- Speaker #0
Est-ce que les femmes ont moins de libido que les hommes ?
- Speaker #1
On peut penser qu'on a moins de libido, mais en fait ça vient pas de nous, ce sont des éléments extérieurs.
- Speaker #0
Est-ce que déjà on nous propose une sexualité qui nous fait toujours envie ?
- Speaker #1
Les femmes ont 25 à 30% plus de libido que les hommes.
- Speaker #0
Ils se rendent compte que les préliminaires c'est quand même important pour la femme, il n'y a pas que la pénétration dans la vie.
- Speaker #1
Dans un couple, l'écart du désir ne tue pas l'amour, mais c'est plutôt le sentiment de rejet.
- Speaker #0
Sur le long terme, dans un couple, c'est un vrai enjeu. À 34 ans, tu n'es pas périmée. Ce qui est cool aujourd'hui, c'est qu'on a une solution. qui est amené en France, qui est la congélation de l'eau aussi.
- Speaker #1
Moi je pourrais jamais faire ça.
- Speaker #0
Le shreking, d'où ça vient ? Ça vient de Shrek. C'est une tendance qui consiste à choisir un partenaire qui est moins bien physiquement.
- Speaker #1
Pour pas dire moche.
- Speaker #0
On fait pas exprès de sortir avec un moche, juste pour se rassurer en fait,
- Speaker #1
ça c'est non. Que prennent en photo leurs mecs, elles posent sur Insta et elles mettent hashtag shreking. C'est parti pour D-MENI ! Salut à toutes et tous, bienvenue dans D-MENI. Ici, on parle de tout, mais surtout de ce qui gêne. Et aujourd'hui, au programme, on est servis puisque...
- Speaker #0
On a un sans gêne sur un sujet où on parle de grandes décisions et un dissection pour quelque chose d'assez tabou et encore trop stéréotypé.
- Speaker #1
Et dans Aski, une traîne qui m'a mis, je dois vous le dire, très mal à l'aise et on finira avec nos 12 cultures de la semaine.
- Speaker #0
On commence avec vos questions sans gêne et on envoie le premier vocal.
- Speaker #2
Vous êtes libre, c'est pour une urgence. Salut la team, petit vocal car je me pose pas mal de questions en ce moment par rapport au sujet de la congélation des ovocytes. Alors j'ai 34 ans, je viens de me séparer de mon compagnon avec qui j'étais depuis 8 ans. Et j'ai peur de louper la fenêtre pour devenir maman. Après le processus de la congélation, ça me semble particulièrement compliqué et contraignant et je me dis qu'il me reste quand même un peu de temps. Donc en gros je suis un peu perdue, je sais pas trop quoi faire. Si vous avez un petit conseil, je suis preneuse. Merci !
- Speaker #0
Bon, déjà, on va commencer par quelque chose. À 34 ans, tu n'es pas... périmé. Je tiens à le dire, tu es juste célibataire et ce n'est pas une pathologie.
- Speaker #1
Mais je peux comprendre que ce soit vertigineux parce que si c'était 8 ans de relation, t'as 34 ans, tu te dis, ok, maintenant si j'ai un enfant, faut que je rencontre un gars, que je me ressente proche de lui, qu'ensuite j'engendre un gosse. Moi, je peux comprendre que ce soit un peu terrifiant et surtout pour avoir des potes qui ont fait le parcours de congélation, c'est vertigineux.
- Speaker #0
Non, mais bien sûr, je suis complètement d'accord. C'est vrai qu'en vrai, on demande beaucoup aux femmes sur une... très courte période de temps, tu vois, genre fin de vingtaine, début de trentaine, il faut que tu finisses tes études, que tu t'installes dans ta vie, que tu performes dans ta carrière, que tu trouves un mec et que tu fasses un enfant. Tout ça sur, on va dire, sur dix ans, tu vois, entre tes vingt-cinq et trente-cinq. Et quand ton plan, il va pas comme tu l'as voulu, parce que là, une séparation ou un truc, là, tu te retrouves un peu sur le carreau, parce qu'il y a quand même quelque chose qui est indéniable, c'est la fertilité, elle dure pas la vie, malheureusement, donc ça nous laisse. En effet, tu vois, ce truc où tu peux paniquer si tu veux vraiment des enfants. Et je peux comprendre un peu cette petite panique que tu peux avoir et que je pense qu'on est de plus en plus à avoir. Mais ce qui est cool aujourd'hui, c'est qu'on a une solution qui est amenée en France qui est, comme on le dit, la congélation d'eau au site. Et je me répète, parce que je le dis à chaque fois dans chaque émission, le savoir, c'est le pouvoir. C'est quoi ce rire diabolique ? Le savoir, c'est le pouvoir. Et que donc, en effet, se renseigner dès à présent sur cette histoire de congélation d'embocytes si on en ressent le besoin, c'est trop cool. Sachant qu'en plus, en France, entre 29 et 36 ans, c'est remboursé par la sécu. Donc autant en profiter, j'ai envie de dire. Mais en effet, c'est quelque chose qui n'est pas anodin.
- Speaker #1
Oui. Et tu vois, moi qui ne me sens pas du tout concernée par le fait que j'ai 32 ans, il faut que j'aille vite, il faut que je trouve un mari, il faut que j'ai des enfants, à force qu'on te le répète, il y a certains moments où tu peux quand même être un peu angoissée surtout quand autour de toi tu n'as que des amis mariés en voie de se marier avec déjà des enfants voire chat et chien par contre pour moi la congélation d'ovocytes c'est une révolution féminine ça veut dire qu'à partir de maintenant on peut gérer la façon dont on va pouvoir mettre un enfant au monde après ça ne fonctionne pas forcément mais est-ce que tu imagines le pouvoir qu'on a sur notre corps de dire on s'enlève Merci. toute charge mentale et on peut l'avoir plus tard.
- Speaker #0
C'est clair, et ça te libère, oui, ça te libère de cette proche biologique. Oui, c'est immense ! Qui est une pression sans nom. Je le vois, j'ai des amis, moi personnellement, j'ai un enfant, donc... Oui ? J'ai un enfant, parce que je pourrais tout à fait... Moi, je m'étais posé la question à un moment de savoir si j'allais le faire ou pas, parce que j'ai 36 ans, que j'ai un enfant, et que je suis séparée, et que je me suis dit, est-ce que je veux un deuxième ou pas ? En vrai, j'en sais rien, tu vois. Mais la question s'est posée à un moment dans ma tête. J'ai pris la décision, finalement, de ne pas le faire. Là, je vais rentrer sur mes 37 ans. Donc, de toute façon, j'ai plus de remboursement. Après, t'as d'autres solutions. Tu peux aller en Espagne, etc. D'ailleurs, je me demande si en France, tu peux le faire. Mais dans ce cas-là, est-ce que c'est payant ou pas ? Je sais pas. Ou est-ce que t'as pas le droit de le faire ? Je vais affirer. Bref. Mais en tout cas, je comprends tout à fait pour toutes mes copines qui sont célibataires, qui ont dans les 34 ans et qui se disent « Merde, j'ai pas envie du tout de me précipiter et de faire ça avec n'importe qui » . ou de faire ça toute seule aussi parce que tu peux te dire je pourrais faire un bébé toute seule, j'en connais aussi qui le font de plus en plus cette congélation d'homocyte ça t'enlève une pression et voilà après encore une fois je trouve que ça nous met bon celle-là c'est pas vraiment la faute de personne mais c'est une charge mentale en plus aussi, ça t'enlève une charge mentale mais ça te rajoute aussi une charge mentale qui est que c'est tout le parcours qui est de la congélation d'homocyte qui est quand même assez compliqué de fait Oui. déjà parce que les délais pour avoir rendez-vous dans un centre sont en moyenne de 13 mois. Donc en fait, c'est vrai que plus tu t'y prends tôt... Que tu le fasses ou pas d'ailleurs, le mieux c'est. Oui, parce qu'à un moment donné,
- Speaker #1
tu peux arrêter à un certain moment du parcours. Et c'est vrai qu'au-delà d'être une révolution, le parcours est terrifiant, douloureux. Tu as un spectre hormonal qui te fait complètement vriller. Émotionnellement, tu es chamboulée. Donc ça reste quand même difficile.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Après, j'ai l'impression aussi que chacun le vit un peu différemment. Moi, dans mes copines, il y en a qui le vivent très bien aussi, qui sont bien pris en charge. qui vivent bien le processus. Alors oui, c'est chiant, parce qu'hormonalement parlant, pendant un certain temps, c'est quand même... Ah bah, t'es défasée. T'es impactée, etc. Mais c'est pas forcément non plus... C'est pas obligé que ça soit forcément le parcours du combattant, un truc assez horrible. Mais ça reste quand même un peu contraignant. C'est hyper contraignant, et c'est comme une intervention chirurgicale. C'est relou, c'est tout un parcours médical, c'est des rendez-vous avec ta gynéco, avec le centre, avec...
- Speaker #1
Et puis tu sais pas ce que tu peux apprendre.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Est-ce que tu vois, tu n'as pas assez d'ovocytes ? Tu peux être quand même un peu déçue, voire ça peut être de la difficulté. Mais petit conseil, j'avais parlé à un couple de filles qui, elles, voulaient congeler leurs ovocytes et qui m'expliquaient qu'elles avaient contacté un centre qui venait d'ouvrir en région. Et en fait, quand tu traces un peu les centres qui viennent d'ouvrir, potentiellement, tu as une place plus rapide. Et elles, en une semaine, elles avaient eu leur rendez-vous et elles avaient entamé leur parcours. Donc, il y a peut-être quelque chose à regarder là-dessus, voire à sortir de l'Île-de-France ou des grandes villes.
