- Speaker #0
A la fois, je pense que le contenu de niche, c'est quelque chose qui fonctionne énormément. Pour moi, en fait, quand on arrive à toucher... En fait, tout le monde pense qu'il faut être ultra généraliste pour faire des vues, mais en fait, parfois, trouver sa niche et faire des contenus dessus, ça fonctionne bien. Et les gens, en fait, aiment être au global, un peu secoués.
- Speaker #1
Bienvenue dans Deep Media, le podcast qui décrypte les médias à l'heure du numérique. Je suis Julien Bougeaud, consultant social média et IA générative. mais avant tout passionnés et curieux de l'univers média depuis plus de 15 ans. Dans un écosystème en perpétuelle transformation, comment les médias s'adaptent-ils ? Comment se réinventer face aux nouvelles technologies et aux géants du numérique ? Quel avenir pour l'information et ceux qui la produisent ? Si ces questions vous intriguent, alors vous êtes au bon endroit. DeepMedia, c'est un temps de réflexion et d'échange avec celles et ceux qui façonnent l'avenir du secteur. A présent, place à la deuxième partie de l'interview d'Axel Bossard, alias Tazio sur Twitch, animateur de Radio Matin, diffusée chaque jour du lundi. au vendredi de 10h à 13h sur sa chaîne Twitch. Bonne écoute ! D'ailleurs, ce contenu radio que tu exploites sur Twitch, donc là tu l'exploites en mode React, comment est-ce qu'on peut imaginer aussi d'autres formes pour utiliser ce contenu, pour le faire vivre sur Twitch, pour le développer, en proposer d'autres lectures, en proposer d'autres alternatives ? T'as déjà des pistes comme ça avec le bureau des idées ? Là, si on switch un petit peu sur la partie bureau des idées, comment est-ce que... Comment est-ce que c'est un petit peu imaginé de ce côté-là ?
- Speaker #0
Moi, je pense qu'on peut littéraliser encore plus les émissions. Par exemple, faire des émissions spéciales. Ça m'est déjà arrivé de dire, par exemple, si on attend une spéciale, je ne suis pas à l'intelligence artificielle, j'avais fait pas un, du coup, je vais choper plein d'émissions différentes sur l'intelligence artificielle et on va écouter ça. Je pense que ça, c'est super cool. Je pense qu'on peut aussi s'allier avec des personnes. Moi, par exemple, imaginons une émission sur l'intelligence artificielle. Je reçois quelqu'un dans son expertise, on écoute les contenus ensemble. Moi aussi, avoir un expert avec moi pour réagir à ça, ça peut permettre de créer de l'interaction sur les contenus, encore plus des débats. Je trouve ça très cool aussi potentiellement. Même un invité qui serait par exemple une célébrité, on peut se dire, du coup, je fais une veille sur ce qu'il aime, des moments de sa vie. Je vais utiliser les contenus qu'on a en interne comme base pour lui poser des questions. Un peu ce que fait Elisabeth par exemple avec son aventure sur YouTube. et les archives qui font de de cache d'investigation etc et je trouve qu'on est vraiment là-dedans quoi ouais je pense qu'on peut être là-dedans tu vois, moi par exemple pour Halloween j'avais proposé une spéciale où le soir du coup j'avais écouté des histoires un peu qui font peur et tout tu vois des histoires un peu stressantes avec des amis qui étaient venus avec moi en live justement pour qu'on puisse réagir se faire peur et tout et c'était marrant et je pense qu'il y a plein de possibilités après c'est vrai que le format audio je trouve peut être parfois un peu compliqué à suivre sur Twitch Merci. parce qu'il manque un support visuel pour tout te dire moi à la base quand je lui dis du format c'est parce que j'avais vu un strainer qui s'appelle Kameto écouter Affaires Sensibles en direct en jouant à Euro Truck Simulator qui est un jeu de voiture un jeu de camion quoi et à la base moi ce que je voulais faire c'était du jeu vidéo en même temps que de jouer et au final on l'a recentré sur le format React parce que pour mettre des pauses, pour réagir et tout c'est plus simple mais je pense qu'il y a encore ce et ça pour moi c'est une formule que je cherche encore c'est comment est-ce qu'on fait pour que visiblement les gens restent je trouve ça attrayant j'utilise beaucoup la mécanique de transcription de la plateforme qui permet de créer un espèce d'effet de suivi et tout qui fonctionne bien mais j'aimerais plutôt avoir un support un peu à la Luffy Girl tu vois avec une espèce d'image en fond qui se voit un peu agréable qui pourrait après se servir de décor d'arrière-plan pour les personnes qui suivent mon live j'y réfléchis voilà après c'est pas évident parce qu'il faut réussir à faire en sorte que Merci. on reste dans une émission qui soit de l'ordre de l'interactif et pas juste de l'écoute. Et du coup, avoir un décor comme celui-ci pourrait perturber tout ça. Mais peut-être trouver un jeu vidéo un peu chill, qui fonctionne bien, qui soit un peu neutre. Quand même, un jeu vidéo développé pour le créateur, tu ne l'entends rien. Tout est possible aujourd'hui. Je ne me pose pas toutes ces questions-là.
