- Speaker #0
C'est parti pour D-MENI ! Salut à toutes et tous,
- Speaker #1
bienvenue dans D-MENI. Ici, on parle de tout, mais surtout de ce qui gêne. Et aujourd'hui, on est servis puisqu'au programme.
- Speaker #0
On a deux questions ditrices qui nous ont bien parlé et surtout un dissection qui, je pense, va concerner beaucoup de personnes.
- Speaker #1
Et dans Askip, une traîne qui nous a fait ouvrir les yeux, mais peut-être... un peu trop,
- Speaker #0
verdict à la clé évidemment et pour finir notre dose de culture de la semaine d'ailleurs on commence tout de suite avec vos questions sans gêne et pour ça on envoie le premier vocal vous êtes libre,
- Speaker #2
c'est pour une urgence hello, j'ai rencontré un mec sur une application de rencontre et son statut m'était à la recherche d'une relation sérieuse c'est tombé lent puisque moi aussi, donc on a fait un premier super rendez-vous, après les dates se sont enchaînées les mois aussi et on a pris petit à petit nos petites habitudes, genre on se voit 2-3 fois par semaine, on s'envoie des messages tous les jours dans la rue on tient la main Merci. Bref, pour moi, c'est plutôt évident qu'on est en couple, sauf qu'au bout de 8 mois, rien n'a évolué. On ne connaît toujours pas nos amis respectifs, encore moins nos familles. Il n'y a aucun week-end ou vacances de prévue. Et surtout, j'ai l'impression que dès que je vais aborder le sujet ou avoir une discussion sur notre relation, ils se ferment. Ils répondent toujours à côté ou de manière vague. En même temps, la dernière fois, ce qui me perturbe, c'est qu'on a croisé des potes dans la rue et il m'a présenté comme sa copine. Donc, est-ce que c'est moi qui suis parameau ou je suis juste dans une situation de ship sans le savoir ?
- Speaker #0
Attends,
- Speaker #1
c'est catacata
- Speaker #0
Bah ouais c'est ce que j'allais dire Non c'est catacata Bah moi il y a quand même deux points Qui sont assez gênants C'est Dès qu'elle veut parler de qu'est-ce qu'ils sont La personne est vague en face Et ça c'est quand même un point Tu vois ça pue un peu quoi
- Speaker #1
C'est hyper toxique parce qu'à la fois il ne dit rien Et à la fois il va te donner un peu Ah je dis que t'es ma copine, ah je te présente à mes amis C'est pour ça qu'elle est dans le flou total. Et puis de toute façon, la définition d'une situationship, c'est que tu fais tout comme un couple, mais que t'es pas en couple.
- Speaker #0
Ouais. Oh, mais là, en fait, ce qui est hyper perturbant, c'est que tu vois, ils font quand même des trucs de couple, etc. Il la présente comme sa copine dans la rue, mais en même temps, tu vois, elle a l'impression que sa relation stagne, et que dès qu'elle veut parler de vers quoi il se projette, finalement, là, y a plus personne. Et ça, c'est pas OK, on est d'accord.
- Speaker #1
C'est pas du tout OK, mais est-ce que la situationship, c'est pas... Une situation dans laquelle les gens ne sont pas très courageux. Mais des deux côtés.
- Speaker #0
Ah tu penses ?
- Speaker #1
Ouais, des deux côtés. De celui qui veut être en couple, de celui qui ne veut pas être en couple. Pour moi, la situationship, ça concerne les gens qui ne sont pas courageux. Et j'en parle parce que je l'ai été beaucoup.
- Speaker #0
Excuse-moi, mais qui n'a pas vécu une situationship ?
- Speaker #1
Et ce qui est terrible, c'est que situationship, ça peut être très bien de personnes qui veulent l'être. À un moment donné, je suis 110% sûre qu'il y en a un qui tombe de l'autre côté et qui devient amoureux.
- Speaker #0
Mais en fait, je pense que le propre de la situationship... C'est ce côté où il y en a un qui pense être en couple et l'autre qui se dit non on n'est pas en couple. Parce que sinon c'est un plan cul tu vois.
- Speaker #1
Mais celui qui pense être en couple il sait très bien qu'il n'est pas en couple.
- Speaker #0
Tu penses qu'il se voit la face.
- Speaker #1
Mais girl mais quand on est en couple on le sait. Il n'y a même pas besoin de se dire est-ce qu'on est en couple.
- Speaker #0
Donc en fait si tu te poses la question c'est que tu es déjà dans une situationship au final.
- Speaker #1
Mais 100%.
- Speaker #0
En fait le propre de la situationship je pense que c'est le flou.
- Speaker #1
Non c'est pas le flou. C'est pas le flou parce que quand on est en situationship on le sait. Je te prends un exemple. Moi qui étais en situationship, je savais que la personne en face aimait trop être en situationship. Moi, à un moment donné, je n'ai plus voulu. Je savais que l'autre n'allait pas vouloir être en couple. Et pour autant, je suis restée. Et pour autant, j'ai accepté. Et pour autant, je savais qu'il n'allait pas sortir de la situationship. Donc je me mentais. Et lui, il jouait de ça.
- Speaker #0
Mais déjà pour toi, c'est quoi la définition vraiment d'une situationship ?
- Speaker #1
Tout faire comme si t'étais en couple et ne pas être en couple. Donc c'est vraiment prendre les moments que kiffant. Donc ça m'étonne pas que ce gars veuille pas parler parce qu'en fait il veut que le kiff du couple.
- Speaker #0
Oui il veut que le kiff, c'est-à-dire qu'une situation de kiff c'est une personne qui, en effet comme tu dis, qui vit comme un couple, mais qui est pas là dans les coups durs, qui veut pas parler de sentiments, qui veut pas se projeter, et qui en fait, oui en effet, qui est là que pour le beurre, l'argent du beurre, et le cul de la crémière, tu vois.
- Speaker #1
Déjà moi ça me saoule quand on dit... C'est faire des choses de couple. Comme si, quand on était en couple, il y avait des cases à cocher qui faisaient que t'es en couple. Tu vois, genre, il faut aller manger une glace dehors, il faut partir en vacances. Enfin, je veux dire, chaque couple a sa propre définition.
- Speaker #0
Oui, donc là, finalement, regarde, si tu reviens en son témoignage, elle dit, ouais, ça fait huit mois, j'ai toujours pas vu ses amis, elle a toujours pas vu les miens, etc. Pas forcément, parce que si tu dis, on doit pas cocher des cases, tu vas à ton rythme. Si tu t'as pas senti que t'avais envie de présenter ton mec pour l'instant à tes potes, pourquoi ça devrait être fait au bout de huit mois ? Parce que quoi, on se dit que c'est trop long, huit mois, parce que quoi, il faut présenter ses potes au bout de trois mois ?
- Speaker #1
Attends, si t'es avec un gars, mais là c'est situation chip. Déjà, je vais te dire, quand t'es en couple avec personne, t'as toujours pas rencontré, pas forcément sa famille, mais ses amis au bout de 8 mois, franchement problématique.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Non mais...
- Speaker #0
T'as pas envie de rester un peu dans ton petit cocon ?
- Speaker #1
8 mois ? C'est plus un cocon, la chenille, elle m'a jamais sorti !
- Speaker #0
C'est chrysoline !
- Speaker #1
Non mais 8 mois ! 8 mois ! 8 mois !
- Speaker #0
C'est un fossile même, j'irais. C'est un fossile,
- Speaker #1
c'est presque un an. Je pense que la situationship, à un moment donné, bascule, est très mauvaise, à la fois pour la personne qui veut être en situationship et pour la personne qui veut être en couple.