- Speaker #0
Là, en l'occurrence, dans ce témoignage, la personne n'a pas l'air d'être hyper pressée. Je pense que c'est juste une question qu'elle se pose aujourd'hui. Ce n'est pas une urgence médicale. Là, c'est plus qu'on est dans une urgence, on va dire, émotionnelle, où tu te poses la question « Merde, là, je me retrouve célibataire. Comment je vais faire ? » etc. Et c'est donc là, je pense, où il faut prendre tout le savoir possible, se renseigner, prendre rendez-vous avec ta gynéco, une spécialiste, etc. pour savoir quelles sont les options possibles ou pas. Et ensuite, prendre rendez-vous dans un centre, sachant que les délais sont... plutôt longs en moyenne, comme ça au moins t'es assurée et au moins t'as 13 mois finalement moins ou plus d'ailleurs, c'est une moyenne pour prendre ta décision et le faire ou pas tu vois c'est ça qui,
- Speaker #1
ça te laisse le temps et c'est pas parce que tu t'engages que t'es engagée et que ça y est il faut aller au bout du processus ça peut s'arrêter quoi mais moi je suis en full admiration des femmes j'ai des amis autour de moi et vraiment je les félicite comme si elles venaient de se marier ou qu'elles avaient réussi un diplôme de fou parce que moi je pourrais jamais faire ça ça me terrifie Ça me terrifie. Mais peut-être parce que j'ai un passé médical un peu chargé qui fait qu'entreprendre un parcours médical, aller à l'hôpital, avoir une anesthésie générale, aller sans cesse chez le médecin.
- Speaker #0
Une anesthésie générale ?
- Speaker #1
Oui. Prendre des traitements, te faire des piqûres et tout, pour moi, ce n'est même pas envisageable. Donc j'espère qu'un jour, j'en aurai un naturellement. Mais il est sûr et certain que je ne ferai jamais ce parcours, non pas parce que je trouve que c'est une mauvaise idée, mais parce qu'il me semble vraiment vertigineux.
- Speaker #0
En tout cas, oui, je comprends tout à fait. Après, ce qui est cool, c'est que en effet, moi, je vois de plus en plus d'amis qui le font et ça leur permet de souffler. Et en fait, finalement, ça te permet d'être sereine sur plein de plans, à la fois sur ta carrière, ça paraît aussi de trouver le bon partenaire pour le faire. Et si tu ne trouves pas le bon partenaire, tu as aussi d'autres options. De le faire toute seule... On est d'accord pour dire que c'est... Regarde Moziman et sa meuf. Oui,
- Speaker #1
c'est vrai.
- Speaker #0
Moziman, je le rappelle, le DJ, qui a donné son sperme à sa meilleure amie pour faire un enfant. À la base, il ne devait pas le reconnaître. Et finalement, en prenant le bébé dans les bras, il a eu une révélation. C'est un peu romancé, je pense. Mais voilà. Et finalement, voilà. Mais en fait, comme quoi, il y a plein de parentalités possibles, coparentalités possibles aujourd'hui qui s'ouvrent à nous, qu'on n'envisageait pas avant. D'autres modèles de famille. Je dis pas que Moziman c'est... Non,
- Speaker #1
je vais pas parler de Moziman, j'ai des trucs à dire dessus mais je le ferai pas.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais j'ai quand même envie de le faire mais je le ferai pas !
- Speaker #0
Non mais après Moziman c'est pas un exemple, c'était juste l'exemple de... Il y a différentes coparentalités qui existent, qui sont pas forcément celles qu'on imagine papa-maman... Ok, je soulève une question. On va encore être attaqués par tous les mascus !
- Speaker #1
Non mais je soulève une question comme ça, je la pose et on n'est pas obligés d'en débattre. Est-ce que si l'histoire avait été inversée et qu'à la place de Moziman c'était une meuf qui avait dit ça, Est-ce que ça aurait été reçu pareil ? Parce qu'on sait très bien que quand c'est un homme, c'est un peu romancé. Ah, il s'occupe de ses enfants. Ah, il fait des gâtes à ses enfants. That's kind of sexy. Est-ce que si une meuf, elle avait dit ça, genre j'ai fait avec mon meilleur pote, on n'aurait pas plutôt dit ? Bah en fait, elle l'aime. En fait, elle veut pas lui avouer. En fait, la meuf, elle l'utilise et tout. Là, avec Mozi, c'était un peu romancé. Mais bref, vas-y. Pas de plus jamais. Je voulais te partager quand même. Ce matin, en plus, j'y ai pensé.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Ouais, je t'assure que c'est vrai.
- Speaker #0
En tout cas, ce que j'aime bien dans cette histoire, c'est juste que ça montre d'autres manières d'envisager la parentalité. C'est très comme ça en ce moment. Oui, parce que c'est juste que j'en ai marre qu'on ait qu'un seul scénario possible, alors qu'il y en a plein d'autres qui existent. Je suis d'accord. Je pense que c'est de la liberté, en fait.
- Speaker #1
Pour nous. Tu ne vas pas me convaincre.
- Speaker #0
Pour tout le monde, en fait. Donc voilà, je pense que dans ce genre, en tout cas, de... Oui, oui, de schéma, de décision, de témoignage. We got you, girl. Voilà, dans ce genre de décision, en tout cas, c'est cool maintenant d'avoir cette possibilité-là. Je pense qu'aussi le regard de la société, il a pas mal changé là-dessus. Les femmes sont beaucoup moins jugées au moment où elles se disent « Ok, je vais congeler mes ovocytes. » Avant, c'était quand même quelque chose d'hyper tabou. Beaucoup de femmes le faisaient en Espagne. Le fait que maintenant, ça soit en France, que ça soit remboursé et tout, Voilà, c'est juste moi, ce côté, c'est entre tel âge et tel âge. C'est le seul truc qui me dérange encore un peu aujourd'hui. Après, c'est plus une question... Tu peux rembourser à tout le monde. Tu vois, la sécu, c'est pas non plus...
- Speaker #1
C'est pas non plus limité, tu vois.
- Speaker #0
On s'arrête sur un autre sujet encore, mais... Ce que je veux dire, c'est... C'est sûrement pour des questions biologiques, parce qu'à partir de 37 ans, ça s'effondre en termes d'hormones, etc. Mais voilà, je pense qu'on a moins cette culpabilité-là. Aussi, ça te laisse le choix. C'est fantastique. C'est une bonne chose. Après, rien ne sert de se précipiter, parce qu'en effet, c'est quelque chose qui est assez lourd. Et il faut être bien renseigné et avoir bien réfléchi à cet acte qui n'est pas un acte anodin, tout simplement. Donc voilà, mais on adore que ça existe. Et pour celles qui veulent se renseigner, aujourd'hui, il y a plein de choses. Déjà, je pense que sur le site de la Sécu, tu as plein de trucs. Ta gynéco, c'est aussi une bonne source d'informations là-dessus. Les copines qui l'ont fait aussi. Et moi, j'avais écouté un podcast hyper intéressant de l'avocate Rachel Flore Pardo. qui a fait un podcast, une série de podcasts qui s'appelle Les oeufs au frigo, où elle parle de ce sujet-là, qui est hyper intéressant, où elle a différents intervenants sur la question médicale, mais aussi philosophique. C'est très concret, ça donne une vision globale et très intéressante. Et c'est facile à écouter. Donc je pense que pour les gens qui se posent la question de sauter le pas, c'est hyper cool. Et en plus, sur les réseaux sociaux, il y en a de plus en plus de personnes qui en parlent. Je pense par exemple à ma pote Julia Layani, qui va sûrement se lancer sur ce parcours-là, qui a dit qu'elle allait documenter ça sur les réseaux sociaux. Et pour revenir sur Rachel Flore Pardo, qui est avocate et qui est aussi militante féministe et très engagée politiquement. Je sais que c'est un combat qu'elle a de manière politique. Et c'est grâce à elle aussi qu'il y a des choses qui passent aujourd'hui. Donc voilà, il faut des femmes comme elle. C'est important de le rappeler.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Elle a fait congé ses ovocytes il y a quelques années. Elle en parle dans son podcast et c'est hyper intéressant pour celles qui ont envie de sauter le pas et qui veulent se renseigner. C'est une première porte d'information.
- Speaker #1
J'adore. On pourrait parler des heures de ça.
- Speaker #0
On aime tout ce qui nous permet d'être plus libérée et sereine dans nos vies. Tu te rends compte ?
- Speaker #1
Quand je parle de ça à ma mère, elle me dit... Mais je comprends pas, c'est bien de faire ça de façon naturelle, vous imposez beaucoup de choses, donc le débat s'arrête assez vite, parce que je pense qu'elle peut pas non plus toujours comprendre, tu viens d'une autre génération, mais pour moi c'est incroyable !
- Speaker #0
Ouais, c'est d'accord,
- Speaker #1
c'est une révolution, clairement. Exceptionnelle !
- Speaker #0
Clairement, enfin moi je pense que j'ai des copines qui revivent, enfin revivent, tu vois ce que je veux dire, grâce à ça, qui sont enlevées un poids intense, tu vois, qu'elles ont, grâce à ça, et ça c'est fou.
- Speaker #2
Est-ce qu'on passerait pas ?
- Speaker #1
On l'a vécu, on peut passer au deuxième témoignage Le deuxième témoignage,
- Speaker #2
exactement
- Speaker #1
Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?
- Speaker #2
Ça fait des mois que je me lève avec une vraie boule au ventre Mon travail ne me passionne plus du tout Mais je reste uniquement pour le confort et la sécurité du salaire Le problème c'est que c'est une prison dorée Et que cette prison elle m'éteint tout doucement Elle me paralyse. Comment faire pour Ne pas se perdre complètement dans un boulot alimentaire Et par quoi on commence surtout pour se retrouver Faut-il vraiment avoir le... courage, entre guillemets, de tout plaquer du jour au lendemain pour se lancer, ou est-ce qu'il existe une voie intermédiaire pour ne pas se brûler les ailes ? Merci !
- Speaker #1
Déjà, sache que j'adore ce sujet.
- Speaker #0
Je sais.
- Speaker #1
Parce que je pense, vraiment, le premier truc que j'ai à dire, c'est, Claude Lelouch, il disait, les idées ne vont jamais chez les feignants. Et je pense que la recherche de passion, c'est pareil. Nous, on sait qu'on a la chance d'être passionné dans notre travail. Et pour moi, j'estime que c'est une chance de fou. Mais pas vraiment une chance, parce que moi, je l'ai cherché, ma passion.
- Speaker #0
Oui, je comprends.
