- Chloé
Je pense qu'on peut passer par l'entrée, on va voir en passant. Allez,
- Charles
j'arrive.
- Chloé
Ah, on attend.
- François
Bonjour,
- Chloé
ça va ?
- François
Ouais, ça va et vous ?
- Chloé
Dérives, épisode 1 avec François Dufeil. On est aux ateliers Wonder à Bobigny le 11 avril 2026. François Dufeil est plasticien, il vit et travaille au Wonder où il crée des sculptures outils à partir de contenants industriels qu'il réutilise pour qu'ils dépassent leurs conditions originelles. Il invite des artistes. qu'ils soient musiciens, peintres ou céramistes, à activer ses œuvres lors de performances en public. Pour Études Studio, il a fait jouer par la percussionniste Amélie Grould une composition pensée avec son collaborateur de longue date, Charles Dubois, à l'occasion du défilé Printemps-Été 2026, au Palais de Tokyo.
- François
Ici c'est le Wonder, un atelier d'artistes collectif qui existe depuis maintenant 12 ans. On est dans le cinquième bâtiment ici. à Bobigny. L'histoire a commencé dans les anciennes usines de piles Wonder à Saint-Ouen, porte de Clignancourt, qui a été fermée dans les années 80. C'était assez connu ces usines pour les mouvements sociaux. En 68, il y a des archives assez mythiques des ouvriers et ouvrières qui sont en révolution devant l'usine. Et puis en fait, on s'est installé dans cette friche, 2013. Je suis dans l'aventure depuis 2015. En fait, il y a des ateliers, donc on accueille 70 artistes. Et les fondatrices, fondateurs, du Wonder, habitent aussi sur place. Donc je fais partie. Et là on rentre dans les espaces un peu plus grands, donc les 100 m² plus dédiés à sculpture volume. Mon atelier est au fond de cet espace. Bonjour.
- Chloé
Bonjour. Ah on est arrivé.
- François
Oui on est arrivé.
- Chloé
C'est chez toi. C'est ça,
- François
bienvenue. Est-ce que vous voulez que je chauffe un café ?
- Chloé
Volontiers. Ouais ? Merci.
- François
Je suis en train d'imaginer un instrument de musique à eau sous forme de pompe à eau et de souches d'arbres qui deviennent des tambours. Pour expliquer le principe, ça commence avec une roue à aube dans un lavoir, un lavoir ovale en pierre de taille. Et dans ce lavoir, il y a une petite source. Je capte la source. que je fais remonter avec une roue à aube. Les pales de cette roue sont des bûches, des demi-bûches qui sont évidées pour faire un bol. Et ensuite... Cette roue capte la source et tourne de manière continue et infinie tout au long de l'expo. Elle remonte l'eau à 1m20, 1m30 dans un réservoir. Et ce réservoir se vide dans des pompes à béliers, ce qu'on appelle des pompes à béliers hydrauliques. C'est un vieux système qui a été inventé par les frères montgolfiers, fin du XVIIIe siècle. en fait elle a pour part C'est des pompes à eau qui ont pour particularité de fonctionner sans carburant, sans électricité, et qui remontent l'eau à une dizaine de mètres de hauteur pour un mètre de réservoir au-dessus de la pompe. Donc en fait là aussi il y a une réflexion sur les zones arides et peut-être... Comment penser les flux d'eau, les futurs flux d'eau ? par des temps de sécheresse, des temps d'aridité, et sans énergie fossile. Ces pompes sont tombées dans les oubliettes de l'histoire, des techniques, et sont utilisées en marge, vraiment à l'échelle artisanale, ou do it yourself, un peu dans mon métier. Et donc ces pompes à eau remontent... l'eau de la source à une dizaine de mètres qui elle retombe en pluie sur mes souches et vidées qui deviennent des tubes et sur lesquels je tends des pots en aluminium, en cuivre, en caoutchouc Donc la goutte de pluie tombante sur la peau a créé des sons, des textures différentes, des timbres aussi différents. Et tout ça va se composer avec le débit de l'eau et puis le vent. qui traverse le lavoir, qui va forcément agir sur la pluie et balayer. Donc la pluie va se balayer de manière différente sur ces souches. Il va y avoir cinq ou six tambours, donc cinq ou six notes différentes.
