- Speaker #0
Stylée, c'est la nouvelle émission de Décodeur. Je m'appelle Hortense Leluc, je suis journaliste déco, et dans Stylée, vous entendrez une personnalité qui n'est pas forcément du monde de la déco, contrairement à tous mes invités jusqu'à maintenant, mais qui a du style. Quelqu'un qui nous inspire, qui nous influence, et ensemble, on va entrer chez elle. de manière fictive et déambuler pièce par pièce pour en savoir plus sur ses goûts et son univers. Une immersion dans un intérieur au sens propre comme au figuré. Si vous aimez ce podcast, n'oubliez surtout pas de vous abonner pour ne pas rater les prochains et même les précédents puisqu'il y a plus d'une centaine d'épisodes en ligne, que ce soit sur les tendances déco, les actus, les conseils pratiques et bien sûr avec plein d'invités passionnants. Vous pouvez aussi suivre les aventures de décodeurs sur Instagram. D'ailleurs, quand vous partagez l'épisode en story ou que vous m'écrivez des messages, il n'y a rien qui ne fait plus plaisir. Merci beaucoup d'être là et bonne épreuve ! Bonjour à tous, aujourd'hui dans Stylé, je suis avec Tatiana de Nicolai. Artiste hybride, elle navigue avec une grande liberté entre illustration, création de motifs, objets et direction artistique. Son travail brouille les frontières entre art, artisanat et déco. Avec une signature immédiatement reconnaissable, un univers poétique, végétal et très raffiné. A travers ses créations, textiles, papiers peints, tapis ou encore vaisselle, elle compose de véritables paysages intérieurs, à l'image de son appartement parisien que j'avais vu passer en images. J'avais donc envie d'en savoir plus sur cette sensibilité créative et ce beau décor. Bonjour Tatiana !
- Speaker #1
Bonjour !
- Speaker #0
Alors. On est devant chez vous, on va dire. Moi, ça y est, je suis entrée. Mais on est devant votre porte d'entrée. On est quoi ? Devant une maison, un appartement ?
- Speaker #1
C'est un appartement au quatrième étage. Donc, on a un peu de lumière.
- Speaker #0
Et comment vous décririez votre intérieur ? C'est quel style ? Après, on va déambuler pièce par pièce. Mais si vous... La DA globale, on va dire.
- Speaker #1
Globale, je dirais que c'est coloré. Il y a beaucoup de motifs. Et c'est surtout éclectique. Beaucoup d'objets qui viennent de voyages, de nombreux voyages à l'étranger.
- Speaker #0
Oui, c'est un mélange de styles. Vous avez fait beaucoup de travaux ?
- Speaker #1
Beaucoup, je dirais quand même un an, près d'un an. On n'a pas fait de gros travaux de structure, de changement de structure, mais on a fait le gros œuvre, c'est-à-dire tout ce qui est plomberie et qui n'intéresse personne. Mais du coup, on a quand même dû refaire tout parce qu'il n'y avait pas eu de... il n'y avait eu personne sur place depuis 50 ans et donc on a dû tout refaire vraiment de A à Z. tout gardé presque pareil, c'est-à-dire les parquets, les moulures, on n'a rien changé à tout ça.
- Speaker #0
Oui, ok. On est dans l'entrée et souvent, quand on arrive, parfois, on pose son téléphone. Il y a quoi en fond d'écran de votre téléphone ?
- Speaker #1
Ah, en fond d'écran, il y a mon fils qui sourit et qui me rend de bonne humeur chaque matin.
- Speaker #0
Alors, on entre dans votre salon dans lequel je suis installée, là, qu'on pourrait comparer à un jardin d'hiver. Dans quelle ambiance ? Est-ce que vous pouvez nous le décrire ?
- Speaker #1
L'ambiance, je trouve que c'est... Déjà, on ne se sent pas vraiment à Paris, malgré le fait qu'on retrouve les moulures, le parquet, la cheminée, tout ça qui est typique de l'Haussmannien. Mais j'avais envie qu'on se sente à Paris tout en étant ailleurs, donc c'est pour ça que j'ai mis ce papier peint que l'on aperçoit vraiment encadré dans des moulures en bois que j'ai peintes en vert, qui est ma couleur préférée, comme si c'était des fenêtres à travers desquelles on regarde au loin et c'est un paysage, du coup, qui fait presque tout le tour de cette... pièce un petit peu octogonale. Il y a un parquet en forme d'étoile au sol. Donc voilà, je trouve que ça nous fait voyager. C'est tropical. Il y a des oiseaux un peu exotiques, mais en même temps, il y a des animaux un peu étranges qu'ils ont placés et qui n'appartiennent pas à cet environnement. Comme le faisan qui est juste à côté du singe. Mais ça, c'est parce que c'est un papier peint qui est imaginé par Dimona, la créatrice de ce... de cette marque qui s'appelle XL et que j'admire beaucoup et qui s'appelle donc le D-Dream. D'accord. Et alors,
- Speaker #0
en plein milieu du salon, la pièce est coupée par un... On appelle ça un treillage, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui. En fait, finalement, c'est le seul mur plutôt qu'on a abattu dans l'appartement et c'était un mur qui séparait les deux pièces. Moi, j'ai voulu vraiment avoir une grande pièce, même s'il y avait une séparation végétale entre les deux avec ce treillis qu'on a construit et qui... permet à la lumière de passer entre les deux pièces et d'avoir deux petites zones.
- Speaker #0
Et comment vous avez eu cette idée ? On le voit rarement. Oui,
- Speaker #1
généralement, c'est plutôt dans les jardins parce que ça aide les rosiers à pousser. Mais je ne sais pas, je suis... J'adore les treillis, alors j'ai pas de rose qui grimpe, mais j'en ai toujours vu dans le jardin chez ma mère à Bruxelles. Elle a toujours aimé les treillis, elle a toujours fait pousser quelque chose dessus, donc je sais pas. Un jour je me suis dit tiens pourquoi pas mettre ça, et elle m'a donné l'idée de faire les arches de part et d'autre.
- Speaker #0
Et c'est votre... Est-ce qu'il y a du... J'ai l'impression que ce sont des pièces plutôt chinées ou anciennes, ou peut-être des... et beaucoup de souvenirs de voyages je crois ?
- Speaker #1
Oui c'est un peu des deux. Il y a des pièces anciennes, surtout un peu style Louis XVI, et que j'ai récupérées de ma grand-mère ou de la grand-mère de mon mari. Par exemple, ces canapés, on les a complètement refaits, mais personne ne les voulait, on les a repris et on leur a donné une seconde vie. Moi, j'aime beaucoup avoir des souvenirs de famille, parce que finalement, c'est attachant. On a plein de souvenirs qui nous remontent. Mais sinon, c'est beaucoup de souvenirs de voyages. Là, par exemple, j'ai mes deux tigres. C'est des sièges en forme de tigre. qui sont assez vieillies et c'est ça que j'aime bien, c'est qu'ils ne soient pas neufs. Et ceux-là viennent d'Inde. J'ai plein d'autres choses qui viennent de... Par exemple, ces deux têtes de mort, M-A-U-R-E, je dis, viennent de Sittil. Durant notre voyage de Nost, je les ai ramenées en paquet cabine, enfin en bagage cabine. Donc, ils sont énormes quand même, ils sont très grands.