- Speaker #1
Les gens passionnés se lèvent jamais le matin en se disant j'ai trop de chance, j'ai ma passion. C'est faux, c'est qu'on a testé un milliard de choses, qu'on s'est renseigné, qu'on a essayé de se comprendre. Et c'est une chance, mais je suis pas sûre qu'on puisse dire que c'est une chance parce que je sais pas toi, mais moi je sais que je l'ai beaucoup cherché ma passion.
- Speaker #0
Oui, après on peut la chercher, etc. Mais c'est pas qu'une question de fainéantise, je pense. Vraiment, on peut pas réduire à ça... Non,
- Speaker #1
mais tu vois ma sœur, je sais que je l'adore, bonjour, mais elle me dit souvent... Moi aussi, j'ai envie de trouver mon truc et je lui dis tout le temps, mais frérot, tu cherches pas.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, la fainéantise n'est pas négative. C'est pas ce que je dis là, c'est juste, j'incite à... chercher à se connaître, à se poser les bonnes questions et juste à tenter 20 000 trucs. Et à un moment donné, ça va tomber. Ce n'est pas négatif quand je dis finir. Oui,
- Speaker #0
bien sûr. En plus, tu as d'autres facteurs. J'ai envie de dire que ça dépend aussi du milieu social dont tu viens, de l'éducation que tu as reçue, des moyens financiers que tu as. Parce qu'il y en a qui sont plus dans l'urgence de gagner sa croûte, vraiment, littéralement. Et donc, je pense que déjà, il faut partir de ce constat-là. C'est pas toujours facile de trouver sa passion quand on ne te donne pas la possibilité aussi de la trouver. Ça,
- Speaker #1
c'est vrai.
- Speaker #0
Après, bien sûr que tu peux te sortir de ta condition. Mais bon, il y a quand même d'autres facteurs qui englobent ça et des choses à prendre en compte aussi là-dessus par rapport à trouver sa passion, etc. Après, là, c'est cette question de... Est-ce que je dois tout plaquer et vivre mon rêve ? C'est aussi un autre sujet, tu vois. dans le sens...
- Speaker #1
Mais pour moi, le plus grand risque, c'est pas de tout plaquer, c'est de rester là où on se perd. Et quand on est dans un métier et qu'on se sent pas à sa place et qu'on a la boule au ventre, il y a des questions à se poser. Pourquoi je suis là ? Pourquoi j'ai accepté ? Est-ce que ma condition et ce que je ressens émotionnellement a changé entre le moment où j'ai accepté ce job ou non ? Évidemment, on reste souvent dans des taffes parce qu'on a la sécurité financière, parce qu'on a besoin, parce qu'on a un contexte social qui nous impose d'y être. Ça, c'est évident.
- Speaker #0
Et aussi parce qu'il y a des passions qui sont pas rentables.
- Speaker #1
Complètement. Et donc là je dis,
- Speaker #0
non mais c'est vrai Si t'es passionné de construction de Lego Après voilà,
- Speaker #1
choisis ton combat aussi
- Speaker #0
Tu vois il y a des gens qui sont passionnés par leur sport Et qui sont des grands sportifs et tout Mais qui n'arrivent pas en vie parce que t'as la réalité économique De ton métier aussi Enfin de ta passion
- Speaker #1
Tout peut être envisageable Se dire, ce taf je suis obligée de le garder Parce que la réalité c'est que j'ai un loyer à payer J'ai peut-être des gens à aider, j'ai besoin de cette sécurité financière Tout à fait Maintenant pour moi la question de je dois tout plaquer, c'est un problème dit de riche. Parce que pour tout plaquer, il faut avoir quand même une sécurité financière et une possibilité où se dire, je vais retourner chez mes parents, chez des amis. C'est pas ça. L'idée pour moi, ce qui peut te sauver comme cette personne se sent un peu piégée dans son taf, elle se sent émotionnellement pas bien, c'est de se dire, ok, j'ai identifié ce que je veux faire à côté. Déjà, moi, ce que je dis toujours à mes potes qui n'aiment pas leur taf, c'est, continuez de postuler tout le temps. C'est ce qui te sort de ton quotidien au taf. Donc, postuler, postuler, c'est une façon de s'évader. Ensuite, on peut mettre en place un side project. C'est-à-dire que ça va te sortir de ton taf. J'y vais, je fais mes horaires, je fais un 9h, 17h, 18h, mais à côté, je construis un projet qui me passionne et qui me porte. Parce qu'on ne peut pas tout lâcher comme ça du jour au lendemain.
- Speaker #0
Non, bien sûr.
- Speaker #1
Et ensuite, il y a des choses très concrètes à mettre en place. J'ai envie de devenir auto-entrepreneuse à côté de mon taf. J'identifie le projet, je regarde les structures qui peuvent m'accompagner, je fais un bilan financier et je commence à petite échelle. Parce que tout lâcher du jour au lendemain...
- Speaker #0
Enfin, c'est impossible. C'est pas possible. Enfin, ça n'existe pas, en fait, tout lâcher du jour au lendemain, tout plaquer pour reconstruire sa vie. À part si t'as, encore une fois, des circonstances de vie qui fait que tu es obligé de tout lâcher du jour au lendemain et de recommencer de zéro. Mais en effet, raisonnablement, tu peux pas te dire, vas-y, là, j'en ai marre de mon taf, je plaque tout et voilà. Après, ça dépend. Est-ce que, tu vois, ça dépend de ce qui fait que t'en as marre de ton taf. Est-ce que t'en as marre de ton taf parce que tu te fais chier ou parce qu'il y a un mauvais environnement de travail ? où il y a différents facteurs aussi qui font que c'est plus ou moins urgent. En effet, si tu n'es pas à l'aise dans ton environnement de travail pour différentes raisons, parce que ton boss te harcèle, parce que tu ne crois plus au projet, etc., là, en effet, il y a peut-être une urgence à trouver autre chose, quitte à ce que ce soit un job alimentaire pour un certain temps, histoire de faire une transition. Si c'est parce que là, tu t'ennuies un peu, tu aimerais trouver autre chose, là, c'est peut-être le temps de réactiver ton réseau et d'aller chercher autre chose. Mais il y a différentes urgences. Je pense qu'à partir du moment où de toute façon, ta santé mentale, elle est mise en péril. Voilà, c'est là où il faut se bouger un peu, parce que tu ne peux pas subir, en fait. Ce n'est pas possible. Moi,
- Speaker #1
je pense qu'il faut toujours se choisir, toujours se dire que le taf ne nous définit pas, qu'il faut toujours trouver une certaine liberté, ne pas s'oublier et surtout ne jamais se laisser guider par un CDI qui nous épuise. Très vite, tu peux... En fait, le travail, ça peut vraiment te provoquer de véritables problèmes.
- Speaker #0
Oui, mais après, tu vois, nous, je pense qu'on envisage la chose aussi parce qu'on a des métiers passions. Après, il y en a qui prennent leur job comme un taf alimentaire.
- Speaker #1
Oui, mais là, je suis d'accord avec toi.
- Speaker #0
Mais tu vois, et qui se contentent de ce qu'ils ont. Et après, ils ont leur passion à côté. Ils font d'autres choses, etc. Et c'est OK. C'est juste que je pense qu'aujourd'hui, pas nous, mais les générations en dessous de nous, elles n'envisagent pas du tout le travail comme on l'a envisagé nous. C'est vraiment quelque chose d'hyper important dans nos vies. Il y en a beaucoup aussi qui voient ça comme un moyen de gagner de l'argent et de vivre leur passion à côté, pouvoir voyager. Donc finalement, ce n'est pas exactement les mêmes critères que nous. Ce n'est pas pour pouvoir s'épanouir dans sa passion. C'est plus gagner de l'argent et avoir un travail flexible en termes de pouvoir travailler d'où on veut. Et ça, c'est aussi... Parce que nous, notre génération des milléniaux, je pense qu'on nous a vendu le taf comme quelque chose de... C'est vraiment très important d'avoir une carrière, de l'ambition. Ça nous a peut-être un peu épuisés aussi. Donc, rechercher ça comme... Il faut trouver le taf qui nous correspond à 100%. Alors qu'en fait... Si tu l'envisages d'une toute autre manière... Oui,
- Speaker #1
mais ça te prend quand même énormément de temps, ton travail. Mais regarde, aujourd'hui,
- Speaker #0
tu as de plus en plus de freelance. Je passe chez les jeunes, ils veulent plus... Oui,
- Speaker #1
mais entre ce que tu veux et ce que... Parce que là, dans le témoignage, elle dit ça m'éteint doucement. Ah oui, non, mais ça, je suis d'accord. Et du coup, ne te laisse jamais driver par ton taf, essaie toujours de développer des projets à côté, cherche-toi, vois où est-ce que ça peut te mener ton propre projet. Mais attention, je suis d'accord qu'en fonction de là où tu viens et des possibilités que tu as... Mais je pense quand même qu'après, ça dépend. Si t'as envie de construire des chaises et que t'as pas les moyens, c'est compliqué. Mais avec les réseaux sociaux, aujourd'hui, tu peux faire tellement de choses, ça peut tellement t'aider. Tout dépend du domaine. Et en plus, on est une génération où, marketing-ment parlant, dans les entreprises, on nous vend le bien-être et le sens au travail. Et ça, ça ajoute une pression de fou. Et souvent, t'entends les gens « Moi, je trouve vachement de sens dans mon taf et c'est ce qui me porte. » Parce que tous les... Tous les dirigeants, maintenant, essaient de trouver un sens que ça peut avoir. Donc, en fait, tu peux vendre des fourchettes, on va te trouver le sens. En fait, tu vends des fourchettes à des gens et grâce à toi, ils ont une qualité de vie incroyable, ils prennent un vrai plaisir à manger.
- Speaker #0
C'est à quoi ? Non,
- Speaker #1
mais dans ce cas-là, on trouve du sens de partout. Et qu'est-ce qu'on fait ? On s'arrête jamais.
- Speaker #0
Non, mais quand tu vois aujourd'hui tous les trentenaires et plus qui, d'un seul coup, se reconvertissent parce qu'ils sont plus heureux dans leur travail, le nombre de consultants, d'avocats, d'architectes, de je sais pas quoi, qui, d'un seul coup, vont devenir... One man show, agriculteur, prof de yoga. Moi, autour de moi, j'en aimais tellement. Encore une fois, problème de riche.
