- Speaker #0
Si on veut sauver la télévision pour sauver la télévision parce que les gens doivent continuer à allumer leur téléviseur, ça n'a pas de sens. Si on veut sauver la radio pour juste sauver la bande FM, ça n'a pas de sens non plus. Ce qu'on doit se poser comme question, c'est pourquoi et quels sont les contenus qu'on veut sauver. C'est ça le fond.
- Speaker #1
Bienvenue dans Deep Media, le podcast qui décrypte les médias à l'heure du numérique. Je suis Julien Bougeaud, consultant social média et IA générative, mais avant tout... passionnés et curieux de l'univers média depuis plus de 15 ans. Dans un écosystème en perpétuelle transformation, comment les médias s'adaptent-ils ? Comment se réinventer face aux nouvelles technologies et aux géants du numérique ? Quel avenir pour l'information et ceux qui la produisent ? Si ces questions vous intriguent, alors vous êtes au bon endroit. DeepMedia, c'est un temps de réflexion et d'échange avec celles et ceux qui façonnent l'avenir du secteur. A présent, place à la troisième et dernière partie de l'interview d'Axel Bossard, alias Tazio sur Twitch, animateur de Radio Matin, diffusé chaque jour du lundi. au vendredi de 10h à 13h sur sa chaîne Twitch. Bonne écoute ! Tu le dis, c'est pas une critique de Radio France, mais on sait à peu près comment ça marche, et on sait que c'est des machines qui ont une forme d'inertie, et qu'il faut assez longtemps pour...
- Speaker #0
Pour le coup, la commission d'enquête qu'il y a eu cette année a mobilisé énormément de gens d'interne, et du coup, je sais que ça a pu mettre en pause pas mal de sujets, parce qu'il y avait toujours ça à gérer, etc. Et... C'est de réalité, une commission comme ça, ça mobilise énormément de personnes, ça demande beaucoup de moyens financiers, humains, etc. Et du coup, forcément, ça peut mettre en pause des sujets qui sont parfois moins urgents. Et c'est normal, parce que cette commission est urgente. Et voilà.
- Speaker #1
C'est intéressant, cette petite parenthèse que tu nous fais sur la commission d'enquête, qui s'est amenée il y a quelques semaines au moment où on enregistre, avec le rapporteur Charles Allonc, et qui a duré 8 mois, quelque chose comme ça. effectivement, toi, tu as senti des impacts concrets, je ne remets pas du tout en cause de la légitimité de la commission d'enquête, et c'est plus, tu as senti des impacts réels en interne sur, effectivement, le développement de projets, ou en tout cas, l'avancement de certains sujets ?
- Speaker #0
Alors moi, de mon côté, oui, je sais qu'il y a des sujets qui ont été un peu mis en suspens, de mon côté, des sujets que moi, je portais en interne, parce que c'est des sujets qui étaient en lien avec certains services qui étaient très mobilisés pendant cette période-là, et du coup, en toute logique, il fallait qu'il soit mobilisé à fond pour répondre aux questions de la commission parlementaire et suivre tout ça. Et c'est en toute logique, du coup, que moi, j'ai été mis en pause et c'est tout à fait normal. Mais c'est vrai que du coup, ça a mobilisé des forces particulières au sein de Radio France et c'est important de bien l'avoir en tête. Donc, ouais, ouais, c'est clair. Moi, j'étais confronté à ça très directement. Je ne sais pas à quel point ça s'est fait à toutes les échelles au sein de Radio France, mais en tout cas, moi, personnellement, vu que... J'étais en discussion sur certains sujets pour des formats et tout. Ça a pu effectivement mettre en pause, mais comme je dis, c'est une pause, donc on patiente. Et puis voilà.
- Speaker #1
C'est intéressant d'avoir ce retour-là parce que je n'ai pas l'impression, moi qui ai suivi un petit peu ce sujet tout à fait au quotidien, mais quand même très régulièrement, je n'ai pas l'impression que c'est un discours qu'on ait beaucoup entendu et qu'on ait eu forcément cet impact direct de cette commission sur... sur la vie des médias publics tout au long de cette saison.
