Speaker #0Est-ce que tu as déjà pensé à changer de boulot ? Par exemple, tu es à ce poste depuis plusieurs années, t'en connais forcément les avantages par cœur. Les collègues avec qui tu t'entends bien, la sécurité, peut-être même bien les 10 semaines de congé. Tout ça en même temps. Ces derniers temps, tu vois aussi les inconvénients ou quelque chose qui t'appellerait ailleurs. Tu commences à t'ennuyer un peu parce que c'est devenu routinier, tu n'apprends plus forcément, tu auras envie justement d'autre chose et peut-être même de changer radicalement. Alors, tu vas te poser à regarder les deux chemins, rester ou partir. Tu peux carrément t'amuser à imaginer où chacun mène de ses chemins. En tout cas... Pas avec une certitude à 100%, parce qu'il va toujours y avoir de la certitude, mais quand même, tu as le dessin principal. Tu sens ce que chacun de ces deux chemins peut t'apporter, et ce que chacun va aussi te prendre. Alors, tu restes là, à ce carrefour, tu ne bouges pas, parce que tu ne sais pas où tu veux aller. Et quelle que soit la route que tu prends, l'autre va disparaître. Et t'es pas certaine de vouloir ou pouvoir vivre avec ça, vivre avec cette perte. Eh bien, sur la question de la maternité, c'est exactement ce mécanisme-là. Avec une différence quand même bien fondamentale, le boulot tu peux en changer autant que tu veux dans ta vie, cette décision-là de devenir mère ou pas, non. Une fois que t'es lancée, t'es lancée. Et c'est précisément cette... irréversibilité-là de la décision qui te met dans la paralysie, qui est encore plus intense que le changement de boulot et qui est aussi carrément légitime. Alors pour explorer ce profil, on va déjà commencer par un point. Ce profil-là de l'exploratrice face à la peur du regret, eh bien elle n'est pas dans le flou. Elle n'est pas non plus déconnectée de son désir, elle n'analyse pas à l'infini comme pour le profil qui est dans l'hyperanalyse sans jamais rien ressentir. Non, justement, ce profil-là d'exploratrice, eh bien elle voit. Elle voit les deux chemins. Elle peut se projeter dans les deux et elle mesure vraiment l'ampleur de ce qu'elle est en train d'engager dans chacune de ses démarches. En tout cas, la problématique dans laquelle elle se retrouve parce que... on voit les deux chemins, les deux possibilités aussi clairement. Elle ne cherche pas l'information de plus qui fera qu'elle prendra la décision dans un sens ou dans l'autre. Elle veut trouver, elle va chercher une garantie. La garantie que son choix sera le bon. Que dans 10 ans, dans 20 ans, elle ne se retournera pas en se disant « Oh merde, j'aurais dû prendre l'autre route » . On l'a dit plusieurs fois dans les épisodes du podcast, mais cette garantie, elle n'existe pas. Donc au lieu d'accepter de travailler ce point-là, de l'incertitude, de la non-garantie, elle va adopter, elle va continuer de chercher le contrôle. Et ce contrôle va passer par la recherche encore d'informations. Mais elle va orienter cette recherche avec une certaine direction, à l'inverse, ou en tout cas à la différence du profil de l'hyperanalyse. Cette recherche, elle va l'orienter en regardant la vie des femmes qui ont eu des enfants, et la vie des femmes qui n'en ont pas eu, et collecter des preuves sur ces deux styles de vie-là. Et là, je pense que tu es en train de le comprendre. On peut carrément dire que si tu es dans ce profil-là, eh bien, tu es en train d'orienter tes recherches vers le regret. Les témoignages de femmes qui ont regretté d'avoir eu des enfants, les témoignages de femmes qui ont regretté de ne pas en avoir, comme s'ils comprennent le regret des autres, allaient te protéger de la propre possibilité