Chantal Thomas : «Le dernier état érotique, c’est de nager» cover
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Désirs

Chantal Thomas : «Le dernier état érotique, c’est de nager»

Chantal Thomas : «Le dernier état érotique, c’est de nager»

26min |27/09/2018
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Elle adore ces mots de Roland Barthes : «Le dernier état érotique, c’est de nager». Cette phrase, Chantal Thomas l’a incarnée, dans sa vie comme dans son œuvre. Romancière et philosophe, cette spécialiste du XVIIIe siècle, fine connaisseuse des Libertins, de Sade et de Casanova, est une des rares universitaires françaises à s’intéresser au corps. Dans son merveilleux roman, Souvenirs de la marée basse, qui vient de paraître en poche aux éditions Points, elle raconte comment sa mère s'est libérée de sa condition de femme au foyer grâce à la natation. Au studio du Figaro, sa voix douce, suave et mélodieuse font merveille à l’oreille. Avec des mots précis, érudits et une grande finesse d’analyse, elle nous invite à plonger dans la jouissance aquatique.

 

On la connaît surtout pour Les Adieux à la reine, prix Femina en 2002, traduit en une vingtaine de langues, et pour L’Echange des princesses, publié en 2013. Ces deux romans ont été adaptés au cinéma, respectivement par Benoît Jacquot et Marc Dugain. Chantal Thomas a publié de nombreux essais, notamment sur le marquis de Sade, sur Giacomo Casanova et sur Marie-Antoinette. En 2014, elle a reçu le Grand Prix de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de son œuvre et le prix Roger-Caillois de littérature française. En 2017, elle a publié un merveilleux roman introspectif, très personnel, Souvenirs de la marée basse, paru aux Editions du Seuil, qui nous immerge dans la sensualité libératrice de la natation. Au fil des pages, on suit le sillage de la mère de Chantal Thomas, Jacky, qui nageait pour échapper à sa condition de femme au foyer. Dans la mer, à contre-courant de son époque, elle expérimentait une forme de sensualité secrète.


Chantal Thomas déroule son enfance à Arcachon, l’héritage sensuel que lui a transmis sa mère à travers la natation et l’esprit de liberté que lui a donné cette vie au bord de l’océan. Fan du bikini, elle décrit ses premiers émois d’adolescente et l’érotisme particulier de la plage, proche de la nature. Dans l’amour comme dans l’eau, elle évoque l’insouciance, l’abandon, la peur de se noyer et le désir de s’ancrer dans le présent. « L’été, il y a comme une urgence à jouir », affirme-t-elle. Dans l’Histoire, les femmes ont longtemps été contraintes à l’immobilisme, rappelle-t-elle : l’accès aux plaisirs de la natation et du sport ne date que du XXème siècle. Elle explique comment elle est passée de la nage à l’étude du libertinage et les grands textes érotiques qui l’ont marquée. Elle décrit aussi l’émancipation de sa mère, femme au foyer à la Emma Bovary. Veuve très jeune, celle-ci a démarré à 40 ans une nouvelle vie sur la côte d’Azur, à l’écoute de ses désirs et portée par la vitalité de la nage. Chantal Thomas explique enfin pourquoi les sociétés fondamentalistes interdisent la nage. Et à quel point l’émancipation des femmes par leur corps reste puissamment subversive aujourd’hui.


Vous pouvez écouter Désirs sur le site Madame Figaro, Apple PodcastSoundcloudSpotifyDeezerYouTube ou via son flux RSS.


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Elle adore ces mots de Roland Barthes : «Le dernier état érotique, c’est de nager». Cette phrase, Chantal Thomas l’a incarnée, dans sa vie comme dans son œuvre. Romancière et philosophe, cette spécialiste du XVIIIe siècle, fine connaisseuse des Libertins, de Sade et de Casanova, est une des rares universitaires françaises à s’intéresser au corps. Dans son merveilleux roman, Souvenirs de la marée basse, qui vient de paraître en poche aux éditions Points, elle raconte comment sa mère s'est libérée de sa condition de femme au foyer grâce à la natation. Au studio du Figaro, sa voix douce, suave et mélodieuse font merveille à l’oreille. Avec des mots précis, érudits et une grande finesse d’analyse, elle nous invite à plonger dans la jouissance aquatique.

