Speaker #0Bienvenue dans Décortiqueur, le podcast dans lequel on décortique nos histoires de cœur en démontant nos schémas bloquants et nos tentatives de solutions foireuses. Je m'appelle Alexandra Cassi, je suis coach diplômée et spécialisée dans la dépendance affective, mais surtout passionnée par le fonctionnement des relations humaines. Ensemble, on va découvrir mes cas de coaching, mes réflexions personnelles et vos histoires à vous, chers auditeurs. C'est parti, on commence ! Hello, hello et bienvenue dans ce neuvième épisode. Et dans cet épisode, on va parler d'une de mes réflexions personnelles, de quelque chose que je peux observer au quotidien depuis très longtemps. Et quand je dis très longtemps, je devais avoir moins de dix ans quand je me suis faite cette réflexion pour la première fois. Cette réflexion qui est que l'humain est une machine à critiquer les autres, à parler sur le dos des autres. C'est vraiment... Un constat que j'ai fait, et je me souviens d'un jour où j'étais enfant, et j'observais comme ça les personnes de ma famille avec qui j'étais, parler entre elles, entre adultes, et ces personnes, elles aimaient bien, elles avaient toujours un truc à dire sur quelqu'un. Il y avait toujours un truc. Ça pouvait être de la critique, mais ça pouvait être aussi une sorte de discours victimisant. C'est-à-dire qu'on est souvent touché par le comportement et par les mots des autres. Et on a tendance, un peu trop à mon goût, à les interpréter comme étant contre nous. C'est-à-dire que dès qu'on ne comprend pas quelqu'un, on va tout de suite se mettre en victime de cette personne. C'est-à-dire, peu importe ce qu'elle dit, ce qu'elle fait, si ça ne nous convient pas, si ça ne convient pas à notre vision du monde, on va se sentir victime de cette personne-là. Et donc, par voie de conséquence, l'humain, ce qu'il a tendance à faire quand c'est comme ça, il a tendance à aller se rassurer auprès des autres. Et donc, ce qui fait qu'on crée comme ça des clusters où on va parler sur le dos des autres auprès de certaines personnes. Et potentiellement, ce qui pourrait aussi se passer, et ce qui se passe aussi souvent, c'est qu'on va parler sur le dos d'une personne avec un tel, et puis on va parler sur le dos d'un tel auprès d'une autre personne, sur différents sujets. J'ai l'impression... Que le monde fonctionne comme ça, que l'humain fonctionne comme ça depuis toujours, que c'est la nature humaine. J'ai vraiment cette impression que c'est vraiment instinctif, c'est naturel, on ne peut pas s'en empêcher. Ça procure même du plaisir en fait, on se sent comme soulagé, comme vidé. C'est comme si on avait vidé notre sac en fait, quand on avait déblatéré un peu sur la personne en question, ou sur le sujet en question. Mais c'est quelque chose, tu l'avoueras aisément, c'est pas quelque chose de constructif pour les relations. Alors attention, je ne fais pas cet épisode dans un esprit de critique et de reproche. Je fais cet épisode en m'incluant dedans. Parce que ce travail-là d'essayer de ne plus critiquer, je le fais aussi sur moi. C'est-à-dire que je me rends compte aussi qu'instinctivement, je pourrais moi aussi me victimiser, je pourrais moi aussi m'offusquer de ce qu'un tel ou un tel a dit, et je pourrais prendre la facilité d'aller déblatérer sur le dos de la personne. Je me rends compte encore une fois que c'est instinctif. C'est, à mon sens, encore une fois je le dis, c'est vraiment dans le but de se soulager, c'est dans le but de se rassurer, mais c'est aussi dans le but de s'empêcher de se remettre en question, de se regarder en face. Et on préfère toujours jeter la pierre aux voisins qu'à nous-mêmes. Se remettre en question, c'est vraiment un exercice qui est compliqué. Quand bien même on a l'impression qu'on se remet en question sur des choses, il reste des sujets sur lesquels C'est quand même assez compliqué d'aller se remettre en question. Ces sujets-là