- Speaker #0
Bien sûr ! Parce que t'es toujours dans l'attente que l'autre, finalement, bascule et se dise « Ok, cette meuf-là ou ce mec-là vaut le coup, et là, mettons-nous en couple. » Vraiment !
- Speaker #1
Écoute, t'as tout dit. Situationship égale. salle d'attente. Et à un moment donné, on veut le verdict du médecin. Qu'il soit bon ou mauvais, il faut y aller pour un traitement. Je pense qu'en fait,
- Speaker #0
ce qui est hyper révélateur, parce que sa question à cette personne est est-ce que je suis dans une situation ou pas ? Souvent, quand il y a un doute, il n'y a pas de doute. Premier point. Deuxième doute aussi, c'est si la personne en face ne veut absolument pas parler de projection et de sentiment, c'est que clairement, là, il y a un blocage. Et en effet... on est peut-être dans une situationship, tu vois. Même si au début, la personne sur l'appui de rencontre a écrit qu'elle voulait une relation sérieuse, etc. Excuse-moi, sur les appuis de rencontre, qui ne sont pas les mecs qui écrivent ça juste pour aller choper la meuf, tu vois. Et je pense qu'en effet, la solution, c'est d'aller parler à cette personne, le confronter, prendre son courage de main, comme tu disais, et dire, gars, qu'est-ce qu'on est aujourd'hui ? Si le gars est incapable de répondre, soit ça te convient, je ne suis pas sûre, parce que j'ai l'impression que cette personne a envie d'être en couple, soit ça ne te convient pas et c'est un ciao, en fait. Il y a... pas de temps à perdre. Parce que cette situation n'évoluera pas, ne changera pas. Et c'est du temps perdu. Et c'est plus t'attends et plus ton cœur, il sera brisé, en fait.
- Speaker #1
Tu sais, dans un couple, c'est comme une entreprise. Il faut faire un business plan. Tu sais, moi, je suis très business plan. Donc, à un moment donné, quand tu vois que la personne ne veut pas être en couple et que tu t'enterres, il faut se mettre des limites. Si dans un mois, il m'a pas répondu, si dans tant de mois, j'ai pas eu ce que je voulais, c'est dur. Mais il faut partir. Il faut vendre l'entreprise, la liquider et remonter un business.
- Speaker #0
Je suis d'accord.
- Speaker #1
Donc, à un moment donné, c'est dur, mais il faut dire au revoir. Et dire au revoir, c'est sain.
- Speaker #0
Oui, bien sûr, mais t'as pas l'impression que c'est un peu le mal de notre époque, ces situationship, tu vois ?
- Speaker #1
Moi, je raconte ça à ma mère, elle est au bout du rouleau. Et moi,
- Speaker #0
je trouve que c'est un peu, finalement, pour la personne qui sait qu'il veut la situationship, tu vois, qui impulse ça, c'est pas un peu profiter de l'autre, de lui faire croire que, pour finalement...
- Speaker #1
Des deux côtés.
- Speaker #0
Ouais, je suis pas d'accord.
- Speaker #1
Franchement, des deux côtés, parce qu'à la fois, tu imposes à quelqu'un qui veut être juste dans une situationship de changer de ligne éditoriale,
- Speaker #0
alors qu'il a pas envie. C'est faux. Parce que souvent, c'est des personnes qui disent « Ok, mettons-nous... » Enfin, tu vois, genre, qui font en sorte de t'installer un truc de couple pour finalement, ce qu'on disait, prendre que le meilleur et qu'ensuite, ils passent jamais le cap de, tu vois, « Engageons-nous, aidons-nous, soyons là dans les bons et les mauvais moments. » Et c'est ça qui est dur. Et je trouve qu'il y a beaucoup de gens qui tombent, entre guillemets, dans le panneau sans tomber dans la victime, tu vois. Mais c'est un peu ce mal... Et finalement, t'as toujours un peu cette peur, je trouve, que quand tu te mets en couple... dans ta tête. Je suis d'accord. Tu dis ce putain, est-ce qu'on s'engage vraiment ou là on est en train d'aller vers la situationship, tu vois ? Encore une fois, si toi, c'est en accord avec ce que tu veux à ce moment-là, parce qu'une situationship, ça peut aussi être très agréable dans une certaine période de ta vie, tu vois ? Un peu comme ce qu'on disait sur les relations de pansement. En revanche, retomber dans le piège, je trouve ça, putain, quand tu te rends compte que finalement, c'est une putain de situationship, mais tu te sens trahi, quoi. Tu vois, tu te sens trahi, tu te sens utilisé. Tu te dis, putain, je suis tombée dans la sauce. En plus, c'est à moi de prendre la décision d'en terminer parce que le gars, de toute façon, on ne peut jamais prendre la décision parce qu'il est trop confortable. Waouh !
- Speaker #1
Déjà, pour moi, ce gars-là, c'est un gros mytho. C'est un gros mytho ! C'est un gros mytho ! Parce que de base, il est venu avec une promesse qu'il n'a pas tenue, qu'il n'a pas signée chez le notaire. Deuxièmement, pour moi, la situation ship, c'est une prison. Cette fille, elle est dans la prison. et ce petit mec là, il a la clé donc parfois il rentre, il dit, eh viens on va faire un tour ah bah non tu restes là, j'ai plus le time c'est souvent,
- Speaker #0
il donne suffisamment pour te faire, pour te garder au bout de la laisse,
- Speaker #1
et après ciao bonsoir j'aurais pas pris la métaphore du chien mais c'est kata oui mais elle est bonne, tu vois l'idée franchement je te jure là je me contiens, parce que moi la situation elle me fout en l'air,
- Speaker #0
parce qu'elle est très très colère très colère Destructrice.
- Speaker #1
Ça me met colère. Mais encore une fois, je pense vraiment que la situation ship est malsaine du côté de la personne qui a changé d'inédito, de la personne qui veut rester dans la situation ship. Parce qu'à un moment donné, ce qui manque au milieu, c'est le courage.
- Speaker #0
Oui. Ouais, enfin quand même. T'es dure avec la personne qui s'est retrouvée dans ce bordel.
- Speaker #1
Je suis dure avec les deux.
- Speaker #0
Ouais, mais moi je trouve que t'es très dure avec la personne qui s'est retrouvée dans ce bordel-là.
- Speaker #1
Elle s'appelle comment ? On n'a pas son prénom.
- Speaker #0
Mais voilà.
- Speaker #1
Mais je lui dis ça pour qu'elle puisse se libérer. Bien sûr. Parce qu'en fait, elle sait qu'elle est éclatée. Parce qu'elle n'évoluera jamais. Et c'est horrible. dis-toi à chaque fois. que quand on te donne une petite pièce, c'est pas forcément comme ça que tu vas remplir la tirelire. À un moment donné, il faut beaucoup de pièces.
- Speaker #0
Et je pense, pour rajouter, pour enlever un peu à cette culpabilité-là, c'est que je trouve que souvent, on n'ose pas demander... d'être choisie, d'être... Tu vois, comme si on... En fait, on était trop à demander, à être aimée, à être en couple, etc. Comme si c'était trop aujourd'hui. Et donc finalement, tu vois, on n'ose pas parce qu'on se dit on va me prendre un peu pour la folle du bus, être trop exigeante, être... Je trouve que c'est quelque chose qui est quand même assez féminin. Et ce côté-là de trop demander... Et en fait, non ! Prends ta place, demande ce que tu veux. Si la personne en face, elle n'est pas capable de te donner ce que tu veux, c'est qu'elle ne te correspond tout simplement pas.
