Speaker #0Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce septième épisode de Demain commence aujourd'hui. Septième épisode intitulé Choisir sa direction. Dans notre dernier épisode, nous avons fait un grand nettoyage. Nous avons épuré notre emploi du temps, désencombré notre espace physique et trié notre cercle relationnel. Notre tasse est vide, propre. est prête à être remplie à nouveau. Mais c'est ici qu'un nouveau vertige nous guette. Maintenant que vous avez le temps et l'espace pour agir, où allez-vous diriger vos pas ? Dans notre monde moderne, nous courons tous après le temps. Nous voulons aller vite, nous voulons être productifs, nous voulons optimiser nos journées. Mais à quoi sert de courir à 100 à l'heure si vous ne savez pas quel est votre cap ? Courir très vite dans la mauvaise direction reste encore le moyen le plus rapide d'arriver nulle part. Aujourd'hui, nous allons nous arrêter pour regarder notre boussole. Nous allons comprendre pourquoi l'abondance d'options nous paralyse et pourquoi choisir une direction, c'est d'abord accepter de renoncer à toutes les autres. Il y a un dialogue extraordinaire dans la littérature qui résume parfaitement notre condition moderne. Il est tiré d'Alice au pays des merveilles, écrit par Lewis Carroll. Alice est perdue dans la forêt. Elle arrive à un carrefour où le chemin se sépare dans toutes les directions. Elle lève les yeux et voit le chat du chéchir perché sur une branche. Elle lui demande alors, « Pouvez-vous me dire s'il vous plaît quel chemin je dois prendre ? » « Pour m'en aller d'ici, cela dépend beaucoup de l'endroit où tu veux aller, » répond le chat. « Oh, l'endroit m'importe peu, » dit Alice. « Alors, peu importe le chemin que tu prendras, » réplique le chat. Ce dialogue est d'une profondeur psychologique redoutable. Quand nous disons « je veux changer de vie, je veux que demain soit différent aujourd'hui, mais » Que nous ne sommes pas capables, nous sommes incapables de définir ce que nous voulons vraiment, nous sommes exactement comme Alice. Nous demandons une route sans savoir où nous allons, sans avoir une destination. Le piège, c'est de confondre l'action et l'agitation. On s'inscrit à une formation. On commence un nouveau sport. On télécharge parfois même trois applications de productivité. On s'agite au carrefour, on prend un chemin sur 3 mètres, puis on fait demi-tour pour en essayer un autre. On s'épuise dans le mouvement, mais on n'avance pas d'un pouce vers un objectif qui fait sens pour nous. Pourquoi est-il si difficile de planter son cap ? Pourquoi préférons-nous parfois rester perdus au carrefour plutôt que de choisir une voie ? Le philosophe danois Soren Kierkegaard a défini ce sentiment d'une manière unique. Pour lui, disait-il, l'angoisse est le vertige de la liberté. Lorsque nous n'avons aucun choix, nous sommes coincés, mais nous n'avons pas à réfléchir. En revanche, lorsque nous prenons conscience que notre vie ne dépend que de nous, que nous avons la liberté totale de choisir notre direction, Le champ des possibles s'ouvre si grand qu'il nous donne le tournis. Choisir donc une direction, c'est faire un deuil. C'est le deuil de toutes les autres vies que l'on aurait pu vivre. Si je choisis d'investir mes soirées pour écrire un livre, je renonce à l'idée d'apprendre le piano pendant ce temps-là. Si je choisis de lancer mon entreprise, je renonce au confort et à la sécurité du salariat stable. Notre perfectionnisme essaie alors de nous protéger en nous disant « attends encore un peu, analyse bien toutes les options pour être sûr de ne pas te tromper de direction » . Mais pendant que vous analysez les chemins au carrefour, les années passent. Le seul mauvais choix, c'est l'immobilité, pas par conviction, mais par peur du regret. Pour sortir de la paralysie du carrefour dès aujourd'hui, nous allons faire un exercice de simplification extrême que j'appelle la destination phare. Oubliez la