- Speaker #0
Je voulais une nouvelle fois remercier Ticamoun de soutenir le club depuis trois ans maintenant. Cette marque française, implantée dans le Nord, engagée et durable, est pleine de valeurs en accord avec cette émission. Des meubles contemporains et intemporels, utiles et bien pensés, fabriqués dans un beau bois massif, sourcés, labellisés, travaillés par des artisans, montés par des ébénistes, et qui en plus d'être durables et solides, peuvent être réparés et recyclés. Ils peuvent vous accompagner toute votre vie, sauf que, et c'est la grande nouveauté dont je voulais vous parler, on peut aussi avoir envie ou besoin de changer sa déco. Tikamoon le sait et lance donc Circle, une offre de rachat pour favoriser encore plus l'économie circulaire. Le principe est simple, vous pouvez rapporter votre meuble chez Tikamoon et il connaîtra une nouvelle histoire. Il suffit de remplir un formulaire, l'état du meuble est étudié. Une proposition de rachat vous est faite, pouvant atteindre jusqu'à 60% de sa valeur. Et ensuite, des ébénistes restaurent le meuble. Bref, Circle, c'est une nouvelle preuve de l'engagement concret de Tikamoon pour valoriser le bois, accompagner ses clients, changer les mentalités et préserver notre planète. Allez, c'est parti ! Bienvenue dans Le Club, une émission de Décodeur, le podcast qui parle de celles et ceux qui font la déco aujourd'hui. Je m'appelle Hortense Leluc et dans Le Club, je suis accompagnée de trois chroniqueuses, Marie Farman, Violaine Belcrois et Billy Blanquette, des expertes de la déco, du design ou du lifestyle, pour parler de tout ça justement. Portrait, événement... idées d'éco, nouveautés, écologie, projets divers et variés. L'idée, c'est de partager nos repérages et nos bons plans dans la joie et la bonne humeur. Allez, bienvenue au club ! Bonjour à tous ! Alors aujourd'hui, c'est un épisode un peu spécial parce que je vais être très honnête avec vous qui êtes nombreux à nous suivre depuis longtemps, à connaître peut-être ma manière de travailler. Donc on a un genre de proximité avec ce podcast qui fait... qu'on se dit tout. Donc, je vous avoue, j'ai eu un énorme bug, la première fois de ma vie d'ailleurs, enfin la première fois en cinq ans. J'ai eu un problème lors de l'enregistrement du club, de cette émission avec toute la team. Le jour J, je ne sais pas pourquoi, évidemment nous sommes quatre, donc il y a quatre micros, mais le mien devait être mal branché, ça n'a pas enregistré ma voix. Ça me surprend, je ne comprends toujours pas, mais bon, la conclusion est que je n'ai pas ma voix sur cet épisode. Et en plus, il y a un bruit de grisouillis qui altère tout. Bref, je vous passe les détails. Ça n'aurait vraiment pas été confortable à écouter. Moi, j'aurais vraiment dû tout refaire si je réenregistrais ma voix et que je la plaçais ici et là. Bref, je préfère tout refaire, sauf que, évidemment, vous le savez, nous sommes... quatre chroniqueuses, enfin il y a trois chroniqueuses, trois journalistes qui n'habitent pas forcément à Paris. Donc je leur ai demandé de réenregistrer leurs chroniques chacune. Donc vous aurez l'info, vous aurez vraiment le cœur des sujets qu'elles voulaient partager, donc c'est le principal. Mais vous n'aurez pas de discussion entre nous et je suis désolée pour ça parce que je sais que cette émission, le club elle plaît aussi beaucoup pour la manière qu'on a après de papoter ensemble, d'interagir sur les sujets. Donc vraiment, mille excuses. Alors de quoi vont-elles parler ? Marie Farman, qui est journaliste spécialisée en design, dédie sa chronique à l'idée de voyager autrement en poussant la porte de maisons extraordinaires. Je ne vous en dis pas plus. Billy Blanquette, journaliste, autrice et coach d'écho. Alors pendant l'enregistrement, justement, on avait débattu sur ce terme de coach d'écho. conseillère déco, décoratrice. Elle ne sait pas vraiment parce que c'est un peu tout ça et en même temps, ce sont des termes... C'est difficile de choisir parfois le terme qui est le plus précis et surtout qui nous correspond le mieux. Donc, bon, voilà. En