- Speaker #1
Effet Covid aussi, qui nous a fait comprendre qu'on voulait plus donner pour nos tas.
- Speaker #0
Je pense qu'en effet, aujourd'hui, on est peut-être un peu plus prêts à prendre le risque.
- Speaker #1
Ouais, ouais.
- Speaker #0
De ne plus être malheureux dans son travail et donc de prendre le risque de tenter autre chose.
- Speaker #1
D'après une dernière étude Ipsos, t'as deux collaborateurs sur trois qui sont pas épanouis au travail. Deux collabs sur trois ?
- Speaker #0
C'est beaucoup. Et en plus, je pense que l'épanouissement des salariés est hyper important pour que la boîte tourne bien.
- Speaker #1
Tu sais avec les happiness officers ?
- Speaker #0
Ouais, bullshit.
- Speaker #1
C'est sûr qu'un gars il est recruté et genre dans les offres d'emploi, il y a écrit votre objectif c'est de rendre heureux les gens alors que la personne... C'est vrai, bullshit officer. Moi je les ai vus.
- Speaker #0
Le gars il remet du papier dans l'imprimante et il t'amène la corbeille de fruits.
- Speaker #1
Non et puis moi je leur ai parlé. Ouais, genre je fais une rieuse avec tous les happiness officers de France. Non mais ils te disent, en fait les gens sont pas respectueux, ils sont jamais contents, ils aiment jamais le café, ils aiment jamais les marques, on doit gérer les problèmes logistiques. Enfin c'est un vrai taf difficile quoi.
- Speaker #0
En fait c'est le RH version open space quoi, tu vois.
- Speaker #1
Donc moi je vous donne deux recos qui m'ont vraiment aidé en réalité. Déjà tu connais le site masterclass.com ? Bien sûr, moi j'étais early adopteur. Ouais, bah franchement je trouve ça génial. Là j'ai revérifié les premiers mois, c'est 10 euros par mois. Et en fait c'est des masterclass sur plein de domaines différents.
- Speaker #0
C'est le Netflix des masterclass.
- Speaker #1
qu'est-ce que c'est bien résumé donc t'as de la déco sur le journalisme, sur la politique sur la finance et en fait c'est des personnalités, des grands noms qui viennent donner des conseils et je trouve que c'est hyper bien fait c'est inspirant, c'est beau et surtout t'as les pontes dans chaque domaine et je trouve que t'as vraiment des conseils concrets à appliquer.
- Speaker #0
Maintenant t'as les sous-titres en français ?
- Speaker #1
parce que moi à l'époque c'était tout en anglais non mais moi j'avais regardé ça il y a déjà 3 ans c'était en anglais, en français Ok. Voilà, il y a ça. Et récemment, tu vas m'aider à prononcer, parce que tu sais le nouveau podcast Sphère 5 avec Ophélie Meunier et...
- Speaker #0
Carole Juge-Liouline.
- Speaker #1
Et elles ont fait un épisode avec Julia De Funès sur le travail, le bonheur au travail. Parce qu'elle a sorti un livre là-dessus. Le podcast est hyper intéressant. Le livre, je ne l'ai pas lu, pour être très honnête, mais elle donne des super conseils.
- Speaker #0
Julia De Funès, qui est une philosophe hyper intéressante, qui a aussi une chronique dans L'Express que j'adore lire.
- Speaker #1
et ouais à chaque fois elle a des réflexions qui sont assez pertinentes je suis pas toujours d'accord avec ce qu'elle dit mais c'est vrai que c'est intéressant bah là sur le travail c'est un peu ce qu'on s'est dit et je trouve que c'est vraiment passionnant le fait qu'on puisse marketer le travail le bonheur au travail et que c'est pas toujours les bonnes guidelines à suivre j'ai trouvé ça super donc je vous le recommande ouais et surtout le fait qu'aujourd'hui la place du travail dans nos vies n'est peut-être plus la même qu'à une certaine époque donc
- Speaker #0
en fait je pense que ça permet de déculpabiliser aussi sur le fait de j'ai pas trouvé ma passion
- Speaker #1
Oui parce que c'est vrai que ça c'est des gens j'entends beaucoup de témoignages de je sais pas trop ce que je veux faire je suis perdue dans ma vie puis à côté tu vois les gens qui sont à 200% qui sont en train de monter un milliard de boîtes à côté.
- Speaker #0
T'es pas obligée de trouver ta passion dans le taf ? C'est mieux hein ?
- Speaker #1
Non t'es pas obligée genre fais ton 9 5. Qu'on se le dise. Mais qu'on se le dise qu'on le pense et qu'on l'applique en fait. Parce que c'est dur quand t'es pas passionnée que tu subisses ton taf comme ça.
- Speaker #0
Après tu peux faire ton taf sans être méga passionnée mais tu trouves ça intéressant tu vois. C'est pas obligé que ce soit ta passion.
- Speaker #1
Non et puis faut se dire que c'est pas toujours enfin c'est un peu comme un couple, quoi. Je veux dire, le taf, c'est pas toujours linéaire. Il y a beaucoup de piques.
- Speaker #0
Tu peux aussi aimer ton taf parce que t'aimes bien ton équipe, parce que tu trouves ça intéressant ou utile, mais que c'est pas ta passion.
- Speaker #1
J'ai l'impression qu'on milite. En fait, arrêtez de penser que ça doit être votre passion.
- Speaker #0
Louisa, je te l'ai dit, là. Non, parce que nous, c'est facile de dire ça parce qu'en effet, c'est des métiers qui sont de fait des métiers passion.
- Speaker #1
Oui, oui, ça veut pas dire qu'ils sont faciles.
- Speaker #0
Je pense que tout le monde n'a pas une passion parce que sinon, il y a plein de métiers que personne ne voudrait faire.
- Speaker #1
T'imagines si on avait un micro dans la main toute notre vie ? Genre de la boulange au bar.
- Speaker #0
Je fatiguerais les gens, je pense. Très fatiguée.
- Speaker #1
Moi, ça me ferait kiffer. Je serais plus à l'aise dans ma vie avec un mic. Tu imagines ?
- Speaker #0
Oui, je pense.
- Speaker #1
Je ne vais pas faire une imitation, ça suffit.
- Speaker #0
Si tu es chez le kiné avec ton mic, des trucs comme ça, ça serait trop bien.
- Speaker #1
J'adorerais.
- Speaker #0
Louisa, fini les conneries. Je pense que c'est l'heure de notre petite recherche de minuit. Place à 10 sections. Louisa, cette semaine j'ai posé une question à chaque GPT qui était est-ce que les femmes ont moins de libido que les hommes ?
- Speaker #1
Question qui me fout en l'air, je te le dis d'abord. Exactement.
- Speaker #0
Cata, cata, cata.
- Speaker #1
Cette réponse est fausse. Cette réponse est fausse. Alors,
- Speaker #0
ChatGPT m'a dit, c'est faux.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
C'est faux, les femmes ont autant de libido que les hommes. Après, est-ce qu'on arrive à maintenir cette libido plus facilement que les hommes ? On pourrait, mais je pense qu'il y a plein de facteurs qui font qu'en effet, peut-être que parfois, on a notre libido qui peut flancher, comme les hommes d'ailleurs. De toute façon, voilà. Ce n'est pas qu'on a moins envie de sexe, c'est que, est-ce que déjà, on nous propose une sexualité qui nous fait toujours envie ?
- Speaker #1
J'aime beaucoup cette question. Mais je voudrais quand même dire que la libido, la définition, c'est la recherche instinctive du plaisir.
- Speaker #0
Et on a tous envie de plaisir.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
C'est pas genre un besoin. Non,
- Speaker #1
mais en fait, juste philosophiquement, excusez-moi, je fais une parenthèse, les besoins, c'est manger, boire, dormir.
- Speaker #0
Donc on va remettre les mots. Les couilles bleues n'existent pas. J'ai demandé à HGPT aussi.
- Speaker #1
D'après les études, les femmes ont 25 à 30% plus de libido que les hommes. Par contre, maintenant, on peut dire que les hommes ont des pulsions parce qu'ils n'arrivent pas à se calmer, quand nous, on va être plus dans du désir sexuel.
- Speaker #0
Parce qu'ils ont de la testostérone.
- Speaker #1
Ils ont 5 à 7 fois plus de... testostérone que nous. Rappelons quand même que les femmes produisent aussi de la testostérone. La différence avec les hommes, c'est qu'on réagit différemment. Pourquoi ? Par des facteurs externes qu'on maîtrise ? Non. Exemple ?
- Speaker #0
Les hormones.
- Speaker #1
Les hormones, la ménopause, le postpartum, le fait d'être enceinte. Finalement, notre corps est tellement décalé et en plus, on n'est pas en maîtrise de ça, qu'à un moment donné, oui, on peut penser qu'on a moins de libido, mais en fait, ça ne vient pas de nous. Ce sont des éléments extérieurs.
- Speaker #0
Tu as l'élément hormonal qui est un élément extérieur. En fait, tu as pas mal d'éléments extérieurs. Je pense qu'on reprenne bien. Parce qu'il y a déjà ce côté, nous on fonctionne par cycle. Et donc il y a des moments où, avant les règles, t'as pas trop envie qu'on touche.
- Speaker #1
Oui mais précisons que c'est pas nous qui avons moins envie,
- Speaker #0
c'est notre corps qui nous empêche d'accéder à ce désir. Oui exactement, et encore tu peux en avoir. C'est sûr qu'il y a des moments où on a des pics, où vraiment là il faut qu'on kenne. Moment de convulation. bien sûr voilà c'est un peu Donc c'est sûr qu'il y a déjà ce cycle-là qu'on doit respecter aussi. Et pourtant, on peut avoir du désir tout le temps. Je pense qu'il y a aussi un autre facteur, c'est que la sexualité masculine est très auto-centrée sur leur propre plaisir. Et que donc nous, on n'a pas toujours la matière pour qu'on nous fasse du bien. Et donc à partir du moment où ta sexualité est un peu moyenne en tant que femme, T'as peut-être moins envie aussi.