liste de vos 30 résolutions pour l'année, ce que vous faites chaque 31 décembre à minuit. Nous allons en choisir une seule, une seule direction pour les 4 prochaines semaines. Prenez une feuille de papier et écrivez vos 3 grands désirs du moment. Par exemple, ça peut être changer de travail, retrouver la forme ou encore passer plus de temps en famille. Maintenant. Imaginez que vous deviez rayer de ces désirs, si vous ne deviez accomplir qu'une seule chose d'ici le mois prochain, laquelle aurait le plus grand impact positif sur tout le reste de votre vie. Entourez cette unique destination, c'est votre nord. Pour les 30 prochains jours, chaque décision, chaque petit pas, chaque refus que vous exprimerez sera mesuré à l'aune de ce cap. Les deux autres options ne sont pas mortes. Elles ne sont pas abandonnées. Elles ne sont pas envoyées aux oubliettes. Elles attendent simplement sagement leur tour sur le quai. Vous venez de réduire le bruit du monde pour n'écouter que votre signal. Choisir son cap, ce n'est pas s'enfermer dans une prison pour le restant de ses jours. C'est simplement écouter son cœur. C'est simplement décider du prochain port. où l'on veut jeter l'encre. Une fois arrivé là-bas, libre à vous de réajuster vos voiles et de choisir une nouvelle destination. L'important, c'est de naviguer. Vous savez maintenant comment surmonter le vertige du carrefour et définir votre destination phare. Mais une fois le cap choisi, comment s'assurer que c'est votre cap et pas celui de la société ? Vos parents et vos filtres Instagram ont choisi pour vous. Comment distinguer une ambition authentique d'un désir d'approbation sociale ? C'est ce que nous allons voir. Nous allons l'explorer. Nous allons parler des boussoles intérieures et de l'alignement profond. Je vous invite pour ma part à commencer dès aujourd'hui à fixer votre destination. Destination phare pour ce mois-ci. Nous avons affronté le vertige de la liberté. Nous avons compris que ne pas choisir la direction par peur du regret est le pire des choix. Parce que ne pas choisir, vous êtes d'accord avec moi que c'est déjà un choix. Et nous avons appris à simplifier notre horizon en définissant une seule destination phare pour notre mois à venir. Mais une fois que nous tenons cette destination, Une question cruée et cruciale, presque existentielle, se dresse encore devant nous. Cette direction que vous venez de choisir, est-elle vraiment la bonne ? Cette direction est-elle vraiment la vôtre ? Dans notre monde ultra-connecté, nos boussoles intérieures sont constamment piratées. Nous sommes bombardés d'images, de réussites scénarisées, de chemins de vie standardisés. Sans nous en rendre compte, nous nous mettons à désirer ce que les autres désirent. Nous adoptons des objectifs de vie qui ne nous appartiennent pas, simplement pour obtenir de l'approbation du prestige ou pour rassurer nos proches. Aujourd'hui, nous allons apprendre à recalibrer notre boussole. Nous allons faire la différence entre les fausses ambitions et l'alignement profond afin de s'assurer que le sommet que vous grimpez est bien celui au sommet duquel vous voulez vraiment y aller, ou vous voulez vraiment tenir. Au 19e siècle, le philosophe et écrivain américain Ralph Waldo Emerson écrivait dans son essai sur la confiance en soi une phrase d'une puissance brute. Disait-il, il y a un moment dans l'éducation de tout homme Où il arrive à la conviction que l'envie est de l'ignorance, que l'intimidation est un suicide, qu'il doit se prendre lui-même, pour le meilleur et pour le pire, comme sa part de destin. Fin de citation. L'imitation est un suicide. C'est une formule forte, presque violente, mais terrible justement. Chaque fois que vous calquez votre direction sur celle d'un autre, Que ce soit pour le choix de votre carrière, de votre style de vie ou de vos priorités quotidiennes, vous tuez une part de votre propre singularité. Vous essayez de faire entrer votre âme