gros, elle vous donne plein de conseils déco si vous voulez la contacter. Et dans cette émission, elle nous parlera de la déco 70's qu'on adore, qui est toujours très présente mais sous un angle plutôt rustique. Elle va tout nous expliquer. Et enfin, Violaine Belcroix, rédactrice en chef de Marie-Claire Enfant, cofondatrice de l'agence Belmuse et citoyenne engagée avec MediaWit, qui est un compte sur Instagram que je vous invite à suivre, nous donnera des conseils pour passer un été sans téléphone. Oui, il y a un lien avec le lifestyle, un peu la déco. Vous comprendrez pendant sa chronique. Alors nous avions enregistré à l'hôtel Le Grand Quéré à Saint-Germain-des-Prés, que je veux vraiment remercier parce qu'ils ont été, toute l'équipe a été particulièrement accueillante, ce qui n'est pas toujours le cas, soit dit en passant. Et en plus c'était, c'est un lieu qui est superbe, qui est très élégant, qui a inspiré des années folles, avec évidemment tous les codes de l'hôtellerie actuelle. Il est signé Michaelis Boyd. Et donc, nous, on a enregistré dans le bar de l'hôtel qui s'appelle Officine Bac. Officine Bac, parce que c'était une ancienne pharmacie qui donnait rue du Bac. Donc, ils ont gardé ce clin d'œil qui est très sympa. Et alors, le bar, je vous assure, il est canon. C'est très intimiste. C'est très feutré. C'est très, oui, année folle, année 30, 20-30. On peut venir sans être client de l'hôtel. Nous, c'était le matin. Mais je crois qu'ils ont une carte de cocktail. aromatique qui est apparemment fabuleux. Bref, merci beaucoup aux grands quérés pour leur accueil. Et c'est parti, on commence avec Marie Farman qui va nous faire voyager autrement.
- Speaker #1
Cet été, je vais vous proposer de voyager autrement. Par exemple, en poussant la porte de maisons extraordinaires, imaginées par des collectionneurs, des écrivains, des décorateurs ou même des passionnés un peu fantasques qui ont recréé chez eux des atmosphères de Grèce antique, d'Orient ou du Japon. On commence par Paris, avec la Maison Guimet, qui vient d'ouvrir ses portes à deux pas du musée, qui porte le même nom. La Maison Guimet se trouve dans un hôtel particulier qui est à Avenue d'Yéna, dans le 16e arrondissement. Elle abrite du mobilier d'appareils chinois qui viennent des collections du musée Guimet. Et aussi, elle se consacre à tout l'univers des arts du thé en Asie, notamment à travers une sélection d'objets en céramique et d'objets de rituel autour du thé. Il y a aussi dans cette maison guillemets un très joli jardin japonais avec une authentique maison de thé à l'intérieur, un petit pavillon de thé qui a été construit vraiment selon les règles traditionnelles par des artisans japonais. Et il y a même des cérémonies du thé qui sont organisées vraiment comme à Kyoto. C'est un lieu qui a été vraiment pensé comme une parenthèse hors du temps au cœur de Paris, pour ralentir le rythme, avoir quelque chose d'un moment très dépaysant ou relaxant. et quelque sorte un peu voyager en Asie tout en restant dans la capitale bien sûr. Le petit plus design de cet endroit, et c'est là où ça nous intéresse doublement, c'est que la transformation de cette maison Guimet a été confiée à la designer et architecte d'intérieur Constance Guisset, bien connue pour sa célèbre lampe Vertigo, qui a su ici avec subtilité rendre le lieu à la fois fluide et actuel et mettre les objets d'art en valeur, tout en gardant cet esprit vraiment de dépaysement qu'on vient chercher ici. La maison Guimet, elle se visite. sur rendez-vous. On s'inscrit à des visites, je crois que c'est une fois par semaine. Et la visite s'achève par une initiation à la dégustation du thé. Donc surtout, n'hésitez pas à aller faire un tour là-bas si vous avez vraiment envie d'une déconnexion. Direction Rochefort, maintenant, en Charente-Maritime, avec la maison de l'écrivain voyageur Pierre Lotti, qui a ouvert ses portes il n'y a vraiment pas très longtemps, après 13 ans de travaux. Donc là, il s'agit de la maison d'enfance de l'écrivain voyageur. qui avait été transformé de son vivant en œuvre totale par lui-même, comme