- Speaker #1
Je suis d'accord.
- Speaker #0
Même si ce n'est pas facile. à arrêter parce que encore une fois elle te donne suffisamment pour les miettes pour que tu restes un petit peu mais pas du tout ce que tu veux.
- Speaker #1
Mais c'est très dur franchement pour en parler des heures mais là où elle est difficile la situation ship c'est que c'est comme un casting, t'arrives tu essaies de te mettre à ton maximum physique à ton maximum intellectuel, tu viens avec une vraie proposition artistique, une DA et à la fin tu n'es pas choisi.
- Speaker #0
Non et ça c'est dur.
- Speaker #1
Et c'est dur d'accepter de ne pas être choisi mais c'est pas parce que tu n'es pas choisi par quelqu'un que tu ne vaux rien un casting on dit toujours Déjà, les trois premières secondes, tu rentres dans la pièce, les gens vont savoir si tu vas être prise ou pas. Si déjà, de base, le gars t'a pas choisi, tu vas te battre des heures, des jours et des années, il ne changera pas. Il faut accepter parfois de ne pas être choisi. On n'est pas quatre sur terre. Donc, c'est pas grave si on n'est pas choisi. L'essentiel, c'est de se choisir.
- Speaker #0
Exactement. Se choisir, se faire sa priorité. Et de toute façon, tu sais quoi ? Toujours mieux d'être avec la bonne personne qu'avec la moitié d'une personne.
- Speaker #1
Donc, on est à la rentrée. Fais-toi un peu de mal. Quitte-le. Répare-toi. Heal et va trouver quelqu'un d'autre parce que vraiment ce mec n'est pas du tout bon
- Speaker #0
Non, on est d'accord J'ai envie de le rencontrer En tout cas si elle arrive pas à avoir cette conversation honnête,
- Speaker #1
ça vaut pas le coup quoi Et puis on s'en fout de rencontrer les amis de l'autre, ça veut dire quoi ? J'ai rencontré ses amis, il m'aime, il en a rien à faire Ça se trouve ça l'a arrangé parce que lui voulait être avec toi et aller boire un verre avec ses potes Je veux dire c'est pas parce qu'une fois il t'a présenté comme sa meuf dans la rue
- Speaker #0
Que ça y est t'es sa meuf en fait, c'est les actions, on veut les actions Franchement j'ai vécu tout ce qu'elle dit
- Speaker #1
À un moment donné, j'ai mis stop à mon business plan. J'ai liquidé.
- Speaker #0
Soutien ultime. On a toutes vécu ça. Il n'y a pas de honte. Et je comprends tout à fait cet effet un peu de trahison qu'on peut avoir dans ce genre de moment.
- Speaker #1
Mais choisissez-vous. Franchement, vous êtes votre meilleur business plan. Lui, là, j'ai envie de l'appeler Huguette, ce gars. Ça dégage, comme on dit. Ciao.
- Speaker #0
On devrait avoir le buzzer. Ciao. Il m'a énervée. Ce n'est que la première question. Je sais, c'est catapulté. On est très en forme. Ouais, parce que ça c'est un... Viens, on passe à autre chose, on va faire une émission de deux heures là-dessus. Moi je pense qu'on passe au deuxième témoignage. Ça vous a plu ? Vous en avez encore ?
- Speaker #1
Hello les filles, je vous écris parce que je me sens complètement submergée alors qu'on est à peine à la mi-septembre. Pendant l'été, j'avais l'impression d'avoir rechargé les batteries, enfin d'être moins fatiguée, mais depuis la rentrée, dès que j'ouvre les réseaux sociaux, que je discute autour de moi, j'ai le vertige. Tout le monde semble lancer un nouveau projet, changer de job. Ça inscrira un, deux, trois... quatre nouveaux sports, adopter la routine morning parfaite. Pendant que moi, à côté, j'essaye juste déjà de sortir de mon lit et de gérer ma boîte mail sans paniquer.
- Speaker #0
En fait, j'ai l'impression d'avoir déjà raté mon mois de septembre et d'être en retard sur ma propre vie. Pourquoi cette pression, elle revient systématiquement en septembre ? Merci ! Attends, je respire.
- Speaker #1
En fait, la rentrée de septembre, c'est le seul moment où si t'as pas réussi le 15 du mois, t'as raté ta vie.
- Speaker #0
Bah, c'est sûr qu'on se met une pression sur ce mois de septembre. Quelle pression, toi ? Bah, c'est toujours, tu sais, genre, nous fresh. c'est un peu comme le 1er janvier même en pire je dirais t'as envie d'être la bonne écolière t'as tes crayons qui sont bien taillés ton nouveau cahier, nouveau projet, nouvelle DA donc oui c'est un peu ce moment où t'as envie de dire j'ai envie de la meilleure version de moi-même dans cette rentrée et qu'est-ce que je vais mettre en place pour être la meilleure version de moi-même donc en effet c'est comme elle dit le sport, le truc, le taf et on se met une pression de fou en fait mais d'une exigence oh my god quoi je crois que j'ai internalisé cette exigence et je la mets en place sans même m'en rendre compte Merci. Ah ouais ?
- Speaker #1
C'est ça qui est cata, ouais.
- Speaker #0
Ok, genre toi à la rentrée c'est pareil, t'as tes nouveaux crayons, tes nouveaux cahiers et plein de nouveaux projets ? Un peu,
- Speaker #1
un peu, un peu ouais.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais je crois que c'est ce qui me tient aussi pour me redonner de la motivation, de l'élan et réussir mes objectifs.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais sans doute je suis victime de ce système là, mais je sais que c'est ma façon d'être positive.
- Speaker #0
Après ça dépend si tu le vis bien ou pas.
- Speaker #1
Bah tu sais, tu connais, moi je me demande pas si ça... Oui c'est vrai que t'as pas ta petite voix dans la tête. J'y vais, j'y vais. Moi y'a rien dans ma tête, y'a un certain...
- Speaker #0
Non mais après est-ce que tu t'épuises ou pas ?
- Speaker #1
100% ! Non, mais là où c'est intéressant... parce que j'ai noté ça, je fais mes petites recherches, tu as parlé du nouveau départ. Et j'ai trouvé un truc hyper intéressant, en psychologie, ça s'appelle le Fresh Thought Effect. Et c'est hyper intéressant parce que ça a été théorisé par une économiste qui s'appelle Katie Milkman. Je ne sais pas si tu connais. Et en fait, elle dit que le Fresh Thought Effect, c'est un phénomène psychologique, je te dis précisément, selon lequel un repère temporel clé, 1er janvier, septembre, enfin ce que tu as dit, nous pousse à laisser nos échecs derrière nous pour repartir à zéro. C'est plutôt positif, mais c'est un peu comme le def perso que je n'aime pas. Il y a un truc de... En fait, je t'explique. Quand t'es en retard, quand tu te sens en retard en septembre, ça veut dire que tu n'as pas terminé ton propre cycle. Donc tu peux pas culpabiliser, ça veut dire que tu culpabilises sur la vie des autres. Si tu ne te sens pas prête à ouvrir une nouvelle page, c'est que t'as pas fini le livre d'avant. Là, je fais un peu de def' perso, non ? Et donc, il y a ce côté très culpabilisant de la rentrée, mais il faut se dire... Pourquoi je devrais recommencer ?