- Chloé
Est-ce que c'est ça qui est très intéressant aussi dans ta pratique, c'est d'arriver à trouver la justesse ? la façon dont on arrivait à atteindre les notes justes sur ces sculptures instruments.
- François
Alors c'est vrai que sur cette installation précisément, disons qu'il y a beaucoup d'interrogations, et on est plus sur une approche expérimentale d'un rythme, d'un son. Là, ce côté aléatoire... c'est ingérable mais justement je prends en compte ce paramètre pour composer l'installation et me dire que c'est cet aléatoire qui va fabriquer la composition sonore de l'installation et en fait ça ne va jamais s'arrêter ça va tourner 24h sur 24 donc ça veut dire que cet aléatoire aussi me permet de générer un peu d'altérité de générer du mouvement dans la... la composition sonore. Et souvent, c'est aussi à ce moment-là que ça crée une forme de magie, le mot est fort, mais du moins un objet surprenant. Je travaille aussi beaucoup avec des musiciennes, musiciens, dont Charles Dubois, où on peut faire des allers-retours sur ce qui peut, entre deux notes, trois notes, quatre notes, devenir une harmonie. qui se tient et avec le temps je connais aussi les matériaux, les vibrations et c'est à force d'expérimentation donc c'est vrai que la justesse des notes c'est une peau plus ou moins tendue une souche plus ou moins évidée. C'est une dalle de laiton, là je parle par rapport à un métallophone que j'ai fait, avec la matière plus ou moins étalée, avec une épaisseur qui varie. Et donc, en fait, ça fait varier la note, même si la note n'est jamais juste. L'idée, ce n'est pas de créer de la note juste, mais c'est de créer une cohérence. harmonique entre les objets qui sont présentés ensemble. Le rôle de la performance dans la conception même de la sculpture est presque un paramètre que je pense tout au début. D'abord, avant le public, pour les artistes qui vont travailler sur les objets. Donc il y a une question de dessin, d'ergonomie, de praticité de l'objet, même si on rentre presque dans le champ du design. Même si... Les objets ne sont pas toujours ergonomiques. Il y a d'abord ce facteur-là de me dire qu'ils vont être éprouvés à la fois en public, comment je le pense, comment je le dessine, pour que le corps aussi qui va agir sur l'objet soit presque parfait. C'est intégrant du dessin. Et c'est vrai qu'il y a quelque chose qui m'intéresse. Je me suis toujours posé la question de l'intensité, de l'émotion dans les arts plastiques. Chose à laquelle on peut répondre de manière plus évidente au cinéma, au théâtre. Dans la musique, un objet inerte, comment on le fait vivre pour créer une sensation, une intensité ? Et c'est une forme de... En tout cas, c'est un point que je travaille, c'est une forme de réponse aussi, ces objets praticables et pratiqués, du coup.
- Chloé
Est-ce qu'on peut ressentir du track alors même qu'on ne joue pas ?
- François
Je crois que j'ai quasiment autant le trac que les musiciennes, musiciens ou les autres pratiques que j'invite à collaborer. Oui, parce que souvent, ces instruments, je les ai éprouvés dans l'atelier. Je connais leurs failles. Je connais aussi ce qu'ils sont capables de développer. C'est vrai qu'on fait corps à trois musiciennes, musiciens, instruments. Et moi qui suis derrière, autant le trac.
- Chloé
Alors je vois autour de nous, il y a beaucoup d'oeuvres, j'en vois certaines qui ont été utilisées dans le cadre de ta collaboration avec Études Studio pour la musique du défilé Printemps-Été 2026 au Palais de Tokyo. Est-ce que tu peux nous montrer lesquelles et nous dire leurs spécificités ?
