Speaker #0Bienvenue dans Dieu est grande, le podcast psychospirituel par Fatima Khemilat. Bonne écoute. Alors bonjour à toutes et à tous, salam alaykoum, qui signifie que la paix soit sur vous. La khotba de ce jour es t une khotba qui s'intitule le sens de l'épreuve. C'est une khotba qui m'est venue en ayant une discussion. J'avais une discussion avec une femme qui a vécu une période difficile, comme on en vit tous et toutes. Et en l'occurrence, cette période difficile, c'était une dépression. Puis elle m'a dit, "quand j'étais... Bon, en dépression. Quand j'étais dans cette période difficile, quelqu'un m'a dit, quelqu'un, un membre de sa famille, lui a dit, tu traverses cette période parce que Dieu te punit. Et je la regarde et je lui dis, mais Dieu te punirait de quoi par cette épreuve ? Et elle me répond « Dieu me punit d'être lesbienne » . En tout cas, c'est ce que sa sœur lui avait dit, que Dieu la punissait parce qu'elle n'était pas hétérosexuelle. Et ce qui est fascinant, c'est que c'est un discours que l'on entend beaucoup. Que ce soit chez les homosexuels, « t'es arrivé ça parce que tu commets un grand péché » , que ce soit chez les femmes qui, par exemple, se marient avec des hommes. qui sont non musulmans, que ce soit lorsque vous désobéissez à vos parents, c'est-à-dire lorsque vous n'êtes pas d'accord avec ce que votre mère ou votre père voudraient pour vous, que ce soit pour votre travail, que ce soit dans les logiques matrimoniales, on entend souvent ce discours très punitif de « Dieu t'a puni » . Et ça, c'est quelque chose qui a tendance à mériter les poils. Parce que je me dis, qu'en est-il de ce que nous enseigne le Coran ? Qu'en est-il ? Mais même dans toutes les religions monothéistes et dans toutes les religions en général, il y a vraiment un rapport particulier au sens de l'épreuve. Je me suis dite, mais qu'est-ce que nous disent les textes à propos de l'épreuve ? Il faut savoir qu'en islam, comme dans différentes religions, la quasi-totalité des prophètes, qui sont quand même, il y a des, si vous voulez, des strates, pour l'humanité c'est un peu comme les cellules, on vient tous de la même cellule oeuf, mais on n'a pas tous la même fonction, et une cellule nerveuse ce n'est pas une cellule cardiaque, qui n'est pas une cellule intestinale, toutes sont importantes, mais elles n'ont pas le même rôle. Les prophètes... ils ont un rôle très particulier et ce rôle très particulier c'est d'annoncer la prophétie et d'être en quelque sorte les canaux pas les intermédiaires parce qu'en islam on n'aime pas les intermédiaires, c'est du shirk mais les canaux de Dieu pour que la voix descende, et je me suis dit mais la plupart des prophètes, la plupart des inspirés c'est comme ça qu'on les appelle les saints, en islam on n'utilise pas le mot saint on utilise le terme de wali ou walia c'est, et où il y a ce principe de la sainteté, c'est l'idée des rapprochés de Dieu, donc les rapprochés de Dieu en général Ils ont tous eu des vies extrêmement pourries, c'est-à-dire vraiment hyper difficiles, il leur est arrivé plein de trucs. Je prends l'exemple de Sainte Thérèse de Lisieux, elle est morte à la vingtaine d'une pneumonie, elle crachait du sang, et c'est vraiment celle qui est vue comme étant la Sainte Thérèse de l'enfant Jésus, c'est celle qui est vue comme étant la chante de l'amour. Il y a plein d'autres prophètes à qui il est arrivé aussi, d'autres saints à qui il est arrivé des choses très difficiles, et je me suis dit... Merci. Est-ce que ces gens-là, ils sont aussi détestés par Dieu ? Est-ce que ces gens-là, Dieu leur en veut ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui ne va pas avec eux ? Donc évidemment, vous pouvez, j'allais dire, anticiper la réponse à cette question. Là, pendant cette roba, j'aimerais revenir sur le sens de l'épreuve. En réalité, il y a plusieurs sens possibles à partir des textes. L'épreuve, dans le Coran, elle a plusieurs significations. Vous avez l'épreuve. physiques, et on va revenir dessus, ils ont tous été éprouvés, ne serait-ce que dans leur chair. Vous avez aussi l'épreuve psychique, souvent elle est collélée. Souvent ce n'est pas l'épreuve physique et l'épreuve psychique, c'est souvent les deux en même temps. Et puis vous avez aussi l'épreuve comme signe, ça c'est quelque chose qui est moins compris. Et enfin l'épreuve comme témoin, ça c'est quelque chose qui est plus dans la tradition musulmane. L'épreuve dans le Coran, on va commencer par l'épreuve physique. Ce qui est très intéressant à voir, et ça c'est quelque chose qu'une rabbine disait, je ne vais pas la nommer parce qu'apparemment il y a quelques petits bisbis autour de cette rabbine, mais en tout cas je la trouve très intéressante et elle disait « les prophètes sont souvent éprouvés par l'objet même de leur mission » . Je vais redire ce que je viens de dire. Les prophètes sont souvent éprouvés par l'objet même de leur mission. Je vais prendre un exemple très concret pour que vous ayez une idée. Le prophète Moïse, le prophète Moussa, c'est celui que l'on appelle Kalim Allah. Donc en arabe, comme dans toutes les langues sémites, c'est vraiment les consonnes qu'il faut voir. Donc KLM, pas dire au calme, ça veut dire... Le KLM, c'est en lien avec la parole, si vous voulez. Et donc Kalim Allah, c'est littéralement celui qui a parlé à Dieu. celui, d'ailleurs c'est marrant que mon chakra de la gorge à ce moment-là réagisse, celui qui est l'interlocuteur divin. C'est ça que ça veut dire, Kalimallah. Donc celui qui est l'interlocuteur divin a quand même comme spécificité d'avoir un nœud sur la langue. C'est lui qui le dit. Dans la surah Taha, le prophète Moussa invoque Dieu, donc c'est la surah 20, versets 25 à 28. Et donc le prophète Moussa demande à Dieu, dénoue le nœud sur ma langue. Donc Moussa c'est très particulier. C'est le seul prophète, le seul. Le seul. Ouahed. Qui a directement parlé à Dieu. Dieu s'est adressé. Donc, ce n'est pas lui. Parce que tous les prophètes parlent à Dieu. Mais Dieu s'est directement adressé à lui par l'intermédiaire de l'épisode du buisson ardent, du feu ardent. Donc, ce prophète qui a directement parlé à Dieu. Et ce prophète à qui Dieu demande d'aller parler non seulement à Pharaon, mais aussi à son peuple. Donc, c'est un public speaker. Moussa, c'est un personnage public dont la fonction première, c'est de parler. c'est celui qui est bègue. C'est celui qui a un problème d'élocution et c'est celui-là que Dieu choisit. Alors, soit on pense que Dieu fait des erreurs de casting, c'est par fil en bas, soit on se dit que tout est pensé, tout est intentionnel, en fait, dans les actions divines. Il n'y a pas de hasard dans l'univers. Il n'y a pas de hasard parce que l'univers a été conçu et pensé par une intelligence absolument parfaite. Donc, Dieu choisit celui qui est bègue, là, celui qui a un nœud sur la langue, pour être son calime. pour être son interlocuteur, et pour être l'interlocuteur de Pharaon, donc le plus injuste des