- Speaker #1
Pourquoi plus autocentré ? Parce que les hommes ne vont pas s'intéresser déjà au système de la femme, ils vont pas s'intéresser aux pratiques. Encore une fois,
- Speaker #0
on fait pas de généralité. Non, mais... Mais c'est plus une question d'éducation qu'on a eue. Encore une fois, les femmes sont souvent dans le care. Faire passer le besoin des autres avant... Oui, mais on a été quand même... Encore une fois, notre génération a été éduquée comme ça. C'est vrai qu'au début, tu réfléchis pas. pas trop à ton plaisir, tu réfléchis surtout à celui de l'homme. Je sais pas, t'étais pas comme ça au début de ta sexualité ? Bah évidemment, on vous apprend ça.
- Speaker #1
Je suis d'accord. Ça veut pas dire que les hommes ne peuvent pas s'intéresser... Mais après,
- Speaker #0
pareil, les hommes, au fur et à mesure où ils grandissent avec la maturité et les expériences, ils se rendent compte que c'est quand même important aussi de faire plaisir à sa femme.
- Speaker #1
Ah bah oui, je suis d'accord. Mais c'est ce qui crée le décalage, déjà. Deux choses. Les filles, si vous voulez connaître votre moment d'ovulation et vous connaître, il y a plein d'applications pour ça. On va pas les citer, mais vous tapez et vous verrez exactement pour apprendre à vous connaître. En effet, il y a un côté plus égoïste au niveau des hommes parce qu'ils ne s'intéressent pas à la cartographie du plaisir féminin. Mais je trouve que ça grandit quand même un peu, comme cette espèce de stéréotype du point G qui n'existe pas. On arrive maintenant plus à placer le clitoris. Enfin, tu vois, voilà. Donc ça, là-dessus, ça avance.
- Speaker #0
Non, et sous, je pense qu'ils deviennent un peu plus performants. Enfin, ils se rendent compte que les préliminaires, c'est quand même important pour la femme. Il n'y a pas que la pénétration dans la vie.
- Speaker #1
Oui, mais je pense que dans un couple, l'écart du désir ne tue pas l'amour. mais c'est plutôt le sentiment de rejet. C'est ça qui peut... Parce qu'en fait, si on part du principe qu'entre un homme et une femme, l'homme a plus de libido, parce que c'est un peu le stéréotype qui est placé. Il a peut-être plus de besoins et de désirs. Mais quand la fille en face ne veut pas parce qu'elle subit des différences hormonales, etc., et donc elle propose un refus, ça, ça crée véritablement de l'écart dans un couple.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. C'est là où c'est... Et d'ailleurs, l'inverse peut aussi arriver. Ça peut arriver que... une femme ait beaucoup de désirs et que l'homme en ait moins. Ce décalage existe dans les deux sens. Et en plus, ce décalage, il peut vraiment fluctuer selon des périodes de vie. Comme encore une fois, quand c'est pas un besoin vital, il suffit que tu sois stressée, préoccupée, fatiguée, t'as moins envie. C'est comme ça, tu vois. Je pense que ce qui est important, c'est communiquer dans ces cas-là. Pour pas qu'il y ait ce cercle vicieux de désir, rejet. Roger, moins de désir,
- Speaker #1
moins de désir après c'est un cercle comme ça mais je pense que pour les mecs ça doit être dur donc évidemment je parle pas à leur place parce que je ne suis pas un homme mais je pense que ça doit être dur parce qu'on pense tout le temps qu'eux ont tellement tout le temps envie qu'à certains moments ils doivent pas avoir envie et qu'ils osent pas dire non et je pense que pour eux aussi c'est pas toujours évident tu vois on déteste pas les hommes c'est pas évident parce que ça remet un peu en cause leur masculinité exactement et donc je voulais te partager cette citation de Émilie Nagovskit qui est une chercheuse en... en santé sexuelle et qui dit vraiment ce que tu disais au préalable avec le côté caire. Et elle dit dans son ouvrage scientifique intitulé « Come as you are » , elle dit la chose suivante. « La baisse du désir sexuel a tendance à être plus fréquente chez les femmes car nous sommes sociabilisés selon des normes liées au genre qui nous incitent notamment à faire passer les besoins des autres avant les nôtres et à négliger nos propres besoins. Cela engendre du stress et en situation de stress, le désir disparaît. Il s'agit d'une réélection biologiquement ancrée chez tous les êtres vivants. Et si vous vous sentez stressé, il n'est donc pas étonnant. Que votre désir sexuel soit faible. voire inexistant.
- Speaker #0
De toute façon,
- Speaker #1
le désir, il vient du cerveau. Donc, si à un moment donné, ça ne va pas avec ton partenaire, si tu te sens stressé, si tu as des problèmes, tu es complètement coupé et le désir ne vient pas.
- Speaker #0
Non, mais c'est exactement ce que je disais. Tu peux avoir en plus des éléments complètement extérieurs à ton couple qui fait que tu n'as pas envie, en fait. Et je trouve que ça, c'est un truc qui est dur, cette gestion du désir de l'un et de l'autre, qui n'est pas forcément toujours en phase. En effet, cette histoire de rejet. c'est toujours parce que tu sais après t'as ce stress de ok là ça fait quelques jours qu'on a pas fait l'amour cette histoire de putain il faut que je passe à la casserole comme ça je serai tranquille pour deux semaines et en fait ça c'est un truc ça peut te tuer d'un côté ou à l'autre et c'est là où je me dis c'est quoi la solution dans ces cas là alors dans le meilleur des mondes tu dis oui la communication la compréhension on est complètement d'accord c'est la meilleure des solutions Mais dans la réalité, c'est beaucoup plus difficile à gérer, je trouve. Parce que quand tu n'es pas du tout raccord à un moment, ça peut vraiment mettre ton couple en péril. Et parfois, tu te dis, putain, c'est con de se séparer pour ça, tu vois.
- Speaker #1
Et parfois,
- Speaker #0
c'est l'éléphant dans la pièce, ça, le désir.
- Speaker #1
Et je pense que parfois, quand tu te forces à passer à la casserole, le pire, c'est que tu n'oses pas le dire à ton partenaire,
- Speaker #0
femme ou homme.
- Speaker #1
Et puis le manque de désir, il peut venir autant chez l'homme que chez la femme. Et la fameuse chercheuse dont je te parlais, elle dit que... Attends, j'avais ma phrase. Que le désir sexuel, il fonctionne comme une voiture. Il y a un accélérateur et un frein. Le frein, il vient du stress, de la charge mentale, de plein de problèmes. Et même si tu as des stimuli de la part de ton partenaire ou de ton environnement, si tu es sur le frein, il n'y a rien qui va booster ton désir sexuel. Et après, elle parle de l'accélérateur, c'est-à-dire tous les stimulateurs de désir, où là, l'excitation revient. Mais elle dit que pour cultiver son désir, dans ses recherches, il faut plusieurs choses. Comprendre et alléger ce qui te bloque. Donc, identifier les causes. connaître son corps et sa sexualité, et troisièmement, connecter à ce qui nous fait plaisir et à ce qu'on ressent durant les rapports sexuels.
- Speaker #0
Je suis complètement d'accord, mais encore une fois, tu vois, tu as la théorie vs la réalité, tout ça, tu le sais. Parfois, tu sais très bien aussi ce qui te bloque, c'est pas une question de femme, c'est parfois, t'as juste pas envie. Oui, mais... Et tant que ces facteurs, ils sont là, tu as hyper mal dans ton taf, bon bah... ou tu viens d'avoir un enfant, ça fait un an même que tu as un enfant, tu n'as pas encore réussi à te réapproprier ton corps, etc. Tous ces trucs-là, je trouve que c'est tellement compliqué. Soit tu as des partenaires qui sont compréhensifs, hommes ou femmes d'ailleurs, mais tu en as un qui est « frustré » ou en tout cas c'est dur pour lui, et toi tu culpabilises à côté. C'est tout ce truc-là, cet espèce de cercle vicieux. qui est compliqué et où tu en arrives au point où tu peux en effet un éléphant dans la pièce de ce truc-là. Et donc, voilà, c'est pas toujours facile, tu vois. C'est juste, c'est plus encore cette idée qu'on se déculpabilise aussi, tu vois, de dire « Non, mais il y a toujours une solution si tu communiques, t'inquiète que tu vas y arriver. » Bien sûr que si vous vous retrouvez, vous faites une date et vous vous faites des petits papouilles, bien sûr que le désir, il va revenir. Non, en fait, ça ne marche pas. C'est pas de ouf ! Ça peut marcher, mais ça ne marche pas comme ça, en fait. C'est pas si simple que ça. C'est juste que le sexe, c'est trop bien, on est d'accord, c'est trop cool, etc. Mais sur le long terme, dans un couple, c'est un vrai enjeu, je trouve.
- Speaker #1
Je ne sais pas ce que tu en penses, mais je trouve que de façon générale, on a la flemme de s'intéresser à sa sexualité parce qu'on trouve que c'est un temps supplémentaire. Alors qu'on aurait moins de mal à s'entraîner pour une course. On aurait moins de mal à s'élever en lisant un livre et en s'intéressant à certains sujets. Et je trouve franchement qu'il y a une sorte de flemme d'apprendre à se découvrir sexuellement.
- Speaker #0
C'est pas une flemme, je pense que c'est plus un... On a encore quand même... Il y a un tabou quand même autour du sexe.
- Speaker #1
Oui, mais tu peux t'y intéresser personnellement, sans que personne te voie, t'intéresse. Oui,
- Speaker #0
tu peux t'y intéresser personnellement, mais si t'es la seule dans le couple, si t'y intéresser au bout d'un moment, c'est...
- Speaker #1
Oui, mais il faut se connaître soi pour après partager ce qu'on aime à l'autre. Oui, d'accord. Et je trouve qu'il y a franchement une... flemme, genre tu vas pas t'acheter un livre là-dessus et tout.
- Speaker #0
Je suis pas complètement d'accord avec ce que tu dis là.
- Speaker #1
Non mais je dis pas que nous on le fait pas mais je dis que de façon générale il y a un peu une flemmasse non ?
