- Speaker #0
Hello et bienvenue dans Déséquilibre, le podcast qui explore le mieux-être et l'équilibre de vie. Je suis Caroline, coach et cadre dans le digital. Ici, on parle santé mentale, mieux-être et mindset, à travers des échanges inspirants et des outils concrets pour avancer vers plus de sérénité. Allez, installe-toi confortablement, c'est parti pour l'épisode du jour. Bonjour Caroline !
- Speaker #1
Bonjour Caroline !
- Speaker #0
Bon voilà, il n'y a pas de doute sur le prénom là aujourd'hui, on s'est simplifié la tâche.
- Speaker #1
Pas d'embrouille !
- Speaker #0
Pas d'embrouille ! Je suis ravie de te recevoir sur ce nouvel épisode du podcast Déséquilibre. Et j'avais envie qu'on commence tout de suite, qu'on se jette dans l'eau. Et j'avais une première question que je vais voler à Cédric Khalifa, qui est, est-ce que tu peux nous raconter l'histoire de ta vie ? en commençant par « Il était une fois » .
- Speaker #1
Alors, c'est très drôle parce que c'est un tatouage que j'ai, « Il était une fois » , en anglais. Donc, je ne sais pas s'il me parle beaucoup. « Il était une fois » , une petite fille née avec un handicap visuel qui donc a passé une enfance pas toujours très évidente parce qu'elle ne pouvait pas faire ses propres choix. Elle devait suivre la route qu'on lui traçait en fonction des croix. des uns et des autres. Donc elle a commencé sa vie comme ça, elle a grandi comme ça, elle était entourée de personnes pas forcément très bienveillantes et très à l'écoute. Puis un jour elle est devenue adulte, elle a rencontré l'homme de sa vie, elle a décidé pour une fois de s'écouter et de se dire voilà c'est moi qui fais mon choix, je choisis d'être avec lui même même si personne n'est d'accord avec. Et puis un jour elle s'est dit « et pourquoi je ne ferais pas pareil dans le monde du travail ? » Donc elle a quitté un travail qui ne lui plaisait pas spécialement dans les ressources humaines, qui ne lui plaisait pas ni au niveau des gens, ni au niveau de la mission, ni au niveau de plein de choses. Et elle a décidé de se réinventer en allant vers un métier qui avait du sens pour elle, qui allait vraiment vers l'humain, qui allait vraiment vers l'accompagnement en profondeur. Et elle a décidé d'être coach. Donc, elle s'est formée. Elle s'est formée. Elle a eu ses premiers clients. Et elle vit... Elle vit... Elle vit... Elle a vécu heureuse. Elle a vécu heureuse avec un enfant, un mari et un travail passion qui l'épanouit au quotidien.
- Speaker #0
Waouh ! Et j'ai même le happy end.
- Speaker #1
Oui, toujours.
- Speaker #0
Ok. Oh, quel parcours ! Est-ce que tu peux nous revenir un petit peu en détail sur le déclic qui a pu s'opérer chez toi ? Parce que d'ailleurs, le déclic, c'est aussi un mot que tu utilises dans ton accompagnement. Tu parles de la rencontre de l'homme de ta vie. Est-ce que c'est ça ? Comment ça s'est fait ? Est-ce qu'il est arrivé au bon moment ?
- Speaker #1
Oui, je pense qu'il est arrivé au bon moment. On s'est connus très tôt, j'avais 18 ans, donc j'étais encore chez mes parents. J'étais encore en études, donc je faisais mes études pour aller vers les ressources humaines, justement. Et c'est la première fois où j'ai tenu tête à mes parents parce qu'ils n'étaient pas pour cette relation. Ils voyaient que c'était sérieux. « T'es jeune, tu t'enverras d'autres, t'investis pas. » C'était « Oh, pourquoi se mettre tout de suite avec le premier homme qu'on rencontre ? » Donc oui, c'est le premier déclic dans le sens où c'est vraiment le premier choix que j'ai fait pour moi parce que je le sentais bien, parce que j'avais envie, parce que j'étais bien. Donc je pense que ça a été un premier déclencheur. qui a après fait une espèce de déclic en folie. J'ai décidé de partir de chez moi, donc d'oser prendre un appartement toute seule, alors qu'on me disait, mais comment tu vas vivre toute seule avec ton handicap ? Comment tu vas faire pour aller travailler ? Il y avait beaucoup d'interrogations, mais pas beaucoup d'écoutes pour les réponses. Donc voilà, après ça en a découlé. Donc j'ai quand même fait mes études. Je me suis quand même... J'ai trouvé tout de suite un travail dans les RH. Donc en fait, je ne me suis pas posé de questions sur est-ce que c'est vraiment ça que je veux finalement ? C'était lancé, c'était écrit, voilà. t'as fait ces études-là, donc maintenant tu vas faire ça. Donc, oui, ça a été la première chose. Et puis, il a fallu longtemps après pour qu'il y ait le vrai grand, grand déclic professionnel parce que c'est arrivé, j'avais 35 ans.
- Speaker #0
Oui, il a fallu faire ce petit bonhomme de chemin. Donc, le deuxième déclic, premier déclic à 18, le deuxième à 35.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est ça. Et qu'est-ce qui s'est passé pour ce deuxième déclic-là ?
- Speaker #1
Il s'est passé que... Je voyais que je n'étais plus bien dans mon travail, concrètement. Après, travailler 8 heures par jour sur mon PC, quand tu as des problèmes de vue, que tu ressors du travail tous les jours avec une migraine, que tu vas au travail la boule au ventre, limite avec les larmes aux yeux, parce que tu sais que tu vas retrouver des gens toxiques qui ont besoin d'écraser les autres pour avancer. Tu sens qu'il y a un truc qui ne va pas. Après, il a engrandi avec des parents qui n'écoutaient pas forcément mes besoins. qui ne m'ont jamais tiré vers le haut, poussé, tout ça. La confiance manquait aussi de me dire qu'est-ce que je pourrais faire d'autre avec un handicap, le fait que j'ai fait que ça dans ma vie. Donc voilà, je me disais, je vais faire que ça. Sauf qu'un jour, j'ai perdu l'utilisation de mon œil droit, en fait, complètement, qui n'était déjà pas terrible, mais qui a vraiment disparu. Et je me suis dit, est-ce que tu veux vraiment vivre ta vie ? dans un métier qui ne t'épanouit pas, avec des gens qui ne te conviennent pas, et en plus en ruinant ta santé. Et là, j'ai dit non, en fait, ce n'est pas possible. Ce n'est vraiment pas possible, je ne veux pas finir comme ça. Ce n'était pas du tout un happy end pour le coup, donc je me suis dit non, il faut faire quelque chose. Donc j'en ai parlé à mon conjoint forcément, parce que c'est une division aussi pour moi, mais qui se prend à deux quand on a un enfant, quand on a une famille. Et puis il m'a soutenue forcément, comme c'est un super mari. Il m'a soutenue et de là, j'ai sauté le pas. J'ai demandé une rupture. Et donc, ça s'est fait. Oui, donc les deux mois, le temps administratif. J'ai pris du temps pour moi, pour me reconstruire, pour me poser, pour évaluer un petit peu de quoi j'étais capable. J'ai fait un coaching, d'ailleurs. C'est ça qui m'a un petit peu, on va dire, le deuxième déclic du deuxième déclic. C'est le deux bis. J'ai fait un coaching pour vraiment faire ressortir de quoi j'étais capable, qu'est-ce qui me motivait, qu'est-ce que je savais faire, qu'est-ce qui était facile pour moi de mettre en place. Et à la fin de l'accompagnement, la coach m'a dit, parce que tu as déjà des idées, je dis oui, moi je veux être comme toi. Quand je serai grande, je veux être comme toi. Et voilà, après, c'est lancé la recherche de formation, la formation en elle-même, et puis voilà.
