- Speaker #0
L'épisode, il démarre dans quelques secondes, mais avant ça, je te rappelle, tu peux mettre 5 étoiles sur Spotify et Apple Podcast. Tu peux aussi mettre un commentaire sur Apple Podcast ou la section sondage sur Spotify. Et finalement, si tu veux me faire un retour sur Instagram, c'est dedicated underscore podcast. Je te remercie d'avance. Bonne écoute. Peace out.
- Speaker #1
What's up, y'all ? You're tuning in to the Dedicated Podcast.
- Speaker #0
Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. On est de retour pour un épisode et ceci est le premier de l'année 2026. Alors, il y a un nouveau bouquin, un nouveau livre qui est sorti récemment, j'en ai parlé dans l'épisode avec Colt. C'est un livre qui parle d'énormément d'anecdotes, qui parle d'expériences, qui parle du hip-hop, qui parle de... Bref, de tout ce qu'on aime. Le livre, c'est Les Grandes Aventures de Baby Blue, Mémoire d'un Serial Interviewer, Rap et Hip-Hop. Alors, comme j'ai dit, c'est un livre qui rassemble anecdotes, knowledge, free game, avec une préface de AKH et Shuriken et plus de 260 expériences liées à un artiste US, français, ou même il y a deux, trois Suisses, si je me trompe. Et j'ai avec moi donc... L'auteur de ce bouquin, Chuck, Chuckie Fresh, a.k.a. Baby Blue, comment ça va ?
- Speaker #2
Merci pour l'invitation, ça va super bien, comment ça va toi ?
- Speaker #0
Moi ça va très très bien, je suis très honoré. Je vais commencer par une petite anecdote, et je fais un shout-out à mon petit frère, il faisait du sport l'hiver mardi soir, et en fait je devais aller le chercher à 22h, et en fait c'était le seul moment où ça m'embêtait pas d'aller le chercher, parce que je pouvais écouter Downtown Boogie. et je pouvais écouter les interviews et c'était vraiment un moment que j'appréciais parce que ça me nourrissait de tout ce que je kiffais et moi j'ai grandi à Neuchâtel et certaines fois j'avais pas accès à tout donc écouter ça c'était comme aller à l'école du hip hop donc shout out à tous les membres du Downtown Boogie dont t'as fait partie jusqu'en 2012 Et en fait, je t'ai même suivi par la suite sur ta web radio.
- Speaker #2
Ok. Audiomatique,
- Speaker #0
exactement. Donc voilà, j'ai suivi depuis très longtemps et aujourd'hui, je suis très content de t'avoir en face de moi. Alors, comme j'ai dit, on a parlé du livre Les Grandes Aventures de Baby Blue. C'est un livre qui est sorti il y a quelques mois maintenant. c'était c'était Octobre, si je ne me trompe pas.
- Speaker #2
Début novembre.
- Speaker #0
Début novembre.
- Speaker #2
Juste avant Noël.
- Speaker #0
Magnifique.
- Speaker #2
On a eu un an de retard.
- Speaker #0
Un an de retard.
- Speaker #2
J'ai visé la soirée 2024 pour vraiment symboliquement... appuyé sur les 30 ans de radio on a eu du retard enfin moi j'ai eu du retard ça prend le temps que ça prend mais on a réussi à clôturer ça pour magnifique 2025 et c'est dans les bacs je suis super content magnifique juste avant qu'on commence à parler de tout ça et de toi où
- Speaker #0
est-ce qu'on peut le trouver à la FNAC Paillot sur tous les libraires ouais en tout cas il est super bien distribué c'est OLF à Fribourg donc c'est une
- Speaker #2
C'est une distribue officielle, donc n'importe quel libraire, si tu demandes d'obtenir le livre, ils vont te le commander. Après, sur Internet, on le trouve partout. Il est disponible aussi en France. Mais c'est principalement la FNAC et Paio, soit dans les bacs, soit sur leur site.
- Speaker #0
Magnifique.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #0
En tout cas, de toute façon, on va en parler. Je sais que ça va donner envie aux gens. Moi, je le recommande à 100%. Mais avant ça, on va parler un peu de toi. Évidemment, un tout petit peu quand même, juste qu'on comprenne tout ça. Si on revient 35 ans, 30 ans en arrière, à quoi elle ressemble ta vie à ce moment-là ?
- Speaker #2
Il y a 35 ans en arrière ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
J'ai 52.
- Speaker #0
Tu as 16-17 ans, on va dire.
- Speaker #2
16-17 ans, je viens de revenir. Je suis en apprentissage à Lausanne.
- Speaker #0
Tu habites Moudon.
- Speaker #2
Je vis, je suis arrivé à Moudon. Je découvre Lausanne et Genève. Je suis en apprentissage. Je découvre le hip-hop avec ses valeurs et ses codes. Contrairement à ce que peut-être il y a eu. On est rue de Cali.
- Speaker #0
Parce que tu es Californien à la base.
- Speaker #2
Je suis Suisse à la base. Suisse à la base, mais de Californie. Mais j'ai grandi en Cali, donc je me prends pour un Californien. Quand j'arrive en Suisse, je ne parle pas en mots de français. Et je fais un an, même pas deux ans d'école primaire à Moudon. Et on me dit, bon voilà, tu dois faire ce qu'on appelle un apprentissage. Tu dois choisir un métier. Et bonne chance.
- Speaker #0
Et ça n'a pas beaucoup changé d'ailleurs.
- Speaker #2
Oui. Donc je suis un peu limité. Donc je me retrouve à faire un apprentissage de vendeur. Je découvre le ZAN. Je découvre la civilisation. Ça bouge. Parce qu'à l'époque Moudon c'était mort. Un brouillard. Alors qu'aujourd'hui ça bouge. Aujourd'hui c'est une banlieue lezanoise. C'est vrai. Aujourd'hui ça rappe. C'est actif. Alors qu'à l'époque... Il n'y avait rien. Donc, il fallait bouger à Lausanne. Donc, gentiment, on va dire, je suis en apprentissage. Je découvre Lausanne. Je commence à traîner à Lausanne. On part en stop de Moudon pour aller faire des nights à Lausanne. Sauvagement comme ça. On se retrouve devant la Penthèse à distribuer des posters et des merchandise pour Pink Floyd. Et puis, on rentre en stop. On ne sait pas comment on va rentrer. Incroyable.
- Speaker #0
l'aventure aujourd'hui c'est interdit il y a Michael Jackson aussi à la Ponte oui 96,
- Speaker #2
97 non mais attends moi je l'ai fait en 88 j'ai envie de dire la première fois déjà ? oui 20 francs le billet pour incroyable au stade de la Ponte au stade de la Ponte c'est oui oui oui avec sa avec sa veste collégienne avec un werewolf incroyable juste après Thriller oui oui je crois qu'il y avait Bad venait de sortir Je crois que c'était pour Bad d'ailleurs. Donc ouais, 16-17 ans, je suis en apprentissage. Je découvre mes premiers potes à Lausanne qui me présentent un peu les lieux qui bougent, Renaud, Lecras. Est-ce que je découvre déjà la Dolce ? La Dolce, ça vient juste après. En tout cas, avant, il y a le Mad, il y a le D à Lausanne. Ça bouge, il y a des soirées électro, il y a des concerts de rap, ça break partout, ça grave, ça tag. Il faut être actif pour être respecté. Du coup, c'est cool parce que ça nous oblige à être actif, à trouver sa discipline et pas être un socker. Et ça, déjà, c'est la base. Et à vouloir s'engager. On s'engage et puis on s'auto-proclame. On tag notre nom pour montrer. « Mec, moi, je suis là. Regarde-moi. » Oui. je suis dans ta gueule tiens regarde ça et donc ça m'a tout de suite impressionné et puis là je commençais un peu à rapper à me mélanger avec des gens et puis tu continues ta route t'as
- Speaker #0
dit que t'as fait un apprentissage de vendeur évidemment je pense que le hip hop était déjà fortement là dans ta vie toi tu as commencé à rapper et ensuite t'as commencé à travailler à la radio ouais Merci. je ne sais pas si ça va exactement dans cet ordre je finis mon apprentissage,
- Speaker #2
je retourne aux States je finis en 92 moi je vais partir avec ma démo donc je suis déjà en train de rapper j'ai mon premier groupe on fait même les premières avant-premières avec LAW on a fait l'avant-première de Solar, on se retrouve au MAD, un concert de sens unique qui nous invite sur un cut on arrive à faire on fait un premier concert au MAD c'est mythique tu commences à toucher au truc pour de vrai pour de vrai tu vois que dans leurs yeux il y a un certain impact ça te fait des frissons tu commences à kiffer ça en un an ou deux je pars aux Etats-Unis parce que je pense retourner là-bas et faire l'Uni Je pars avec une démo de 3-4 morceaux que j'ai fait avec mes gars XBS qui m'ont pris un peu sous l'oreille. Et je fais 3 mois et je reviens en Suisse. Quelques mois plus tard, je commence à travailler dans le sneaker shop à Pompidou. Et là, je vois que je suis en place. J'ai un job, un vrai salaire. Je suis à fond dans le rap. Et il y a la radio qui commence. Et là, je décide de prendre mon premier appart à Lausanne. Je m'installe. Je suis à deux sommets de la Dolce Vita. Et là, c'est les soirées, les concerts.
- Speaker #0
c'était actif t'as dit qu'il fallait être actif ma meilleure vie ok et du coup ensuite on va revenir de toute façon à travers des anecdotes mais ensuite s'ensuit une carrière à la radio plein d'interviews, plein de choses au sein du hip hop que ce soit même Le projet de Vince Lee, l'album de Vince Lee. Exactement. Donc, tu as touché à beaucoup de choses. Je dirais à tous les arts presque du hip-hop d'une certaine manière, que ce soit en organisant peut-être des événements, que ce soit en rappant, que ce soit en faisant des interviews. Je pense qu'on couvre la plus grande partie.
- Speaker #2
Il y a pas mal de choses. Un peu de direction artistique, un peu de musique. que... Ouais, ouais, ouais, c'est... pleinement.
- Speaker #0
Magnifique. Et du coup, comme j'ai dit en introduction, les grandes aventures de Baby Blue, c'est un livre qui rassemble énormément d'anecdotes. Alors, certaines fois, il y a des anecdotes d'interview directement. Certaines fois, c'est juste des anecdotes sur l'artiste qui n'a pas été interviewé peut-être. À quel moment tu te dis OK, là, j'ai fait près de 300 interviews. ça mérite d'être posé dans la lutte c'est gentil,
- Speaker #2
il y a presque 300 pages mais je suis à une centaine d'interviews ah c'est vrai seulement une centaine je pense en tout peut-être que je n'ai fait il y en a certains que tu as fait 2-3 fois donc on y arrive mais ouais plus de 100 interviews plus de 30 ans Et... Je voulais juste te corriger pour ça. Après, c'est vrai qu'il y a eu beaucoup d'interviews qui ont été faites en direct à la radio, qui n'ont pas été archivées. Quelque part dans le rap français, on n'archivait pas. C'était one shot, c'était du direct, c'était éphémère. Peut-être j'arrive en 300.