dans un moule qui a été conçu pour quelqu'un d'autre. Le problème de l'imitation, c'est qu'elle fonctionne comme un mirage. Vous voyez quelqu'un réussir sur les réseaux sociaux ou dans votre entourage, vous voyez les applaudissements qu'il reçoit et votre cerveau fait un raccourci. Si je prends la même direction, je recevrai les mêmes applaudissements et je serai heureux. Alors, vous commencez à marcher sur son chemin. Vous y Mettez de l'énergie, du temps, parfois de l'argent. Mais comme ce chemin ne nourrit pas vos propres valeurs, vos valeurs profondes, chaque pas vous épuise. Vous avancez à contre-courant de votre propre nature. Et même si vous finissez par atteindre l'objectif, vous vous retrouvez aux sous-mains avec un immense sentiment de vide. Vous avez gagné une course à laquelle vous ne vouliez pas vraiment participer. Pour vous protéger de ce mirage, nous devons... nous tourner vers la sagesse des stoïciens, et plus particulièrement vers le philosophe Epictète. Epictète, qui est né esclave avant de devenir l'un des penseurs les plus respectés de l'Empire romain, répétait inassablement qu'il existe deux catégories de choses dans la vie. Ainsi donc, parmi les choses qui ne dépendent pas de nous, il y a le regard des autres, leur approbation. notre réputation ou le succès matériel immédiat. Pour Epictète, si vous placez votre cap sur ces éléments extérieurs, vous devenez l'esclave des circonstances. Votre boussole dépendra non plus de vous, mais dépendra plutôt du vent qu'il fait dehors. A l'inverse, si vous placez votre cap sur ce qui dépend de vous, c'est-à-dire vos propres choix, vos efforts, L'expression de votre authenticité, votre rigueur personnelle, vous devenez alors inébranlable. Imaginons que votre direction soit de lancer un podcast ou d'écrire un projet artistique. Si votre boussole est réglée sur l'extérieur, le nombre d'écoutes, par exemple, les compliments de vos collègues ou encore les likes, vous abandonnerez au premier coup de mou. Vous serez constamment frustré. Si votre boussole est réglée sur l'intérieur, c'est-à-dire le plaisir de votre vérité, la joie d'apprendre ou encore la fierté d'aller au bout de vos idées, alors rien ne pourra arrêter votre élan. La création elle-même devient votre réponse ou la récompense que vous attendez. Choisir sa direction, ce n'est pas choisir une médaille que l'on veut porter autour du cou. C'est choisir le travail quotidien que l'on est prêt à faire avec joie, même si personne ne nous regarde. Pour vous aider à dépister les fausses ambitions et à retrouver votre alignement authentique, je vous propose un exercice de projection mentale d'une clarté totale. Je l'appelle le miroir des 80 ans. Installez-vous dans un endroit calme. Fermez les yeux et projetez-vous. Loin, très loin dans l'avenir. Imaginons que vous avez maintenant 80 ans. Vous êtes assis sur un rocking chair au calme, en train de regarder le coucher du soleil. Vous jetez un regard retrospectif sur votre vie entière, en particulier sur les choix que vous faites aujourd'hui. Depuis cette perspective, posez-vous ces trois questions. Première question. De quoi serais-je le plus fier à cet instant ? Est-ce d'avoir accumulé des titres et des biens pour plaire aux autres ? Ou d'avoir eu le courage de suivre mon propre chemin ? Deuxième question. Qu'est-ce qui me paraîtra totalement dérisoire avec le recul ? Le stress pour ce projet imposé ? La peur d'un jugement temporaire de la part des personnes que je ne vois plus ? Troisième question. Quels sont les regrets que je ne veux absolument pas emporter avec moi jusqu'à mes 80 ans ? Cet exercice agit comme un filtre puissant. Il dissout instantanément le vernis des ambitions superficielles, voire sociales, pour ne laisser que ce qui compte vraiment pour vous. Si votre destination phare du mois ne passe pas le test des 80 ans, c'est qu'il est temps de changer d'horizon. Suivre donc sa propre boussole demande une