- Speaker #0
Bien sûr ! Oui, pourquoi on s'impose de ça en fait ? Est-ce qu'on ne peut pas juste continuer nos projets tranquillement ? Oui, totalement !
- Speaker #1
Mais le dev perso nous pousse tellement à être de nouvelles personnes sans cesse, à se renouveler.
- Speaker #0
Sous les réseaux sociaux aussi. À la rentrée, c'est qui ne met pas ses nouveaux plans ? Genre cette année, je me mets au sport, je fais ma morning routine, je bois 4 litres d'eau par jour.
- Speaker #1
Mais dites-vous toujours que les réseaux sociaux, c'est un travail. Les gens qui sont sur les réseaux sociaux, qui sont très suivis, c'est leur. travail. Ce ne sont jamais des gens qui vont vous montrer des choses négatives, leur échec.
- Speaker #0
T'as quand même aussi tes potes et tout que tu suis sur les réseaux. Après, il faut se dire que ce qu'on voit sur les réseaux n'est pas la vraie vie.
- Speaker #1
Rentrez-vous ça dans la tête ! Ce n'est pas la vraie vie. Les gens qui partent à Bali ont des problèmes sans doute de couple, de famille, peut-être pas d'argent s'ils sont très suivis, et quand bien même, on ne sait pas. Ce sont des gens qui ont des problèmes. Ils ont une trop belle peau. Filtre. Ils ont une trop belle peau, ils sont peut-être target par des marques à 500 balles le tube, quand toi tu vas chez Lidl et que tu te... Je prends un petit tube de cyan là, sous les... C'est ma rêve, super rêve, je vous la recommande. Non, mais déjà, il y a ça. Et ensuite, vu qu'on parle beaucoup des femmes, il faut savoir que les femmes, à la rentrée, elles ont une charge mentale organisationnelle.
- Speaker #0
Ah, bien sûr. En particulier quand t'as des enfants.
- Speaker #1
Toi, tu peux peut-être en parler, mais t'as toute la rentrée à préparer pour ton enfant.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
T'as ça en plus.
- Speaker #0
Sous, c'est la rentrée en OCP, là. Ça rigole pas.
- Speaker #1
Ah ouais ? Mais tu recycles à chaque fois les affaires où tu vas faire des fournitures scolaires.
- Speaker #0
Ah bah non, la CP, c'est la première fois où j'achète des fournitures scolaires. T'es pas contente ? Mais c'est trop bien, mais c'est vrai qu'avant, j'avais beaucoup moins de charge mentale là-dessus.
- Speaker #1
Moi, perso, ça a été toujours ma best life que d'aller acheter mes cahiers, mes stylos. J'attendais ça avec impatience.
- Speaker #0
Bah j'ai pas encore fait, donc...
- Speaker #1
Genre petite, j'avais une bassine dans ma chambre avec un gant, et j'attendais la rentrée, je me préparais dans ma chambre.
- Speaker #0
Non mais c'est pour ça, je pense qu'aussi, tu vois, ce truc de la rentrée, nouveau départ et tout, il y a aussi le côté un peu négatif où tu te mets la pression, t'as l'impression d'être en retard par rapport aux autres, etc. Mais on peut aussi en sortir un truc positif, je trouve. C'est un peu cette sensation de nouveau départ qui est assez intéressante, où tout est possible, entre guillemets, tu vois. Moi, ça me fait un peu cette sensation-là, un peu positive, sans me dire, je me fais un plan, 40 étapes, etc. C'est plus me dire, là, c'est la rentrée, nouveau départ, ou pas forcément, je vais continuer mes projets, etc. Mais tu vois, il y a ce côté un peu positif, où on est dans une bonne énergie.
- Speaker #1
Je trouve qu'on dit nouveau départ parce qu'il y a une coupure de vacances. Mais au final, si t'avais pas la coupure, y'a pas de nouveau départ.
- Speaker #0
Parce que c'était la rentrée scolaire, donc on a appris à ce que... C'est vrai, c'est vrai. Y'a un peu ce côté aussi genre Madeleine de Proust. C'est vrai.
- Speaker #1
Mais ce qu'il faut se dire, c'est que quand on se sent en retard par rapport à la société, c'est une norme de productivité qui nous a imposé et qu'elle n'est jamais fixée sur notre parcours biologique, de charge mentale et de temps.
- Speaker #0
Mais tu crois que ce serait quoi alors la solution pour... Tu vois, si tu te sens un peu submergée dans cette rentrée.
- Speaker #1
Si on pense qu'on doit se mettre à jour. Il faut se demander pourquoi on doit se mettre à jour. Sur quel aspect j'ai envie d'évoluer ? Qu'est-ce que j'ai envie de changer ? Il y a des gens qui commencent la rentrée qui sont perdus depuis avril. Ça veut dire quoi ? Qu'il y a cette pression-là ? Prenez le temps. Se renouveler, ça prend du temps. C'est se laisser le temps durant les vacances. C'est s'oublier, c'est s'ennuyer, c'est rechercher. Les gens qui disent « j'ai pas de passion » , je leur dis toujours « une passion » , ça se cherche. Quand on est perdu, il ne faut pas croire que ça va nous tomber tout droit. Ça se cherche. Regarder une série, lire un livre, discuter avec les gens, partir en voyage seul. Franchement ! J'entends beaucoup de gens, peut-être toi aussi, qui disent « je suis perdue, je sais pas ce que je veux faire » . C'est hyper dur d'être dans cette situation. Mais comment on fait pour s'en sortir ?
- Speaker #0
Je pense que déjà en se foutant la paix, un peu.
- Speaker #1
Mais complètement. Il faut prendre le temps de s'ennuyer. Il faut prendre le temps de lire, de discuter avec les gens, de créer des opportunités, de voyager seule. Et en fait, je dis toujours, on réfléchit beaucoup, mais il faut laisser le cerveau, parce que le cerveau, il travaille à notre place durant la nuit. On voit une image, deux jours après, on va y repenser. Mais attends, mais ça, j'aime bien se questionner. Qu'est-ce que j'aime faire ? J'aime faire ça ? Est-ce que je veux que ce soit mon taf ? Non. ah ça ça m'intéresse si ça devait se traduire en taf ça ressemblerait à quoi ?
- Speaker #0
il y a tout ce schéma là qu'il faut penser et se foutre la paix mais après je pense qu'il y a aussi une injection non mais injonction quelque chose à une injonction à la nouveauté à la rentrée et finalement c'est aussi se poser la question se dire hop hop hop attends moi ma vie je la kiffe comme ça bon il y a peut-être des petits ajustements à faire par rapport à l'année dernière que j'ai envie de faire c'est pas obligé que ça soit des énormes changements de vie, un nouveau départ de folie et des bonnes résolutions, en fait. C'est juste continuer ce qui te fait kiffer et peut-être des petits ajustements. C'est peut-être le moment de se poser la question de qu'est-ce que j'aimerais ajuster pour me sentir mieux, tu vois.
- Speaker #1
Mais complètement. Et donc, comment on fait pour se sentir mieux ? On lit et on regarde la transition parce que j'ai un super livre à vous recommander.
- Speaker #0
Ah, ok.
