- Speaker #0
Je voulais une nouvelle fois remercier Ticamoun de soutenir le club depuis trois ans maintenant. Cette marque française, implantée dans le Nord, engagée et durable, est pleine de valeurs en accord avec cette émission. Des meubles contemporains et intemporels, utiles et bien pensés, fabriqués dans un beau bois massif, sourcés, labellisés, travaillés par des artisans, montés par des ébénistes, et qui en plus d'être durables et solides, peuvent être réparés et recyclés. Ils peuvent vous accompagner toute votre vie, sauf que, et c'est la grande nouveauté dont je voulais vous parler, on peut aussi avoir envie ou besoin de changer sa déco. Tikamoon le sait et lance donc Circle, une offre de rachat pour favoriser encore plus l'économie circulaire. Le principe est simple, vous pouvez rapporter votre meuble chez Tikamoon et il connaîtra une nouvelle histoire. Il suffit de remplir un formulaire, l'état du meuble est étudié. Une proposition de rachat vous est faite, pouvant atteindre jusqu'à 60% de sa valeur. Et ensuite, des ébénistes restaurent le meuble. Bref, Circle, c'est une nouvelle preuve de l'engagement concret de Tikamoon pour valoriser le bois, accompagner ses clients, changer les mentalités et préserver notre planète. Allez, c'est parti ! Bienvenue dans Le Club, une émission de Décodeur, le podcast qui parle de celles et ceux qui font la déco aujourd'hui. Je m'appelle Hortense Leluc et dans Le Club, je suis accompagnée de trois chroniqueuses, Marie Farman, Violaine Belcrois et Billy Blanquette, des expertes de la déco, du design ou du lifestyle, pour parler de tout ça justement. Portrait, événement... idées d'éco, nouveautés, écologie, projets divers et variés. L'idée, c'est de partager nos repérages et nos bons plans dans la joie et la bonne humeur. Allez, bienvenue au club ! Bonjour à tous, bonjour les filles.
- Speaker #1
Bonjour Hortense. Bonjour Hortense.
- Speaker #0
J'espère que vous avez passé un bon été, même si ça nous paraît très loin.
- Speaker #1
Oui, déjà beaucoup trop loin.
- Speaker #0
Extrêmement loin. Aujourd'hui, on va parler comme d'habitude de trois sujets très différents. Marie Farman, journaliste spécialisée en design, va dédier sa chronique au décor de restaurant. Eh oui ! Violaine Belcroix, rédactrice en chef de Marie-Claire Enfant et cofondatrice de l'agence Belmuse et citoyenne engagée avec MediaWit sur Instagram, nous parlera de l'importance du temps long. On peut résumer ça comme ça ?
- Speaker #2
Exactement !
- Speaker #0
Et Billy Blanquette, journaliste, autrice... et conseillère, ah non,
- Speaker #1
j'ai dit conseillère déco conseillère au magasin du coin et décoratrice oui, je fais de la mais j'aime pas le mot coaching, déco bref, j'accompagne, j'aide pour la déco je fais du conseil en déco,
- Speaker #0
voilà parlera du miroir des miroirs, leur histoire leur pouvoir, leurs avantages, leurs inconvénients exactement et on remercie avant tout beaucoup Caroline Vattelet de nous accueillir chez elle dans son appartement très cosy. Vous la connaissez sûrement. Elle fait de la décoration holistique et de l'harmonisation énergétique de lieu. On avait fait un épisode ensemble si ça vous intéresse. Et Billy Blanquette la connaît bien puisqu'elles ont écrit deux livres ensemble.
- Speaker #1
Absolument. On a écrit deux livres parce que Caroline, c'est la grande maîtresse Feng Shui. Et on a écrit deux livres, donc je vous ai quand même suffisamment bassiné ici, Toi et moi et Vers toi, qui parle de le rapport qu'on entretient avec nos maisons.
- Speaker #0
Oui, génial. Merci beaucoup, Caroline, qui est à quelques mètres de nous, de nous accueillir. Eh bien, Billy, tu as commencé à parler, tu peux continuer peut-être avec ton sujet autour des miroirs.
- Speaker #1
Très bien. Alors oui, en effet, j'avais envie de vous parler des miroirs et de leur pouvoir parce que finalement, ils font tellement partie de nos vies. Les miroirs qu'on finirait presque par ne plus y faire attention alors qu'il y a toute une histoire derrière quand même. Est-ce que vous connaissez l'histoire du miroir ?
- Speaker #0
Il y a une histoire au miroir ?