immense dose de courage. Oui, car c'est accepter d'être parfois incompris, d'être décalé par rapport à la moyenne, d'être le seul à voir la beauté de la destination vers laquelle on marche. Mais c'est le seul chemin qui mène à une vie libre et sans regrets. Cette vie dans laquelle vous vous sentirez épanoui. Vous savez désormais comment allier votre cap avec vos profondes valeurs et comment repousser les vents contraires de l'imitation. Mais une fois que la direction est choisie et qu'elle est profondément alliée avec qui vous êtes, comment commence-t-on concrètement à marcher ? Comment fait-on face aux premiers doutes, au manque de confiance en soi et à cette petite voix ? qui nous dit tu n'es pas à la hauteur pour aller là-bas. C'est ce que nous allons explorer. Nous allons parler du syndrome de l'imposteur. C'est ce qu'on ressent parfois quand on est nommé à un nouveau poste. C'est ce que nous allons voir également quand nous allons parler de la confiance qui se construit en marchant et de l'art d'avancer malgré nos doutes, nos incertitudes. Je vous invite à regarder dans le miroir. Le miroir de vos 80 ans. Réglez dans votre boussole et regardez comment cela se passera à cet âge-là. Faites votre projection en croisant ces données avec les choix que vous faites maintenant. Car n'oubliez pas, demain commence aujourd'hui. Dans notre canevas de réflexion, nous avons vu à quel point il est vital de se défaire du regard des autres pour tracer une route qui nous ressemble vraiment. Grâce à l'exercice du miroir de nos 80 ans, nous avons appris à filtrer le bruit du monde pour ne garder que notre propre vérité. Mais une fois que la direction est choisie, une nouvelle crainte peut surgir. C'est la peur de se tromper en chemin. On s'imagine que dès lors que l'on a choisi un cap, le parcours doit être une ligne droite, une ligne qui est lisse, sans obstacle et sans détour. On pense que si l'on rencontre un imprévu, si l'on doit changer de méthode ou si l'on traverse une période de doute, d'hésitation, c'est le signe que l'on s'est trompé de direction. Aujourd'hui, nous allons déconstruire cette illusion, car loin s'en faut. Nous allons voir pourquoi toute trajectoire de vie réussie est en réalité une succession de dérives et de corrections, corrections permanentes et aussi comment faire de l'incertitude notre plus grand allié de voyage. Commençons par une réalité technique fascinante. Savez-vous qu'un avion de ligne en plein vol est hors de sa trajectoire idéale pendant plus de 90% du temps ? Le vent, les poches d'air, les conditions atmosphériques. Le dévie constamment de sa ligne droite théorique. Mais l'avion arrive pourtant exactement à destination. Savez-vous pourquoi ? Parce que le pilote automatique et les systèmes de navigation passent leur temps à faire des micro-corrections de trajectoire. L'équipage ne panique pas parce que l'avion dévie d'un degré à gauche, même à droite. Car Il réajuste simplement, automatiquement, la gouverne, le gouvernail et continue d'avancer. Dans notre vie, c'est exactement la même chose. Choisir sa direction ne garantit pas une autoroute sans virage, sans obstacle. Lors de son célèbre discours à l'université de Stanford, Steve Jobs avait partager une leçon de vie inestimable sur la manière dont les chemins les plus tortueux finissent par faire sens. Il disait ceci, je cite, « Vous ne pouvez pas relier les points de votre vie en regardant vers l'avenir. Vous ne pouvez les relier qu'en regardant vers le passé. Alors, vous devez faire confiance au fait que les points se relieront d'une manière ou d'une autre dans votre futur. » Fin de citation. Quand Jobs a abandonné ses études universitaires classiques pour suivre un simple cours de calligraphie par pure curiosité, cela semblait être une dérive totale, un détour inutile par rapport à une carrière d'ingénieur. Dix ans plus tard, c'est ce cours de calligraphie qui a inspiré la typographie, typographie