- Speaker #0
Oui, on va dire qu'ils font quoi, 50-60 cm ?
- Speaker #1
Oui. Donc, les passagers m'ont regardée d'un œil un peu dubitatif, mais on les a quand même ramenées. Et puis sinon, tout vient, oui, comme vous dites, de des voyages ou bien de choses qu'on a chinées à droite à gauche.
- Speaker #0
J'ai l'impression que vous n'avez rien de neuf.
- Speaker #1
J'ai rien de neuf.
- Speaker #0
Et dans tout l'appartement ou que dans le salon ?
- Speaker #1
Dans tout l'appartement, à vrai dire, j'ai que les lits qui sont neufs, les matelas et tout ce qui est robinetterie, tout ça, j'ai acheté neuf. Mais en fait, tout ce qui est déco est ancien ou chiné ou seconde main. C'est ça ce que j'aime.
- Speaker #0
Et est-ce que cet univers-là aussi influence votre travail ? Puisqu'on dit que l'appartement pourrait être un peu un prolongement de votre univers. Vous êtes d'accord avec ça ?
- Speaker #1
Oui, je suis d'accord. Je pense que ça reflète un peu qui on est, ce qu'on aime, ce qui nous inspire. Donc là, majoritairement, il y a de la végétation, tout ce qu'on trouve dans la nature, les animaux, surtout les oiseaux que je dessine beaucoup. Donc je pense que c'est une extension de ce qu'on aime.
- Speaker #0
Et en quoi la nature, c'est votre univers un peu de prédilection ? Qu'est-ce que ça vous apporte ou comment ça vous vient ?
- Speaker #1
Je pense que c'est parce que c'est apaisant, que c'est beau. Je veux dire, la nature, on peut trouver des inspirations dans tout, c'est-à-dire une feuille, la forme, les veines de la feuille, tout est source d'inspiration. Je trouve que c'est des belles couleurs. Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai toujours eu ça comme inspiration. C'est tout ce qui vient de mes voyages. J'ai toujours beaucoup voyagé dans la nature, pas forcément dans les villes, mais dès que j'avais l'opportunité, c'était d'aller voir les montagnes extraordinaires qu'on a dans le nord de l'Argentine, avec toutes ces tranches de couleurs. Tout ça, c'est tout ce qui me vient à l'esprit quand je pense aux voyages. Et quand j'ai des projets, du coup, je me plonge là-dedans.
- Speaker #0
Et alors, pourquoi vous avez autant voyagé ? Donc, vous êtes belge ?
- Speaker #1
Française, américaine, autrichienne, mais j'ai toujours vécu en Belgique.
- Speaker #0
Ah, donc voilà. Moi, je vous ai fait un petit raccourci.
- Speaker #1
Je suis belge dans le cœur.
- Speaker #0
Donc, vous avez grandi dans quel pays ?
- Speaker #1
J'ai grandi à Bruxelles, en Belgique, jusqu'à mes 17 ans à peu près en Pologne. Et ensuite, je suis partie à l'étranger. J'avais besoin de voir un peu. J'étais fascinée par le voyage.
- Speaker #0
Quel est votre parcours après Bruxelles ? Vous avez fait vos études à Bruxelles ?
- Speaker #1
Non, après, je suis partie dès que j'ai terminé mon bac en Égypte au Caire. J'ai vécu un an et demi là-bas. J'ai étudié l'arabe classique pendant un an et demi. Donc là, bien sûr, j'ai fait énormément de voyages dès qu'on en avait l'opportunité les week-ends. Ensuite, après ça, je me suis installée à Londres où j'ai fait des études de business international en major entrepreneurship et une langue parce que c'était focalisé sur les langues qui étaient donc l'arabe. J'étais fascinée par la calligraphie arabe, je trouvais que c'était un art en soi et ça l'est en fait, c'est sublime. Et avec ces études, j'ai pu aller un an en Argentine et un an au Maroc, à Casablanca et à Buenos Aires, où j'ai poursuivi mes études, tout ceci grâce aux langues. Et ensuite je suis revenue à Londres, là je suis partie vivre un an à Florence où j'ai commencé des études de stylisme et finalement c'était un peu long comme j'avais déjà fait 4 ans, Donc je me suis dit, je vais aller travailler au... au cœur des stylistes, dans les maisons que j'admire. J'ai travaillé chez Jean-Paul Gaultier à Paris. Ensuite, je suis allée en Inde, à New Delhi, travailler chez Manish Arora et Tarun Tahiriani, qui sont des grands designers indiens. Suite à ça, je suis rentrée à Londres et après, venue à Paris.
- Speaker #0
Vous avez eu du mal à savoir ce que vous vouliez faire ?
- Speaker #1
Non, j'étais persuadée de vouloir faire du stylisme, comme ma mère. Mais par contre, mes parents ne m'avaient pas donné l'opportunité de faire ces études-là au début. Donc je les ai faites dans un deuxième temps. Et ensuite, quand j'ai fait des stages dans la mode, j'ai réalisé que finalement, après deux ans, ce n'était pas vraiment un univers qui me convenait, malgré le fait que j'adorais le dessin, que j'étais bonne en dessin. J'ai essayé de trouver un environnement dans lequel le dessin s'applique partout dans la vie. C'est fou. Et donc là, j'ai découvert le magazine Cabana, qui est basé à Londres. C'est pour ça que j'y suis retournée après en 2013 ou je ne sais plus exactement quand. Et j'ai commencé à faire toute leur collection d'assiettes, de verres, de carafes, de nappes, de serviettes que vous avez ici au mur. Et c'est là où j'ai découvert en fait tout ce que j'aimais faire, les motifs pour les intérieurs, l'art de la table.
- Speaker #0
Ah oui, c'est venu après tout ça. Il a fallu traverser quand même un peu le monde entier pour se dire que... Comment vous définissez aujourd'hui ? Parce que moi j'ai fait une petite description, mais c'est pas que illustratrice, c'est...
- Speaker #1
Non, illustratrice, mais c'est vrai que les gens de temps en temps me disent mais tu fais plus que ça, c'est designer. Voilà, mais quand même dans l'art de la table, les intérieurs. mais un peu de mode aussi.
- Speaker #0
Et donc, vous avez, voilà, l'univers du voyage, il a été concret dans votre quotidien. Vous avez vraiment vécu à Casablanca, en Inde. Ça vous a vraiment nourri pour votre inspiration.
- Speaker #1
Oui, et j'étais comme un petit papillon qui se baladait partout. Après, j'ai dû m'installer quelque part pour, voilà, il y a un moment où on ne peut pas voyager tout le temps et rester un an ou deux parti par là. même si j'aurais adoré, mais ça m'a permis de vraiment découvrir les cultures, voir les traditions, tout ce qui est broderie, dans l'art de s'habiller dans chaque pays, faire énormément de voyages. Donc tout ça, je pense qu'aujourd'hui, mine de rien, ça m'est resté.
- Speaker #0
Oui, et ça vous aide aussi peut-être pour avoir cet univers assez fort et ce mélange de styles, vous pensez ?