- Speaker #1
Bah une histoire, d'où il vient ? C'était quoi les premiers miroirs ? Ah bah c'est bien plus ancien. En fait le tout premier miroir, bon le tout premier c'était la flaque d'eau, donc on remonte à très très loin, mais on remonte à plusieurs milliers d'années avant Jésus-Christ, pour être plus précis en Anatolie, mais il n'avait rien à voir avec le nôtre. Il s'agissait de simples pierres polies d'obsidienne, ça s'appelait une obsidienne, c'est une pierre noire, qui permettait de refléter une image. Ensuite, pendant des millénaires, on s'est reflété dans des disques de métal poli, en bronze, en argent ou en cuivre, avec un résultat plutôt approximatif, un peu déformé. C'était un peu comme si on se regardait dans le dos d'une cuillère, en fait. C'était réservé à une certaine élite parce qu'il fallait encore se payer des métaux comme ça. Et c'est qu'à partir du 1er siècle qu'on voit apparaître le premier miroir qui possède une plaque de verre avec une surface arrière qui est faite d'une feuille de métal. Mais la vraie révolution, donc t'as raison, c'est comme quoi t'es vraiment une révolutionnaire, elle arrive à Venise au 16e siècle avec les artisans de l'île de Murano. qui mettent au point une technique incroyable, coller une fine feuille d'étain sur du verre grâce à du mercure. Résultat, pour la première fois, le reflet est net et précis, presque parfait. Et alors, je ne savais pas du tout, mais sa composition était vraiment un secret d'état absolu, à tel point qu'à l'époque, les maîtres verriers ont carrément été séquestrés sur leur île pour empêcher que la technique ne fuite. Il faut quand même savoir qu'à cette époque, un miroir vénitien pouvait coûter plus cher qu'un tableau de maître. Donc voilà, on les mettait sous cloche, les mecs. Comme ça coûtait une fortune, en France, le ministre de Louis XIV, Colbert, a fini par faire venir en secret des artisans de Murano, en loose day, pour apprendre la technique aux verriers français. Et une fois la France capable de fabriquer ses propres miroirs, Louis XIV l'a montré au monde entier de manière évidemment ultra spectaculaire, puisqu'il a tapissé une immense galerie de Versailles avec 357 miroirs. Donc ça y est, on avait la technique. et ensuite va apparaître le trumeau qui est à l'origine. Moi je pensais que c'était que la partie qui était au-dessus, je devrais le savoir, mais je pensais que c'était que la partie au-dessus des cheminées. Et c'est aussi le pan de mur qui est situé entre deux fenêtres, ou donc au-dessus d'une cheminée. Et les décorateurs ont eu l'idée d'y intégrer un grand miroir directement dans la boiserie, souvent surmonté d'un petit panneau peint, d'un petit tableau. Et c'est là que le miroir, vraiment, il devient un élément d'architecture à part entière, pensé pour la pièce dès sa construction. Et il faudra ensuite attendre, après je ne vous inquiète pas, je vais vous parler d'autre chose que de son histoire, mais je trouvais ça rigolo de connaître tout ça, moi je ne savais pas du tout. Il faudra ensuite attendre le 19e siècle et c'est le chimiste allemand Justus von Liebig, c'est pas lui qui a inventé la soupe, pour que le miroir devienne enfin accessible à tous, avec l'invention du miroir au nitrate d'argent, celui qu'on connaît aujourd'hui, beaucoup moins cher et surtout beaucoup moins toxique, puisque au mercure c'était toxique. Le miroir sort donc des palais pour entrer dans les maisons.
- Speaker #0
C'est toxique.
- Speaker #1
Bah oui, tu parles, on nous mettait les... Tu te souviens des thermomètres au mercure ? Il ne va pas qu'ils cassent, hein ? Parce que bonjour ! Je ne comprends pas les mots. Voilà, donc en gros, le miroir sort des palais pour entrer dans les maisons et avec la hausse du niveau de vie de la population... Il va s'imposer dans la plupart des foyers et devenir un objet pratique pour toutes les classes sociales et plus uniquement pour les élites. Donc aujourd'hui, évidemment, on en trouve partout, dans toutes les formes, toutes les tailles, les couleurs, les essences de bois. On les trouve même rétro-éclairées. C'est devenu un véritable accessoire de déco, tout en restant avant tout un objet parfaitement utile dans notre quotidien. Alors maintenant, parlons de ses pouvoirs. Le premier pouvoir du miroir, en dehors du fait de refléter, En déco, c'est évidemment l'espace. Un miroir bien placé, ça donne une impression de profondeur. Il double visuellement le volume d'une pièce. C'est particulièrement précieux dans les petits appartements, les entrées étroites, les couloirs sans fenêtres. D'ailleurs, un grand miroir XXL posé au sol, simplement appuyé contre un mur, c'est vraiment en ce moment le côté accessoire déco hyper efficace parce qu'il étire littéralement les volumes. Le deuxième pouvoir, c'est la lumière. Le miroir capte et renvoie la lumière naturelle, ce qui est extrêmement précieux dans les pièces mal exposées. Là, le bon réflexe, c'est de le placer en face ou à côté d'une fenêtre, mais jamais dos à la fenêtre. Sinon, il ne renvoie que le mur d'en face. L'idée, c'est vraiment de le positionner perpendiculairement ou face à la source de lumière pour qu'il la capte et la diffuse dans toute la pièce. Et si on regarde quelles sont les pièces où il fait le plus d'effets, il y a d'abord l'entrée. bien sûr, qui est un peu la pièce miroir par excellence, à la fois pratique et pour cet effet d'agrandissement immédiat dès qu'on entre. Il y a aussi le salon où il capte la lumière et peut structurer tout un mur. Et la salle de bain, bien évidemment, là c'est un peu chacun son goût. Certains préfèrent le miroir sans cadre, presque invisible, qui donne une impression d'espace démultiplié dans les petites surfaces. D'autres, quand il y a une double vase, vont plutôt choisir une paire de miroirs côte à côte. dans un style ancien ou au contraire très contemporain. Et enfin, il y en a qui préfèrent tout simplement un beau miroir ancien avec du cachet pour apporter du caractère à la pièce. Côté créateur, il y en a évidemment pléthore, donc je ne suis