révolutionnaire des premiers ordinateurs Macintosh. Ne cherchez pas à savoir à l'avance. Comment chaque étape de votre voyage va s'imbriquer parfaitement dans le plan final ? Faites simplement confiance à votre cap, votre cap global au fait. Chaque détour, chaque compétence apparemment inutile à prise en chemin est un point de plus que vous saurez relier demain. Le philosophe allemand Friedrich Nietzsche s'est beaucoup interrogé sur l'art de cheminer. Dans ses écrits, notamment dans Le voyageur et son membre, il distingue ceux qui subissent leur route de ceux qui l'embrassent pleinement. Il écrit, et je cite, « Celui qui a trouvé sa direction ne doit pas craindre les chemins de traverse. C'est souvent par eux que l'on découvre les plus beaux paysages et les vérités les plus profondes. » Fin de citation. Pour Nietzsche, la vie n'est pas un projet d'ingénierie qu'il faut exécuter. de manière rigide. C'est une œuvre d'art en constante création. Si vous abordez votre objectif de manière trop inflexible, au moindre coup de vent, vous allez rompre. Si votre plan de reconversion professionnelle prévoit que tout doit être bouclé en précisément 6 mois, sans le moindre accroc, vous abandonnerez à la première difficulté administrative ou financière. Le véritable voyageur n'est pas celui qui s'énerve parce qu'une route est barrée. pas un éboulement. C'est celui qui regarde la montagne, sourit, prend le sentier de randonnée secondaire et profite pour admirer le panorama. L'important n'est pas que le chemin soit parfait. L'important, c'est de garder la boussole active dans votre cœur. Tant que vous savez où se trouve votre nord, chaque pas de côté est un apprentissage, pas un échec. Puisque nous devons apprendre à faire des micro-corrections comme les pilotes de lit, Je vous propose un exercice à intégrer chaque semaine. Je l'appelle le point de navigation. Bloquez 15 minutes dans votre agenda chaque dimanche soir par exemple. Posez-vous uniquement ces trois questions. Première question. Au cours de la semaine écoulée, me suis-je rapproché ou éloigné de ma destination phare ? Deuxième question. Quels ont été les courants contraires ou les détours imprévus que j'ai rencontrés ? Enfin, troisième et dernière question, quelle petite correction de trajectoire puis-je appliquer dès maintenant ou dès demain matin pour remettre le cap vers mon or, mon objectif, ma destination ? Cet exercice empêchera les dérives de votre quotidien de se transformer en naufrage. En prenant l'habitude de réajuster vos voiles chaque semaine, vous n'aurez plus besoin d'avoir peur. de vous tromper de route, car vous saurez que vous êtes toujours en mesure de corriger le tir. Soyez indulgent avec vous-même, soyez indulgent avec votre parcours. Les plus belles histoires de vie ne sont jamais des lignes droites. Ce sont des formidables épopées pleines de détours, de tempêtes surmontées et de ports inattendus. Faites confiance à votre boussole et apprenez à aimer les vagues. Notre voyage... à travers ce septième épisode touche bientôt à sa fin. Nous allons donc voir comment ancrer définitivement ce cap dans votre quotidien. Nous verrons aussi comment surmonter la peur du départ physique et comment poser le tout premier jalon concret de votre nouvelle trajectoire pour que votre direction choisie devienne enfin votre réalité. Faites votre point de navigation cette semaine. N'oubliez pas... Je vous suggère un dimanche soir, mais libre à vous de choisir le jour qui vous convient le mieux. Surtout, gardez le cap. Nous avons fait le voyage complet à travers le labyrinthe du choix. Nous avons compris pourquoi courir sans cap était une illusion de mouvement. Nous avons appris aussi à écouter notre propre boussole, plutôt que le bruit des réseaux sociaux et des attentes extérieures. même de nos proches. Nous avons aussi accepté l'idée rassurante qu'un cap n'est pas une condamnation à perpétuité, mais une destination temporaire qui