- Speaker #1
Je pense, oui, parce que du coup, j'ai été en contact avec tellement d'art, de... de craftsmanship, de tout ça, dans toutes les expériences aussi professionnelles que j'ai eues. Finalement, on découvre plein de choses qui ne sont pas comme chez nous. Donc après, on repart avec tout ça et puis on se crée son propre monde. Je pense que moi, c'est un mix de tout ça.
- Speaker #0
On quitte le salon, on va aller dans la salle à manger. Je crois que vous avez une vraie salle à manger.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Qui est vraiment... Parce qu'aujourd'hui, on voit des cuisines verts. La salle à manger, il n'existe plus. plus ou moins qui est à la frontière de la cuisine et du salon. Vous, je crois que ce sont vraiment trois pièces. Une cuisine, une salle à manger et un salon. Comme avant. C'était une volonté.
- Speaker #1
Oui. J'avais envie de garder la cuisine tout au fond. Et, non mais parce qu'on rigole, mais les promoteurs immobiliers m'avaient dit voilà, là vous cassez toute la salle à manger et puis vous faites un énorme îlot central américain. En fait, moi je voyais cette pièce avec toutes ces boiseries qui sont sublimes. Et je me disais, mais je ne peux pas casser tout ça. Et puis finalement, j'aime bien avoir la cuisine séparée. Parce que j'aime bien faire des dîners, on aime bien recevoir avec mon mari. Et voilà, on ne se sentait pas avoir la cuisine ouverte. Mais c'est vrai que c'est très pratique quand même. Quand on va chez des amis, on se dit, tiens, c'est quand même pas mal.
- Speaker #0
Pour papoter tout en remplissant la vaisselle. Donc vous recevez beaucoup, oui ? Oui. Vous aimez recevoir, qu'est-ce qui vous plaît dans l'idée de recevoir ?
- Speaker #1
Simplement être avec nos amis, les gens qu'on aime, leur faire un beau dîner. Moi, c'est vrai que j'adore faire des belles tables. Je crois que c'est ça qui m'amuse. J'ai plein de services différents que j'aime mixer. Donc voilà, ce n'est pas tant la cuisine parce que ça, ce n'est pas vraiment mon truc. Je vous confie quelque chose. Donc ça, j'essaie de toujours m'arranger pour que ce ne soit pas trop mal. Mais sinon, c'est vraiment être avec eux, avoir un bon moment ensemble et rigoler.
- Speaker #0
Et c'est quoi une jolie table ? table. A quoi ressemble une jolie table pour vous ?
- Speaker #1
Une jolie table pour moi, c'est une nappe. Je vais commencer par la nappe. Normalement, elles ont souvent des motifs. Là, j'ai fait une collaboration avec Maison Théonon, donc on en a fait des nappes à rayures avec des oiseaux. Ensuite, je mets des sets de table d'une couleur qui me plaît par rapport à la nappe. Et ensuite, j'utilise un service qui va avec ou pas, parce que de temps en temps, je veux dire, c'est pas que ça va pas avec, mais c'est des couleurs qui... tranches par exemple, mais je trouve que c'est joli. J'utilise des verres différents. Et puis après, je mets des belles fleurs dans des grands pots. J'essaie de faire quelque chose un peu qui sort de l'ordinaire.
- Speaker #0
Ah ouais ? Alors, qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse pour que ça sorte de l'ordinaire ? Ah non, mais moi,
- Speaker #1
je donne pas de... Moi, c'est juste que moi, je trouve que ça vaut chez moi, mais après, chacun fait comme il veut. Moi, je mets des grands vases, mais vraiment 1 mètre, 1 mètre 20. de haut. Mon mari dit qu'on ne se voit pas, mais moi je trouve qu'on peut se décaler de temps en temps. Et je mets des grandes branches qui touchent presque le plafond, ça j'aime bien. Je ne le fais pas à chaque dîner évidemment, mais de temps en temps, pour des lancements, quand je les fais chez moi, je le fais parce que ça fait toujours un effet impressionnant.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qu'il y a d'autre comme petit effet des bougies ? Oui, des bougies,
- Speaker #1
toujours le soir, des belles serviettes brodées. J'essaie toujours de mettre quelque chose qui... qui surprend un peu la personne. Moi, c'est ça qui m'amuse. Après, le reste, vous me direz que je suis... Mais j'ai acheté des petits oeufs comme des oeufs de Fabergé. Pas les vrais, mais des petits oeufs comme ça. On les ouvre et dedans, je mets une petite entrée, quelque chose. Donc, j'en trouve comme ça dans les marchés Opus. À 2 euros, je les achète. J'en ai 18. Et puis voilà, je mets des entrées dedans. C'est toujours sympa.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il y a des faux pas à l'inverse ? Des choses que... Ou mieux éviter de faire à table ou qu'avez l'habitude plutôt d'être à des jolies tables ?
- Speaker #1
Non, je ne vois pas qu'il y ait de faux pas. Moi, je ne vois jamais chez des gens des faux pas. Je vois toujours qu'il y a des choses qui font différemment de chez moi. Mais je trouve que c'est sympa, on s'inspire un peu des autres. Moi, je prends toujours des idées chez les gens, comme les petits pains où on met les noms. Ça, je l'avais vu chez une amie. Mais des faux pas, bon, à part si... Non, franchement, il n'y avait même pas de faux pas qui me viennent en tête.
- Speaker #0
Oui. Et vous avez dit que vous avez appris la broderie, c'est ça ? L'art de la broderie. L'art de la broderie. Donc, vous avez quand même une vraie notion de l'art du détail. Vous pensez que ça joue aussi, aujourd'hui, que ce soit dans votre travail ou dans votre manière de vivre ?
- Speaker #1
Je pense que l'art du détail, oui. Mes dessins sont toujours très minutieux. Je ne fais pas des grands splashes de peinture. Moi, c'est très délicat, petit, minutieux. Donc forcément, ça prend du temps. Et du coup, on observe beaucoup plus. Et dans la broderie, en fait, quand j'ai commencé chez Jean-Paul Gaultier, je voyais tous ces échantillons qui arrivaient de Mumbai. C'est pour ça que ça m'a amenée en Inde après, parce que je voulais aller au centre, au cœur de là où se faisait la broderie et là où ils ont tout le savoir-faire. Et c'est vrai que quand on voit le temps qui est... dédié à des broderies comme ça qu'on voit aujourd'hui sur des robes ou sur n'importe quoi. On voit le temps que ça a pris, on se dit mais c'est l'attention aux détails, c'est ça qui... Oui, peut-être sûrement ça m'a influencée.
- Speaker #0
Et vous vivez aussi, je dirais, entre les broderies, les motifs, on va revenir sur votre façon de travailler, vous avez un peu une esthétique entre passé et présent et en même temps il y a une lecture très contemporaine en fait de votre... Votre décor, c'est voulu ou c'est malgré vous ?
- Speaker #1
Je crois que ce n'est pas voulu. Je ne réfléchis pas tellement à tout. Ça vient naturellement. Je pense que c'est la personne que je suis. J'aime l'héritage de mon passé, tout ce qui est l'histoire. Mais en même temps, il faut être actuel. J'essaie d'être entre les deux. Peut-être, c'est ça.