- Speaker #0
Waouh, sacré parcours. Et alors, je ne mesure pas. pas, mais peut-être tu peux nous dire concrètement, ce handicap dans ta vie, ça se manifeste par quoi ? J'entends une grande fatigue déjà au culaire, au travail, c'est fatigant. Mais si tu veux bien dire en quoi ça impacte très concrètement ton quotidien, ce que tu sais faire, ce que tu ne sais pas faire, et peut-être les croyances qui sont associées à ça, et celles qui sont les tiennes, et celles qui ne sont pas les tiennes.
- Speaker #1
Il y a mal qu'il n'était pas de moi, après il y en a eu quelques-unes qui étaient de moi, et que j'ai travaillé d'ailleurs. Mon handicap au quotidien fait que je ne peux pas conduire déjà. Donc je suis en transport en commun depuis que je peux me déplacer, depuis que je suis au collège. Il fait que je ne vois pas de loin. D'où le fait que je ne conduise pas, ce qui est un peu plus sécurisant pour les gens autour de moi.
- Speaker #0
Pour toi aussi.
- Speaker #1
Pour moi aussi. Donc oui, la fatigue oculaire, donc travailler 8 heures sur PC, ça vient. Donc, c'est pour ça aussi que dans ce métier actuellement, j'organise mes plages de visio, j'organise aussi du temps où je vais plutôt écrire ou je vais plutôt écouter des choses. Voilà, en fait, après, je me suis beaucoup, beaucoup adaptée parce que j'ai fait des études. J'ai fait un cursus normal, j'ai fait un DUT dans un cursus normal. Après, j'ai toujours travaillé de façon, on va dire normale, entre guillemets. Je n'ai jamais demandé d'aménagement, quoi que ce soit. J'en ai demandé dans mon dernier emploi, on m'a refusé. Donc ça a aussi joué dans la balance de me dire pourquoi continuer avec des gens qui ne sont pas capables de mettre en place des choses pour que je sois bien sur mon poste.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc voilà, en fait, je compense beaucoup depuis que je suis née. Après, c'est un handicap que j'ai de naissance, donc je ne me rends pas spécialement compte des choses. Et les gens qui me connaissent depuis longtemps, pour la plupart, oublient la plupart du temps que j'ai un handicap et que je ne vois pas forcément à droite.
- Speaker #0
Il y a beaucoup de compensations, de choses qui finissent par s'invisibiliser pour les autres, alors que ça reste une réalité pour toi, et pour lequel tu dois compenser, parfois même sans t'en rendre compte.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Je me rends compte quand je commence à avoir des migraines. Je me dis, on va peut-être réduire un petit peu le rythme. Mais moi, des fois, j'oublie. Tant mieux. ça veut dire que ça s'est bien adapté après je me suis peut-être un peu trop suradaptée pendant quelques années et là c'est vrai que je prends quand même plus le temps de prendre soin de ma santé pour que ça dure sur le long terme et qu'il n'y ait pas de soucis
- Speaker #0
Oui, ok. Parce que j'entends que tu avais un employeur qui n'était pas ouvert à entendre ça. Je sais qu'on peut être aussi reconnu comme travailleur handicapé pour voir aussi des choses adaptées à notre emploi du temps. Ça, c'est quelque chose que tu as déjà envisagé ?
- Speaker #1
Il est fait depuis que j'ai 18 ans.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
En fait, ce qu'on ne te dit pas, c'est qu'il y a plein de choses qui sont mises en place, mais personne ne t'en parle. Et moi, j'ai eu la chance de tomber sur une conseillère Cap-Emploi. qui s'occupe des personnes en situation de handicap, qui m'a aidée à faire mon dossier de subvention pour mon école de coaching et qui m'a dit « mais est-ce que vous connaissez cet organisme qui fournit du matériel pour les personnes en situation de handicap visuel et qui pourrait vous aider pour la formation ? » Donc, je dis « non, je ne connais pas » . J'avais quand même 36 ans à l'époque. Et elle a pu me fournir, grâce à cet organisme, des outils qui me permettent de lire du texte sur ordinateur, qui me permettent de grossir du texte sur des livres. Enfin, voilà, j'ai eu tout un équipement. Au moment où j'ai commencé ma formation, je me suis dit, il a fallu que j'attende de quitter le monde de l'entreprise pour pouvoir avoir du matériel pour travailler correctement.
- Speaker #0
Ah oui, non, mais c'est dingue. Oui, et c'est vrai que c'est un monde complètement à part. Je te pose ces questions-là parce que ça m'intéresse d'autant plus que... Je travaille aussi en parallèle depuis quelques mois dans une entreprise adaptée, avec des personnes majoritairement en situation de handicap. Et donc, du coup, il y a une forte sensibilisation à ces handicaps, surtout numériques, surtout que moi, je travaille dans le digital, donc on est en plein dedans. Et je découvre un monde complètement différent pour lequel beaucoup d'entreprises ne sont pas sensibilisées. J'ai fait des grands groupes auparavant et c'est des choses qu'on ne voyait pas ou trop peu. Et pour autant, il y a des personnes qui sont handicapées. Et là, j'entends que même quand on est dans cette situation de handicap, on n'a pas forcément connaissance. Et moi, j'entendais aussi des collègues me dire, c'est pas que j'en ai pas forcément connaissance, mais que j'ai pas forcément envie de le dire ou de le mettre en avant parce que je veux pas qu'on me traite différemment, parce que je veux pas que le regard change sur moi. Enfin, c'est quand même tout un panel de questionnements qui peut s'en suivre. Et ce n'est pas encore simple, j'entends, au quotidien.
- Speaker #1
C'est vrai que ce n'est pas simple. Alors moi, quand j'y pense, je ne l'ai jamais mis sur mon CV. Parce que je ne me suis jamais considérée comme vraiment en situation de handicap. Parce que j'ai toujours travaillé sur un PC normal. Je suis toujours venue en transport. Je n'ai jamais eu besoin d'adaptation jusqu'à mon dernier emploi où j'avais demandé. Je ne le mets pas parce que de toute façon, ça se voit. Quand tu me vois en entretien, quand tu parles avec quelqu'un, ça se voit qu'au niveau des yeux, il y a quelque chose. 95 % du temps, les gens posent la question. Je suis quelqu'un d'assez ouverte, donc ils doivent se sentir assez en confiance pour dire « mais qu'est-ce que c'est ? » .
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
Donc voilà, j'y réponds sans aucun problème, mais je ne l'ai jamais mis sur mon CV. Et j'ai même une amie qui m'a dit un jour « mais pourquoi tu ne le mets pas sur ton CV ? » Justement, tu peux le mettre en avant et tu peux dire que… tu as cet RQTH qui peut aussi permettre à l'entreprise de bénéficier de certaines choses et que toi tu peux travailler derrière mais en fait j'ai jamais voulu être recrutée et tu vois c'est rigolo parce que du coup c'est l'inverse, il y en a qui ont peur de le mettre sur leur CV parce qu'ils ont peur d'être vus différemment et moi je veux pas être recrutée pour ça en se disant bah tiens je vais avoir des subventions si je la prends quoi c'est un petit peu à contre courant mais Merci.
- Speaker #0
Non, en fait, moi, ce que ça soulève, c'est que chacun a sa singularité dans son handicap et que, que ce soit une déficience visuelle, auditive ou autre, les propres à chacune, comme un dyslexique, n'aura pas la même réaction qu'un tel autre. Et qu'en fait, on est tous singuliers dans notre histoire, on reste des humains, finalement. Et ce n'est pas le handicap qui nous définit, c'est ça que j'ai envie de dire aussi. Ça me paraît important.