- Speaker #0
On y croit.
- Speaker #2
Excuse-moi, tu m'as demandé...
- Speaker #0
À quel moment tu te dis que tout ça mérite d'être posé dans un livre ? Même un documentaire, tu aurais pu faire plein de choses.
- Speaker #2
Alors au début... Je suis entre deux jobs et je commence à bosser sur mon CV. Je suis dans mes docs de mon ordinateur et je tombe. À un moment donné, j'avais une page que j'ai mise dans mon dossier CV avec tous les interviews hors d'alphabétique. J'avais plus ou moins gardé à jour les artistes qui sont venus à la radio que j'interview. Et à un moment donné, je commence à aller. Je lis le nom et je pense à des anecdotes. Il y a ça avec lui. Ah oui, là, il y a ça avec lui. Je me dis, il faut commencer peut-être à aller plus en profondeur. Et chapitre par chapitre, enfin, article par article, je commence à écrire. Et j'ai du temps, donc je commence à faire ça. Et je vois que ça commence à donner quelque chose. Et je commence à parler à quelques personnes autour de moi. Et je vois que ça se... Je fais mes petits pitchs et ça commence à... à intéresser les gens. Il y a quelque chose. Je continue, je continue. Et au début, je ne sais pas si ça va devenir un livre ou une expo, des chroniques, des podcasts. Mais je sais qu'à un moment donné, j'ai suffisamment de matière de vraiment faire quelque chose de bien. Après, il y a le Covid. Et là, je repenge à fond dedans. Et j'avance et j'avance. Et je me dis, oui, mais là, je suis dans le tunnel. Là, vas-y maintenant. Il faut vraiment y aller. Mais ça prend un temps fou, tu vois. Et oui, j'ai commencé avant le Covid en 2019. Donc, je fais ça pendant quelques mois vraiment à fond. Après, j'ai mon job. Donc, je fais ça à côté. C'est des micro-fenêtres. C'est dur de rester constant. Mais il faut avancer.
- Speaker #0
C'est dur parce que si d'un coup, tu commences un chapitre d'un artiste et tu t'arrêtes pour replonger dedans...
- Speaker #2
Moi, j'aime bien passer des journées entières sur un truc. C'est des micro-fenêtres d'une heure. J'ai ma petite qui commence... C'est pas évident. Pendant le Covid, j'avance. Je prends super long. J'arrive à la lettre D. Je me souviens... Parce qu'après, il fallait... Je replongeais dans mes interviews et je devais les transcrire sur papier.
- Speaker #0
Mais comment tu faisais ça ?
- Speaker #2
Alors, j'ai quasiment tout archivé. Il y a des interviews sur CD, sur... mini-disques sur des fois j'ai que des fois j'ai des fois j'ai que des questions et je me souviens plus ou moins les réponses ok donc t'as mémoire aussi beaucoup ouais mais après c'est quand même des artistes qui marquent donc tu te souviens mais je me rappellerai bah je sais que The Game c'était ça fait un lundi soir je me rappelle bah j'ai dû prendre congé pour aller jusqu'à Zurich tout à mes frères mais je me dis c'est The Game bah j'y vais mais le mec il me fait poireauter 3 heures le mec il m'a fait plus attendre à l'interview il arrive 15 minutes avant l'interview vas-y t'as 15 minutes donc tout ça je le note parce qu'après à la radio je fais une petite intro pour présenter l'interview à l'antenne et donc j'ai tout bloqué, le gars je crevais de faim j'ai rien mangé j'avais pas de musique pendant le voyage pendant le train de telle heure à telle heure tout ça je l'ai marqué Et puis sur mes mini-disques, c'est marqué frissons, concerts, rock'n'roll, interviews. Des fois, je devais même appeler les lieux parce que j'ai un doute sur l'année. Et puis c'est par procès d'élimination, j'ai trouvé la bonne date.
- Speaker #0
C'est ça que justement je voulais savoir.
- Speaker #2
Il y a énormément de fact-checking. D'ailleurs, je l'ai dit en livre à un moment donné à la fin, c'est que j'ai fait de mon mieux. Je me trompe quelques fois par-ci, par-là, ou je pense que tel concert était... organisé par Tabellin et c'est en fait mon gars Pat Lerocq des fois il y a eu des petites inversions comme ça mais c'est rien de dramatique c'est vraiment il y a énormément de travail et tout ça pour dire qu'à la fin fin 2024 j'arrive gentiment au bout et je me dis là il faut vraiment que je mette un coup d'accélérateur je vais aller jusqu'au bout et j'ai fait ça à plein temps j'ai posé ma dème euh... à mon taf et j'ai dit je veux aller à fond avec ma marque Cotton & Base You're Not Dead Yet et mon podcast et je finalisais ce livre et une fois qu'il était terminé trois quarts je commençais à checker les différentes possibilités comment je pourrais le sortir est-ce que vraiment je vais le faire en indépendant est-ce que je vais le trouver en éditeur est-ce que je peux intéresser quelqu'un en France déjà est-ce que c'est à le niveau est-ce que c'est bien écrit et puis là j'échappe mon gars Alpha qui me connait il sait comment je parle on a déjà travaillé ensemble sur Audiomatic donc il me connait et c'est aussi un journaliste qui écrit très bien qui... Il parle très bien, il s'exprime très bien. Et donc, lui, quelque part, je lui pitche mon truc. Il me dit, je suis dessus, pas de problème. Je viens dans l'aventure avec toi pour terminer ça. J'ai un petit budget qui me corrige et qui peaufine les phrases tout en gardant le plot.
- Speaker #0
Quand on lit, on t'entend. C'est ça.
- Speaker #2
En fait, le clin d'œil, c'est que c'est comme si moi, je me fais interviewer. Je parle à je ne sais pas qui. Mais quand tu te dis, ah, brand new meme, ah bah tiens, brand new meme, ah bah j'ai ça, je pense à ça. Et des fois, justement, c'est un peu, c'est pas une page Wikipédia, mais je pense à certaines choses sur l'artiste. Mais peut-être justement quelque chose qu'on n'arrive pas à obtenir sur Wikipédia, tu vois. Je vais donner une info intéressante et peut-être après il y a un extrait d'interview. Peut-être on va juste en parallèle apprendre certaines choses sur tel et tel artiste ou une anecdote marrante. Je profite par exemple dans le chapitre de clips d'expliquer le débit du beef de Drake et Push. Et ça, à l'époque, on ne savait pas. Maintenant, plus en plus, sur Insta, il y a des reels et on apprend des choses. Mais il y en a eu beaucoup. Je suis fier de pouvoir dire que j'avais des petites rules comme ça. Oui, bien sûr. Donc, tout ça pour dire Alpha, et peaufine les pages, ça devient vraiment quelque chose de sérieux. Et là, je le propose à une ancienne collègue, une amie à moi, qui s'appelle Lorraine, que je salue aussi au passage. Et elle est dans le monde d'édition.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Et je lui dis écoute, j'aimerais bien que tu dises deux, trois chapitres, donne-moi ton avis. Et elle me dit je suis avec toi aussi, on y va.
- Speaker #0
Magnifique.
- Speaker #2
Et elle me trouve un éditeur. RL, chrono sport. Alors que le monsieur, il ne connaît rien dans le milieu. Mais comme il a tellement bien pitché, il a vu qu'elle y croyait, donc il a dit, ok, je le fais. Je le finance.
- Speaker #0
C'est une belle histoire.
- Speaker #2
Oui, c'est une belle histoire. Et puis après, dernière, parce qu'après, il faut recorriger encore 30 fois pour élever toutes les petites fautes. Donc, j'ai encore pris, je ne sais pas combien de temps, à relire, à relire, à recorriger, à donner à quelqu'un pour qu'il recorrige, qu'il me renvoie à moi. Je retrouve encore des fautes et on se fait des ping-pong comme ça encore.
- Speaker #0
C'est plus des erreurs. Ça ne change pas le... Parce que, est-ce que tu as l'impression, certaines fois, qu'on changeait un peu la façon dont c'était écrit ?
- Speaker #2
Alors, des fois, j'ai insisté pour qu'on revienne à mes quelques mots, telle et telle phrase. Et des fois, il a dû enlever un peu de gras. J'ai laissé aussi le flow. Puis à un moment donné, il faut aussi un peu... J'ai insisté sur certaines choses. Et puis d'autres, j'ai laissé un peu faire. Puis à un moment donné, tu ne sais plus où tu en es. Tu lui fais confiance. Tu dis bon, mec.
- Speaker #0
Et tu veux juste qu'il sorte en fait aussi.
- Speaker #2
Mais tu t'impatientes et tu veux que ça sorte exactement. Et puis après, évidemment, il y a des... les derniers soucis de dernière minute, mais ça, c'est... J'ai l'habitude avec le rap et les softies d'album et les petits détails, mais non, franchement, je suis à 99,3% super satisfait. Incroyable. Je suis fier. Ce qui est cool, c'est que pendant le travail, déjà, je suis fier d'avoir pu aller jusqu'au bout, de sortir le livre, et en faisant ça, j'ai fait un énorme travail sur moi-même c'est que tu réalises les choses que j'ai pu faire et là je me dis ah ouais c'est quand même une belle carrière carrière entre guillemets je ne suis pas un journaliste, je ne me suis jamais considéré comme journaliste mais ça reste une carrière activiste on va dire exactement, c'est ma petite légende personnelle et c'est exactement ma façon d'avoir vécu l'hip hop à 1000%
- Speaker #0
Incroyable. Mais je ne voulais pas la poser maintenant, mais je vais la poser maintenant, la question. Parce que là, tu nous as donné pas mal de choses sur la conception. Est-ce que d'une certaine manière, il y a eu un effet thérapeutique pour toi ?
- Speaker #2
Complètement. Complètement. Complètement parce que même si pendant que tu vis la chose, moi j'étais conscient de ce que j'apportais entre guillemets. à la culture ou l'impact que j'avais à la radio, mais tu ne réalises pas. Je suis à l'antenne, je sais que je suis un petit con, je travaille au micro, je fais mon onglet, tu vois. Mais je sais que je marque des esprits et que les gens, ils nous écoutent parce qu'il n'y a pas encore SoundCloud ou Spotify ou YouTube, donc ils obtiennent la musique en nous écoutant. Donc ça, j'étais, tu vois. Mais on est jeune. Et on se la raconte. Et c'est ça l'hip-hop aussi, c'est se la raconter. Mais derrière ça, plus je vieillis, plus je réalise qu'en fait, je ne veux pas shine moi. Alors que quand je suis à l'antenne, je la shine, il y a un petit personnage.
- Speaker #0
C'était le boulot aussi d'une certaine manière.