- Speaker #0
J'ai une question qui est un peu culte dans un autre format, mais que je glisse ici parce que je l'adore. Si vous faisiez un dîner avec six personnalités, on est encore dans la salle à manger, ce n'est pas du tout facile. Connue ou pas, décédée ou pas, qui serait-elle ? Qui aimeriez-vous inviter ?
- Speaker #1
Alors, moi j'avais pensé tout d'abord à ma grand-mère que j'ai très peu connue du côté de ma mère et qui adorait la déco et de qui j'ai récupéré plein de choses. Mon mari, parce que bien sûr, il doit toujours être là et qu'il a un sens de l'accueil et de savoir mettre les gens à l'aise. Et ça, je trouve ça très important. J'ai choisi aussi William Morris, l'illustrateur, parce que j'aurais bien voulu, je ne sais pas, parler avec lui des méthodes qu'il utilisait, de comment il dessinait à l'époque. Laura Gonzalez, dont j'admire le style aujourd'hui. Et Jean Dormeson, pourquoi pas, parce que j'aurais bien voulu l'avoir à table. Donc quelqu'un qui est dans les jardins et qui a un amour pour les jardins, Christian Louboutin, qui a ce fameux projet de restaurer les jardins de Cardalo en Bretagne.
- Speaker #0
Ah, j'ai dit.
- Speaker #1
Et qui s'occupe de plein d'autres choses dans la déco aussi. Donc je pense que ce serait un bon mix de personnes pour un dîner.
- Speaker #0
Ah oui, une jolie table. Voilà. Est-ce que vous avez un bureau, un coin bureau ? Vous travaillez d'où ? Où est-ce que vous faites ?
- Speaker #1
Oui, j'avais un bureau les deux, trois dernières années juste à côté que j'ai quitté en décembre. Et là, j'en ai un nouveau à partir du 1er mai. J'ai eu un petit temps de battement parce que ce n'est pas facile à trouver. Et là, je voulais quelque chose vraiment avec une belle lumière où je pouvais inviter des clients pour qu'ils viennent voir un peu mon travail. Donc, normalement, ce n'est pas encore prêt, mais je devrais l'avoir le 1er mai.
- Speaker #0
Oui, vous ne travaillez pas chez vous en tout cas.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
On va passer à la chambre de votre fils. La chambre. Une chambre enfant qui est toujours une pièce qui peut être assez symbolique. Comment vous l'avez décorée déjà ? Est-ce qu'elle a une décoration spéciale cette chambre ?
- Speaker #1
Oui, j'ai choisi deux couleurs. C'est un vert un peu céladon et un jaune pâle. Et en fait, je me suis basée à partir du papier peint braconnier qui est édité en trois sortes de couleurs. Donc pour les enfants, j'ai l'impression, parce qu'il y en a un qui est un peu dans les tons roses, l'autre jaune et l'autre bleu, mais vraiment très pâle, couleur pastel un peu. et en fait ça reprenait le tissu qui est sur mon canapé de mon salon qui était celui de ma grand-mère et qui en fait n'est plus édité par Braconnier donc quand j'y suis allée pour récupérer le même ils m'ont dit non non aujourd'hui on vous propose cela et je trouve que c'était des tonalités parfaites pour une chambre d'enfant,
- Speaker #0
je me suis basée à partir de ça et il a du mobilier,
- Speaker #1
il y a d'autres choses il a une petite chambre, donc il y a son lit qui est en rotin, j'aime bien le rotin donc tout est un peu en rotin il a un ciel de lit avec une canopée au dessus en bois euh... Avec des petites vaguelettes en verre et puis, comment on appelle, une table à langer. Et puis voilà, c'est simple mais c'est mignon.
- Speaker #0
Est-ce que petite, vous aviez déjà, vous, le goût des jolies choses ?
- Speaker #1
Non, pas tant que ça. Je ne pense pas depuis que je suis toute petite. C'est venu après. Je pense que je ne me rendais pas compte de tout ça avant. Mais mes parents, en tout cas, c'était très important pour eux, justement, le sens du détail, le sens du beau. Les week-ends par exemple, on n'allait pas voir des musées, on n'allait pas faire des balades en forêt ou je sais pas, voilà. Nous on allait tout le temps, tous les dimanches, au même marché, au puce, en Belgique, et on allait farfouiller, voir ce qu'il y avait à droite à gauche, mais c'était vraiment des petites choses, mais toujours jolies. Et mon père me donnait une petite pièce d'un euro et me disait « cherche quelque chose de joli et ramenez avec ça » .
- Speaker #0
Et vous trouviez ?
- Speaker #1
Oui ! Mais c'est vraiment des petites babioles, comme on dit. Mais voilà, c'est vrai qu'on a été plongé dedans depuis qu'on est petit.
- Speaker #0
Et à partir de quel âge vous diriez que ça s'est affiné ?
- Speaker #1
Je pense quand je suis rentrée de toutes ces années à l'étranger. Vraiment, parce qu'avant, c'était plutôt des années où je découvrais tous ces pays. J'étais pas en train d'essayer de... de rassembler des choses pour créer mon univers. J'ai toujours habité dans des... Comme je bougeais tellement, dans des appartements. En fait, finalement, je ne m'en souciais pas tant que ça. Ce n'est pas devenu quelque chose d'important pour moi très vite. Mais quand je me suis installée à Paris, là, j'ai dû commencer. En fait, j'avais plein de choses que j'avais gardées à la campagne chez mon père. Je lui avais dit, le jour où j'aurai mon chez-moi, ce sera bien. Et je stockais tout chez lui. Donc finalement, j'avais pas mal de choses à... pour décorer dès le début.
- Speaker #0
Ah oui. Et enfant, vous vouliez faire quoi, petite ? Styliste,
- Speaker #1
comme ma mère.
- Speaker #0
Ah, c'est drôle. Styliste, donc dessiner vraiment des vêtements. Donc plutôt mode au début. Oui,
- Speaker #1
plutôt mode. Mais je me suis vite rendue compte que ce n'était pas vraiment ce que je voulais faire. Mais j'ai quand même fait un peu les études, j'ai quand même un peu fait des stages, voilà, travaillé dans le domaine. Et puis ensuite est venu...
- Speaker #0
Oui, mais c'était déjà, vous aviez une approche quand même un petit peu créative de tout ça. Est-ce que vous pensez que la créativité, on est avec ? Ou pareil, ça vient avec le temps, ça s'apprend ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si on est avec, je ne pense pas. Je pense que c'est un environnement. Ma mère, elle était toujours là avec ses crayons, ses aquarelles, sa peinture. Elle avait une énorme table à dessin dans sa chambre. Et puis, dès qu'on avait des moments, on dessinait. Moi, je ne lisais pas beaucoup, je dessinais tout le temps. On accompagnait mon frère qui faisait des championnats d'échecs. Donc c'était des championnats d'échecs, c'est quand c'est pas des blitz, ça dure 8 heures. Et comme ça pendant 3 jours, donc nous on avait énormément de temps et on dessinait, Donc je pense qu'aussi c'est un environnement qui vous pousse. Aussi peut-être qu'on a un petit don ou quelque chose, quelque chose qui vous... Vous avez des facilités, mais en fait tout se travaille. On doit continuer, continuer et ce n'est pas parce qu'on a des petites facilités qu'on sait tout faire.
