- Speaker #0
Bienvenue au balado podcast Double Courage, propulsé par Exopreneurs. On inaugure aujourd'hui une nouvelle section, Parole experte. Dans ces épisodes, nous accueillons des personnes passionnées qui œuvrent au cœur de la mobilité internationale et de l'entrepreneuriat. L'objectif ? Apporter un éclairage concret sur les décisions stratégiques et les choix de celles et ceux qui en entreprennent et investissent dans un monde qui change rapidement. Et c'est précisément ce changement qui est au centre de notre conversation aujourd'hui. et ils poussent de plus en plus d'entrepreneurs et d'investisseurs à repenser leur ancrage géographique. Dans un contexte politique, économique et social en pleine évolution, certaines personnes considèrent une résidence ou une citoyenneté supplémentaire n'est plus seulement un privilège, c'est pour certains un véritable outil de gestion du risque. Est-ce une protection ? Une diversification ? Une planification familiale ? Pour en discuter, nous accueillons Mohamed Bennett, vice-président associé chez Hartman Capital, et puis Épiphane Styve, vice-président de Roche et Louise, et Natalia Cuevas Aguilar, spécialiste en mobilité internationale économique et fondatrice d'Exopreneurs.
- Speaker #1
Merci Natalia, bonjour Mohamed, bonjour aux auditeurs. Moi je suis très content d'être là parce que déjà c'est content de recevoir Mohamed, de ne pas notre histoire je dirais comme ça, c'est bien de se voir aujourd'hui, de l'entendre aujourd'hui par rapport à tout ce qui concerne le sujet d'investissement pour la citoyenneté. Moi, c'est Steve, Epiphane Steve. Je suis vice-président associé de Roche & Louise Inc. Et nous, nous sommes une conseillerie. On accompagne les repreneurs, les décideurs, les investisseurs dans tout ce qui peut être implémentation, rachat ou achat d'entreprise, et aussi toute l'intégration dans l'écosystème montréalais, québécois, canadien, on dira. Donc, dans ce sens-là, je pense que mon rôle... avec notre conseiller corporatif, c'est toujours de voir l'écosystème et de donner les partenariats efficaces, adéquats à notre clientèle. Et c'est pour ça que Arton Capital, aujourd'hui, fait partie d'un de nos partenaires privilégiés parce qu'ils offrent vraiment ce qu'il faut en termes d'options d'investissement pour nos clients. Donc ça me fait plaisir. Ce n'est pas moi la star du jour, je vais mettre...
- Speaker #2
Ah non,
- Speaker #3
c'est toi Mohamed.
- Speaker #1
Je vais mettre et introduire directement Mohamed qui se présente.
- Speaker #2
Merci Steve, merci Nathalie. Alors, Mohamed Benis, vice-président senior chez Harton Capital. On est une firme qui conseille les individus qui désirent avoir une citoyenneté, une résidence par investissement dans différents pays incluant... le Canada et le Québec. Aujourd'hui, je suis heureux d'être avec vous. C'est un sujet, c'est sûr, qui est un peu méconnu. Alors, heureux de démystifier et de pouvoir ajouter à la conversation.
- Speaker #1
Je vais introduire directement le sujet avec Mohamed pour savoir, de manière générale, pourquoi est-ce que les dirigeants souhaitent obtenir un plan B, comme on dit.
- Speaker #2
On va reculer un peu. Le Canada est un pays d'immigration. Il a été construit par des immigrants. Et aujourd'hui, dans notre mémoire collective, quand on parle d'immigration, on parle toujours ou on entrevoit toujours la personne littéralement faire ses valises. Elle doit quitter le pays d'origine, aller vivre dans le pays d'accueil, s'intégrer, créer de l'emploi, créer de la richesse, créer une entreprise ou contribuer en tant qu'employé ou aller à l'école. Alors, c'est ça pour nous ce qu'on voit comme immigration. L'immigration d'affaires, comme tu as dit, c'est un plan B, mais pas un plan B comme si ça va mal. C'est juste une façon d'avoir accès à une région dans le monde d'une manière plus permanente que temporaire. Alors, on transforme un peu cette attitude de visa touriste. Je ne vais pas aller, je te donne l'exemple du Portugal. Je veux une résidence au Portugal. Je veux une carte de résident, mais je suis justement un dirigeant ou une dirigeante d'entreprise au Canada et je ne peux pas me permettre d'aller vivre au Portugal parce que j'ai des employés, j'ai une entreprise à gérer, j'ai des enfants à l'école à Montréal, etc. Les Golden Visa te donnent ce luxe de dire, tu peux devenir résident du Portugal, tu deviens un résident avec littéralement ta carte comme l'équivalent d'une résidence permanente ici. mais c'est en... d'investissement au Portugal financier qui va te permettre d'avoir cette résidence. Ce n'est pas toi physiquement qui dois aller habiter dans ce pays. qui doit avoir un permis de travail, qui doit payer des taxes là-bas, des clartés de revenus, etc. Alors, c'est un plan B, mais aussi une façon d'avoir accès d'une manière plus permanente à une région ou un pays de la planète qui n'est pas le pays d'origine ou le pays où est-ce qu'on habite.