s'ajuste au fil de l'eau. Mais à présent, la théorie doit laisser place à l'arène de la réalité. Il reste un dernier pas à franchir. Et c'est souvent le plus terrifiant. Ce dernier pas, c'est l'engagement. C'est ce moment précis où l'on cesse d'hésiter, où l'on ferme les autres onglets ouverts dans notre esprit Merci. et où l'on plonge tout entier dans la direction que l'on a choisie. Aujourd'hui, pour clore cette première saison de notre podcast, nous allons voir comment vaincre cette dernière résistance et pourquoi l'engagement est le secret le plus puissant de la réussite. Il y a une tentation très humaine qui consiste à vouloir être absolument sûr d'avoir fait le bon choix avant de s'engager. Nous voulons des garanties. Nous voulons que le brouillard se dissipe totalement. Le poète autrichien Rainer Maria Rilke, dans ses magnifiques lettres à un jeune poète, disait et donnait ce conseil d'une modernité absolue à un jeune homme qui cherchait sa voie. Et je cite. Je vous prie d'être patient à l'égard de tout ce qui, dans votre cœur, n'est pas encore résolu, et d'essayer d'aimer les questions elles-mêmes. Ne cherchez pas pour le moment des réponses qui ne peuvent vous être données, car vous ne seriez pas en mesure de les vivre. Et il s'agit de tout vivre. Vivez pour l'instant vos questions. Peut-être simplement y glisserez-vous ainsi, sans vous en rendre compte un jour lointain. à l'intérieur de la réponse. Fin de citation. Cette pensée est d'une immense sagesse. La certitude absolue n'est pas une condition préalable à l'action. C'est l'action elle-même qui fabrique la certitude. Vous ne saurez jamais si cette nouvelle direction professionnelle est la bonne en restant assis à votre bureau à y réfléchir. Vous le saurez en commençant à la vivre Merci. en rencontrant des professionnels du secteur, en initiant un petit projet, en commettant vos premières erreurs. En aimant les questions et en acceptant de vivre avec elles, vous vous libérez de la pression d'avoir raison du premier coup. Vous comprenez que le chemin se dessine sous vos pieds au fur et à mesure que vous marchez et non pas avant. Lorsque l'on accepte de s'engager pleinement, Une chose étrange et presque mystique se produit. L'univers tout entier semble se liguer pour nous aider. L'écrivain allemand et philosophe Johann von Goethe résumait ce phénomène dans une formule qui devrait accompagner chacun de nos matins. Il disait, et je cite, « Tant que l'on ne s'engage pas, il y a de l'hésitation, de la possibilité de réculer et toujours de l'inefficacité. » Mais au moment où l'on s'engage définitivement, la Providence se met en marche elle aussi. Toutes sortes de choses se produisent pour nous aider qui ne se seraient jamais produites autrement. Lorsque vous prenez donc la décision irrévocable de suivre votre direction, par exemple celle d'écrire ce livre, de soigner votre santé ou d'apprendre cette nouvelle compétence, votre cerveau change de mode de fonctionnement. Il passe d'un état de veille passif à un état de recherche actif. Soudain, vous remarquez des articles sur le sujet que vous n'aurez jamais vu auparavant. Vous captez une phrase dans une conversation de café qui débloque un problème. Vous rencontrez par hasard la personne idéale pour vous conseiller. Ce n'est pas de la magie. C'est simplement que votre esprit s'est aligné sur une seule fréquence. en choisissant une direction claire. Vous avez donné... un ordre de recherche à votre inconscient. Et il commence donc à filtrer la réalité pour vous apporter la réponse dont vous avez réellement besoin. L'audace de s'engager porte en elle-même son propre génie et sa propre force. Pour sceller cet engagement maintenant, nous allons passer à un dernier exercice. Un dernier exercice pratique pour cette saison. Il s'agit des trois premiers pas de l'audace. Vous avez défini votre situation phare dans l'acte 1. Vous l'avez alliée avec vos valeurs profondes dans l'acte 