- Speaker #0
Il me semble que c'est Xavier Niel qui avait dit ça. Alors, on peut le... qui avait dit une commission, ça coûte de l'argent à faire aussi du côté des médias. Je dirais pas que ça coûte forcément de l'argent en réalité. J'ai repris cette formule-là, mais ça demande du coup des moyens humains. Et donc, in fine, ce sont des salaires qui sont versés qui vont être redirigés vers la préparation de cette commission. Xavier Niel, lui, il me semble, le regrette. Moi, je le regrette. pas entre guillemets, je pense que c'était une commission qui était importante. Est-ce qu'elle a posé les bonnes questions ? Ça, c'est de l'ordre de mon avis personnel, on va dire. Mais en tout cas, sur le papier, cette commission était importante. Et du coup, c'est normal que ces moyens humains aient été mis en place parce qu'il fallait y répondre sérieusement.
- Speaker #1
Merci en tout cas pour cette petite parenthèse. Je n'avais pas forcément imaginé ce sujet-là, mais je trouve que c'est extrêmement intéressant de l'avoir évoqué. Là, je vais passer à un tout autre sujet. Dans ce podcast, on parle de transformation des médias, digitalisation, etc. Il y a un buzzword qu'on a depuis plusieurs années. Il se manifeste en deux lettres, IA. Ce sujet-là, comment est-ce que tu l'appréhendes ? Est-ce que c'est un sujet dont tu t'es emparé ? Si oui, à quel niveau ? Ou est-ce que c'est un sujet qui te dépasse complètement et tu n'en trouves pas forcément une grande utilité dans ton quotidien, à la fois sur Twitch et à la fois de manière générale dans ton quotidien Radio France ?
- Speaker #0
Pour moi, c'est un sujet qui est assez central. pour le coup, en fait pour tout pardon, j'avais une petite poussière à la fois pour les questions que ça pose au niveau global, à la fois pour les questions que ça pose sur mon quotidien et sur mon travail Pour moi, c'est un sujet qui pose des questions absolument partout et qui vient te demander, par exemple, quand tu parles d'IA, au bout d'un moment, je pense que tu es obligé de te poser, surtout dans le cadre d'IA générative. Souvent, on parle d'IA, mais on utilise le mot IA un peu à outrance, sans forcément l'utiliser correctement.
- Speaker #1
Effectivement, oui. Dans ce cas-là, on va plutôt parler d'IA générative, que je te rejoins totalement, je n'ai pas été assez précis. Effectivement, l'IA en tant que telle existe déjà depuis...
- Speaker #0
bien longtemps et effectivement la déferlante qu'on a depuis fin 2022 concerne effectivement l'IA générative c'est ça et ça pour le coup moi je me pose plein de questions par exemple quand tu parles d'IA générative tu finis par te poser la question mais en fait c'est quoi l'art est-ce que par exemple l'art implique forcément un geste humain tu vois moi c'est moi je suis plutôt de cet avis là mais je pense qu'il y a des personnes qui arrivent à argumenter d'une différente manière donc en fait au quotidien t'es obligé de te poser ces nouvelles questions là puisqu'en fait tu es Merci. mis en face à des utilisations qui sont tous les jours un peu nouvelles, et du coup, ça te questionne par rapport à tout ça. Moi, par exemple, dans mon quotidien, j'ai une veille que j'écris au quotidien pour l'envoyer en interne, qui est une veille social media. Et cette veille-là, je vais corriger, par exemple, mes petites ondules de phrases avec de l'IA, tu vois. Je l'utilise comme un outil et jamais comme un outil de création en tant que tel. En fait, pour moi, l'IA ne doit jamais être un outil de création, mais il peut être un outil en tant que tel, vraiment, de support, entre guillemets. tu ne vas pas lui faire écrire pour toi tes idées à ta place et te demander de trouver des idées plutôt à ta place mais tu peux lui demander de prendre un paragraphe que tu as écrit et d'améliorer la formulation moi je trouve que ça me dérange moins par contre ce qui me dérange plus ça va être l'utilisation effectivement visuelle de vidéos etc parce qu'on sait toutes les dérives qu'il