- Speaker #0
Moi, j'ai vu, du coup, dans mes posts précédents, que si les réseaux et la vidéo ne marchaient pas main dans la main, le développement des réseaux, ce n'était pas possible. Aujourd'hui, par exemple, sur Instagram, la vidéo, selon les semaines, c'est entre 30 et 45 % de notre contenu.
- Speaker #1
Bienvenue dans Deep Media, le podcast qui décrypte les médias à l'heure du numérique. Je suis Julien Bougeot, consultant social média et IA générative, mais avant tout passionné et curieux de l'univers média depuis plus de 15 ans. Dans un écosystème en perpétuelle transformation, comment les médias s'adaptent-ils ? Comment se réinventer face aux nouvelles technologies et aux géants du numérique ? Quel avenir pour l'information et ceux qui la produisent ? Si ces questions vous intriguent, alors vous êtes au bon endroit. DeepMedia, c'est un temps de réflexion et d'échange avec celles et ceux qui façonnent l'avenir du secteur. Mathilde Gros, bonjour et merci de participer à ce podcast et d'être la 11e invitée au micro de DeepMedia. Donc vous êtes Social Media Manager pour le journal L'Humanité et vous êtes en charge du pilotage et du développement de la présence du média sur les plateformes sociales. Auparavant, si mes informations sont exactes, vous avez également travaillé dans le social media pour Combini ou encore France Inter. Donc pour commencer cette interview, je vous propose de vous présenter succinctement ainsi que vos activités au sein du journal L'Humanité.
- Speaker #0
Bonjour Julien, déjà je suis ravie d'être reçue à Deep Media. Comme tu l'as dit, je suis responsable des réseaux sociaux de L'Humanité. au titre de social media manager. Ça va faire un peu plus de deux ans et demi maintenant que je suis arrivée à ce poste. À noter que c'était une création, que je suis vraiment arrivée pour structurer ce qui était déjà existant sur les réseaux de l'UMA. Et oui, avant, comme tu l'as dit, j'étais chez France Inter, où j'ai eu l'occasion de me frotter à vraiment tout ce qui était institution, on va dire, médiatique nationale, où j'avais rejoint France Inter pendant l'année de l'élection présidentielle aussi. Donc ça a été une... Une grosse, grosse année. Et avant ça, j'ai fait mes armes chez Combini, qui à l'époque était quand même assez leader dans le domaine. Et c'est vraiment là où j'ai appris tout ce qui était technique. Ok.
- Speaker #1
Et j'ai une première petite question de cadrage. Ton parcours, ton profil, journaliste, plutôt dans le web, plutôt un pied dans les deux ?
- Speaker #0
Alors, plutôt dans le web, carrément. Moi, j'ai fait, en termes d'études, j'étais dans un institut d'études politiques. à Toulouse, plus précisément. Et j'ai fait un master culture pour travailler dans les métiers de la culture. Et j'ai toujours eu un gros intérêt pour tout ce qui était numérique. Moi, je viens d'une petite ville de province, donc très tôt pour ouvrir les horizons, il y avait les forums, tout ça. Mon premier réseau social, c'était MySpace. Quand les réseaux sociaux sont arrivés, j'avais 14 ans, donc c'était vraiment un moment assez fondateur de l'adolescence, tout ça. Donc j'ai toujours baigné. vraiment dans cette culture social-média. Et ensuite, j'ai eu des expériences, on va dire, plutôt dans la musique, mais toujours du côté numérique, où je m'occupais de la communication de festivals sur les réseaux sociaux. Et ensuite, j'ai eu une autre opportunité de stage à Konbini, où j'étais plutôt dans la production. Et où au final, en fait, il y a un poste de social-média qui s'est libéré à ce moment-là. Et on m'a proposé de le prendre. Enfin voilà, au début, c'était vraiment très court. Et puis, je suis restée parce que... L'effusion d'une rédaction, je me suis rendu compte que ça me plaisait beaucoup. Et c'est aussi comme ça que tout ce qui est réflexe journalistique, je les ai développés au contact de la profession, vraiment.