- Speaker #1
C'est quelque chose d'important pour moi. Quand je me suis lancée dans l'entrepreneuriat, quand je me suis lancée dans le coaching, je me suis dit que je vais accompagner les personnes en situation de handicap. Et en fait, je ne me sentais pas bien parce que j'avais l'impression d'être dans une case enfermée. Et ce n'est pas du tout que ce n'est pas une cause qui me touche ou quoi, mais je ne voulais pas être la coach, enfin l'handicoach, parce que je sais qu'il y a des personnes qui s'appellent comme ça. Je n'ai pas du tout accès à mon activité vers ce profil. Par contre, je... propose des accompagnements en bénévolat avec une association qui prend en charge des entrepreneurs qui lancent leurs projets et des entrepreneurs en situation de handicap.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Je fais ça à côté, mais je ne voulais pas me mettre dans cette bulle parce que pour moi, ça ne me définit tellement pas. Il y a tellement d'autres choses qui me définissent plus que le handicap que je n'ai pas voulu me mettre dans ce milieu-là.
- Speaker #0
Carrément. Et moi, c'est ça que je trouve génial parce que tu rends visible. quelque chose qui ne l'est pas tant. Et sans en parler... Les gens, parce que tu te montres en photo, en profil, donc ce n'est pas quelque chose que tu caches. Pour autant, c'est quelque chose qu'on ne peut pas ne pas voir. Et en même temps, ce n'est pas un sujet, en fait. Et tu prends la parole brillamment, avec une créativité incroyable. Ça, je dois te le dire aussi, c'est cadeau au passage.
- Speaker #1
Et c'est ça que j'aime beaucoup,
- Speaker #0
c'est que c'est juste toi. Il n'y a pas à justifier de quoi que ce soit. Et si des personnes qui peuvent être en situation de handicap, ils trouvent une forme de sympathie vis-à-vis de toi en disant, elle va me comprendre parce que si, à la limite, c'est bien mais ce n'est pas tant le sujet de départ. En tout cas, ça fait du bien. Naturellement, ça amène beaucoup d'inclusivité dans le panel de coachs, d'accompagnants possibles et je trouve ça chouette en fait que... que voilà, tu es cette ouverture-là et cette transparence. Je ne sais pas si ça se dit, moi je le dis comme ça, ça fait du bien de se montrer telle qu'on est sans chercher à ressembler à ce qu'on croit qu'on attend de nous aussi. Oui,
- Speaker #1
c'est vrai, tu as raison. C'est vrai que vu comme ça, oui. Je ne suis pas du tout du genre à me dire qu'est-ce qu'on va dire de moi si je le dis, si je ne le dis pas. C'est tellement ancré en moi que ça fait... C'est comme dans le coaching avec tous les outils. C'est une entité, c'est un système et c'est une toute petite partie de ce que je suis. Donc, c'est là et puis c'est tout. Et puis même, j'ai des clients qui ne m'ont jamais posé la question et qui ne se sont jamais dit, tiens, s'il n'y a rien, ça va peut-être être compliqué pour mon coaching ou quoi. À aucun moment, c'est quelque chose qui rentre en ligne de compte. Et c'est ça que j'apprécie aussi, c'est que les gens, ils ne me choisissent pas parce que j'ai ci ou ça, mais ils choisissent parce que c'est moi et parce que justement, comme tu dis, je me montre tel que je suis et que c'est ça qui leur a plu finalement.
- Speaker #0
Mais complètement. Et qu'est-ce que tu dirais que ce regard peut-être différent que tu poses sur le monde, qu'est-ce que ça t'apporte de plus ? Qu'est-ce que tu penses ?
- Speaker #1
Je pense que ça m'apporte ce petit côté positif, un peu licorne-bison-ours, mais sans être dans l'excès. Dans le sens où je me rends compte de la chance que j'ai d'avoir un oeil qui fonctionne encore un petit peu à mon âge. Parce que quand je suis née, on avait dit à mes parents, votre fille sera aveugle. Donc voilà. Là, aujourd'hui, j'ai 39 ans, je fais de la couture, je fais de la photo. Donc je me dis que ce n'est pas si mal pour le pronostic de base. Donc voilà, je pense que ça m'apporte le fait de voir le positif dans les choses, de ne pas dramatiser, de relativiser et d'avancer toujours, de voir le positif.
- Speaker #0
ouais j'entends et c'est vrai que ça transpire à fond dans tes posts il y a une forme de fraîcheur, de positivité de licorne parce qu'on pourrait dire que c'est de la naïveté mais non parce que je pense pas que tu sois quelqu'un de naïf mais tu sais qu'à ce côté oui bisounours c'est des gens gentils ils sont naïfs ils savent pas mettre des limites et tu vois Quand on a tendance à se suradapter par rapport au regard des autres ou répondre aux injonctions qui nous sont faites, surtout quand, ma petite fille, on écoute nos parents et s'ils nous disent ça, on doit sortir d'un carcor à un moment, mais ça a été particulièrement fort chez toi, j'entends. Je pense que quand on est dans la suradaptation comme ça, on peut, surtout en tant que petite fille, avoir tendance à être gentille, polie, sage, douce. Et à quel moment tu te dis que cette image de moi, c'est une image, c'est moi qui me suradapte ou c'est vraiment moi et c'est une qualité qui me caractérise et qui m'est utile aussi pour les autres et que je peux m'affirmer dans cette attitude-là ? Tu vois ce que je veux dire un petit peu ?
- Speaker #1
Tu veux dire, est-ce que cette petite fille qui ne faisait pas de vagues, c'était moi ou est-ce que la personne qui a pris en main sa vie, c'est plutôt moi ? C'est ça que tu veux dire ?
- Speaker #0
Oui, en fait, ce que je veux dire, c'est que tu vois ce côté un peu peut-être doux, bisounours, licorne, comme tu dis. Est-ce que c'est une représentation de quelqu'un qui va peut-être se conformer aux autres, donc à être gentil ? Ou à quel point ce masque-là, non, en fait, il t'est aussi utile pour savoir poser tes limites. On peut être comme ça et savoir s'affirmer dans la vie.
- Speaker #1
Je vois. Deuxième option, à votre honneur.
- Speaker #0
Je suis pas surprise.
- Speaker #1
Dans le sens où je ne suis pas quelqu'un de bien, tout le monde est gentil, tout le monde il est beau. Je pense être assez, je ne trouve pas le mot, avoir une vision assez claire des choses, de ne pas me laisser... duper. Il y a ce côté, le jour où je me suis dit, je vais être moi, j'ai coupé les points avec pas mal de personnes et des personnes de ma famille. Donc voilà, poser ses limites, c'est pas quelque chose qui me fait peur. Et si j'ai pu le faire avec des membres de ma famille, je peux le faire avec des gens autour, ça pose pas de problème. Donc oui, je pense que le fait de voir ces choses positives, c'est pas forcément ça qui veut dire que tu vas être quelqu'un de naïf. Et la petite fille que j'étais quand j'étais petite, c'était clairement pas moi parce que c'était reste assise, bouge pas, fais ce qu'on te dit, surtout réponds pas, surtout dis pas que ça va pas. Là maintenant, ça va pas, je le dis, ça va, je le dis et je me laisse pas envahir par des choses que j'ai pas envie d'avoir dans ma vie. Donc tu vois, il y a ce côté très positif, on dit souvent solaire, très communicatif, très communiquant. mais à côté de ça, je vais savoir poser les limites, je vais savoir dire stop, je vais savoir dire non. Et pour moi, c'est ça qui est important. C'est d'avoir ces deux phases, pas juste d'avoir la phase je ne dis rien, je souris, je fais ce qu'on me dit. Non, maintenant, elle est toujours là, mais ce n'est pas la part de moi qui fait que j'avance aujourd'hui. Oui,
- Speaker #0
j'entends qu'elle est là de manière saine et elle est là de manière saine parce qu'au part ailleurs, à côté, tu as su mettre les limites, faire... du ménage dans ton entourage. Et ça, c'est... S'il y a des personnes qui doivent vivre une situation un peu comme ça, faire du ménage dans son entourage, c'est un des ingrédients que tu recommanderais à quelqu'un qui se sent...
- Speaker #1
Oui, on te dit souvent, c'est pas évident, mais honnêtement, je pense que c'est la chose la plus bénéfique que j'ai faite dans ma vie. Et quand on te... J'aime beaucoup cette phrase, on est la moyenne des cinq personnes les plus proches.