- Speaker #2
C'était un peu le boulot. Mais en même temps, ça m'a permis de savoir à l'époque qui je pensais être, qui je voulais être. puis en fait avec l'âge qui je suis vraiment tu vois ça c'est avec la maturité donc ça m'a permis aussi de vraiment faire un bilan sur moi même et c'est ce côté thérapeutique pour dire déjà un putain je suis resté intègre tout le temps j'ai toujours fait tout ce que j'ai fait là dedans c'était pour l'amour de la culture avant tout j'ai jamais rien fait pour l'argent j'avais toujours un taf à côté à plein temps quasi j'ai assumé et
- Speaker #0
À part cette année, finalement.
- Speaker #2
Oui, mais c'est un job à part. Mais complètement. Et donc, du coup, mes choix artistiques quand je faisais du rap, c'était toujours parce qu'il n'y avait pas de concession. On voulait faire comme ça, être la meilleure version de soi-même dans le présent. Donc, très thérapeutique parce que tu réalises quand même que... On a pu faire des choses et qu'on était vraiment partout. Genre, un mardi soir, on est... On va de Lausanne à Moudon chercher la voiture à mes parents pour aller à Zurich, pour aller voir Alia en concert dans une petite salle. Je sais pas, on est sans. Et on revient, puis le lendemain, le matin, on est au travail comme si l'on en était, tu vois.
- Speaker #0
Ouais. C'était intense.
- Speaker #2
C'était intense. Et on faisait ça, mais 3, 4, 5 jours par semaine, on sortait. Il fallait être là. Il fallait être là, en train de connecter, en train de vivre.
- Speaker #0
D'une certaine manière, c'est une carrière aussi. Parce que tout ce knowledge, tu ne l'auras pas. Et c'est pour ça qu'au début, je parle de knowledge, je parle de free game parce qu'il y a énormément d'informations.
- Speaker #2
D'ailleurs,
- Speaker #0
tu as parlé de clips avec Pusha et Drake. Mais il y a plein d'autres informations sur plein d'autres artistes Merci.
- Speaker #2
qui sont des choses qu'on ne sait pas forcément il fallait un truc en plus pour sortir un livre comme ça a déjà été fait déjà tu trouves tout sur internet et puis je suis pas dit oui alors non j'ai vu Queensbridge non non non tu vois il fallait donner un petit truc en plus et puis peut-être à ma manière ça reflète aussi comme je suis dans mon cerveau ça va mille à l'heure puis ça divise sur telle et telle chose et je reviens sur tel truc et tout ça pour dire que et voilà et donc c'est pour tout le monde le fan du dimanche il y a suffisamment de matière qui kiffent et des mecs qui sont vraiment deep dedans, ils vont apprendre aussi certaines choses. Donc il y en a vraiment pour tout le monde. C'est pas parce que c'est un truc sur le rap et hip-hop que c'est trop pour moi. Non, tu vas kiffer parce que ça reflète aussi les âges. Le temps qui passe aussi. Oui, mais niveau technique, niveau matériel, ça reflète l'évolution. Exactement. Au début, on faisait tout sur bande. Après, Bye bye. c'était mini disques exactement donc il y a une évolution ça reflète vraiment l'époque on est passé par tellement de phases et les jeux et souvent ce que je reçois comme un feedback ou commentaire dans mes messages c'est putain tu me fais replonger ça me ça réveille des souvenirs et c'est beau parce que on oublie ça on oublie nos trains mais mais de temps en temps il faut replonger dans les bons vieux temps
- Speaker #0
quand on était jeune et fait mais moi ce que j'ai beaucoup aimé c'est que même dans la façon dont c'est écrit on ressent ton intensité la manière dont tu parles de certaines anecdotes on entend ta voix et on entend cette intensité et surtout au delà de tout ça on entend la passion parce que la majorité des anecdotes qui sont là dedans pour aller à tel endroit c'est des missions à chaque fois c'était
- Speaker #2
C'est pour ça que je dis que je suis un peu le Forrest Gump du hip-hop. Il y a le film Forrest Gump, mais il y a le livre aussi. Et dans le livre, le gars, il va sur la lune, il se retrouve... C'est vrai,
- Speaker #0
il court 25 jours.
- Speaker #2
Il se retrouve dans un pays de carnivores, des trucs de fin. Oui, c'est vrai. Et je me trouvais des fois dans les situations les plus tarées possibles et imaginables. Donc oui, il y a la passion, il y a vraiment l'amour pour le hip-hop avant tout. et Et cette transmission d'énergie, quand on me dit « mec, ta passion est contagieuse » , merci, c'est le plus beau compliment que je peux recevoir. Et si on ressent ça en lisant, on t'a filé fait. Moi, c'est ça. Je veux pouvoir convaincre les gens que ce milieu est… C'est ce qu'il y a de mieux dans le monde. C'est le nirvana.
- Speaker #0
C'est un peu ça. Mais est-ce que toi, tu vois un autre, je ne sais pas si tu as pensé, mais un autre format à ce livre ? Parce que moi, tu vois, je me suis posé la question. Et moi, je verrais une superbe expo de photos, parce que déjà au milieu du livre, il y a une bonne dizaine, peut-être vingtaine de photos.
- Speaker #2
J'ai dû faire un petit tri. Moi,
- Speaker #0
je suis sûr qu'il va y avoir énormément de photos et une expo photo avec des mini-anecdotes dessous, avec des voix peut-être et des choses comme ça.
- Speaker #2
Oui, c'est une super idée. Après, les expos, ça se fait. À Renaud, il y a une surprise pro très bien faite. Après, il faut du temps et de l'énergie pour le faire. Si je fais un truc, je vais vraiment bien le faire. J'aime bien faire quelque chose de différent, de nouveau, d'original. Ça a déjà été fait. Je ne sais pas.
- Speaker #0
Ça peut être autre chose qu'une expo. Ça peut être une expo qui dévie sur un live avec tous les gens qui ont lu le livre et qui viennent te poser des questions.
- Speaker #2
Ça me parle, oui. Ça, j'y pensais justement de faire... une scène avec une table ronde mais géante, avec des centaines de personnes. Et on partage et on parle et on débat on reménaise ensemble. Ça, ça peut servir.
- Speaker #0
En tout cas, je trouve que le livre mérite de continuer à vivre peut-être dans un autre format. Après, ça n'a pas besoin d'être...
- Speaker #2
C'est une bonne question, parce que même moi, je me la pose. Là, maintenant, je suis à fond dans la vague de la promo, le livre est sorti, mon petit bébé est en train de faire son petit chapelet, et à voir où ça m'amène. Moi, j'espère pouvoir aussi trouver du taf, où je peux continuer à mettre mes valeurs rajoutées.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #2
Mais ça, c'est... Dès qu'il s'agit de la culture, c'est difficile de trouver de l'argent.
- Speaker #0
C'est vrai. C'est vrai. Au-delà des anecdotes, s'il y avait un message à passer à travers le livre. Tout à l'heure, il y a quelques secondes, tu as dit j'ai envie de dire aux gens que cette culture, c'est la meilleure chose qui existe dans le monde. C'est un peu ça ton message ?
- Speaker #1
Je défends le hip-hop, mais après j'ai juste envie de dire vivez à fond, sortez, restez pas enfermés à l'intérieur, hypnotisés par vos écrans. sortez et vivez parce que le ton 1 il passe vite et vivez comme no tomorrow et kiffez la life vivez pour faire des quand je vois ma fille je pense tout ce que je peux moi j'ai juste envie de lui donner des je vais pouvoir lui procurer les super souvenirs. Moi, j'ai remarqué avec les années, mes parents, j'ai que des bons souvenirs avec ce que j'ai vécu. Quand j'ai 6-7 ans, je pars en Cali. Mais mec, qui fait ça ? Mes parents, ils ont plus de 30 ans, ils partent à San Francisco.
- Speaker #0
Ça n'existe pas à ce point.
- Speaker #1
Ça ne se faisait pas. Mais moi, on est partis faire des repérages. Ils m'ont demandé, tu aimes ? J'ai dit, ouais. Tu pourrais tout quitter et partir vivre ici ? J'ai dit, ouais. On l'a fait. Alors, j'ai vécu sept ans en Cali. Je suis revenu, je suis reparti. J'ai vécu en tout. Une dizaine d'années peut-être. Oui, exactement. J'ai vécu une dizaine d'années là-bas. Mais j'ai l'impression que c'est tout mon cœur. C'est là où tu développes aussi un stage. Exactement. Et c'est là où il y a les meilleurs souvenirs, les meilleurs. mais Mais le rap, ça m'a... Le hip-hop nous a tellement donné de... C'était un grand frère, un tonton, un papa supplémentaire. Pour certains, c'était le papa parce qu'ils n'ont pas de père dans la maison. C'est vrai. On apprend des choses. Il y a des choses. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire ? Si tu fais ça, voilà ce qui t'arrive. Et tu testes, et tu découvres, et tu te challenges, et tu deviens... qui tu dois devenir, tu vois. Après, il ne faut pas overthink le truc non plus. Moi, je voulais faire un livre à ma manière, c'était toujours sur le bucket list, et je l'ai fait de telle façon parce que ça, c'était assez facile à réaliser, mais c'était faisable, même si au milieu...
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Mais j'ai bien visualisé le truc. Je me suis dit, bon, là, je vais affronter ça. Il y aura ça comme problème. Et j'ai plus ou moins anticipé. Je n'ai pas eu de mauvaise, mauvaise surprise. C'est juste que là, ça prend du temps. Et il y a eu de la matière. J'ai aussi lu quelques livres pendant que j'étais en plein temps.
- Speaker #0
Pour t'inspirer, enfin, de voir ce que tu ne veux pas faire.
- Speaker #1
Non, pour voir le niveau de ce qui sort actuellement, pour voir si ça tient la route.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et moi, j'étais super. Benchmark. Surtout pour la Suisse Souvent il y a des trucs qui sortent en France Mais en Suisse il n'y a rien On parle un petit peu De ces lieux Ces concerts mythiques à l'époque Mais voilà Le Décleuble, le Mad La Coupelle C'est des lieux Emblematiques qui ont marqué notre jeunesse Et il faut aussi que noir sur blanc On les cite Alors Je n'ai pas parlé du rap suisse. À un moment donné, il faut quand même, parce que sinon, c'est 600 pages. Et puis, jusqu'où je peux aller ? Est-ce qu'il faut que ce soit un artiste qui ait déjà sorti un truc ? Parce que les anecdotes, je connais tout le monde. Mais en gros, je me suis arrêté. J'ai fait les Ricains, les Français. Et puis, j'ai cité quelques clins d'œil à son unique, parce que c'est super important. Quand je parle de l'AFF, j'ai dit...