- Speaker #1
Et donc, tu as fait la migration en Combini, France Inter et l'Humanité. Comment est-ce que tu vois l'évolution de ça sur les dernières années ? Est-ce que tu as des codes que tu as importés de Combini et que tu as ramenés à l'Humanité ? Parce que quand on les regarde sur le papier, on peut se dire que c'est deux médias qui sont... qui n'ont pas forcément la plus grande des proximités, mais j'imagine qu'il y a des passerelles.
- Speaker #0
Oui, alors des codes patents, des automatismes techniques, beaucoup plus. Vraiment, en fait, c'est là où j'ai appris l'importance d'avoir des bons logiciels de publication, l'importance justement de comment bien s'attourer de ces prestataires qui sont en fait essentiels, parce qu'on n'a pas du tout les moyens de coder des outils en interne, par exemple, pour aller centraliser tout ce qui est publication, tout ça. et... Là que j'ai appris un petit peu ces dialogues-là, que j'ai pris des contacts. C'est là que j'ai appris aussi, quand même, si à Combinix, j'ai appris à faire des accroches. Voilà, c'est vraiment, on va dire, c'est le bagage technique de base. Ça, je l'ai à peu près, je l'ai apporté avec moi depuis le début. À France Inter, ce que ça m'a appris, c'est vraiment, on va dire, la rigueur journalistique des multipliés, l'efficacité. Enfin, voilà. France Inter, les conférences de rédaction, elles sont très disciplinées. Et c'est normal parce que c'est un gain de temps énorme et c'est une grosse machine. Donc voilà, moi, ça m'a apporté une rigueur non négligeable. et aussi une réactivité enfin Combini étant plus sur l'actualité culturelle on avait rarement du breaking news à France Inter non c'était le quotidien voilà et ça j'y pense aussi si ce que Combini m'a beaucoup appris c'est ce que sur l'échange avec l'audience sur la modération ça pour le coup en fait d'être dans un tel à l'époque méta on modérait beaucoup plus Mais c'était encore très compliqué. Les réseaux sociaux ne veulent pas se le cacher. Il y a quand même des vecteurs de haine en ligne qui sont très importants. Et Konbini ne faisait pas exception. Donc, ça m'a aussi appris à gérer ça et aussi appris à ce que je ne voulais pas reproduire dans d'autres médias. C'est-à-dire qu'à Konbini, on était un peu débordé par ce flux de haine. Et aujourd'hui, c'est vraiment quelque chose, vu que je suis maître à bord en termes de pilotage, Je peux décider de couper les commentaires, tout ça, chose que je ne pouvais pas forcément faire dans mes autres postes. Donc ça m'a appris des choses que je ne voulais pas forcément reproduire.
- Speaker #1
Ok. Donc maintenant, tu te sens plus libre et en tout cas, comme tu dis, tu pilotes davantage. D'ailleurs, je reviens juste sur ce petit point. Effectivement, pour des réseaux sociaux d'un journal comme l'Humanité, tu peux te permettre de dire pour certaines publications, pas de commentaires, etc. Parce que tu juges que ça va être trop touchy, etc. Tu as cette liberté-là, parce que ça engendre quand même quelque chose, de couper les commentaires ?
- Speaker #0
Bien sûr. J'ai cette liberté-là au moment où ça va... Ça, c'est une charte qu'on a établie avec l'équipe et validée par notre direction. C'est à partir du moment où la personne qu'on va interroger, par exemple, quand c'est des témoignages, quand les commentaires sont haineux et par ailleurs tombent sous le coup de la loi envers les personnes qu'on peut interroger, Là, on se donne carrément la liberté pour protéger nos répondants et les gens qui participent à faire éclore le média. Là, on se donne le droit d'enlever les commentaires. Après, sur des choses où on voit, par exemple, le débat sans venime, on va plutôt avoir des fonctionnalités de restriction. Restreindre à nos abonnés acquis, qui sont là depuis plus de 24 heures ou 48 heures, tous ces trucs-là. Mais... Oui, en fait, on pense à l'humanité que la parole et la confiance que nous font nos répondants ou nos invités à nos émissions est plus grande que ce que l'espace commentaire va apporter.
- Speaker #1
C'est intéressant parce que tous les médias ne réagissent pas de la même manière. Il y a beaucoup de médias qui, par, on va dire, gain de la performance, etc., vont laisser les commentaires ouverts, notamment sur des sujets très clivants, parce qu'ils savent que l'abus algorithmique va les faire exploser.