pas rentrée dans les détails. J'ai plutôt choisi de citer celle qui a littéralement lancé la mode des miroirs sorcières, parce que miroir sorcière, ça a quand même... On voit quand même encore beaucoup. Et elle s'appelait Linn Vautrin, designer française des années 50-60. Elle a inventé une matière, le talocel, une résine d'acétate de cellulose qu'elle façonnait et sculptait à la main autour du miroir convex en forme de soleil, de lune, ornée de motifs ciselés. Elle en a imaginé plus de 150 modèles que les connaisseurs, les acteurs, etc. s'arrachaient à l'époque. D'ailleurs, on retrouve un peu ce même esprit sculptural dans les tendances actuelles. Les formes organiques reviennent très fort en ce moment, avec des contours ondulés, irréguliers, qui cassent la rigueur du cadre rectangulaire classique. Et on voit aussi beaucoup revenir les murs en carreaux de miroir, biseautés ou non biseautés, mais je ne sais pas si moi j'en vois partout, je ne sais pas, c'est le grand truc, des carrés de miroir au bord légèrement taillé en biseau ou pas d'ailleurs, assemblés côte à côte comme un carrelage très inspiré des années 70-80. qui recouvre carrément tout un mur. Et puis on peut faire beaucoup de choses avec un miroir, bien au-delà du modèle unique accroché au-dessus d'une commode. Je pense notamment à l'accumulation de petits miroirs côte à côte, en forme de galerie murale, où on mixe les formes, les tailles, parfois même les époques, un peu comme une galerie de cadres. Autre tendance qu'on voit beaucoup passer, le mur intégral en miroir, qui double littéralement la pièce visuellement. Ce n'est pas ce que je disais juste avant, ce ne sont pas les carreaux de miroir, ce sont vraiment des grands miroirs. Par contre, c'est vraiment à réserver à un seul mur, jamais deux miroirs en vis-à-vis, sinon on obtient un effet infini, un peu vertigineux, pas toujours très reposant à vivre au quotidien, et pas du tout feng shui, mais ça je vais vous en parler dans deux minutes. Et puis il y a aussi la façon dont on l'installe, alors il y a le miroir qu'on pose au sol, simplement appuyé contre le mur, c'est le truc du moment avec son côté volontairement pas fini, presque atelier d'artiste. Et à côté de ça, il y a bien sûr le miroir accroché de façon classique, mais aussi des formats plus surprenants, comme le miroir sur pied inclinable, la fameuse psyché qui a l'avantage de pouvoir se déplacer dans la maison au gré des envies. Et puis je voulais donc vous parler d'une dernière chose, parce qu'on ne peut pas parler miroir, en tout cas moi qui me suis penchée sur le sujet avec notre hôte. Notre hôtesse ? Avec notre hôtesse, oui, on dit notre hôtesse, t'as raison. Dans nos deux livres, c'est la vision Feng Shui, parce que le miroir, c'est vraiment l'un des objets les plus... puissants dans cette discipline. On dit souvent qu'ils doublent l'énergie de ce qu'ils reflètent, en bien comme en moins bien. Donc autant faire attention à l'endroit où on le place. Il y a quelques emplacements qu'on déconseille vraiment. Le grand classique, c'est le miroir face au lit. Je parle sous le contrôle de notre amie Caroline. Ou au plafond. Alors, plafond, je n'ai pas osé en parler, parce que je me suis dit que là, on allait dévier. Tu m'attendais sur le sujet. Mais je l'ai retiré. Au début, j'avais mis miroir au plafond. Puis je me suis dit, non, on va partir en live.
- Speaker #0
Tu crois que les gens font ça ?
- Speaker #1
Il y en a. Beaucoup ? Oui, moi, j'ai une de mes copines archi d'intérieur. Ah,
- Speaker #0
on peut avoir son nom au micro ?
- Speaker #1
Oui, oui. Ou non, je ne vais pas le dire. C'est une blague. Mais je sais que son client aime bien tout ça, aime bien la chose, n'est-ce pas ?
- Speaker #3
Il y a les hôtels qui font vachement ça aussi. Ah oui ? Oui, il y a l'hôtel à... Et puis là, hyper connue, Aïssa, Aïtcha. Aïtcha, Aïssa. Dans les chambres, il y a des plafonds, des merveilles au plafond. Tous les plafonds.
- Speaker #1
Oui, on va demander à Caroline, mais je ne suis pas sûre que ce soit très Feng Shui. C'est comme de le mettre en face.
- Speaker #0
Oui, mais tu as Feng Shui et tu as, tu vois, selon l'ambiance que tu veux créer.
- Speaker #1
Oui, là, c'est sûr que si tu as envie de sauter sur les lits, comme disait ma grand-mère, peut-être que ça peut être sympa.
- Speaker #0
Donc, ça peut être Feng Shui, tu vois, ça peut être joyeux. Oui,
- Speaker #1
en tout cas, c'est joyeux, oui. Mais après, pour dormir...
- Speaker #0
Oui, à mon avis, ça doit t'empêcher de dormir en fait,
- Speaker #1
parce que tu vois le couple et tu te dis, bah attends, mais qu'est-ce qu'on fait là ? Rien faire, vite, faisons !
- Speaker #0
Ah, oula !
- Speaker #1
On n'en peut plus, depuis qu'on a un miroir, on ne dort plus ! Bah tu m'étonnes ! Donc moi j'allais dire tout simplement, avant que Violaine intervienne, que le grand classique c'était le miroir face au lit. On considère que ça crée une agitation pendant le sommeil, ça empêche l'endormissement, donc effectivement ça crée un sommeil morcelé. Si on ne peut pas faire autrement, on préconise de le couvrir la nuit carrément, on met un drap dessus. Ou d'orienter, s'il est sur une armoire, d'orienter l'armoire.
- Speaker #0
Il peut être sur le côté, quand même. Alors,
- Speaker #1
si tu as une armoire, oui, s'il n'est pas face au lit, ça va. Il faut, en fait, je crois, c'est bien ça. Non, on n'a pas du tout de miroir. Caroline me fait des grands gestes. Pas de miroir du tout. Par contre, face à la porte, on peut. Parce que... Face à la porte, si depuis notre lit, on voit la porte se refléter dans le miroir, parce qu'en fait, une porte, ça peut créer une certaine insécurité. Quand tu as une porte, tu ne sais jamais qui peut rentrer pendant ton sommeil. Donc, tu as vu sur le miroir et donc le miroir qui reflète la porte d'entrée, ça, c'est autorisé. Voilà. Elle me dit oui, elle fait un pouce de la main. Elle me dit oui. Par contre, sinon, pas de miroir dans le miroir. dans une chambre, du tout. Elle me dit peut-être pas du tout une miroir.