- Speaker #1
C'est un super livre de Nicole Aubert qui s'appelle Le... culte de l'urgence, la société malade du temps. Et c'est hyper intéressant puisque dans son oeuvre, elle vous parle de l'urgence et de l'instantanéité. Elle nous dit pourquoi maintenant l'urgence est devenue une qualité. Pourquoi on veut toujours anticiper le temps. Et à la fois, elle dit que cette urgence peut être très productive puisqu'on peut accomplir des choses, mais c'est toujours une balance entre le bonheur et le malheur. Et ça permet de prendre un pas de recul. Moi, ce que je vous conseille de faire en cette rentrée, c'est de faire, non pas des to-do list, mais une note to-do list de ce qu'on ne va pas s'imposer à la rentrée. De se parler gentiment. Parce qu'on va toujours là, ce 1er janvier, moi ça me saoule là toujours de faire des listes. C'est de se dire, c'est de se dire. Je vais faire du sport une fois par semaine au lieu de dire maintenant je vais me bouger et je vais arrêter de rien faire. Tu sais très bien toi on en parle tout le temps ça, il faut se parler positivement mais c'est un vrai taf à mettre en place.
- Speaker #0
Ah bah bien sûr et c'est du quotidien et c'est pour le coup jamais lâcher dès que la petite voix, la mauvaise voix revient quoi.
- Speaker #1
Et surtout définissez votre propre niveau d'ambition, c'est pas parce qu'il y a dix gars ou dix meufs qui lancent je sais pas des masterclass, des entreprises, des startups que nous on peut pas faire d'autres choses mais ça peut juste être se parler plus gentiment. comprendre mes problèmes,
- Speaker #0
garder du temps pour soi, voir peut-être plus ses amis si tu as envie de les voir, ralentir un peu au taf si tu te sens submergé, enfin tu vois ça peut être des choses comme ça quoi. Régler ses problèmes de famille, en mode girlboss,
- Speaker #1
appeler quelqu'un, lui dire qu'on l'aime, changer sa façon de se parler.
- Speaker #0
C'est un peu Bisounours toi quand même.
- Speaker #1
Ouais bah tu sais moi je suis née, ma mère m'a élevé dans un truc de Bisounours donc ça c'est clair. Mais parfois j'ai des pics un peu de violence.
- Speaker #0
On l'a vu tout à l'heure.
- Speaker #1
Voilà je crois que aborder septembre positivement, faites-vous une liste de bienveillance et d'ambition et Bah écoutez, Diménie aussi, ça va. Mais dites-moi en commentaire tout ce que vous avez envie de mettre en place dans cette rentrée, comme ça on voit un peu ce que vous avez envie de faire.
- Speaker #0
C'est l'heure de notre petite recherche de minuit, place à 10 sections. Louisa, j'ai une question pour toi. Selon toi, combien de fois on doit faire l'amour par semaine ?
- Speaker #1
Autant de fois que ça convient à tout. À l'autre.
- Speaker #0
Sache que quand on pose cette question à l'ensemble des Français, La réponse moyenne est il faut faire trois fois l'amour par semaine pour être heureux dans son couple. C'est quand même un truc qu'on entend beaucoup. Je sais pas toi, mais moi, si on m'avait, il y a quelques années, avant que je me documente, avant que je prenne de la bouteille, etc., c'est vrai que je t'aurais répondu spontanément je crois qu'il faut faire l'amour trois fois par semaine pour être heureux dans son couple. C'est quand même un chiffre.
- Speaker #1
C'est genre une norme.
- Speaker #0
Je pense que c'est une norme. Quand tu tapes sur Google cette question-là, Souvent, ce qui revient, mais moi j'ai fait le test, c'est trois fois par semaine.
- Speaker #1
Mais il y a les jours avec, il y a le pack-shock avec, c'est genre lundi, mercredi, dimanche ?
- Speaker #0
Comme tu veux, mais en tout cas, dans l'imaginaire collectif, c'est ce chiffre-là. Je ne sais pas quel psychologue ou quel encore abruti nous a sorti un truc comme ça, mais il est dit qu'en effet, pour qu'on soit heureux en couple, c'est... Tu vois, parce qu'on sait bien que le sexe, c'est le ciment du couple. Et c'est trois fois par semaine, apparemment. pour cimenter. Et donc, c'est cata-cata-cata, cette injonction. Tu vois, je trouve que cette injonction, elle n'est pas possible, parce que ça peut amener à des dérives, comme par exemple le devoir conjugal, comme vraiment la culpabilité de ne pas passer la casserole, tu sais, quand tu vois arriver dimanche soir, qui ne s'est rien passé de toute la semaine, et là tu te dis, putain, on est dimanche soir, il va falloir, mon petit gars, passer la casserole, parce que sinon notre couple n'est pas cimenté. Donc tu vois, ça peut même amener à des dérives jusqu'au fial, finalement. Parce que ça peut arriver que certaines personnes... passe à la casserole, d'ailleurs ce mot, cette expression est horrible, parce que elle le fait, ou il le fait par obligation, et en fait quand c'est obligation, le consentement, c'est pas possible. C'est limite.
- Speaker #1
Moi j'ai un problème avec les normes, et je trouve que s'imposer un nombre de rapports sexuels, c'est déjà se demander dans un couple est-ce qu'on est normaux ? C'est-à-dire que ça devient ta métrique, et ensuite c'est une façon de voir si ton couple est en bonne santé. Et j'ai un peu de mal avec ça. Et en fait, je pense que là, il y a plein de choses contradictoires. C'est-à-dire que déjà, je pense que c'est des discussions qui ne sont pas faites dans le couple, parce qu'on part du principe que...
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Imagine, tu t'embrouilles avec quelqu'un et tu n'as pas eu de rapport avec lui pendant cinq jours. Tu te dis quoi ? Il faudrait que je couche avec lui pour que ça aille mieux ? Est-ce qu'on va régler nos problèmes au lit ? Mauvaise idée, mauvaise idée, mauvaise idée. Et faire l'amour par obligation, ce n'est pas du sexe, c'est de la gestion de crise. Et là où ça va venir créer du conflit, c'est qu'en fait, sans discussion, Ça veut dire qu'on va venir qualifier et quantifier notre relation par notre nombre de rapports.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et c'est hyper problématique. Mais attends, tu parles d'études, j'en ai une. Il y a une enquête, je pars sur l'étude, j'adore les enquêtes. Il y a une enquête qui a été menée par l'Inserm sur 31 518 Français participants âgés de 15 à 89 ans. Je t'explique. Les 18-29 ans, c'est pas notre tranche. 7,9 fois par mois pour les femmes, 9,1 fois par mois pour les hommes.
- Speaker #0
Ouais, mais attends. Ce qui fait une moyenne de... Ça fait combien ? On va dire huit fois par mois. Ça fait deux fois par semaine. Ce qui est déjà pas mal. Ce qui est déjà pas mal. C'est déjà... Attends. Mais je tiens quand même à dire... Quand même, je mets un petit bémol sur ces chiffres-là. C'est que souvent, pour se rassurer nous-mêmes aussi, je pense qu'on peut se mentir à nous-mêmes. Et on va donc répondre peut-être plus à la hausse à ce genre de...
- Speaker #1
C'est tellement ça. Je suis d'accord avec toi.
- Speaker #0
Donc, tu vois, c'est à prendre quand même avec des pincettes, ces chiffres-là. Parce que, encore une fois, je trouve que... quand tu lis ces études, ça peut aussi te faire culpabiliser si t'es pas dans la norme. Ouais,
- Speaker #1
ouais, c'est vrai. Non mais ça permet de donner des tendances, de toute façon on sait très bien que les études c'est jamais une véracité totale, on n'interviewe pas la France entière, mais ça donne un peu une représentation de ça, ça permet d'analyser des comportements.