une matérialisation de ses fantasmes de voyage. Pour sa rénovation, qui a eu lieu récemment, il y a eu 34 corps de métiers d'art qui se sont relayés pour reconstituer vraiment minutieusement l'état de la maison dans laquelle elle était en 1993, à la mort de l'écrivain. Et tout a été recréé à l'identique, donc des broderies d'or aux éclairages à la bougie. Chaque pièce a une thématique avec un vrai mélange des genres. C'est un peu les mille et une nuits en même temps avec des inspirations persanes. Par exemple, il y a le théâtre des Banquets, il y a la mosquée de Damas, car Pierre Lotti avait ramené de ses voyages en Turquie et en Syrie des morceaux de décors sacrés pour rebâtir une mosquée chez lui. Il y a aussi une pagode japonaise, un salon turc, un salon chinois décoré avec des soirées, des porcelaines, des panneaux peints, des dragons comme ça, stylisés comme on peut les imaginer. La maison de Pierre Lotti, elle incarne vraiment ce rêve d'ailleurs, complètement fantasmé, un peu délirant. Mais ici, elle est mise en scène vraiment avec l'érudition d'un décorateur, c'est-à-dire que vraiment, il est allé chercher dans les moindres détails, tout est très travaillé, tout est à la fois très démesuré et très fantasque. On descend maintenant sur la côte d'Azur pour aller à la Villa Kérilos, à Beaulieu-sur-Mer. Donc là, c'est une très grande maison, un peu surplombée comme ça sur un rocher. qui donne avec une vue spectaculaire sur la Méditerranée. C'est une maison qui inspire beaucoup les architectes d'intérieur aujourd'hui, qui cite vraiment cette maison très souvent comme une source d'inspiration. Donc là, il s'agit d'une reconstitution d'un palais grec antique. Elle a été imaginée et construite entre 1902 et 1908, sous l'impulsion de Théodore Renac, qui était un archéologue fortuné et passionné de Grèce antique. C'est une résidence... qui s'inspire vraiment de l'architecture de l'île de Delos, tout en intégrant tout le confort du début du XXe siècle. Par exemple, il y avait du chauffage au sol sous les mosaïques, il y avait l'eau courante dans les baignoires en marbre, des choses qui étaient assez rares pour l'époque. Et là, vraiment, le curseur a été poussé très loin en termes de détails décoratifs. Par exemple, les pièces sont ornées de fresques inspirées de Pompéi, les sols sont recouverts de mosaïques en marbre, avec des motifs, des très jolis métiers. motifs géométriques ou alors avec des petits dauphins, des signes. Le mobilier, évidemment, a été entièrement fait sur mesure pour les lieux, dans des bois précieux comme le palissan, de la cajou. Il y a des petites incrustations d'ivoire, d'ébène, de bronze. Il y a plein comme ça, plein de petits détails très raffinés et très graphiques, mais ce n'est pas surchargé. Tout est fait avec beaucoup de supplications et de retenues. Là, cette maison, c'est vraiment une sorte de voyage à travers la Grèce antique, mais une Grèce antique réinterprétée. Ce n'est pas une copie ou un pastiche, mais plutôt une maison rêvée, comme ça, fantasmée d'un archéologue qui avait tous les moyens de se faire plaisir. Et c'est très réussi et c'est assez intemporel. Et si vous voulez vous imprégner du Japon à la rentrée, direction le Bon Marché qui propose, pour sa grande exposition de septembre, une immersion au pays du soleil levant, avec une grande exposition dans tout le magasin qui s'appelle Super Japon. Alors nous, c'est plutôt la partie maison qui nous intéresse. Et dans cette partie maison, il va y avoir beaucoup d'expériences immersives, des installations très poétiques et une très belle sélection de marques. Alors pas forcément des marques japonaises, mais c'est plus justement des marques qui vont s'inspirer l'univers japonais et de tout ce qu'on aime dans le Japon. Parce que c'est vrai que le Japon, c'est un pays qui n'a jamais cessé de fasciner et de nourrir l'imaginaire des designers et des créateurs, de Frank Lloyd Wright à Charlotte Perriand. en passant par beaucoup de designers contemporains aujourd'hui qui sont tout autant fascinés par cette culture. C'est vrai que l'influence du