- Speaker #0
Vous dessinez à côté de votre mère ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et le dessin, vous avez appris à quel moment ?
- Speaker #1
Je ne l'ai pas vraiment appris, c'est juste venu comme ça. Après, forcément, pendant mes études de stylisme, on faisait du dessin 6h, 8h par jour. Donc là, j'ai vraiment appris plein de techniques. Et même que ce soit pour le vêtement, finalement, on apprenait toutes sortes de techniques. Donc là, j'ai eu deux ans vraiment à fond. Mais avant, c'était comme ça. Et puis, en fait, on apprend en copiant. Donc, c'est comme ça qu'on apprend dans les écoles. Bon, je n'en ai pas fait, mais je sais, on copie beaucoup des sculptures, des tableaux. Et c'est comme ça qu'on apprend la technique, en fait.
- Speaker #0
Mais est-ce que vous pensez quand même qu'on peut avoir un petit don ?
- Speaker #1
Je pense qu'on peut avoir des facilités. Voilà,
- Speaker #0
des facilités, pardon.
- Speaker #1
Mais après, comme dans tout, ça se travaille. Il y a des gens qui sont éloquents, mais bon, après, non ?
- Speaker #0
Oui, ça s'apprend, ça se travaille.
- Speaker #1
Et quand on n'en fait pas pendant un petit temps, de temps en temps, le mois d'été, pendant un mois, j'en fais pas, je sens que je suis un peu rouillée après. Donc, on n'oublie pas, mais il faut pratiquer, comme les langues, comme tout.
- Speaker #0
Et alors vous, maintenant, le dessin, c'est devenu presque un outil de travail, mais est-ce que pour vous détendre, vous continuez à dessiner ou c'est devenu trop compliqué ?
- Speaker #1
C'est vrai que les gens me demandent tout le temps « Alors, tu peux ramener tes aquarelles en vacances et nous faire un peu un dessin de la maison ? » Et en fait, j'adorerais le faire, mais c'est juste que, comme je le fais tous les jours, c'est vrai que je ne le prends pas comme ça pour me détendre. Moi, c'est quand même... Même si c'est un plaisir pour moi de dessiner, ça reste mon travail quand même aujourd'hui, même si c'est un plaisir. C'est vrai que pendant les vacances, je ne le fais pas.
- Speaker #0
Et alors, comment on crée un motif ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
D'abord, comme pour tout, on réfléchit, on fait un mood board. Si le client, par exemple, a une palette de couleurs qu'il veut utiliser pour que ça aille avec ceci, cela. De temps en temps, on a des guidelines, de temps en temps, on n'en a pas. Et ce n'est pas forcément plus simple quand on n'a pas de guidelines. Parce que quand on vous donne vraiment, comment on dit ?
- Speaker #0
Des directives, des cartes blanches.
- Speaker #1
Oui, mais quand on vous donne des cartes blanches, de temps en temps, on se dit, bon, on peut faire tout ce qu'on veut, mais finalement, de temps en temps, c'est... même plus dur, même si après, évidemment, l'inspiration, elle vient. Mais donc, on commence toujours par un mood board avec une proposition de piste, quoi, pour, voilà, avec les couleurs. Et ensuite, je fais des sketchs au crayon. Et tout de suite, si ça plaît, j'enchaîne avec la couleur. Et en fait, après, je digitalise toujours tout sur Photoshop que j'uploade. Et après, en fait, je découpe chaque élément que j'ai dessiné pour en faire une composition après sur mon ordinateur, ce qui me permet après... de faire plein de changements, de pouvoir déplacer, couper, coller. C'est comme si on le faisait à la main, couper au ciseau, etc. Sauf que là, on le fait vraiment sur un programme. Et ce qui permet aussi après de changer les ombres, les couleurs. C'est extraordinaire Photoshop aujourd'hui. Donc je dirais que c'est 50-50, la partie dessin et ensuite la partie...
- Speaker #0
Oui, et il vous faut combien de temps alors ? Parce que c'est beaucoup d'aller-retour avec un client, ça dépend ?
- Speaker #1
Ça dépend. Mais de temps en temps, c'est rapide parce qu'on n'a pas le temps. Donc, je veux le faire en quelques jours. De temps en temps, quand on a plus de temps, justement, on peut profiter et prendre plus son temps pour proposer d'autres options ou pour tester différentes choses. Mais normalement, non, on n'a pas vraiment le temps. Ah oui, c'est vrai.
- Speaker #0
C'est quoi un sketch au crayon, vous avez dit ?
- Speaker #1
Par exemple, je dessine d'abord, par exemple, si c'est une fleur avec une feuille, je ne sais pas, je vais le dessiner au crayon. je vais proposer d'abord pour ne pas Parce que la mise en couleur, elle met quand même du temps. Donc, si ça ne plaît pas, je peux toujours effacer, gommer et recommencer.
- Speaker #0
Oui. Et il faut combien d'essais pour... C'est pareil. Imaginons, vous partez sur une fleur. Est-ce que vous faites une fleur et vous vous dites que c'est la bonne ? Ou est-ce que vous en essayez 153 000 et vous en proposez plusieurs ?
- Speaker #1
Non, j'en propose toujours plusieurs. Les gens aiment bien avoir le choix. Donc, quand on me dit qu'on va faire huit motifs, j'en fais douze, par exemple. Pour Thévenon, on en a fait beaucoup plus que ce qu'on a sélectionné. Et comme ça, en fait, eux, ils ont le choix de se dire, est-ce que ça, ça va marcher ou ça, ça ne va pas marcher ? Ça, c'est mieux en telle couleur. Puis après, on fait d'autres tests. En fait, à partir du moment où le motif est créé, après, il y a toute une autre partie qui se déroule, qui n'est pas forcément la mienne, mais où je donne mon avis. Et c'était le cas pour la collection du Bon Marché. C'est que j'ai proposé mes motifs. Ils ont plu, pas forcément du premier coup. Mais ensuite, on a pensé à d'autres... couleurs, c'est-à-dire qu'on a fait un monochrome qui allait beaucoup mieux que ce que j'avais proposé, par exemple, et puis on a changé les échelles. Comme c'était pour de l'habillement, c'est pas pareil que pour le textile qu'on met dans les maisons. Et après, il y a tous les tests de couleurs, puis il y a tous les tests sur différents textiles, comment le motif va être absorbé par le textile. Donc tout ça, c'est intéressant, mais c'est vrai que ça prend du temps et on ne s'imagine jamais le travail qu'il y a derrière.
- Speaker #0
Vous participez à toutes ces étapes ou vous dessinez un motif et après, vous avez fait la grosse partie du job et c'est terminé ?
- Speaker #1
Non, jusqu'au produit fini. De toute façon, c'est important parce qu'on n'a pas envie d'avoir les mauvaises couleurs. Et puis même, c'est amusant de participer jusqu'au bout.
- Speaker #0
Quelle est la différence entre motif et imprimé ?
- Speaker #1
C'est ça, c'est qu'un motif, en fait, il va être mis au rapport. C'est-à-dire qu'il a une forme et une répétition. Et cette répétition, ça va créer un imprimé.