- Speaker #0
Elle dit que ça crée un mouvement énergétique. Elle dit que ça crée,
- Speaker #1
on traduit. Puis, alors, il y a aussi le miroir face à la porte d'entrée, celui-là, parce que là, je disais tout à l'heure qu'on peut mettre un miroir dans une entrée, mais attention, on ne le met jamais face à la porte d'entrée. Moi, j'en ai vu combien de fois dans les... dans les appart que j'ai pu visiter, c'est déconseillé parce qu'il renvoie l'énergie et donc les opportunités vers l'extérieur avant même qu'elle n'ait eu le temps d'entrer chez vous. De la même façon, un miroir face à un autre miroir, ça crée cet effet tunnel dont on parlait tout à l'heure, cette réflexion à l'infini, qui en Feng Shui est perçue comme une énergie qui se disperse sans jamais se stabiliser. On déconseille également de le mettre face à un escalier, ce qui perturberait la circulation entre les étages. et déséquilibrerait l'harmonie de la maison. Enfin, plus généralement, un miroir fissuré ou abîmé est à éviter parce qu'on considère qu'il renvoie une image déformée de soi. Donc autant le remplacer plutôt que de le garder par habitude. À l'inverse, il y a des emplacements...
- Speaker #0
Ça s'abîme un miroir ? Je te coupe.
- Speaker #1
Comment ?
- Speaker #0
Ça s'abîme, tu crois, un miroir ?
- Speaker #1
Tu peux avoir donné un coup...
- Speaker #0
Oui, s'il est cassé. Mais sinon, est-ce que ça s'abîme ? Après,
- Speaker #1
ici, je vois qu'il y a un miroir qui est un petit peu... Oui, tu vois,
- Speaker #0
c'est la mode des miroirs un peu anciens, mouchetés. Je suis d'accord,
- Speaker #1
mais je crois qu'il ne faut pas qu'il soit cassé, le miroir. On demandera à la grande prêtresse, mais la grande prêtresse, elle n'écoute pas du tout. Si, elle a dit oui. Il ne faut pas qu'il soit cassé. Non, ce n'est pas bien. Pas cassé. C'est comme les horloges. Il ne faut pas qu'elles soient arrêtées. Ce n'est pas bien. Il y a des choses, on ne garde pas des choses qui ne fonctionnent pas. Non,
- Speaker #0
mais cassé, je suis d'accord, mais c'était l'effet moucheté qu'on voit quand même beaucoup.
- Speaker #1
Alors moucheté, si je pense que ça, ça va. C'est juste s'il est fêlé ou cassé. D'accord. J'ai dit d'ailleurs. D'accord. Je n'ai pas parlé de moucheté.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà. À l'inverse, et je terminerai après là-dessus, il y a des emplacements qu'on recommande. Par exemple, placer un miroir dans une pièce à vivre un peu sombre pour faire circuler la lumière et symboliquement l'énergie. Ou encore l'utiliser dans une entrée, mais légèrement décalé. Donc là, si on veut le mettre dans son entrée, on le décale légèrement par rapport à l'axe de la porte pour qu'il accueille, sans renvoyer vers l'extérieur, et reflète plutôt la pièce suivante pour inviter à entrer. Dans une pièce aveugle, pour relancer le chi, cette fameuse énergie qui circule. Quant à la salle de bain, il est... indispensable, non seulement pour se voir, évidemment, mais aussi pour maîtriser le chi, ralentir les fuites énergétiques générées par les canalisations et l'évacuation de l'eau. D'ailleurs, n'hésitez pas à en mettre un à l'extérieur de la salle de bain, à côté ou au-dessus de la porte. Il décorera et canalisera l'énergie qui est... Voilà. C'est magique. Voilà. Donc, en résumé, on peut dire que le miroir, c'est quand même le seul objet de la maison qu'on ne regarde jamais vraiment, pour lui-même, mais plutôt pour ce qu'il nous renvoie. Choisir un miroir, l'accrocher au bon endroit, c'est donc finalement une des décisions d'écho les plus intimes qu'on prenne chez soi. Ça appartient à chacun, mais faites quand même attention de ne pas les poser n'importe où. Voilà mesdames.
- Speaker #0
Merci. Très intéressant.
- Speaker #1
On se le tienne pour dit. On a appris plein de choses.
- Speaker #0
Oui, carrément. Merci beaucoup. Violaine, tu vas nous parler du temps long. Du temps long,
- Speaker #2
exactement. Vous avez déjà entendu, vite, dépêche-toi, je suis... speed, je suis sous l'eau, j'ai pas le temps, oulala, pas avant trois semaines, vous vous reconnaissez ? Bon, en même temps, pas de jugement, on est tous pareils. Mais attention, spoiler, en fait, si, on a tous le temps. Il faut juste ne pas se laisser happer par l'inutile et ne pas trop se mettre la pression. C'est pas grave si vous manquez le sport, c'est pas grave de se coucher tôt finalement, c'est pas grave de ne pas avoir vu telle ou telle série, c'est pas grave s'il n'y a pas encore de suspension dans les toilettes ou de miroir dans l'entrée.
- Speaker #3
Ce qui est grave,
- Speaker #2
c'était pas vrai, ce qui est grave, c'est de ne pas prendre le temps. En plus, quand on ne prend pas le temps, on se trompe. On fait trop vite, on choisit trop vite. Il me faut un rangement vite, tout est par terre, je vais voir le tué d'oiseaux, c'est ok. Sauf qu'à quelques exceptions près, en général, ce choix n'est pas durable. Quand on fait les choses vite, on se trompe souvent. Alors pourquoi ne pas laisser tout par terre et scroller sur le bon coin pour trouver la pépite où courir les vides greniers ? Et si à la place du rangement, vous trouvez un miroir, c'est bien aussi. C'est fou quand même, ça fait deux fois que je parle de miroir dans mon compte.