de regretter. Ça me fait penser à J, J c'est une participante et je préfère juste donner les initiales, et bien au moment de s'inscrire, elle nous disait qu'elle avait lu des ouvrages sur le regret maternel, notamment celui qui a quand même lancé le plus de publications à ce sujet, qui est celui d'Orna Donat, parce qu'elle avait besoin de se nourrir de l'expérience d'autres femmes sur cette peur qui restait très présente pour elle avant le programme. Dans ses souhaits pour la suite, elle avait écrit qu'elle voulait creuser le sujet du regret. Je te laisse le temps de prendre en considération ce que ça signifie. En fait, dans ses lectures, et même dans l'orientation qu'elle voulait donner à son accompagnement, elle ne cherchait pas sa décision, elle cherchait des preuves de ce qu'il fallait absolument éviter. Et ça, c'est le signe que tu portes toute ta réflexion sur la recherche autour du regret, et que la peur du regret a pris beaucoup de place, et qu'à ce stade-là, il faut réorienter son exploration, ton exploration, vers d'autres choses, surtout d'autres ressentis. Ensuite, dans ce profil de l'exploratrice qui a peur du regret, il y a un deuxième visage. On le voit un peu moins, mais il est quand même présent, je pense que c'est aussi parce qu'il est encore tabou. Et ça va peut-être résonner avec toi. C'est que quand la peur du regret devient vraiment insupportable, quand c'est trop épuisant de rester là au milieu du truc pendant des mois et des années, il y a une solution qui va émerger de façon plutôt inconsciente, parfois délibérée, qui sait ? Mais c'est un choix, un arrêt de décider, d'arrêter. Ce qui amène à se dire, bah écoute, je vais laisser faire la nature. La nature va décider à ma place. Ou la nature va décider à notre place quand t'es en couple. Et donc c'est quoi ? C'est oublier la contraception. Dire bon bah on n'a pas de capote, bon allez c'est pas grave. Ou alors la pilule. Sans vraiment avoir décidé d'arrêter. C'est se dire, ok, allez, on verra bien, mais en sachant très bien que, par on verra bien, on laisse la porte quand même grande ouverte, et si c'est le hasard, le destin, la nature qui désire, peu importe le mot que t'as envie d'utiliser, alors, c'est plus moi qui peux être tenue responsable du regret. J'ai pas choisi, ça s'est passé. Le problème ? C'est quand même que c'est carrément un piège parce que tu n'as pas pleinement choisi. Et c'est très loin de te protéger du regret. Ça l'aggrave même en fait. J'ai envie de dire, t'es carrément plus à même de vivre avec du regret en laissant la nature faire. Et je vais te dire quelque chose de personnel parce que moi j'ai vécu ça. Pas vraiment pour, bon, je vais laisser la nature faire, etc. Mais on connaît certainement pas mal ce moment-là, c'est qu'il y a quelques années, on était sur une île pendant les fêtes, et c'est une toute petite île, et en plein hiver, alors que c'est une île qui est là, pleine de résidences secondaires. Et en fait, à cette période-là, moi... j'ai un retard de règles et j'aurais dû attendre une semaine entière avant de pouvoir faire un test de grossesse, c'est pas j'aurais j'ai attendu une semaine entière avant de pouvoir faire un test de grossesse parce qu'auparavant quelques jours, quelques semaines, ça je sais plus et bien je ne m'étais pas protégée, on ne s'était pas protégée et pendant cette semaine c'était la panique totale Pas la panique de je suis enceinte, enfin si quand même, mais la panique de quelqu'un qui réalise qu'elle est peut-être enceinte mais qu'elle ne l'a pas vraiment choisie. Et qui a laissé cette porte ouverte sans choisir, sans décider. Et vraiment, là j'ai compris que là si j'étais enceinte, ben