- Speaker #0
Et si ce que tu vis comme un effondrement était en réalité un point de bascule ? Karine gérait plus de 100 logements, un business solide, structuré, maîtrisé, et puis tout s'est arrêté. Mais ce n'est pas une histoire de perte dont on va parler aujourd'hui, c'est une histoire de reconstruction. Dans un monde où les anciens modèles ne fonctionnent plus, où les nouveaux ne sont pas encore là, elle se retrouvait face à une page blanche. Et dans cet espace, elle a fait un choix radical. ne pas reconstruire à l'identique. Elle est devenue coach business, mais surtout, elle a commencé à créer autrement, en suivant sa joie, son énergie, et ce qui est profondément vivant en elle. Dans cet épisode, on parle de ce moment charnière où tout se déconstruit et où une nouvelle manière d'être et de travailler peut émerger. Think outside the box. Quand la box n'existe plus, je te laisse avec notre échange et je te souhaite un excellent moment. Bonjour Karine. Bonjour. Je suis vraiment heureuse de t'accueillir ici. J'ai entendu pas mal de choses sur toi. D'accord. J'ai fait des recherches et ça m'a donné envie d'aller plus loin, d'apprendre à te connaître et de t'inviter ici. Ce que je ressens chez toi, c'est cette capacité à faire avec la réalité sans renoncer à la liberté. Parce que la liberté, c'est une de tes valeurs centrales, tu m'as dit. Être qui on est, comme on est, sans se conformer. Et pour tout le monde, Pourtant, ton histoire, elle parle aussi de ça, de moments où tu as dû te conformer avant de choisir de devenir pleinement qui tu es et de vivre la vie que tu veux vraiment vivre. Tu es une force de proposition, quelqu'un de profondément positif et solaire avec beaucoup d'humour. J'ai déjà pu le vivre. Et ce que je trouve très beau aussi, c'est qu'on m'a soufflé à ton sujet et je l'ai découvert aussi. C'est que tu es extrêmement talentueuse, mais qu'à aucun moment on se sent diminué à ton contact. tu fais preuve d'une grande humilité. Au contraire, tu élèves, tu transmets, tu es formatrice, consultante, office organizer, business coach, spécialisée en management et organisation. Tu aides les personnes à faire de leur travail une vraie zone d'épanouissement, à retrouver du plaisir, en passant par la sérénité et l'efficacité. Tu parles aussi de pouvoir, pas dans le sens de la domination, mais dans la capacité de se transformer soi-même. et à transformer son environnement. Et puis, il y a aussi cette sagesse chez toi que je sens, ce recul, cette manière de voir certaines épreuves de vie, non pas comme des freins, mais comme des cadeaux et des invitations. Et ça, ça m'inspire beaucoup. Alors aujourd'hui, on va parler de tout ça, de ton parcours, de ton travail, de ta vision, parce que je suis convaincue que ce que tu portes peut inspirer et donner des pistes concrètes pour avancer. Alors merci, Karine, d'être ici.
- Speaker #1
Merci à toi. J'avoue que c'était le moment que je redoutais. Est-ce que j'arriverais à passer cette présentation sans être émue aux larmes ? Et alors ? Je commence à avoir un certain self-control. Le décor tombe. Oui. Peut-être un signe que je ne suis pas en train de dire la vérité.
- Speaker #0
C'est difficile pour toi de recevoir ?
- Speaker #1
Ça va de mieux en mieux, disons. Oui, mais oui, ça fait partie des challenges que de recevoir. Ça fait partie des challenges aussi de se donner une juste valeur.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et ce truc, elle est ma première réaction, cette humeur vide. Je fais, mais oulala, j'ai rien d'inspirant, mais la résilience, moi je connais pas. À nouveau, c'est bien de confronter ça avec d'autres. T'as juste changé de vie, mais à part ça, non, pas résiliente. Avant ça, t'étais dans un job, t'as juste changé quatre fois de métier, mais non, pas résiliente. peut-être, ok voilà, je suis venue quand même j'allais faire juste confiance à ton jugement,
- Speaker #0
à toi et je pense que tu as toute ta place ici et j'aime beaucoup ta façon de voir la résilience tu disais cette phrase ouais,
- Speaker #1
lève-toi, prends ton grabat et marche pour la petite histoire, j'ai dû trouver une phrase biblique qui me parlait quand j'étais en réto et c'est là-dessus que je suis tombée et ça m'accompagne depuis lors sur ce truc de en fait Voilà, prends ce qu'il y a, prends ce qui est, et puis avance parce que la réalité est là, et puis on ne va pas la changer. Alors, on peut l'influencer, on peut l'améliorer, mais par contre, ce qui s'est passé, s'est passé. Et on peut passer des heures à se m'enfondre, à se dire que ça n'aurait pas dû, que ce n'est pas juste, que... Et dans les faits, plein de fois, c'est vraiment pas juste, et pourtant c'est. Et donc, en fait, on prend ça... Il met ça sur son dos et il y va.
- Speaker #0
Et tu as vécu pas mal de choses. Tu dis que tu as changé quatre fois de boulot. construit toute une vie en Espagne ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
C'était pas en Espagne ? Tu l'as rencontrée en Espagne ?
- Speaker #1
En fait, je vivais en Espagne et je suis rentrée en Belgique en vacances. Et moi, au départ, c'est une des raisons pour lesquelles je ne parle pas le néerlandais, c'est que je n'avais pas imaginé de rester en Belgique tout court.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc, j'ai appris l'espagnol, j'ai appris l'anglais, j'ai appris l'allemand, tu vois. Mais le néerlandais, je me suis dit, c'est pas grave, de toute façon, je vivrai à l'étranger. Et puis, alors que je vivais à l'étranger, je suis rentrée en vacances en Belgique et j'ai rencontré Olivier. qui m'a fait revenir en Belgique, le cœur a ses raisons que la raison ignore. Et donc en fait je suis revenue sous la pluie avec des magasins qui ferment à 20h et pas 23h. Super frustrant. Et de temps en temps de me retrouver assez frustrée de ne pas parler néerlandais alors que je devrais. Et en fait lui était multi-entrepreneur et donc au départ on avait des clients qui cherchaient à investir dans l'immobilier mais qui n'avaient pas l'occasion de s'en occuper. lui était avocat avec. un avocat spécialisé dans la planification successoraire à but immobilier.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et donc, lui, il voyait toute cette structuration d'optimisation fiscale. Et puis moi, il m'a dit, écoute, toi, tu vas gérer les chantiers parce que ta mère est architecte, donc tu sais faire.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Chacun sait que l'architecture, c'est génétique.
- Speaker #0
C'est prouvé scientifiquement.
- Speaker #1
J'avais étudié le commerce international, bien sûr, ça avait tout à voir. et voilà et par contre effectivement j'avais 23 ans alors la blonde sur chantier à 23 ans qui entrape que dalle c'est challengeant de commencer à gérer des chantiers ah oui carrément donc voilà mais j'ai appris avoir le respect j'ai appris j'ai pris un certain goût pour les blagues graveleuses parce que ça marche bien sur chantier et voilà et puis j'ai appris plein de choses et puis après quelques années il a eu l'opportunité d'investir dans l'agroalimentaire oui avec une entreprise de couscous. Et puis après le couscous,
- Speaker #0
on est passé de plein de choses.