- Speaker #0
Ouais je suis d'accord, mais en tout cas je pense que c'est vraiment à prendre avec des pincettes parce que souvent on a tendance plutôt à dire à la hausse, je sais pas toi mais dans les conversations entre potes...
- Speaker #1
Exactement ce que j'allais te dire.
- Speaker #0
Excuse-moi, je pense qu'on mytho tous un peu, mais pour se rassurer.
- Speaker #1
Mais tu sais c'est une scène ça de Sex and the City.
- Speaker #0
Mais attends, t'as jamais eu genre une pote qui dit quoi ? Vous faites l'amour,
- Speaker #1
une fois par mois ? Mais évidemment, mais évidemment !
- Speaker #0
Et ton homme, comment il fait ? Bah, il va bien.
- Speaker #1
Mais ça c'est une scène dans Sex and the City, où Charlotte elle donne un chiffre un peu haut alors qu'elle ne l'imaginait pas. Samantha, bon, elle, on compte pas. Et Carrie, elle dit, je veux pas vous donner le chiffre et on voit la scène après.
- Speaker #0
Mais faudrait qu'on la mette d'ailleurs.
- Speaker #1
C'est vrai. Et tu vois, le problème c'est ça. C'est que, puisqu'on évalue tous et tous nos relations amoureuses au regard du nombre de rapports, si tu dis à ta pote Bah nous, je sais pas, deux fois toutes les trois semaines, il y a un côté « Oh ! » Mais c'est qu'il y a... Mais ça va ? Genre vous en parlez et tout ?
- Speaker #0
Je viens très bien de cette scène, c'est Miranda qui dit « Bah je crois qu'on l'a pas fait depuis six mois » Et là, c'est Charlotte qui est choquée, genre « Oh ! »
- Speaker #1
Mais bien sûr, mais bien sûr, mais bien sûr.
- Speaker #0
Ouais, exactement.
- Speaker #1
Et ça, c'est très représentatif de ce que nous fait dire et veut dire la société.
- Speaker #0
Ouais, je sais pas.
- Speaker #1
Mais ceci dit, il y a aussi des études qui montrent que maintenant les coups... couple ne s'évalue plus au regard du nombre, mais de la qualité du désir et de l'alignement avec le partenaire. Et ça, c'est lié à plein de choses, et notamment le fait que les femmes, maintenant, se connaissent un peu mieux.
- Speaker #0
Oui, et surtout que, finalement, un rapport sexuel n'est pas forcément un rapport avec de la pénétration. Aussi, exactement. Qu'est-ce que tu définis par un rapport sexuel, tu vois ?
- Speaker #1
Exactement. Et maintenant, les femmes, même si je pense qu'il y en a encore beaucoup trop, n'hésitent pas à dire « Non, je ne veux pas avoir de rapport maintenant. » Ne se forcent plus comme au regard du devoir conjugal. C'est pour ça, d'ailleurs,
- Speaker #0
que dans les statistiques, les plus jeunes ont une tendance à moins faire la montre qu'avant. Ouais.
- Speaker #1
parce que je pense qu'on se met moins la pression sur ces chiffres sur ces 3 fois par semaine moi je pense vraiment il faut en parler à son partenaire voir ce qui vous convient le mieux en fait il ne s'agit pas de prendre un cahier et de dire ce sera 2 fois par semaine c'est se laisser porter par le temps par les embrouilles par les endroits où on est ma grande question je pense c'est
- Speaker #0
qu'est-ce qui se passe Si on n'est pas aligné sur nos envies avec son partenaire ? S'il y en a un qui a plus envie que l'autre, qu'est-ce qui se passe ? Comment tu arrives à gérer ça ?
- Speaker #1
Déjà, je trouve que c'est une superbe question que tu soulignes, puisque si cette question il y a, ça veut dire que ça génère du débat dans le couple, ou en tout cas de la conversation. Il faut déjà savoir pourquoi il a besoin autant d'avoir des rapports sexuels.
- Speaker #0
Après, c'est propre à chacun.
- Speaker #1
C'est-à-dire que c'est une conversation. Moi, pour ça, pour ça. Très bien. Si moi, je peux pas te donner ça, qu'est-ce qu'on peut faire pour y pallier ?
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Tu vois ? Il y a plein de choses. Il y a plein d'objets aujourd'hui. Il y a plein de choses qu'on peut faire en couple à deux sans forcément avoir juste un rapport par pénétration. Donc, c'est de la conversation. Et en réalité, après, ça peut pallier à des choses et la personne en face pourrait dire « Ah, bah en fait, moi, finalement, j'ai envie d'en avoir autant que toi » ou « Ah, en fait, ce changement-là me plaît » .
- Speaker #0
Et tu penses que tu peux être en couple et à un moment, plus du tout faire l'amour pendant plusieurs mois et c'est OK ? Si les deux partenaires sont OK.
- Speaker #1
Ah bah si les deux partenaires sont ok,
- Speaker #0
oui mais c'est mon premier fois que je sais que c'est pas le ciment du couple.
- Speaker #1
Non mais après il y a des gens qui font jamais l'amour, ça bat le comment ?
- Speaker #0
Ah mais ça c'est asexué.
- Speaker #1
Non mais qui sont en couple et qui décident de plus faire l'amour ou juste peut-être de se toucher comme ça et de pas... Non tu vois pas ce que c'est ça ?
- Speaker #0
Non je crois que c'est des... En fait,
- Speaker #1
comme dirait Carrie Bradshaw, qui est clairement ma bible, l'essentiel...
- Speaker #0
Je suis pas sûre que ça soit la meilleure des bibles, Carrie Bradshaw, quand même, il y a pas mal de trucs polémiques. Non mais on y reviendra,
- Speaker #1
mais évidemment c'est une série extrêmement problématique, toxique, qui nous a élevés dans un schéma complètement dangereux, mais... je préfère qu'on le précise tu as tout à fait raison mais il y a un truc qu'elle dit dans le film dans le film pas dans la série dans le film sexe 2662 à un moment donné elle est dans une scène
- Speaker #0
Elle est à un mariage, elle est avec Mr Big, très problématique également. Et il y a un couple qui vient les voir et le couple dit « Alors vous avez des enfants, vous allez vous marier ? » Et Carrie, elle les regarde, « Non, on veut pas d'enfants. » Et la femme fait « Ah ok. » Et elle part. Et elle, elle dit à Big « Mais nous, on s'en fiche en fait. L'essentiel, ce sont nos propres règles. »
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Après, je pense qu'elle a 55 ans dans le 2.
- Speaker #0
Non, mais oui, peut-être. Mais je veux dire, c'est vrai, ça m'avait marqué. Je te chaille. C'est mal de dire ça. Ce que je veux dire, c'est que l'essentiel, c'est de fixer ses propres règles. Et on n'est pas toujours obligé de tout raconter de ce qui se passe dans notre couple, à notre entourage.
- Speaker #1
Après, je pense que pour conclure, en fait, finalement, chaque couple...
- Speaker #0
C'est une voix très officielle.
- Speaker #1
Merci. Chaque couple réagit... Enfin, crée ses propres règles. Il n'y a pas de règles, il n'y a pas de normes. Et il faut arrêter de se mettre cette idée que pour qu'un couple... Si un couple va bien, c'est qu'on fait l'amour de manière régulière, en fait. C'est chacun à son rythme. Et tant qu'il y a la communication dans le couple, c'est ça l'essentiel, en fait, je pense. Même si c'est pas toujours facile d'avoir cette communication-là. Et je trouve que c'est des sujets qui restent encore très tabous dans le couple, le sexe. Je ne sais pas pourquoi. Enfin si, il y a sûrement une raison, mais là j'ai pas la réponse.