- Speaker #0
le but c'est aussi d'être fidèle quand même à certaines de nos valeurs et de pas avoir la viralité peut pas avoir n'importe quel prix ok,
- Speaker #1
pour moi c'est très clair donc tu disais que c'était une création de poste si j'ai bien noté ton arrivée etc et comment on va dire je reprends le terme d'institution parce que quand même l'humanité on le rappelle, fondée quand même en 1904 par Jean Jaurès donc ça a quand même un petit pignon sur rue tout ça Comment est-ce que le social media s'articule maintenant avec toi ? Et comment est-ce qu'il a été un peu appréhendé ? Est-ce que tu as senti qu'au début, l'humanité et les réseaux sociaux, ça se regardait un petit peu loin ? Et comment est-ce que tu as réussi à rapprocher un peu les uns des autres ?
- Speaker #0
Je pense qu'en effet, comme tu le dis, il y avait beaucoup de méfiance. Mais dans toute la maison, on va dire. Parce qu'il y a aussi un peu une peur de... de l'avenir, on y reviendra peut-être plus tard sur le futur des médias, tout ça, où il y a aussi, je pense, enfin moi, je venais, comme tu l'as dit, dans un endroit où les réseaux sociaux communis, les réseaux sociaux, tout le monde sait ce que c'est. Donc il n'y avait pas de travail de vulgarisation, par exemple, à faire en interne, ce qui n'a pas été le cas à l'UMA et ce qui n'était par ailleurs pas le cas non plus chez France Inter. C'est des vieilles dames, c'est des médias. Et ça ne veut pas dire qu'elles ne sont pas dynamiques et qu'elles ne peuvent pas encore faire de grandes choses, loin de là. Mais voilà, il fallait approcher avec un peu plus de douceur, avec beaucoup de discussions internes, finalement, de dire, qu'est-ce qui ne vous va pas sur les réseaux sociaux aujourd'hui de l'humanité ? Qu'est-ce que vous aimeriez voir ? En fait, c'était vraiment une démarche aussi de co-construction, de dire aux journalistes, aux rédacteurs en chef, écoutez, quand vous travaillez sur une révélation, Moi, mon travail, c'est de mettre en valeur votre travail, justement. Donc, on va bosser ensemble pour permettre, justement, la construction de cet écran-là. Et il y a eu un truc qui a été aussi déterminant à l'humanité, c'est que, moi, ma prise de poste a été concomitante avec la prise de poste à la vidéo, de mon homologue de la vidéo, Raphaël Gauthiot, qui est chef de service vidéo. Moi, j'ai vu dans mes posts précédents que si les réseaux et la vidéo ne marchaient pas main dans la main, le développement des réseaux, ce n'était pas possible. Aujourd'hui, par exemple, sur Instagram, la vidéo, selon les semaines, c'est entre 30 et 45 % de notre contenu sur les réseaux sociaux. Forcément, on a besoin de bosser ensemble au quotidien pour tout ce qui est construction de cette audience-là. La vidéo, plutôt avec son regard technique. moi avec plutôt le regard audience et tous les deux avec le regard éditorial pour être sûr que ça colle bien et on a eu la chance à l'UMA d'être très soutenu par les rédacteurs en chef qui est le directeur du numérique Frédéric Gargaud qui voyait vraiment toute la marge qu'on avait sur cet espace là et dans laquelle on prend de plus en plus notre place aujourd'hui
- Speaker #1
D'accord. Hyper intéressant. Donc effectivement, c'est cette espèce de binôme vidéo-audience que tu as incarné avec ton homologue. Et comment est-ce que tu intègres les journalistes, toute la rédaction là-dedans ? Parce qu'effectivement, il n'y a pas que l'audience et la vidéo, il faut bien que les journalistes... Est-ce qu'il y a des journalistes référents ? Est-ce que n'importe quel journaliste est susceptible de venir vous voir en disant « Tiens, ça... » ? Ou est-ce que c'est toi qui les sollicite en disant « Tiens, sur... » ? Comme tu disais tout à l'heure, par exemple, pour ces révélations, etc., on va en faire une déclinaison, on a besoin de vous pour bosser là-dessus ?