- Speaker #0
C'est ce que j'avais en tête.
- Speaker #1
C'est tellement vrai. Quand je compare à il y a 15 ans et aujourd'hui, mais la moyenne, elle a dû passer de 4,5 à 8 ou 9. On est vraiment sur… Et ça change tout. Et j'en parlais hier, c'était par rapport au réseau professionnel, mais que ce soit dans le pro ou dans le perso, l'entourage proche, c'est la clé de tellement de choses. Parce que si tu es entouré de personnes qui vont te rabaisser, qui ne vont pas te soutenir, qui vont te critiquer derrière, tu n'avanceras jamais de la bonne façon. Tu seras toujours dans l'attente des autres, tu ne sauras pas poser tes limites parce que tu vas te dire « si je lui dis non, il ne va plus m'aimer » . Là, je sais que si je dis non à quelqu'un, déjà ce ne sera pas non comme ça, mais ce sera non, mais si tu veux, on voit ça plus tard. Il y aura toujours une raison qui sera expliquée, il y aura toujours de la communication. Et il n'y aura jamais de frissons. En fait, ce sera toujours un échange constructif qui mènera forcément vers du positif derrière.
- Speaker #0
Oui, complètement. Mais je pense que ça demande une vraie force et une vraie détermination. Et tu n'en as pas manqué. Oui, non. Et chapeau pour ça. Parce que je pense que ça paraît évident et facile quand c'est comme ça. Et quand il s'agit de sa famille ou d'amis proches... En fonction de ce que ça peut représenter pour nous, ça peut ne pas être simple.
- Speaker #1
Il y a des gens qui m'ont dit « Oui, mais quand même, c'est tes parents. » Oui, d'accord. Mais à côté de ça, si je te prends l'exemple, mes beaux-parents ont beaucoup plus fait ces 20 dernières années que mes parents ces 39 dernières. Donc, à un moment, il faut aussi, je n'ai pas envie de dire rendre la monnaie de sa pièce, mais il faut avancer avec les personnes qui sont là pour qui. qui ont envie de nous voir avancer et qui ont envie de nous pousser à avancer encore plus. Et toujours dans le soutien, dans l'écoute et pas dans la jalousie, dans la critique et dans la culpabilité.
- Speaker #0
Oui, non, mais c'est certain. Et bravo encore une fois pour ça. C'est vrai.
- Speaker #1
Il y en a qui diront bravo, il y en a qui diront, oh là là, elle n'est quand même pas très sympa. Mais ce n'est pas grave, moi ça me va, donc c'est très bien.
- Speaker #0
Je pense que c'est savoir mettre ses limites et savoir ce que tu veux pour toi. Pour toi, c'est d'avoir une vie épanouie dans laquelle tu te sens alignée et que par ailleurs, tu as des obstacles, des bâtons dans les roues. C'est te mettre un peu au diapason pour que ça fonctionne. Et après, tout dépend de l'énergie avec laquelle tu mets. Tu n'es pas obligé d'être... dans la conflit ou dans un combat, ça peut aussi juste être mettre ses limites de manière saine et posée et en adulte, en fait. Et c'est ce que j'entends que tu as fait. Exactement,
- Speaker #1
oui. Et puis, le fait de, tu vois, reprendre ce parallèle d'accompagnant, on accompagne des personnes dans le coaching à travailler sur leurs problématiques. Si nous, on montre une image où tout va bien, on est quelqu'un de résilient, on est quelqu'un qui sait poser ses limites, on aide nos clients à poser leurs limites et que derrière le masque des réseaux, des machins, on est en conflit familial permanent, on est dans le fin fond du sous-sol de la confiance en soi parce que justement, on n'arrive pas à dire non aux nôtres. Pour moi, il y a une dissonance. Donc, je ne peux pas dire à mes clients, on va travailler là-dessus si même moi, je ne l'ai pas fait. en amont sur moi et sur mon entourage.
- Speaker #0
C'est ça, c'est complètement. Et tu as raison de dire que quand on est coach, c'est encore plus nécessaire. On parle de coordonnées mal chaussées, mais dans les métiers d'accompagnement, ce n'est pas trop permis. C'est une sorte de congruence. Je suis d'accord. Si on revenait voir la toile il y a 15 ans, 15, 20 ans, Qu'est-ce que tu lui dirais sur le fait d'exister sans se comparer, sans se justifier, sans s'excuser d'être soi ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que je lui dirais ? Donc, il y a 20 ans, j'avais quel âge ? J'avais 20 ans. Je lui dirais d'écouter sa colère, déjà, parce que prendre le parallèle de vice-versa derrière, maintenant, je le suis beaucoup, je vois, et avant, j'étais un très bon mélange. Bien doser de colère et de joie. Donc, je lui dirais d'écouter sa colère, de la comprendre, parce que c'est quelque chose qu'elle n'avait jamais fait jusque-là. Déjà, je lui dirais ça. Je lui dirais d'arrêter de courir après les personnes qui n'ont pas forcément envie d'être avec elle, que ce n'est pas parce qu'on se retrouve avec moins de monde autour de soi qu'on n'a pas une bonne vie, finalement. Et je lui dirais d'écouter son intuition. Parce que la première décision qu'elle a prise avec son intuition, c'était la bonne. Parce que 20 ans après, je suis toujours avec la même personne. Donc finalement, c'était plutôt positif. Voilà. Et surtout, de se faire confiance et de laisser parler sa créativité et de ne pas se brider par rapport à ce que les gens croient qu'elle est capable de faire. C'est déjà pas mal. Déjà, quand elle a...
- Speaker #0
Carrément, c'est déjà vraiment pas mal. Je pense que ça revient souvent... S'écouter, se faire confiance et écouter son intuition. Quand j'interroge les personnes qui parlent de leur parcours, de leur réussite et même de leurs échecs, c'est quand même souvent ça. Finalement, je pouvais m'écouter, je pouvais me faire confiance. Savoir s'entourer, oui, ça me paraît clé. Tu parlais de la colère aussi. Ça, c'est quelque chose que tu as appris à apprivoiser. C'est quoi ton histoire avec la colère ? Moi, ça m'intéresse beaucoup.
- Speaker #1
Très copine.
- Speaker #0
Je suis très pote avec la mienne aussi.
- Speaker #1
En fait, ma colère, je l'ai toujours eue, mais elle était un petit peu en sous-marin, tapie à l'intérieur et elle ressortait. Je suis quelqu'un qui réagit beaucoup par rapport à ses valeurs et tout ça. Donc, ça peps souvent en mode capricorne, faute d'artifice.
- Speaker #0
Je suis ascendant capricorne.
- Speaker #1
Eh bien, voilà, tu vois, il n'y a pas de miracle. Et du coup, comme j'ai grandi dans une maison où les émotions n'étaient absolument pas prises en compte, c'est-à-dire que tu étais triste, ça correspondait à tu fais la gueule. Pardon, j'ai dit un gros mot, mais ce n'est pas grave, ça valait. Voilà, il n'y avait aucune prise en compte des émotions. Donc en fait, c'était du refoulement, c'était des parents un petit peu toxiques avec de la culpabilité, un petit côté narcissique. Donc tu ne te sentais jamais bien, il y avait toujours, tu sais, dans le... la recherche du détail, de l'approbation ou pas. Il y avait toujours ce truc à l'intérieur qui n'était pas bon. Donc forcément, qui grandit, qui grandit. Et voilà, j'étais quelqu'un de très tempétueux, qui arrête même d'ailleurs de couper des relations amicales sous le coup de la colère, alors que ça aurait très bien pu se passer autrement. Donc tu vois, même après, on se dit, c'est comme ça, c'est fait. Et qu'est-ce qui m'a permis ça ? C'est de rencontrer du coup... mon homme qui lui est quelqu'un de très tempéré, qui a grandi dans une famille où effectivement on écoutait les besoins des uns des autres, on pouvait parler et en fait c'est lui qui m'a appris à communiquer au fur et à mesure. Plutôt que tu sais quand ça va pas tu boute dans ton coin, tu te mets comme ça, tu fais du boudin et ben voilà tu t'apprends à parler donc c'était pas évident au début. Comme on apprend à un enfant à marcher, moi j'ai appris à parler quand ça n'allait pas. Et donc maintenant ça va beaucoup mieux et puis voilà c'est devenu quelque chose de naturel finalement.