- Speaker #0
Parce qu'il n'y a aucune éducation sexuelle depuis le début.
- Speaker #1
Et c'est ça qui est très problématique, c'est que ça reste un sujet qui est encore très tabou et très grave. Tu vois ce que je veux dire dans le couple ? Ça fait peur. Ça cristallise un peu, tu vois.
- Speaker #0
Attends, je vais pas continuer le débat, mais combien de meufs, durant des rapports sexuels, ne disent pas qu'elles ont mal ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
10 000 sur... Qu'elles aiment pas ce qu'on leur fait. En tout cas, le bon chiffre, c'est celui qui vous convient, mesdames.
- Speaker #1
Et donc, pour terminer sur cette thématique, il y a un livre qui est très très bien, qui s'appelle « Trois soirs par semaine » de Pauline Verdusier, qui est donc celui-là, qui est en fait une enquête sur nos rapports sexuels entre mythes et injonctions, et j'ai trouvé ça super intéressant. Il y a des chiffres, c'est documenté, et je pense que ça déculpabilise pas mal sur cette histoire de « il faut faire l'amour trois fois par semaine » . Voilà.
- Speaker #0
Ben, je prends.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Merci. Je te le prêterai. Alors maintenant, Alice, après nos secrets sous la couette, on va voir ce qui affole nos écrans cette semaine. Enfin, à ce qui peut. Meuf, on en pense quoi des vidéos de mecs qui cuisinent de façon sexy ?
- Speaker #1
Écoute, j'ai fait une petite compilation.
- Speaker #0
Non !
- Speaker #1
La question est donc, est-ce que c'est cringe ou pas cringe ?
- Speaker #0
Ok, on répond à la fin ?
- Speaker #1
On répond, c'est parti. Ah !
- Speaker #0
Nan mais j'te jure ça me cringe Nan AAAAAAAA Je peux pas ça me cringe AAAAAA
- Speaker #1
J'ai envie de casser c'est pas possible AAAAAA Oh ça me dé... ça me cringe Ah bah en fait, c'est pas possible. Moi je peux pas en fait, je peux pas faire des trucs comme ça, ça me deg. Qui fait ça ? Non !
- Speaker #0
Oh ! Tout est kata ! Oh !
- Speaker #1
Ça m'a donné chaud tout ça, ouais !
- Speaker #0
Viscéralement, viscéralement genre ça me fait comme ça dans mon corps. Ça me fait des petites décharges, ça me deg. Bah tu sais genre, ça me deg.
- Speaker #1
En fait moi, pour être honnête, ça me fait deux sentiments.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Il y a le sentiment où je me dis frisson de la honte, tu vois ou pas ?
- Speaker #0
Ah honte, ok, j'avais pas cru à un mot comme ça.
- Speaker #1
Non mais pour eux, j'ai un frisson de la honte.
- Speaker #0
Genre vraiment,
- Speaker #1
c'est genre cringe. Et le côté genre, ok.
- Speaker #0
Attends, ok quand même.
- Speaker #1
Non mais ça peut un petit peu m'émoustiller, tu vois, un peu comme Fifty Shades of Grey.
- Speaker #0
Ah ah, si, si. Tu vois ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a un peu cette petite traîne-là derrière.
- Speaker #0
Ok, ok, non mais je capte ta déa.
- Speaker #1
Voilà. Pourquoi toi, ça te fait quoi ?
- Speaker #0
Moi ça me cringe total. Déjà je comprends pas les recettes au final j'ai rien retenu. En plus c'est pas un contenu que je consomme des masses.
- Speaker #1
Non bah non. Mais je t'explique. Mais on tombe tout le temps dessus. Moi en ce moment j'arrête de tomber.
- Speaker #0
Non bah toi t'es clairement target. Moi j'ai pas ça.
- Speaker #1
C'est mon algorithme. Peut-être que j'ai un peu trop regardé.
- Speaker #0
Y'a plein de trucs que j'ai envie de dire. Déjà je comprends que les meufs aiment ce genre de vidéos parce qu'on aime toutes regarder un mec gaulé. On va pas revenir là dessus. Fin de phrase. Ensuite y'a un truc dans ce genre de vidéos. Y'a un mélange de mec capable. qui se met à la cuisine, qui gère la cuisine, qui outrepasse le fait que les femmes doivent être dans la cuisine et qui en plus de ça, homme capable puisqu'il gère le désir féminin et qui semble s'y connaître.
- Speaker #1
Il donne la fessée à ta fin quoi, tu vois, genre calmons-nous quand même sur l'homme capable.
- Speaker #0
Tu vois, il fait des gestes qui me fait dire, il s'y connaît. Est-ce qu'il les fait bien ? IRL. In real life, I don't know.
- Speaker #1
Je suis pas sûre que tu reproduises la recette chez toi, c'est pas l'objectif de la vidéo.
- Speaker #0
Non mais gars, si tu commences à faire ça chez toi, il y a un problème. Oui,
- Speaker #1
j'aurais dit que c'est une manière sympa de se mettre à la cuisine, pourquoi pas.
- Speaker #0
Donc je trouve, il y a un peu ce mythe de l'homme capable. Et à la fois, je trouve que c'est un peu problématique de reproduire des actes sexuels qu'on fait normalement sur des femmes dans une cuisine. Ça, ça me cringe un peu, tu vois.
- Speaker #1
Après, c'est pas en termes de morale et de... C'est plutôt OK, j'ai envie de dire, non ?
- Speaker #0
En fait, je trouve que c'est... Là, vous allez me dire peut-être que je vais un peu loin. Mais je trouve que c'est un peu instrumentaliser la sexualité des femmes pour faire des vues. Et je crois aussi que si on faisait ça sur des femmes... Nous, on kiffe, enfin on kiffe, non, moi je kiffe pas, je trouve ça cringe. Mais on aime bien voir un mec un peu sexy avec un tablier, le mythe du mec. En revanche, s'il y avait des femmes comme ça dans la cuisine, on serait pas du tout ok que des gens valident ces meufs.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, pourquoi ? En fait, ce qui est bizarre, c'est si une femme faisait exactement la même chose... C'est ça ! Non, c'est pas que... C'est juste qu'elle se ferait traiter de salope et de pute, c'est sûr.
- Speaker #0
C'est pour ça que je valide pas, tu vois, pour être un peu équitable. Pourquoi les hommes,
- Speaker #1
eux, ils ont le droit de faire ça ?
- Speaker #0
Mais c'est ce que je te dis, ça instrumentalise, c'est pas du tout ok. Ouais,
- Speaker #1
on est d'accord.
- Speaker #0
Mais ça me crie... Mais regarde, même les mecs qui regardaient cette vidéo étaient dégoûtés. C'était viscéral. C'est bien que franchement, déjà, pour être dans une cuisine, prendre une feuille et dire... Alors, je vais faire une miche de pain, je vais la fouetter trois fois, je vais prendre un gros pamplemousse que je vais couper avec mon couteau, faudrait qu'il y ait cet angle-là, enfin sinon tu fais un film direct porno et ça suffit. En fait,
- Speaker #1
il ne faut pas leur enlever leur créativité. Parce que moi maintenant je regarde la pâte à pain, je la regarde très différemment.
- Speaker #0
Bah moi j'ai pas envie de la voir différemment.
- Speaker #1
Bah moi j'ai envie de la claquer à chaque fois, je te jure j'adore.