Japon, elle a profondément transformé notre rapport à l'espace, aux matériaux, à la nature et plus largement à l'art de vivre. Le Japon, c'est vraiment une source d'inspiration qui est inépuisable. Et le Bon Marché a donc sélectionné des maisons et des marques, comme je vous le disais, pas forcément japonaises, qui ont tissé des liens et qui s'inspirent effectivement de l'univers du Japon et du lifestyle du Japon, mais sans le caricaturer non plus. Par exemple, on pourra trouver le célèbre fleuriste parisien De Beaulieu qui proposera notamment des ateliers d'art floral inspirés de Luc Bénin. Les étudiants de l'école supérieure des arts appliqués du Péret réinterpréteront eux le tokonama. Le tokonama, c'est une alcove traditionnelle qui est dédiée à la contemplation. C'est un endroit dans la maison où sont exposées par exemple des très belles céramiques, des objets d'art, des objets précieux, des calligraphies. C'est vraiment très délicat et un petit endroit de contemplation chez soi. Et donc les étudiants vont reprendre cette idée un peu dans certains endroits du bon marché. Il y aura aussi le label danois Frama, qui est une marque à la fois de mobilier, mais aussi de senteur, qui cultive des affinités vraiment très profondes avec l'art de vivre japonaise, tout comme l'éditeur suédois de tapis et de rideaux Nordic Note, qui sera donc pour la première fois au bon marché et qui va créer une installation inspirée du Monoha. Le Monoha, c'est un mouvement artistique japonais des années 60 qui explore la relation entre les matériaux l'espace et la perception qu'on en a. Donc c'est vraiment, cette exposition au Bon Marché, c'est vraiment une plongée dans le raffinement de l'art de vivre japonais, une expérience qui est à vivre au cœur de Paris et qui est vraiment faite tout en subtilité. Donc je vous invite vraiment à aller un peu partout, déambuler dans le magasin pour vivre cette expérience japonaise. Un dernier pour la route, je vais vous parler d'un nouveau lieu qui s'appelle la Casa Idéale, qui est à une dizaine de kilomètres à peu près du centre-ville de Arles. Donc là, on ne parle pas de voyage dans un... pays lointain, mais plutôt d'exploration et d'expérience. La Casa Ideal, c'est à la fois un hôtel-chambre d'hôte, une maison de collectionneurs et une adresse gastronomique. C'est un lieu qui a été imaginé par Luca Pranzato. C'est le fondateur du collectif We Are Ona qui organise des dîners et des expériences éphémères dans des lieux qui sont toujours un peu dingues, dans une temporalité calquée sur l'actualité du monde de l'art, du design et de la mode. Donc ça a lieu dans le monde entier, souvent à Paris, quand il y a par exemple des Fashion Week ou des Design Week. Et là, il a investi Luca Ponzato la Villa Banque de façon pérenne, près de Arles. C'est une villa historique qui a été conçue par l'architecte Émile Salat dans les années 70 à peu près. C'est une très belle maison, tout en béton blanc, au volume fluide et organique, très typique des années 70. C'est aujourd'hui entre les mains de Luca Ponzato pour en faire un lieu hybride. C'est entre la maison privée, la résidence culturelle, c'est un espace d'exposition et aussi une destination gastronomique. Donc on peut y séjourner, il y aura aussi des concerts, des expos, des dîners de chefs. Et le coup d'envoi aura lieu pendant les rencontres de la photographie de Arles, début juillet. Alors, pour qui ? Est-ce que c'est un endroit pour les amateurs d'architecture et de design ? L'intérieur, par exemple, est... C'est meublé par la jeune galerie Slouna Lafanour avec des pièces des années 60-70, mais aussi pour les gens qui aiment la gastronomie, la culture, qui aiment l'architecture. C'est un peu un tout. Donc voilà, je vous invite à aller voir sur le site la temporalité des expositions ou si vous voulez réserver une table. Je pense qu'il va y avoir beaucoup de choses très intéressantes tout l'été. Voilà, j'espère qu'avec ces adresses, je vous aurais donné envie de voyager autrement, d'aller explorer des endroits un peu atypiques en France. Et je vous souhaite un très bel été.