- Speaker #0
qui fait partie de moi aussi, de réussir à parler, d'avoir eu un enfant et de pouvoir comprendre, tu vois, en fait, faire l'inverse de ce que j'ai eu. Donc, justement, l'écouter, parler des émotions. J'ai un fils qui est, je ne vais pas dire extraordinaire parce qu'on va dire à la maman qu'il se la raconte, mais... Mais si,
- Speaker #1
il est extraordinaire, je suis convaincue.
- Speaker #0
J'ai un fils qui, à 8 ans, nous sort des phrases, on l'appelle le petit coach. Il intervient parfois dans mes newsletters parce qu'il sort des trucs quand même géniaux, et de me dire que j'ai réussi avec lui à faire ce que moi je n'ai pas eu. Pour moi, c'est vraiment la représentation du fait que j'ai passé ce cap, et qu'au-delà de l'avoir fait sur moi, j'ai réussi à le faire avec lui. Enfin, on a réussi, je ne suis pas toute seule, mais on a réussi à le faire avec lui, et ça c'est une belle consécration, on va dire.
- Speaker #1
Mais carrément ! Par rapport à ton petit coach, j'adore quand il y a des petites anecdotes sur tes posts LinkedIn. Ceux qui ne connaissent pas, je vous invite à aller voir. Il est plein de sagesse, ce garçon. Je pense que c'est vraiment le fils de sa mère. Toi, en tant que maman, ce serait quoi ta plus grande fierté ? Ton fils est adulte. Tu es heureuse si quoi ? Je suis heureuse si quoi ?
- Speaker #0
S'il s'est écouté et qu'il a fait Et... qu'il a mis en place ce qui le faisait vraiment rêver. Là, tu vois, actuellement, il veut être vétérinaire le matin, il veut aller sauver des animaux l'après-midi qui sont bloqués dans des arbres, et le soir, il veut ouvrir un restaurant. Parce qu'il aime bien que les gens soient contents quand ils mangent, donc voilà. Donc, s'il a suivi ses projets, s'il a suivi son cœur, et même s'il décide de partir à l'autre bout du monde parce qu'il a une mission et qu'il a eu assez confiance en lui pour le faire, et bien voilà, ce sera...
- Speaker #1
Ma plus belle des récompenses. Non, mais carrément. Je pense que... Oui, alors nous, peut-être qu'on est une génération de parents comme ça, qui est peut-être différente de celle de nos parents. Mais dans la caricature, moi, je dirais que mes parents, c'était côté attention, il faut faire qu'est-ce que les autres vont penser si tu fais telle ou telle chose. Il faut suivre tel chemin parce que c'est comme ça qu'il faut faire. Et aujourd'hui, on est quand même dans une génération... Encore une fois, c'est du stéréotype, mais on en revient. On a un petit peu, voilà, Ausha chaudé, crin l'eau chaude. On a une autre dose un peu de ce discours-là. C'est la grande ère du développement personnel. La phase Covid est passée par là. Et je pense qu'aujourd'hui, on aspire vraiment à plus de bonheur, de quête de sens, d'alignement.
- Speaker #0
Oui, complètement. Que ce soit pour nous et pour les autres. Moi, je sais que quand j'étais jeune, je serais bien partie en jeune fille au père en Angleterre ou quoi que ce soit. Ce n'était pas possible parce qu'avec ton handicap, comment tu vas faire pour t'en sortir toute seule ? Donc, tu vois, il y a tous ces regrets qui, au final, je me dis que ce n'est pas grave parce que finalement, j'en suis là aujourd'hui et je suis très bien où je suis. C'est un mal pour un bien, mais je n'ai pas envie que mon fils se dise ça en étant adulte. parce qu'on ne l'a pas autorisé à faire ce qu'il avait envie de faire et ce qu'il faisait sans tout pour lui. Oui,
- Speaker #1
je comprends bien. Je suis maman de deux petits garçons dont un de peu près du même âge. Je suis avec les mêmes problématiques. Et tout ce qu'on veut, c'est finalement qu'ils s'épanouissent. Il y a une relation avec leurs émotions aussi qui est complètement libérée par rapport à ce qu'on a pu connaître nous.
- Speaker #0
Oui, c'est le jour et la nuit.
- Speaker #1
Je pense que ça change plein de choses. Maintenant, j'ai un petit garçon à la maison qui est empathique. S'il me voit triste, il essaye de me consoler. C'est à moi de lui expliquer que la tristesse, c'est bien aussi parfois. Des fois, j'ai besoin d'être triste parce que c'est le chemin. Essayer de faire de la place à toutes les émotions aussi. Je me dis que c'est une chance aussi de leur donner ce bagage-là. Complètement.
- Speaker #0
Même la gestion de la compréhension, la gestion de leurs émotions. Moi, je le trouve impressionnant parce que tu te dis à 8 ans, il comprend les émotions des autres, mais il comprend aussi les siennes. Il est en colère. Il me dit, là, ne me parle pas parce que je vais dire des choses qui peuvent être méchantes alors que je ne les pense pas. Donc, il me dit, je vais me calmer, on en reparle après.
- Speaker #1
Waouh !
- Speaker #0
Tu as 8 ans, tu me sors ça. Moi, à 20 ans, je ne savais pas le dire.
- Speaker #1
Non, mais c'est clair. Ou même être capable de le faire parfois.
- Speaker #0
Oui, exactement. Je pense aussi que c'est le fait qu'il nous fasse confiance. par rapport à comment on va prendre ce genre de parole. Parce que moi, j'aurais dit ça à mes parents, je me serais dit que ça ne serait pas passé pareil, en disant « oui, vive ta colère » . Je pense que tu comprends. Ça n'aura pas forcément été la même. Donc il y a ce côté confiance, où il sait qu'il peut être lui-même avec nous, que si ça ne va pas, il peut nous le dire, que si ça va, il nous le dit aussi d'ailleurs. il joue avec sa cousine qu'est-ce que t'as aimé cette semaine tu vois il y a plein de trucs qui se mettent en place où tu te dis mais nous on avait pas la place de mettre tout ça dans nos vies d'enfants et d'ados c'était pas dans
- Speaker #1
l'air de temps ça c'était pas dans l'air de temps ça se faisait pas aujourd'hui on essaie de rattraper je pense un manque un bagage qui nous manque et qui est de plus en plus de toute façon reconnu le... Même que ce soit dans la vie professionnelle, on parle d'intelligence émotionnelle comme caractéristique du leadership. Donc, c'est quand même des choses qui sont appréciées et souhaitables. Donc, ça, c'est une bonne chose. Mais on part un peu avec ces lacunes-là où là, pour les nouvelles générations, j'ose espérer que ce sera plus simple et qu'on avance dans le bon sens.
- Speaker #0
J'espère pour eux, parce que déjà, ça ne va pas être évident, mais si au moins ça se développe, là, pour l'instant, je n'ai pas l'impression que ce soit énorme non plus. Après, moi, je suis loin du monde de l'entreprise et je ne veux plus y retourner. Je ne veux vraiment pas être loin d'une fenêtre assez éloignée. Mais oui, il y a encore quand même pas mal de travail à faire là-dessus pour que les managers soient équipés comme il faut pour accompagner les équipes, qu'au-dessus d'eux, ça se passe bien aussi, et que les gens prennent en compte leurs besoins et les besoins du monde qui les entoure pour aller dans la bonne direction et pas juste penser à soi, à l'argent. et puis faire fi de tout ce qui se passe autour.