- Speaker #1
Avec de l'IA, on peut sans doute créer des petits jeux qui peuvent être un peu personnalisés. Mais d'ailleurs, ça peut... Ça peut aussi être noué, alors sans doute c'est une réflexion, parce que quand même Radio France, et de manière générale, la radio a quand même beaucoup filmé désormais, c'est-à-dire que quasiment toutes les émissions, et là on voit France Culture notamment sur YouTube, je crois qu'elle fonctionne très très bien en ce moment, ses sonnères sont bonnes. Et ça pareil, c'est pas une envie de ta part de se dire, tiens, au lieu d'aller prendre les replays, parce que là on voit que tu vas prendre les replays sur l'appli, sur le site, est-ce que switcher sur le YouTube et pour le coup d'avoir un contenu un peu plus animé à l'écran, ce serait une...
- Speaker #0
Moi, dès qu'un contenu que je veux consommer est disponible sur YouTube, j'y vais. Parce que je sais que ça me laissera du coup une meilleure visibilité. En fait, ça sera beaucoup plus agréable à suivre pour les viewers que d'avoir juste de l'audio. Mais malheureusement, tous les contenus ne sont pas publiés sur YouTube pour plusieurs raisons. À la fois parce que ça foutrait le bordel, parce qu'il y a beaucoup trop de choses qui sont créées tous les jours. Mais c'est vrai que moi, j'adorais pouvoir avoir accès à toutes les vidéos de ce que j'écoute parce que je pense que ce serait plus simple. Mais il faudrait, je pense, créer une espèce de bibliothèque interne avec toutes les vidéos et ça me paraît être un peu compliqué. Ce genre de choses.
- Speaker #1
Pareil, dans ce bureau des innovations, etc. Et là, c'est marrant parce que ça rejoint un peu une discussion que tu commençais à avoir avec de l'éditorialisation. Est-ce que tu as le sentiment que la notion de programme, elle tend un petit peu à disparaître dans cet univers-là ou au contraire, elle se renforce ? Parce que tu nous disais que, par exemple, des fois, tu peux faire une spéciale autour de différents thèmes. On a parlé d'Halloween, on a parlé de l'IA générative, etc. Est-ce que tu n'as pas le sentiment qu'avec une arrivée sur une plateforme comme ça, c'est du contenu radio ? c'est du contenu Radio France et on voit que d'autres médias aussi commencent à abolir un petit peu les marques, je pense notamment à France Télé qui arrête de communiquer sur France 2, France 3 et compagnie ils communiquent sur France.tv est-ce que là t'as pas l'impression que les marques sont un peu fluides t'es pas forcément en train d'écouter du France Inter ou du France Culture ou du FIP etc est-ce que ça t'inspire ?
