Description
Ce midi, on pleure la disparition d’un géant : le pianiste Abdullah Ibrahim à l’âge de 91 ans.
Monument et figure historique du jazz sud-africain, militant pour la liberté, Dollar Brand comme il se faisait appeler à ses débuts, avait vu le jour au Cap, le 9 octobre 1934.
C’est en Europe où il s’était exilé durant les années 60, au plus fort de l’appartheid qu’il avait été repéré par Duke Ellington. Il avait ensuite collaboré avec Max Roach, Don Cherry, Gato Barbieri ou Archie Shepp.
On lui doit une œuvre pléthorique, intense et profonde, fortement imprégnée de ses racines sud-africaines, de l’œuvre d’Ellington, d’influences orientales et particulièrement japonaises, lui qui était un adepte de la méditation et des arts martiaux. Une œuvre résolument libre et unique, qui a même regardé du côté du free au tournant des années 60 et 70.
Il y a quatre ans, on avait eu l’immense honneur d’interviewer Abdullah Ibrahim, avant sa participation au TSFJAZZ Chantilly Festival…
A l’époque, il venait de sortir l’album Solotude, enregistré seul au piano. Un répertoire qui nous invitait à la contemplation à travers des mélodies hypnotiques…
Revoici cet entretien exceptionnel et tellement précieux.
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