injustes, et pour être l'interlocuteur des Hébreux, le peuple choisi par Dieu, le peuple élu par Dieu. Donc c'est quand même une démarche assez intéressante. Pourquoi est-ce que Dieu ferait ça ? Alors il ne nous dit pas exactement pourquoi il le fait, mais on peut supposer qu'en choisissant un homme bègue, c'est-à-dire un homme pour qui chaque mot compte, chaque mot est pesé, parce que chaque mot lui demande un effort. C'est quelqu'un qui sera... mesurer, en fait, le pouvoir de la parole. C'est quelqu'un qui saura mesurer le pouvoir des mots. C'est quelqu'un qui saura challenger par l'objet même de sa mission. Ça, c'est hyper important parce que j'aimerais que vous conscientisiez ça aussi pour vous. Vous allez être challengé spécifiquement sur votre mission de vie. L'objet de votre mission de vie, c'est là où vous allez le plus galérer parce que Dieu sait ce qu'il fait, parce que Dieu sait ce qu'elle fait. Vous allez me dire, OK, elle me prend vite fait l'exemple de Moïse. Est-ce qu'il y a d'autres exemples ? bien sûr. Un autre exemple que je trouve très important, vous voyez je fais les questions réponses je me la fais à la chirac, je vous prends l'exemple du prophète Jacob le prophète Jacob, le prophète Yacoub c'est un prophète qui est très intéressant pour plein de raisons mais il va donner naissance à un prophète un autre prophète, cet autre prophète c'est Youssef, le prophète Joseph le prophète Joseph va faire un rêve dans ce rêve, il rêve d'astre il va voir son père Yacoub et il lui dit voilà papa j'ai rêvé de ça Son père, immédiatement, quand il lui décrit ce rêve, comprend que son fils est un prophète. Il comprend la portée prophétique de ce rêve et de l'annonce qui vient de lui être faite par l'intermédiaire de ce rêve. Donc, vous voyez, Yaqub, il est visionnaire. Yaqub, il a la capacité de comprendre, d'interpréter le rêve, donc partage son fils, puisque son fils aussi se fait interpréter des rêves. Mais au moment où, en fait, donc il est visionnaire, ok ? Sauf qu'au moment où son fils disparaît, alors il ne disparaît pas, c'est ses frères jaloux qui le jettent dans un puits. Mais pendant un moment, du coup, son père, Yaqub, ne voit plus Joseph. Qu'est-ce qui se passe ? Ce prophète visionnaire perd la vue. Il devient aveugle. D'attristement, le Coran nous dit, alors dans quel passage exactement ? Donc c'est surat Yusuf, donc c'est la 12, versets 4 à 5. Je vais essayer systématiquement de vous donner aussi les versets pour que vous puissiez ensuite faire vos recherches. pour que vous puissiez vous-même les relire si vous le souhaitez après. Donc, ce prophète visionnaire perd la vue, il devient aveugle. Vous voyez, il est éprouvé par les yeux là où un de ses charismes, on appelle ça des charismes, c'est-à-dire une de ses missions prophétiques et où une de ses missions en tant que saint, où une de ses missions de vie, c'est sa capacité pas à voir, c'est sa capacité à discerner. D'ailleurs, c'est un prophète qui va retrouver la vue quand son fils... Joseph sortira de toutes, malheureusement, les épreuves qu'il va traverser, parce que Youssef, il galère. Et ensuite, il reçoit une tunique, la tunique de son fils. Et Yaacoub, le père, reçoit la tunique de son fils, parce que c'est comme ça que son fils, Youssef, veut lui signifier qu'il est toujours en vie. Et là, il retrouve la vue. Donc, son épreuve, c'est je perds la vue, j'ai la vue, je perds la vue, je retrouve la vue. Et c'est quelqu'un de visionnaire. Vous voyez, la tunique, il ne la voit pas avec les yeux, il est aveugle à ce moment-là. Mais il comprend immédiatement que c'est la tunique de son fils et il retrouve la vue à ce moment-là. Il a la capacité de discernement. Et c'est là-dessus, en fait, qu'il va être challengé. C'est là-dessus qu'il va être éprouvé. C'est ça, challenge. C'est là-dessus qu'il va être éprouvé. Abraham, Ibrahim. C'est très intéressant parce que Abraham, dans la tradition juive, comme dans la tradition musulmane, c'est un patriarche, c'est-à-dire ceux qui font partie des figures paternelles encrantes qui vont ensuite canaliser, c'est quand même le premier, Abraham, Ibrahim, c'est l'ami de Dieu. C'est quand même un titre qui est très particulier, l'autre c'est Kalimallah, là c'est l'ami de Dieu. Donc cet ami de Dieu, il a la spécificité d'avoir un grand âge et d'être dans une situation de stérilité. pas forcément directement stérile, mais en tout cas par l'âge d'être dans une situation de stérilité. Et c'est aussi le cas de sa femme Sarah, qui elle aussi est très importante et qui va être considérée comme une matriarche. Il y a quatre matriarches dans la tradition hébreu. Dans la tradition musulmane, c'est un petit peu différent, il y en a deux. C'est la figure de Hajar et la figure de Sarah, mais en tout cas, c'est Abraham va incarner la figure du père, Sarah va incarner la figure de la mère des monothéismes. Abraham, c'est un des pères du monothéisme. Et pourtant, ils sont tous les deux en situation de stérilité. Jusqu'à ce que Dieu leur annonce un miracle. Ce miracle est annoncé dans la Sourate à Houd, verset 71 à 73, et dans la Sourate Safa, Sourate 37, verset 100 à 113. Qu'est-ce qui est annoncé à ce moment-là aux deux prophètes, donc à Sarah et au prophète Ibrahim ? On leur annonce une naissance miraculeuse. On leur dit, malgré la stérilité, Dieu leur parle, vous allez avoir un enfant. La tradition juive et la tradition musulmane ne sont pas tout à fait d'accord d'ailleurs sur ces notions. Dans la tradition juive, il n'y a pas d'Ismaël. En tout cas, il n'est pas reconnu comme étant un des fils. Mais là, leur cadeau, ça va être un enfant. Sauf qu'à partir du moment où ils ont un enfant, la demande divine en rêve à Abraham, à Ibrahim, ça va être de sacrifier l'objet même du miracle. Je ne sais pas si vous imaginez. Vous priez toute votre vie pour quelque chose. Dieu vous donne cette chose de manière miraculeuse. et ensuite vous demande de sacrifier la chose miraculeuse qu'il vous a donnée. C'est-à-dire là, l'épreuve, vous voyez, on est bien là. C'est pour ça que c'est aussi très intéressant. Là, ils sont éprouvés par éprouver, ils sont éprouvés par la chair. Perdre un enfant, c'est, je pense, l'une des pires choses qui peut arriver dans la vie, même si hiérarchiser l'horreur, c'est toujours une très mauvaise idée. En tout cas, c'est une des choses les plus douloureuses, surtout quand on a attendu pendant si longtemps, prié pendant si longtemps, obtenu l'objet de ses prières, et que c'est cet objet des prières qu'on demande d'être sacrifié. Vous voyez ? Donc là, on sacrifie ce que Dieu a donné. Donc l'épreuve absolument suprême. Vous connaissez la fin de l'histoire, spoiler alert, au moment où Ibrahim s'apprête à sacrifier son fils, Dieu intervient, Abraham, Gabriel arrêtent le geste d'Abraham, Et finalement, le sacrifice est remplacé par un bélier. Et c'est ce que nous fêtons quand nous faisons l'Aïd. Nous fêtons ce moment où, par proximité avec Dieu, Abraham choisit de sacrifier