- Speaker #0
Alors pour le cadre du service public je pense que c'est spécial je pense que par exemple pour toutes les autres médias ça va être différent mais je pense que Merci. il y a un côté très identitaire à écouter le service public, tu vois. Et ça, pour le coup, que tu sois sur France Culture, France Inter, FIP ou autre, en fait, il y a une fierté d'écouter le service public aujourd'hui. Ça, pour le coup, je pense que c'est important et que c'est effectivement un axe sur lequel on doit beaucoup plus communiquer parce que moi, le service public, je l'aime et je veux le défendre et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui sont contre dans le chat. D'ailleurs, on a une espèce de petite blague à chaque fin de live. Je dis vive le service public, c'est toujours le dernier mot que je dis. C'est ça. En tout cas, voilà, parmi les derniers mots. Et les gens sont vraiment très heureux de le dire. qui m'en compte. Je parlais du fait tout à l'heure qu'en off, que j'ai participé à l'édition J7, dans J7, dans le chat, j'avais des followers à moi qui n'arrêtaient pas de marquer « Vive le service public en particulier ! » Et je pense que plus que la logique de programme qui disparaît, c'est peut-être, en tout cas pour le cadre de Radio France, la logique d'antenne, en tout cas via un Twitch, moins importante. C'est-à-dire que moi, je fais rarement la distinction entre les différentes antennes quand j'écoute. En une matinée, je vais écouter trois contenus de France Info, deux contenus de France Culture, cinq contenus d'Inter. Et en fait, personne ne fait gaffe. Si on écoute France Inter ou France Culture ou France Info, le plus important, c'est d'écouter le service public. Mais c'est parce que c'est la dynamique du RET qui est comme ça aussi. Il n'y a pas ce besoin de séparer les antennes. Mais en dehors du format Twitch, c'est vrai qu'il y a toujours une information un peu identitaire des antennes en mode... tu vas te revendiquer de quel team t'es un peu comme un Pokémon genre en mode moi je préfère Salamèche je suis team Salamèche ou Bill Bizarre moi je suis team France Culture ou je suis team France Info France Inter ou n'importe quoi c'est n'importe quelle antenne du groupe et c'est assez marrant de voir ça mais en fait c'est plus on fait partie d'une même grande famille et ça les gens en ont bien conscience
- Speaker #1
D'accord, intéressant Il y a cette disparition des marques, et en tout cas, il y a le fait de revendiquer aussi un petit peu son antenne. C'est pareil, ce format-là, quand on l'écoute, moi, je me dis qu'il aurait aussi sa place en podcast. Est-ce que c'est quelque chose où tu t'es déjà dit tiens, parce qu'un live Twitch, on extrait facilement le son de tout ça ? T'as déjà eu en revanche ?
- Speaker #0
Ouais, franchement, c'est une idée qui m'était venue en tête, mais pour ça, il faut des petits moyens. Moi, je n'aurais pas envie de le mettre en podcast de mon côté. Je préférais que Radio France gère ça et qu'il y ait une existence qui soit disponible, on va dire, par exemple, sur l'application. Je pense que ça aurait sa place sur l'application ou sur un Spotify ou que sais-je. Mais pour le coup, ça ferait beaucoup de trucs en plus à gérer pour moi parce qu'il y a un petit peu de montage, je pense, à faire là-dessus. Tu vois, par exemple, quand on passe de la musique ou je ne sais quoi, peut-être effectivement qu'on peut faire des petits montages et tout. En tout cas, moi, le gérer sur mon Spotify tout seul, je ne sais pas. En vrai, c'est une idée que je me suis posée, mais étant donné que je suis un peu solo sur la publication, j'aurais besoin d'aide un peu pour ce cloud du côté de Radio France. Et si j'en remballe pour une saison prochaine, pour continuer un petit matin, je pense que c'est quelque chose qu'on évoquera avec la direction. Oui,
- Speaker #1
parce que c'est intéressant, parce que ça rajoute une réflexion autour de la recommandation finalement, parce que là, tu joues le jeu des plateformes, tu joues le jeu des algorithmes. Et dans ces algorithmes, c'est aussi une histoire de recommandations. Et c'est vrai que ce que tu produis là, finalement, ça contre aussi un petit peu les algorithmes de recommandations qu'on peut avoir sur différentes plateformes ou différents réseaux sociaux. Donc, c'est vrai que ça serait intéressant d'avoir un autre point d'entrée dans l'univers de Radio France avec ce contenu-là.