- Speaker #0
D'accord. Vous avez fait aussi une collection de tapis. Ça, c'est encore autre chose.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Alors là, j'en ai trois chez moi. D'ailleurs, il y en a un derrière, un dans la salle à manger et un dans l'entrée. Et on a créé cette collection Jardin du Monde, donc en fin 2024. Et donc, il y a une collection de huit tapis. Et c'est justement sur le thème des jardins, encore une fois, et du voyage.
- Speaker #0
C'est là, ça revient toujours.
- Speaker #1
C'est le thème récurrent. Et c'est tellement un chien.
- Speaker #0
Ça reste un travail comme... Enfin, du coup, c'est pas que c'est votre univers que c'est forcément facile ?
- Speaker #1
Oui, c'est... Enfin, c'est pas compliqué pour moi, mais comme c'est toujours... en relation avec la nature, il faut quand même se renouveler, il ne faut pas toujours faire les mêmes choses. Mais la nature, c'est tellement infini qu'on peut puiser son imagination dans tout. Oui,
- Speaker #0
ça peut aller très loin.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On va aller dans votre chambre. Elle ressemble à quoi, votre chambre ? C'est quel univers ? Vous avez voulu quel style ?
- Speaker #1
Mais c'est vrai que ma mère, un jour, elle m'a demandé, elle m'a dit, je n'arrive pas à dire à mes amis quel style. Et ton appartement, je lui dis quoi ? Et je lui ai dit, mais je ne sais pas te dire parce que je n'ai pas un style en particulier, mais c'est comme je vous le disais, c'est un mix de plein de choses d'époque. Et c'est ça que je trouve qui est amusant, c'est de pouvoir mixer du moderne avec de l'ancien, avec des souvenirs d'ailleurs, etc. Il faut juste que ce soit un petit peu cohérent. Mais donc, je pars toujours de une chose en particulier. Et là, c'était mon couvre-lit que j'avais ramené d'Inde. C'était un susanier avec des grenades. Les grenades, c'est signe de fertilité, de la famille, etc. Je trouvais ça trop joli comme symbole. Et donc, ça avait cette couleur un peu rouge-rose. Donc, j'ai pris cette couleur rouge-rose et j'en ai fait un peu le fil conducteur de la chambre.
- Speaker #0
Oui, ok. Et vous avez une tête de lit, un talon. J'ai une tête de lit.
- Speaker #1
Mais alors, on a tout changé en novembre avec Maison Thévenon pour le lancement de ma collection. Donc, avant, c'était différent. Là, on a tout changé. Mon mari, d'ailleurs, un jour est revenu. Il m'a dit, tiens, mais il y a quelque chose qui a changé. Et en fait, j'ai tout changé. Les rideaux, la tête de lit, le panier du chien, tout ça avec le tissu qui s'appelle pompon, qui est jaune, enfin rayure jaune avec pompon vert. Et finalement, ça se marie assez bien avec ce que j'avais déjà au mur avant parce que je ne pouvais pas changer les couleurs. Donc voilà, c'est un peu rose rouge avec ces tons jaunes et verts. Et donc, j'ai des petites statuettes aussi au mur. J'ai des cadres avec des... Des oiseaux peints à la main par des peintres miniatures d'Oudaipour. Mais ça reste une pièce plutôt sobre par rapport au reste de l'appartement parce qu'il ne fallait pas trop surcharger.
- Speaker #0
Oui, pourquoi ?
- Speaker #1
À la demande de mon mari qui m'avait dit qu'on garde notre chambre un peu plus... Soft. Soft.
- Speaker #0
Est-ce qu'il a justement... Vous avez un univers qui est très fort, c'est vrai. Est-ce qu'il a son mot à dire, votre mari ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, je lui demande toujours tout, mais il est... Vraiment, il est toujours ravi, il est toujours content. Et là, récemment, j'ai une amie qui est venue et elle m'a dit, c'est marrant, on sent que c'est un peu un appartement de fille avec les couleurs. On a un tapis rose dans le couloir, rose assez fort, c'est pas un rose pâle. Et moi, ça ne m'avait pas choquée. Je ne me suis pas dit, tiens, c'est un appartement de fille. Et lui non plus, d'ailleurs, il m'avait dit, non, mais moi, ça me plaît, c'est joli.
- Speaker #0
Oui, il est fan de votre travail.
- Speaker #1
J'ai de la chance.
- Speaker #0
Qu'est-ce que vous pensez des tendances déco ? du style contemporain.
- Speaker #1
Je trouve ça superbe quand je vais chez des gens où toute leur maison est comme ça. Moi, après, je ne m'identifie pas parce que je n'ai pas grandi dans des environnements comme ça. Mais je me dis, tiens, c'est quand même très relaxant d'être dans un univers blanc avec peu de choses. Et moi, c'est vrai que je me surcharge beaucoup avec plein de petits bibelots, des décos partout. Mais c'est vrai que c'est là où je me sens bien. Mais j'aime beaucoup. Vraiment, je trouve ça très beau.
- Speaker #0
Est-ce que vous avez une pièce préférée ?
- Speaker #1
Chez moi ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Moi, je pense que c'est mon salon ou bien les petites toilettes d'invités. Elles sont toutes petites, ces miniatures, mais il y a une petite fontaine à la place de l'évier pour se laver les mains avec une tête de lion. Et je trouve que c'est assez joli. J'ai mis plein de petits cadres, miniatures partout. J'ai peint à la main les murs, donc c'est assez mignon.
- Speaker #0
Et à l'inverse, un petit coin que vous aimeriez bien refaire ?
- Speaker #1
Peut-être ma chambre. Là, j'ai une chambre d'amis pour un deuxième enfant après. Et peut-être celle-là. Mais sinon, vraiment, j'ai tellement mis mon cœur et toute mon énergie dans cet appartement que je n'aimerais pas le refaire tout de suite.
- Speaker #0
Oui. Vous pensez que c'est l'appartement de votre vie ?
- Speaker #1
Je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui nous est prévu pour l'avenir. Mais non, je ne pense pas parce qu'on a toujours aimé voyager et vivre à l'étranger. Moi, je ne suis pas parisienne. Donc, peut-être qu'un jour, on ira ailleurs. Et je l'espère pour mes enfants. Oui.
- Speaker #0
pour la suite. Pour la suite. Si on passe à la salle de bain, vous passez du temps dans votre salle de bain ? C'est une pièce qui est importante ?
- Speaker #1
Non. Vraiment, c'est rapide. C'est le matin, le soir et voilà. Mais je trouve que c'est important d'avoir une belle salle de bain. Mais encore une fois, je pense que celle qui est plus jolie, c'est celle de mon fils qui est plus... inspiration indienne où j'ai fait un arche au-dessus de la baignoire comme les fenêtres des palais au Rajasthan et donc ça fait un petit endroit charmant et cocoon et donc voilà, cette salle de bain est beaucoup plus jolie.
- Speaker #0
Vous êtes plutôt douche ou baignoire ?
- Speaker #1
Plutôt douche pour la rapidité mais pour les enfants, il faut une baignoire.
- Speaker #0
Et vous passez du temps de votre miroir ? Est-ce que vous avez des réflexions parfois ? Qu'est-ce que vous dites quand vous voyez dans le miroir ?
- Speaker #1
Ah, je pensais les rituels. Non, pas du tout. Non, moi non plus. J'ai pas le temps.