- Speaker #1
Ça, c'est important de le dire parce qu'on voit toujours l'immigration comme la famille qui se déplace, comme est-ce que je vais aller vivre au Canada, est-ce que je vais aller vivre au Portugal, comme l'exemple. Et là, on se rend compte que non, l'idée, c'est quelle est l'option supplémentaire qu'on a pour nos enfants, pour autres. C'est intéressant parce que, que ce soit dans ce qu'on fait au quotidien, c'est aussi bon d'apprendre ici à Montréal qu'il y a d'autres formes d'immigration qui existent. Et ce n'est pas forcément. Moi, ça m'intéresse. Nathalia, je pense que dans ce qui est ancrage familial des entrepreneurs immigrants, c'est quelque chose qui te parle aussi ?
- Speaker #3
Bien sûr, c'est toujours un projet comme tel. Il y a toujours la partie émotionnelle et bien qu'on a des stratégies administratives, etc. Tu nous raconteras un peu. Il y a toujours un choc peut-être culturel. Il y a toujours, peu importe le type de programme, il y a toujours une organisation qui doit se faire en amont et en aval l'arrivée. Donc, évidemment, ça m'épargne. Je pense que c'est applicable pour tout type de projet, incluant l'immigration par investissement. Et ce que j'entends, Mohamed, c'est que... En fait, c'est une stratégie, on est d'accord. Dans ton expérience, c'était stratégie. Est-ce que c'est plus dû à un meilleur avenir pour la famille ? Est-ce que c'est plus lié à la politique instable peut-être d'un pays ? Quelles sont les principales motivations pour quelqu'un de stratégiquement obtenir une deuxième résidence ou citoyenneté ?
- Speaker #2
Avant, c'était purement un coup de cœur. C'était, j'ai visité Telpe. pays, je me demande comment je pourrais vivre ici. Je me vois vivre ici dans 10 ans, 15 ans, 20 ans, la retraite. Aujourd'hui, effectivement, il y a des variables qui s'ajoutent à cette équation d'instabilité politique dans le pays d'origine ou dans la région. Il s'ajoute une planification fiscale, il s'ajoute une optimisation fiscale aussi qui vient dans l'équation. Les enfants, quelle sorte d'avenir je veux leur donner ? Est-ce que je veux leur donner l'accès à l'Europe au niveau de leur système universitaire ? Est-ce que moi, en tant que retraité, est-ce que je vais avoir accès à un système de santé qui peut être meilleur que celui d'où je viens ? Alors, tout ça se rajoute. C'est vraiment, avant, c'était beaucoup plus émotionnel. Aujourd'hui, c'est une stratégie, une planification dans le temps. Aujourd'hui... On n'est plus dans ce qu'on appelle le window shopping. C'est bon, les programmes d'immigration, ils sont là. J'appliquerai dans le programme qui va me correspondre, selon mon profil, quand j'en aurai besoin. Malheureusement, si on regarde juste les 12 derniers mois, il y a 70 pays à travers la planète. C'est un tiers des pays qui ont changé d'une manière conséquente leur politique d'immigration ou de visa. Et ça nous montre à quel point aujourd'hui les frontières se referment où les programmes, surtout les programmes Golden Visa qu'on appelle, les citoyennetés par investissement, deviennent plus limités. Soit qu'ils sont annulés, soit qu'ils sont plus restreints au niveau des dépendants, ou soit carrément qu'ils sont plus chers. Alors, on s'en va vers cette mouvance de les gens aujourd'hui justement ne savent pas. quel sera l'avenir au niveau d'une immigration permanente dans un endroit X. Alors, ils préfèrent planifier que subir l'histoire.
- Speaker #1
Et ça, ça me fait rebondir. Qu'est-ce qui amène un dirigeant, Mohamed, à choisir le pays, comme tu as dit ? C'est vrai que c'était avant. Il y a un peu du window shopping, mais qu'est-ce qui amène un dirigeant à se dire, voilà, je choisis ce pays et on me fait là. Et vous, à Hartone Capital ? Qu'est-ce que sont les possibilités ? Comment ça fonctionne de manière pratique ?