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais, peut-être. Un manque d'intérêt sur ces questions-là, je sais pas. Peut-être, d'information, mais encore une fois, le pouvoir c'est le pouvoir. Bah justement,
- Speaker #1
j'ai un super livre à te recommander mais toi tu le recommandes pas parce que tu me connais. Ah bien sûr que je connais.
- Speaker #0
Tu me reconnais pas parce que j'étais déjà hyper calée.
- Speaker #1
Ouais. On m'a offert ce livre il y a peut-être 4, 5, mais peut-être 5 ans pour mon anniversaire. Faut que j'arrête de parler en anglais. Mon anniversaire s'appelle Jouissance Club. Déjà, il est sublime ce livre, non ? Oui,
- Speaker #0
il est beau.
- Speaker #1
Attends, parce que je voudrais l'ouvrir, mais tenir mon mic en même temps.
- Speaker #0
Attends,
- Speaker #1
je le tiens dessus. Et en fait, ce qui est super dans ce livre, c'est qu'il est vraiment pédagogique. Donc vous avez plein de choses déjà sur l'anatomie et ce qu'elle appelle la cartographie des corps masculins et féminins. Vous avez plein de petites choses, on dirait que c'est mon livre, tu sais que je l'ai écrit, et donc il y a plein de petites choses, des schémas, qui permettent de te comprendre toi-même et l'autre. Et après, bon bah, elle donne plusieurs trucs, comment faire plaisir à l'autre, alors vous avez des petits schémas comme si comme ça vous pouviez tester.
- Speaker #0
J'ai l'impression de faire ton interview là ! J'ai l'impression de faire une sortie de terrain !
- Speaker #1
Non mais en tout cas, c'est hyper intéressant, déjà elle est sublime, et c'est hyper intéressant parce que ça va vous permettre d'apprendre à vous connaître, et de voir si vous pouvez, et comment faire plaisir à l'autre, et franchement Je le répète à chaque fois qu'on fait cette chronique, mais pas de tabou quand on parle de sexe, c'est juste un sujet comme un autre.
- Speaker #0
Surtout, c'est un sujet, j'ai l'impression qu'il y a une gravité autour de ça, alors que ça devrait être un sujet léger et fun. En fait, on devrait plus se marrer au pieu, je vous le dis.
- Speaker #1
Ouais, mais parce qu'encore une fois, on nous a pas vraiment... Enfin, moi, j'ai pas eu de cours d'éducation sexuelle, j'en ai un avec un balai.
- Speaker #0
C'est un truc un peu... Genre, tu sais, il y a beaucoup de pression autour, il y a... Alors qu'en fait, on devrait juste se marrer et passer un bon moment, tu vois. Et peut-être que ça foire parfois, tu t'en fous. Et même si c'est gênant, parfois, c'est pas grave. Enfin, tu vois, genre, on est tous là pour répondre.
- Speaker #1
Ouais, mais tu sais, c'est marrant parce que j'avais sorti ce livre chez moi un jour. Il y avait plein de potes, j'avais fait une soirée chez moi. Et il y en a que ça avait rendu très mal à l'aise. Mais en fait, je l'ai pas sorti en mode, les gars, on se met en tour de table. Ça va,
- Speaker #0
on n'a pas 12 ans, quoi. Non,
- Speaker #1
mais quelqu'un m'avait demandé ce que c'était ce livre. Et j'avais dit genre, oh, regarde, on va faire ça, c'est ça. Et ça avait rendu certaines personnes mal à l'aise. Plus des hommes que des femmes ? Femmes. Ah ouais, c'est marrant. Ouais. Enfin, les deux. En fait, les deux, je ne vais pas te mentir. Je l'avais rangé parce que je ne suis pas là pour mettre les gens mal à l'aise. Mais je me suis dit, il y a encore un peu de...
- Speaker #0
Bien sûr qu'il y a un tabou autour du sexe. Je veux dire, déjà, les... Mais bref, en tout cas, pour revenir sur cette histoire de libido. Donc non, c'est faux. Les femmes n'ont pas moins de libido que les hommes. Et arrêtons avec cette histoire de couilles bleues. Pardon, mais c'est quoi,
- Speaker #1
couilles bleues ?
- Speaker #0
Tu ne sais pas ce que c'est, couilles bleues ? Les couilles bleues, c'est souvent les mecs, quand ils n'ont pas de ken depuis longtemps, ils disent, putain, j'ai les couilles bleues et tout. J'ai mal aux couilles parce que j'ai pas de ken depuis longtemps. Ça n'existe pas en fait. J'ai jamais entendu ça. Ah bon ?
- Speaker #1
Jamais. Vous avez entendu dans l'audience, il n'y a toujours pas de public.
- Speaker #0
Les couilles bleues ? Mais non ! Ah ouais. Bon, il y a des mecs qui disent ça genre en mode « Ouais, j'ai pas qu'elle depuis trop longtemps, donc je suis plein. Tu vois, j'ai les couilles pleines. »
- Speaker #1
Ça oui, mais pas bleues.
- Speaker #0
Bleues parce qu'à force, elles sont bleues. Et en fait, scientifiquement parlant, ça n'existe pas. Ça n'existe pas en fait d'avoir les couilles trop pleines.
- Speaker #1
Non mais bleu parce que c'était la couleur des rois. Est-ce qu'il y a encore une exposition ?
- Speaker #0
Non mais scientifiquement, c'est pas possible parce que les spératozoïdes s'auto-détruisent s'ils sont pas expulsés.
- Speaker #1
Oui mais bon, ça doit être recherché.
- Speaker #0
Donc arrêtons les mecs qui disent « Putain, ça fait longtemps que j'ai pas le quai de là. Là, je vais exploser. » Non, tu n'exploseras pas, Marc. C'est mort. Ça n'arrivera pas. Ça s'auto-détruit à l'intérieur de toi. Donc tout va bien. Tu ne vas pas mourir.
- Speaker #1
Je regarde si à l'origine de l'expression... Ah ouais !
- Speaker #0
Ah bah merci ! Ça existe.
- Speaker #1
Bon non, l'expression « couille bleue » désigne une sensation de lourdeur, de tension et de douleur sourde au niveau des testicules.
- Speaker #0
Voilà, merci. Qui arrive quand tu n'as pas de canne depuis longtemps. Parce que ça vous dit, ça n'existe pas. Ça n'existe pas, voilà.
- Speaker #1
Ok, tu vois, c'est apparu aux Etats-Unis en 1916. Ouais. Ok, c'est marrant. C'est plutôt une image ou une légère teinte violacée, très rare, liée à la fusillade. Ouais, ça n'a rien à voir. Peut-être change tes fréquentations.
- Speaker #0
J'ai pas dit que c'était moi ! Mais en tout cas, ça arrive souvent que tu dises « Ah, j'ai les couilles pleines ! »
- Speaker #1
Non mais tu m'as appris un truc, donc merci pour ça !
- Speaker #0
Donc les cums qui vous disent ça, qui vous culpabilisent en disant « Ouais, là j'ai les couilles trop pleines ! » Ça fait mal ? Non ! Ça n'existe pas. Scientifiquement parlant, tu ne peux pas avoir mal pour ça. Va voir quelqu'un parce que c'est que tu as un problème, mais ce n'est pas parce que tu n'as pas qu'elle depuis longtemps. Tout est dans la tête.
- Speaker #1
C'est super, bah écoute ce que je te propose ! Ce que je te propose, c'est qu'après nos secrets sous la couette, on va voir ce qui affole l'Internet ce mois-ci.
- Speaker #0
Enfin, à skip.
- Speaker #1
Enfin, à skip. Voilà,
- Speaker #0
merci.
- Speaker #2
Je ne sais pas si vous avez vu, dernièrement, la nouvelle mode, c'est le Shrek King, ce qui consiste à dater volontairement un homme moche pour être sûr qu'il soit moins convoité et qu'il ne te trompe pas. Carrément, Melty en a fait une vidéo, ce qui me paraît quand même être du coup le... Le socle de l'information, quoi. C'est vrai que moi, je suis beaucoup sur le TikTok américain et je vois bien que c'est la mode du moment. Beaucoup de femmes font des traînes sur le sujet, etc. Merci, mesdames, de me régaler constamment. Je vais ajouter juste quelque chose au débat, d'accord ? Et après, bon, ben voilà, je me retire. Moi, cette personne, je l'adore. Déjà, ce que la plupart des femmes font, je veux dire, ça m'arrive quand même beaucoup plus régulièrement d'être dans la rue et de voir des femmes magnifiques avec des laiderons. C'est juste que je crois que jusqu'alors, on s'en rendait pas compte Parce que nous, les femmes, on nous a toujours dit Que c'était ok de déider des moches Que la beauté, c'était pas le plus important Qu'il fallait se concentrer sur autre chose, sur les qualités humaines Que les hommes, finalement, n'ont pas Je veux dire, des femmes à avion de chasse J'en vois tous les jours Nous sommes, je suis désolée, nous sommes des créatures Les femmes Les femmes, on est belles On est belles Mais taillées par les mains des anges La plupart du temps Vous êtes avec des hommes moches, non mais vraiment !
- Speaker #0
Déjà, attends, revenons sur un truc. Le Shrekking, d'où ça vient ? Ça vient de Shrek. C'est juste Shrek, le personnage dans Shrek. Ça vient de là, en fait. C'est donc assez imagé.
- Speaker #1
Ouais, ouais, bah ça...
- Speaker #0
Voilà, et donc, comme elle a dit tout à l'heure, c'est une tendance qui consiste à choisir un partenaire qui est moins bien physiquement.
- Speaker #1
Pour pas dire moche.
- Speaker #0
Pour pas dire tout simplement moche. Et en fait, ça, soi-disant, permettrait d'être mieux traité. Et donc, de moins souffrir, d'être moins trompée. Parce qu'en étant moche, c'est comme si la personne, comme elle est moche et que toi, t'es mieux qu'elle, elle va être redevable de toi, en fait, de sortir avec quelqu'un qui est plus beau. Reconnaissant, pas redevable, plutôt reconnaissant de sortir avec toi qui est mieux que lui. Et donc, il sera plus gentil, plus fidèle, plus investi dans ton couple. C'est un peu ça la tendance du shrieking. Et, j'ai envie de dire... C'est quoi ce délire ?