- Speaker #1
Non, mais complètement. Et je pense que c'est pour ça aussi qu'on voit fleurir de plus en plus de coachs, de thérapeutes, mais notamment beaucoup de coachs dont toi et moi, on fait partie. Je pense que ça répond à un vrai besoin. Alors, je ne pense pas que ce soit le côté effet de mode, tu sais, mais parce que je pense que c'est durable et que ça répond à un vrai besoin. Et pour autant, quand on est coach, ce n'est pas toujours évident non plus de savoir qui on veut accompagner, comment on veut les accompagner, etc. Et tu me vois venir.
- Speaker #0
Non, pas du tout.
- Speaker #1
En plus, je suis complètement dans ta cible aussi. En plus, on vient de la même école de coaching, toi et moi, je crois. Voilà. Link up au passage, bonjour. Non, non, je trouve ça super parce que le coaching, ça se démocratise beaucoup. Je pense que ça répond à un vrai besoin et que ce n'est pas qu'un effet de mode. On a notre place, etc. Pour autant, on a encore du mal à bien faire connaître le métier, qu'est-ce que c'est, etc. Je pense que ça souffre un peu de stéréotypes ou de croyances, etc. C'est quoi, toi, ton regard sur la place du métier de coach dans le monde, dans la vie ? Et c'est quoi, toi, ta pierre à l'édifice là-dedans ?
- Speaker #0
Ok, question philosophique. La place du métier de coach ? C'est vrai que quand on regarde les postes de tous les coachs, dans quelques domaines que ce soit, le coach est vraiment catalyseur. Je n'aime pas le mot bien-être, parce que pour moi, ce n'est pas du bien-être. Mais il est catalyseur d'un mieux-être général, que ce soit dans le professionnel, dans le personnel, que ce soit des coachs de vie ou des coachs qui sont en entreprise, en équipe. On apporte du positif. Je reviens toujours à ce mot, c'est quand même assez drôle. on apporte du positif, on apporte de la connaissance de soi et de la compréhension de soi et des autres. Parce que moi, c'est quelque chose qui m'a frappée quand j'ai fait ma formation de coaching. Donc, on travaille forcément beaucoup sur soi. Mais là où ça m'a créé un espèce de déclic, c'est OK, je me comprends. Mais si je regarde ce qui se passe autour, du coup, je comprends aussi les autres. Et c'est bête, peut-être, mais on dit toujours connaissance de soi, connaissance de soi, mais... Le fait de comprendre nos mécanismes, on peut aussi comprendre les mécanismes des autres. Et je trouve que ça change tout. Pour moi, notre rôle, c'est ça. C'est vraiment d'ouvrir les yeux au monde. C'est une belle mission,
- Speaker #1
je trouve. Oui, c'est une très belle mission et très jolie, Mandy. Oui, c'est juste. Le coaching, c'est par le fait de mieux se connaître et de se comprendre. En miroir, on peut mieux comprendre et mieux connaître les personnes qui sont autour de nous. Et en résonance... porter un regard différent sur les interactions qu'on peut avoir avec les autres. Donc, le coaching, ça se vit de l'intérieur, mais ça a un impact aussi sur l'extérieur.
- Speaker #0
Et ma pierre à l'édifice, elle me tient beaucoup à cœur. Moi, j'accompagne les pros de l'accompagnement, donc les coachs, les formateurs et les consultants, donc des gens qui vont accompagner l'humain derrière. Et ma pierre à l'édifice, c'est de faire en sorte que ces accompagnants, ils soient bien avec eux-mêmes. pour justement faire rayonner cette connaissance et cette posture où on est bien avec soi sur leur client. Parce qu'il n'y a rien de pire qu'un accompagnant qui n'a pas travaillé sur lui, qui n'est pas bien, qui n'est… qui n'est pas aligné avec qui il veut être, parce qu'entre ce qu'on veut être et ce qu'on est, il n'y a rien de pire qu'un accompagnant qui n'est pas bien et qui va dire à ses clients, moi, je vous accompagne à être bien, alors que moi-même, ça ne va pas. Donc, ma pire éthique, elle est là.
- Speaker #1
Mais carrément, tu soulèves un point hyper intéressant, enfin crucial, et j'invite tous ceux qui nous écoutent et qui réfléchissent à peut-être prendre un coach. C'est de savoir aussi si ce même coach lui-même peut avoir un accompagnement ou pas ailleurs, il y a la supervision, etc. Parce que cette remise en question et ce suivi, il est clé pour donner aussi un accompagnement de qualité en retour. J'aime bien prendre le parallèle avec les psychologues. Je ne sais pas, moi je suis plus familière historiquement de ces métiers-là. de me dire, je sais que ma psy, elle en réfère aussi à un... Alors, ce n'est pas un superviseur, mais en tout cas à un autre psy où elle peut parler parfois des cas, etc. Je trouve que ça donne un regard et ça re-questionne aussi la pratique. Et qu'un coach puisse être accompagné par un autre coach ou un autre type d'accompagnant, d'ailleurs.
- Speaker #0
Oui, oui, il y a un pré-vis, c'est en fonction des besoins du moment.
- Speaker #1
Ça apparaît clé. que ce soit aussi bien sur la partie business que sur la partie accompagnement. Et le fait que tu sois coach aussi certifié, c'est que tu as cette double compétence-là peut-être aussi. Est-ce qu'on apprend en faisant aussi, je pense ?
- Speaker #0
C'est clair. Oui, on apprend en faisant. Après, on s'entoure aussi, on en revient à l'entourade, mais on s'entoure de personnes qui nous font du bien sur les différentes problématiques qu'on peut rencontrer. Moi, je suis lancée depuis deux ans. Ça fait deux ans que j'échange Merci. énormément avec un coach qui a fait toujours LinkUp. On est là l'un pour l'autre, on échange autant sur nos postures que sur des questions par rapport à nos accompagnements, sur nos doutes, sur nos victoires. Il y a un suivi, c'est une personne de confiance, tu sais quel est l'axe si tu as besoin. Et inversement, après je me suis aussi fait accompagner depuis que je suis sortie de ma formation parce que ça fait toujours du bien de travailler sur soi, de toute façon on en revient toujours au même. Et puis, côté entrepreneuriat, c'est pareil, créer un réseau. C'était mon poste d'hier sur justement les différentes façons de sortir de la solitude de l'entrepreneur. S'entourer de personnes qui vivent les mêmes problématiques, qui vont avoir envie de célébrer les réussites, qui vont être là dans les phases de doute, qui vont permettre de sortir de tout ça. C'est vraiment essentiel. Et des deux côtés, le côté coach et le côté entrepreneur.
- Speaker #1
Oui, mais carrément, c'est vrai que ça, c'est vrai pour tout entrepreneur ou toute personne désireuse d'avoir son projet à côté. Ce n'est pas que le décider, que de l'écrire, que de se mettre en mouvement, mais c'est aussi côtoyer des personnes qui peuvent bénir dans cet univers-là, qui peuvent nous porter.
- Speaker #0
Oui, puis qu'on peut porter aussi. C'est vraiment un échange, c'est une relation saine, c'est une relation positive où on est là pour se tirer chacun vers le haut et pas... Merci. et pas une personne qui vient pour prendre à l'autre sans jamais donner. C'est vraiment une relation saine.
- Speaker #1
Oui, carrément. Et qu'est-ce que toi... J'avais une question aussi que j'avais de tout à l'heure. Qu'est-ce que tu as appris sur toi sur ces dernières années qui était peut-être quelque chose que tu voulais cacher auparavant mais que tu as appris à aimer et que tu montres aujourd'hui ?