- Speaker #1
Et ouais, donc couscous, découpe de porc et distribution de produits frais. Et donc à chaque fois, ce sont des domaines différents. Donc avec cette notion de sécurité alimentaire, de comment on fait avec les HACCP, ce genre de choses. Et donc ça m'a permis de changer de secteur assez régulièrement. en train de le... En vrai, sur un CV, ça passe bien parce que j'ai travaillé dix ans au même endroit. Dans les faits, j'ai changé quatre fois de job. Parce que je m'occupais de la gestion de la gestion des locations derrière. Parce qu'on avait quand même, à la fin, il y avait quand même 130 appartements en location. Et donc, que des étudiants. Donc, ça demande quand même un certain suivi. Et puis, quelques garages, machin. Et au final, il y avait 18 sociétés. Avec 70 personnes engagées.
- Speaker #0
Avec vous deux à la tête.
- Speaker #1
Avec lui à la tête et puis moi en mode... En fait, son vrai talent, lui, c'est d'aller chercher les opportunités. C'est quelqu'un qui, s'il y a un truc qui peut marcher quelque part, il s'est allé le choper. Et puis là, on faisait une bonne équipe, c'est qu'en fait, s'il y a un truc qu'il faut choper quelque part et qu'il faut le faire tourner au quotidien dans l'opérationnel, c'est quelque chose dans lequel je me débrouille plutôt bien. Et donc, j'ai commencé en disant, OK, je gère des chantiers, et puis OK, je gère des locations, et puis OK, dans le... En fait, je vais aussi gérer des équipes, puisqu'il y a des équipes qu'il faut quand même un peu encadrer. On se fait aider à chaque fois. Je ne dis pas que je fais tout toute seule, loin de là. Et puis derrière, il faut faire de la communication. La communication, on dit tout de suite, on n'a jamais fait ça. Il faut quelqu'un pour gérer et accompagner les équipes de com, etc. Tu vas faire ça en plus. Et donc, ça m'a permis d'apprendre plein de choses. C'est super riche. Et oui, quand je te disais qu'en fait... Ça a été super riche, super intense pendant dix ans. Ben oui, c'est pas grave. Et puis en couple, ça s'arrête. Oui. Et donc à ce moment-là, je me suis dit, est-ce que je vais travailler pour quelqu'un d'autre et que je développe pour quelqu'un d'autre ou bien est-ce que je fais quelque chose pour moi avec juste les codes dont j'ai envie, moi ?
- Speaker #0
Oui. Mais quand ça s'arrête, c'est quoi la première pensée ? que... t'as rebondi très vite ou ça a été quand même...
- Speaker #1
En fait, moi, il y a eu deux deuils, si je peux dire ça comme ça, parce qu'il y a un premier deuil qui est le deuil de la relation en tant que telle et puis il y a le deuil de toutes les entreprises.
- Speaker #0
tu ne pouvais plus travailler là ?
- Speaker #1
ouais non sa nouvelle copine n'était pas très chouette donc on a continué de travailler ensemble et après je pense que c'était de toute façon c'était pas simple de continuer à travailler ensemble sans regret aucun mais par contre c'est vrai que je suis arrivée, il y avait 8 appartements j'ai quitté, il y en a 130 la manière de gérer est complètement différente parce que forcément j'ai standardisé le truc automatisé Alors. comme on pouvait automatiser à l'époque. Je pense qu'il y a une partie de moi qui aimerait recommencer juste pour pouvoir faire vraiment de l'automatisation aujourd'hui. Je ne vais pas envoyer ça dans l'univers. Mais forcément, il y a toute une série de choses qui ont été construites de gens que j'ai engagés, avec qui j'ai travaillé. Et du coup, forcément, cet attachement au business, au développement, c'est un deuxième deuil aussi et qui ont eu lieu à genre six mois d'écart. il a fallu trouver des gens pour me remplacer ah oui donc tu es restée 6 mois dans cette situation où on n'est plus ensemble mais je travaille encore et puis bah je te disais j'ai grandi avec les entreprises donc trouver quelqu'un qui à la fois sait gérer des chantiers, des locataires faire l'administratif des entreprises super polyvalent en fait ça marche juste, t'as pas ça sur le plan il a fallu trouver plusieurs personnes c'était sur mesure puisque c'est toi qui a évolué en même temps et qui a créé tout ça finalement En tout cas, je me suis adaptée suffisamment pour que ça tourne.
- Speaker #0
Tu parles de ce conformisme et de t'adapter. Est-ce que c'est ça, ce conformisme que tu pouvais avoir, de t'adapter aux attentes, aux satisfaires ?
- Speaker #1
Oui, dans ce truc. Alors moi, c'était mon premier job. Je vivais en Espagne, je terminais des études. Je bossais dans une boîte, mais encore en moitié étudiante. L'exportation. de vin, c'était cool pourtant, mais bref. Et donc, en fait, j'ai débarqué là avec un truc, non seulement ça se construisait au fur et à mesure, mais en plus avec quelqu'un qui est assez exigeant, quelqu'un de très brillant aussi, et donc forcément plus âgé que moi.
- Speaker #0
Il y avait une petite ascendance quand même.
- Speaker #1
Complètement, que ce soit une ascendance économique, intellectuelle, ou en tout cas... C'est à son nom un petit prix, de cette manière-là. Et donc, bien sûr, j'ai toujours essayé de faire en sorte que ça soit suffisant. Et avec un retour qui était plutôt, généralement, que ce n'était pas suffisant.
- Speaker #0
Ah oui, donc il fallait faire encore plus.
- Speaker #1
Et donc, je suis partie dans cette course de toujours plus. Toujours plus, avec pas plus nécessairement de moyens. Toujours plus. Et donc, avec quelque chose qui n'était pas toujours très simple. Et quand ça s'arrête, il y a ce truc de, ok, maintenant... Je veux faire quelque chose pour moi, ok, mais que ce que j'aime moins. Et là, j'ai fait un coaching. D'abord, il y a un coaching qui m'a vraiment marquée, c'était un équicoaching.
- Speaker #2
Ah génial !
- Speaker #1
Et j'hésitais sur le, est-ce que je crée un job pour moi ? Est-ce que je me lance comme indépendante ? Ou bien, est-ce que je trouve un autre job ? Avec évidemment, dans l'intermédiaire, une phase où j'ai... postulée comme assistante administrative chez Coca-Cola. Tous mes potes se sont moqués de moi. En mode, qu'est-ce que tu vas aller t'enterrer là ? Mais avec ce truc, j'ai besoin de sécurité, je sais pas, de réglage. Ils m'ont même jamais répondu, je pense qu'ils ont vu. Qu'est-ce que cette femme vient faire ? Pour eux, c'est clair. Moi, pas encore. Et donc, premier coaching, équicoaching. Je pose cette question et en fait, j'ai fait quatre tours du paddock avec le cheval qui me poussait dans le dos. Tu vois, j'ai fait, ok, ça va, j'ai compris. Je vais lancer un truc, moi. Oui,
- Speaker #0
ça, c'était le départ. Oui, et tu dis, c'était difficile de savoir ce que t'aimais, ce que t'as envie, finalement ?