2. Vous avez accepté d'ajuster votre route en chemin dans l'acte 3. Maintenant, prenez un papier. Écrivez trois actions. Pas une, pas deux, mais trois. Trois actions que vous pouvez réaliser dans les prochaines 48 heures pour matérialiser physiquement Votre engagement vers ce cap. Ces actions doivent être concrètes et indiscutables. Ce n'est pas penser à mon projet par exemple. Mais c'est plutôt envoyer ce courriel à cette personne à 14h. L'action ce n'est pas vouloir me remettre au sport. Mais c'est plutôt... Bloquer mon créneau de mardi matin dans mon agenda et poser mes baskets près de mon lit ce soir. L'action ce n'est pas non plus imaginer mon futur site web. L'action ce sera d'acheter le nom du domaine aujourd'hui. Faites ces trois actions sans attendre, sans chercher la perfection. En faisant cela, vous envoyez un signal fort à votre cerveau. Le temps des hésitations est révolu. Le navire a quitté le port. Vous êtes en mouvement. C'est ici que s'achève ce septième épisode et avec lui... Notre toute première saison consacrée au thème fondamental, commencer. A travers ces 7 épisodes, nous avons fait un voyage extraordinaire à l'intérieur de nous-mêmes. Nous avons appris à faire ce premier pas décisif qui brise l'inertie, à appliquer le pouvoir des petits pas quotidiens, à arrêter d'attendre ce mirage qu'est le moment parfait, à identifier et surmonter ce qui nous empêche réellement d'avancer, à faire de la place, physiquement et mentalement, pour accueillir le renouveau. Et enfin, aujourd'hui, nous avons appris à choisir notre direction et nous avons appris aussi à nous engager pleinement sur le chemin de notre destin. Vous avez maintenant toutes les clés en main. Vous avez votre trousseau de clés. Votre boussole est réglée. Votre tasse est prête. N'oubliez jamais la promesse de ce podcast. Demain. Commence aujourd'hui. Le futur que vous désirez n'est pas un événement lointain qui vous arrivera par hasard. C'est une construction patiente, joyeuse et imparfaite qui débute dès la seconde où vous terminez d'écouter cette phrase, où vous terminerez d'écouter même cet épisode, voire ce podcast. Merci du fond du cœur de m'avoir accompagné tout au long de cette première saison. Si cette aventure à nos côtés vous a inspiré, ne repartez pas les mains vides. Prenez une seconde pour faire trois petits gestes essentiels pour nous aider à grandir. Le tout premier geste, c'est de vous abonner. Abonnez-vous au podcast sur votre plateforme d'écoute préférée pour ne manquer aucun des prochains épisodes. Le deuxième petit geste, c'est de laisser un avis de 5 étoiles et un commentaire. C'est ce qui nous aide le plus à être visible. à permettre à d'autres voyageurs de rejoindre l'aventure, à toucher beaucoup plus de monde, beaucoup plus de personnes qui sont dans le besoin d'écouter ce type de discours. Et enfin, le troisième petit geste, c'est partager cet épisode avec un ami, un proche ou quelqu'un qui cherche actuellement aussi sa route. C'est le plus beau cadeau que vous puissiez faire à ce projet. C'est aussi le plus beau cadeau que vous pourriez faire à votre proche. Pour l'aider, pour l'accompagner. Et puis, n'oubliez pas que ce podcast est aussi le vôtre. Si vous avez des questions particulières, des obstacles que vous traversez, ou des sujets spécifiques que vous aimeriez que nous développions dans les prochains épisodes ou dans les futures émissions, partagez-les avec nous. En commentaire même, vous pouvez les écrire ou sur nos réseaux sociaux. Nous lisons absolument chacun de vos messages avec beaucoup d'attention pour crocher la suite de ce chemin. Prenez soin de vos rêves, engagez-vous avec audace et on se retrouve très vite pour le lancement de notre saison 2 qui s'intitulera tout simplement « Avancer » . D'ici là, commencez dès aujourd'hui votre premier pas et surtout, n'oubliez pas... Le futur se construit dans le présent, car, comme vous le savez, demain commence aujourd'hui.