- Speaker #0
Non, non, non, pas du tout. C'est plutôt l'image, votre reflet. C'est plutôt pour aborder ce sujet-là. Qu'est-ce que vous vous dites quand vous voyez dans le miroir ? Quel regard vous portez, par exemple, sur... Là, on est là plutôt pour votre casquette d'illustratrice, etc. Qu'est-ce que vous vous dites sur votre métier, sur vous ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, je me dis que j'ai sans cesse envie d'avancer dans mon travail, de faire des projets encore plus challenging, encore plus beaux, encore plus grands. Donc on a des envies de... Enfin, ce n'est pas de mieux faire, mais de faire plus, on va dire. Mais de temps en temps, je me dis que je suis limitée avec mes deux mains. Et ça a été toujours mon problème depuis toujours, c'est que j'ai envie de faire plein de choses et on me propose plein de projets, mais je n'ai pas assez de... Donc là, je commence à m'associer avec d'autres personnes qui peuvent m'aider. Et donc du coup, on travaille en groupe et je trouve que c'est d'autant plus rewarding, comme on dit, parce qu'on apprend des autres, un projet emmène à un autre et puis on apprend des uns des autres. C'est super.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'un projet de plus grande envergure dans votre métier, par exemple ?
- Speaker #1
Moi, j'aime beaucoup la peinture décorative. J'ai fait quelques projets, j'en propose, mais... J'en ai fait un dans un endroit qui va ouvrir à Paris peut-être en septembre. Donc on attend de dévoiler les photos, etc. C'est vraiment quelque chose que j'aimerais plus développer. Parce que comme on en a parlé, je fais plusieurs types de choses. Des tapis, des motifs, je fais des collaborations avec des marques dans la mode, etc. Mais ce que j'aimerais vraiment développer, c'est cette partie peinture murale. Et donc faire des chantiers, que ce soit chez des gens ou dans l'hôtellerie, ça m'amuserait beaucoup. de faire ça, de décorer des salons, des flambres.
- Speaker #0
Vous voyez où dans 15 ans ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, mais ce que j'aimerais en tout cas, c'est développer un vrai studio, en tout cas si on parle professionnellement, un vrai studio où je puisse proposer quelque chose à mon nom, donc une marque à mon nom avec, je ne sais pas, je veux dire des sofas, des chaises, etc. Parce qu'aujourd'hui, je peux faire ça comme mes tapis, mais je m'associe toujours avec quelqu'un. pour collaborer parce que c'est plus facile. Mais à terme, j'aimerais bien pouvoir faire ça toute seule comme beaucoup de studios le font et proposer des projets de direction artistique.
- Speaker #0
Comment vous travaillez plutôt en silence, avec du monde, dans un contexte particulier, à des horaires particuliers ? Quand on a un métier créatif, parfois ça peut changer d'un métier plus classique.
- Speaker #1
Oui, non, alors moi c'est dans le silence. C'est vrai que j'essaye de mettre de la musique, mais j'aime bien être vraiment focus. et donc euh Sans bruit, je n'arrive pas à travailler dans les cafés, tout ça, j'aime bien être au calme. Et du coup, surtout le matin très tôt ou le soir quand les gens, enfin quand la journée des personnes se sont arrêtées, on va dire, moi c'est là que j'aime bien travailler parce que je sais que j'ai des longues plages horaires, sans appel, etc.
- Speaker #0
Et vous, vous démarchez un petit peu ou vous êtes surtout démarchée ?
- Speaker #1
Non, moi c'est grâce à Instagram du coup, franchement c'est un outil qui m'a vraiment aidée. Et pour le coup, je trouve que c'est extraordinaire parce qu'on arrive à... À être en contact avec des gens qui habitent aux quatre coins de la planète, on n'aurait pas pu se découvrir mutuellement. Et donc, c'est grâce à ça que je ne fais pas de démarchage, non pas pour le moment.
- Speaker #0
J'ai oublié de vous demander tout à l'heure ce qu'il y avait sur votre table de chevet. Et j'en vais arriver à une autre question. Qu'est-ce qu'il y a sur votre table de chevet dans la chambre ? J'aime bien cette petite question. Moi,
- Speaker #1
c'est très simple. J'ai de l'eau, une bouteille d'eau dans un beau... Comment dire ? Une belle...
- Speaker #0
Paraff. Non,
- Speaker #1
c'est quelque chose en rotin pour couvrir la bouteille. Ah oui,
- Speaker #0
d'accord.
- Speaker #1
Voilà, j'ai mes mots croisés, enfin mes mots fléchés, pardon. Donc je fais des mots fléchés et les gens rigolent tout le temps, je ne sais pas pourquoi. Et ensuite, j'ai une petite boîte avec plein de choses dedans. Voilà, pour mes Airpods, j'ai des crèmes. Pour les cacher ? Pour les cacher. Mais parce que moi, je suis toujours dans le rangement. C'est terrible, mais il faut toujours que les choses soient dans des boîtes pour pas qu'elles soient vues.
- Speaker #0
Pourquoi il ne faut pas qu'elles soient vues, les choses ?
- Speaker #1
Non, mais ça, c'est mon côté un peu...
- Speaker #0
Très organisé ? Oui.
- Speaker #1
On dit que les vierges, donc, c'est des personnes trop organisées, un peu, je pense.
- Speaker #0
Les signes vierges ?
- Speaker #1
Oui. Et donc, on a toujours... besoin d'organiser, ranger, parce que ça nous apaise en fait. Moi je sais que quand c'est rangé c'est bien.
- Speaker #0
Oui, votre salon il est impeccable.
- Speaker #1
Non mais c'est vrai qu'avec un enfant après on remet tout ça en perspective parce qu'on ne veut pas tout le temps ranger derrière et puis en enfant il faut qu'il vive normalement. Mais c'est vrai qu'avant d'avoir un enfant on m'avait dit tiens tu vas devoir changer tout ton salon pour qu'il... voilà tu vas voir il va tout casser. Et puis je me suis dit mais non il va pas tout casser. Et puis je lui ai appris à... gentiment et avec le temps à faire attention aux petites choses et puis il vient, il joue mais il ne dérange pas de tout donc on peut,
- Speaker #0
attention super cliché ce que je vais dire, être très créatif ce qui est vraiment l'essence de votre métier et en même temps vous êtes en train de dire que vous avez une certaine rigueur à côté d'ailleurs je lisais un article justement où on disait que les artistes créatifs ils sont dans leur monde voilà,
- Speaker #1
enfin j'ai trouvé ça un peu, oui non non Moi, j'ai beaucoup de rigueur dans ma vie et je me mets beaucoup de limites, de buts, de tout ça, parce que j'ai besoin de ça pour avancer. Je ne pense pas qu'on ait l'image de cet artiste. Non, je ne pense pas.
- Speaker #0
Non, mais bien sûr, je suis d'accord avec vous. Et donc, je raccroche mes wagons sur votre table de chevet et donc, on parlait d'Instagram. Est-ce que votre téléphone rentre dans la chambre ?
- Speaker #1
Oui, malheureusement.
- Speaker #0
Et donc, quel est votre rapport à Instagram ?