- Speaker #1
Oui, complètement. Aussi, parce que comme j'ai grandi avec les entreprises et avec la nécessité des entreprises, en fait, il fallait faire et donc je faisais. c'est vraiment Et on m'a parlé d'ikigai à ce moment-là. Alors, ma coach me parle d'ikigai. Et elle me dit, ouais, en fait, c'est ce que tu aimes faire, ce que tu sais faire. Ce que je sais faire, ce que j'aime faire. OK. Alors, ce que je sais faire, je peux te faire une méga longue liste. Mais là-dedans, qu'est-ce que j'aime réellement ? Et en fait, j'ai fait un tri énorme, justement, entre qu'est-ce que j'ai appris à faire parce que j'ai les compétences pour le faire et qu'est-ce que j'ai vraiment envie de faire.
- Speaker #0
Alors, tu as trouvé ton ikigai ?
- Speaker #1
J'ai commencé avec du home organizing à ce moment-là, parce qu'effectivement, je trouvais que l'organisation et l'aménagement autour de soi étaient quelque chose qui pouvait vraiment être soutenant aussi dans la découverte de son identité et de ce qu'on aime.
- Speaker #0
Ah oui ? Dans quel sens ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si tu as lu Marie Kondo ?
- Speaker #0
Non, mais j'ai suivi des formations.
- Speaker #1
Et en fait, un des principes qui m'a le plus marquée dans son bouquin, c'est de garder uniquement ce qui te met en joie.
- Speaker #0
Oui, je l'ai entendu celle-là, oui.
- Speaker #1
Et donc, en fait, la manière de regarder son intérieur, ce dont on dispose, si le critère c'est la joie, est vraiment complètement différent de si tu te dis, est-ce que c'est utile, est-ce que ma grand-mère approuverait ou pas ? Oui, tout à fait. Et ça m'a vraiment aidée. de me connecter à cette joie et de me dire est-ce que c'est juste ou pas juste pour moi ? Est-ce que cet objet, j'ai envie de l'avoir chez moi ou pas ? Et puis, on parlait de neuroatypisme tout à l'heure, je pense aussi que l'environnement peut vraiment être soutenant sur un mode de cerveau qui fonctionne différemment. Si on a une tendance à être distrait, l'environnement en tant que tel peut vraiment être un soutien, peut vraiment faciliter une série de choses. Donc, j'ai commencé comme ça en disant, ouais, l'entreprise, c'est fini. Tu viens d'en gérer 18, tu ne veux plus.
- Speaker #0
Un truc simple.
- Speaker #1
Un truc simple où je travaille toute seule avec des particuliers. Et puis voilà, travailler avec des particuliers, ça ne m'a rien. Ma première cliente était une indépendante. La deuxième aussi. La troisième, c'était déjà une entreprise. Et genre, l'entreprise est revenue en boomerang, mais immédiatement. Avec, j'avais commencé aussi... Dans la fin de mon job, début d'autre chose, j'avais commencé une formation en programmation neuro-linguistique. Et en fait, c'est revenu en bon brin immédiatement avec des problématiques d'entreprise. Oui, c'est du office organizing, mais du office organizing, ça touche à la gestion du temps. La gestion du temps, ça touche à quel est mon mindset. Le mindset, en fait, ça touche au coaching. Et donc, très vite, j'ai été bombardée dans le coaching et dans le coaching pro, parce que, en fait, c'est mon univers, c'est ce que je connais. Dans une société, j'en ai fait grandir 18. et donc c'est En fait, c'est revenu pas comme une fuite de « je veux changer de vie » , mais comme « en fait, ça fait partie de moi et des compétences que j'ai acquises, et autant mettre ça aussi au service des autres et de l'entreprise et de partager. » Et je trouve que c'est souvent quelque chose qu'on voit dans les reconversions, c'est une espèce de croix totale sur ce qu'on était, alors qu'en fait, on peut tellement aller chercher d'éléments.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. pour faire vraiment ce job sur mesure qui nous correspond et avec nos forces et notre expérience, valoriser toute l'expérience de qui on était, de ce qu'on a fait.
- Speaker #1
Complètement. Et dans cette notion de se réinventer, en fait, pas du tout. On reprend juste les mêmes ingrédients et on recommence. Mieux. Voilà, mieux, avec plus de goût, avec plus de joie. Mais l'idée de se dire, en fait, je me détache complètement, on a déjà fait plein de choses. Oui. Moi, ça a été très clair. Je ne sais pas tout à fait choisi tout de suite, mais c'était très, très clair que l'entreprise, c'était mon environnement. Et puis, je parle le même langage que les chefs d'entreprise avec qui je travaille parce que les problèmes financiers, les problèmes de croissance, les moments où on a envie de détriper son personnel, même si on les adore, en fait, ça fait partie des choses que j'ai vécues et donc où il y a une résonance qui est facile.
- Speaker #0
J'ai envie de rebondir sur plein de choses et ça m'a fait penser à... À ce que Laurence m'a dit, je pense, c'est que, je ne sais pas si c'est toi aussi, je sais Laurence, que la joie, c'était un peu ton baromètre ou ton signal, ton moteur pour savoir prendre des décisions pour toi. Et tu parles de joie là, dans les objets, dans l'organising, mais aussi dans tes valeurs.
- Speaker #1
Oui, ça fait vraiment partie des guides chez moi, de si ça me met en joie. En fait, je vais être capable de déplacer des montagnes, l'effort ne va pas compter. Et je vais être capable de me dépasser et de faire des choses dont je ne me croirais même pas nécessairement capable. Je ne vais pas avoir passé les heures, l'effort ne va pas être un effort. Alors que si ça ne me met pas en joint, en fait, suivamment, ça devient terriblement coûteux. Oui,
- Speaker #2
tout à fait.
- Speaker #1
Et ce n'est pas pour ça que je ne sais pas le faire, ce n'est pas pour ça que je ne peux pas le faire. En revanche, nous, ça ne nourrit pas au quotidien. Et dans les... Je trouve ça... En tout cas, pour moi, c'est plus difficile de savoir si je suis en train de me fatiguer ou pas. Et quand on dit, tiens, est-ce que ça te nourrit ou est-ce que ça te fatigue ? En fait, ce n'est pas si clair que ça comme signal chez moi. Par contre, est-ce que ça me met en joie ou pas ? C'est un signal qui est très, très clair.
- Speaker #0
Oui, c'est clair.
- Speaker #1
Et donc, c'est un indicateur que j'utilise volontiers.
- Speaker #0
Et ça te permet d'avancer et de faire des choix importants.