- Speaker #0
Voilà, c'était la chronique de Marie Farman. On passe maintenant à Billy Blanquette qui va nous parler des 70's sous un angle un peu plus précis.
- Speaker #2
Alors oui, moi aujourd'hui, j'avais envie de vous parler des années 70, de la déco des années 70. Mais quand on parle de ça, on imagine souvent tout de suite des intérieurs pop, des couleurs fortes, des imprimés psychédéliques, du plastique orange, des formes un peu futuristes. Pourtant, il y a eu une autre esthétique, beaucoup plus calme. plus enveloppante et qui correspond étrangement assez à notre époque actuelle, vous allez voir pourquoi, c'est le style rustique. Alors attention, quand je dis rustique, je ne vous parle pas d'un intérieur campagnard, un peu caricatural, mais plutôt d'une ambiance, d'un goût pour les matières brutes, pour les textures, le bois, la céramique, le velours, les tons terreux, d'intérieur qui donne envie de ralentir en fait. Alors d'où il vient ce style ? Au début des années 70 et surtout après le choc pétrolier de 73, On a vu apparaître une envie de retour à quelque chose de plus simple, de plus concret, de plus naturel. Il y a une forme de fatigue face au progrès, au tout industriel, au tout standardisé. La maison devient un refuge, un lieu plus protecteur, plus chaleureux, plus intime aussi. Et c'est sans doute pour ça que cette esthétique revient autant aujourd'hui. Parce qu'on traverse, nous aussi, une période où l'on cherche nos repères. On vient entouré d'écrans, de surfaces lisses, d'objets très parfaits, parfois un peu désincarnés. Et face à ça, on a de nouveau envie de matière, de relief, d'imperfection. Alors où est-ce qu'on le voit ce retour du rustique 70's ? D'abord sur les murs. Et c'est un point très intéressant parce qu'à l'époque, le mur n'était pas du tout pensé comme une simple surface neutre. Au contraire, on l'habillait, on le faisait exister. C'était un élément à part entière du décor. Il y a notamment tout le registre des revêtements muraux naturels. Des surfaces à l'aspect tissé, mat, irrégulier, des effets de paille, de cisale. de raffia, de jute, des matières qui absorbent un peu la lumière et qui apportent immédiatement une sensation de chaleur et que l'on retrouve aujourd'hui chez des éditeurs comme CMO, Nobilis ou Elitis qui proposent des revêtements très beaux, qui jouent justement sur ces textures végétales, sur ces trames visibles, sur ces nuances tabac, sable, ficelle, ocre. Ce que j'aime dans ce type de revêtement, c'est qu'il transforme une pièce sans forcément en faire trop. Un seul mur suffit parfois dans une entrée, dans une chambre. En tête de lit, par exemple, dans un bureau, ça crée tout de suite une ambiance plus douce, plus sophistiquée aussi, tout en restant discret. Ce n'est pas spectaculaire, c'est sensoriel et c'est précisément ça qui fonctionne. L'autre grand retour, évidemment, c'est le bois. Le bois est vraiment l'un des grands marqueurs du rustique des années 70. A l'époque, on aimait en mettre partout, en panneaux, en lambris, parfois du sol au plafond, avec des essences un peu sombres, des surfaces nervurées. Des lattes verticales ou horizontales qui donnaient aux pièces un côté feutré et enveloppant. Pendant longtemps, ce type de bois a été jugé trop daté et pourtant, il revient vraiment en force aujourd'hui. Un mur en lambris dans une chambre, un panneau de bois dans un salon, un sous-bassement dans une entrée, une niche habillée en noyer. L'idée, ce n'est plus d'assombrir tout l'espace, mais d'utiliser le bois pour structurer, réchauffer et donner du caractère. Des marques comme Plume Living, par exemple, proposent justement des panneaux décoratifs qui permettent de retrouver cet esprit 70's. ORAC Décor développe aussi des solutions murales avec des jeux de relief, de lignes, de cadres qui permettent de recréer une paroi plus architecturée. L'avantage de ces éléments, c'est qu'ils donnent du style assez vite, sans exiger un