peut y avoir et surtout en plus c'est des bases données souvent qui ont été entraînées sur des personnes qui ne peuvent pas forcément donner leur consentement pour que les images soient utilisées, etc., pour entraîner de l'IA. Bref, tout ça me pose un problème. En plus, je trouve ça vraiment très moche. Ça, c'est ma vie personnelle, mais voilà. Après, moi, ce que j'aime bien, c'est qu'on peut utiliser l'IA pour certains outils d'IA, bien des manières. Par exemple, il y a un outil que j'aime beaucoup qui s'appelle Notebook LLM, et qui, pour le coup, je trouve extrêmement pratique parce qu'en fait, tu vas mettre un fichier dans Notebook LLM, par exemple, une étude d'un chercheur. qui fait genre 100 pages. Moi, par exemple, je n'ai pas reçu une formation scientifique qui fait que je suis capable de lire des articles scientifiques. En fait, l'IA, elle ne va travailler que sur ce fichier-là et tu peux lui poser des questions pour que ça t'explique, on va dire, l'article. Et ça, je trouve ça plutôt cool parce qu'en fait, il n'y a pas de possibilité entre guillemets d'hallucination. En tout cas, des hallucinations qui sont moindres parce qu'en fait, du coup, l'IA va travailler sur un fichier que tu lui as donné. Et ça, pour le coup, je trouve que c'est une hallucination qui est vertueuse dans le sens où en fait, il ne fait pas ton travail à ta place. c'est-à-dire que tu ne vas pas écrire quelque chose avec le bouc et le lème, par contre, ça peut toi t'aider en tant que personne à déjà avoir une première idée d'un sujet, et ça pour le coup je trouve ça intéressant, donc voilà
- Speaker #1
C'est un très bon outil, je t'en rejoins totalement moi je sais que pour le podcast, pendant la quale heure on discute je l'utilise régulièrement aussi pour faire de la recherche et de la synthèse documentaire, effectivement c'est très très bon, très très bon outil C'est très sûr,
- Speaker #0
et le fonctionnement fonctionne très bien parce qu'en plus derrière t'as à chaque fois la source d'où il tire en fait l'information qu'il est en train de te donner, du coup tu peux ensuite après aller la vérifier toi-même Merci.
- Speaker #1
recontextualiser le truc et du coup pour moi c'est un des outils les plus vertueux à utiliser pour le coup quand on parle d'IAF et à Radio France donc à Radio France t'as le droit d'utiliser ces outils là et en tout cas je comprends bien que toi en tout cas t'as pas jamais la barrière de l'édito pour
- Speaker #0
toi c'est clair et net en tout cas pour Radio Matin c'est pas possible puisque je fais tout en direct donc voilà donc ouais après je ne sais pas comment les personnes peuvent l'utiliser je pense que ça peut être un outil qui est effectivement très pratique pour faire de la relecture de de fautes, de tournures et tout qui peuvent être un peu mal à droite. Après, en interne, je sais que je pense que ce serait très mal vu qu'il y ait des personnes qui génèrent un article entier à partir d'un article artificiel alors qu'ils n'ont pas relu forcément et tout. Mais je pense que ça, pour le coup, n'importe quelle rédaction fonctionne comme ça.
- Speaker #1
Surtout en Radio France. Et d'ailleurs, est-ce que tu avais eu, plutôt, comment est-ce que tu percevais aussi, parce qu'il y a quand même eu quelques petits exemples qui ont été faits du côté Radio France avec... de l'IA, donc j'avais parlé il y a quelques mois avec Alexandre Barlot de la direction IA à Radio France qui avait parlé aussi de quelque chose qui avait été fait avec le réseau ICI où ils avaient remonté des questions à l'époque pour interviewer le Premier ministre Michel Barnier, il y a eu une autre expérience qui avait été faite aussi avec France Culture qui avait fait un épisode des pieds sur terre, un double épisode d'ailleurs qui avait été généré avec de l'IA, toi comment est-ce que tu perçois ces tests-là, tu trouves ça intéressant, tu trouves que c'est plus fait pour de la com ou est-ce que ça peut ouvrir des perspectives intéressantes ?