- Speaker #1
Tout à fait. Des trucs parfois très, très concrets. Tu vois, je veux dire, est-ce qu'il vaut mieux aller dans tel club d'affaires ou tel club d'affaires ? Fais-toi. Même si d'un point de vue ultra raisonnable, dans la colonne A, j'ai six trucs qui me disent parce que tel client, tel contact, tel machin. Et puis dans la colonne B, il y a quand même, il ne faudrait pas parce que... En fait, je choisis la B, puisque la B,
- Speaker #0
j'ai envie d'y aller, alors que la B,
- Speaker #1
tu vois. Mais je ne vais pas aller dans la bonne énergie si je fais un truc d'obligation. Et les rares fois où j'ai essayé, dans mon activité là maintenant, de le faire parce qu'il le faut. en fait, ça marche quand même pas.
- Speaker #0
Oui, le changement a été vraiment radical et salvateur aussi, parce que t'es partie d'une page blanche, et là, tu t'es posé la question centrale, qu'est-ce qui me met en joie ? Et je suis la joie.
- Speaker #1
Oui, et avec qui t'as recommencé une vie ? Enfin, je veux dire, avec ce truc de, de toute façon, j'ai plus de boulot, j'ai plus d'appart, j'ai plus de mec, j'ai plus de voiture, j'ai plus de téléphone, j'ai plus de rendu, c'était très pratique,
- Speaker #0
tu vois, heureusement,
- Speaker #1
il me restait un compte bancaire. Une identité. Ouais, limite, quoi. Si après avoir passé 10 ans à essayer de se conformer, en fait, l'identité, pas tant que ça. C'est ça. Et donc, en fait, je l'ai vraiment pris comme une opportunité. En fait, là, t'as 33 ans, t'as une espèce de crédibilité, parce qu'on te prend plus au sérieux à 33 qu'à 23. T'as une espèce de crédibilité, il y a de l'argent sur un compte, bah vas-y, fonce, fais ce que t'as envie. Et si c'est pour recommencer un truc là maintenant et dépenser de l'énergie pour construire un truc là maintenant, alors que ça te plaît qu'à moitié, bon, en fait, ça n'a pas de sens. Et je me souviens d'une discussion avec un gars, comme ça, il me dit, ouais, mais quand même, t'arrêtes pas de faire des formations, quatre ans, c'est quand même beaucoup pour une reconversion, machin, etc. Je fais, mais en fait, je suis en train de construire mes 40 prochaines années de pro, tu vois ? Quatre ans, c'est 10%, faut pas oublier le problème. et c'est vrai que quand on est dans ce moment parce qu'il y a toujours un espèce d'impératif de t'as pas de boulot, il faut retrouver un boulot tout de suite et oui ça faisait partie des craintes moi dans mes codes masse il y a le nettoyage industriel je me suis dit que si ça marchait pas je pourrais toujours aller faire des ménages ça
- Speaker #0
te met en joie ?
- Speaker #1
C'est le plan Z qui n'a jamais été nécessaire jusqu'à présent. Mais c'est le plan Z.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que quand on est dans cette période de flou, de flottement, de je recommence ma vie, qu'est-ce que j'ai envie de mettre dans cette nouvelle vie ? Oui, il y a une pression et c'est vrai qu'on voit ça sur le moment, alors que la vision de on est en train de construire un futur, oui.
- Speaker #1
Moi, ça m'a beaucoup aidée ce truc de, en fait, je construis pour 40 ans. et donc l'urgence que les choses représentaient l'urgence d'avoir des cartes de visite, d'avoir un site internet enfin en fait on peut se calmer parce que oui avant ça j'ai fait 5 ans d'études avant de commencer à travailler dans un boulot où je ne connaissais quand même rien ben en fait ça peut prendre quelques mois et puis c'est ok et puis ça n'a pas vraiment pris quelques mois parce que j'ai quand même pris des missions naturellement. J'ai accepté de la supervision de chantier à certains moments, parce que ça dépannait la personne qui me le demandait, puis moi aussi. Et donc il y a eu une période un peu transitoire, où j'ai fait des choses qui n'étaient pas tout à fait dans l'Ikigai, mais qui permettaient d'avancer. Et puis par contre, ça m'a donné le temps aussi de faire des choses qui me plaisaient plus, et de laisser venir à moi aussi.
- Speaker #0
Ça c'est difficile.
- Speaker #1
Et que les choses se présentent. En vrai, je ne ferais pas ce... Tu vois, quand je disais l'entreprise revient en boomerang, c'était aussi de laisser les choses évoluer en disant l'entreprise revient en boomerang. En fait, je vais faire de l'entreprise. Et puis aujourd'hui, il n'y a même plus d'organizing sur mon site parce que j'en fais pratiquement plus. Je le fais pour les gens qui savent, qui me connaissent et généralement pour les entrepreneurs avec qui je bosse et qui ont aussi besoin de ça. Mais ça vient plus en mode anecdotique. que vraiment en mode centré, parce que je me sens bien dans l'entreprise et que c'est là que j'ai le plus de plus-value.
- Speaker #0
Oui, j'ai entendu ce que tu me disais avant qu'on commence, sur comment tu organises les espaces de travail. J'ai vu aussi que c'était de l'office organizing, finalement, pour permettre alors plus de clarté, plus d'efficience. C'est quoi l'objectif derrière tes coachings en entreprise ?
- Speaker #1
En entreprise, l'objectif, ça va être... de recréer de l'efficacité et de la sérénité dans le travail. Souvent, c'est là qu'on se perd. C'est de se laisser déborder par ses tâches, c'est de se laisser déborder par l'afflux documentaire, d'avoir un mindset où on se sent tout le temps débordé et où on n'a pas... Vous voyez, des gens qui commencent en disant « Mais de toute façon, j'ai jamais rien le temps. » Enfin, « J'ai jamais le temps de rien. »
- Speaker #2
En fait,
- Speaker #1
c'est faux. Dans une journée, on a le temps de tout faire. pas de tout faire, mais on a le temps de faire plein de choses. Et donc, c'est aussi une question de mindset. Je pars du principe que le mindset peut vraiment être soutenu par l'environnement. Et que dans la manière, si tu as les bonnes méthodes pour gérer tes mails, pour organiser tes tâches, pour... Oui, gérer tes projets, classer tes documents et que tu ne mets pas mille ans à les retrouver. Et oui, ça passe aussi par l'environnement, de physique, bureau. Mais en fait, c'est là que ça va te soutenir dans ton quotidien aussi. Et puis, comment on répartit les tâches dans une équipe. Il y a ce côté vraiment individuel et puis comment on partage ça ensemble. Quels sont les outils qu'on met ensemble pour collaborer et pour avoir le bon outil pour pouvoir se transmettre les infos aussi. Et c'est là que je travaille avec Noftion.
- Speaker #0
Oui. Et ça, donc, tu fais à la demande de l'employeur, alors de l'entrepreneur et avec une discussion dans toute l'équipe, finalement. Donc, d'abord, l'entrepreneur. Puis, quand tu mets en place des outils, c'est une discussion qui se fait avec toute l'équipe.