chantier énorme. Donc on a vite un résultat assez impressionnant. Et d'ailleurs, beaucoup d'architectes d'intérieur aiment travailler avec ce type de panneaux de bois parce qu'ils modifient immédiatement. la perception d'une pièce. Ils peuvent allonger un mur, encadrer une banquette, souligner une hauteur sous plafond. Et puis il y a aussi dans le rustique 70's toute une famille de matières minérales. Et là on peut parler du crépi, ou en tout cas de toutes ces finitions texturées qui ne cherchent pas à être parfaitement lisses. Dans les années 70's on aimait les surfaces vivantes, des murs un peu granuleux, des enduits qui accrochent la lumière. Aujourd'hui on le retrouve dans les enduits décoratifs bien sûr, mais aussi dans les objets et beaucoup aussi dans les luminaires. Chez Honoré Déco, que vous connaissez sûrement avec sa collection de luminaires magma en crépit texturé, qui ont une présence très douce, très minérale, presque sculpturale. Ce genre de pièces apporte immédiatement du relief à une pièce contemporaine. Et dans le même esprit, on peut aussi penser à une pièce de l'histoire. Pensez aux lampes et aux objets qui ont des finitions plâtreuses, sableuses, crayeuses et de tous ces détails qui rendent l'espace plus habité et personnel. Autre grande matière essentielle à cette esthétique, c'est évidemment la céramique. Les années 70 ont adoré les poteries épaisses, les vases généreux, les formes un peu irrégulières, les émeaux terreux, les couleurs brunes, caramels, beige fumé, parfois olive. Il y avait quelque chose de très organique dans ces objets. Et là encore, on voit très bien le parallèle avec ce qui se passe aujourd'hui. La céramique artisanale est partout ou presque. Et si elle nous plaît autant, c'est sans doute parce qu'elle introduit dans la maison une forme d'imperfection très rassurante. Un vase en grès, une lampe en céramique, une coupe émaillée un peu irrégulière, tout ça, ce sont des objets qui ont une vraie présence, qui ne sont pas seulement décoratifs. Et puis, il faut parler des textiles, évidemment, parce qu'ils sont fondamentaux dans cette ambiance. Et bien sûr, la grande star ici... C'est le velours. Le velours, c'est vraiment la matière 70's par excellence. On l'aime pour sa densité, pour sa douceur, pour sa façon de capter la lumière. Il a toujours des super jolies couleurs. Il donne tout de suite une sensation de confort et de chaleur. Dans les années 70, on le retrouvait sur les canapés, les fauteuils, les rideaux, parfois même sur des assises très basses et enveloppantes. Et aujourd'hui, il revient dans des tonalités terreuses comme le cognac, le brun, l'ocre, le vermousse ou le bordeaux. Des teintes qui s'accordent très bien avec le bois. la céramique ou les murs texturés. Moi ce que j'aime dans cette tendance, c'est qu'elle laisse beaucoup de liberté. On n'est pas obligé de refaire tout un salon 70's, on peut simplement prendre quelques éléments. Un fauteuil en velours, une applique texturée, un mur habillé de fibres naturelles, un panneau de bois foncé, quelques pièces en grès, et tout de suite l'atmosphère change. C'est sans doute ça, au fond, qui rend le rustique des années 70 si intéressant aujourd'hui. Ce n'est pas un style qu'on copie, mais plutôt un style dans lequel on vient picorer. On en retient l'essentiel et on l'adapte à des intérieurs plus contemporains. Et c'est aussi une tendance très utile, je trouve, pour toutes les personnes qui aiment les intérieurs modernes, mais qui les trouvent parfois un peu froids. Ajouter un peu de ces codes rustiques 70's donne du caractère sans trop charger. Donc, en résumé, si vous aimez ce style, habillez certains de vos murs avec des matières naturelles, réintroduisez du bois, surtout en panneau ou en lambris. Misez sur des finitions minérales comme le crépit ou le plâtre texturé. Ajoutez de la céramique artisanale et faites entrer le velours par petites touches ou de façon plus franche. Voilà !