- Speaker #0
Quand je mange un morceau de pain, j'ai juste envie à la fin de la journée que ça reste un morceau de pain. Non ?
- Speaker #1
Bah maintenant j'ai un autre rapport avec les agrumes, c'est un peu bizarre.
- Speaker #0
Ça me baigne. Enfin,
- Speaker #1
c'est très bizarre ce que tu veux dire. En gros ça me met mal à l'aise maintenant quand je vois une agrume tu vois.
- Speaker #0
Donc, verdict, on valide ou on valide pas ?
- Speaker #1
Non, on valide pas.
- Speaker #0
Moi je valide pas du tout.
- Speaker #1
Je pense qu'on a un peu trop scrollé cette semaine, je pense qu'il est... Tant qu'on lâche un peu nos téléphones et qu'on se prenne une bonne dose,
- Speaker #0
c'est parti ! Dis la vérité, c'est épouvantable, c'est épouvantable ! Tu nous donnes une première dose ?
- Speaker #1
Ouais, alors là on va repartir sur un sujet un peu plus sérieux avec un livre qui m'a bouleversée, vraiment. Et je pense que c'est un livre qui est d'utilité publique, qui devrait être lu par beaucoup. C'est un livre qui s'appelle Dans la jungle de Adeline Dieudonné. Je suis tombée dessus un peu par hasard, il est sorti il n'y a pas très longtemps. Et en fait c'est un livre qui parle des violences psychologiques. et de l'emprise, qui est un vaste sujet. Et en fait, ce que j'ai beaucoup aimé dans ce livre, c'est qu'il est très réaliste. Vraiment, je pense que ça explique très très bien ces mécanismes qui se mettent en place petit à petit de la violence psychologique. Et qu'est-ce que la violence psychologique ? Moi, c'est un livre qui m'a bouleversée, qui m'a fait pleurer, qui... Ouais, vraiment. Et en fait, pour faire le pitch rapidement, ça se passe en Belgique, dans une famille assez aisée. Donc ça prouve aussi que c'est des violences qui touchent toutes les couches de la société, que personne n'est épargné par ça. Le livre, il démarre par la fin, parce qu'en fait, le père de famille va tuer sa femme et ses deux enfants. Et en fait, on part de ce point-là et on va dérouler toute l'histoire jusqu'à cette scène finale.
- Speaker #0
Histoire vraie ou pas ?
- Speaker #1
Non, ce n'est pas une histoire vraie, mais en fait, c'est une histoire qui est banale, qui est très banale. Et en fait, on va rentrer à l'intérieur de cette histoire très banale pour comprendre comment ça peut se mettre en place. Et c'est ça qui est très intéressant. Et je pense que pour des gens qui ont vécu ça ou qui vivent ça à ce moment-là, ou même des gens qui ont des proches qui vivent ça, ça peut être très intéressant parce que c'est vraiment se rendre compte de ce qui se passe. Voilà, c'est ça. Tu vois, c'est très réaliste. Donc, j'ai trouvé ça très intéressant. Et c'est pour ça que je pense que c'est d'utilité publique. Ok,
- Speaker #0
il t'a marqué. Ouais, il m'a marqué. Je le recommande. Je le recommande à prendre du recul et à avoir des conseils. Ok.
- Speaker #1
Voilà. et au retour c'est bien écrit et je pense que c'est une bonne lecture ok trop bien,
- Speaker #0
merci pour la reco et toi,
- Speaker #1
c'est quoi ta dose ? c'est quoi ta dose de cette semaine ?
- Speaker #0
alors moi c'est un podcast qui est hors série documentaire qui a été publié sur Louis Média dans la rubrique émotions et qui s'appelle des mecs solides je tiens quand même à citer les noms des deux journalistes qui l'ont réalisé c'est Basile Rose et Bruno Luce et en fait ça traite de la masculinité donc on en entend beaucoup parler les mascus, mais là ce qui est hyper intéressant C'est qu'on voit comment les jeunes hommes fragilisés, donc qui ont la vingtaine, tombent dans cette masculinité toxique. Alors que nous, tu sais, on prend maintenant l'effet sur « il y a un mascu qui est passé à l'action, pourquoi etc. » Là, c'est hyper intéressant parce qu'il donne vraiment la parole à des jeunes. Et ça commence avec Jules, 20 ans, qui a raté sa deuxième année de fac, qui ne dit pas qu'il souffre, qui ne parle pas de ses problèmes et qui va se réfugier à la salle de sport.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et c'est un... assez intéressant d'avoir, il n'y a pas que Jules mais il y a plein d'autres jeunes hommes qui parlent de ça parce qu'en fait la masculinité c'est vraiment montrer aux hommes pourquoi il faut prendre le dessus sur les femmes, pourquoi l'indépendance financière elle va te sauver. Et d'avoir ces témoignages de ces jeunes hommes, ça nous permet à nous mais aussi peut-être à eux de comprendre comment on bascule, totalement comment on bascule dans ces vices là. Et ça permet aussi de comprendre pourquoi la salle de sport c'est le refuge des hommes. On leur a appris à ne pas pleurer, du coup là-bas c'est le seul endroit où ils peuvent, c'est un exutoire en fait pour eux physiques. Ensuite, ce qui est intéressant aussi, j'adore ce sujet-là, c'est qu'ils vont se forger une sorte d'armure physique pour pouvoir gérer ce monde dans lequel on les balance. Parce qu'en fait, on parle beaucoup des femmes, mais je trouve que c'est dur aussi d'être un homme et de gérer toutes les émotions qu'on te demande de refouler. Oui,
- Speaker #1
parce qu'on ne les a pas équipées pour.
- Speaker #0
Exactement. Et je m'étais notée un troisième bullet point que je trouve assez intéressant. En fait, il y a une souffrance invisible de la part des hommes dans la société. Et la salle de sport rend... ces souffrances visibles.
- Speaker #1
Et ils se retrouvent entre eux.
- Speaker #0
Ils se retrouvent entre eux, tu peux hurler quand tu soulèves de la fonte, tu peux montrer tes nervures de corps, et en fait c'est un peu Hulk, quoi, tu vois. T'as le droit d'aller mal, t'as le droit de pousser de la fonte. Donc je vous recommande ce podcast, il y a quelques épisodes, qui est hyper intéressant, où on donne la parole à des jeunes hommes, et ça permet de comprendre tous ces mécanismes-là, et franchement, bravo. En fait,
- Speaker #1
ça peut être intéressant de faire écouter ça à son ado, si on en a un, ou... Totalement,
- Speaker #0
et en fait, ils ont une sorte de... fragilité et de faille, ces jeunes qui prennent la parole, qui nous touchent, nous, en tant que journalistes, pour comprendre un peu tous ces mauvais rouages. Et ça m'a beaucoup touchée et j'ai trouvé ça super.
- Speaker #1
Eh bien, écoute, j'ai réécouté de ce pas.
- Speaker #0
C'est déjà la fin de cette émission. J'espère que Marocco t'a plu.
- Speaker #1
Ouais. C'est passé hyper vite.
- Speaker #0
C'est passé trop vite. Mais tu sais, il faut qu'on se canalise parce que moi, je pourrais parler trop longtemps. Donc, vas-y. C'est la fin.
- Speaker #1
C'est bien que ça soit timé. En tout cas, on espère que cette émission vous a plu. On attend vos commentaires et vos remarques. Et surtout, n'hésitez pas à vous envoyer nos témoignages pour sans gêne. On les attend et on les décryptera avec plaisir. À très vite ! C'est...