- Speaker #1
Oui. Alors, ça va dépendre de la demande. J'ai des chefs d'entreprise où je viens que pour eux, pour vraiment clarifier leur vision à eux et leur organisation à eux. généralement, quand eux sont convaincus, ils finissent par me dire « Mais tu vas aussi former toute mon équipe à la gestion des mails. » Maintenant, je vois que tout le monde gère ses mails comme ça dans l'entreprise. Donc ça, ça arrive. Ou alors, je suis un... Donc ça, c'est vraiment plutôt chef d'entreprise. Ou alors, j'interviens pour des gens qui sont en limite burnout. Des gens qui ont déjà appris une semaine parce qu'ils se sentent un peu débordés. Et là, j'ai quelques managers qui m'appellent en disant « C'est le moment de faire quelque chose. et là je travaillais en tripartite avec le manager pour alléger momentanément la charge de travail et avec le coaché de manière à remettre d'autres techniques d'organisation et d'autres une autre structure d'organisation qui permet justement de récupérer de la sérénité de l'efficacité et donc du plaisir dans ce qu'on fait parce qu'en fait quand on se sent complètement débordé, qu'on a l'impression qu'on fait pas ce qu'il faut, pas comme il faut, qu'on oublie toujours quelque chose le coup du 4h du matin qu'est-ce que j'ai oublié fin en fait on n'est pas dans la joie et par contre même si j'ai une liste de tâches assez longue mais que je sais que tout le biais, généralement ça ne me réveille pas à 4h du matin surtout pas si j'ai un agenda derrière qui me dit ce que je ferai à quel moment et un employeur qui peut entendre que ça, si tu veux que je l'ajoute ça veut dire qu'il va falloir que je décale autre chose oui,
- Speaker #0
il faut beaucoup d'ouverture de la part des employeurs et les alors ça c'est peut-être le pendant positif
- Speaker #1
de l'époque actuelle, c'est que effectivement, tout va toujours plus vite. Les gens sont de plus en plus exigeants, mais c'est vrai aussi des salariés. Et donc, c'est de moins en moins facile de trouver du personnel quand même. Et donc, de plus en plus, les employeurs prennent soin du personnel qu'ils ont, parce que sinon, ils se retrouvent en burn-out et ils manquent de personnel. Et donc, l'époque où on pouvait avoir juste de la chair à canon, c'est plus vrai du tout. D'abord parce qu'il n'y a plus vraiment de chair à canon. Ensuite parce que les jobs ne sont plus des jobs de chair à canon et qu'on a besoin de gens de plus en plus qualifiés. Et donc, quand on en tient un, en fait, on en prend de plus en plus soin.
- Speaker #0
C'est une très bonne nouvelle.
- Speaker #1
Voilà. En tout cas, dans lesquels je travaille. Je ne travaille pas dans les open space téléphoniques. Oui. Il semblerait qu'il y ait des intelligences artificielles qui vont faire ça bientôt.
- Speaker #0
Moi, c'était plus pour les gens qui travaillent là.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Oui, donc il y a beaucoup de soins de l'humain dans tout ça. On ne voit pas que l'enrichissement finalement de l'entreprise.
- Speaker #1
Je suis convaincue que ça va ensemble en fait. Je travaille pour l'entreprise, donc mon employeur c'est l'entreprise. Et en même temps, je ne peux pas travailler pour l'entreprise contre l'humain. Parce que c'est pas... en tout cas dans mes croyances et dans mes schémas à moi, en fait, c'est du win-win. Un employé qui se sent bien, qui a un job où il sait où il va, où il a les bons outils, où il se sent serein, efficace et qui bosse avec plaisir, en fait, c'est là que l'entreprise a le plus à gagner. Tout à fait. Parce que naturellement, il va produire le meilleur de lui-même et c'est ce qui profitera le plus à l'entreprise.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Et donc, utiliser les gens et les tordre comme certaines. Les sociétés peuvent le faire par sa marche, mais de manière très très temporaire en fait. Et c'est pas un modèle pérenne. Il y a une époque où on parle de durabilité. La durabilité de l'humain et de sa santé mentale est hyper importante.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Et c'est fou que toi tu ne sois pas tombée en burn-out à l'époque où justement tu gérais toutes ces entreprises, toutes ces...
- Speaker #1
Moi, c'était une discussion que j'avais avec une copine qui me disait « Mais nous, on n'a pas des tempéraments à faire des burn-out » . Je lui disais « Écoute, je pense que ce n'est pas du tout une question de tempérament, c'est plus une question... Enfin, des burn-out, j'en fais six par mois, tu vois. C'est juste que j'ai toujours eu une très grande liberté dans mon travail. » pendant que j'ai beaucoup de choses à gérer, mais par contre, je n'ai jamais eu d'horaire. Alors, le « je n'ai jamais eu d'horaire » fait que je bossais 80 heures par semaine. Non, mais 80 heures par semaine. Mais par contre, avec le rythme que je choisissais.
- Speaker #0
Et donc, si j'avais besoin de me dégager une après-midi, je me dégageais une après-midi sans rien demander à personne. Et c'est vrai encore aujourd'hui. Et je crois que ça fait aussi partie des raisons pour lesquelles les gens tombent en burn-out. C'est qu'on est face à une routine, un système qui fait qu'il n'y a pas d'échappatoire possible. Et donc, les gens se guérit parce qu'il n'y a pas de soupape de sécurité.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Alors qu'avec un système de fonctionnement plus flexible... Il y avait des semaines où je travaillais beaucoup plus et des semaines où je travaillais beaucoup moins et c'était OK.
- Speaker #1
C'est ce qui m'a vraiment cramée dans certaines entreprises. Ce n'était pas des entreprises puisque je travaillais dans le social. S'il n'y avait pas de flexibilité, je me sentais vraiment à la limite et en train de me cramer. Tandis que le premier job que j'avais, c'était très flexible. Je pouvais effectivement travailler plus que ce que j'avais prévu à certains moments. J'adaptais en fonction de moi. mes énergies.
- Speaker #0
Et on parlait de neuroatypie tout à l'heure. Si tu as une tendance à la distractibilité et un degré d'attention, quand on parle de troubles de l'attention, on voit souvent le côté déconcentré. Mais en fait, on ne parle pas totalement non plus du côté hyper-focus.
- Speaker #1
Oui, on n'en parle pas souvent.
- Speaker #0
On n'en parle pas souvent et par contre, ça permet d'abattre une quantité de travail énorme dans un temps record avec une nécessité de temps de réglage. coopération énorme aussi. Et donc, on va avoir des gens qui vont buller pendant des heures pour faire le travail que quelqu'un d'autre aurait fait pendant huit ans, deux. Mais au final, on revient à un niveau de productivité qui est relativement similaire, mais complètement inégal. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. C'est tout à fait ça. On a besoin parfois de beaucoup d'heures pour tout abattre. On a une petite tornade. Et après, il faut se remettre. Tandis que l'autre va être plus stable en énergie ou en productivité. Mais finalement, on abat le même travail.