- Speaker #0
C'est une bonne question. J'ai envie de te dire moi, en fait, tout simplement. Parce que c'est quelque chose, pas quelque chose, mais je ne montrais pas spécialement qui j'étais. Même moi, je ne me connaissais pas finalement, donc je ne pouvais pas montrer qui j'étais vraiment. Vu que je ne me connaissais pas spécialement, je n'avais jamais appris à m'écouter, je n'avais jamais appris à vraiment me connaître. Je faisais parce qu'on me disait, j'étais avec des gens parce que je faisais les mêmes études. Mais voilà, il n'y avait pas spécialement d'écoute, de vraie écoute, de vraie compréhension. Donc, qu'est-ce que je montre maintenant ? Oui, moi, en fait, dans toute mon authenticité, les jours où ça va, comme les jours où ça ne va pas, je ne saurais pas te dire exactement. que je pensais pas avoir et que j'ai maintenant et que je me rends compte, c'est ma détermination. Parce que je l'avais jamais vraiment utilisée avant, enfin en tout cas je m'en rendais pas spécialement compte. Mais là depuis 3-4 ans, je me rends vraiment compte que c'est quelque chose qui fait partie de moi, que j'aime avoir et que j'utilise finalement sans m'en rendre compte parce que depuis que je fais des choses pour moi... c'est évident que j'ai envie de continuer sur ce chemin-là, donc je ne me pose pas la question. Et les gens me disent, tu as une grande détermination, mais je ne le vois pas comme ça, parce que c'est naturel, c'est le chemin que j'ai envie de prendre, donc je me donne les moyens d'y aller. Oui,
- Speaker #1
carrément, mais il est naturel. Et je pense que la détermination, c'est un mot qui peut peut-être faire peur, c'est presque comme... J'entends que comme tu le dis, c'est comme si ça sonnait ambition et comme si presque on ne se l'autoriserait pas. tu me corrigeras si ma piste est fausse. Mais tu vois, il y a ce côté, non, déterminer, non, trop peu pour moi, alors que c'est juste ton élan de vie, j'ai envie de dire, que ça s'impose.
- Speaker #0
Quand on te dit, tu es vraiment courageuse de faire ça, moi, je ne le vois pas comme du courage du tout. Je ne sais pas si c'est péjoratif ou si ça ne correspond pas. à qui je suis, ou c'est peut-être la vision des autres qui, eux, justement, ne s'autorisent pas à montrer qui ils sont vraiment. Et c'est aussi pour ça que c'est un peu ma mission dans mon travail. Mais ouais, ça passe comme du courage, alors que pour moi, c'est naturel pour m'épanouir,
- Speaker #1
finalement. Mais oui. C'est ça. Et je pense qu'à partir du moment où on a cette clarté, on sait pourquoi on fait les choses et que ça vibre en nous, il peut en sortir des choses très grandes. peuvent surprendre, voire susciter de l'admiration, alors que pour toi, ça paraît peut-être normal.
- Speaker #0
Oui, voilà. Puis c'est gênant. Je ne sais pas si c'est le mot gênant,
- Speaker #1
mais oui, du coup,
- Speaker #0
moi, j'ai l'impression des fois de juste être moi et de faire les choses naturellement et que pour les autres, c'est des trucs de dingue, tu vois. Donc, c'est un peu des fois ambigu de se dire, bon... je fais des trucs de dingue, je fais des trucs normaux je suis quoi ?
- Speaker #1
ça te questionne,
- Speaker #0
ça te remet en question un peu ce qui te semble naturel oui parce que du coup ça me revient un petit peu ça me permet justement de rester humble et de me dire mais non justement ce genre de questionnement quand on me dit ah t'es courageuse, c'est super inspirant je suis super contente d'inspirer au contraire c'est génial et si je peux apporter du positif dans la vie des autres c'est parfait mais voilà ça me dit Merci. Non, je ne le fais pas pour qu'on me dise ça, pas pour avoir l'air d'être une super-héroïne. Et je le fais parce que moi, ça me porte. Et que si je ne le fais pas, je vais être malheureuse. Et que si je ne le fais pas maintenant, je ne sais pas si je pourrais le faire après. Oui,
- Speaker #1
il y a une envie de profiter de l'instant présent. Et tu ne le fais pas pour qu'on te trouve telle ou telle courageuse ou admirable, etc. Tu le fais avant toi. Et limite, voilà.
- Speaker #0
Merci. Si ça te plaît, c'est très bien. Si ça ne te plaît pas, ce n'est pas grave. Et c'est là que je me rends compte que le regard des autres, ça ne rentre pas dans la balance spécialement quand tu fais quelque chose.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. J'ai envie de dire presque mission réussie peut-être par rapport à là d'où tu viens et l'objectif implicite peut-être sous la son que tu t'étais fixée et t'attends. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Tu me parlais tout à l'heure de croyance quand j'ai commencé. Je ne t'avais pas répondu. Quand je me suis lancée dans l'entrepreneuriat, j'ai retrouvé d'ailleurs les papiers la dernière fois qui datent donc d'il y a trois ans et demi. Me lancer dans l'entrepreneuriat, oui, mais mon handicap m'a empêchée de créer du réseau, de rencontrer des gens, de me rendre visible, d'oser communiquer parce que je ne peux pas me déplacer. Et puis au final, je rigolais en relisant mes notes parce que j'ai tellement passé au-dessus de tout ça finalement en m'entourant de personnes. de personnes géniales que ce n'était jamais revenu dans ma tête. Je l'avais avant de me lancer et au moment où je me suis lancée, j'ai rencontré des personnes géniales, elles se reconnaîtront, je leur fais coucou. Du coup, je ne me suis jamais posé ces questions, je ne me suis jamais dit non, je ne vais pas être compagnée parce que je ne peux pas sortir. Finalement, j'ai toujours pu sortir, aller en réseautage. J'ai même créé un réseau d'entrepreneurs pour te dire.
- Speaker #1
Oui, j'ai vu ça.
- Speaker #0
Ça ne m'a jamais bloquée. Du moment où je me suis lancée, je ne me suis pas laissée bloquée par mes croyances. Et pour moi, j'en avais du tout avant de partir.
- Speaker #1
Elles étaient là, tu en étais consciente idée, écrite. Et pour autant, chemin faisant, j'ai l'impression qu'elles sont un peu évaporées.
- Speaker #0
En fait, j'ai préféré savoir qu'elles étaient là, mais me dire, je vais faire autrement. Si ça, je ne peux pas le faire, qu'est-ce que je peux faire ? Et c'est ce que je disais, j'étais avec mon réseau hier matin. Et je leur disais, à la base, j'ai créé le réseau pour moi. C'était très égoïste. parce que ne pouvant pas me déplacer vers un réseau qui pouvait se trouver à 20 km par exemple, je me suis dit, je vais créer un réseau que moi, je vais animer. qui va se passer dans un lieu où je peux aller pour pouvoir rencontrer des gens et tout. Et au final, ça fait presque deux ans que le réseau existe. Là, il est en train de se développer. Donc, voilà, c'est génial. Ça apporte beaucoup aux gens qui viennent depuis un an et demi. C'est quelque chose de positif. Il y a beaucoup de partage, il y a beaucoup de valeurs ajoutées qui viennent de ma part et de leur part. Donc, voilà, finalement, c'est un écosystème ultra sain qui porte beaucoup de gens.
- Speaker #1
Mais quand même.
- Speaker #0
Et je ne me suis jamais dit, finalement... Le handicap ne rentre pas, tu vois, une fois de plus, ça ne me définit pas. Le handicap n'est pas rentré en ligne de compte quand je me suis dit, est-ce que je lance un réseau ou pas ?
- Speaker #1
Oui, non, mais c'est ça. Et en même temps, c'est une forme, tu as adapté et tu as su tirer une force et des avantages à la situation. C'est que tu as créé ton réseau qui était peut-être au début répondu à tes contraintes et tes besoins. Et puis, il en sort quelque chose de bien plus grand que ça et qui est vertueux parce que j'imagine qu'il est… aussi bénéfique pour les personnes qui sont avec toi dans ce réseau. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Et puis, c'est un réseau, on voit beaucoup de réseaux d'entrepreneurs maintenant. Malheureusement, un peu moins de réseaux qui sont vraiment humains. Et voilà. Et les gens me disaient encore hier, ce qu'on aime dans ton réseau, déjà, c'est notre réseau de cœur. Et puis, c'est un réseau qui te ressemble. Et moi, je trouve ça génial, un an et demi après, avec des personnes qui arrivent toujours, des nouvelles personnes. qu'on ressente ce côté humain, ce côté d'envie de partager avec authenticité et pas juste, tu arrives, tu donnes tes cartes de visite et tu me recommandes parce que je suis dans le réseau, sinon ça ne va pas le faire.