peuvent être différents d'une personne à une autre. Je ne vais pas rentrer dans le détail des thèmes, des sujets qu'on aime aborder dans ce contexte-là. Mais quoi qu'il en soit, voilà, c'est le sujet que j'avais envie d'aborder aujourd'hui, c'est vraiment la critique de l'autre, l'être humain qui aime aller critiquer les autres et parler sur le dos des autres. C'est-à-dire que dans un premier temps, en interne avec nous-mêmes, on a une critique à proférer, on n'est pas d'accord avec telle ou telle personne. Dans un second temps, ce qui se passe, c'est qu'au lieu d'aller essayer de se comprendre soi-même, d'aller essayer de comprendre l'autre, ce qu'on va préférer faire, c'est choisir une personne de notre entourage, de préférence dont on sait qu'elle va être d'accord avec nous, et aller déblatérer sur l'autre personne, sur la personne qui a dit ou fait quelque chose à notre sens de critiquable. Et ce fait-là, j'ai bien l'impression que c'est ce qui est à l'origine de nos relations qui sont chaotiques. Je pense que si tu écoutes cette chaîne régulièrement, si tu t'es abonné, c'est que t'es intéressé par le fait de comprendre les relations. Et qui dit intéressé par le fait de comprendre les relations, dit envie d'améliorer ses relations. Alors, encore une fois, il y a le fait de vouloir améliorer les relations, et il y a le fait de vouloir se rassurer. se consoler à toi de savoir dans quelle catégorie tu te places. Moi je pense qu'on ne peut pas évoluer, on ne peut pas faire évoluer la société et on ne peut pas se sentir bien nous-mêmes si on tient juste à remettre en question le comportement des autres, à expliquer le comportement des autres sans se remettre en question soi-même. Parce que c'est bien d'aller comprendre, ok, pourquoi un tel m'a humilié, pourquoi un tel m'a manqué de respect, mais c'est aussi bien de comprendre Pourquoi moi je le fais de temps en temps ? Et est-ce que moi je le fais de temps en temps ? Parce qu'on ne s'en rend pas forcément compte. Donc le travail de compréhension des relations, il va dans les deux sens. Il faut autant essayer de comprendre les autres qu'essayer de se comprendre soi-même. Et c'est vraiment le cœur de la problématique relationnelle à mon sens, mais c'est aussi le cœur de cet épisode. C'est-à-dire que le fait... Le sujet de cet épisode qui est le fait de parler sur le dos des autres, il s'explique en deux points. Et ces deux points, je viens de les énoncer, ces deux points, ce sont, petit 1, le fait de ne pas comprendre les autres, petit 2, le fait de ne pas se comprendre soi-même. Et c'est vraiment quelque chose qui est primordial. Premièrement, comprendre les autres, aller vers l'autre. Combien de fois, par jour, par semaine, tu peux t'offusquer ? des mots d'un tel, des actes d'un tel, même des choix d'un tel, des choses parfois qui n'ont même pas à voir avec notre propre vie, qui ne nous concernent pas. Combien de fois on a envie de réagir ? Combien de fois on a envie de critiquer ? Combien de fois on a envie de dire que c'est n'importe quoi, que ce n'est pas logique, etc. En fait, c'est notre instinct qui est là comme pour nous protéger de je ne sais quoi, mais cet instinct qui est là pour nous dire qu'on est les bonnes personnes, que nous on a raison. Que nous, si on n'a pas pris cette décision, c'est qu'il y avait une logique, et que si l'autre a pris cette décision, c'est qu'il n'est pas logique. Mais on n'est pas, à mon sens, ce qui manque, c'est vraiment d'aller à la rencontre de l'autre. On ne vit pas les mêmes choses, on n'a pas tous la même culture, on n'a pas le même rythme, on n'a pas les mêmes envies, les mêmes aspirations dans la vie. Et au lieu d'aller essayer de comprendre ça, on est automatiquement et premièrement dans la critique. On a comme un geste de rejet. un geste de rejet de l'autre, de pourquoi il vit comme ça, de pourquoi il a fait ce choix-là, etc. Moi, ce que je t'invite à faire, c'est