- Speaker #0
C'est ça. Moi, ça fait partie des éléments qui m'ont aidée aussi. C'était à un moment donné de faire le deuil, de trouver l'équilibre. En fait, en me disant que j'allais avoir une vie stable et sereine. En fait, ma vie ne sera jamais stable et sereine. C'est OK. En fait, il y a des très hauts, il y a des très bas. Et en fait, je navigue entre les deux. Et mon équilibre vient du fait qu'il y ait suffisamment de très hauts et suffisamment de très bas. Et qu'en fait, les deux s'équilibrent.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Mais chercher quelque chose de tiède, en fait, ça ne marche pas. En tout cas, pas pour moi.
- Speaker #1
Oui, oui. C'est pour ça que la joie a autant d'importance.
- Speaker #0
Et donc, je vais être dans l'intensité, que ce soit dans l'intensité positive ou bien dans l'intensité plus dans l'apprentissage. Mais cette intensité est nécessaire aussi et sinon, je m'ennuie plus qu'autre chose.
- Speaker #1
Oui, et toi, tu as découvert quoi lors de ta neuro-atypie ?
- Speaker #0
Alors réellement, juste après la séparation, on travaillait toujours ensemble. Et grâce à une amie qui a été confrontée à ça pour ses enfants. Et donc, c'est l'école qui a dit, ah bah tiens, peut-être que votre fils, machin. Et donc, elle m'en a parlé en me disant, oh tiens, mon fils, machin. Et puis, elle m'a donné toutes les caractéristiques. Et puis, elle me dit, oui, du coup, je m'interroge quand même un peu pour moi. Moi, j'ai lu toutes les caractéristiques avec elle. Je me suis dit, il n'y a pas que pour toi que je m'interroge. j'en ai parlé à une copine qui avait deux enfants en école adaptée j'ai dit tiens quand même on m'a parlé de ça j'ai un doute quand même elle a éclaté de rire elle m'a dit mais bien sûr donc à ce moment là je me suis pointée dans un bureau de neuropsychiatre en me disant bon peut-être je suis pas sûre je sais pas première entrevue elle m'a dit compte tenu de ce que vous me décrivez de votre vie rires mais bon on va faire des tests d'accord j'ai bien compris que vous aviez besoin d'un chiffre souvent c'est ça et comme j'étais justement dans cette phase où en fait tout était en train de se déconstruire et que tout allait être amené à se reconstruire c'était vraiment une période intéressante pour avoir ce chiffre qui aujourd'hui me sert plus à grand chose mais qui par contre a été très réparateur à ce moment là de ben en fait je suis pas si nul en fait je suis peut-être pas si conne que ça et parfois je comprends les choses tu as vraiment une mauvaise estime de toi après mon job a été qualifié de non productif pendant 10 ans tu disais que tu n'avais aucun retour positif c'était jamais assez oui ça a été c'était bienvenu à ce moment là justement dans cette reconstruction en fait je peux avoir confiance dans mes compétences, dans mes capacités Merci. Et puis aussi une relecture du passé, notamment l'enfance, tu vois, avec des trucs où... Je n'ai jamais été l'enfant vraiment comme tout le monde. J'ai accepté de continuer à aller en maternelle parce que je savais que ce n'était pas obligatoire, mais que je voulais bien apprendre quelque chose à condition de ne pas aller à la récréation, qui était vraiment un moment inutile. Ça offre quelques explications par la suite. On peut prendre mieux. Donc oui, ça a intervenu pour aider justement ce truc. je récupère de l'estime de moi et de la confiance en moi et je répare potentiellement une série de relations aux autres dans le passé qui n'étaient pas nécessairement évidentes et principalement avec les enfants avec les adultes et plus âgés à l'université mais
- Speaker #1
le côté relations enfants je ne comprenais pas bien comment ça marchait ce truc là oui ça te permet de mieux comprendre et pas de se sentir responsable finalement de ne pas savoir comment faire. Oui,
- Speaker #0
et puis de ne pas être ce vilain petit canard trop bizarre qui ne fait jamais rien comme tout le monde. Après, j'en ai tiré des trucs sympathiques. Mon totem au jour où je tourne, c'était des dessins animés ou des bandes dessinées. Et mon totem, c'était Duchesse. La maman dans les Aristochats. Tout était dit.
- Speaker #1
Je l'adore, Duchesse en plus. Et j'ai lu justement que tu avais écrit un article sur une formation, malédiction ou don, la neuroatypie. Justement, oui, parfois c'est une malédiction parce qu'on ne sait pas comment faire avec les autres. On a du travail et puis après on a besoin de se reposer. Ce n'est pas toujours très compris non plus dans la société. C'est aussi parfois des freins, mais je trouve ça chouette de le voir aussi en don. Comment est-ce que justement ça peut être un don ?
- Speaker #0
Ça offre des possibilités. Oui, on parlait d'une très grande capacité de travail à certains moments, une capacité à penser en dehors de, out of the box, assez facilement. Souvent, on a des gens qui ont une vision assez importante de la justice, de la justesse, et qui, du coup, ouvrent aussi vers une plus grande tolérance, puisque tout est possible et son contraire aussi, avec cette capacité à... entrevoir l'ensemble des situations possibles. Et donc, oui, ça permet d'autres atouts dans l'entreprise, à condition de prendre conscience qu'en fait, on ne fonctionne pas nécessairement comme les autres, et que c'est OK. Et de juste constater la différence, et puis de voir en quoi ça peut être différent. Parce que c'est souvent là que c'est blessant, c'est de fonctionner normalement dans notre esprit, et puis de se heurter à un mur, parce qu'en fait, l'autre ne comprend pas du tout la manière dont on fonctionne. et de finalement se sentir super bizarre parce qu'on ne fonctionne pas comme on attendrait qu'on fonctionne. À partir du moment où on sait qu'on fonctionne différemment, que potentiellement ça peut heurter l'autre et que j'ai le code pour savoir je vais faire en sorte de le verbaliser de façon à ce que l'autre ne soit pas heurté et en même temps en me respectant moins, tout le monde gagne dans ce truc-là.
- Speaker #1
C'est ça que je trouve super inspirant chez toi, c'est ta manière de communiquer. Je trouve que tu communiques de façon tellement claire. que finalement, on sait où on va avec toi, on sait comment faire avec toi, on perçoit plein de choses, de tes besoins, de tes limites. Et je trouve ça super enrichissant de savoir communiquer comme ça. Et effectivement, si on a une neuro-atypie, de pouvoir parler et communiquer pour justement qu'il n'y ait pas de malentendus et de maladresses qui restent comme ça.