- Speaker #1
Alors moi, j'utilise pour mon travail, c'est sûr que c'est ma vitrine, etc. Ensuite, je ne vais pas vous mentir que comme tout le monde, ça m'arrive de scroller, etc. Mais c'est vrai que je me limite beaucoup. J'essaye de faire un peu la part des choses. J'aimerais avoir la règle du pas de portable dans la chambre, mais en tout cas, on ne l'a pas encore fait.
- Speaker #0
C'est difficile. En quoi c'est votre vitrine ? Parce que typiquement, le fait d'avoir... Vous montrez votre appartement, par exemple, ou un peu de votre quotidien, vos projets, votre univers en tout cas, pas votre intimité du tout. Non, mon intimité,
- Speaker #1
oui, plus les projets, oui, le day-to-day au travail, les événements, tout ça. Et en fait, même si on a un site à côté qui est plus comme un portfolio, d'ailleurs je suis en train de le refaire, je vais le publier bientôt. Je pense que je ne sais pas pourquoi Instagram, les gens vont... plus voir ça comme vitrine que le site web parce que c'est peut-être plus proche de la... Enfin, je ne sais pas. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais en tout cas, c'est important. Dans mon travail, c'est vrai que j'ai eu beaucoup de critiques par rapport à ça, Instagram, et plus des gens qui sont moins dans le métier. Mais j'ai dit, moi, c'est ce qui m'apporte tous mes projets aujourd'hui. Après, il y a beaucoup de bouche à oreille, mais les trois quarts me disent, on a vu que vous aviez fait ça et puis j'ai vu tel événement. Enfin, voilà.
- Speaker #0
Oui, et puis ça reflète, comme vous avez un univers qui est fort, vous communiquez dessus et c'est ça qui plaît aussi.
- Speaker #1
Oui, je pense.
- Speaker #0
Dernière question culte dans cette émission, est-ce que vous avez un snobisme ? Vous parliez tout à l'heure, par exemple, de cacher la carafe, vous voyez ce genre de petites choses.
- Speaker #1
Ah oui, oui, mais est-ce que c'est un snobisme ? Je ne sais pas. Non, pardon,
- Speaker #0
ce n'est pas du tout ce que je voulais dire. Non, c'est parce que je pensais, il y a une invitée par exemple qui avait dit qu'elle, son petit snobisme, c'était qu'elle ne voulait surtout pas avoir de bouteilles d'eau à table, de bouteilles en plastique à table. J'ai pensé à ça, mais je ne me permettrais pas de dire que...
- Speaker #1
Non, mais c'est sûr que j'aime bien que les choses soient carrées comme je veux et qu'elles soient bien ordonnées. Donc ça, c'est un peu mon petit côté maniaque, pas top. Mais d'un côté, dans le travail, on est rigoureux. Donc,
- Speaker #0
vous n'en avez pas. Il n'y a pas de petites choses que vous faites et vous vous dites, bon, je suis un peu… j'exagère, mais…
- Speaker #1
Si, d'être maniaque, c'est ça, je pense.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Oui, et de réfléchir tout le temps à tout, de voir toutes les choses à droite à gauche.
- Speaker #0
Tous les petits détails.
- Speaker #1
Oui, je scanne tout. Mais ça, c'est notre œil aussi, parce qu'on travaille dans le dessin, dans le détail. taille, etc. Moi, je regarde tout parce qu'en fait, finalement, mon œil s'inspire de tout. Donc, chez les gens, je regarde tout mais ce n'est pas d'une manière critique. Critique, c'est... Je regarde vraiment tous les détails, c'est-à-dire la moulure, le truc, le machin et je ne le fais pas comme un exercice. C'est juste que c'est malgré moi. Donc, je peux ressortir et vous dire tout ce qu'il y avait dans leur appartement, le cadre, comment il était, pourquoi j'aimais le cadre, pourquoi la bas-jour, la bas-jour.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un faux pas d'écho ? Je vous ai demandé pour la table tout à l'heure, mais quelque chose, parfois, vous allez chez quelqu'un et vous dites, ah non, il ne faut pas. Il ne faut pas faire ça. Ce n'est pas joli. Dernièrement, quelque chose, vous avez vu, vous vous dites, oh non.
- Speaker #1
Je réfléchis là parce que je regarde chez moi. Qu'est-ce qu'on pourrait faire comme ? Mais moi, il y a sûrement des gens qui doivent se dire que je fais des faux pas avec tous les motifs et tout ça que je mixe. Moi, je trouve ça magnifique. En fait, finalement, on… Subjectif, qu'est-ce qui est beau, qu'est-ce qui n'est pas beau ? Moi, je trouve ça beau. Il y a des gens qui... Et on en a sur Instagram, on le sait, des gens qui vont vous dire que c'est affreux. Bon, ben, voilà. Moi, après, les tapis blancs, c'est sûr que... C'est pas que je trouve pas ça beau, c'est juste que je me dis... Avec les chaussures et tout, je me dis, oh là là, ça doit être compliqué.
- Speaker #0
Ça ne vous ressemble pas, oui.
- Speaker #1
Non, aussi, ça ne me ressemble pas. C'est sûr que j'aime bien les univers qui vivent avec des textures, des couleurs. Plein de choses, donc voilà.
- Speaker #0
Comment on ose ça ? Quelqu'un qui... Vous avez un univers qu'on peut admirer, mais c'est difficile à reproduire. Qu'est-ce qu'il faut faire ?
- Speaker #1
Moi, je pense qu'il faut marcher au coup de cœur. C'est ce qu'avec ma mère, elle me disait toujours ça. Quand j'hésitais, je lui envoyais des photos, mais j'étais plus jeune, elle me disait « Écoute, est-ce que tu as le coup de foudre ou pas ? » Et donc, si je n'avais pas le coup de foudre, c'est-à-dire que je ne pouvais pas repartir sans cet objet ou sans ce tissu ou je disais n'importe quoi, je ne le faisais pas. Ou alors, au cas contraire, je le faisais. et alors finalement bizarrement aller ensemble à la maison. Vous voyez ? Donc, je me dis coup de foule, oui. Dans ce cas, je le prends,
- Speaker #0
sinon je ne vais pas hésiter. Si j'hésite, ça veut dire que c'est pas... Quand il y a un doute, il n'y a plus de doute. Il n'y a pas de doute. Voilà. Merci beaucoup, Tatiana. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Au revoir. Décodeur, c'est terminé pour aujourd'hui. Merci beaucoup d'avoir écouté en entier. Si vous avez aimé, n'oubliez surtout pas de vous abonner au podcast pour ne pas ne pas rater les prochains épisodes et retrouver tous ceux qui ont déjà été enregistrés. N'hésitez pas non plus à le partager en l'envoyant à vos proches qui pourraient être intéressés ou en story Instagram. D'ailleurs, on peut se retrouver sur le compte Décodeur où je poste très régulièrement. Et si jamais vous avez 15 secondes, n'oubliez pas de laisser 5 étoiles ou un avis. C'est juste sous la liste des épisodes. Non seulement ça me fait très plaisir, évidemment, mais dans la jungle des podcasts, plus on a de notes, plus on se fait remarquer, ce qui est très important pour moi. Voilà, merci beaucoup et à très bientôt alors, ici ou ailleurs.