d'aller vraiment, quand la prochaine fois que tu auras ce sursaut-là, cet élan de critique de l'autre parce que tu n'es pas d'accord avec, plutôt que de te tourner vers quelqu'un avec qui tu vas pouvoir déblatérer sur ce cas-là, pose-toi la question en interne, ok, pourquoi je le ressens comme ça ? Qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de moi qui fait que j'ai tout de suite envie d'aller en parler aux autres et d'aller parler sur le dos de l'autre. Demande-toi ce que la personne, elle vit, de quelle culture elle vient, qu'est-ce qu'elle a traversé dans sa vie. L'idée, c'est vraiment d'aller à la rencontre de l'autre. Alors déjà, ce que je t'invite à faire, c'est de le faire en interne, de te poser ces questions-là, mais ce que tu peux faire aussi, c'est d'aller poser ces questions à la personne. Parce que ce que je remarque aussi, c'est que ce qui nous pousse à critiquer l'autre, souvent, c'est le fait de ne pas oser. parler de son interrogation, parler du fait qu'on ne comprend pas forcément pourquoi la personne parle comme ça, dit ce qu'elle est en train de dire, fait le choix qu'elle a fait, vit comme elle a décidé de le vivre, éduque son enfant comme elle a décidé de l'éduquer, etc. Qu'est-ce qui t'empêche d'aller lui poser ces questions-là ? À partir du moment, bien sûr, où tu es invité à la confidence. Si la personne, elle te parle en direct, qu'elle te parle d'elle-même, de ses projets, de ce que toi, tu as envie de critiquer. Va à sa rencontre, pose-lui des questions. Ah ouais, mais comment tu vois les choses et comment ça se fait que tu as pris cette décision-là ? Et est-ce que tu as pris tous les paramètres en compte ? Et voilà, ça devrait être un échange. Il y a un autre cas où, parfois, on n'est même pas concerné. La personne, elle ne sait même pas qu'on est au courant de sa vie, de ses choix, etc. Et là, encore une fois, on a envie d'aller critiquer, on a envie d'aller parler sur le dos de l'autre, de cette personne-là, avec quelqu'un d'autre, etc. Bon ben là. reviens à toi-même et pose-toi ces questions-là. Je pense que la plupart des réponses, tu les as, même si tu n'as pas le détail des explications, tu peux facilement obtenir des réponses. Il suffit que la personne, tu sais qu'elle n'a pas eu la même éducation, qu'elle n'a pas les mêmes manques, les mêmes blessures que toi, qu'elle n'a pas le même parcours, la même culture. Tu vas facilement pouvoir comprendre que c'est normal qu'elle ne fasse pas des choix que toi, tu aurais fait. Je rajoute un bémol pour que ça, ça fonctionne. Il faut que ça ait un double sens, c'est-à-dire il faut que la personne en face, elle fasse ce travail aussi de logique. Il faut que cette personne, elle fasse ce travail de compréhension d'elle-même, qu'elle agisse avec une certaine logique. Et ça, j'y reviendrai après, mais ça me mène au deuxième point, deuxième nécessité pour améliorer ses relations, après avoir essayé de comprendre l'autre, ce qui vient... Dans un deuxième temps, pour arrêter, éviter cette critique, et de répondre surtout cette critique, c'est essayer de se comprendre soi-même. Parce que la critique, elle vient, comme je disais, de l'ignorance, de l'ignorance de l'autre, mais aussi de l'ignorance de soi. L'idée c'est aussi de te comprendre, ok, pourquoi je réagis comme ça ? Pourquoi j'ai un élan de critique ? Qu'est-ce que ça provoque chez moi ? Est-ce que j'ai peur ? Est-ce que je me sens rejetée ? Est-ce que je me sens... Je ne me reconnais pas dans les choix de l'autre, et donc ça me fait peur ? Est-ce que ça me renvoie à mes propres failles ? des choses que moi je suis incapable de faire, de quoi j'ai besoin et que je m'apporte peut-être pas, etc. Souvent aussi quand on critique quelqu'un, ça peut s'expliquer par de la jalousie, par de l'envie, par de l'incapacité à prendre les mêmes décisions, à être à la hauteur de ses rêves par exemple, ou à être à la hauteur des efforts