- Speaker #0
Et puis avec aussi une certaine forme d'humour. Dans la neuro-adaptation, parfois il y a des espèces de tocs d'hypersensibilité qui peuvent être agaçantes. Je donne parfois quelques cours et je commence mon cours en me présentant et puis en expliquant que je déteste les bruits parasites. et que donc je vais intervenir si quelqu'un est en train de jouer avec son bic ou en train de déballer un emballage de sandwich ou un truc, en fait ça va me rendre dingue, je sais, je vais perdre toute concentration d'un coup, et donc c'est dans mon intro, et puis je me moque volontiers de moi-même là-dessus, parce que je sais à quel point ça peut être complètement débile d'avoir 40 personnes devant soi et de s'arrêter parce qu'il y a un bic qui bouge, et en même temps c'est compensé par d'autres trucs que je fais pas trop mal. par le fait que j'arrive à garder une attention des gens en classe qui est ok, et ça commence par le fait que ça les distrait aussi que je m'arrête à cause du bif. Et pour moi, ça fait vraiment partie de l'autorisation à être qui on est, et de cette sagesse d'arriver aussi à concevoir que, oui, il ne suffit pas d'être qui on est, et puis de s'en foutre, tu restes du monde. Mais oui, j'ai le droit d'être qui je suis, et puis j'ai aussi le droit de comprendre que la personne en face, ne le perçoit pas nécessairement et qu'elle a besoin qu'on lui donne le mode d'emploi. et qu'elle ne sera pas nécessairement obligée de le suivre. Et qu'en fait, il va falloir construire la relation sur cette base-là.
- Speaker #1
C'est ça. Et tu parlais de cet esprit out of the box. C'est ça que j'aime bien aussi. Quand je t'entends, tu parles de liberté d'être, qui on est comme on veut, de liberté dans la vie, d'être un peu en dehors des clous finalement. Comment est-ce qu'on peut arriver justement à ça ? tout en respectant, comme tu dis,
- Speaker #0
l'autre ? Je crois que ça passe d'abord par beaucoup d'écoute de soi et par une grande déconstruction de notre environnement d'éducation. Je pense notamment à la vision qu'on peut avoir d'un couple. Qu'est-ce que c'est qu'un couple pour nous ? En fait, on est nourri depuis toujours avec... un espèce de prince charmant qui fait tout pour nous et qui prend soin de nous et avec qui on va être heureux jusqu'à la fin des temps avec des enfants. En fait, j'ai essayé de me conformer à ça aussi. En fait, la personne qui est censée faire tout pour nous et prendre soin de nous, d'abord, c'est pas toujours tout à fait ça. Ensuite, les enfants, je te disais déjà, je les trouvais bizarres, ça n'a pas changé.
- Speaker #1
J'ai essayé,
- Speaker #0
mais voilà. Il y a des choses qui se font naturellement. Tu me présentes un chien, ça passe bien. Tu me présentes un enfant, il va falloir faire un effort. Et après, soyons clairs, j'arrive à me tenir. C'est rassurant. Et puis, en fait, moi, vivre avec quelqu'un, c'est l'angoisse totale. Parce que... Alors, j'ai eu la chance que ça ne m'arrive pas. Parce qu'avec Oli, on a toujours gardé deux appart. Et à chaque fois qu'il a été question, qu'on mange ensemble et qu'on vit ensemble, ensemble, en fait, je rétropédalais complet, quoi. Parce qu'avoir mon espace, justement, l'intégralité des objets que j'ai choisis, qui me mettent en genre... En plus, il était bordélite, comme c'est pas permis, c'est juste pas possible dans le monde. Et donc, vraiment, cet espace, à moi, est un truc hyper important. Et donc, finalement, de ce qu'on apprend de qu'est-ce que c'est qu'un couple et à quoi ça doit ressembler, en fait, en écoutant moi... ça ne ressemble plus du tout à ce à quoi c'est censé ressembler. Et là, d'où vient l'intérêt de Think After The Box ? Parce qu'il va falloir créer autre chose.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Sans modèle.
- Speaker #1
Sans modèle.
- Speaker #0
Good luck ! Je suis toujours en pleine apprentissage, je te le dirai.
- Speaker #1
Il y a encore beaucoup de choses comme ça que tu dois...
- Speaker #0
Oui, heureusement. Sinon, on s'en irait. Tu verras. Si il y a 40 ans, je te disais, je sais tout, j'ai tout compris de la vie, il y aurait un petit problème.
- Speaker #1
Mais c'est fou qu'on soit encore tellement imprégnés de tous ces modèles.
- Speaker #0
Oui, et dont on ne se défait pas si facilement.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Moi, je te disais dans mon message tout à l'heure, d'abord, je suis une fille et donc. En fait, oui, ça conditionne notre éducation. ça conditionne ce qu'on a été amené à regarder comme dessin minet, la manière dont on a été positionné dans une société. Et non, on se défait pas ça juste parce qu'on a lu deux bouquins féministes. Et même si consciemment, on peut être tout à fait convaincu que la jalousie n'est pas nécessaire dans un couple, en fait, étrangement, tu te retrouves à devoir partager un gâteau et à grogner. Tu vois, je fais de même. Oui. et donc ouais il y a plein de choses qui prennent vraiment du temps à désapprendre et puis surtout à reconstruire autrement dans une phase me semble-t-il de société où les anciens modèles fonctionnent plus en tout cas trop largement que pour pouvoir encore s'y accrocher et où en même temps il n'y a pas vraiment de nouveaux modèles et donc on est clairement en train de construire de nouvelles manières d'être de nouvelles manières de fonctionner de nouvelles manières de relationner se positionner en tant qu'identité aussi, quand tu vois tous ces courants de transidentité, et je trouve ça très très riche, en fait, de se dire, et si on se détachait du genre de la petite princesse, le prince charmant, tu vois, en fait, il y a peut-être d'autres choses à explorer et d'autres modèles à créer.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Aussi dans l'entreprise.
- Speaker #1
Oui, tu penses qu'il pourrait y avoir encore plus d'évolution dans la manière d'être dans l'entreprise et...
- Speaker #0
Oui, oui. Et en particulier suivant les secteurs, tu vois. Enfin, je veux dire, il y a des secteurs qui sont encore extraordinairement machos, machistes. Oui, ça,
- Speaker #1
ça va.
- Speaker #0
Enfin, il y a très peu... homophobes. Enfin, je veux dire, sans parler de racisme. Enfin, je veux dire... Et même dans la manière d'apprivoiser les neuro-altypies, la manière d'apprivoiser les êtres humains en tant qu'êtres humains. Oui, il y a encore énormément de choses à faire. J'étais encore dans une entreprise la semaine dernière où on me dit qu'on va plutôt engager un mec, parce qu'elle risque d'être engrossée. Et là, il faut vraiment que je réfléchisse, que je respire très fort pour à la fois objecter très fort et en même temps sans être trop virulente. Mais en fait, stop quoi !
- Speaker #1
On entend encore ça maintenant.
- Speaker #0
Oui, on entend encore ça maintenant. Et pas si peu. Et donc, il y a encore pas mal de choses à faire là-dessus. Bon, ça évolue progressivement.
- Speaker #1
Oui, c'est chouette que ça évolue.
- Speaker #0
Oui, mais à nouveau. Ça évolue aussi parce que les entreprises ont besoin de gens de valeur. Et puis finalement, le fait qu'ils puissent s'absenter trois mois, peut-être que ce n'est pas si grave.
- Speaker #1
Oui. C'est bien de pouvoir aussi dézoomer et voir un peu sur le long terme aussi. Parce qu'on a plein de choses à apprendre, même si on est maman, à apporter. J'ai vu aussi que tu proposais des coachings en marchant et en faisant du golf. Alors, ça a attisé ma curiosité.