- Speaker #1
Oui, c'était la journée miroir.
- Speaker #2
C'était connecté. Alors aujourd'hui, j'ai choisi de prendre le temps, et je m'étais promise de parler moins vite, mais je ne sais pas faire, de vous parler de quatre projets qui prennent le temps, qui nous montrent le chemin d'une vie un peu plus lente, un peu plus calme et un peu plus écolo. Car comme vous l'aurez compris, ce temps long m'intéresse parce qu'en général, il nous fait faire des choix plus durables. Donc le premier projet dont je voulais vous parler c'est Maison Légère, je suis sûre que les filles vous connaissez. C'est une maison d'hôtes créative et à portée de gare, imaginée par Anouk qui est à l'origine de Superchinerie et Jean-Baptiste qui se trouve dans le Perche-Sartois. Ils ont tout fait eux-mêmes. C'est tout eux-mêmes, c'est tout eux-mêmes, ils ont tout fait, voilà. Parce que quand on chine et recycle, c'est compliqué de rentrer dans un calendrier de conducteur de travaux. Ils ont chiné le maximum, sinon ils se sont tournés vers l'artisanat. Tout a été pensé pour bien manger, bien dormir et bien vivre. Ça, c'est leur baseline que je trouve assez sympathique. Anouk a apporté un soin particulier à la hauteur des meubles pour que tout soit fluide et la circulation naturelle. Elle me disait d'ailleurs au téléphone, je suis contente d'avoir pris le temps. de tous ces détails. Et c'est vraiment ça qui...
- Speaker #1
Jusqu'à l'interrupteur, ils ont mis du temps pour le faire.
- Speaker #2
Elle a fait attention à chaque chose pour que vraiment cet endroit soit propice au repos, au calme et on peut y profiter de la nature. Par exemple, le bassin est un ancien... Alors le bassin où on peut se baigner en cas de grosses canicules. Le bassin est un ancien bassin agricole chiné, transformé et l'eau est filtrée grâce à une énergie solaire. Donc, c'est plus compliqué que d'appeler un pisciniste, mais tellement plus écologique et satisfaisant. Le lavabo rose, vous pourrez voir sur son feed, un style ressort, c'est un peu la signature. Eh bien, elle a trouvé un lavabo rose, elle a eu un coup de cœur, et c'est ça ensuite qui a guidé toute la direction artistique de la chambre. Le placo est recyclé, recyclable. En fait, ce que je vois dans Maison Légère, c'est que le temps qu'elle a mis à la conception, à la fabrication, à trouver chaque objet, la orienter vers un projet plus durable, plus écologique qui lui plaît vraiment et où elle ne regrette aucun de ses gestes. Et unique aussi c'est très joli vraiment allez voir sur Instagram et si vous avez du temps et le budget réservez-vous un petit séjour c'est vraiment une maison qui vaut le coup ensuite je voulais vous parler du travail de Lucille Viau c'est une artisane qui est installée près de Dinan en Bretagne euh... Donc je vais essayer de bien vous expliquer parce que c'est un peu technique. En fait, elle, elle a installé une géovairie. Donc moi, je pensais que c'était la géovairie. C'était une façon de faire le verre. En fait, le verre est traditionnellement fabriqué à partir de sable, de calcium et de soude. Lucille Vieux, elle aurait pu chercher ces trois ingrédients, les acheminer dans son bel atelier, designer des beaux objets qu'elle aurait mis en avant sur son fil Instagram. Et puis c'est tout. Oui, elle aurait pu. mais c'était sans compter son intelligence et son opiniâtreté. D'abord, qu'est-ce que c'est que la géovérie ? C'est un artisanat issu du savoir-faire traditionnel, que je viens de vous expliquer, qui tend à fabriquer du verre à partir de ressources locales et de produits issus de partenaires dans différentes régions. Ce terme et ce savoir-faire ont été déposés par Lucille. Donc la géovérie a été inventée par Lucille Viau. C'est une nouvelle façon de voir les choses. On utilise l'artisanat ancestral, mais on réfléchit. Est-ce que faire venir du sable de la rivière à l'autre bout de la France, voire de l'Europe, est malin ? Est-ce que fabriquer son verre dans un creuset fabriqué à l'autre bout du monde, sur lequel on n'a aucune connaissance, est pertinent ? Est-ce que passer son temps à nourrir le monstre méta de postes de photos, de stories, plutôt que de s'atteler à son vrai métier, est intelligent ? Lucille répond trois fois non. Et c'est pour ça aussi qu'elle n'est pas présente sur Meta. En lieu et place de sable, de calcium et de potasse, Lucille Viau et sa collaboratrice Clémence Berrier Elles avaient de la vase, des coquillages et de la cendre. Et c'est avec ce dont elles disposaient qu'elles ont patiemment testé, essayé, raté, puis réussi, les géovères qui sont la base de sa marque Ostraco.
- Speaker #1
Ça alors. Alors où est-ce qu'on peut voir tout son travail, tu vas nous dire ?