- François
Oui, alors il y a des tambours... avec des pots en caoutchouc qui sont tendus sur des fûts, différents fûts, un fût métallique, mais pas que, fût en cuivre, fût en cuivre en l'occurrence, c'est un ancien pulvérisateur pour les vignes, pour traiter les vignes, que j'ai coupé, modifié, et c'est vrai qu'entre du fer, simple et un cuivre on a une différence une rondeur supplémentaire qui est qui intervient avec le cuivre et donc c'est pour en caoutchouc et sont tendues en fait j'ai dit pour en caoutchouc mais c'est des chambres à air de tracteur quoi qui sont découpés et tendus sur sur ces objets et qui créent des une une base qu'on connaît mais qu'on connaît plus sous forme électronique c'est presque un sub ou on peut jouer sur la peau comme ça on la frotte ou aller chercher la basse fréquence avec cette peau donc forcément on entend le côté pneumatique Mais derrière vient une basse électronique. Ça faisait partie des objets qui étaient présentés. Il y a un clocher avec ces fameuses cloches fermées qui sont des bouteilles de plongée, des bouteilles de protoxyde d'azote, des extincteurs qui ont la particularité d'être hyper épais et qui tiennent les notes très longtemps. Ça s'était présenté et au pied de ce clocher, il y avait les claviers que l'on écoutait tout à l'heure. Donc les claviers en laiton qui ressemblaient au métallophone. Et l'idée c'était d'interpréter... des morceaux d'un album qu'on a enregistré au CNCM de Césarée avec Charles Dubois. C'est un album 13 pistes qui s'appelle CU2+, vase d'expansion. Donc c'est le nom des sculptures. Et donc on a sélectionné avec Aurélien quelques morceaux qui ont pu être interprétés par Amélie Grould, qui est percussionniste, et ainsi créer la bande-son du défilé. On s'est rencontrés autour d'un vinyle qu'Aurélien avait vu dans une de mes expositions personnelles au Centre d'Art Contemporain à Houille à l'époque. Il avait vu ce vinyle qui était présenté, qui était en fait une trace des performances qu'on avait pu donner dans différents... ...faire en lieu, donc avec pas mal de textures. Et donc, il a collectionné ce vinyle. Et quelques années après, donc il regardait toujours un petit peu le travail qui évoluait. Et quelques années après, en fait, il y a eu une espèce d'alignement entre cette collection Surrounding qu'ils ont présentée et le thème abordé. qui tourne autour du Land Art. Parce qu'il y avait aussi cette spatialisation du son qui était un peu une première parce qu'on joue souvent en acoustique. C'était dans des lieux qui sont... dans des espaces plus réduits, là au Palais de Tokyo, dans ce lieu qui fait je crois aux alentours de 1000 m², avec 400 personnes. Du coup on a pensé une amplification qui a aussi apporté une autre dimension aux musiques, aux instruments joués et performés. C'était assez incroyable.
- Chloé
Est-ce que justement cette collaboration et cette entrée dans ce monde nouveau que tu n'avais pas forcément apprivoisé jusqu'ici, t'a donné des envies d'investir ? d'autres territoires, d'autres collaborations a fait naître en toi d'autres projets peut-être ?
- François
Oui, complètement. Cette histoire d'amplification Cette expérience de l'amplification des instruments, c'est quelque chose que j'ai envie d'explorer, même si je travaille vraiment sur la matière, sur ce que peut rendre la vibration de la matière. directement par l'acoustique, mais je trouvais que ça a donné toute autre dimension aux instruments. Et puis ça a fait naître une envie que l'on a avec Charles de faire appel à... Peut-être une ou un compositeur, un compositoriste électronique. C'est-à-dire imaginer que les sons des matériaux deviennent une texture, enfin deviennent un matériau justement. Et puis qu'on peut mettre à disposition d'une ou un autre artiste qui va l'emmener dans son propre univers.
- Chloé
On parlait du land art qui était au centre de la collection, à travers une réflexion sur les traces laissées dans le paysage, comme sur une garde-robe, chaque pièce devenant, je cite, la mémoire d'un usage, d'un geste et d'un territoire. Est-ce qu'on peut y voir une analogie avec ton travail, qui nous rappelle à la matérialité du monde, aux traces qu'on laisse ?