- Speaker #0
Alors, en faisant du golf, si je dois être tout à fait honnête, c'est moins pertinent que ce que je n'avais pu imaginer au départ. Parce qu'en fait, on... en golfant vraiment on finit par être très absorbé par sa partie par contre les coachings en marchant fonctionnent très bien notamment pour des problèmes de positionnement je sais pas très bien où j'en suis j'ai besoin de réfléchir à une situation le fait de le faire en mouvement est souvent assez porteur et puis la marche amène aussi cette espèce de tranquillité au système nerveux qui permet de réfléchir différemment et d'amener un rythme parfois plus lent
- Speaker #1
tout en restant en mouvement oui donc c'est de se mettre en mouvement et de réguler son système nerveux pour sortir de l'état de stress il me faut une réponse il me faut une solution à mon problème et on va aller se balader dans la solution c'est
- Speaker #0
génial oui moi ça m'arrange, ça me permet d'atteindre facilement mon objectif de 10 000 pas par jour quand j'ai des clients qui veulent aller marcher c'est gagnant c'est gagnant et en train... Et ça fait partie de ce que j'ai envie de créer dans ma vie. C'est de faire du gagnant-gagnant et d'avoir un truc qui est à la fois efficace. Alors évidemment, s'il faut apprendre à gérer ses mails, on ne va pas faire ça en marchant. Mais dernièrement, j'étais avec une dame qui avait des difficultés avec son personnel, qui hésitait. Est-ce que je dois garder quelqu'un ou pas garder quelqu'un ? Et c'est toujours difficile. Oui,
- Speaker #1
c'est des questions lourdes.
- Speaker #0
Et je ne connais aucun entrepreneur qui vire quelqu'un par plaisir. vraiment alors c'est parfois la vision qu'on a du ça les réjouit mais en fait pas du tout les premiers en panique c'est eux et puis parfois pour devenir une équipe c'est nécessaire et dans ce genre de réflexion le fait de le faire en marchant ça
- Speaker #1
aide vraiment ça aussi c'est une autre manière de finalement d'abord du coaching et de sortir élargir les murs,
- Speaker #0
les cases c'est ça
- Speaker #1
Et qu'est-ce que tu vois évoluer dans tes entreprises auprès des personnes que tu coaches ?
- Speaker #0
Une meilleure conscience de leurs besoins. Et une meilleure conscience de leurs besoins et le fait de travailler plus dans un but précis.
- Speaker #1
Ils ont perdu leur but ?
- Speaker #0
Oui. Et on fait parce qu'on a toujours fait. Ou parce qu'on est censé faire. Et donc, re-questionner le pourquoi je fais ça, comment je le fais. Et sans pour autant travailler moins, mais en travaillant mieux. Et en remettant du sens dans ce qu'on fait. Et avec les bonnes techniques pour le faire.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Ça t'apporte des outils concrets. Oui. Oui, c'est là pour éveiller un peu les consciences et remuer.
- Speaker #0
Pour moi, l'organisation se joue sur trois niveaux. Tu as plutôt un côté esprit de je sais vers où je vais. Ça a du sens et j'ai un but. C'est peut-être un peu large, mais je sais vers où je vais. En même temps, j'ai le cœur et j'ai l'énergie pour le faire. Et puis, j'ai les bons outils.
- Speaker #1
et on a besoin des trois et que les trois soient alignés et communiquent pour avoir une organisation efficace et efficiente et qui nous mette en joie au final c'est super chouette merci et si quelqu'un doit repartir d'une page blanche comme toi est-ce que tu aurais un conseil ou quelque chose à lui dire ?
- Speaker #0
bon amusement et puis surtout qu'ils se réjouissent de cette merveilleuse situation oui je pense que c'est oui en fait page blanche c'est une joie et c'est et c'est vraiment une chance et une opportunité que de pouvoir repartir d'une page blanche avec un bagage supplémentaire que celui qu'on a quand on quitte les études et donc qui profite c'est trop gai bon sur le moment c'est un peu stressant mais en fait c'est trop gai faire confiance ouais ouais c'est ça faire confiance et ça me fait penser à ce que
- Speaker #1
Laurence m'a dit tu vas me dire j'ai beaucoup parlé à Laurence de toi et elle disait que le je sais pas comment tu l'extrimes mais que le vide justement appelle Merci. C'est un peu ce que tu as dit tantôt, c'est que les opportunités sont venues à toi dans le vide, finalement. Que ce soit dans l'home organizing, le vide de...
- Speaker #0
Oui, un vide temporel. Il y a des études qui disent que c'est hyper important pour les enfants de s'ennuyer. Et de laisser son esprit vagabonder. J'ai entendu aussi que les artisans à l'époque étaient très inventifs parce que... ils faisaient des métiers très répétitifs, où du coup, le cerveau avait beaucoup d'espace libre.
- Speaker #1
Oui, effectivement, oui.
- Speaker #0
Et c'est ce qu'on peut retrouver quand on commence à faire des activités manuelles, du jardinage, et où en fait, on a cette capacité à avoir un esprit qui se détache un peu de la pensée régulière, et qu'est-ce que j'ai à faire, et qu'est-ce que machin, et qui peut vagabonder. Et souvent, dans ces vagabondages, c'est là que vient se loger la créativité, les nouvelles idées, les liens entre des choses qui, a priori, n'en ont pas. Et donc oui, laisser du vide, c'est hyper important. Et la marche, pour moi, fait partie de ces outils de vide.
- Speaker #1
Oui, et tu parlais aussi du sport. Le sport, c'est aussi un outil de vide ou c'est plus un outil pour... libérer l'énergie qui bouillonne en toi ?
- Speaker #0
Alors, ça dépend du sport. Je vais faire du crossfit pour libérer l'énergie qui bouillonne en moi. Très, très bon canaliseur. Là, plutôt de vider l'énergie qui ne leur restera rien et que je puisse juste dormir. Vider toute l'eau aussi disponible. Par contre, je vais me tourner plus vers la marche, le yoga ou la natation. justement pour créer de l'espace mental. Le yoga, je vais créer de l'apaisement. Et la natation et la marche, je vais créer de l'espace mental, justement pour penser à autre chose. Et de créer des liens et de juste se laisser porter par le mouvement.
- Speaker #1
C'est chouette. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Est-ce que tu voulais ajouter quelque chose ?
- Speaker #0
Non, c'est super chouette d'échanger avec toi. Merci à toi.
- Speaker #1
Si cet épisode t'a parlé, garde une chose en tête, les moments où tout s'effondre ne sont pas toujours des fins. Parfois, ce sont des débuts déguisés. Et la vraie question, ce n'est pas comment tout reconstruire comme avant, mais plutôt, qu'est-ce qui devient possible maintenant que l'ancien modèle ne tient plus ? Si tu sens que cet épisode résonne pour toi, tu peux soutenir le podcast très simplement. T'abonner, laisser un avis ou le partager à quelqu'un qui traverse aussi, Merci. une période de transition. Et rappelle-toi, parfois tu ne perds pas ta vie, tu perds seulement la version de toi qui ne te correspond plus. A très vite pour de nouvelles histoires.