- Speaker #2
Alors oui, je vais vous... Oui, pardon, excuse-moi. Lucie les graines ses recettes les yeux fermés, tandis qu'on fait le rapprochement avec les magnifiques nuances de verre correspondantes. Par exemple, cendre de bois de chauffage, sable du lot, poudre de coquille d'escargot, ou encore... cendres de fumaison de poissons, filtres de plongée, d'escafandriers douaissants et sable dédique. Et là, je l'ai eue cette semaine, parce que je l'avais déjà rencontrée, mais je l'ai eue cette semaine aussi pour qu'elle me parle du temps long. Et elle dit qu'elle ne développe pas de teinte. La teinte découle de ce temps long. Elle est acceptée à la fin du processus. Et elle trouve même que c'est ce temps de recherche qui lui donne son âme et la rend forcément belle. Ça lui prend entre six mois et deux ans pour... pour obtenir une teinte. Et on a pu voir son travail sur son site internet, pas sur Instagram, mais sur son site internet. Et on a pu voir son travail au mois de septembre à la Trésorerie dans le cadre de l'exposition Table d'artisane. Et je suis sûre qu'on va la revoir beaucoup. Voilà, un troisième projet aussi dont je voulais vous parler, c'est les projets d'Ovo Studio. Donc, OVO Studio, c'est un... C'est un cabinet d'architecture fondé par Bertille Borgia, par lequel elle entend écouter les humains et leur fabriquer des habitats harmonieux. Je trouve que le postulat est déjà intéressant. en soi. Alors cela semble naturel, mais finalement, n'a-t-on pas perdu un peu le fil de l'harmonie quand on voit certaines constructions pousser autour de chez nous ? Chez Ovo Studios, il est indéniable que non. Bertil écoute, saisit l'art de vivre de son commanditaire et sans s'attacher aux tendances, crée des habitats en intégrant l'idée d'un développement durable de nos sociétés. Et c'est là où il faut s'armer de patience, car ces choix respectueux du vivant sont souvent plus lents à mettre en place, acceptés moins vite pour un permis de construire, etc. Bertil ne se démonte pas. Il n'y a qu'à voir son dernier projet dans le Perche, nommé Épervier, que vous pouvez voir aussi sur son compte Instagram. C'est une maison sur pilotis qui préserve l'intégrité du sol et limite l'impact du chantier. Elle est en ossature bois, ce qui assure une construction saine et pérenne. Et elle est un manteau végétal en guise de toit et des façades qui offre une isolation exceptionnelle et une intégration dans le paysage harmonieuse. Vraiment, c'est incroyable. Vous allez voir l'esthétique, on dirait une longère de bois qui flotte dans l'air. C'est vraiment très, très beau. Imaginez tout ce que Bertil a dû mettre en place, justifié, rassuré, pour arriver à ce résultat qui est... Je vous invite à... Pardon, je reviens. Imaginez tout ce que Bertil a dû mettre en place, justifié, rassuré, pour arriver à ce résultat. Et le dernier projet dont je voulais vous parler, c'est la Media Week Week. Donc, vous le savez, j'ai un compte Instagram qui s'appelle MediaWeed, où on partage toutes les transitions écologiques. Et on a créé un temps qui aura lieu le 2, 3, 4 octobre à l'Arbre qui marche, qui est un lieu aussi, il pourrait vraiment illustrer aussi le temps long, qui est porté par Gwen Libouban et Paolo Malvorosa. Et on crée une retraite, un moment hybride entre découverte de ce lieu, l'arbre qui marche et euh De l'extraordinaire expérience en thérapie de Gwen et Paolo. On va évidemment expérimenter la danse rituelle thérapie, le yoga. On va marcher le matin tôt pour aller voir le soleil se lever sur le Mont-Saint-Michel. On va rencontrer des artisans et des producteurs qui font les choses de façon à essayer de faire bouger le curseur, à faire avancer les choses. Et je trouvais que ça tombait bien dans cette histoire de temps long, parce que comme tout le monde, la rentrée a été très musclée. Et je trouve que de prendre le temps de regarder des projets qui ont mis vraiment beaucoup d'années à voir le jour, beaucoup d'expériences, d'énergie, ça nous remet un petit peu tranquillement sur nos chaises et se dire qu'on n'est pas si pressés que ça finalement.
- Speaker #0
C'est une retraite que tu organises
- Speaker #2
Avec Maud En collaboration avec l'Arbre qui marche Et c'est combien de jours ?
- Speaker #0
C'est
- Speaker #2
2, 3, 4 Donc c'est 3 jours En octobre Et on a concocté tout un petit programme Il y a tous les détails sur le site de l'Arbre qui marche Et évidemment on est à la disposition De ceux que ça intéresse pour répondre
- Speaker #1
au message et les gens sont hébergés les gens sont hébergés c'est pas non complète sauf l'aller retour en train sinon le reste on gère tout pour vous et vous découvrirez ce lieu qui est c'est super nous on est allés à caroline oui j'ai même fait des livres dans la boutique à oui mais c'est elle elle est extraordinaire elle est l'identale lit elle te fait des massages des pierres je sais pas comment ça s'appelle réflexe la réflexologie planté et elle lit elle te dit tout ce que tu es en touchant tes pieds tu sors de là t'es vidé ça fait beaucoup de bien ouais ouais ouais c'est incroyable on mange super bien c'est un endroit j'ai ma meilleure attachée de presse mais oui ça touche ça un peu excellent et ben et toutes les infos sur ton compte sur mon compte Instagram et sur le site de l'arbre qui marche et ton compte Instagram MediaWood merci merci
- Speaker #0
et donc Marie en parlant de de lieux incroyables tu vas nous parler de décors de restaurants ou hôtels aussi non que restaurants restaurants quelle transition
- Speaker #3
Spontanée comme ça,
- Speaker #0
c'est mon métier.