- Speaker #0
Pour le coup, je suis d'accord. Moi, j'ai envie de dire... Aujourd'hui, il faut maximiser les points d'entrée de toute façon. Peu importe là où tu peux être, il faut être là-bas au maximum. Il faut être partout.
- Speaker #1
Oui, c'est toujours l'envie. Et d'ailleurs, le service public, historiquement, a un rôle de prescription. Parce que, tu le disais tout à l'heure, le service public, dans sa définition originelle, c'est quand même s'adresser à tous les publics, à tous les sujets. Les sujets, on va dire, très grand public et très généraliste, mais aussi des sujets un peu plus de niche. Et donc, par rapport à ce rôle historique de la prescription, comment est-ce que, à ton avis, ça... Ça survit aussi un petit peu dans cet environnement algorithmique, ce rôle de prescription du service public.
- Speaker #0
Tu veux dire algorithmique pour Radio Matin ou au global ? Comment est-ce que ça fonctionne dans les antennes ?
- Speaker #1
Un peu au global. Là, je parle plus de service public de manière générale.
- Speaker #0
Moi, je pense aujourd'hui que justement, ce qui fonctionne... Il y a deux choses qui fonctionnent le mieux aujourd'hui sur Internet, notamment quand on parle de ce genre de contenu-là. Pour moi, tu vas à la fois du coup... avoir effectivement des séquences que j'appelle moi du clip bait tu vois si tu vas avoir les séquences les plus importantes qui sont clippées et qui vont générer des réactions sur les réseaux et à la fois je pense que le contenu niche c'est quelque chose qui fonctionne énormément pour moi en fait quand on arrive à toucher en fait tout le monde pense qu'il faut être ultra généraliste pour faire des vues mais en fait parfois trouver sa niche et faire des contenus dessus ça fonctionne bien et les gens en fait aiment être au global un peu secoué découvrir des choses par exemple plong. Il y a un contenu qui fonctionne très bien sur France Info, c'est les chroniques Science Weekend, par exemple, de Bill François, qui est un scientifique qui fait des contenus scientifiques. Et pour le coup, ce n'est pas forcément des sujets qui sont très en lien avec France Info. On est sur de l'actualité scientifique un peu deep, avec des recherches, des découvertes, etc. Et pour le coup, c'est des contenus qui, je trouve, marchent plutôt bien, notamment sur TikTok. Et ça montre qu'il y a de la curiosité. et les gens aiment être surpris, aiment découvrir des choses et ces niches là, elles ont justement souvent ce pouvoir là, c'est quand on fait un contenu sur quelque chose que personne ne connait ou qui justement adresse une actualité de niche ou je ne sais quoi, et bien souvent au contraire ça va faire des vues parce que les gens aiment être surpris ils aiment ça sur les contenus comme ça je vais te donner un exemple qui va en dehors de ce qu'on fait mais récemment j'ai découvert sur Youtube une chaîne qui s'appelle Aiguillage qui fait des centaines de milliers de vues en parlant de train mais en fait Pourquoi ? Parce qu'en fait, les gens aiment être surpris. Ils aiment avoir des thématiques surprenantes. Il y a des gens qui parlent avec passion de choses qui vont vulgariser auprès d'un public moins sachant de ces thématiques-là. Et je trouve que parce que le service public remplit bien ce rôle, ces contenus de niche-là auront au contraire toute leur place dans les algorithmes. Encore faut-il après trouver le bon emballage, faire les bons clips, les bons montages et tout, pour les mettre en forme et les valoriser. mais pour moi, justement, ça a au contraire toute sa place dans... dans les réseaux aujourd'hui, ouais.