- Speaker #0
C'est important de parler de Sens Unique. On oublie,
- Speaker #1
mais c'est grâce à Sens Unique que la FF, quelque part, s'est formée pour un concert. Ils ont fait l'avant-première Sens Unique. Donc, quelque part, Sens Unique est un peu... À la genèse. Sens Unique a été aussi le premier label indépendant francophone. Il faut le dire, c'était à Lausanne, au Flon, à 50 mètres d'où je bossais. On se côtoyait. C'était un lieu mythique, ce Flon, à l'époque. Très alternatif. Il y avait un système parallèle. tu vois ou euh Un étage dessous, tu vois, on était dans l'underground. Et il y avait plein de start-up à l'époque, tu vois. Des petits magasins, des petits disquaires, des coiffeurs. Et ça, il fallait aussi le mettre là-dedans.
- Speaker #0
Comme j'ai dit, il y a 268 ou 269 anecdotes, pas toujours des interviews. certaines fois c'est juste des shout-out à certaines personnes des fois c'est un paragraphe tu vois par exemple pour
- Speaker #1
Cut Killer, il n'y a pas grand chose à raconter mais je tenais à quand même rappeler il y a les mixtapes et il y a deux choses c'est que sa scène dans la haine, dans le film elle est mythique et ça il faut le citer et que on dit C'est le son de la police. assassin de la police tu vois et donc je trouvais marrant de juste la placer, faire presque un prétexte juste pour donner un petit un petit anecdote un petit anecdote un peu aussi tu vois parce qu'il y a beaucoup de gens peut-être qui n'étaient pas au courant elle est très dure cette question quelles
- Speaker #0
sont les interviews les plus marquantes pour toi ? et là du coup je vais devoir euh... te demander peut-être de séparer évidemment il y a des artistes que tu voulais absolument faire puis il y a les interviews qui sont marquantes ok, je vois celui-là quelles sont les plus marquantes ?
- Speaker #1
alors, une symboliquement c'est Kendrick parce que je venais d'arrêter la radio et je la fais tout seul pour ma web radio je venais de lancer avec Marc,
- Speaker #0
mon pote ça venait de démarrer
- Speaker #1
en plus il n'y a pas encore un peu de musique à ce moment là tu vois il y a une lane à prendre il y a un énorme buzz ça cartonne il y a à 7h du matin il y a une radio qui passe NWA les gens je recevais des messages de partout c'était il y a eu un impact il y a eu quelque chose qui se passait donc je pars j'obtiens l'interview grâce à je crois que c'est RSK Big Up je fais l'interview c'est la première fois où je me filme aussi ouais justement et je le force mais c'est surtout j'ai su que Kendrick était je sais pas si c'était the next golden child mais j'ai vu le potentiel et je savais qu'il y avait quelque chose c'était le prochain Nas tu vois ça me faisait le même effet quand Nas a sorti Illmatic je me dis là il y a quelque chose avec ce gars donc j'ai insisté pour le faire donc déjà abordable, je vois comme il est super sûr de lui super réservé mais super confiant quand j'ai dit ouais alors ce qui est toujours le cas aujourd'hui il a pas changé mais lui déjà à ce moment il sait que c'est le meilleur et quand j'ai dit ouais mec Big Up c'était pour le premier album et je lui ai dit ouais ça te fait quoi sortir un classique il dit non mais c'est pas un classique c'est un jeté d'oeuvre excuse moi il sait déjà Ce qui est mortel dans cette interview, c'est que je vais seul, je le filme, je suis dans sa chambre d'hôtel avec lui, ça se passe super bien. Il y a un dosage de comment poser certaines questions. Je lui montre que je connais vraiment. Je parle de MC8 qui est sur l'album. Là, il dit que ce n'est pas juste un petit Suisse pour un journal. Le mec, il connaît. Il s'ouvre gentiment. Et ça parle vraiment. C'est un super interview. Après, je lui montre mes fringues. Et il kiffe mes fringues. Et là, je me dis, mortel, putain, il y a Kenry qui va porter mes trucs. Je vais prendre une photo, c'est génial. Et je lui dis, ça te dit de porter mon t-shirt et on fait une photo ? Et il me dit, non, je ne peux pas. Je fais, bon, alors je les reprends. Il me dit, non, non, non, je vais les garder, c'est mortel. Mais je peux juste... Pas à me faire prendre en photo. Et là, je réalise la machine qu'il y a derrière lui. Je me dis, ah ouais, en fait, ce gars, il est déjà millimétré.
- Speaker #0
Il est déjà pro, comme si c'était une superstar.
- Speaker #1
C'est une superstar. La seule autre personne qui m'a fait un truc pareil, c'est Didi à Bâle au concert, qui nous interdisait, il nous donnait accès à un certain endroit devant la scène. On avait droit, on avait les passe-médias, et on avait droit pendant trois chansons de prendre des photos dans un... tel angle, mais pas d'un tel angle. Ça veut dire qu'il maîtrisait son image. Parce que d'un tel angle, on voyait les sièges vides derrière lui. Et il interdisait. Ça me faisait repenser à cette maîtrise d'image. Mais il n'y a aucun rappeur qui faisait ça à l'époque. Et donc Kendrick, déjà, je n'étais pas fâché contre lui. J'ai compris à quel point ce mec va cartonner. Parce que tout Tout est millimétré. Il y a une machine de guerre avec lui. Deuxième point.
- Speaker #0
Et ça, tu l'as compris tout de suite ou bien ?
- Speaker #1
Dès qu'il me dit non, je ne peux pas. Au début, je suis là. En fait, tout de suite, j'ai dit. Ah non, mais en fait, ce gars.
- Speaker #0
Tu as compris après.
- Speaker #1
En fait, je ferai pareil. Je suis en Suisse. Je ne connais pas peut-être ce mec. Je ne peux pas me permettre de me retrouver. J'essaie de trouver une raison. Et surtout qu'il a dit, il a arrêté ma main quand je suis allé prendre mes t-shirts. Il a dit, non, non, non, non, on va le garder. Je suis là, ah, mortel. Et le troisième point, c'est qu'au lieu, après, juste d'expédier le truc et me dire, OK, merci, ciao, je vois qu'on termine gentiment l'interview. Je traîne un peu exprès, je débranche, mais je continue à lui parler. Il y a un mec qui rentre dans sa chambre, un de ses gars qui dit, OK, ça te dirait, je veux te montrer telles images, de tels clips, machin. et je continue à parler avec eux et je demande parce que là il se met devant l'ordinateur et je vois qu'il est focalisé sur les images et je me dis est-ce que ça dérange ou je peux rester et il me dit non non et je regarde avec lui et je vois comment lui il regarde un clip j'ai jamais su ce que c'était j'ai jamais entendu son couplet sur un autre acte je sais pas quel artiste c'est Donc, Mais c'était juste que lui, je ne sais pas.
- Speaker #0
Je ne pense pas.
- Speaker #1
C'est juste que lui, chaque image, il analysait comme Rain Man. Mais tout, il maîtrisait tout. Et ça aussi après, quand il y a l'album de Schoolboy Q, quand j'ai su que c'est Kendrick qui était responsable du editing et du sequencing de l'album, quels morceaux allaient enchaîner, après quels morceaux, c'est tout lui qui a fait. Et je me dis, ah bah oui. c'est logique ce gars là il est il est il est pas comme nous il est encore ouais il apprend encore plus de logique avec toutes ces années maintenant il regarde sa carrière bah oui et là il est encore timide il me regarde à peine dans les yeux il s'est encore petit mais il fait ce qu'il vaut mais il est pas encore en fait mais il est sur les rails incroyable et troisième alors ça c'est les trois points sur Kendrick donc oui revenir à ta question Kendrick il m'a marqué ouais après il y a des mecs comme Chuck D le public enemy ouais marqué parce que je suis avec Public Enemy, chacun de leurs coins, ils ne sont pas ensemble, Flavor Flav sous un escalier complètement bourré avec une bière tiède à l'usine derrière Input ou je ne sais plus où c'était, et Chugdy dans une loge et les deux, ils n'étaient pas dans les mêmes mètres carrés, c'était impossible. Et Chugdy, pour moi c'est Chugdy Dev Jam, tu vois, Black Power, il y avait un impact. Et quand un gars comme lui, quelque part, il te valide. Et il te respecte, et il te répond, et puis il te pose des questions, et qui insiste que pour lui, Redman, c'est le meilleur rappeur. Et puis tu es là, mais Chugdy est en train de me dire qu'il kiffe Redman. Et que j'ai dit,
- Speaker #0
ouais, ouais.
- Speaker #1
Puis il fait le style, mais t'es pas d'accord. Puis je fais, ben oui, mais j'étais tellement étonné que ça...
- Speaker #0
Vienne de lui. Ouais, ouais. T'es pas censé aller dans ce sens-là.
- Speaker #1
Et en fait, tu vois qu'il est un fan de rap, donc Chugdy, mortel. Après l'interview, j'ai... Typiquement, dans le chapitre Public Enemy, je n'ai pas pu transmettre l'interview, mais j'ai profité. J'avais des autres interviews d'une époque plus tard, où il y avait le début d'Internet. C'est super intéressant. J'ai fait un super chapitre sur Public Enemy, sur lui en tant que… C'est lui qui faisait les logos. Pourquoi le mot Public Enemy ? Pourquoi tel logo ? Donc, il y a une autre richesse. Il n'y a pas forcément l'interview, mais...
- Speaker #0
C'est un groupe tellement mythique qu'en fait, c'est des réponses que tout le monde aurait rêvé d'avoir.
- Speaker #1
Ouais, et Chuck D qui parle. Et puis moi, j'ai eu cette interview grâce à je ne sais plus quelle... J'avais obtenu un interview sur CD et comme j'ai tout gardé, je suis allé plonger dedans et il y avait des superbes infos. Je me suis dit, ça, personne n'a ça. Donc, j'ai pu le transmettre. Après qui m'a marqué encore ? Après c'est...
- Speaker #0
Là tu en as cité deux qui sont venus assez facilement donc on va rester là-dessus mais moi ça... Sinon il va durer quatre ans Ça va, on a le temps Mais il y a une chose moi qui m'a marqué notamment dans la partie avec Kendrick et que je retrouve dans énormément d'anecdotes c'est que tu dis qu'à la fin tu ranges tranquillement etc Et ça, vraiment, je dirais que c'est aussi ce côté un peu malin. Rentre dedans certaines fois. C'est ce qui a fait ta carrière aussi. L'audace. L'audace.
- Speaker #1
La gliflerie.
- Speaker #0
Parce qu'il y a aussi le moment où tu veux faire Asap Rocky. Parce que tu l'as loupé. Une histoire rocambolesque où tu devais faire une interview. Son pote.
- Speaker #1
tombe d'une table je vais juste lui filer des fringues je lui montre le sticker de mon logo Yonah Dediet je sais que lui il a une fibre pour le fashion je le vois trop bien là-dedans on va pas spoiler il tombe par terre il se retrouve dans les loges et j'attends devant et je vois que c'est mort et depuis ce jour je me suis dit putain c'est bien fait pour ma gueule plus jamais je vais laisser passer un gars dès qu'il y a une fenêtre j'y vais si tu attends c'est trop tard garde toujours la marchandise sur toi et là mon sac il était derrière le bar l'autre bout du club il fallait aller jusqu'là bas chercher revenir j'aurais pu l'avoir sur moi j'aurais pu lui donner et ça certaines personnes ne captent pas et ça des fois quand je rentre dans les lieux je vais faire what I gotta do tu vois c'est bam bam bam c'est Merci.