- Speaker #0
Pour le coup, pour la partie ici, je t'avoue que je n'ai pas forcément suivi ce dont tu parles, donc je ne peux pas forcément réagir là-dessus. Pour les pieds sur terre, je trouve que c'est intéressant parce que ça interroge des choses. En fait, tout le sujet était justement lié à quels sont les contenus que vous croyez et est-ce que vous êtes capable de savoir, au final, est-ce que vous écoutez, est-ce que c'est la réalité ou non ? Et en fait, je trouve... Après, on peut dire que... En fait, comment dire ? Je pense que n'importe qui pourrait dire qu'il ne fallait pas faire ça parce qu'on a utilisé de l'IA quand même et qu'on a trompé des gens. Peut-être qu'il y a des personnes qui n'ont jamais suivi qu'un bout de l'histoire et qui ont écouté la fin. Bref, je pense qu'il y a des critiques potentielles qui peuvent émerger. Moi, ce que je veux juste saluer dans cette affaire-là, dans cette histoire-là, dans ce test-là, c'est qu'on a utilisé l'IA pour questionner l'IA et le rapport à la vérité. Et je trouve ça intéressant. Après, des personnes vont peut-être dire que ce n'était pas nécessaire. Je peux l'entendre, mais moi, en tout cas, je reconnais l'esprit qui était originaire à la base. Ce n'est pas un test qui a été fait gratuitement, en mode on crée une histoire avec de l'IA pour créer une histoire avec de l'IA. Il y avait une volonté derrière et on n'a pas utilisé l'IA au hasard. Et c'est ça que j'ai aimé dans cette expérience avec les têtes sur terre.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Ça a vraiment été circonscrit, ça a été annoncé, etc. Exactement. Et c'est ça aussi qui est intéressant, c'est-à-dire qu'il faut l'IA après. Voilà, l'IA, c'est toujours bien de le faire en conscience et en connaissance, mais à partir du moment aussi où le public est clairement informé, et ça pose quand même moins de problèmes qu'il y a certains projets qui ont abouti comme ça, où on a découvert à la fin, ah, c'était de l'IA qui était utilisée, donc c'est un petit peu particulier. On arrive doucement, mais sûrement à la fin de cette heure de discussion qui est hyper intéressante. Et j'ai une petite question, on dézoome un petit peu. Si je te dis les termes radio, vidéo, stream, est-ce que ça a encore du sens en tant que tel ? Ou est-ce qu'on est déjà dans des objets éditoriaux qui sont un peu hybrides ? Est-ce que tu penses que les choses sont encore fortement cloisonnées ? Ou est-ce qu'on se dirige plutôt vers des choses qui vont être assez transverses ? J'ai peut-être déjà un élément de réponse.
