimer. Et puis j'ai compris une chose. Le vrai problème ne se joue pas devant le miroir, il se joue dans la façon dont on se critique en permanence dans sa tête. Alors aujourd'hui je pose l'appareil photo et je prends le micro pour aller plus loin. Bienvenue dans Déclic Intérieur, le podcast qui provoque des déclics pour arrêter de se gâcher la vie avec ses complexes et enfin profiter sans attendre d'avoir un corps parfait. Aujourd'hui, j'ai envie de te partager quelque chose d'important et de très intime sur le désir dans le couple. Parce que je pense qu'il y a énormément de femmes qui souffrent en silence de ça, sans même réussir à mettre des mots dessus. Tu veux qu'il te désire ? Mais dès qu'il te touche, tu te crispes. Tu veux qu'il te regarde ? Qu'il te trouve belle, sexy, désirable ? Mais toi, tu caches ton ventre. tu gardes ton soutien-gorge tu dis attends avant d'éteindre la lumière et parfois moi-même t'évites carrément pas parce que t'as pas envie de lui mais parce que t'as pas envie qu'il voit ton corps et ça franchement on n'en parle pas assez Parce que des femmes qui se disent « J'aimerais retrouver du désir dans mon couple » , il y en a plein. Mais celles qui osent se demander... est-ce que je ne serais pas un peu responsable de la distance qui s'est installée avec mon homme parce que je me sens mal dans mon corps il y en a beaucoup moins et pourtant je vais te raconter un truc pendant des années je l'ai vécu avec mon mari alex cette envie d'être désiré tout en me sentant incapable d'être vraiment à l'aise quand il s'approchait et je vais être honnête avec toi il y a eu un moment dans notre couple où la sexualité s'est pas mal essoufflée pas du jour au lendemain doucement sans qu'on s'en rende vraiment compte au début c'est juste pas ce soir je suis fatigué ah non j'ai mal à la tête et puis c'est devenu plus tard dans la semaine puis le week-end prochain peut-être et petit à petit La distance s'est installée. Et le truc le plus dingue, c'est qu'au fond de moi, j'aurais voulu qu'il insiste, j'aurais voulu qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me dise que j'étais belle, qu'il me regarde encore comme une femme désirable. Mais en même temps, dès qu'il s'approchait, je me crispais, je rentrais le ventre, je m'arrangeais pour rester sur le dos parce que sur le dos, le ventre, il rentre tout seul. Et dans ma tête, ça tournait en boucle. Pourvu qu'il ne touche pas à mon ventre. Pourvu qu'il ne s'attarde pas sur mes fesses. Tu te rends compte ? Mon mari essayait juste d'être proche de moi. Alors oui, j'étais avec lui. Mais je n'étais pas vraiment là. J'étais dans ma tête. À surveiller. À cacher. À anticiper. Et forcément, lui, il le sentait. Et là, le cercle devient infernal. L'autre sent quand quelque chose n'est pas fluide, quand il y a une retenue, une tension, une distance invisible. Et plus il sentait cette distance, moins il osait s'approcher. Et plus il s'éloignait, plus je me disais « il ne me désire plus » . Et plus je me disais « il ne me désire plus » , plus je me cachais. Tu vois le piège ? Le problème n'était pas aussi simple que ce que je croyais. et toi dis-moi toi dans ta chambre dans ton lit avec ton homme tu fais combien de ces petits gestes par jour sans même y penser tu te changes dans la salle de bain ou en te tournant dos à lui mais jamais devant lui tu te glisses dans le lit en pyjama large ou en t-shirt xxl et quand il tente un rapprochement tu fais semblant de dormir t'as mal à la tête ou trop chaud ou trop froid bref n'importe quelle excuse pour pas qu'il s'approche trop et tu te dis oui c'est normal après tant d'années et oui parfois y a la fatigue les hormones la charge mentale la vie mais le soir quand il s'endort dos à toit tu pleures en silence tu te demandes ce qui s'est passé tu te demandes où est partie la femme qui aimait sentir une main sur sa peau celle qui aimait être regardée celle qui s'endormait collée contre lui et tu te dis c'est lui il ne me désire plus il me voit même plus mais la vérité c'est que parfois sans le vouloir on participe aussi à cette distance Pas parce qu'on est le problème, mais parce qu'à force de ne pas te sentir bien dans ton corps, tu finis par t'en éloigner sans même t'en rendre compte. Et je le sais, parce que je l'ai vécu. Tu sais ce qui a vraiment changé pour moi ? Un jour avec Alex, on a fait quelque chose qu'on n'avait jamais fait avant. On a participé à un atelier en couple. Je ne vais pas rentrer dans les détails, en tout cas pas aujourd'hui. Mais je peux te dire un truc, cet atelier-là, il a ressuscité notre intimité. Et c'était pas un atelier de technique, c'était pas non plus un atelier de communication, et encore moins un atelier basé