ce qu'il a de plus précieux. Il le fera une deuxième fois avec le sacrifice d'Ismaël et de Haja qu'il laisse au niveau de la Mecque. C'est pour ça que nous faisons cette fois le tour de la Camargue. Bref, tout ça pour dire qu'Abraham, le père, il est challengé, éprouvé par l'enfant. Voyez l'épreuve. L'épreuve, ça donne une indication sur la mission. Lui, il doit incarner le patriarche, et pour incarner le patriarche, paradoxalement, il doit être prêt à sacrifier les enfants. Alors que Moussa, pour pouvoir intégrer, incarner le Kalimullah, il doit être prêt à parler, malgré le caractère difficile de son élocution. Vous avez d'autres prophètes qui ont galéré. Je vais dire, le prophète par... essence qui a galéré, je vous l'ai dit. C'est le prophète, déjà, c'est le prophète Youssef qui va avoir un nombre d'épreuves absolument pharaoniques. Il est jeté dans un puits, il est vendu comme esclave, il est calomnié. Il a eu des épreuves quasiment toute sa vie. Vous avez le prophète Ayyub, le prophète Job. Le prophète Job, lui, son charisme, c'est la patience, c'est la reconnaissance, c'est-à-dire sa mission, c'est ça. Lui, il subit. Il subit les épreuves du mal, mais il les subit avec avec avec foi, il les subit avec confiance, il les subit avec lâcher prise, il les subit avec un discernement, il a conscience de ce qu'il est en train de traverser, mais de toute façon je vais revenir un peu plus tard sur ce prophète-là. Donc sur les épreuves physiques, il y a un nombre fou d'exemples dans le Coran de prophètes qui ont été éprouvés sur le plan physique. Ce n'est pas seulement le cas, en fait. Souvent, surtout dans les familles maghrébines, nous avons une tendance à diaboliser les pathologies qui sont les pathologies psychiques et les pathologies psychiatriques. Quand on est déprimé, on est genouné dans nos communautés. Quand on a une difficulté, il n'y a pas de compréhension de la maladie psychique. Mais c'est normal, ils n'avaient pas les ressources, en fait. Donc pour eux, ce n'est pas grave, on va de l'avant. Ils ont subi la colonisation. Ils ne pouvaient pas s'arrêter deux minutes en disant aux colons « Là, tu vas un peu trop loin, je vais avoir besoin. » de le reposer. Ce n'était pas possible. Je vais avoir besoin de processer. Ils étaient dans une dynamique qui était la dynamique de la survie. La survie ne permet pas de processer les traumas. Vous n'avez pas le temps. Si vous avez une meute de loup qui vous poursuit, vous ne pouvez pas vous arrêter deux minutes en vous disant j'ai une séance thérapeutique, il va falloir que je rentre en introspection. Vous n'avez pas le time pour ça en fait. C'est l'énergie de la vie. L'idée, ce n'est pas du tout de les juger. Mais pour dire que c'est vrai que dans les communautés musulmanes et pas seulement dans les communautés musulmanes, il y a une très mauvaise compréhension de l'épreuve psychique. Je crois que c'est très important pour moi de revenir là-dessus, parce que très souvent, les gens qui traversent une épreuve psychique sont vus comme des gens qui sont éloignés de Dieu, comme des ingrats, comme des personnes qui sont folles, comme des personnes qui sont possédées, etc. Et là, on s'arrête deux minutes, on appuie sur pause, et on va regarder dans les textes, ce que disent les textes. En l'occurrence, dans l'épreuve psychique, il y en a plein qui ont vécu des épreuves psychiques. Je vais prendre l'exemple de Marie, parce que ce n'est souvent pas celui-là qu'on marie. donc dans la surate 19 verset 10 à 11 et puis dans la surate Imran verset 3 à 41 qu'est-ce qu'il dit sur Marie ? Marie, elle est éprouvée de deux manières elle est éprouvée physiquement déjà parce qu'on lui dit t'as pas une Marie c'est elle même qui le dit, j'ai pas une Marie je suis pas une prostituée comment je pourrais tomber enceinte ? ça c'est quand elle a son interaction avec Gabriel et l'ange Gabriel lui dit de toute façon ça ça a été décidé depuis longtemps tu vas tomber enceinte Il n'y a pas de... Quand Dieu veut finir une conversation, il dit, ceci a été décidé depuis longtemps. Voilà. Pour pas qu'il y ait d'enjeux, pour pas qu'il y ait de débats, pour pas qu'il y ait de... Voilà. Donc Marie annonce cette naissance. Marie, elle pourrait... Vous voyez, on a souvent une vision idéalisée des prophètes. On pourrait dire, ah magnifique, je suis choisie l'élue parmi les élus. Non, elle balise. Elle balise parce qu'elle sait très bien qu'on va dire d'elle que c'est une prostituée, parce que... Voilà, il y a beaucoup d'inconnus, en fait, dans ce qui est en train de lui arriver. Ce n'est jamais arrivé avant elle. Marie, c'est la seule qui va recevoir l'Esprit-Saint dans son corps pour donner naissance, quand même. Je ne sais pas si vous imaginez la dinguerie que traverse Marie sur le plan psychique et physique. Bon, elle donne naissance. Elle donne naissance avec les douleurs de l'accouchement. Elle est seule. Déjà, quand on n'est pas seule, un accouchement, c'est compliqué. Mais alors là, elle est toute seule. Elle est adossée contre un pauvre palmier sec au milieu de la pampin. elle n'est pas dans une maison de naissance avec un projet de naissance avec une acupunctrice et quelqu'un qui met de la musique et des huiles essentielles, non bon, au moment où du coup elle donne naissance elle a cette phrase qui est quand même dingue elle dit j'aimerais être morte et oubliée, c'est à dire elle est tellement déprimée qu'elle veut être rayée de la carte, c'est bon oubliez moi j'ai fait ma part, je veux être morte et oubliée, donc ça c'est pour vous dire le degré de détresse, elle souhaite la mort elle est tellement triste elle est tellement déprimée qu'elle veut en finir. Qu'est-ce qu'il lui dit Dieu ? Il lui dit ne t'affiche pas, il lui dit ne t'attriste pas. Mais il lui dit ça et en même temps qu'est-ce qu'il lui dit en même temps ? Il lui dit lève-toi là, il y a un palmier, tu vas secouer le palmier. C'est-à-dire, elle est en train d'accoucher. Elle est déprimée. Elle lui dit qu'elle est dans un désarroi total et Dieu lui dit tu vas te lever, tu vas secouer le palmier. Un palmier, ce n'est pas une brindille. C'est-à-dire là, elle est éprouvée sur éprouvée. Elle a l'épreuve psychique, elle a l'épreuve physique. Et on lui dit, vas-y. Et quand elle secoue le palmier, à ce moment-là, des dates mûres tombent. Et à ce moment-là, il y a un ruisseau d'eau. Donc, c'est très intéressant parce que vous voyez, l'épreuve, elle est aussi liée à l'effort. Il faut faire un effort. Donc, elle, elle fait mille efforts. Elle est en train d'accoucher. Il n'y a pas de péridurale. Bien sûr qu'elle est en train de faire un effort. Mais même quand vous êtes au fond du trou, Dieu vous dit encore un petit. d'efforts pour prouver la foi, pour montrer que Dieu agit, mais Dieu choisit d'agir quand nous posons des actes. Et souvent, nous posons des actes à des moments de grande douleur, à des moments de grande épreuve, parce que c'est le moment où on lâche. C'est le moment où on n'a pas le