- Speaker #1
Bah moi j'ai vraiment écrit en majuscule Mais c'est quoi ce délire ? Avec 15 points d'interrogation En fait les gars je suis souvent avec vous Mais alors là je trouve franchement Que c'est déplacé, un peu grave Et qu'il y a une sorte de mépris De ce qu'on appelle une personne moche Donc en fait tu vas choisir une personne moche Parce que tu penses que tu es mieux que lui physiquement Et donc que tu as la main sur ce gars là Et que parce qu'il est moche Il va pas dater d'autres meufs à côté Qu'il va pas te tromper Et donc tu te sentirais self-confident et en sécurité ? Je suis désolée, mais là, il faut retourner voir des professionnels et en parler.
- Speaker #0
Après, je pense que ça démonte quand même pour leur défense deux choses. C'est que déjà, les femmes, pour en arriver à cette dérive-là, entre guillemets, cette tendance-là, c'est qu'elles ne se sentent pas en sécurité, finalement, dans leur relation. Non, mais c'est vrai.
- Speaker #1
Non, mais je t'écoute.
- Speaker #0
Et que donc, elles se sentent obligées d'aller sur des gens euh... soi-disant moins bien qu'elle pour ça. Pourquoi on est obligé d'aller vers cette tendance-là ? Est-ce qu'on est tellement en désillusion face à l'amour qu'on se dit « vas-y, on rabaisse nos standards » .
- Speaker #1
Bah oui.
- Speaker #0
En tout cas, c'est pas des standards. On se dit qu'on sort avec des gens qui nous plaient moins pour ça. Et c'est ça qui est assez fou. En fait, est-ce qu'on est tellement déçus par tout ça qu'on cherche juste de la sécurité émotionnelle plutôt que du désir ?
- Speaker #1
Mais en fait, c'est tellement choquant. On est en train, depuis des années, de s'élever, de se dire qu'il ne faut pas s'abandonner, se choisir, avancer. Et là, on pense qu'il va falloir revoir nos standards à la baisse pour trouver un mec qui, parce qu'il est moche, ne va pas te tromper, t'apporter de la sécurité. Mais what the hell ?
- Speaker #0
Non, mais surtout, en plus, c'est complètement faux. Excuse-moi, un mec... Surtout que moi,
- Speaker #1
un mec que je trouve moche, peut-être, toi, il va être sublime.
- Speaker #0
Ce que je veux dire, c'est qu'il ne va pas du tout être reconnaissant de sortir avec toi. Le gars, déjà, il va après se prendre, lui, pour un avion de chasse. ça se passe toujours comme ça en fait faut le savoir déjà il va se dire wow ok bah si ok c'est à dire que c'est moi l'avion de chasse et je crois que d'ailleurs l'expression être en goumin donc en chagrin d'amour c'est souvent, moi je vois souvent passer des vidéos genre je suis en goumin en plus d'un mec qui à la base me plaisait pas du tout c'est toujours l'histoire du mec qui est venu me déranger dans mon célibat alors que j'avais rien demandé mais qui me plaisait pas en plus donc c'est un peu ce shrieking tu vois donc tu dis vas-y je lui laisse une chance au bougre etc même si parce que je sais que je serai moins de chance d'être déçue. Non, mais c'est vrai, tu dis, regarde, tu sais quoi ? Je te laisse une chance, dans ta tête, tu dis ça, je lui laisse une chance, parce que je sais que lui, au moins, il va pas me mettre en chagrin d'amour, parce que je suis mieux que lui. Ce qui, en soi, déjà, de se dire ça, c'est un peu chelou. Oui, d'accord, mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. Non,
- Speaker #1
bah, pas du tout, girl. Alors là, cette phrase, je suis pas du tout d'accord. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
- Speaker #0
Non, dans notre tête, pas avec les hommes. Ouais,
- Speaker #1
mais en fait, je pense que...
- Speaker #0
Avec tes insécurités, avec tes...
- Speaker #1
Je suis complètement d'accord, mais on peut pas choisir un gars Parce qu'on estime que c'est notre seule alternative. Enfin, je suis désolée, trouver quelqu'un, c'est le chercher. Non,
- Speaker #0
mais on se pense pas notre seule alternative, c'est juste qu'on se dit, au moins, avec lui, je sais qu'il va pas me briser le cœur. Alors que c'est faux, c'est pas pour...
- Speaker #1
T'as une sécurité que le gars, c'est pas parce qu'il est moche.
- Speaker #0
C'est ce qu'on se dit, mais je dis pas que c'est la réalité.
- Speaker #1
Je vais te dire un truc, j'ai un truc qui vient de me revenir. Mon père, il me disait, quand j'étais jeune, il me disait comme ça, je te jure, c'est énorme, il m'a dit un jour, est-ce que t'as vu que les moches, ils sont toujours avec des meufs belles ?
- Speaker #0
C'est exactement ce qu'elle disait.
- Speaker #1
Et je lui ai dit... « Purée, mais j'en sais rien, j'avais jamais regardé ça. » Et je lui dis « Mais pourquoi ? » Il me dit « Parce que les hommes moches, ils n'ont rien à perdre et c'est toujours ceux qui vont aller voir les meufs belles. » Et donc, j'étais là « Mais d'accord. » Mais ça veut dire qu'à un moment donné, en tant que meuf, on a accepté d'être avec quelqu'un de moins bien que nous.
- Speaker #0
Mais quoi ? Physiquement ?
- Speaker #1
Ben là, la mocheté, c'est physique. Oui, oui.
- Speaker #0
Non, mais...
- Speaker #1
Le shrieking, mais la viol... Je suis désolée, là.
- Speaker #0
Moi, je pense que c'est surtout les femmes... C'est pas notre critère number one.
- Speaker #1
Le physique ? Oui.
- Speaker #0
Ça va te démarrer le truc.
- Speaker #1
Parce que par exemple, moi, je n'ai jamais choisi quelqu'un parce que je le trouvais moche et que je me disais qu'il allait m'apporter de la sécurité. Tu t'es déjà dit,
- Speaker #0
physiquement, il n'est pas incroyable, mais il a du charme, il a du humour, il a machin.
- Speaker #1
Je pense qu'il ne veut être avec quelqu'un de charmant que de beau.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
Je ne sais plus ce que je voulais dire. Non, si. J'ai beaucoup vu ça, par exemple, au travail, des gens qui se mettent ensemble et qui à la base ne se plaisait pas ou se serait pas regardée dans une soirée, mais à force de connaître la personne tu tombes plus amoureuse de la personnalité et des valeurs.
- Speaker #0
Le physique c'est important pour avoir du désir au début mais le désir ça se construit aussi par rapport à la personnalité de la personne que tu découvres. Tu vois ce que je veux dire ? En tout cas je pense que cette question souvent les meufs sont mieux que leurs mecs physiquement, parce qu'en effet nous c'est pas notre critère numéro un. Et je pense que chez les mecs c'est moins vrai. Je pense que chez les mecs c'est le physique qui passe en premier.
- Speaker #1
Bah ouais, 100% d'accord. C'est énorme parce que j'avais... C'est ce qu'elle dit dans la vidéo d'ailleurs. Donc on sait pas quand ça s'est passé dans ma vie, ok ? Mais un jour, j'étais en date, il y a un gars qui me dit « Mais moi je suis hyper exigeant sur le physique. » C'était un jour où j'étais en date et j'étais là. Mais ça veut dire quoi hyper exigeant ? Bah par exemple, toi là t'es maquillée, donc toi tu te dis « Bah ouais un peu... » Ouais non mais ok parce qu'en fait, moi par exemple, je connais un pote qui fait tous ses dates à la piscine. Parce qu'au moins, il n'est pas surpris. Il voit la meuf en vrai. Et je te la sers. Mais genre, c'est ton meilleur ami. Ouais, il fait tous ses dates à la piscine. Et déjà, je me dis... Pour qu'une meuf en premier date accepte de le faire à la piscine, c'est vraiment qu'elle a confiance en elle et qu'elle est self-confident. Moi,
- Speaker #0
c'est un bon test.
- Speaker #1
Les dates, c'est en trouvant en pyjama, en maillot de bain, cheveux plaqués, sans make-up. Il faut être en full confidence. Je pense qu'il y a trois meufs en France qui peuvent faire ça. Ah ouais ?
- Speaker #0
Ouais. Non ?
- Speaker #1
Bon attends, ressentons le débat Je trouve quand même que c'est assez problématique Que les femmes, et en plus on sait même pas combien elles sont à faire ça Que les femmes voient les mecs un peu de haut Pour se sentir self-confident C'est-à-dire qu'il y a quand même des choses qu'on a pas encore réglées chez les femmes
- Speaker #0
Self-confident c'est plus avoir de la sécurité émotionnelle Bah oui
- Speaker #1
Oui non mais pour avoir de la self, genre se sentir rassurée dans un groupe Mais depuis quand être avec un Dit moche Ça t'apporte de la sécurité émotionnelle Ouais,
- Speaker #0
bon en tout cas Est-ce qu'on valide ou pas cette trend ? Pas du tout ! Franchement, vous valez mieux que ça. Sortir consciemment avec un moche juste pour se rassurer, c'est pas ok. Par contre, se dire ce gars, physiquement, au début, me plaît moyen, mais il a un truc qui me plaît, donc je vais aller un peu plus loin dans l'exploration, ça c'est ok. Mais on fait pas exprès de sortir avec un moche juste pour se rassurer, en fait. Ça c'est non. Par contre, tu peux sortir avec un moche s'il te plaît pour d'autres choses. Il y a d'autres critères. Franchement, c'est pas un truc qui est... Quelqu'un qui m'attire pas physiquement... Par contre, quelqu'un qui va m'attirer, mais je veux dire, c'est pas un canot de beauté, mais il y a d'autres choses que je vais creuser, pourquoi pas ?
- Speaker #1
Dites-nous ce que vous en pensez en commentaire. Il y en a une qui nous dit qu'on est piqui. Je rentre dans l'écran, je viens vous voir.
- Speaker #0
Pas piqui ?
- Speaker #1
Du coup, on est du côté des mecs.
- Speaker #0
C'est juste la question de... Désir vs stabilité émotionnelle. Il faut que ce soit un combo. On ne peut pas les séparer.