- Speaker #1
Et c'est marrant parce que ça entre peut-être aussi un peu en résonance avec le sujet sur la défiance qu'on pointe du doigt vis-à-vis des médias, etc., et c'est peut-être aussi en allant chercher dans ces sujets de niche, donc finalement des choses qui sont très très proches de l'audience, c'est-à-dire des choses qui vont vraiment résonner en eux, finalement ces gens-là vont peut-être aussi reprendre confiance vis-à-vis des médias, sans forcément se poser la question, est-ce que c'est du Radio France, est-ce que ça vient à droite ou à gauche ? mais c'est plutôt en travaillant vraiment ces espèces de micro-audiences et ces micro-segmentations. Et c'est peut-être là où il y a un apprentissage aussi de ces médias qui sont grands publics par rapport à ces algorithmes, de se dire que c'est peut-être là où il faut aussi qu'on développe tout un tas de contenus, peut-être des contenus assez légers ou en tout cas pas forcément des contenus très développés, mais qui vont s'adresser à ces micro-audiences sur vraiment des sujets de niche.
- Speaker #0
C'est clair. Moi, par exemple, je crois énormément au fait de... Je ne sais pas exactement sur quelle forme ça peut exister, mes Je crois, par exemple, beaucoup au fait de créer un podcast, une émission qui soit dédiée aux routiers, aux chauffeurs Uber, aux taxis, etc. Quelque chose qui leur parle à eux directement et qui les fait intervenir pour parler de plein de sujets différents. Je suis sûr que ça pourrait marcher parce que ça adresserait une niche, ça les ferait écouter ces programmes-là dans leur voiture, dans leur camion. Et je suis sûr qu'il y a moyen de passionner même des personnes qui ne s'y connaissent pas. Par exemple, une émission dans laquelle tu reçois des camionneurs, des routiers, des... des motards, des taxis, des chauffeurs, etc. Et tu leur demandes de raconter plein d'anecdotes et de résoudre tes problèmes. Ça peut exister, tu vois. Mais je y crois beaucoup.
- Speaker #1
Et je crois même que ça a existé par le passé, puisque dans une autre maison, une maison rouge, je crois qu'il y avait une émission qui s'appelait Les routiers sont sympas. Les plus vieux auditeurs de ce podcast s'en souviendront peut-être, mais si, si, les routiers sont sympas, c'était... Une émission culte de RTL, il y a pas mal de dizaines d'années. Mais effectivement, je te rejoins sur le côté, effectivement, le travailleur de la nuit, de manière générale, effectivement, avoir des contenus qui soient prévus pour eux. Parce qu'effectivement, c'est des gens qui sont... C'est clair. Qui sont aussi des auditeurs, et on sait que la nuit, il n'y a que des renus. Donc il n'y a pas de... Eh oui. Il n'y a pas de nouveaux contenus. D'ailleurs, toi aussi, par rapport à ce que tu fais sur Twitch, tu as aussi fait un peu évoluer ton heure de diffusion. Maintenant, tu es de 10 à 13. Auparavant, tu étais un petit peu plus tôt. Je crois que t'étais 8a 11 si mes infos sont bonnes exactement ouais est-ce que pareil tu t'es posé aussi un peu des questions est-ce que tu te dis qu'une nocturne Pourquoi pas ? Ce sera envisageable.