choix. Elle est au bout, donc il lui dit de faire un truc. Elle se dit, si ça peut m'épargner, je vais le faire. Donc, il y a une grande souffrance psychologique de Marie, et cette souffrance psychologique, Marie, c'est la vertueuse. Marie, c'est la vertueuse, c'est la vertue, Marie, d'accord ? Là, elle est attaquée sur ça, sur sa vertu, sur sa probité, parce qu'elle sait, au moment où elle descend avec son gamin et que Dieu ne lui dit pas, en fait, ne parle pas, Dieu lui demande de ne pas parler, de faire un jeûne de la parole, elle sait qu'on va la traiter de prostituée. Donc Marie, qui a un degré de probité extrême dans toute sa vie, qui n'a pas eu de partenaire sexuel, qui tombe enceinte alors qu'elle n'a rien demandé, On va la traiter prostituée. Elle va être attaquée sur l'objet même de sa mission, de son charisme. Celle qui a un enfant sans homme, celle qui a un enfant en étant chaste, elle va être traitée de prostituée, elle va être traitée de catin, elle va être traitée de péripatéticienne. J'utilise des mots plutôt mignons, mais vous avez très bien compris le mot en quatre lettres à quoi elle allait être exposée. Donc là, la souffrance psychique allait naître du fait qu'elle va être accusée d'exactement l'inverse de ce qu'elle est. Et ce n'est pas la seule à vivre des moments de détresse psychique. J'ai déjà parlé de Moussa. Mais il y a une surate, c'est encore, me semble-t-il, la surate Paha. Oui, surate Paha, donc c'est la surate 20, versets 1 à 3. Dieu dit au prophète Moussa, « Je n'ai pas fait descendre le Coran pour te rendre malheureux. » C'est un passage qui a l'air de rien là, mais qui est quand même très important. Parce que si Dieu prend le temps de dire ça à Moussa, c'est bien que Moussa, il est malheureux. C'est bien qu'il est triste. C'est bien qu'il est... accablé. D'ailleurs, le terme qui est utilisé en arabe dans cette sourate-là, c'est litaspa. Voilà. Ça veut dire il n'est pas juste malheureux, il est épuisé, il est accablé, il est souffrant. Et c'est ça, Dieu lui dit j'ai pas fait descendre le Coran pour que tu sois dans cet état-là. Ça veut bien dire que lui, il est dans cet état-là, Moussa. Donc, les prophètes, les préférés de Dieu, connaissent des moments d'extrême difficulté. psychique, d'extrême difficulté physique, en fait. Donc ça, c'est très important d'en avoir conscience. Et je n'ai pas parlé du prophète Mohamed, sallallahu alayhi wa sallam, mais lui, c'est pareil si ce n'est plus, c'est-à-dire au moment où il a la révélation, il a quand même un ange qu'il attrape par le cou. Ce n'est pas un truc doux, ce n'est pas un truc mignon, ce n'est pas un truc choupinet. Alors, il est attrapé avec fermeté, et lui, il pense qu'il est en train de devenir fou, la souffrance psychique. Il est persuadé qu'il devient fou. Il pense qu'il est damné, il pense qu'il est maudit, il pense plein de choses, il ne pense pas. Au début, je suis prophète, il a cette espèce de rationalité qui est normale de se dire, oh là là, ça y est, je suis en train de passer de l'autre côté. Et ensuite, grâce à Dieu, Dieu lui envoie sa femme, Khadija, et il comprend que ce n'est pas le cas. Mais à nouveau, la souffrance psychique, celle qui va le soutenir durant toute cette période, la première croyante en islam, la première personne qui se convertit à l'islam, la première personne qui croit en Mohamed, c'est sa femme. C'est sa femme Khadija, c'est aussi une des mères des croyants. Donc sa femme Khadija, elle, elle va mourir ! Elle va mourir quand il y a eu les gir, les hijra, et qu'elles vont partir de la Mecque à Mehdi. Aujourd'hui c'est déjà compliqué, il fait chaud, etc. À l'époque c'est physiquement éreintant, elle est plus âgée que lui, elle a 15 ans de plus, et pendant le trajet elle meurt, il perd son soutien, il perd la femme de sa vie en fait. même s'il se remarie, etc. Après, il dirait que Radija a un statut absolument unique. C'est ça, son épreuve. Il y a d'autres passages où il est là, il est en train de prier avec sa fille Fatima. Et pendant qu'il est en train de prier, il y a des gens qui leur jettent des excréments, du caca. Ils sont éprouvés physiquement, psychiquement. Il le dit. Tu m'envoies prêcher à des gens qui m'envoient rouler. Pourquoi tu fais ça ? En parlant à Dieu, vous voyez ? Donc, ils sont... Ils sont éprouvés, ils sont tristes. Le prophète Noé ne pourra pas sauver sa femme, le prophète Lot non plus. Ils ne peuvent pas sauver nécessairement leur enfant, Moussa, il perd son frère. Enfin, je veux dire, toutes les épreuves possibles. On imagine la souffrance physique. Jésus, ils l'ont quand même crucifié. Je veux un petit peu excuser moi du peuple. Voilà. En tout cas, en islam, on ne dit pas qu'il est mort, mais il subit les pires tourments, la calomnie, on dit que c'est un faux prophète, il est fouetté, il est jugé, on préfère relâcher un meurtrier plutôt que lui. Enfin, Ils ont tous souffert, mais d'une manière extrême. Voilà. Donc ça, c'est la souffrance psychique, c'est la souffrance physique dont on entend souvent parler. Mais l'épreuve, elle est souvent aussi présentée comme étant souvent. Ça, c'est un truc qu'on connaît moins. L'épreuve comme signe. Comme signe de quoi ? Comme signe d'élection. Comme signe divin, l'épreuve. Je vais vous donner un exemple qui est souvent pas très connu, que j'adore. C'est l'exemple de Zacharia. Donc, Zacharia, le prophète Zacharia... Lui aussi, il est en situation de stérilité. Donc lui, il est vieux. Sa femme, on dit qu'elle est stérile. Et on leur dit qu'on va leur donner un fils. Donc on annonce d'abord à sa femme que... Je dis ça parce que souvent, on a tendance à faire comme si les femmes, c'était des fours. Elles donnent naissance, mais on s'en fiche. Non, en fait, Dieu s'adresse à elle. Donc là, il dit, nous nous sommes adressés, nous avons annoncé. Donc il s'adresse directement à la femme de Zacharia. Chez les chrétiens, on l'appelle Elisabeth, c'est Isabelle. Chez les musulmans, on ne spécifie pas spécifiquement son nom. Mais on annonce la naissance de Jean-Baptiste, Yahya, vraiment le prophète qui va accompagner Jésus et qui va prendre chair. Il va mourir décapité, c'est pour ça que je fais ce geste. Voyez les épreuves, ce n'est pas doux. Si vous allez au musée Topkapi en Turquie, j'espère qu'on aura l'occasion de le faire durant une retraite parce que ce musée est absolument incroyable. C'est le hall sacré. c'est le hall des prophètes, c'est quelque chose de fou à vivre et à expérimenter. Vous avez le bras de Jean-Baptiste, vous avez le bras d'Iria, il a été saucissonné, le cousin. Mais ça peut vous dire les épreuves, si on considère que Dieu n'éprouve que les gens qui sont maudits, comment se fait-il que la quasi-totalité des prophètes ont eu des épreuves qui sont folles de difficultés psychiques et de difficultés physiques ? Donc Zacharia, il prie, il demande à Dieu. S'il te plaît Seigneur, je voudrais un enfant. Je vous l'ai dit, il a un âge avancé, sa femme elle est considérée comme spérile