non, je ne voudrais pas, je ne poursuivrais pas cette grossesse. Donc c'est ça le piège de la non-décision, c'est que... t'amène pas vers quelque chose que tu ne veux pas, c'est qu'elle t'amène vers quelque chose sans que tu aies jamais eu la clarté de le vouloir vraiment. C'est le regret anticipé dans toute sa puissance. Imagine une grossesse qui arrive sur une non-décision. Ça peut amener des questions que la décision que tu aurais pris consciemment n'aurait pas posées. Tu peux te retrouver ambivalente, même au moment de la grossesse, à te demander, encore paniquer, mais qu'est-ce que j'ai fait ? Est-ce que j'ai fait une erreur ? Est-ce qu'on aurait dû mettre la capote ce jour-là ? Ça rejoint ce que je disais dans l'épisode sur l'ambivalence. L'ambivalence ne disparaît pas avec un test de grossesse positif. Cette ambivalence, elle change de forme. Et à l'inverse, c'est pareil. Une vie sans enfant qui arrive par défaut, parce que le temps est passé pendant que tu attendais de rencontrer quelqu'un, pendant que tu attendais le signe que c'est la bonne personne pour avoir des enfants, qu'il fallait attendre d'avoir déménagé, ce boulot-là, etc., et bien ça peut carrément te hanter aussi bien plus fort qu'une décision consciente et assumée de ne pas avoir d'enfant. Sur ce point, ça me fait penser au témoignage d'une autre participante de cette même édition qui disait « Avant de commencer, peu importe la réponse avec laquelle je vais repartir, peu importe la décision prise, je veux retrouver la paix intérieure. » Et là, eh bien ça, c'est un déplacement de pensée. Elle ne cherchait plus à éviter le regret, elle se disait « Bon. » En fait, moi, je veux cheminer vers la paix intérieure. Et ça, c'est ce que la recherche de Zillenberg et Peters, qui sont des psychologues, est venue chercher. Ils ont passé des années à étudier le regret pour comprendre ce qu'il dit, ce sentiment. Et clairement, leur découverte... Tout leur travail scientifique a changé la façon dont Amy et moi en abordent ce sujet dans le programme. Marcel Zillenberg et Eric Peters, ces deux chercheurs néerlandais en psychologie cognitive, et leur principale découverte, c'est que le regret n'est pas juste une souffrance. Le regret, tu peux t'en servir comme un moteur, comme une boussole qui te permet d'affiner tes perceptions. C'est une émotion qui est orientée vers l'action. Ce regret, s'il est anticipé, il peut te pousser à faire quelque chose. Ce quelque chose, c'est à réorienter une décision, corriger un itinéraire. Quand tu ressens du regret sur quelque chose, ton cerveau ne se contente pas de souffrir. Il génère une information. Par exemple, ce qui s'est passé là ne correspond pas à ce que je voulais vraiment et je peux peut-être encore faire quelque chose. Ce qui est vraiment intéressant dans leurs travaux, là dans le sujet qui nous anime autour de cet épisode, c'est la notion du regret anticipé. Parce que la peur du regret qu'on vit dans ce profil-là, c'est pas le regret tout court, c'est le regret anticipé. Le regret que tu projettes dans le futur, mais que tu ressens aujourd'hui sur quelque chose qui n'a pas encore eu lieu. Donc, le regret anticipé, il ne prédit pas ton avenir, il vient te donner l'information de ce que tu vis au présent. Quand tu as peur de regretter de ne pas avoir d'enfant, c'est pas en train de te dire que tu vas regretter. Cette peur-là, elle te dit... Ce que tu portes là maintenant avec toi dans cette décision. Et là, je te laisse nommer pour toi. Si tu l'écoutes aujourd'hui, c'est quoi la vraie peur derrière, en dessous, la peur du regret ? Qu'est-ce qui compte pour toi aujourd'hui et que tu aurais peur de ne plus avoir