- Speaker #0
Oui, c'est envisageable, mais c'est plus pour moi, pour des questions de vie en général, que c'est un peu plus compliqué. Il faudrait voir ça. En fait, ça va dépendre. Aujourd'hui, ce sera envisageable pour le coup, vraiment de le faire, je pense, parce que la journée, on va dire, que je peux trouver du temps. Mais dépendant de ce que sera ma vie l'année prochaine, pour la saison prochaine, est-ce que je vais retrouver l'antenne, par exemple ? Ça peut dépendre. Si par exemple, je dois préparer une émission tous les jours à midi et avoir un podcast à radio matin, du coup, radio soir, le soir, ce serait compliqué. Aujourd'hui, effectivement, c'est possible parce que le moment pas le temps pourrait me le permettre. Mais on avait voulu se faire cet essai-là parce qu'en fait, il faut moins de concurrence sur ces horaires-là, tout simplement. Que moi, je suis un tout petit streamer, que du coup, il y avait cette volonté de se positionner à un moment où il y a moins de gros streamers. Parce qu'en fait, Twitch fonctionne beaucoup comme ça. Une fois que tu as un gros streamer qui arrive, généralement, les audiences remontent vers lui. Et en fait, ça peut cannibaliser complètement ton audience. Du coup, pour moi, il y avait un enjeu à trouver un créneau où je serais le moins concurrencé possible. On avait commencé à 8h-11h, c'était un petit peu tôt. Et en fait, 10h-13h, là, c'est une très bonne horaire parce que ça m'a exposé à ce qu'on appelle des Red Twitch, c'est-à-dire des personnes qui, eux, finissaient leur matinale et qui m'ont envoyé des gens de leur communauté. Typiquement, ça m'est arrivé cette semaine avec un streamer qui s'appelle Fils de Pub. et qui m'a envoyé genre je sais pas peut-être 300 personnes un truc comme ça sur le moment je m'en rappelle plus exactement du nombre et du coup c'est comme ça aussi qu'en fait tu fais compter ton audience sur Twitch moi d'ailleurs c'est grâce à un raid que j'ai acquis aujourd'hui la plupart de mes viewers récurrents du quotidien et qui reviennent constamment parce qu'en fait c'est ce qui permet de donner de la force et malheureusement quand tu lives en soirée en fait souvent les gens font des lives de 20h à minuit et en fait du coup c'est plus compliqué je pense de à la fois d'avoir des raids Peut-être, mais surtout, je pense que ce qui est dur, c'est la concurrence. Dès qu'il n'y a pas de gros streamers, tu ne vas pas forcément suivre le raid vers lequel on t'a envoyé. Tu vas peut-être aller vers ton autre gros streamer qui est déjà là. Alors que moi, 10h à 13h, on va dire que mon plus gros vis-à-vis au quotidien, c'est Clément Viktorovitch. Et du coup, on partage une communauté qui est très similaire parce que la première personne qui m'arrête, c'est son monteur. Et du coup, c'est marrant parce que quand il fait des lives, des fois je perds mon audience et parfois ça va même le faire augmenter parce que avant qu'il se mette à live moi je deviens un peu sa salle d'attente et du coup ça fait que les gens avant d'aller chez Céline Viktorovitch ils vont se poser devant mon live et puis dès qu'il se met à live boum je vais baisser un peu mon viewer mais souvent c'est le moment où moi je commence je finis mon stream et du coup c'est très bien j'arrive à
- Speaker #1
passer le flambeau ouais d'accord donc il y a aussi c'est marrant parce qu'on est dans un système quand même de plateforme on se dit que voilà tout peut cohabiter mais en fait finalement quand on est sur Twitch, on revient un peu dans une logique de grille, et dans une logique de grille radio, télé, peu importe. Mais c'est drôle, parce que t'es quand même dans un univers qui est fortement digitalisé, et pour autant, tu te poses des questions que se posent nos bons vieux médias linéaires et classiques. Le clin d'œil est quand même assez particulier. Je reviens un petit peu sur le sujet du bureau des idées auquel tu collabores. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu, ou en tout cas nous donner quelques exemples concrets de projets qui ont abouti depuis ce bureau des idées, ou alors des réflexions structurantes qui vont aboutir dans les semaines ou dans les mois à venir ?