- François
Il y a peut-être plusieurs analogies. C'est vrai qu'on en a discuté avec... Aurélien, ça me parlait beaucoup, ces références au Land Art. D'abord, une forme de, dans les années 60-70, d'émancipation radicale. Donc, ce geste et cette... conceptualisation dans l'art m'intéresse. Et puis avec des artistes qui m'ont marqué aussi dans leur radicalité, justement. Mais effectivement, il y a aussi ce rapport in situ. Il y a ce rapport in situ que je travaille souvent, d'autant plus avec la musique. Et effectivement, les objets que j'utilise témoignent d'un... Voilà, comme tu disais, d'une matérialité du monde, mais plutôt aussi dans un déchet. D'un monde qui est en train de passer, et du coup c'est plus qu'une trace de ce monde, ça peut en être une. Et qu'est-ce que je fais de cette trace ? Je me la réapproprie, je la détourne, j'essaie de lui donner un autre sens, une inversion de sens. Ouais, de renverser ses valeurs presque, à travers tous les objets, récupérer la manière de les travailler.
- Chloé
La collection, elle a interrogé ou elle a abordé aussi autre chose qui s'appelle donc Surroundings. C'est la figure de l'artiste et sa relation aux vêtements. Quelle est la tienne ?
- François
Je viens d'un monde, on n'en a pas parlé avant, mais je viens d'un monde ouvrier en fait. Je suis passé en génie climatique chez les compagnons du devoir. Et donc j'ai appris la plomberie, chauffage, climatisation, des choses avec lesquelles je m'amuse aussi bien théoriquement que plastiquement maintenant. Mais j'ai gardé aussi le code vestimentaire de ces années passées. passé, presque comme une revendication du geste ouvrier, du faire, du travail artisanal, parce que je crois que c'est ce qui est présent aussi dans... Dans le travail, les formes, je récupère des objets qui existent, mais en fait, il y a tout un travail de la matière, du dessin, et un travail artisanal. Et donc, je le revendique indirectement par ces tenues de travail que je porte à l'atelier et au-delà de l'atelier.
- Chloé
On est aux Instants Chaviré à Montreuil le 3 avril 2026. François y expose Solénoïde jusqu'au 19 avril. Ce soir on assiste à la performance de son collaborateur de longue date, Charles Dubois, qui va jouer sur les sculptures de François. Charles Dubois se décrit comme un percussionniste acoustique tout terrain. Imitant les distorsions et les sons électroniques sur différents types d'objets glanés et bricolés, il est actif dans plusieurs groupes et publie également des albums solo. Pour sa première création avec François Dufeil, il a même conçu un ensemble de baguettes pour mieux explorer cet instrument si particulier. Qu'est-ce que tu vas nous jouer ce soir ?
- Charles
Eh bien, on va d'abord jouer la composition de Anna Olwek pour l'Automate Solénoïde, qui dure 8 minutes à peu près. Et moi, à partir de ça, je vais glisser vers des compositions qu'on a imaginées avec ces différents petits modules de François. François. Donc le tambour... les cloches, les bonbonnes et les autres petits modules et donc c'est un enchaînement, c'est un parcours dans l'espace qui finira par une partie de mon... mon solo pour batterie.
- Chloé
Qu'est-ce qui vous a décidé à travailler ensemble, à vous engager dans cette collaboration ?
- Charles
Un retour de François à Angers justement, après les Beaux-Arts, il est invité par un collectif d'artistes, Blast, à Angers, qui est un collectif d'artistes assez installé, qui a un lieu de résidence, qui est super chouette. Et il travaille sur un projet, je ne me souviens plus exactement quel genre de projet, mais Ah, une presse à sérigraphie murale, qui est un objet assez hallucinant. Et moi je le revisite tous les jours parce que j'habite à 500 mètres. Et puis je me mets à taper sur des extincteurs qui pendaient ci et là. Et je me dis mais en fait... Il va falloir qu'on fasse quelque chose parce que là, ça sonne vraiment bien tes extincteurs coupés comme des cloches.