- Speaker #1
Ça veut dire les meufs ?
- Speaker #0
qui font du shrieking c'est à dire qu'elles prennent en photo leur mec elles posent sur insta et elles mettent hashtag shrieking non je pense qu'elles racontent leur histoire en disant que j'ai chopé un mec moche et je suis sûre qu'elles vont toutes dire que finalement c'est terminé en chagrin d'amour je veux dire la mocheté n'enlève pas le chagrin d'amour c'est pas une garantie je vous le dis Vous allez être déçus, vous allez être pire, être en goumin, et en plus vous allez vous rendre en putain, je vais laisser cette chance-là à celui-là, mais pour autant je suis en goumin de ouf, alors que franchement il me plaisait pas, donc c'est pas du tout ok.
- Speaker #1
Bah c'est bien d'apprendre à tomber amoureux plutôt que de s'emballer sur un physique.
- Speaker #0
Bien sûr. Oui, après le physique ne fait pas tout aussi. Enfin bref, Louisa.
- Speaker #1
Vous avez retourné et mises mal à l'aise, non ?
- Speaker #0
Voilà. Et donc, je pense qu'après avoir scrollé toute la semaine, on lâche les réseaux sociaux et on va se prendre une petite dose.
- Speaker #2
Dis la vérité, c'est épouvantable. C'est épouvantable.
- Speaker #0
Louisa, est-ce que tu veux nous parler de ta dose number one ?
- Speaker #1
Ouais. Je suis très série, très film, mais davantage quand j'y vois derrière ça un contenu poétique, bien mis en scène, avec une bonne écriture. C'est la raison pour laquelle je te recommande et je vous recommande la série, je sais ce que tu vas dire, la série Paul, de Paul Mirabel, diffusée sur Amazon Prime. Déjà, deux ou trois petites choses comme ça en contexte. Vous avez six épisodes de 30 minutes, ça passe assez vite. C'est l'humoriste Paul Mirabel. L'histoire, c'est qu'il a précisément... six semaines avant de monter sur scène, il n'a pas de spectacle. Et donc, son meilleur ami va lui faire vivre différentes scènes, scènes dont il va s'inspirer pour écrire un spectacle. J'ai trouvé ça drôle, j'ai trouvé ça touchant et j'ai trouvé ça poétique. Mais ma collègue à gauche, je ne suis pas sûre qu'elle soit très alignée avec ça. Et vraiment, j'ai trouvé que c'était différenciant des scènes. Je n'ai pas vu tout de suite ce qu'allait être la fin. J'ai trouvé les acteurs excellents. Par exemple, je ne le connaissais pas, mais Abraham... Wappler, celui qui fait son meilleur ami. Il y a Eva Holt. Il y a Marina Leonardi. Franchement, j'ai trouvé ça super.
- Speaker #0
Je suis contente pour toi.
- Speaker #1
Je t'ai exprimé, je reviens plus tard.
- Speaker #0
Déjà, je peux commencer en disant que j'adore Paul Mirabel à la base. Je l'adore. J'étais très enthousiaste quand j'ai vu que cette série allait sortir. J'ai été hyper déçue. hyper déçu, à tel point que j'ai regardé un épisode et demi,
- Speaker #1
alors je pourrais peut-être que je continue bah là pardon un épisode et demi,
- Speaker #0
excuse-moi, j'ai déjà voulu arrêter au bout de 15 minutes mais pourquoi ? j'ai trouvé ça, franchement j'ai eu le frisson de la honte pour lui j'ai trouvé ça, je sais pas, super gênant super mal joué, énervant il m'énerve son personnage, son meilleur ami là on dirait François Civil version 5,
- Speaker #1
ouais c'est vrai version 5 mais tu vas loin, non
- Speaker #0
Je vais loin, je pousse un peu le curseur et désolé à Abraham Wepler qui est un très bon acteur, mais pour moi je l'ai vu comme le François Civil de Wish, désolé.
- Speaker #1
Pas de Wish, mais le rôle qu'il avait dans le film Five.
- Speaker #0
Oui, oui, bah oui. Mais pas Wish. Si,
- Speaker #1
mais je comprends la même, j'ai capté la même. En dessous quoi. Je suis d'accord,
- Speaker #0
je suis d'accord. C'est pas François Civil quoi, c'est qu'il n'enlève rien à son talon. Et en tout cas, je trouvais ça super gênant, j'avais envie de secouer Pomme Mirabelle tout le temps et je sais pas, j'ai pas trouvé ça crédible parce que le fait que ça soit à la fois... Son personnage à lui, mais romancé, nuance, joué, faux en fait. C'est pas une histoire qui lui est arrivée.
- Speaker #1
Il dit, il joue pas, c'est Paul Mirabel. Je sais pas, j'ai pas aimé. Mais il dit, il y a des choses qui sont vraies, il y a des choses qui sont fausses.
- Speaker #0
Non mais ce truc d'ado attardé, ça m'a agacée. Franchement. Je suis hyper dure, mais moi c'est non. Voilà, je regarderai pas la suite.
- Speaker #1
Regardez, c'est hyper bien écrit. Je t'ai énervé, il m'a déçue. il joue pas de rôle il est lui même les acteurs sont vraiment géniaux franchement j'attends d'avoir vos retours là dessus parce que je suis très mitigée sur ça voilà
- Speaker #0
Paul si tu passes par là je t'aime j'ai trouvé ta série moi aussi je t'adore Paul mais là j'ai pas aimé ta série mais on peut pas tout aimer tu sais mais c'est pas pour autant qu'on t'aime pas non mais moi je l'adore je suis grave Paul moi aussi ok ok d'accord mais je comprends mais voilà après c'est perso mais on peut pas toujours être d'accord de toute façon Luisa c'est pas pour autant que je t'aime pas ouais je sais moi aussi désolée Mais on attend vos retours en tout cas. Et est-ce que je te donnerais pas ma petite dose ?
- Speaker #1
Bah si, enfin !
- Speaker #0
Sur un tout autre sujet. Je suis allée voir le film de Gérardine Nakache, Si tu vas bien. Et ça a été une claque. C'est un film qui est sur le sujet de l'emprise dans un couple. Et en fait, j'ai trouvé les mécanismes hyper réalistes. Le film est très très juste. Ça donne des frissons. Pour moi, c'est un film qui est d'utilité publique parce que ça montre ce qu'est les violences psychologiques qui peuvent comme ça sembler des choses peu importantes et des petites choses qui finalement, mis bout à bout, on se rend compte que c'est quelque chose de grave. L'emprise et les violences psychologiques qui peuvent emmener sur quelque chose de très grave jusqu'aux violences physiques. Et son film, en fait, est très dans la nuance, très dans la subtilité et très juste. donc je pense que c'est très important de le voir déjà en tant que femme pour se rendre compte de ce que l'on prie je pense qu'il y a des personnes qui peuvent se reconnaître là-dedans et se dire que ce qu'elles vivent ce n'est pas normal parce que souvent quand tu es dans ce genre de situation tu as l'impression soit d'exagérer ou que tu inventes tout dans ta tête et là poser sur un écran noir sur blanc ça te fait sentir moins seule et aussi ça donne une réalité à ce que tu vis je pense que si tu l'as vécu aussi ça peut faire du bien Et aussi pour l'entourage des personnes qui vivent ça, c'est important de comprendre, en fait, ça permet de comprendre ce que les personnes vivent. Donc c'est un très bon film. C'est vrai que moi, je n'attendais pas Gérardine Lacache sur ce genre de sujet, qui est plutôt dans la comédie d'habitude. Et c'est un vrai beau film. Voilà, donc je le recommande. C'est important.
- Speaker #1
Tu m'as touchée, j'ai rien à ajouter. Non, non,
- Speaker #0
mais...
- Speaker #1
Quand tu fasses dans le vide, généralement, c'est que t'es à 200% dans... Ouais, c'est ça, quand je suis en ligne,
- Speaker #0
j'ai mon micro comme ça. Voilà, en tout cas, ce qui est sûr, c'est que ce genre de film, alors c'est pas un divertissement, mais c'est des films utiles. Et c'est important d'en avoir aussi. Je pense que c'est important de soutenir son travail et d'aller au cinéma.
- Speaker #1
J'irais le voir, mais j'avoue que je me suis dit qu'il fallait quand même être prête.
- Speaker #0
Oui, alors oui, il faut. Il y a quand même un petit trigger warning. si vous êtes conscient de vivre ça en ce moment, c'est peut-être pas la meilleure idée de le voir. Mais en revanche, pour des gens qui ne sont pas 100% conscients et qui se posent des questions là-dessus, oui, ça permet de mettre une image sur ce qu'on vit, une réalité, en fait. Voilà, tout simplement.
- Speaker #1
C'est vrai que parfois, on peut le vivre et on sait pas que ça s'appelle comme ça.
- Speaker #0
Ouais, exactement. Ou on peut se dire que c'est OK. Et en fait, non, ce n'est pas du tout OK. Et ce que j'ai vraiment aimé dans ce film-là, c'est que c'est pas des énormes coups d'éclat ou des choses aussi putain énormes d'un gris. plusieurs dingueries cumulées en fait qui sont pas étouffées c'est très pernicieux quoi voilà exactement donc voilà donc très intéressant bah deux recos totalement différents on finit sur une note assez intense je tiens à le dire mais voilà putain c'était encore une bonne émission moi j'ai adoré vraiment je réitère le principe de viens on garde le micro tout le temps toute la vie je suis d'accord mais en tout cas si vous avez aimé l'émission n'hésitez pas à nous dire dans les commentaires on est ravis de voir cette communauté grandir de semaine en semaine on vous adore N'hésitez pas à nous envoyer aussi vos témoignages pour sans gêne, soit à l'écrit, soit en vocaux sur Instagram. On répond à tout, on lit tout, on est là. Et donc, on est trop contentes.
- Speaker #1
Elle a dit on est là. Et envoyez-nous aussi les vidéos que vous voulez qu'on commente pour Aski. En tout cas,
- Speaker #0
envoyez-nous des messages. On les lit tous avec Louisa.
- Speaker #1
Merci, girl. C'était bien. J'ai adoré.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
je garde mon micro pour la journée. Bye !
- Speaker #0
Bye !