- Speaker #0
Alors pour le coup, c'est un peu compliqué d'aller vers ce sujet-là, parce que c'est depuis que j'ai lancé mes programmes, on va dire, que moi je suis moins impliqué là-dedans, que ça me prend beaucoup plus de temps d'aller bosser sur des sujets. En fait, en gros... Ma radio matin me prend plus de temps aujourd'hui qu'avant. Au début de l'année, j'étais beaucoup plus affairé au bureau des idées. Aujourd'hui, c'est beaucoup moins le cas. Du coup, je ne pourrais pas forcément dire quels sont les projets qui vont fonctionner d'ici les prochains mois parce que c'est un autre de mes collègues qui aujourd'hui s'en charge. Et moi, aujourd'hui, ma mission repose notamment sur Radio Matin. Même si au début de l'année, c'était moins le cas. Mais vu que maintenant, l'émission a réussi à trouver une forme particulière avec eux. On a une communauté qui est récurrente, c'est plus compliqué, on va dire. Mais au début de l'année, j'ai eu pas mal de réflexions sur des contenus, par exemple, qui n'ont pas encore vu le jour, mais qui sont des réflexions qui pourraient, pourquoi pas, aboutir de l'année prochaine. Des formats de live, notamment pour France Culture, qu'on avait en tête. Juste comme ça. Moi, j'ai pu avoir aussi des réflexions sur la chaîne YouTube de France Inter. Comment est-ce qu'on fait pour l'améliorer ? Parce qu'à la base, mon tout premier métier, c'est être... social, créatif, stratégiste. Je conseille à des marques sur la façon de faire des choses sur les réseaux sociaux. Et du coup, c'est quelque chose sur lequel j'ai une grosse expertise aussi. Et du coup, il y a eu beaucoup de réflexions stratégiques là-dessus aussi que j'ai pu apporter, on va dire, avec des recommandations qui ont été plus ou moins suivies d'ailleurs. Je pense qu'en fait, la mécanique de saison fait que c'est un peu parfois difficile de changer le cours des choses. alors que la saison a déjà commencé mais je pense que des recommandations vont plutôt être appliquées quand elles sont au cours de la saison d'après parce que c'est là où il y a un peu une remise en forme qui se recrée une nouvelle dynamique qui arrive
- Speaker #1
D'ailleurs, est-ce que ça t'est arrivé aussi au sein de la Maison Ronde de collaborer aussi un peu plus avec les équipes des rédactions on entend France Info, rédaction de France Inter rédaction de Radio France ou même les locales, pourquoi pas le réseau ici, pas forcément ou est-ce que t'étais plus avec les directions d'antennes Mais sans le côté rédaction ?
- Speaker #0
Pour le coup, plutôt les directions d'antenne, toujours, parce que les rédactions sont moins dans cette... Ils ont tellement de travail au quotidien qu'aller leur dire, en fait, ils voudraient peut-être faire plus de trucs comme ça, comme ça, en fait, ils n'ont pas le temps de ça. Leur métier, c'est autre chose, en fait. Leur métier, à eux, c'est de créer le contenu, et ensuite, c'est aux directions, je pense, de réussir à trouver la meilleure manière de faire en sorte que ce contenu existe et soit le mieux emballé, on va dire. pour les joueurs.
- Speaker #1
Ma réflexion est même un peu plus loin parce qu'on sait que là, on est à, on va dire, un an d'une échéance électorale assez importante en France. On est à la présidentielle pour ne pas la nommer. C'est clair. Donc voilà, c'était pour savoir si j'entends bien que les rédactions sont là pour produire le contenu mais ma réflexion est un petit peu plus loin en se disant, tiens, est-ce que vis-à-vis de cette échéance-là, est-ce que via le bureau des idées, via ton expertise, via l'expertise des autres membres de l'équipe, est-ce qu'il y a eu des sollicitations pour... on va dire, faire vivre ce sujet électoral qui va truster tout l'espace médiatique à partir de septembre. Ok,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Ça commence déjà. Ça commence déjà très fort, on est bien d'accord, alors qu'on n'enregistre que fin avril. Et voilà, c'était pour savoir si à partir de... Si tu avais déjà été consulté, ou en tout cas s'il y avait eu des réflexions plutôt par rapport à ça.