- Speaker #0
Et la deuxième fois, tu vois, et là, tu as joué ton audace. Ça n'a pas marché, malheureusement.
- Speaker #1
Et là, c'est un reality check. C'est que je remarque que je n'ai plus le mojo. Je ne suis plus à la radio. Je suis peut-être... Les vibrations, je me fais clasher par son garde du corps. Et c'est un rock qui, entre-temps, il a pris une ampleur. Et voilà, c'est la première fois où un mec, qui me virent des... des lieux parce qu'à l'époque le Montreux Jazz c'était chez moi il y a toujours quelqu'un pour me sauver même si j'ai une grande gueule et je provoque je vais jamais me faire virer d'une loge il y a toujours quelqu'un qui dit non non non lui il faut qu'il reste lui c'est un bon et bien là le mec il a pris tellement le dessus le garde du corps que tout le monde a bégayé et je me suis fait et là reality check je me dis oh fuck je suis plus Baby Blue de Downton Abbey parce qu'en plus je venais d'arrêter Bye.
- Speaker #0
C'était la même année, si je ne me trompe pas ?
- Speaker #1
Non, peut-être un an ou deux ans après. Parce que j'ai terminé fin 2012.
- Speaker #0
Ah, c'était le Montreux Jazz 2013, pardon. Peut-être 2013,
- Speaker #1
oui. Oui, oui, oui. Et donc...
- Speaker #0
Mais c'est audace.
- Speaker #1
Il faut aussi parler de ça, tu vois. Il n'y a pas que des victoires. C'est une victoire, une life lesson qui était importante pour moi aussi de recevoir ce moment-là.
- Speaker #0
Mais ce côté audacieux.
- Speaker #1
C'est le hip-hop.
- Speaker #0
Et aussi le fait que tu grandis, je pense, aux Etats-Unis aussi. Cette culture.
- Speaker #1
Et puis j'ai une facilité avec l'anglais. Il y a des personnes, des fois, qui me disent, au Montre-Jazz, personne ne voulait se faire interviewer. Personne. Ce n'était pas dans leur programme. Ils ne sont pas là en promo. Ils sont là pour kiffer le lac et puis être chouchoutés. Et donc moi, j'arrivais toujours à obtenir des interviews. Officiellement, il faut passer par la maison de disques, en promo. à l'arrache première question vers un garde du corps ou quelqu'un qui gère la porte ou qui fait bouclier tu poses une ou deux bonnes questions tu parles juste d'un truc c'est le stylo green je crois ah le stylo green non je dis Larry King tu sais qui je suis tu refuses à moi mais t'es ouf et puis mec j'ai tellement fait un Jedi mind trick que le mec pour finir il accepte mais c'était pourri tu vois mais ouais au Montreux Jazz souvent j'y allais comme ça et j'obtenais toujours quelques questions par-ci par-là une qui était officielle c'était Éric Apadou là j'étais avec un collègue qui s'était prévu c'est Pierre-Éric c'est juste il faisait 3 même et puis il me demande de l'accompagner et donc là aussi Première question que je dis à Erika Badou, je fais, c'est vrai que c'est vrai que t'as eu un enfant avec Dio aussi. Et puis elle me regarde, elle fait, ah bon, ok, d'accord. Et puis je fais, ah non, désolé. Et je vois dans ses yeux, il m'a mis saoul celui-là. Parce que personne ne sait à l'époque qu'elle a un enfant avec Dio aussi. Et moi j'étais tout content de la placer parce que, mais c'est aussi indirectement une manière de lui montrer, genre, hé, je connais l'idée, tu vois.
- Speaker #0
mais après ça s'est super bien passé c'est ça on lit dans toutes les anecdotes ou les interviews c'est vrai que t'avais ce petit truc de connexion à la base la petite phrase et t'hésitais pas évidemment certaines fois ça dérange des gens ici c'était
- Speaker #1
pour marquer cette différence et ça ça dérange les gens et ça dérange certaines personnes que peut-être on passe à eux et donc ils sont là ils ont envie quelque part ou alors juste Ah putain il est gênant mais en même temps il faut donner des il y a une lyrique de Ghostface quand il dit I elbow my way into the room my god c'est dans quel morceau bref il dit il a dû donner des coups de coude pour se retrouver dans la bonne pièce pour pouvoir faire ce que t'as à faire exactement et bah quelque part c'est ça et ça c'est vraiment l'hip hop qui m'a appris ça être gonflé être des fois il faut presque m'y tenir mais voilà mais Merci. Une fois que tu es disant, tu es dedans.
- Speaker #0
C'est incroyable.
- Speaker #1
On porte la pièce.
- Speaker #0
Il y a des anecdotes folles. L'histoire avec Booba, moi, j'ai beaucoup aimé. Qui dévie sur des histoires sur ta voiture, etc. Mais c'est incroyable. Honnêtement, c'est la game où tu dis que tu attends des heures. Honnêtement, je ne trouve rien de surprenant. Il me semble que tu as fait quelque chose d'assez marrant. Après, tu mets le top 5 des lyrics des plus grands menteurs. Les plus gros mythos. Les plus gros mythos. Ce qui va bien avec le personnage. Oui,
- Speaker #1
il a une réputation. C'est marrant parce que The Game, déjà, il est très fort.
- Speaker #0
Très très fort.
- Speaker #1
Mais lui, pendant l'interview, il me répondait, mais il me disait des conneries. Sur son futur album, qui y aura dessus et tout. Pendant qu'il me disait, j'étais là, mais non, gars. Et rien n'était vrai. Mais voilà, en temps réel, il m'a répondu comme ça. Mais je n'en veux pas. Après, je sais qu'il y a des choses qui changent. Un tel producteur, pour finir, il ne donne pas le feu vert.
- Speaker #0
Et son histoire nous prouve que...
- Speaker #1
Il y a beaucoup, oui. Alors que d'autres, Kanye... tout ce qu'il a dit Kanye c'est pas toi qui est allé c'est pas moi qui est allé pour ce foutu match de baseball quelle conne mais quelle histoire mais c'est moi qui a posé des questions j'ai donné la feuille de route à mon pote qui va et tout ce qu'il dit les 3-4 premières titres d'album tout était vrai les sneakers qu'il allait faire tout était vrai dans le fashion tout était vrai et ça J'ai une relationship avec lui. C'est comme le McDo. Je l'adore, mais je le déteste au même temps. Ça dépend le jour, ça dépend ce qu'il a dit la veille. Là, peut-être, ce que j'ai écrit sur lui, à un moment donné, je suis dur avec lui. Dans le livre, je dis que c'est un des artistes les plus surcotés.
- Speaker #0
Je n'étais pas d'accord avec toi.
- Speaker #1
Je sais. Même aujourd'hui, si c'était à refaire, peut-être que je ne dirais pas cette phrase-là. Je le dirais d'une autre manière. Mais ça peut lancer le débat. Il faut assumer aussi des fois les opinions. Tout à fait. Même moi, des fois, je me dis que j'ai abusé. Mais en même temps, merde.
- Speaker #0
Il crée des frustrations. Du coup, on remet tout en question.
- Speaker #1
Trois jours avant, il avait sa cagoule des kakakas. À un moment donné, mais cagné. tu vois mais c'est bien que tu me dises que tu n'étais pas d'accord avec moi ça aussi il faut et revenons à ces top des fois je fais des listes des fois j'oublie, des fois j'en cite un pas l'autre mais ça lance le débat ou peut-être ça donne envie à quelqu'un d'autre de faire son top 5 de tel sujet enfin tu vois c'est pour créer c'est pour le partage c'est pour la transmission c'est pour...
- Speaker #0
Ice Cube et Kendrick ont quelques points communs ils viennent de la West Coast LA Kendrick Hampton,
- Speaker #1
Cube je pense pas South Central dans les alentours et les deux ont eu une interview où il y a eu un souci technique ouais et c'est deux vraiment des artistes de légende pour moi l'époque c'était NWA pour moi c'était
- Speaker #0
C'est peut-être le Kendrick pour certaines personnes de la nouvelle génération.
- Speaker #1
Et pour Kendrick, Cube est, je pense, une des plus grosses. C'est sûr. Donc, technique pour les deux. Shit happens.
- Speaker #0
T'as fait la paix avec ça ? Ouais,
- Speaker #1
même. 5 minutes après, voilà.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
En fait, Cube, c'est... L'interview était saturée. Donc, je fais mon réglage dans le Nagra numérique et il a tellement de coffres que quand il prend le micro, parce que le soundcheck, tu le fais, il est à 20 mètres de toi. Quand il reprend le micro, il le met collé contre sa bouche et il a tellement de coffres que c'est dans le rouge. Et à un moment donné, moi, je n'arrive pas à suivre et checker le volume dans mon casque. Et j'avais le garde du corps aussi qui m'a saoulé au début. Il me dit non, non, non, non, non. Et pour finir, Cube me dit oui. Le garde du corps, il rerentre pour dire non, non, c'est fini. Puis Cube dit non, non, non. C'est bon, il est avec moi. Laisse, laisse, laisse. Et je peux prolonger.
- Speaker #0
Incroyable ça.
- Speaker #1
Et puis là, tu fais le style. Et puis surtout, de quoi il parle.
- Speaker #0
Avec les limites, quoi. Mais oui, bien sûr.
- Speaker #1
Cube, il me donne des jewels. Exactement. C'est des théories que j'avais déjà entendues parler dans le milieu. Il faut vraiment le lire parce que c'est super intéressant. Il y a une théorie sur les prisons. Tout a été privatisé et l'objectif est de les remplir. Donc, il faut mettre du fucking gangsta rap sur les ondes pour « keep the black people down » , tu vois, pour mettre de la négativité dans leurs oreilles, pour les inspirer à parler de drogue, de violence, d'armes, tu vois. Et c'est vrai, à un moment donné...
- Speaker #0
Aujourd'hui, il y a même des documentaires qui sont sortis là-dessus.
- Speaker #1
J'ai mis un link dans un article. Si tu vas dans Google, je ne sais plus comment, dans le moteur de recherche, tu trouves un super article qui est vraiment bien. Comme tu dis, il y a des docs maintenant, aujourd'hui. Ouais, donc... Ouais.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a des histoires que tu as volontairement laissées de côté ?