 

On la connaît surtout pour Les Adieux à la reine, prix Femina en 2002, traduit en une vingtaine de langues, et pour L’Echange des princesses, publié en 2013. Ces deux romans ont été adaptés au cinéma, respectivement par Benoît Jacquot et Marc Dugain. Chantal Thomas a publié de nombreux essais, notamment sur le marquis de Sade, sur Giacomo Casanova et sur Marie-Antoinette. En 2014, elle a reçu le Grand Prix de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de son œuvre et le prix Roger-Caillois de littérature française. En 2017, elle a publié un merveilleux roman introspectif, très personnel, Souvenirs de la marée basse, paru aux Editions du Seuil, qui nous immerge dans la sensualité libératrice de la natation. Au fil des pages, on suit le sillage de la mère de Chantal Thomas, Jacky, qui nageait pour échapper à sa condition de femme au foyer. Dans la mer, à contre-courant de son époque, elle expérimentait une forme de sensualité secrète.


Chantal Thomas déroule son enfance à Arcachon, l’héritage sensuel que lui a transmis sa mère à travers la natation et l’esprit de liberté que lui a donné cette vie au bord de l’océan. Fan du bikini, elle décrit ses premiers émois d’adolescente et l’érotisme particulier de la plage, proche de la nature. Dans l’amour comme dans l’eau, elle évoque l’insouciance, l’abandon, la peur de se noyer et le désir de s’ancrer dans le présent. « L’été, il y a comme une urgence à jouir », affirme-t-elle. Dans l’Histoire, les femmes ont longtemps été contraintes à l’immobilisme, rappelle-t-elle : l’accès aux plaisirs de la natation et du sport ne date que du XXème siècle. Elle explique comment elle est passée de la nage à l’étude du libertinage et les grands textes érotiques qui l’ont marquée. Elle décrit aussi l’émancipation de sa mère, femme au foyer à la Emma Bovary. Veuve très jeune, celle-ci a démarré à 40 ans une nouvelle vie sur la côte d’Azur, à l’écoute de ses désirs et portée par la vitalité de la nage. Chantal Thomas explique enfin pourquoi les sociétés fondamentalistes interdisent la nage. Et à quel point l’émancipation des femmes par leur corps reste puissamment subversive aujourd’hui.


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Elle adore ces mots de Roland Barthes : «Le dernier état érotique, c’est de nager». Cette phrase, Chantal Thomas l’a incarnée, dans sa vie comme dans son œuvre. Romancière et philosophe, cette spécialiste du XVIIIe siècle, fine connaisseuse des Libertins, de Sade et de Casanova, est une des rares universitaires françaises à s’intéresser au corps. Dans son merveilleux roman, Souvenirs de la marée basse, qui vient de paraître en poche aux éditions Points, elle raconte comment sa mère s'est libérée de sa condition de femme au foyer grâce à la natation. Au studio du Figaro, sa voix douce, suave et mélodieuse font merveille à l’oreille. Avec des mots précis, érudits et une grande finesse d’analyse, elle nous invite à plonger dans la jouissance aquatique.

 

On la connaît surtout pour Les Adieux à la reine, prix Femina en 2002, traduit en une vingtaine de langues, et pour L’Echange des princesses, publié en 2013. Ces deux romans ont été adaptés au cinéma, respectivement par Benoît Jacquot et Marc Dugain. Chantal Thomas a publié de nombreux essais, notamment sur le marquis de Sade, sur Giacomo Casanova et sur Marie-Antoinette. En 2014, elle a reçu le Grand Prix de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de son œuvre et le prix Roger-Caillois de littérature française. En 2017, elle a publié un merveilleux roman introspectif, très personnel, Souvenirs de la marée basse, paru aux Editions du Seuil, qui nous immerge dans la sensualité libératrice de la natation. Au fil des pages, on suit le sillage de la mère de Chantal Thomas, Jacky, qui nageait pour échapper à sa condition de femme au foyer. Dans la mer, à contre-courant de son époque, elle expérimentait une forme de sensualité secrète.