sur la sexualité. C'était juste ça, du toucher, du souffle et de la connexion. Rien que nous deux, dans notre bulle. Du toucher lent, du toucher qui ne va nulle part, du toucher juste pour... Sentir et ressentir. Et respirer, ensemble, à deux, face à face, ou l'un contre l'autre. Et tu sais quoi ? Au début, c'était difficile. Même se regarder dans les yeux était inconfortable. On n'avait pas fait ça depuis des années. Je veux dire vraiment se regarder. Et parce qu'en se laissant toucher lentement, sans draps, sans pénombre, sans excuses pour s'échapper, ben, ça te ramène direct dans ton corps. Mais petit à petit, il s'est passé un truc. J'ai compris que pendant toutes ces années, je n'avais pas perdu mon mari. Je n'avais pas perdu le désir. Je n'avais pas perdu mon couple. J'avais juste complètement quitté mon corps. Et je l'avais quitté depuis tellement longtemps que j'avais oublié ce que c'était de l'habiter. Et c'est là que j'ai eu LE déclic. J'attendais que mon mari me désire pour m'autoriser à exister dans mon corps. Mais c'était moi qui m'étais cachée la première. C'était moi qui avais éteint la lumière la première. Pas parce que j'étais le problème, mais parce que je ne savais plus comment être là, pleinement, dans mon corps. Lui, il faisait juste avec ce qu'il ressentait en face de lui. Et ce qu'il ressentait, c'était une femme qui se cachait, une femme qui surveillait, une femme qui faisait l'amour avec une partie de sa tête en train de penser « Rentre ton ventre, Nathalie ! » pendant que l'autre partie de sa tête essayait de profiter. Comment veux-tu ressentir du désir si toi-même, tu n'es jamais vraiment là ? et petit à petit le désir est revenu pas parce que j'avais perdu des kilos pas parce que mon ventre était plus plat mais parce que j'étais à nouveau là dans mon corps avec lui et ça alex l'a senti avant même qu'on en parle parce que quand une femme se sent bien dans sa peau ça change tout et l'autre le sent Alors ce que je te propose aujourd'hui, c'est tout simple, mais c'est puissant. Ce soir, ou demain, ou cette semaine, quand tu veux, tu vas vers ton homme et tu le prends dans tes bras. Pas un câlin de deux secondes, pas non plus un bisou rapide qu'on se fait vite fait en passant. Un vrai câlin, debout, corps contre corps, 20 secondes minimum, et resp... pire. Avec lui, en même temps que lui. Tu sais pourquoi 20 secondes ? Parce que c'est scientifiquement prouvé. Au bout de 20 secondes de contact corps contre corps, ton corps libère de l'ocytocine. C'est ce qu'on appelle l'hormone de l'attachement. Celle qui te reconnecte à l'autre. Et qui te reconnecte à toi. Et en même temps, ton cortisol, qui est l'hormone du stress. Il baisse, ta tension baisse et ton cerveau lâche prise. 20 secondes, c'est tout. Et ce câlin-là, tu ne vas pas le faire pour qu'il aille plus loin. Tu ne vas pas le faire pour lancer quelque chose. Tu vas le faire juste pour ça. Sentir son corps contre le tien. Et sentir le tien. Pas dans le sexe, hein. pas dans la performance pas dans le il faut que non juste être là avec lui et si même ça c'est trop pour toi ce soir alors commence plus petit pose juste ta main sur sa main et fleure son bras quand tu passes à côté de lui une petite caresse sans aucune attente l'idée c'est pas de tout révolutionner ce soir L'idée, c'est de recommencer à le toucher et à te laisser toucher, sans peur, sans calcul, sans plan. Et tu vas voir, au bout de quelques semaines de ce petit geste-là, quelque chose va commencer à se réveiller en toi. Et avant de te laisser, j'ai une vraie question pour toi. Combien de fois encore tu vas te cacher sous le drap en lui en voulant de ne plus te désirer ? combien de fois encore tu vas attendre qu'il insiste alors que dès qu'il te touche tu te fermes tu vois la contradiction ce n'est pas pour te culpabiliser que je te dis ça c'est pour te réveiller parce que la femme que tu attends qu'il voie elle est déjà là c'est juste toi qui l'as enfermée sous le drap et si ce que je viens de te dire t'a parlé partage-le à une copine, à ta sœur, à quelqu'un qui en a besoin. Parce que je sais qu'on est nombreux à vivre ça, et que plus on en parle, moins on est seul. Si cet épisode a touché quelque chose chez toi, alors peut-être que ce n'est pas un hasard. Peut-être que ton regard sur toi a besoin d'un vrai déclic. Et justement, j'ai créé quelque chose pour ça. Le carnet des déclics. Un outil pour t'aider à commencer concrètement à changer ce regard que tu poses sur toi. Pas dans 6 mois, pas quand tu auras perdu du poids, pas quand ça ira mieux. Maintenant, je te l'offre. Télécharge-le. Le lien est en description. Allez, on se retrouve vendredi prochain pour un nouvel épisode de Déclic Intérieur.