- Speaker #0
Merci beaucoup Billy Blanquette. Et dernière chronique, celle de Violaine Belcrois qui a quelques conseils pour nous concernant notre téléphone pendant l'été.
- Speaker #3
Bonjour les filles, bonjour Hortense, aujourd'hui je me propose pour votre été de vous aider à vous détoxer de vos téléphones. Le téléphone, évidemment, c'est pas très écolo, on est d'accord, mais on ne peut pas s'en passer aujourd'hui dans nos vies, pour le travail, personnellement, ça nous rassure que nos enfants en aient, etc. Donc c'est un outil exceptionnel si on en encadre un petit peu la pratique. Et j'ai quand même l'impression que toutes les fonctionnalités du téléphone en ont fait un partenaire un peu trop encombrant, voire intrusif. Et je me dis que l'été, c'est un bon moment, comme on change d'habitude, on fait d'autres choses, on est dans d'autres moments avec nos enfants, et en famille, avec les copains, etc. C'est le bon moment pour... pour faire un peu autre chose et se détoxer. Alors comment on fait ? Déjà le téléphone, c'est un téléphone très bien, mais ce qui serait bien c'est que ce ne soit pas aussi un réveil et aussi un appareil photo. Et ce qui serait génial c'est de pouvoir partir en vacances avec pas de réveil comme ça, on fait la grasse mat, et un appareil photo dans sa poche pour immortaliser les bons moments. J'ai souvent remarqué que... lors de mes vacances ou de pauses ou avec des copains ou en famille, tout le monde est cool, son téléphone, on n'y pense plus, on est ailleurs, etc. Et là, tout d'un coup, un super moment se présente, bam, on a envie de prendre une photo, on a envie de l'immortaliser et on sort son téléphone. Et là, qu'est-ce qui se passe ? Des notifs dans tous les sens, des trucs, des machins, des petits chiffres rouges qui clignotent. L'enfer, l'enfer, l'enfer, c'est parti pour... être happé complètement par ce monde parallèle. Donc, avoir un appareil photo vous permet d'immortaliser votre été et de vous faire des beaux albums à la rentrée, que ce soit sur Rosemood ou sur Popsa ou sur Cheers, mais avec des photos que vous aurez faites sur un appareil, soit numérique, soit argentique. Aujourd'hui, évidemment, tout existe et il y a des trucs C'est merveilleux, mais il y a aussi des choses très simples, pas du tout chères, pas du tout compliquées. Pour l'argentique par exemple, il y a l'appareil Leaford, qui est vraiment un appareil, je ne sais pas, ça doit coûter 49 euros. Vous mettez une petite pellicule, alors je vous conseille de la couleur, parce que le noir et blanc c'est plus compliqué à développer, vous n'allez plus s'attendre, les paysages ça rend moins bien, bon bref, allez sur de la couleur. Et vous avez votre petit appareil. Et ensuite, quand vous aurez fait développer vos photos, comme à l'ancienne, vous revivrez tous les bons souvenirs, les odeurs, les moments que vous avez immortalisés sur la pellicule. Évidemment, vous avez du numérique aussi. Vous pouvez aussi faire développer vos photos argentiques sur le site d'Akfa. Et vous pouvez aussi, en bas de chez vous, il y a toujours des petites... boutique qui vous propose de développer vos pellicules c'est pas très cher et c'est vraiment hyper sympa et vous pouvez aussi les récupérer en fichier numérique si vous n'avez pas envie de vous embarrasser de papier donc je trouve que vraiment partir avec un appareil photo c'est c'est le rêve ça vous aide à laisser votre téléphone au fond du sac voir dans la maison si si si le coeur vous en dit Et ce qui est vrai pour nous est vrai