nécessaires pour arriver à vivre de la même manière, à parler de la même manière, etc. Et à mon sens, c'est ce travail qui va dans les deux sens, c'est-à-dire... Je fais l'effort de me mettre à la place de l'autre et de me comprendre moi-même. C'est ce premier élan-là qui va déjà casser l'élan de colporter des ragots, des rumeurs, des critiques, etc. Pour moi, c'est le premier maillon de la chaîne pour des liens relationnels plus sains, et je vais même plus loin, pour une humanité qui est plus saine. Déjà, commençons par regarder sur le pas de notre porte. Commençons par essayer de se regarder en face, nous-mêmes. allons à la rencontre de l'autre allons comprendre pourquoi l'autre on comprend pas pourquoi on a envie de critiquer qu'est ce qui fait alors on peut même s'avouer des choses entre guillemets inavouable peut-être que tu es jaloux peut-être que tu as peur peut-être que tu as peur de cette différence peut-être que tu as peur de ne pas être à la hauteur peut-être que tu te reconnais pas en fait dans les choix de la personne et que tu te que tu te dis potentiellement m'a omis Peut-être que ça te fait peur de ne plus jouer dans la même cour. J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de ces deux éléments-là, peur, jalousie, et c'est ça qui nous pousse à critiquer l'autre. Donc peur, jalousie, mais aussi manque de connaissance de la culture de l'autre, de l'autre dans sa personnalité, manque de, j'ai envie de dire, manque de respect de l'autre. Je vais peut-être loin, mais il y a peut-être aussi une dimension de respect. C'est-à-dire que... À partir du moment où on n'est pas capable d'accepter que l'autre est différent, donc d'accepter que l'autre fera des choses que nous on ne fera pas, pour différentes raisons, à partir du moment où on n'est pas capable d'accepter ça, je pense que le manque de respect s'installe. Et à partir du moment où il n'y a plus de respect, forcément il n'y a pas de bonne relation. Il y a une nuance que j'aimerais apporter, et j'en ai parlé tout à l'heure et j'ai dit que je reviendrai dessus, c'est le fait aussi que si on fait le travail, d'apprendre à se comprendre, d'apprendre à comprendre l'autre, d'essayer du moins de comprendre l'autre, on attend aussi que l'autre le fasse en retour. Et bien souvent, ce qui se passe, c'est que comme on estime que l'autre ne fait pas ce travail-là, on ne va pas se forcer à le faire. On ne veut pas faire le premier pas. Et c'est ça qui nous tire tous vers le bas. C'est ça qui fait que, finalement, on ne s'encourage pas les uns les autres, qu'on n'évolue pas plus que ça. C'est qu'on est dans la critique constante, plutôt que de se dire, ok, l'autre, peut-être qu'il ne le fait pas pour le moment, peut-être que lui, en retour, il n'aurait pas fait ce travail de, ok, je vais me contenir, je vais éviter d'aller colporter, je vais éviter d'aller critiquer de prime abord, je vais essayer de me comprendre, je vais essayer de comprendre l'autre, de le prendre dans sa globalité, de le respecter dans ce qu'il est. Et comme on a la certitude que l'autre ne fait pas ce travail, eh bien, on s'empêche de le faire. Sauf que, non seulement... bien sûr ça ne fait pas grandir la relation mais ça ne nous fait pas grandir nous-mêmes parce que quand tu perds ton temps à parler de l'autre tu ne le passes pas à évoluer toi-même parce que essayer de se comprendre essayer de respecter les autres essayer de respecter ce qu'ils sont ça, ça fait grandir ça, ça contribue non seulement à la société mais en plus à toi-même à ton évolution personnelle et je pense que tant qu'on n'aura pas compris ça on n'évoluera pas Merci. Nous on restera dans notre, j'ai envie de dire, dans notre médiocrité. C'est un truc que je me dis, alors même, encore une fois, je le répète, que, instinctivement, moi aussi, parfois, j'ai envie de tomber dans la critique. J'ai cet instinct qui me fait dire, mais je ne comprends pas, ce choix, je