et Dieu annonce qu'un enfant va arriver et que cet enfant c'est Jean-Baptiste. Le prophète Zacharie, qu'est-ce qu'il dit ? On vient de lui dire, c'est bon, le roulette il arrive, l'enfant il arrive. Il dit je veux un signe. Quel est le signe donné par Dieu ? Dieu lui dit, même si tu es en bonne santé, pendant trois nuits tu ne pourras plus parler. Et ça revient deux fois, il y a deux passages là-dessus, c'est sur Atmariam 19, versets 4 à 5, et puis il y a un deuxième passage sur cette question, verset Imran 3 à 41. Pourquoi c'est important ? Parce que là, le signe que donne Dieu, c'est pas une nuée d'irondelles, c'est pas des papillons, c'est pas tu vas voir une petite lumière, tu vas voir incroyable, et si ta lumière, elle va te mener jusqu'à ton fesse, pas du tout. Il demande un signe à Dieu, Dieu lui dit, ton signe, c'est que tu vas pas pouvoir parler. Tu ne vas pas être malade, mais tu vas être raffone. C'est un signe qui est arrivé aussi à El Razali. El Razali a perdu la parole pendant qu'il a eu son épreuve spirituelle, pendant qu'il a eu son éveil spirituel. Pendant six mois, il est au bout de sa vie. Le grand professeur ne peut plus parler, il ne peut plus enseigner, il pense qu'il est en train de devenir fou. Tous les spécialistes de l'époque lui disent « Non, mais là, c'est une maladie du cœur, c'est une maladie de l'âme. Nous, on ne peut rien faire. » Il perd sa réputation. Donc, souvent, l'épreuve, l'affonie... C'est pas un jeûne de la parole. Dieu ne demande pas à Zacharias de faire un jeûne de la parole. Il lui dit, tu ne pourras pas parler. C'est une incapacité physique. C'est différent. Mariam, il lui demande de faire un jeûne de la parole. Là, il n'a pas le choix. Donc parfois, l'épreuve, ça peut être le signe que vous attendiez que Dieu a réalisé votre prière, a exaucé votre prière. C'est contre-intuitif, mais c'est pour ça que c'est important d'avoir une bonne compréhension du sens de l'épreuve. Parce que là, le signe qui est donné... Ce n'est pas quelque chose de doux, ce n'est pas quelque chose de confortable. Comparé aux autres prophètes, ça va. Parce que vu comment les autres, ils ont pris cher, bon, à parler pendant trois jours, à la limite. Mais là, c'est pareil. Zacharias, il va être éprouvé sur son miracle. Son miracle, c'est Jean-Baptiste. Et qu'est-ce qui va arriver à Jean-Baptiste ? Eh bien, Jean-Baptiste, il va être liquidé, je vous l'ai dit. Donc, vous voyez, Dieu éprouve par ce qu'il donne aussi. C'est ce que dit Dieu, vous allez être éprouvé par vos richesses, par vos difficultés, par vos pauvretés. Donc souvent on pense qu'on est éprouvé dans la difficulté, mais on peut être aussi éprouvé dans la facilité, dans ce qui nous a été donné. Vous vous rappelez, ça appartient à Dieu, ça vous a été donné, vous en êtes les dépositaires, c'est une amana, mais ce n'est pas vous qui décidez du game. Bon, je vous l'ai dit, l'épreuve physique, l'épreuve psychique, l'épreuve comme étant un signe, et maintenant l'épreuve comme étant comme étant une témoin. Ça, c'est Rumi. Ça, c'est ce qu'il appelle l'épreuve de l'amour. Alors, dans Une grande amoureuse de Rumi, les enfants, il y a un livre qui a été écrit par une femme, il n'y en a pas beaucoup, c'est pour ça que je prends le temps, c'est le livre qui a été écrit par Cheikh Hanour, il s'appelle Rumi, l'épreuve de l'amour. Ça, c'est vraiment sur l'épreuve, voilà, vous investissez, c'est quand même pas rien, c'est 17 balles, bon, vous n'irez pas à KFC, pour ce bouquin. Dans ce bouquin, que nous dit Rumi sur l'amour ? Sur l'amour et sur l'épreuve, il nous dit l'épreuve est un témoin, l'épreuve est une témoin. Dit quand les émotions inconfortables, je vous parlais de la souffrance psychique, les émotions inconfortables, c'est celles qu'on a tendance à considérer comme négatives, comme si c'était quelque chose de mauvais. La tristesse, l'anxiété, la déprime, la fatigue extrême, la colère, toutes ces émotions qu'on a... pas envie d'expérimenter la frustration, etc. Ce ne sont pas des choses qu'on a envie de vivre. L'émotion de la joie, on a envie de le vivre. L'émotion du plaisir, on a envie de le vivre. Voilà, ces émotions-là qui sont plaisantes, on a envie de les vivre, mais pas les émotions inconfortables. Oui, il dit, attention ! Toutes ces émotions que vous considérez comme étant malmenées, malvenues, ce sont en réalité des invités de Dieu. C'est le nom qu'il leur donne. La tristesse, la colère, machin, ce sont des invités de Dieu. Faites-leur bon accueil. S'ils arrivent à votre porte, ouvrez-leur, installez-les à la table. Vous imaginez, en gros, parler, en fait. Interagissez avec ces émotions inconfortables que vous considérez comme n'étant pas bonnes, parce que ça, ça vous est envoyé par Dieu. Vous allez me dire, mais pourquoi ce serait invité par Dieu ? Alors, Dieu nous dit, pense-t-il ? qu'ils ne seront pas éprouvés. Pense-t-il qu'on va les croire sans qu'ils aient été en gros testés ? En fait, Dieu, il sait déjà. Il n'a pas besoin de nous tester. Il n'a pas besoin de nous éprouver. Dieu, il sait. Il sait déjà si on est déjà de la droite, de la gauche. Il connaît nos cœurs. Dieu nous dit, j'ai scellé le livre de votre vie bien avant vos existences pour que vous ne vous tourmentiez pas. Le game, il est plié. C'est-à-dire, ça y est, c'est mecto. Ça y est, c'est pas la peine, tu stresses. Tu vois ce que je veux dire ? Bon. Alors, Dieu nous dit ça, donc il sait. Mais pourquoi du coup l'épreuve ? L'épreuve ne vient pas dans... Épreuve, il y a preuve, c'est le langage des oiseaux. Ce n'est pas une preuve pour Dieu, c'est une preuve pour nous. Parce qu'une fois qu'on arrivera au jugement dernier, Dieu, il nous connaît. On va dire, non, non, mais si j'avais eu plus... D'ailleurs, il le dit souvent. Il dit, voilà, vous me direz, si j'avais eu plus de temps, j'aurais fait différemment. Ou si j'avais su, j'aurais fait différemment. Et donc, Dieu anticipe, Dieu est pédagogue. les objections qu'on peut lui faire. Donc l'épreuve, ce n'est pas tellement pour lui et pour elle, parce que Dieu n'est pas genré, c'est pour nous, en fait. C'est pour que nous, nous sachions, nous, nous ayons, si vous voulez, le track record, quoi. Nous ayons l'enregistrement qui prouve ce que nous avons vécu. Je vais vous donner un exemple. Rumi prend l'exemple du procès. Il dit qu'il ne comprend pas les gens qui s'attristent quand il y a une épreuve. ou quand il y a de la tristesse ou de la colère, des émotions inconfortables générées par l'épreuve, parce qu'il dit « ce sont vos témoins au procès » . C'est-à-dire, le jour du jugement dernier, vous pourrez appeler la tristesse. Je vous rappelle qu'en islam, tout est conscient, tout est vivant, tout a une intentionnalité. Donc, les émotions sont vivantes. Les émotions auraient une conscience. Il dit, Rumi, ces émotions-là, vous pourrez les inviter à la barre. Vous pourrez dire « tristesse, j'ai vécu ça, j'ai vécu ce deuil, j'ai vécu cette rupture, j'ai vécu cette dépression, j'ai