- Speaker #1
ouais 2-3 deux trois anecdotes qui valaient pas la peine de citer parce que pas pour je peux dire hors antenne après un exemple concret mais je voulais pas moi je trouve qu'il n'y avait rien il n'y a pas de honte mais je peux comprendre que tel artiste qui ferait pas que je parle de cette anecdote là parce que ça peut le faire passer pour et puis je me dis ça vaut pas la peine un petit paragraphe ça vaut pas la peine Et sinon, après, c'est soit des artistes dans le rap français que j'avais pas forcément... J'aurais bien voulu... Alors, j'ai parlé de DJ Mehdi parce que c'est cool, mais...
- Speaker #0
Que t'emmènes Nomad, si je me trompe.
- Speaker #1
Ouais, que j'emmène Nomad. Il n'a pas encore l'âge pour rentrer. C'est une soirée électro, il kiffe. Et je voyais déjà qu'il observait tout. Donc, c'était déjà Mehdi. Son style fonctionnait d'une autre manière aussi. Et non, puis ils sont très... Enfin, il y a des artistes que j'aurais pu, mais... Comme les interviews passaient en direct.
- Speaker #0
Tu n'as pas forcément pu le récupérer.
- Speaker #1
Après, j'ai mis la FF. Il y a tous les gros quand même. Bien sûr. Parfois, j'ai demandé qu'ils me valident les chapitres. Puis parfois, je n'ai pas eu de réponse. Tant pis, j'y vais.
- Speaker #0
Moi, j'aimerais que tu me parles d'une anecdote qui n'est pas dans le livre et dont tu as parlé dans Parole Véritable. Shout out à eux. Big up. Moi, j'aimerais beaucoup que tu parles de ton bif avec Tupac. Je sais, je sais, mais ton bif peut interposer.
- Speaker #1
Parce que je grandis dans une région où Tupac… Moi, je venais d'arriver en Suisse et Tupac, un an après, est arrivé où j'ai grandi. Donc, on se loupe. Tous mes potes sont à l'école avec Tupac pendant au moins six mois ou un an. Tupac est en train de rapper avec des gens des alentours. Et moi, il se fait que je connais un gars qui s'appelle Vince, qui est deep, deep in the streets. Et un de ces gars, il rappait avec le premier groupe de Tupac qui s'appelait 5150. C'est le code médical pour dire Illegally Insane.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et il se fait que Tupac, après, le deal, c'est que lui, il ouvre les portes et que ces gars, ils suivent. Ben, Tupac, il a explosé. Déjà, il part à Auckland, il commence à tourner avec Digital Underground. Il y a son album solo qui est en train de se préparer. Et puis, ben, du coup, il est parti. Il s'envole, là. Il s'envole dans une autre galaxie, tu vois. Il y a Juice et tout ça. Ben, j'ai des potes avec qui je traînais. Donc, moi, je m'aligne avec eux. Et eux, ils ont un chiffre avec Tupac. parce que genre Ano Park c'est un soccer c'est un threat c'est un si donc moi je m'aligne avec eux parce que c'est vrai Tupac à l'époque avant de devenir bishop dans Juice il était c'était un artiste il faisait du théâtre la poésie il était très très on va dire pas gangster pas du tout gangster très open minded très aware et très il veut sauver le monde Et ça, c'est toujours un parc qui toujours voulait sauver le monde. La région où j'ai grandi, c'était très hippie, très nature, très bio. C'était très aware et dans une région très chère, mais en même temps très pauvre. Je ne sais pas comment expliquer. À l'extérieur de San Francisco, il y a des villages du hippie très... Il n'y a aucune rue goudronnée. Et puis, c'est quand même dans un county, donc dans un canton très, très élevé pour les impôts. Et il y a un endroit très, très ghetto. C'est un peu la jonction de la région. Pas la jonction, c'est les avanchées de la région. Ça s'appelle Marine City.
- Speaker #0
Et lui, il a vécu quelques mois là-bas avec sa mère parce qu'il voyageait beaucoup. Il parlait beaucoup parce que la mère, on connaît un peu son histoire. Donc, ça, c'est mon bif indirectement. Donc, juste pour m'aligner avec mes potes, je disais, ah non, Tupac, je le boycotte, je le boycotte. Jusqu'à... Les gars, c'est bon, on a 20 ans. On fait Tupac qui cartonne. Puis moi, ça me permettait aussi de dire, non, non, mais moi, mon crew de Cali... et puis en fait c'était c'est pour aussi c'était ma façon de dire que j'appartenais aussi et que tu restais connecté à eux alors que Tupac ici c'est le sex symbol le Bob Marley mais voilà c'est la petite histoire magnifique on va parler un peu de musique
- Speaker #1
de comment tu consommes la musique aujourd'hui, moi ça ça m'intéresse beaucoup, mais avant ça j'ai deux choses pour toi alors en fait c'est mes partenaires cadeaux alors j'ai en premier lieu LVDD qui est un fournisseur de différents produits à base de piment donc là t'as un sel pimenté, le site LVDD.ch il a aussi des pâtes pimentées, il a différentes différentes épices, il a Spicy Mayo, il a un miel de feu, il a énormément de produits. J'en place aussi une pour Griot, qui est la deuxième structure qui fait des fried chicken burgers du côté de Neuchâtel à Puckup sur place. Donc n'hésitez pas, messieurs, d'armer le deuxième cadeau qui est le deuxième partenaire. C'est Jebuna underscore roaster qui fait du café. Et là, t'as du café en grains. Et jebunacoffee.com www.jebunacoffee.com pour tous les autres café, les faits en moulu, etc. Vous pouvez tout choisir. Donc voilà pour toi. Merci beaucoup. Avec plaisir.
- Speaker #0
C'est gentil, c'est sûr.
- Speaker #1
Donc ouais, je parlais de musique. Toi, tu as consommé énormément de musique. Est-ce que tu en consommes toujours autant ?
- Speaker #0
Oui, alors pas autant. A l'époque, c'est vrai, il y a pendant des années et des années, c'était 10, 12, 15 heures de musique par jour. On était arrosés. Et aujourd'hui, étonnamment, j'écoute plus de podcasts que de musique. Et tous les jours, je me demande pourquoi j'écoute moins de musique. Alors, il y a un facteur âge, le temps. Mais j'essaie de tout écouter au moins une fois. Mais après, je n'y retourne pas. Alors, est-ce que c'est parce qu'il y a tellement de musiques qui sortent et que du coup, je ne peux pas tout écouter ? Après, je reste crochet sur deux, trois albums et ils sont dans mes roues. Alors qu'à l'époque, on les saignait, mais pendant des années. Alors, est-ce que c'est parce qu'il y a une théorie ? Est-ce que c'est parce qu'à l'époque, un artiste... faisait en sorte que son projet dure en longueur, justement, parce qu'il est mieux travaillé, il faut dire ce qu'il y a de ça. Ou est-ce que c'est parce que nous, la façon de consommer, alors c'est un mélange des deux, je pense. Parce que l'artiste, avant, s'ouvrait, il y avait un concept. Parfois, les rappeurs prenaient trois mois à faire un couplet. Aujourd'hui, ils se la racontent, ils sont fiers.
- Speaker #1
Il y a trois mois pour faire un album.
- Speaker #0
mais 5 albums ouais on écrit pas on improvise sur le moment et à un moment donné ça se ressent c'est cool, c'est catchy les chansons durent 2 minutes mais il n'y a pas de profondeur tu l'écoutes une fois, tu l'absorbes c'est du façon au prochain projet même l'artiste va passer au prochain album alors qu'il a pris des années in the making pour le créer Encore récemment, j'ai entendu qui dire ça, que Bigel a pris six mois pour écrire un couplet de Ebonics. C'était un morceau conceptuel et il fallait qu'il soit parfait. Jésus, je sais qu'il passait plusieurs mois à écrire des couplets. Jésus, aujourd'hui, tu l'écoutes, il ne s'est pas pris une ride. Alors, je me pose aussi la question. Alors je pense aussi que le fait que physiquement on n'a plus... Le projet. Ça, ça affecte. Tout est dans l'écran. Donc, tu prends un morceau, tu l'as, mais c'est surface. Avant, c'était des pochettes. Tu l'ouvrais.
- Speaker #1
Il y avait des posters dedans. Il y avait des posters, des paroles.
- Speaker #0
Et tu regardais les photos, comment il est habillé. Il a tel sneakers avec tel casque. Oh putain, j'ai jamais pensé que ce monde... Ah ouais, en fait, ça donne trop bien comme le jeans, il tombe dessus. Et tu savourais d'une autre manière. Déjà, on était plus attentifs parce qu'il n'y avait que ça.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Récemment, j'ai entendu un truc. Les séries de télé, les séries sur Netflix et tout. It's watered down. Ils font exprès. que ça soit facile à comprendre. Il n'y a plus de... Complexité. Parce que c'est fait pour que le gars puisse suivre les épisodes tout en scrollant. Tu vois à quel point c'est devenu débile. Alors qu'à l'époque, tu t'arrives toi encore à regarder un film pendant deux heures et à rien faire d'autre ? Moi,
- Speaker #1
je n'y arrive pas. C'est difficile, des fois. Alors,
- Speaker #0
à l'époque, c'était normal. Moi, lire,
- Speaker #1
ça me fait ça, par contre. Quand je lis...
- Speaker #0
Tu vas... Ah ben oui, mais... heureusement et c'est beau que tu lis aussi et ça aussi ce livre pourquoi je l'ai fait j'espère donner envie aux gens de lire même si c'est facile des fois c'est trois pages t'es pas obligé de lire tout d'une fois tu prends le temps qu'il faut pour lire un ou deux chapitres à la fois mais la musique donc en fait notre attention span il est plus comme avant Trop d'infos, trop d'écrans, trop de musique partout. Et peut-être la qualité. Par contre, aujourd'hui, 2025, je trouve que c'est une super année pour des body of works. Pas juste des singles. Des vrais projets. Des vrais albums. Et ça, je pense, ça va faire du bien. Aussi le fait qu'il n'y a plus de hip-hop, plus de rap dans le billboard top 40. C'est plus... Single Driven. Le hip-hop n'a jamais eu besoin des billboards. Choke Ones, Infinity, ils n'ont jamais charté ces morceaux. Et c'est des classiques dans le rap. Donc peut-être, il y a un reset qui s'est fait, que 2025 c'était l'année des anciens rappeurs.
- Speaker #1
Totalement.
- Speaker #0
35, 45, 55, Slick Rick, il a 60 ans. Primo, il a 60 ans.
- Speaker #1
Même des gens qui sont décédés. Des gens qui sont décédés, je veux dire. C'est Mobb Deep qui a sorti. Ouais.