- Speaker #3
Oui, alors vous avez certainement comme moi peut-être toujours une petite liste de restaurants où vous aimeriez aller, soit parce qu'on vous en a parlé, soit parce que vous avez vu passer de belles photos sur Insta ou autre. Et pour cet épisode de rentrée, j'avais envie de vous parler de décors et plus précisément donc de décors de restaurants. Alors aujourd'hui, beaucoup de restaurants misent sur leur déco, mais ce n'est pas vraiment nouveau. On pense à des adresses mythiques comme la Coupole, Maxime's ou le Train Bleu. qui avaient déjà compris qu'un restaurant devait être un décor autant qu'une table. Mais effectivement aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, cette dimension visuelle prend d'autant plus importance. D'ailleurs, certains architectes et décorateurs choisissent la restauration comme terrain d'expression privilégiée. Ils se spécialisent vraiment dans la réalisation et l'agencement de restaurants, de bars, de cafés, de bars à vin, enfin d'endroits qui réunissent des gens. C'est un exercice qui est complètement différent du résidentiel, déjà parce qu'il y a beaucoup de normes, de contraintes. techniques, des questions de circulation, d'acoustique, de lumière, d'ergonomie dans une cuisine pro. Mais ils ont aussi la nécessité et l'obligation d'en faire un lieu de destination qui nous donne envie déjà d'entrer, de rester et surtout de revenir. Mais un restaurant, alors ça c'est tout ce qui est vraiment le cahier des charges, mais ça permet aussi à un architecte ou un décorateur d'oser des parties prix et décoratives qui sont peut-être plus ambitieux, plus radicaux, même plus fous que dans une maison ou dans un appartement. Cependant, ils doivent quand même résoudre une équation qui n'est pas si facile. qui est comment faire dialoguer un décor avec une assiette, comment créer une cohérence entre ce qu'on voit et ce qu'on déguste. Parce qu'un restaurant, c'est quand même une expérience sensorielle qui est complètement totale, et ce n'est pas toujours facile de trouver la bonne recette. Bon, voilà, parce qu'on a toujours tous connu, j'imagine, des restaurants où le décor était spectaculaire, mais où l'assiette ne suivait pas vraiment. Et à l'inverse, des très bonnes tables, mais où le cadre était... Très souvent l'inverse. Et c'est pour moi moins grave que l'inverse, c'est-à-dire vaut mieux bien manger et que ce ne soit pas beau que ce soit beau et mal mangé. Enfin, selon moi. Je ne vais pas vous faire ici la liste de tous les nouveaux restaurants et beaux restaurants du moment, parce qu'en France, on a des milliers de magnifiques lieux et on a une scène gastronomique hyper active. Mais j'ai préféré vous parler de quelques exemples par spécialité, pour comprendre comment un architecte ou un décorateur s'y prend à travers le travail de trois jeunes femmes. Je commence par le cas du restaurant végétarien, avec les restaurants Maslow qui ont trois adresses à Paris et qui vont sûrement en ouvrir d'autres. Le concept de base, c'est une carte végétarienne, ultra généreuse et gourmande, mais aussi c'est un tout, donc une grande attention portée au sourcing des produits, à la qualité de vie des équipes, à la conception intérieure des restaurants, à la gestion des déchets ou encore à la réduction du gaspillage. Et tout ça en rendant le restaurant végétarien hyper désirable et en suivant même les non-végétariens. Donc c'est quand même un Paris. Et là, pour l'intérieur, ils ont fait appel à Juliette Rubel pour créer le décor, enfin les décors des restaurants. C'est une jeune architecte qui est aussi designer et qui a fait de la restauration vraiment sa spécialité. Elle est très inspirée par le cinéma, très soucieuse de la lumière et voit un peu le restaurant comme une scène vivante. Donc elle pense tout dans les moindres détails, de la circulation à la chaise sur laquelle vous êtes assis, en cohérence avec le décor et en lien surtout avec les inspirations culinaires du chef. Pour les restaurants Maslow, elle a porté sa réflexion, elle aussi, sur une démarche vertueuse complètement globale, parce que réduire l'impact environnemental d'un restaurant, ce n'est pas que dans la nourriture, ça va jusque dans le choix des matériaux et des matières locales qu'on utilise, locales ou européennes, le réemploi, la seconde main, parce qu'ici, finalement, le décor vraiment prolonge les valeurs de ce lieu. Ce qui est intéressant, c'est que... Pour autant, cette approche, elle ne donne pas, grâce au talent de Juliette, Juliette Rubel, naissance à des restaurants qui seraient austères ou pas aboutis. Au contraire, les restaurants Maslow, ils sont hyper pensés, souvent très joyeux, colorés, chaleureux, avec des effets de surprise dans le décor, comme des surfaces miroitées et des jeux de matière. D'ailleurs, dans leur adresse Maslow Temple, dans le Marais, où nous sommes déjà allés toutes les deux hors tense, le rouge, c'est la couleur dominante, qui est quand même plutôt osée pour un restaurant qui ne sert pas de viande. Pour vous dire que la couleur est là et que ce n'est pas forcément quelque chose d'austère. Finalement, on retrouve dans le décor tout ce qu'on retrouve dans l'assiette. C'est inventif, c'est très visuel et ça donne envie. Maintenant, je vais passer au cas du restaurant asiatique. Je vais vous parler d'Imagina Studio. C'est un jeune studio de création spécialisé dans le décor de restaurant. Imagina Studio a été fondée par Céline Chong. La restauration est un sujet qu'elle connaît particulièrement bien parce qu'elle est aussi la cofondatrice des Bao Family. Donc Bao Family, c'est une chaîne de restaurants, il y a 9 adresses dans Paris, ils sont spécialisés dans les bao, cette petite brioche chinoise garnie, à déguster dans des restaurants aux