- Speaker #0
Ouais, le sujet... Je sais que du côté d'un de mes... On est deux au bureau des idées aujourd'hui. Donc moi, aujourd'hui, je m'occupe surtout de la partie Radio-Main-Latin. Et du coup, ces sujets-là, je suis beaucoup moins sollicité qu'avant. Mais je sais que mon collègue, pour le coup, lui est au cœur de la machine actuellement et a pu constater que ça commençait déjà à réfléchir très, très fort du côté de l'U27. Et quel dispositif est-ce qu'on va commencer à créer pour la suite ? Donc voilà, c'est déjà la machine déjà lancée du côté de Radio France sur comment est-ce que nos médias, nos différentes antennes vont s'en parler de ces sujets-là et les faire vivre sur les réseaux, sur l'antenne, etc.
- Speaker #1
Est-ce que ça t'arrive aussi des fois d'être en contact ou de réfléchir avec, cette fois-ci, les personnalités de l'antenne qui aussi ont un pied quand même dans le digital ? À Radio France, il y a quand même un certain nombre de personnalités, de journalistes, d'animateurs qui ont quand même un peu pignon sur rue sur ces plateformes-là. Alors, je vais continuer dans l'info, même si c'est juste pour donner un exemple. On a Paul Larroutereau, notamment, qui a quand même un bel écosystème sur les réseaux. On pourrait en citer d'autres. Là, je pense aussi à François Saltier, par exemple, sur France Culture aussi. une belle surface sur les réseaux. Est-ce que tu es parfois en contact avec ces personnes-là ? Est-ce qu'il y a des échanges, il y a des envies, il y a des réflexions autour de leur présence et de leur futur ?
- Speaker #0
Alors, j'ai déjà eu à réfléchir effectivement à des idées de format, notamment pour certaines grosses têtes de Radio France ou des personnes qui cherchaient justement à développer des contenus chez nous et qui n'étaient pas encore embauchés ou ce genre de choses. Je n'ai jamais été en front avec elle, toujours via le biais d'une direction qui faisait passer le mot. En fait, on aimerait bien avoir une piste de réflexion pour telle personne qui aimerait créer un format de ce genre-là. Moi, j'ai envoyé ma recours, mais je n'ai jamais après été recontacté. En fait, la maison de la radio fonctionne comme ceci. Il y a toujours quelque chose de plus important souvent à gérer. Ce n'est pas une critique. Pour le coup, c'est vraiment une réalité. C'est vraiment une réalité. Il y a toujours des choses plus importantes à faire souvent. que par exemple réfléchir déjà au contenu qu'on pourra faire pour telle année, pour telle prochaine saison, etc. Donc en fait les recommandations elles sont là et je pense qu'elles seront utilisées le jour où ces personnes-là auront le temps de les consulter mais en tout cas ça a été fait à plusieurs reprises et peut-être que le jour où ces sujets-là reviendront sur la table je serai effectivement en front avec elles mais pour le moment j'ai fonctionné sur des intermédiaires
- Speaker #1
D'accord, bon En tout cas, on voit que le sujet n'est pas forcément éteint du côté de Radio France. Mais comme tu le dis, ce n'est pas une critique de Radio France, mais on sait à peu près comment ça marche. Et on sait que c'est des machines qui ont une forme d'inertie. C'est la fin de la deuxième partie de cette interview de Deep Media avec Axel Bossard, alias Tazio sur Twitch, animateur de Radio Matin, diffusé chaque jour du lundi au vendredi de 10h à 13h sur sa chaîne Twitch. Je vous donne rendez-vous prochainement pour la suite et fin de cet échange. où l'on va continuer d'explorer le futur des médias à l'heure du numérique. En attendant, pour ne pas manquer les prochains épisodes, abonnez-vous à ce podcast et mettez les commentaires et étoiles adéquates. DeepMedia, c'est désormais le newsletter mensuel pour poursuivre l'exploration, ainsi qu'un chatbot de veille IA et Média appelé IA Media Lab. Pour accéder gratuitement à ces deux outils, je vous mets les liens en commentaire d'épisode. DeepMedia est un podcast autoproduit par Follow Me Conseil, agence de formation et conseil stratégique spécialisé en liens génératifs et social media. A très bientôt !