- Speaker #0
Au début, c'était beaucoup nous qui allions les solliciter, justement, ce qui est normal parce qu'il n'y avait pas cette habitude. Et là, on sent que c'est quand même vachement rentré dans l'organisation du travail où on a de plus en plus des journalistes qui viennent nous proposer leur sujet. Donc après, voilà, on dirait vraiment non à un sujet. C'est vraiment, on va le co-construire avec la personne pour aussi l'adapter en vidéo. C'est-à-dire que... Une personne qui va partir en reportage, on ne va pas forcément lui proposer de la suivre sur l'intégralité de son reportage en vidéo. On va peut-être plutôt lui demander d'avoir un témoignage, d'avoir un répondant en particulier dans le fil de ce qu'il a prévu dans ce reportage. Donc, c'est plutôt un accompagnement. Mais en effet, en fait, tous les journalistes de la rédac savent où est notre service, savent comment on fonctionne. À l'Huma, on a eu la chance d'avoir un studio vidéo maintenant. tourner, on peut imaginer plein de trucs. Depuis le lancement de la chaîne Twitch, on peut aussi imaginer des émissions avec les journalistes. Alors, on a certains visages qui vont être des référents, mais peut-être plus sur leur sujet. Typiquement, je pense à Thomas Lemayeux, qu'on voit beaucoup pour ses révélations sur Pierre-Edouard Sterrin et sur Nemesis. On a en politique Cyprien Cadeau, qui a une chronique dans Syrah, qui s'appelle Red Flag. où il fait un peu de la critique média. Donc voilà, on commence à avoir, on va dire, nos figures qui sont identifiées. Mais évidemment, chaque journaliste de la rédac, enfin voilà, on n'est pas du tout restrictif. On pense que chacun dans la rédac a sa place en vidéo et on encourage énormément les journalistes à venir nous voir et nous proposer des choses.
- Speaker #1
D'accord. Et donc, là, on commence à toucher du doigt un petit peu les clés du succès parce qu'on a vu quand même que les chiffres de l'humanité sur les plateformes, ils sont quand même bien consolidés et bien envolés ces derniers temps. Toi, si tu identifiais 3-4 points clés qui ont vraiment permis à ces performances de décoller, j'imagine la vidéo, effectivement. Est-ce que tu as d'autres choses où tu sens que... Est-ce que c'est par rapport au rythme de publication, aux thèmes qui sont abordés, au format, etc. C'est quoi un peu les clés du succès ?
- Speaker #0
Alors clairement, en dehors de la vidéo... Enfin, la vidéo s'intègre dans le point que je vais énoncer, mais moi, ce qui m'a frappée, c'est... En fait, je pense qu'il y avait vraiment... une demande vis-à-vis de notre ligne éditoriale. Il y a eu, pour nous, le 7 octobre et ce qui a en suivi sur Gaza, où l'Humanité a toujours été un journal contre la colonisation, particulièrement contre la colonisation en Palestine. Et je pense qu'il y a eu vraiment ce moment où l'Humanité, évidemment, condamne toute exaction sur les civils. de vos noeuds. On a fait partie des premiers à le dire, évidemment. On a été également les premiers à utiliser l'homogénocide ou à dire que les organisations internationales pensaient à l'utiliser. Donc, on a été quand même un relais assez près de ces sujets-là. Et on a été une voix qui a été peu entendue, en fait, dans l'écosystème médiatique. Et ça, c'est un premier exemple. Mais sur plein d'autres aspects, typiquement d'autres sujets, les législatives anticipées, où on sent qu'il y avait une audience engagée. qui ne se retrouvaient pas forcément dans les médias écrits plus traditionnels et qui cherchaient, je pense, une ligne, oui, la ligne qui est la nôtre, c'est-à-dire engagée tout en travestissant jamais la vérité journalistique et en ayant des principes de déontologie applicables, qui s'appliquent à tous nos confrères et consœurs. Et voilà, je pense qu'il y avait vraiment cette demande d'une ligne de « on ne s'excuse pas d'être engagée » . Ok.