dans le futur ? Si tu suis ce chemin-là, La question n'est plus « est-ce que je vais le regretter ? » parce qu'en plus, tu vas pouvoir dire oui, non et t'en sais rien. La question devient plutôt « qu'est-ce que cette peur de regretter me dit sur ce qui compte vraiment pour moi aujourd'hui ? » C'est un des premiers mouvements qu'on fait ensemble dans le programme. On va voir chaque peur, une par une, pas pour chercher à rassurer, mais pour... Demandez à cette peur ce qu'elle protège, ce qu'elle vient te dire. D'où elle vient ? Est-ce qu'elle t'appartient vraiment ? Et travailler sur ce qu'il y a en dessous, pour pouvoir continuer sur tes deux chemins. Et en élagant tout ça, on sait que la peur du regret revient toujours. Elle est tout le temps là, pour chacune des participantes. Mais on fait aller plus loin. Est-ce que ça peut être un désir qu'on n'ose pas vraiment regarder en face ? Une valeur qu'on ne se autorise pas à revendiquer ? Une perte ? qu'on ne s'autorise pas à pleurer. Et quand je dis une perte, eh bien, on est bien dans le sujet qui vient expliquer pourquoi la paralysie de cette décision peut durer très longtemps. Pauline Boss, qui est une psychologue américaine, a développé dans les années 70 et dans des écrits encore plus récents, 2014, le concept de la perte ambiguë. En France, on utilise la dénomination du deuil blanc. Son livre, il s'appelle Ambiguous Loss, Learning to Live with Unresolved Grief. Voilà, pour mon excellent accent anglais. Et dans sa pratique clinique, en fait, elle a observé que des personnes semblaient incapables de faire leur deuil parce que leur perte n'entrait pas dans les cases reconnues du deuil. Il n'y avait pas de rituel. comme on a quand une personne décède, pour marquer ce deuil. Il n'y avait pas de langage pour le nommer. Et qui dit pas de langage pour le nommer m'indique pas de reconnaissance sociale pour s'entendre dire oui, tu as perdu quelque chose de réel. Et sans ces trois choses-là, la reconnaissance, le rituel et le langage, le deuil reste immobilisé. On ne peut pas le traverser. C'est ce qu'on peut aussi appeler des deuils... pathologique. Pourquoi je te parle de ça vis-à-vis de la peur du rêve ? Eh bien, peut-être déjà que tu commences à te faire ton idée, mais c'est que quelle que soit la direction que tu vas prendre, quel que soit le chemin, la décision, tu vas faire un deuil. Tu vas traverser un deuil. Si tu choisis la maternité, tu vas faire le deuil de la famille libre que tu ne seras plus tout à fait. En tout cas dans la version de toi qui existe aujourd'hui. Parce qu'il y a certaines versions de ta vie, d'aujourd'hui, que tu vas refermer. Si tu choisis une vie sans enfant, tu vas faire le deuil des enfants que tu n'auras pas. De la mère que tu ne seras jamais. En tout cas la mère biologique. Et ces deux deuils, personne ne les reconnaît. Ils n'existent pas aujourd'hui pour pleurer l'enfant qu'on n'a pas eu. Déjà que le deuil périnatal est encore hyper tabou, alors imagine pleurer un enfant que tu n'as pas eu et que tu n'as pas décidé d'avoir. Là, laisse tomber, il n'y a pas de cérémonie pour ça. Il n'y a pas de cérémonie pour marquer le choix de ne pas être mère. Il n'existe pas de carte de condoléances pour la version de toi-même que tu laisses derrière. Personne ne t'appelle en te disant je suis vraiment désolée pour ta perte parce que, officiellement, dans le langage, dans les rituels de notre société aujourd'hui, Il n'y a pas de perte. Alors que, pourtant il y en a une en fait, que tu vas chercher à la porter silencieusement du coup, parce qu'on ne t'a pas donné les outils pour traverser ce deuil. Ce deuil de la non-maternité, ce deuil de la