- Speaker #0
Je pense que tu as déjà entendu sur J7 en parler un petit peu. En fait... Moi, je pense qu'aujourd'hui, vouloir sauver un canal de communication pour sauver un canal de communication, ça n'a pas de sens. C'est-à-dire que si on veut sauver la télévision pour sauver la télévision parce que les gens doivent continuer à allumer leur téléviseur, ça n'a pas de sens. Si on veut sauver la radio pour juste sauver la bande FM, ça n'a pas de sens non plus. Ce qu'on doit se poser comme question, c'est pourquoi et quels sont les contenus qu'on veut sauver. C'est ça, le fond. Au final, qu'un contenu soit écouté... à la radio, en direct ou bien en podcast, qu'est-ce que ça change vraiment ? La plupart des contenus qui fonctionnent en linéaire aujourd'hui, on s'en moque qu'ils soient écoutés en direct ou pas. Je pense qu'il y a effectivement des contenus qui doivent continuer à exister en linéaire parce que ça crée des moments, des moments de communauté en certaine année. Tu vois, mettons les pieds sur terre, c'est pas un format qui a besoin d'exister forcément en linéaire, entre guillemets, pour continuer à acquérir de l'audience et à être très visible. D'ailleurs, c'est un des contenus les plus visionnés. les plus écoutés sur l'application Radio France. Pour moi, le combat le plus important, c'est de se dire qu'en fait, les canals de communication, on s'en fout. Le principal, c'est que ton contenu, il continue à exister pour les personnes qui le cherchent et qui importent les plateformes, en fait. Donc, si demain, il y a la radio, la bande FM les plus écoutées, en fait, le plus important, ce n'est pas que les gens continuent à écouter la bande FM. Le plus important, c'est qu'ils aient toujours accès à ton contenu audio. Parce qu'en fait, je pense que le contenu audio sera toujours écouté. Et ça, pour moi, c'est ça le plus important. Et d'ailleurs, moi, j'ai une théorie très personnelle, qui est qu'on doit arrêter de parler de format, on doit commencer à parler de contexte d'écoute. Par exemple, quand j'écoute la radio, je ne suis pas forcément dans ce que j'appelle de l'écoute active. L'écoute active, c'est quand tu vas regarder Koh-Lanta à la télé, par exemple. Là, tu es focus absolument à 100% sur ce que tu es en train d'écouter. Mais souvent, la radio, tu vas l'écouter en faisant quelque chose à côté. Tu vas l'écouter peut-être en travaillant. Tu vas l'écouter en faisant du ménage. Tu vas l'écouter en, je ne sais pas, en lave-vaisselle, tu vois. Et du coup, tu as ce que j'appelle une écoute passive. Et en fait, la question qu'on doit se poser, c'est comment est-ce que ton contenu, il continue à être pertinent dans ces contextes d'écoute-là ? Parce que quand je suis à table en train de manger, oui, je ne vais pas écouter la radio. Mais je pense que c'est le cas de tout le monde. Personne n'écoute la radio en mangeant aujourd'hui. Et donc, en fait... Quand on parle de la concurrence entre les médias, ce n'est pas intéressant. Ce qui est intéressant pour moi, c'est de se dire comment est-ce que mon contenu existe quand la personne qui veut faire à manger veut écouter que je fais en même temps. Et c'est ça, pour moi, la merveilleuse petite bataille, c'est pas du tout, est-ce qu'il doit allumer la bande FM ou pas ? Ça, on s'en moque. Ce qu'il faut, c'est que la personne pense à ton contenu et qu'elle soit capable de le trouver et de l'écouter, en fait. Et pour moi, c'est un peu ça le truc le plus important. À ça, j'ajoute plusieurs types de contenus, plusieurs contextes de visages différents. Je pense à l'écoute active, qui pour moi est liée à la télévision, surtout. À l'écoute passive, qui est pour moi surtout liée à... la radio à Twitch par exemple Twitch pour moi c'est le format qui se rapproche le plus de la radio quand on pense à internet il y a ce que j'appelle de l'écoute semi-active ou semi-passive qui va être un peu cette consommation de contenu on va dire un peu automatique TikTok par exemple pour moi c'est un peu ça t'es à moitié connecté à ce que t'es en train de faire t'es quand même un peu actif parce que du coup tu slides mais d'un côté tu te rappelles pas forcément de ce que t'es en train de faire non plus donc pour moi t'es entre deux t'as l'écoute que j'appelle interactive qui est du coup là quand t'es en interaction très directe avec ton contenu et Twitch par exemple fait ça aussi donc tu peux être Merci. Parce que d'ailleurs, un format Twitch, ça peut être à la fois parfois du passif, à la fois de l'actif et à la fois de l'interactif, quand tu es dans le chat et que tu parles beaucoup. Et tous les joueurs ne sont pas dans le chat en train de parler. Et pour moi, le dernier contexte de consommation, je dirais, c'est ce que j'appelle du picking. C'est quand tu te réveilles le matin et que tu vas juste chercher les petites infos, comme ça, très rapidement. En fait, tu es dans une activité très courte, très passive, où tu vas à la recherche de quelque chose de bien particulier. Et ce que j'appelle moi le picking, c'est quand on ouvre Twitter. Tu veux voir les dernières infos sur quelque chose parce que tu sais qu'il y a une actu ou que tu veux voir les petites infos du matin et point barre, ça s'arrête là. Et pour moi, l'enjeu des médias, c'est de réussir à être pertinent un peu partout, en tout cas d'être le plus pertinent sur au moins un des sujets. La radio doit être très pertinent, par exemple, sur du passif. FIP, par exemple, c'est les rois du passif aujourd'hui sur Radio France. C'est quand tu ne sais pas quoi mettre en fond quand tu veux travailler. FIP. c'est peut-être la meilleure radio du monde. Et d'ailleurs, c'est très reconnu international. Et c'est ça, pour moi, qu'on va travailler le plus.