vécu... » Ok, comment ai-je réagi ? Et à ce moment-là, la tristesse répondra. Eh bien, il a été très triste ou elle a été très triste. Eh, mais, mais elle a cru en Dieu. Mais elle a continué à remercier Dieu. Mais elle a continué à être reconnaissante. Mais elle a décidé de faire le bien. Mais son cœur s'est ouvert pendant l'épreuve. Vous voyez, comment l'épreuve peut être un révélateur de qui vous êtes vraiment, peut être un révélateur de votre lien avec Dieu, de votre foi. C'est facile de dire que vous avez la foi quand vous êtes repu, quand vous êtes beau et belle gosse. quand vous avez votre famille autour de vous, quand vous êtes reconnus. Gardez la foi au fond du puits à la Youssef. C'est différent quand ça pue, quand il n'y a pas de lumière, quand il n'y a personne autour, quand vous êtes seul et déprimé. Et finalement, l'épreuve vient comme l'épreuve de l'amour, comme un témoin de ce que vous êtes vraiment, de ce que vous pouvez être. Il y a cette phrase de Bob Marley que je dis souvent à mes patientes et à mes patients, qui est « On ne sait jamais à quel point on est fort avant d'être obligé de l'être. » L'épreuve vous oblige. à découvrir une force que vous ne saviez pas que vous avez parce que vous ne l'aviez pas avant. C'est l'épreuve qui vous donne la force. « Fir yusri yusra » Dans la difficulté et la facilité. Dans la difficulté et la facilité. C'est dans l'épreuve qu'il vous est donné l'issue. Cette phrase en anglais aussi que j'aime beaucoup, c'est « The only way out is in » . La seule voie, la seule sortie possible, c'est d'entrer. Donc vous ne pouvez pas esquiver l'épreuve. Si Dieu l'a faite pour vous, c'est impossible. Votre seule manière de pouvoir sortir de l'épreuve, c'est d'accepter de la traverser. Et pour ceux et celles qui malheureusement ont déjà fait des crises d'angoisse dans leur vie, vous savez sûrement que le seul moment où la crise disparaît, où elle s'évanouit, c'est quand vous acceptez qu'elle est là. Quand vous arrêtez de vouloir courir partout comme un lapin dans son terrier ou comme un ours dont le pied aurait été pris au piège. Quand vous acceptez ce qu'il y a et que vous traversez la tornade, quand vous traversez la peine, quand vous traversez le moment de difficulté. C'est ça en fait l'épreuve de l'amour. C'est un moment de lâcher prise. Et c'est un moment qui va constituer votre preuve, qui va constituer vos témoins de l'autre côté. Voilà, elle a été éprouvée, il a été éprouvé. Voici comment ils ont réagi. Dieu nous dit, vous allez être éprouvés. Ce qui m'amène à un autre élément, toujours dans la dimension de Sophie. Alors Sophie, c'est les pauvres en Dieu. Moi, je ne suis pas Sophie. Bon, Sophie, ce n'est pas un truc à part de l'islam, d'accord ? C'est un chemin à l'intérieur de l'islam. Voilà, c'est retourner dans son cœur pour trouver Dieu, parce que le temple de Dieu en nous, c'est le cœur. Bon, que nous disent les soufis, que nous disent là-dessus ? Ils nous parlent de la science de l'alchimie. Qu'est-ce que ça veut dire ? Si vous avez lu Paolo Coelho, vous voyez peut-être un peu ce que je veux dire. C'est ce moment où le plomb est transformé en or. Avant que le plomb devienne de l'or, il passe par mille étapes, mille épreuves, du point de vue. C'est pour ça que j'ai pris pour cette rodba l'exemple d'un forgeron ou d'une forgeronne qui tape comme ça sur du métal et avec les étincelles partout et le feu derrière. Parce que c'est ça l'épreuve. Le moment alchimique où vous passez d'une substance, d'une matière à une autre, ça équivaut au moment où vous êtes jeté au feu du point de vue du plomb. Le feu est une catastrophe ! Du point de vue du plomb, le marteau du forgeron et de la forgeronne, c'est une catastrophe ! Mais du point de vue du forgeron ou de la forgeronne, le feu est une étape nécessaire ! Parce que sinon, le plomb ne changerait jamais de matière ! Bien sûr que pour... Vous savez, il y a ce concept en islam, en soufisme, qu'on appelle la fana. C'est-à-dire, fana, c'est l'extinction en Dieu. C'est le moment où vous arrêtez d'exister pour vous, dans votre fausse croyance du vous, égotique. Et d'un seul coup, il ne reste que Dieu. Ce n'est pas quelque chose que je vous envie ou que je vous souhaite. Parce que pour pouvoir atteindre ce stade, ça va être compliqué, les enfants. Ce n'est pas qu'une mort symbolique. Vous avez vu ce que les prophètes ont subi, ce que les saints et les saintes ont subi. La calomnie, ils ont été lapidés, ils ont été crucifiés, ils ont été découpés. C'est quand même quelque chose de très compliqué. C'est l'extinction du soi pour qu'il n'existe et ne subsiste que Dieu. C'est ça, la fana. Ça, c'est le procédé alchimique. vous étiez du plomb un égo sans trop de valeur, et vous devenez un canal divin, en fait. Vous devenez un cristal à travers lequel la lumière divine peut se diffuser. C'est quelque chose d'extraordinaire. Donc, bien sûr, bien sûr que le procédé de l'éveil et le procédé alchimique pour le plomb est vu comme une catastrophe. Mais du point de vue divin, du point de vue de Dieu, du point de vue du forgeron, du point de vue des anges, du point de vue des guides, du point de vue des alliés spirituels, la souffrance, ce n'est pas une catastrophe. Si la souffrance vous rapproche de Dieu, si la souffrance est ce feu qui fait que vous allez vous mettre à prier, que vous allez vous mettre à vous lever au milieu de la nuit pour supplier Dieu que votre état psychique soit meilleur, que votre état physique soit meilleur, que votre enfant soit sauvé, que votre père soit sauvé, que vous ayez un autre travail, que vous sortiez du trou dans lequel vous êtes, pour là-haut, c'est positif. L'épreuve vous a rapproché. D'ailleurs, Rumi dit « Comment pourriez-vous vous désoler de quelque chose qui vous a rapproché de Dieu ? » « Désolez-vous de ce qui vous en éloigne. » Et si ce qui vous en éloigne, c'est la richesse. D'ailleurs, Dieu le dit tout le temps. Vos familles, vos enfants, vos richesses sont des distractions. Ce sont des choses qui vous éloignent de Dieu. Au sens pascalien, au sens où Blaise Pascal le dit dans les pensées, le divertissement, ce qui détourne la voie bonne. Donc, vous voyez, si on reste sur une dynamique purement de la dougnia, on a tendance à croire que Dieu nous aime quand Dieu nous donne. Vous voyez à quel point on est agréable. Et je suis la première à l'attendre, attention. C'est-à-dire... Quand vous avez de l'argent, quand vous avez un chéri ou une chérie, quand vous avez des enfants, quand vous avez de la reconnaissance, quand vous avez la santé, quand vous avez la beauté. Ayoub, voilà. Ayoub, il a tout au début. Job, il a tout au début. Puis ensuite, le mâle, je ne prononce jamais son prénom, je dis toujours le petit bonhomme en bas, parce que ce serait lui donner trop d'importance que de le nommer. Voilà, il l'éprouve. Il dit, mais Dieu aussi, il éprouve-le là-dessus. Il t'aime, mais parce qu'il est riche. Il t'aime, mais parce qu'il est beau. Il t'aime, parce