- Speaker #1
Intéressant. Et c'est vrai que oui, je comprends bien qu'effectivement ce qui s'est passé cet octobre m'a pu en tout cas accélérer tout ça. Juste pour qu'on soit au clair là-dessus, sur la puissance des réseaux sur l'humanité, moi j'ai compté à date 2,25 millions d'abonnés cumulés. Donc là, je parle de Facebook, d'Instagram, YouTube, TikTok, TwitchX et BlueSky. Oui.
- Speaker #0
Je n'ai pas oublié. Je regarde juste si ça court au bord avec mes chiffres parce que j'ai un petit doc. que je garde à jour.
- Speaker #1
Et en tout cas, petite question aussi par rapport à...
- Speaker #0
Je suis à 2 300 000, donc il y a peut-être un thread en plus.
- Speaker #1
C'est possible, j'ai fait un volvé, mais on n'est pas très loin. On n'a pas traversé la réalité, comme tu disais. Juste une petite question par rapport à la présence sur les plateformes. Il y a la plupart présence sur X, et ça a interrogé plein de médias. Il y a un certain nombre de médias qui ont fait le choix de quitter la plateforme. Moi, si mon relevé, pas à la centaine près, mais en tout cas, dans mon relevé, pour moi, X est sur la troisième marche du podium des plateformes les plus puissantes de l'humanité, avec 424 000 abonnés, un peu plus. Comment s'est prise la décision de rester sur X ?
- Speaker #0
Alors, il y a eu un grand débat en interne. Moi, pour rien vous cacher, j'étais plutôt tenante de partons. Mais j'entendais les arguments qui étaient restés. Bon, on va évacuer tout de suite l'éléphant dans la pièce. Il y avait aussi resté parce qu'on est puissant sur X. Mais ce n'était pas seulement une question de « X nous rapporte » dans les arguments des pros qui étaient donnés, c'était aussi « si on ne reste pas pour mener la bataille culturelle, qui va rester ? » Donc moi, c'est vrai que j'étais un peu plus sensible à l'argumentaire, on va dire inverse, de dire « mais en fait, si on reste, on cautionne certaines pratiques, on permet à la machine de fonctionner, tout ça, c'est des choses que je pense par ailleurs aujourd'hui, mais voilà, j'entends les arguments de mes confrères, mes collègues, et je les comprends. c'est une décision qui n'a pas été prise à la légère, mais qui a aussi été prise un peu en responsabilité. C'est-à-dire que je pense qu'on assume d'être resté parce que la raison principale pour laquelle on va rester, c'est quand même de ne pas disparaître sur cet endroit-là. Et X est aussi une plateforme quand même utilisée par des gens qui ne sont pas forcément les plus politisés. Il y a beaucoup de... Il y a beaucoup de bottes d'extrême droite, il y a beaucoup d'extrême droite sur X, c'est sûr et certain, mais il y a aussi une grande partie de personnes qui ne pensent pas forcément autant à la politique en termes partisans comme ça. Et je pense que c'est intéressant pour eux d'être aussi exposés, quand c'est possible, à des contenus de l'humanité et qu'il n'y ait pas seulement que l'extrême droite sur X.
- Speaker #1
C'est ça. Ça s'entend et effectivement, le combat pour faire valoir ces idées-là, il a toute sa place en tout cas. La réponse ne m'étonne pas sur le fait que ça ait été engagé comme discussion en interne, j'imagine bien.
- Speaker #0
C'est la fin de la première partie de cette interview de DeepMedia avec Mathilde Gros, social media manager pour le journal L'Humanité. Je vous donne rendez-vous prochainement pour la suite de cet échange où l'on va continuer d'explorer le futur des médias à l'heure du numérique.
- Speaker #1
En attendant, pour ne pas manquer les prochains épisodes, abonnez-vous à ce podcast et mettez les commentaires et étoiles adéquates. DeepMedia, c'est désormais une newsletter mensuelle pour poursuivre l'exploration, ainsi qu'un chatbot de veille IA et Média appelé IA Media Lab. Pour accéder gratuitement à ces deux outils, je vous mets les liens en commentaire d'épisode. DeepMedia est un podcast autoproduit par Follow Me Conseil, agence de formation et conseil stratégique spécialisé en IA générative et social media. A très bientôt !