univers hyper immersifs. A force d'ouvrir des restaurants, parce que c'est une vraie success story, Bao Family, Céline Chuang s'est prise de passion pour leur décor et a fondé Imagina Studio. Elle est autodidacte, donc elle n'est ni architecte ni designer de formation, mais elle a une vraie expérience du terrain, de l'expérience du client, et surtout elle a du goût. Et ce qui l'intéresse, c'est de créer des lieux auxquels on s'attache, comme des refuges de quartier, un endroit où on a des habitudes, où l'on revient. Et ça marche particulièrement bien pour Gros-Bahot et les Petits-Bahot qu'elle a dans Paris, qui sont la version petit des restaurants, ou Gros-Bahot, qui est l'adresse un peu phare. Par exemple, moi, c'est l'adresse préférée de ma fille, et dès qu'on a envie de se faire plaisir, de fêter quelque chose, c'est là où on va. Il y a quelque chose de très réconfortant et de fédérateur, toute la famille est contente d'y aller, de l'ado aux grands-parents. Et ça, c'est vraiment une formule qui est assez rare. Parce que d'ailleurs... Céline Chung, elle a cette idée de transmission. Ses restaurants, il raconte toujours une culture, un héritage culinaire, le sien ou pas, des traditions. Et par exemple, c'est ce qu'elle a réussi à faire avec son récent lieu qui s'appelle Street Bangkok, qui est rue Étienne Marcel à Paris. Elle s'est inspirée des restaurants de street food à Bangkok et elle a voulu vraiment restituer cette énergie de cette ville un peu folle avec ses flux, son mouvement, cette saturation, son côté très foisonnant, bouillonnant. On retrouve des références comme du mobilier inspiré des maisons. Mais aussi des tissus IK traditionnels, mais qui sont réinterprétés de manière très contemporaine. C'est un lieu qui fait voyager, mais vraiment avec des codes d'aujourd'hui. Je vous invite donc à suivre les aventures d'Imagina Studio sur leur Insta par exemple, car c'est autant des créations de restaurants qui sont très cool, mais aussi c'est une vision qui est très ouverte et très cosmopolite, et assez prospective de la restauration aujourd'hui, comme on peut le voir par exemple à Londres.
- Speaker #1
Ça a l'air super, bon moi je suis dessus là, ça a l'air vachement bien.
- Speaker #0
Et tu sais que c'est drôle que tu dis ça, mais je peux le dire là au micro, c'est ma prochaine invitée dans 15 jours.
- Speaker #3
Ah mais génial !
- Speaker #0
De stylé.
- Speaker #3
Et pour finir, je vais vous parler du, maintenant du cas du restaurant japonais, avec la très jeune et prometteuse Jessica Mill. Alors Jessica Mill, elle a été choisie pour repenser, bon Jessica Mill elle a fait plein de choses, notamment elle a fait énormément de coffee shop noirs et cuvées noires dans Paris. Mais elle a été choisie pour repenser les nouveaux restaurants Matsuri, cette chaîne de restaurants japonais. un peu en perte de vitesse. Donc pour repenser chaque restaurant, elle a imaginé un décor à partir d'un concept fort, souvent résumé en juste un seul mot. Un mot suffisamment évocateur pour faire surgir tout un imaginaire collectif. Par exemple, pour le Matsuri, l'adresse de Paris, c'est le Chikanzen, le train japonais. Pour celui de Marseille, ça va être Cyberpunk. Donc son idée, c'est de déployer cet imaginaire dans l'espace. Les matières, les couleurs, le mobilier, les détails, la lumière. Tout participe à construire une atmosphère immédiatement identifiable, sans pour entendre. tant tomber dans une reconstitution factice du Japon ou quelque chose de trop caricatural. Elle nous plonge vraiment dans un univers qui nous extraite du quotidien. Et pour ça, elle porte une grande attention au savoir-faire. Par exemple, à Marseille, elle a mis un très beau vitrail au plafond parce que l'artisanat fait partie vraiment pour être intégrante de la conception architecturale et participe directement à cette immersion. Et pour l'anecdote, Jessica Mill a commencé sa carrière dans l'architecture hospitalière et plus particulièrement dans la construction de lieux conçus pour les personnes atteintes de troubles autistiques. Elle est donc... particulièrement sensibles à la traitement de la lumière et au bien-être dans les lieux. Donc elle aussi, elle apporte une nouvelle façon de concevoir des lieux de restauration comme des lieux qui sont des lieux de destination mais aussi des espaces de désir, de narration. Et ces trois jeunes femmes dont je viens de vous parler appartiennent vraiment à cette génération d'architectes et de décoratrices qui transforment l'expérience de la restauration, qui innovent et qui accordent une grande importance à la joie du partage. Voilà, et à la question est-ce qu'il faut aimer manger ou être passionné de cuisine pour créer des décors de restaurant,
- Speaker #0
elles m'ont toutes répondu oui.
- Speaker #1
ça donne très envie tout ça la joie, le partage en plus et voilà
- Speaker #0
Merci beaucoup Marie. Merci, ciao. Merci, salut à tous.
- Speaker #1
A la prochaine.
- Speaker #0
Décodeur, c'est terminé pour aujourd'hui. Merci beaucoup d'avoir écouté en entier. Si vous avez aimé, n'oubliez surtout pas de vous abonner au podcast pour ne pas rater les prochains épisodes et retrouver tous ceux qui ont déjà été enregistrés. N'hésitez pas non plus à le partager en l'envoyant à vos proches qui pourraient être intéressés ou en story Instagram. D'ailleurs, on peut se retrouver sur le compte Décodeur, où je poste très régulièrement. Et si jamais vous avez 15 secondes, n'oubliez pas de laisser 5 étoiles ou un avis. C'est juste sous la liste des épisodes. Non seulement ça me fait très plaisir, évidemment, mais dans la jungle des podcasts, plus on a de notes, plus on se fait remarquer, ce qui est très important pour moi. Voilà, merci beaucoup et à très bientôt alors, ici ou ailleurs.