ne le valide pas du tout, c'est n'importe quoi d'avoir fait ça comme ça, etc. Bien sûr que j'ai cet instinct-là, parce que je suis humaine, mais j'essaye de le maîtriser au quotidien, j'essaye de me freiner. là-dedans, et je me dompte. Et quand on est dans une société qui se pousse dans la médiocrité, qui ne cherche pas à évoluer, ce qui se passe, c'est qu'on va juger les autres parce qu'on estime que les autres agissent de manière incohérente, ce qui est parfois vrai, même très souvent. On voit des gens autour de nous qui font des choix qui nous paraissent incohérents, ce qui est à la base de notre envie de critiquer. Et ce qui se passe, c'est que... Cette personne, elle est incohérente, elle ne se comprend pas elle-même. Pourquoi nous, on irait essayer de la comprendre ? Sauf que d'un point de vue systémique, si on ne met pas la première pierre, il n'y a rien qui va changer. Si nous, on reste dans cette médiocrité, on ne pose pas la première pierre, on n'invite pas l'autre à changer. Pour qu'il y ait un changement, il faut pouvoir initier un changement. Tu l'as déjà initié en cherchant à te comprendre si tu écoutes cette chaîne, si tu fais un travail sur toi. Tu le fais pour toi. Mais le travail ne pourra jamais être complet si tu vis dans une société où tu te sens à part. Et donc, pourquoi ne pas essayer de poser la première pierre en montrant l'exemple, finalement ? C'est difficile. C'est difficile parce qu'au quotidien, on est entouré de personnes qui sont très critiques et qui ont envie de déblatérer les unes sur les autres. C'est difficile d'être au milieu de la foule, ou c'est même difficile d'être face à quelqu'un à qui on tient, par exemple, qui va se mettre à critiquer quelqu'un. C'est difficile de lui faire comprendre, écoute, j'ai pas envie de ce ragot-là, j'ai pas envie de parler de ce sujet-là. Ou alors de l'inviter aussi à dire, ouais mais tu te rends compte que peut-être qu'il y a une différence de culture, que peut-être on n'a pas cherché à la comprendre, peut-être qu'elle se comprend pas elle-même et qu'il faut l'inviter à ce qu'elle se comprenne elle-même. Ça c'est des choses que je fais régulièrement. Et c'est pas que je suis mal reçue, mais c'est que je suis vue un peu comme une ovnie et... Et en fait, ça casse un peu le délire, parce que l'humain, il se conforte à critiquer l'autre, on l'a dit tout à l'heure. Et quand une personne se met à l'aise, se met assez à l'aise avec toi pour parler sur le dos de quelqu'un, elle n'a pas envie que tu lui reflètes sa médiocrité dans le fait de critiquer l'autre. Et donc ça, c'est vraiment quelque chose d'inconfortable. Mais je te garantis que si tu le fais, même si c'est inconfortable, que tu vas passer pour le ou la rabat-joie de service. dans un premier temps, mais tu pourras te regarder en face et tu seras à l'origine peut-être d'un changement qui va mettre peut-être du temps chez la personne, mais tu seras à l'origine d'un changement, c'est certain. Alors je pourrais aussi te conseiller de couper les ponts avec ces personnes-là et de fréquenter des gens qui sont beaucoup plus alertes là-dessus, qui se remettent en question, etc. Je n'ai pas envie de te donner ce conseil-là. Alors bien sûr, je te conseille de te rapprocher des gens qui pensent comme toi, qui sont ouvert d'esprit, etc. Mais je n'ai pas l'impression que ça nous rend beaucoup plus heureux de vivre dans notre bulle de gens, entre gens, qui sont informés, qui sont alertes sur ce sujet-là, qui comprennent bien l'effet dévastateur que ça peut avoir. Je n'ai pas l'impression que ça nous rend vraiment heureux de vivre chacun dans notre bulle en observant les autres. Soyons à l'initiative de ce changement. Juste invitons les gens à prendre en considération que oui, on peut changer en fait. Ils prennent, ils ne prennent pas. Ensuite, ça les regarde et là, tu prends la décision de continuer à les fréquenter ou pas. Mais tant que tu n'as pas