Chantal Thomas déroule son enfance à Arcachon, l’héritage sensuel que lui a transmis sa mère à travers la natation et l’esprit de liberté que lui a donné cette vie au bord de l’océan. Fan du bikini, elle décrit ses premiers émois d’adolescente et l’érotisme particulier de la plage, proche de la nature. Dans l’amour comme dans l’eau, elle évoque l’insouciance, l’abandon, la peur de se noyer et le désir de s’ancrer dans le présent. « L’été, il y a comme une urgence à jouir », affirme-t-elle. Dans l’Histoire, les femmes ont longtemps été contraintes à l’immobilisme, rappelle-t-elle : l’accès aux plaisirs de la natation et du sport ne date que du XXème siècle. Elle explique comment elle est passée de la nage à l’étude du libertinage et les grands textes érotiques qui l’ont marquée. Elle décrit aussi l’émancipation de sa mère, femme au foyer à la Emma Bovary. Veuve très jeune, celle-ci a démarré à 40 ans une nouvelle vie sur la côte d’Azur, à l’écoute de ses désirs et portée par la vitalité de la nage. Chantal Thomas explique enfin pourquoi les sociétés fondamentalistes interdisent la nage. Et à quel point l’émancipation des femmes par leur corps reste puissamment subversive aujourd’hui.


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On la connaît surtout pour Les Adieux à la reine, prix Femina en 2002, traduit en une vingtaine de langues, et pour L’Echange des princesses, publié en 2013. Ces deux romans ont été adaptés au cinéma, respectivement par Benoît Jacquot et Marc Dugain. Chantal Thomas a publié de nombreux essais, notamment sur le marquis de Sade, sur Giacomo Casanova et sur Marie-Antoinette. En 2014, elle a reçu le Grand Prix de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de son œuvre et le prix Roger-Caillois de littérature française. En 2017, elle a publié un merveilleux roman introspectif, très personnel, Souvenirs de la marée basse, paru aux Editions du Seuil, qui nous immerge dans la sensualité libératrice de la natation. Au fil des pages, on suit le sillage de la mère de Chantal Thomas, Jacky, qui nageait pour échapper à sa condition de femme au foyer. Dans la mer, à contre-courant de son époque, elle expérimentait une forme de sensualité secrète.


Chantal Thomas déroule son enfance à Arcachon, l’héritage sensuel que lui a transmis sa mère à travers la natation et l’esprit de liberté que lui a donné cette vie au bord de l’océan. Fan du bikini, elle décrit ses premiers émois d’adolescente et l’érotisme particulier de la plage, proche de la nature. Dans l’amour comme dans l’eau, elle évoque l’insouciance, l’abandon, la peur de se noyer et le désir de s’ancrer dans le présent. « L’été, il y a comme une urgence à jouir », affirme-t-elle. Dans l’Histoire, les femmes ont longtemps été contraintes à l’immobilisme, rappelle-t-elle : l’accès aux plaisirs de la natation et du sport ne date que du XXème siècle. Elle explique comment elle est passée de la nage à l’étude du libertinage et les grands textes érotiques qui l’ont marquée. Elle décrit aussi l’émancipation de sa mère, femme au foyer à la Emma Bovary. Veuve très jeune, celle-ci a démarré à 40 ans une nouvelle vie sur la côte d’Azur, à l’écoute de ses désirs et portée par la vitalité de la nage. Chantal Thomas explique enfin pourquoi les sociétés fondamentalistes interdisent la nage. Et à quel point l’émancipation des femmes par leur corps reste puissamment subversive aujourd’hui.


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