- Speaker #0
Et donc, il y a eu un reset quelque part dans le rap. Les anciens rappeurs ont pris le dessus. En tout cas, moi, j'ai reçu 2025 de cette manière-là. C'est que d'avoir un De La Soul, Ghostface, Raekwon, Mobb Deep, Nas, Clipse, c'est tous des anciens rappeurs. ils ont sorti des super projets donc ça ça fait plaisir donc maintenant est-ce que la musique je ne sais pas après je trouve c'est super intéressant d'avoir tout à portée de main mais c'est le fameux débat Spotify ils en ont rien à foutre des artistes eux ils proclament c'était quoi le chiffre je ne sais plus combien de milliers de personnes qui ont obtenu plus de 50 000 dollars dans l'année 2024, du coup. Et oui, oui, c'est super. Mais il y a des millions et des millions de personnes qui ne reçoivent jamais 5 centimes, tu vois. Et même, il faut 0,003 centimes. Donc, il faut un million de streams pour obtenir 3 000 dollars. Et ça, c'est brut. C'est pas sans compter les frais de mix, de promo, de prod. L'artiste, il ne gagne rien.
- Speaker #1
Donc, ouais, il faut... Et puis, sans parler des algorithmes, parce que moi, ça, c'est quelque chose dont je suis sorti depuis un moment, c'est que la majorité des sons que j'écoute, c'est des sons que je vais chercher,
- Speaker #0
que je tape.
- Speaker #1
Ou alors, maintenant, ça affiche assez régulièrement, parce que l'algorithme, je l'ai un petit peu... Mais les playlists, tout ça, je suis sorti des playlists.
- Speaker #0
Il y a des albums qui sont sortis j'ai su il y a deux semaines que Black Milk a sorti un album cette année, je suis censé le savoir c'est censé arriver à mes yeux je ne l'ai pas su comment c'est possible mais là aussi c'est que tu dois payer t'arrives à la page d'accueil donc payola d'une autre manière après c'est pratique Un vrai artiste doit sortir indépendamment déjà. Il doit faire des concerts. Il doit physiquement sortir des albums. Les vinyles, ça se vend. Les CD, ça se vend. Mais à l'époque, j'avais tout sur CD. J'avais une pièce, il n'y avait que des CD. J'ai des milliers de CD. Là, ils sont dans une cave. C'est triste.
- Speaker #1
C'est vrai. Mais tu arrives à te connecter musicalement avec des générations... des années 2000, 2010, 2015 ?
- Speaker #0
J'essaie. Comment s'appelle la NBA ?
- Speaker #1
NBA Young Boy ?
- Speaker #0
J'arrive pas à Playboy College. Mais j'essaie, j'écoute. J'essaie vraiment. 21 Savage, j'écoutais l'album, c'est cool. J'ai capté 2-3 trucs, ça me plaît. Mais je ne vais pas... Je préfère entendre Della qui parle d'avoir... C'est des sujets d'adultes. C'est mature, c'est clip. C'est ce combat constant entre le bien et le mal, avec des jeux de mots, force des prières. Ça, ça me parle. Donc j'essaie quand même de rester dans le loop, de voir ce qui se passe.
- Speaker #1
Tu regardes ce qui se passe, mais tu ne vas pas forcément...
- Speaker #0
Mais par contre, je ne vais jamais critiquer. Alors, j'ai un côté old grumpy bastard. Le rap, c'était mieux avant, mais le rap, c'est mieux maintenant, comme on dit. Pour un jeune d'aujourd'hui, il va lui dire que le hip-hop est mort. C'est impossible. Le mec, il est en train de kiffer, comme nous quand on avait leur âge. Chacun son moment. Tant qu'on respecte la culture et l'art de l'écriture. Moi, c'est ça qui... Je suis très sensible aux paroles. J'adore les jeux de mots. J'adore les mots sur le concept. Un nom d'artiste, c'est très important pour moi. Des mecs qui s'appellent Lelousi ou Stoussanaz. Sois différent. Sois original. Amène un autre flow. Place tes mots différemment. Choisis une autre prod. Moi, j'ai... Maïvo, là j'ai vu ton bini. Ça me fait plaisir de voir un gars comme ça. Et ça sent parce qu'il vient du freestyle. Il a étudié le bon rap de l'époque. Donc c'est la base. Ça me fait plaisir que des mecs comme ça, ils font des milliers de scènes. Ils ont du coffre maintenant. Et tu vois, c'est pas venu comme ça. Aujourd'hui, les artistes, ils sont justes, ils se mettent sur YouTube et ils pensent avoir le niveau. Mais non. c'est quoi Malcolm Gladwell il y a une théorie des 10 000 heures quoi que tu fasses tu as besoin de 10 000 heures pour maîtriser ton art tu joues un instrument que tu es peintre, footballeur chanteur, peu importe 10 000 heures. Si tu fais 10 heures par semaine, 57 semaines, ça fait quoi ? 570. 570.
- Speaker #1
Heures par année.
- Speaker #0
Heures par année. Il te faut déjà 10 ans pour arriver à 5 000. Donc 20 ans si tu fais juste ça, 10 heures par semaine. Donc il faut faire plus. On va dire qu'il faut 20 heures par semaine pour que dans 10 ans, tu maîtrises ton truc. Il faut passer par là, c'est inévitable. Alors oui, il y a ceux qui sont super doués, mais il n'y a personne. Kendrick, il n'est pas arrivé avec son premier album.
- Speaker #1
Non, il y a des années avant même d'être celui qu'il est aujourd'hui. Même avant son premier album.
- Speaker #0
Exactement. Il a fait du chemin. à taper dans le sac. Et ça aussi, je trouve vraiment que c'est important. Nous, à l'époque, c'était cher. Rentrer dans une cabine, dans un studio d'enregistrement, il fallait acheter de la bande. Ça coûtait cher. Donc tu ne pouvais pas arriver et l'en préparer.
- Speaker #1
Oui, c'était l'argent qui défilait.
- Speaker #0
Oui, il faut louer un studio, il faut un ingé son. Si tu avais la chance d'avoir un studio chez des mecs, c'est du temps. Donc, il faut être bien. Aujourd'hui, c'est... Tu peux tout faire à la disposition. Tout est à dispo. C'est génial, mais ce n'est pas pour rien qu'à l'époque, dans les années 90, il y avait un certain niveau. Personne ne se ressemblait.
- Speaker #1
C'est vrai aussi.
- Speaker #0
Que des bons rappeurs. Tout le monde s'entendait. Too Short ne ressemblait pas à APMD, à Slick Rick, à Bismarcky, à Public Enemy, à NWA. Il y avait de tout. Il y a ceux qui faisaient marrer, ceux qui étaient hyper politiques. Mais tout le monde était original. Tout le monde était authentique. Et ça se bondait. Et c'était des albums qu'ils écoutent encore aujourd'hui. Putain, c'est super fat encore.
- Speaker #1
Tu penses qu'aujourd'hui, le hip-hop manque de gatekeepers ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ouais ?
- Speaker #0
Ouais. Après, le mot gatekeepers, il est mal vu.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Mais le... Les directeurs artistiques dans les labels.
- Speaker #1
D'une manière,
- Speaker #0
c'est... Oui, c'est le filtre. Les Mads ici dans le Source Magazine, il y avait des pages dans le Source à l'époque, c'était The Unsigned Hype, les meilleurs non-signés. Lui, il faisait du taf dans la rue, on l'abordait avec des démons, avec des morceaux, et puis lui, il sélectionnait. Et dès qu'il mettait toi dans ces pages, ça te boostait. tous les bons sont passés par là. Donc, quelque part, c'est un gatekeeper. À la radio, nous, je le dis, à un moment donné, à un certain degré, on était des gatekeepers. On décidait ce qui passait à l'antenne ou ce qui avait le niveau. On est obligés. Mais je pense qu'il faut, quelque part, parce qu'aujourd'hui, c'est un hater. Oui et non, mais on gatekeep quoi ? On gatekeep le château. qui est le hip-hop. Donc, on préserve. Il faut un certain niveau pour pouvoir proclamer. Enfin, tu vois, donc, quelque part,
- Speaker #1
je pense qu'il devrait. Je pense que, déjà, en termes de mots, le gatekeeper, on pense souvent à celui qui ne t'empêche pas d'entrer, mais c'est surtout celui qui te fait rentrer.
- Speaker #0
C'est celui qui fait rentrer, c'est celui qui préserve les lieux. Donc,
- Speaker #1
il y a l'être positif.
- Speaker #0
Donc, oui, il faut ça. Après, il faut peut-être aussi les grands frères qui... qui drill, qui éduque les petits.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Nous, on avait des grands. Ils m'ont fait morfler. Ils m'ont obligé à écouter des trucs que moi, je ne captais pas en temps réel. Donc, moi, je suis retourné en arrière pour capter certains albums. Mais j'ai fait le taf. Je sais que certains jeunes le font aujourd'hui. Et YouTube, tout est dispo. Ils le font. Ils sont super passionnés. Mais il n'y a pas tout le monde qui le fait. Aujourd'hui, j'ai l'impression que les rappeurs ou les jeunes veulent rapper pour le shine. Et pour que ça les amène quelque part. Mais ce n'est pas par l'amour du rap. Ce n'est pas pour le... Tu ne pouvais pas faire un waxez à l'époque. C'était interdit. Non, mais c'était interdit. Il fallait faire rimer le même mot deux fois. C'était interdit. Et tu te faisais crier dans la rue. Et donc, aujourd'hui, c'est un peu trop... Oui, permissif. Donc, il y a beaucoup de gens qui font du rap pour arriver quelque part et eux ils cherchent la collab ou rentrer dans le cinéma. J'en sais rien, tu vois, mais c'est juste un tremplin pour aller quelque part. À l'époque, on rappait parce qu'on kiffait le truc et ensuite si tu pouvais cartonner dans le rap, mais... Et puis c'était une responsabilité, il fallait assurer sur scène, il fallait payer tes douze, il fallait... C'était normal. Ça nous a forgé aussi.
- Speaker #1
C'est artisanal,
- Speaker #0
d'une certaine manière. Il fallait vraiment faire sa place.
- Speaker #1
C'est vrai qu'aujourd'hui, la place est là. Tout est à portée de main. Exactement, mentalité différente. Ma dernière question, avant les deux questions de fin. Est-ce que tu penses qu'il y a quelque chose aujourd'hui qui te donne envie de... Est-ce qu'il y a une chose que tu as encore envie de faire dans le hip-hop ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui continue à te passionner et tu te dis, ah ça je le ferais bien, tu vois. Chez Nayuno, tu mentionnes brièvement faire de l'ADA un peu.
- Speaker #0
Moi j'aimerais bien m'occuper d'un rappeur, clairement. Un mec qui a envie de... à qui je peux transmettre mon savoir quelqu'un qui a le potentiel mais qui a besoin de quelques petits trucs comme un mentor comme ça ou juste on est que aussi bon qu'avec celui avec qui à côté de nous on est que aussi bon que ceux qui sont dans ton cercle toi tu veux être bon mais si t'es mal entouré et donc Si je peux aider quelqu'un à le guider, à linker avec des gens, et puis donner un peu de direction artistique, ça serait cool. Mais ça aussi, n'importe où, c'est un pays, c'est un métier. C'est vrai. C'est un job, c'est un métier, c'est reconnu. ici c'est C'est difficile.