maternité. Et donc inconsciemment, décider c'est activer cette perte. C'est activer un deuil. pour lequel tu n'as pas d'outil. Il n'y a aucun espace, aucune permission de pleurer. Et là, tu restes à ton carrefour, tu restes dans ta paralysie. Comme ça, ça te permet encore de tenir les deux vies en même temps. Et c'est là que la non-décision prend tout son sens, laisser la nature décider, c'est une tentative d'éviter un deuil. Ce que dit Pauline Boss, et que je trouve beau, c'est qu'on ne peut pas traverser ce qu'on n'a pas le droit de pleurer. Et pendant des années, les femmes qui se posent cette question-là, on ne leur donne pas le droit de pleurer ces pertes-là. Et c'est ce que j'ai envie de finir de te partager, c'est que de sortir de la peur du regret, ça passe par trouver la bonne décision. Ça passe par être accompagné dans le deuil, que n'importe quelle décision va te demander. Et c'est pour ça aussi que ce travail, il ne peut pas vraiment se faire seul, parce que personne ne va te reconnaître. La reconnaissance d'abord, nommer ses pertes comme réelles, les dire à voix haute, dans un groupe, avec d'autres femmes. Ensuite le rituel, parce que nos séances créent des espaces pour que ça se vive, des exercices qui donnent une forme à ce qui n'en avait pas, et aussi des moments collectifs qui marquent. Et forcément le langage, qui donne des mots à ce qui n'en avait pas, quand tu parles avec d'autres femmes et la possibilité de dire « ah ouais, en fait, je fais le deuil d'une vie là » . Sans que personne soit là pour te dire mais t'as rien perdu, tu n'avais même pas de bébé. Donc, eh bien, tu as la possibilité, dans nos accompagnements, d'être avec d'autres femmes qui portent les mêmes deuils invisibles. Et tout ça, ça permet de créer de la reconnaissance que le reste de la société ne peut pas t'offrir. Je vais te laisser avec cette phrase de Zinenberg et Peters, parce qu'elle résume tout. Ce ne sont pas nos erreurs de choix qui nous hantent, ce sont nos non-choix. Ce qui veut dire que le pire regret, c'est pas d'avoir choisi la mauvaise route, il n'y en a jamais une mauvaise, c'est de réaliser des années plus tard qu'on n'a pas vraiment choisi, qu'on a laissé le temps décider, la biologie, l'inertie du couple, la peur. Décider vraiment. pleinement, c'est la seule véritable protection contre le regret. Et je vais finir avec J dont je t'ai parlé tout à l'heure. Tu te souviens, c'est celle qui lisait des ouvrages sur le regret maternel avant de commencer, qui voulait creuser le sujet du regret. Et bien, après le programme, elle nous a évoqué le fait qu'une amie lui a annoncé sa grossesse, et pendant quelques secondes, elle a Elle réussit à se relier à ce sentiment où elle a eu envie d'être à sa place. Et avant, cette émotion-là, elle l'aurait fuie. Elle l'aurait transformée en panique. Là, elle nous disait, j'analyse cette émotion pour savoir ce qu'elle dit de mon désir. Tu vois la différence ? Elle n'avait pas la certitude, elle n'avait pas sa décision, mais elle ne se sentait plus menacée par ses propres émotions. C'est ça, sortir de la peur du regret. Donc, si tu te reconnais dans ce profil, ce carrefour, cette attente du signe, cette peur de pleurer quelque chose que personne ne reconnaîtrait comme une vraie perte, bien pour vérifier, je t'invite à commencer par notre quiz que je te mets dans les notes de l'épisode. On a identifié quatre profils d'exploratrices et... chacun en fonction du quiz tu auras des clés pour avancer en plus de tout ce que je viens de te dire dans cet épisode le quiz c'est 3 minutes et c'est vraiment une première clarté sur d'où tu pars et comment tu peux avancer et moi je te dis à très bientôt