- Speaker #1
À aucun moment,
- Speaker #0
il y a ce genre de choses. Je suis assez fière de voir que ça ressort dans chaque rencontre qu'on peut faire avec les entrepreneurs.
- Speaker #1
Carrément. Et c'est là que je me fais dire qu'il y a toujours une place pour chacun. Et que même si le monde est bourré de réseaux d'entrepreneurs, est bourré de coachs ou de je ne sais quoi, je ne sais pas ce qui vous fait vibrer, il y aura toujours au moins une place pour vous. Et en dire, s'il y a de la concurrence, c'est bonne nouvelle, c'est que du coup, c'est un sujet qui intéresse et qui attire les gens. Et que votre singularité, votre unicité, elle séduira quelqu'un et quelqu'un ira vous voir parce que c'est vous et pas parce que c'est le voisin. donc Ça, c'est clé aussi. Et tu vois, quand tu racontes ton réseau d'entrepreneurs et les feedbacks positifs que tu reçois en retour, me laisse penser que c'est parce que c'est toi et que tu as mis ta touche et ta patte.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et oui, complètement. De toute façon, l'unicité, c'est pareil. C'est quelque chose pour lequel j'accompagne mes clients. Donc, ça ressort dans ce que moi, je propose en dehors de mon... ma casquette de coach. Voilà, on est toujours dans cet alignement de je propose quelque chose que j'incarne finalement.
- Speaker #1
Mais c'est ça.
- Speaker #0
Et c'est là où c'est chouette de se rendre compte de ça, ça fait du bien.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, c'est sortir un petit peu de ce que font les autres et donc de faire en réaction à ce que font les autres, dire je vais le faire parce que les autres le font, sortir de ça pour faire quelque chose qui nous ressemble plus. Oui. Et ça, ce n'est pas toujours évident quand on se lance, parce que s'inspirer en mimant quelques aspects des autres, c'est aussi utile pour cheminer. Oui. Et en même temps, avoir son unicité, c'est aussi clé. Et puis, quand on démarre, ce n'est pas évident. Donc, d'ailleurs, oui, voilà, c'est une problématique.
- Speaker #0
Oui, voilà,
- Speaker #1
c'est ça. Oui, oui, c'est ça. Quel conseil tu aurais envie de donner à ces personnes qui se retrouvent un peu dans cette situation au démarrage ? Comment tu les accompagnes ? Peut-être un petit mot de fin là-dessus.
- Speaker #0
Le petit mot de fin, c'est que peu importe de quoi on parle, des problématiques qu'on touche et des clients qu'on accompagne ou avec qui on travaille, tout existe déjà dans l'accompagnement. Je pense que toute la partie cérébrale, émotionnelle, beaucoup de concepts existent. Mais... personne ne fera la même chose que nous avec nos mots, avec notre sensibilité. Donc moi, ce que je passe comme message, c'est soyez vous-même, parce que c'est l'unicité de la personne qui va faire qu'on va avoir envie de travailler avec vous. J'ai fait un post récemment sur le gâteau et de ne pas mettre la bougie avant le gâteau, justement parce qu'il y a des personnes qui veulent construire leur offre quand elles se lancent, ce qui est très bien parce qu'on en a besoin, mais construire une offre sans avoir avant. préparer le gâteau avec nos valeurs, notre message, notre mission, nos spécificités et nos propres ressources à mettre au service de cette activité. les offres, en fait, elles ne vont rien donner. Elles ne vont parler à personne parce que déjà, elles ne nous parlent pas à nous. Donc voilà, mon conseil, c'est d'abord de pâtisser son gâteau, de créer quelque chose d'unique qui répond à une demande pour ensuite, après, réfléchir à la partie concrète qui est les offres.
- Speaker #1
Oui, carrément. Et moi, j'ai envie d'ajouter aussi une réflexion parce que sur LinkedIn et tous les postes passés, c'est un peu la course à créer ton offre. prospect et tous les jours, etc. Et j'ai envie juste de rappeler un peu, de ramener un peu de douceur et de lenteur à ce discours-là, parce qu'en fait, on est coach, diplômé, etc. On a des compétences, mais il y a des choses qui se forgent avec le temps. Et parfois, le temps est incompressible et c'est bon aussi de savoir s'accorder le temps de la réflexion, le temps d'évoluer aussi là-dessus, plutôt que de vouloir formater une offre qui réponde à telle et telle thématique sans avoir pris le temps de le tester, de l'éprouver, etc. C'est un peu le constat que je fais. Et je me dis, j'ai envie de m'accorder aujourd'hui un petit peu plus le temps dans ma pratique et de moins répondre aux codes qui nous seraient, à des injonctions finalement, qui nous seraient faites quand on est coach. Et d'un peu ralentir et d'y aller à mon rythme parce que c'est ce qui me correspondrait plus aussi, tu vois.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et puis quand on sort de formation, on nous a appris des choses, on nous a dit de faire comme ci, de faire comme ça. Et moi qui accompagne des coachs qui se lancent, c'est oui, mais si je fais une offre qui ne correspond pas à ce qu'on nous a dit, est-ce que ça va marcher ? Mais en fait, c'est ce que tu envoies. Mais vois par rapport aux personnes que tu veux accompagner. Si tu ne sais pas encore qui tu veux accompagner, réfléchis plutôt déjà à la problématique qui te touche particulièrement. Est-ce que ça va être le stress ? Est-ce que ça va être le burn-out ? Est-ce que ça va être… Enfin, je ne sais pas, il y a tellement de thématiques. Donc déjà, réfléchis. aux problématiques qui te touchent, sur lesquelles toi tu as travaillé, parce que ne prends pas une problématique où toi tu n'es pas bien parce que ça ne collera pas. Après réfléchis si effectivement tu as un client idéal qui commence à se dessiner et ensuite vois comment tu construis tes offres par rapport à ton public. Si tu accompagnes des jeunes, tu ne vas pas avoir la même offre que si tu accompagnes des dirigeants d'entreprise ou des managers ou des solopreneurs. Donc ce n'est pas répondre aux injonctions, c'est créer quelque chose qui va te ressembler et qui va répondre aux... besoin que vraiment tu veux accompagner.
- Speaker #1
Non, mais carrément. Mais voilà, cette discussion-là, elle est importante. Je ne prends pas beaucoup la parole là-dessus parce que ce n'est pas ma cible d'accompagnant, de client. Et pour autant, je sais qu'il y a beaucoup de coachs aussi qui me suivent et qui écoutent. Donc, je pense que ça sera teinté aux oreilles de cet auditoire-là. J'en suis persuadée. Je pense que c'était intéressant de l'aborder. Caroline, je te remercie. Un grand merci pour... pour tout ce partage, ton témoignage authentique, sincère. À force de dire ces mots-là, ils perdent leur authenticité.
- Speaker #0
Ils ne mettent pas leur sincérité.
- Speaker #1
En tout cas, un partage spontané comme je les aime. Je suis vraiment ravie de ça. Je suis contente aussi à l'idée de me dire qu'on continue à échanger de notre côté. On se suit en fil rouge sur les réseaux. Et voilà.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour ton invitation. Ça m'a fait chaud au cœur et je suis contente d'avoir pu papoter avec toi. Ça fait du bien aussi de relater un peu son parcours, de voir de quoi on est fiers, de voir ce qu'on a accompli, qu'est-ce qu'on a envie d'accomplir derrière. Ça fait toujours du bien de se poser un petit peu sur ces sujets. Donc merci beaucoup.
- Speaker #1
Complètement. Avec plaisir de t'avoir laissé cet espace. À bientôt Caroline. À bientôt.
- Speaker #0
Bon après-midi.