pour nos enfants. Et j'ai remarqué que les enfants aujourd'hui, quand on les prenait en photo, venaient systématiquement derrière l'appareil pour voir. Et j'étais étonnée de voir ça. Mais évidemment, ils naissent avec tous ces appareils. Donc c'est très instinctif pour eux. Cependant, de leur mettre des petits appareils photo, soit numériques, soit argentiques dans les mains, c'est quand même dément, ça leur donne une autre pratique, ça les éloigne de nos téléphones aussi, parce que c'est pas « Maman, Maman, prête-moi ton téléphone pour faire une photo ! » « Non, non, je te prête mon appareil, chérie ! » Comme ça, pas de téléphone, on essaye d'éviter, et vous avez plein d'appareils photos déments pour les enfants, il y a Kiddy Wolf qui fait des trucs super, dont une petite imprimante qui imprime sur du papier les petites photos en noir et blanc, donc il y a un truc d'immédiateté avec la petite imprimante qui est géniale. Il y a aussi une petite imprimante Polaroid qui est super, avec laquelle vous pouvez imprimer vos clichés sur le lieu de vacances. Chacun repart avec son petit souvenir. Moi, je trouve que c'est quand même dément. On perd cette pratique de photo. Mais quand on développe une pellicule et qu'on prend le temps d'envoyer deux photos aux copains avec qui on a passé la première semaine, aux grands-parents, aux copains, tout le monde est super content. et c'est sur les frigidaires et on passe... Et je trouve qu'on inscrit un peu les bons moments dans quelque chose de plus tangible qu'un disque dur d'ordinateur qu'on consulte pas beaucoup. Pour les meilleurs d'entre nous, ils arrivent à faire des albums par année super. Mais souvent, ça reste l'être morte dans un disque dur et c'est bien dommage. Je vous disais, des appareils sympas. Il y a aussi évidemment le petit Instax mini, trop mignon, plein de couleurs, on dirait un bonbon. Alors oui, les pellicules coûtent très cher, mais pour une soirée, pour un anniversaire des 18 ans, des 15 ans, des 20 ans et des 50 ans, pourquoi pas ? C'est très sympa. Vous avez ACFA aussi, qui fait un petit appareil pour les enfants, qui est submersible. Donc franchement, là, cet été, pour photographier les copains sous l'eau, les jambes de maman ou, pourquoi pas, un poisson croisé, là. Très sympa. Donc voilà, je trouve que l'appareil photo est vraiment... le moyen de laisser votre téléphone loin de vous cet été pour vous en passer, pour avoir aussi moins de fichiers au lieu de cliquer 4 fois. On prend une photo ou deux et vous savez souvent la première c'est la meilleure. Donc voilà l'éco-geste du jour. Prenez des appareils photo et dans le prochain éco-geste, achetez un réveil. A bientôt, merci beaucoup, bel été !
- Speaker #0
Décodeur, c'est terminé pour aujourd'hui. Merci beaucoup d'avoir écouté en entier. Si vous avez aimé, n'oubliez surtout pas de vous abonner au podcast pour ne pas rater les prochains épisodes et retrouver tous ceux qui ont déjà été enregistrés. N'hésitez pas non plus à le partager en l'envoyant à vos proches qui pourraient être intéressés ou en story Instagram. D'ailleurs, on peut se retrouver sur le compte Décodeur où je poste très régulièrement. Et si jamais vous avez 15 secondes, n'oubliez pas de laisser 5 étoiles ou un avis. C'est juste sous la liste des épisodes. Non seulement ça me fait très plaisir, évidemment, mais dans la jungle des podcasts, plus on a de notes, plus on se fait remarquer, ce qui est très important pour moi. Voilà, merci beaucoup et à très bientôt alors, ici ou ailleurs.