fait ce travail-là, de leur montrer qu'il y a une autre manière de relationner, il y a une autre manière de voir les choses. Je trouve ça un peu dur de se dire, je m'éloigne. Alors, ce n'est pas une critique, parce que ça peut être entendable, parce qu'on peut être fatigué de cette société qui n'est pas du tout bienveillante. Et on peut avoir juste envie de se mettre à l'écart. Mais il y a forcément des moments dans ta vie où c'est juste simple. Si tu es prête à faire sortir cette personne de ta vie ou à moins la fréquenter, qu'est-ce que tu as à perdre à aller lui montrer qu'une autre manière de relationner, de penser est possible ? Qu'est-ce que tu as à perdre à aller lui proposer de regarder les choses autrement ? De lui montrer qu'en fait, toi, tu coupes cette boucle et que tu décides d'arrêter de critiquer. de parler sur le dos des autres gratuitement, etc. Bien évidemment, si je reprends à la base, il faut toi-même avoir envie d'arrêter ça. C'est peut-être pas le cas de tout le monde. T'es peut-être juste en train d'écouter cet épisode ou en train d'essayer de comprendre les relations sans avoir pensé que ça pouvait passer par toi. Mais en tout cas, comprends que t'es un maillon de la chaîne et comprends que ça peut être quelque chose de bien que d'essayer de changer toi-même pour montrer l'exemple et pour voir en fait si ça change. Pour voir si le monde change derrière. Voilà, je m'arrête là pour cet épisode. J'espère que ça t'a... potentiellement aider à voir les choses autrement. Encore une fois, cet épisode ne se veut absolument pas moralisateur. L'idée, c'est vraiment de t'inviter à te regarder tel que tu es, humain, fragile, imparfait, comme je peux l'être. Et de se dire, ok, en fait, je vais commencer par moi et je vais voir l'effet que ça a sur les autres. Et j'aviserai. En tout cas, c'est comme ça que moi, je fonctionne. J'essaye. de changer, j'essaye de m'améliorer. C'est très difficile. C'est bien pour ça que souvent je me retrouve de plus en plus à m'isoler un peu, à garder les choses pour moi, à moins partager avec les gens de mon entourage. On dit que plus on vieillit, plus notre cercle restreint, je le confirme. Alors je ne suis pas grabataire non plus, mais j'arrive près de la quarantaine et j'ai vraiment cet instinct de... Cette envie de paix, de calme, et en même temps de me dire mais c'est pas comme ça que je vais changer le monde, quand bien même c'est pas forcément ma mission de vie, je me dis qu'on a tous notre pierre à apporter à l'édifice, et je me dis que je m'isole quand j'en ai besoin, par contre, y'a rien qui m'empêche de partager à mon échelle ce que je peux, c'est ce que je fais sur cette chaîne, c'est ce que je fais avec mon entourage, c'est ce que je fais avec mon fils, c'est ce que je fais parfois en parlant avec mon mari, avec mes amis, ma famille, mais... Quand ça devient trop, quand j'ai plus envie, j'arrête. C'est ce que je t'invite à faire. C'est pas d'en faire une bataille au quotidien, parce que la vie elle est assez compliquée pour te rajouter des problèmes, mais c'est de faire à ton échelle. Et donc, soit le changement que tu voudrais voir dans ce monde, c'est une phrase qui est connue, mais que je répète. Parce que ça commence là-dessus. C'est pas facile, parce que souvent quand on a des problèmes relationnels, quand on se rend compte de la misère du monde, on a envie de fustiger les autres. Mais en fait, on fait partie de ce système-là. Et moi, je t'invite à comprendre que le changement, il commence par toi. J'espère que cet épisode t'a quand même été assez doux. Je te remercie de m'écouter. N'hésite pas à partager, à t'abonner. N'hésite pas à commenter, n'hésite pas à me contacter. Si t'as besoin d'une séance de coaching individuelle, le lien est dans la description de cet épisode. Quant à moi, je te dis au prochain épisode. et d'ici là, n'oublie pas, se comprendre ne vient jamais par chance, mais par choix.