- Speaker #1
C'est très compliqué.
- Speaker #0
Sinon, je ne sais pas.
- Speaker #1
Un deuxième livre ?
- Speaker #0
Mais il faut trouver le bon truc. Alors j'ai... Je suis sûr qu'il y a des idées. Non, ce n'est pas la même chose. Ça, c'est facile en guillemets parce que je transcris. C'est facile. Mais là, j'ai le livre, j'ai l'histoire, j'ai les personnages et tout. Mais le fils les sables, c'est... Ça sera en anglais si je le fais ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
J'arrive mieux à écrire en anglais, évidemment. écoute on verra est-ce que ça se vend encore les livres ?
- Speaker #1
c'est dur il y aura une version audiobook ?
- Speaker #0
je me suis demandé c'est jamais trop tard c'est du temps je vais pas le lire il faut que j'arrive à aligner les phrases ouais c'est
- Speaker #1
J'avoue, j'avoue, mais...
- Speaker #0
Tu as demandé.
- Speaker #1
Ben écoute, peut-être que tu y penseras encore. En tout cas, les gens, si vous le voulez, n'hésitez pas. On va aller acheter du... N'hésitez pas. On va passer aux questions de fin, mais je voulais déjà te remercier infiniment pour le...
- Speaker #0
Bravo Big Up, c'est cool que tu fasses ça.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Pour la culture.
- Speaker #1
Toujours. Et il y a aussi, évidemment, le Chucky Fresh Podcast sur toutes les plateformes.
- Speaker #0
C'est en audio aussi. c'est Je suis à 30 épisodes. C'est cool. Ça prend du temps, mais voilà.
- Speaker #1
Tu t'amuses. J'ai vu que tu t'amuses. Vraiment, tu prends des sujets et puis let's go. Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais. Il y a des notes, mais je pars devant. Bien sûr. Et puis voilà, ça floue. Et j'aime bien ce côté audio parce que c'est ce côté radio de l'époque. Et à la radio, on était toujours limité. On ne pouvait pas parler d'un certain nombre de minutes. Il fallait retenir un morceau. Là, on peut parler comme à l'époque. Personne ne peut t'arrêter. Et du coup, quelque part, je peux balancer des anecdotes avec le livre. Donc, il y a du cross-branding. Pourquoi pas ? Donc, mon podcast, Cotton and Base, mes fringues, You're Not Dead Yet, go check it out. Le livre, il est dans les bacs.
- Speaker #1
Tu as fait des interviews, tu as eu des discussions avec Parole Véritable, Now You Know. Et il y en a... Il y a Grice TV qui devrait sortir très prochainement. Je pense que le moment où l'épisode sort, ce sera aussi. Oui,
- Speaker #0
oui. Je suis content de mon promo run. Je suis parti à Paris avec un plâtre et des béquilles. Can't stop. Wow. Oui, oui. Je me retrouve avec...
- Speaker #1
Cette phrase, elle est bizarre. Can't stop, won't stop.
- Speaker #0
je sais que beaucoup ont dit on va repousser j'utilise la valise comme béquille il faisait super froid j'avais froid au doigt de pied mais mortel des aventures ça fera peut-être des anecdotes pour un prochain livre les deux dernières questions
- Speaker #1
Alors la première, ton son du moment ?
- Speaker #0
L'album de Nas quand même.
- Speaker #1
L'album de Nas avec... Premier ?
- Speaker #0
Ouais, l'album de La Soul aussi.
- Speaker #1
Mais j'ai vu qu'ils viennent en Suisse là. J'ai vu une affiche là, j'ai vu un truc. Avec plein d'autres artistes. Je ne sais pas si c'est une fausse pub.
- Speaker #0
Un morceau que j'ai beaucoup aimé cette année, c'était Ghostface, la Rap Kingpin. Ça sonne hyper old school, j'adore. J'ai bien kiffé l'album de Earl Sweatshirt aussi. Chance the Rapper. Jid.
- Speaker #1
C'est quoi, Starlight ?
- Speaker #0
Starlight, ouais. Jid, très très bon. Bob Deep, j'ai bien aimé. J'écoute moi, Manon. Alors que Jid et Chance, lyricalement, c'est super bien. Dela, Naz, et l'album, je pense, de l'année, c'est
- Speaker #1
Clips. On en a parlé dans un autre épisode, mais le run de cet album, ils ont vraiment joué avec les règles de maintenant et ils ont amené leur expérience. Oui,
- Speaker #0
et puis les règles de l'époque, tu vois. Ils ont choisi... chez qui aller parler, ils ont fait les radios, ils ont fait un roll-out qui est exemplaire. Et en fait, c'est ça, chaque album, quand tu mets autant de ton âme pour un album, tu dois le défendre. C'est pas juste trois stories et puis après... Exactement. Et puis après, ils font des live au Vatican et tout, mais c'est... Et puis Malice, très très fort. C'est un des MVP de l'année.
- Speaker #1
No Malice, non maintenant.
- Speaker #0
Oui. On était gâtés en 2025.
- Speaker #1
Vraiment.
- Speaker #0
Je pense que le feat que j'ai le plus aimé, les deux se trouvent sur l'album de clips, c'est Tyler sur POV et Chains and Whips à Kenrick. C'est monstrueux. Et toi, qu'est-ce que t'écoutes ?
- Speaker #1
Moi, qu'est-ce que j'ai écouté cette année ? J'ai fait un... Le son du moment. Attends, parce que moi, je suis très... J'ai écouté... J'ai écouté l'album de Untry, Le bruit de la machine habillée, qui est un rappeur français. Et sinon, j'étais sur Wale, beaucoup. Everything is a lot.
- Speaker #0
Et je n'aime pas admettre parce qu'il me casse les couilles ce gars. Comme Joey Bad, c'est des mecs qui me saoulent, mais il est très très bon l'album de Wale.
- Speaker #1
J'ai beaucoup aimé.
- Speaker #0
Dès qu'il y a un des vrais sujets, c'est vulnérable, c'est sincère, il y a des émotions.
- Speaker #1
tu vois c'est vrai quoi moi j'aime bien ça comme Conway il peut avancer mon pot c'est super bon exact et la deuxième question je sais pas si tu as les réponses mais la question c'était alors si tu pouvais inviter 5 personnes pour un dîner des gens que t'as toujours voulu rencontrer ou passer du temps alors
- Speaker #0
Déjà, je ne choisirais pas Jay-Z. Il y a cette fameuse... Mais même lui,
- Speaker #1
il a dit de me donner l'argent.
- Speaker #0
Un repas avec moi ou les 500 000 dollars. Mais prenez les 500 000 dollars, bien sûr. Alors, non.
- Speaker #1
Dave Chappelle.
- Speaker #0
Prince. Slick Rick.
- Speaker #1
Déjà là, je pense qu'on rigole pas mal.
- Speaker #0
On est pas mal. Puis chacun amène son truc. Exact. Est-ce qu'on est les cinq en même temps ?
- Speaker #1
Bah oui, moi j'ai tous ensemble.
- Speaker #0
Il y a un gars, Shark G de Digital Underground. Donc lui, c'est le mec qui a pris 2Pac sous son aile.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Digital Underground, c'est un groupe début des années 90. C'est du P-Funk, mais version rap. C'est très musical. C'est très original. Il y a le personnage Humpty Hump. Je ne sais pas si tu vois qui c'est. Il a son faux nez et les lunettes. Je crois que je vois. C'est le même personnage, mais c'est le même gars. Donc, Shark G et lui, il perd son âme, mais c'est typiquement quelqu'un avec qui j'aimerais poser des centaines de questions parce que les anecdotes, les... Juste pour le savoir. Comme par exemple Clark Kent. J'aimerais, c'est le mec qui a mis en contact...
- Speaker #1
Il est décédé l'année passée. Oui.
- Speaker #0
Il a mis en contact Dame Dash et Jay-Z.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
C'est des mecs qui sont...
- Speaker #1
Behind the scenes.
- Speaker #0
Exactement. Mais qui sont tellement responsables d'énormément de choses. C'est... The culture in the flesh. C'est des... Ça pue lui-même. C'est tellement...
- Speaker #1
C'est des ponts entre deux mondes.
- Speaker #0
Un gars comme Clark Kent, qui raconte des histoires, début des Rockefeller. Je ne voudrais pas parler avec Dame Dash, parce qu'il a vrillé. Je le laisse là-bas. Clark Kent, par contre, qui va m'expliquer des histoires. New York dans les années 90. tu vois comme Rockefeller il avait des anecdotes comme il a réussi à mettre Biggie et Jay-Z sur le fameux morceau finest c'est lui qui est responsable de c'est juste donc c'est ce genre de gars donc là j'ai dit Dave Chappelle Prince Slick Rick Chakji Clark Kent
- Speaker #1
Pas mal,
- Speaker #0
hein ?
- Speaker #1
C'est bien, là.
- Speaker #0
On est pas mal.
- Speaker #1
Toi, t'es le sixième.
- Speaker #0
Je suis le sixième. On va manger Erythréen.
- Speaker #1
Magnifique. Superbe. Chuck, merci infiniment. Merci pour ton temps. Merci pour le livre. Je recommande à tout le monde, évidemment, d'aller le chercher sur toutes les plateformes. Vous allez le trouver sur la FNAC, Payot, etc. Allez le chercher. Il faut le demander, le commander, etc. Et vous verrez, il y a... énormément d'anecdotes dedans. On en a parlé de 3, 4, mais bon. Il y a plein d'histoires. Ça permet de beaucoup apprendre.
- Speaker #0
Et aussi quelqu'un qui veut percer dans le rap. Une anecdote juste avant de terminer. Tu vois quand Dante Ross, c'est un ancien directeur artistique, je profite dans son chapitre d'écrire quel est le rôle un directeur artistique, dans Naughty by Nature, je dis quelle est l'importance d'un nom de groupe ou d'un logo, comment le brander derrière, le marketing. Donc, on apprend énormément de choses. Même si les années 90 ou les années 2000 ne te parlent pas, il y a quand même, même un jeune qui démarre dans le rap ou qui kiffe ça, qui veut apprendre des choses, there's a lot of shit in there.
- Speaker #1
voilà il a tout dit merci pour ces explications à toutes les auditrices et les auditeurs qui sont encore là je vous remercie infiniment pour votre écoute comme d'habitude n'hésitez pas avec les 5 étoiles sur toutes les plateformes vous pouvez même laisser un commentaire sur l'épisode sur Spotify Chucky Fresh
- Speaker #0
Chucky Fresh 101 sur Instagram Chucky Fresh 101 sur Insta The Chucky Fresh Podcast Sur Twitter, je suis à Chucky Fresh. Suivez-moi sur Insta. C'est bien par là-bas.
- Speaker #1
N'hésitez pas à nous faire un retour. Je vous remercie.
- Speaker #0
Big up à toi.
- Speaker #1
Big up à toi aussi. Bye bye.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté.
- Speaker #2
Bye bye.