- Chloé
Est-ce que tu peux nous dire comment on compose pour les instruments de François ? Est-ce que ton processus de composition habituel en est modifié du fait de cette collaboration qui dure depuis 2019, je crois ?
- Charles
Oui.
- Chloé
Est-ce qu'il y a un process qui diffère ? de tes habitudes ?
- Charles
C'est même... Je pourrais même dire que c'est ce projet qui a fait que je me mette à la composition. Parce qu'avant ça, avant cette collaboration, j'étais vraiment dans un travail essentiellement collaboratif, mais beaucoup en tant que batteur, percussionniste, des duos, des trios, voilà. Et là, dans ce projet, je me retrouve tout seul. C'était la première fois que je faisais du solo comme ça. Donc la composition, elle se fait en s'adaptant aux formes créées par François, en s'adaptant aux objets qu'il récupère, qu'il coupe, qu'il assemble, sans lui-même être musicien. Donc c'est une adaptation, et cette adaptation, elle est à la fois sonore et elle est aussi... Spatiale quoi, parce que c'est de la sculpture, c'est pas forcément à la base ergonomique, parce que c'est des formes qui viennent aussi dans son travail comme ça, sans être pensée comme pourrait être pensée une cymbale sur un pied réglable qu'on peut mettre à sa taille, etc. Là, c'est à moi d'adapter mon geste, donc la composition elle se fait aussi avec le corps.
- Chloé
Sur des moments dédiés, forcément, puisqu'il faut avoir les instruments à disposition et que tu n'as pas forcément chez toi.
- Charles
C'est ça, c'est vraiment pas... c'est un instrumentarium, mais qui est vraiment aussi... c'est vraiment une sculpture. Donc la plupart du temps où je l'ai joué, c'était dans des lieux d'exposition ou dans l'atelier de François. Mais c'est pas quelque chose... on a eu l'occasion d'emmener ces instruments une fois en studio pour l'enregistrement de notre album. 2023, 2024, à Césarée, à Reims. Et c'était une super expérience parce que vraiment transposer ces objets qu'on emmène toujours dans des espaces comme ici, assez résonnants, ou qui n'étaient pas forcément pensés pour le son, et les emmener justement dans cet endroit construit pour le son, c'était vraiment génial parce que plein de choses se sont révélées et moi j'ai beaucoup avancé côté compo. Et puis, pour le petit... Tu me parlais des baguettes tout à l'heure. Et ce côté adaptation, la composition, moi, mon geste, il se fait pas mal grâce à ces baguettes, ces maillots de percussion. J'en ai vraiment une multitude pour ce projet, parce qu'il faut s'adapter, adapter différentes duretés, différentes textures au module, pour trouver le bon son, et il y a toute une recherche autour de ça.
- Chloé
J'en vois une qui est toute toute fine,
- Charles
Je passe pas mal de temps à essayer de trouver des nouvelles sonorités dans différents endroits, que ce soit les ferrailleurs, les ressourceries, les déchets, etc. Donc là, on a un peu un mélange de... Plein de trucs que je trouve. Ça va d'une barre métallique assez difforme que j'ai trouvée dans les décombres d'un bâtiment effondré à différents types de cloches, donc des petites cloches en bronze et aussi des cloches plus type cloche pour des animaux, des petites cloches de chèvre.
- Chloé
Ils sont mignons ces bancs je trouve.
- Charles
Oui, merci.
- François
Je trouve qu'ils vont très bien avec l'ensemble. Oui, ils sont décidés aussi. Ah, c'est vrai ? Ils n'appartiennent pas forcément à cette sculpture, mais disons que c'est dans le même langage.
- Chloé
C'est une continuité des sculptures. Je me demandais s'ils appartenaient au lieu.
- François
Non, ils n'appartiennent pas au lieu. Et oui, c'était aussi... que les bancs aussi suggèrent une écoute, parce qu'en fait, ce n'est pas que la sculpture dans l'espace, mais c'est tout le son qui est développé qui embaume l'espace. Mais ça suggère un temps d'écoute, en tout cas.
- Chloé
Dérives, un podcast de Études Studio réalisé par Chloé Saramea et mis en son par Maxime Prieur.