qu'il a de la famille. Il t'aime. Comme ça, il est éprouvé, Youb, pendant des années. Le charisme, le challenge de Youb, c'est de rester aimant, de rester croyant dans la difficulté et dans l'épreuve. Mais il est éprouvé de mille manières possibles et imaginables. On pense que Dieu nous aime si Dieu nous donne. C'est ça où je voulais en venir. Et ça, arrêtez-vous deux secondes. Regardez Donald Trump. Si on est dans cette logique marchande, on se dit, bon, le mec est riche, il est milliardaire. Mais qu'il est marié, il a des enfants, mais qu'il est président des États-Unis. Bon, beau, on ne peut pas dire ça, je suis désolée. Mais voilà, il a quand même beaucoup, beaucoup de choses. Donc, qu'est-ce que ça voudrait dire ? Que Dieu l'aime, que Dieu l'a privilégié, là, que Dieu l'a choisi, lui, plus qu'il n'a choisi le petit berger tout seul. Au fin fond, par exemple, si vous êtes déjà allé dans la ville de pèlerinage de Fatima, qui est une ville absolument incroyable au Portugal, qui est un lieu très, très fort où, en fait, Marie... est apparue à trois enfants bergers. Vous regardez là-bas, là, même la photo, même les choses qui restent de ces enfants bergers, ils n'ont rien. Ils sont au milieu de la pampa, on est en pleine pendant la guerre, Marie leur annonce les feux de l'enfer. Vraiment, c'est terrible. Les enfants, ils n'ont rien demandé, ils n'ont rien. C'est des petits bergers au fond de la pampa. Et ils reçoivent les messages que Marie a à leur donner. Et c'est souvent le cas. La plupart des prophètes, ils ne sont pas... Ce n'est pas des intellectuels, ce n'est pas des riches, c'est des pauvres, c'est des humbles. Et Dieu les choisit comme ça. Le prophète David, c'est pas du tout son Daoud, il n'est pas du tout préféré par son père, la Bible nous le dit. Dans la Bible, le père choisit les quatre autres frères en disant, « Voilà, Seigneur, tu veux un prophète parmi mes fils ? Regarde, ils sont là. » Et Dieu dit, « Oui, oui, bien sûr, je veux celui que tu n'as pas ramené. Je veux le berger. » La pensée divine, ce n'est pas la pensée humaine. C'est pour ça qu'il faut faire attention, parce que du coup, on pense que ceux qui ont été choisis, récompensés par Dieu, et ceux qui n'ont pas, ont été punis. Ah, elle n'a pas d'enfant, elle n'est pas mariée. Ça, c'est un truc incroyable, parce que quand tu es une femme... Tu peux aller sur la lune et revenir sur Terre ? La seule question qu'on va te poser, c'est est-ce que tu es mariée ? Et c'était drôle parce que même Rachida Dati, elle le dit. Alors pourtant, je ne la porte pas dans mon cœur, les enfants, nous n'avons pas du tout la même vision politique. Mais au moment où elle se retrouve au Maroc et qu'elle parle à une de ses cousines qui est au fin fond de la pampa, sa cousine, elle la regarde, elle lui dit « Ah, c'est bien, t'es ministre, mais t'es pas mariée. » Il y a ce truc de « tu peux faire plein de choses, si t'es pas mariée avec un homme, on considère que t'as fait walou. » Vous voyez ? La vision humaine... Ce n'est pas la vision divine. Ce n'est pas là-dessus qu'on sera interrogé. Vous avez Rabiha El-Dawiya qui est une sainte, une sainte waliyya, une rapprochée de Dieu. Elle a refusé de se marier. Elle avait des grands mystiques qui venaient la voir. On la traitait de prostitution. Une femme sainte, on la traite souvent de prostituée. Avant ou après. Il y a toujours un moment où on glisse le truc. Rabiha El-Dawiya, elle refuse. elle dit non, c'est pas vous qui allez le jour du jugement dernier répondre de mes actes devant Dieu moi je veux passer ma vie à prier Dieu j'ai pas besoin d'un mari au milieu ce qui signifie pas que pour se rapprocher de Dieu il faut être célibataire, il faut pas être marié mais en tout cas c'est la posture qu'elle va adopter donc non logique marchande, elles sont dangereuses vous avez Jalal Dinarumi il dit méfiez-vous des sourires du lion qu'est-ce que ça veut dire méfiez-vous des sourires du lion ? il dit en général on croit que Dieu est content qu'il est heureux de ce que nous faisons qu'elle est heureuse de ce que nous faisons parce qu'il nous donne. Et il dit, mais ça, c'est le sourire du lion. Le lion, il vous sourit. Bien sûr, bien sûr. Tiens, prends la maison. Bien sûr, tiens, prends le travail. Prends la réputation. Tiens, prends la renommée. Prends, prends. Le sourire du lion. Mais il dit, en réalité, le lion, il n'a pas la même temporalité. Il sait que vous allez devoir rendre des comptes. Il sait ce que vous fomentez. Dieu est le plus grand des planificateurs. Il dit, il complote. Mais Dieu connaît leur complot, en fait. Et donc, le sourire du lion, c'est parfois croire que parce que nous avons tout, Dieu est heureux avec nous. Et que si nous sommes éprouvés, vous avez plein de gens qui ont le culot de vous dire que ça signifie que Dieu n'est pas content, etc. Alors, vous pouvez avoir des rappels de là. C'est-à-dire qu'effectivement, si vous vous éloignez de la voie, et que Dieu vous désire, dans la tradition sophie, il y a le désirant et le désiré. Donc, si Dieu vous désire, si Dieu vous veut, bien sûr qu'il va vous rappeler. Bien sûr qu'au moment du rappel, ça risque de ne pas être confortable. Et ça, c'est quelque chose que disait Carl Jung que je trouvais très intéressant. Il disait, Carl Jung, c'est un psychanalyste, mais qui est plus qu'un psychanalyste pour moi, il fait partie des rapprochés de Dieu, il fait partie des inspirés de Dieu. Il a vraiment été une bénédiction pour cette planète. Et Carl Jung disait, le malheur, la déprime, etc., viennent souvent d'une mécompréhension de la vie. Il dit, les gens, ils vous disent, en gros, que la vie n'a pas rempli ses promesses, quoi. qu'on leur avait dit qu'ils devaient être heureux, et puis qu'ils sont malheureux, et puis qu'ils sont éprouvés, alors qu'ils pensaient que la vie, ça allait être un star. C'est-à-dire aller dans des beaux endroits, siroter des petits cocktails, avoir son chéri ou sa chérie, ou ses chéris, si on en veut plusieurs, et que la vie, elle allait être facile. Et dit, c'est pas ça ! Personne ne vous a promis, en venant sur Terre, que la vie allait être simple. Les dieux, pareil, ne nous ont jamais dit ça, dans la Sorate d'Ora. Ils disent, la vie dernière, t'es certes meilleure que la vie présente. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est pas ici qu'on va avoir tout ce pour quoi nous espérons et tout ce pour quoi nous prions. Alors, ça veut pas dire qu'il faut être dans une logique mortifère et de refuser de se reposer et de refuser de s'amuser en pensant qu'on perd du temps. C'est pas ça, en fait. Tout est une question d'équilibre. Le mal se cache, on dit souvent dans les détails, mais en islam, c'est plutôt le mal se cache dans les excès. L'islam, c'est la voie du milieu. Il faut nourrir votre égo, votre corps. C'est une réalité ici, sur Terre, et votre cœur. Et il faut aussi préparer la vie d'après. Il ne faut pas sacrifier la vie d'ici. Ce n'est pas ce qui est demandé. Par contre, c'est vrai qu'il y a une mauvaise compréhension. Car le monde dit, voilà, les gens, après, ils sont malheureux parce qu'ils ont l'impression qu'on les a arnaqués. Sauf que personne ne leur a promis que cette vie allait être facile. Tous les textes spirituels nous disent, non, non, ça va être... La vie, ça va être... Comme dire la mère, quelle belle qu'elle bat. Ça va être... tu vois. Tu vas douiller, voilà. Et le fait de comprendre ça, que nous ne sommes pas sur terre pour ne pas être éprouvés et pour que ça glisse, pour que ce soit un long fleuve tranquille, ça permet aussi de nous apaiser. Nous sommes sur terre, il me semble, pour être plus conscients et plus conscientes. Mais cette conscience, elle se fait souvent dans l'épreuve. Elle se fait avec le marteau, là, hop, ben non, t'es encore tordu. Et toi, t'es là, non, s'il te plaît, Seigneur, je suis fatiguée. Et tu dis, je sais, je sais, hop. et on reprend un coup de marteau parce que c'est quand on est fatigué, quand on est mou en fait, quand le métal commence à devenir liquide qu'on peut travailler. Quand we surrender, quand on capitule. Là, on peut être façonné. Quand notre mental pense qu'il est in charge, qu'il est responsable, qu'il est au volant, ça ne peut pas fonctionner. C'est pour ça que dans même les éveils chamaniques, et dans Chaman moi-même, ça passe par un moment de brisure, ça passe par un moment où on est obligé d'avoir des morceaux éparpillés de soi et de se dire, oulala, comment le puzzle peut être constitué dans cet état ? Mais Dieu va le faire, le feu va le faire, c'est la purification, l'étape du feu. Jésus nous dit dans la Bible, ceux qui cherchent à sauver leur vie, donc la vie terrestre, la perdront. Et ceux qui sont prêts à la perdre, pas ceux qui la perdront, ceux qui sont prêts, c'est une aptitude intérieure, à la perdre, la sauveront. Il y a vraiment ce truc important de comprendre qu'on ne cherche pas l'épreuve, on cherche la facilité. C'était un maître bouddhiste qui disait la voie est propre, la voie est clean, pourquoi jettent-ils des pierres devant eux ? Ce n'est pas la peine de vous compliquer les choses s'il n'y a pas besoin de vous compliquer. Par contre, quand l'épreuve est là, on ne la fuit pas. Quand l'épreuve est là, on la traverse. Et tout ce que les prophètes nous apprennent dans les épreuves physiques, dans les épreuves psychiques, dans les épreuves comme signe et dans l'épreuve comme étant témoin, c'est que nous pouvons choisir ce que nous allons en faire. Nous ne pouvons pas décider ce qui nous arrive, mais nous pouvons choisir, processus de sublimation décrit par Freud, d'en faire quelque chose de beau, d'en faire quelque chose qui a du sens, d'en faire quelque chose qui nous est bénéfique pour nous et qui nous est bénéfique pour le... collectif parce que nous existons et nous vivons dans une collectivité. Et à partir du moment où on est dans cette dynamique-là, il y a quelque chose qui change. On n'est plus dans le faux sourire du lion où on pense que si on a, c'est parce que Dieu nous donne et que si on n'a pas ou si on est déprimé, c'est parce que Dieu nous déteste. Attention parce que c'est ça qui nous éloigne de Dieu. C'est quand on se met à être en colère. Si vous dites à quelqu'un qui est au fond du trou, s'il est au fond du trou c'est parce que Dieu t'a puni, vous allez créer du ressentiment vis-à-vis de Dieu. Et ça c'est... Ça, c'est vraiment à proscrire. Vous ne savez pas la manière dont Dieu travaille dans une âme. Vous n'avez aucune idée de ce qu'il est en train de faire. Vous ne savez pas si c'est un rappel, et bien ça peut être les deux, ou si ça peut être un signe d'élection et un signe du choix, parce que Dieu est en train de façonner son plomb de manière à ce qu'il devienne de l'or. Donc, attention à la bouche. Je vais finir par une anecdote que j'adore. Cette anecdote, c'est l'histoire d'une femme qui est mariée à un homme qui va voir son chèque. Donc, elle est Sophie, elle a un maître Sophie, elle va voir son chèque. Et elle lui dit, maître, maître, je veux divorcer de mon mari. Et le cher, il lui dit, pourquoi ? Pourquoi, ma fille, tu veux divorcer de ton mari ? Et elle lui dit, je crois que Dieu, il n'aime pas mon mari. Et le cher, concerné, il lui dit, mais pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu penses que Dieu n'aime pas ton mari ? Elle le regarde, elle lui dit, mais parce qu'il ne lui est jamais rien arrivé, le cher. Non, mais c'est vrai, il n'a jamais rien, il n'a jamais été éprouvé. Il n'a jamais perdu un membre de sa famille. Il a un super travail. Il n'a même jamais eu une entorse. Non, non. Non, moi, je dis, Dieu, il n'aime pas mon mari. Et le cher, il lui dit, mais tu ne devrais pas dire ça. Ce n'est pas parce qu'il n'a pas été éprouvé que ça veut dire que Dieu n'aime pas ton mari. Et elle lui dit, non, non. Moi, je veux une preuve que Dieu aime mon mari. Je ne peux pas rester à côté de quelqu'un qui a une vie facile comme ça, là. Parce que ça veut dire que Dieu ne l'aime pas. Et moi, je ne sais pas. Ce n'est pas ce que je veux. Et le cher lui dit, d'accord, ma fille, tu auras ta preuve. Voilà. je vais demander à Dieu, tu auras ta preuve la dame est contente, la disciple est contente elle part, elle rentre chez elle 48 heures après elle appelle le chef elle dit cher, cher, c'est bon, c'est bon je vais rester avec mon mari et le chef content d'entendre ça, il lui dit pourquoi tu as changé d'avis, il lui dit parce que c'est sûr c'est sûr, elle lui dit c'est sûr Dieu il aime mon mari et le chef lui répond, pourquoi tu dis ça ma fille pourquoi aujourd'hui tu es sûre que Dieu aime ton mari alors qu'il y a deux jours tu ne l'étais pas elle dit ah Mais parce que mon mari s'est cassé la jambe ! Du coup, c'est une histoire absolument géniale de cette femme qui se réjouit que son mari s'est cassé la jambe parce qu'elle se dit « Ah, mais voilà, c'est la preuve que j'attendais que Dieu l'aime ! » C'est ça, un cœur, Sophie. C'est un cœur qui ne considère pas l'épreuve comme une malédiction, mais qui considère l'épreuve comme un signe d'élection. Alors, pauvre mari, ça lui aura coûté une jambe. Voilà. Mais en attendant... en attendant au moins la femme était rassurée le chef était rassuré et le mari c'est pas forcément ce qui s'est passé voilà donc j'espère que cette roadba vous aura permis d'avoir une vision et permise d'avoir une vision différente de l'épreuve comme étant aussi une bénédiction comme pouvant être une bénédiction parce que tout dépend de la manière dont vous la vivez et tout dépend de la manière dont vous la traversez voilà merci beaucoup C'est déjà la fin de cet épisode. Merci d'avoir été là pour votre écoute et pour votre présence. Cet espace existe aussi grâce à vous. Si vous souhaitez le soutenir, proposer un partenariat, faire une donation ou rejoindre les prières collectives en direct, toutes les informations se trouvent dans le descriptif de l'épisode. Prenez soin de vous et à très bientôt. Dans 10 secondes.