- Speaker #1
Non, mais je te rejoins totalement là-dessus. Et effectivement, ça amène à une restructuration énorme, parce que, et on n'a même pas parlé de ça, mais pour les sujets d'audience, etc., ça amène une révolution énorme. Mais je te rejoins totalement, c'est vrai que sur ce chamboulement des... des modes de consommation avec le nomadisme, etc., avec l'étant des coûts passifs. Mais effectivement, ça nécessite aussi que dans les étages au-dessus, on prenne conscience et aussi que les instituts de mesure prennent conscience aussi de tout ça. Ils commencent à prendre légèrement la mesure de ça et c'est vraiment du bout des orteils qui font ça. Mais effectivement, il y a besoin de remettre tout ça sur la table parce qu'effectivement, les odeurs se peuvent plus calculer comme avant. le sujet est vertigineux mais hyper intéressant est-ce qu'il y a là on arrive sur la fin cette fois-ci est-ce qu'il y a un sujet qu'on n'a pas forcément évoqué tu dis tiens ça c'est dommage j'aurais bien aimé qu'on en parle en deux minutes bah écoute tu sais quoi tu viens de me faire évoquer le sujet qui pour moi m'a merdé toutes les batailles en ce moment en plus donc c'était
- Speaker #0
exactement le sujet que je voulais traiter en plus si jamais on ne l'avait pas fait mais du coup tu m'as permis de le faire donc parfait, j'ai pas grand chose de plus à rajouter
- Speaker #1
C'est parfait. Je te remercie pour ton temps et pour l'échange. C'était hyper intéressant, le projet de Radio Matin. J'invite tout le monde à aller l'écouter, le découvrir. C'est vachement bien. C'est du react sur la radio avec beaucoup d'humeur, avec une communauté qui est présente, avec beaucoup d'échanges de ta part. C'est vraiment chouette à regarder. N'hésitez pas à participer, puisque c'est du Twitch. Abonnez-vous et participez à tout ça. Et puis, comme on dit, pour bien terminer tout ça, on va dire vive le service public. Évidemment,
- Speaker #0
vive le service public tous les jours. Ça marche. À très bientôt, merci.
- Speaker #1
C'est la fin de la troisième et dernière partie de cette interview de Deep Media avec Axel Bossard, alias Tazio, sur Twitch, animateur de Radio Matin. À présent, Deep Media se met en mode été. Mais restez fidèles, plein de nouveaux épisodes inédits vont arriver et notamment une série de masterclass que je vous invite... à écouter dès mardi prochain. Merci pour votre fidélité à DeepMedia. Le podcast continue de battre des records d'écoute chaque mois et ça, c'est grâce à vous. Merci beaucoup. Si vous aimez ce podcast, parlez-en autour de vous, c'est important. DeepMedia, c'est également une newsletter mensuelle pour poursuivre l'exploration, ainsi qu'un chatbot de veille IA et Média, appelé IA Media Lab. Pour accéder gratuitement à ces deux outils, je vous mets les liens en commentaire de l'épisode. DeepMedia est un podcast autoproduit par FollowMeConseil, agence de formation et conseil stratégique spécialisée en IA générative et social media. Bel été et à très bientôt !