- Speaker #2
Souvent, c'est beaucoup de bouche à oreille. Mon ami ou un membre de la famille a fait un Golden Visa pour l'Europe, pour les Caraïbes ou pour même les Émirats Arabes Unis. J'aimerais faire la même chose. Et ensuite, ce client vient nous voir, soit qu'il nous a trouvé à travers Internet. Cette année, on a célébré 20 ans d'existence. Alors, on est quand même une des plus anciennes dans l'industrie, si on n'est pas un des pionniers dans l'industrie de l'immigration d'affaires. Mais ensuite, il y a une conversation qui doit se faire selon le budget du client. selon le temps alloué au projet. Parce qu'il y a des pays où en quelques mois, tout est réglé. D'autres, c'est plusieurs années. Ensuite, la constitution familiale. Est-ce que les enfants sont à l'école ? Est-ce qu'ils sont jeunes ? Est-ce qu'ils ont plus de 18 ans ? Et je reviens à mon commentaire des programmes de vie plus restreints. Alors, au-delà de 18 ans, les enfants, des fois, ne peuvent pas être inclus dans certains pays. Dans les Golden Vizay, ils doivent faire leur application séparée. Ce qui veut dire plus cher. On fait un double investissement. Un investissement n'est pas assez pour toute la famille. Et c'est cette conversation qu'on a à Arton Capital où est-ce qu'on ne regarde pas la solution, on ne regarde pas le pays, on regarde les besoins. Et quitte à des fois ne pas même dire au client ce n'est pas des solutions qui sont pour toi. Alors ce n'est pas avoir un client à tout prix, c'est vraiment beaucoup plus pour comprendre les besoins de la personne qui nous appelle. Pourquoi il nous appelle ? C'est quand même une décision qui va avoir un impact sur le reste de sa vie et des gens qui font partie de sa famille. Alors, il faut faire très attention sur le conseil qu'on donne à ces gens.
- Speaker #1
C'est un sujet qui me passionne comme nous tous là, mais avec ce qu'on rencontre aujourd'hui, ce qu'on écoute, la politique, la situation, le monde qui... qui va dans tous les sens là. Est-ce que, je ne vais pas dire que c'est une bonne chose, mais est-ce que vous ressentez une demande plus forte ? Et si oui, ça vient peut-être de quel parti ? Parce qu'on a l'impression, quand on est au Canada, ici, que l'immigration, c'est seulement ceux qui sont dans le besoin, c'est ceux qui viennent des pays plus pauvres, développés, c'est eux qui viennent. Oh, pourtant, quand j'écoute, il faut que les gens comprennent que l'immigration, c'est autre chose. Tout le monde qui peut être un immigrant. Et quand je vois comment est-ce que l'actualité du monde, je me dis, ce chaos politique qu'on vit amène avec ce type de solution à revoir notre façon de penser, même ici au Canada, parce qu'effectivement, ça veut dire que quelqu'un à Montréal peut décider, par exemple, d'immigrer au Portugal ou bien au Caraïbe et autres.
- Speaker #2
C'est une très bonne question. C'est une question d'actualité, puisque oui. D'habitude, historiquement, nos clients viennent, venaient de pays où est-ce que leur passeport original, d'origine, était quand même restreint au niveau de la mobilité. Alors, je ne veux pas dire un mauvais passeport ou un bon passeport, c'est vraiment juste un score de mobilité. Et d'ailleurs, un score de mobilité qu'on a déterminé avec notre entreprise qu'on détient, passeportindex.org, sur le site web. C'est le site web le plus utilisé pour déterminer ton passeport. il te permet d'aller où ? Ensuite, tu peux même comparer ton passeport avec d'autres passeports. C'est ce qui te permet aussi de combiner, dans le cas où tu prends une deuxième nationalité, de voir comment ta mobilité évolue. Aujourd'hui, la dernière année, on a eu quelque chose d'assez inusité. D'habitude, nos clients viennent de l'Asie, de l'Afrique subsaharienne, de l'Afrique du Nord, du Moyen-Orient. 30 % de nos clients venaient des États-Unis. Et on a même dû refaire nos façons de faire au niveau de la publicité, du marketing, même au niveau de nos e-mails, de nos communications. Et même les personnes qui s'occupent des dossiers, ils sont physiquement où ? Oui, effectivement, on a un bureau physique à Montréal, mais historiquement, on n'a jamais vu des gens avec des passeports forts au niveau de leur mobilité. qui veulent quand même avoir un plan B ou une deuxième nationalité, tout simplement pour se garantir un peu une mobilité comme un portfolio. Alors, de la même manière qu'on investit dans les entreprises en bourse et de la même manière qu'on garde une action en bourse qui des fois semble désévaluée ou qui semble ne pas bien performer, c'est comme ça que les gens aux États-Unis voient leur mobilité. C'est un portfolio qui monte et qui descend selon justement l'actualité, selon le futur, etc.
- Speaker #1
Ok, je comprends. Donc, Nathalie, pour nous qui accompagnons les entrepreneurs, les entrepreneurs, c'est des pistes à explorer fortement, là. Ardébos,
- Speaker #2
qui se passe dans leur vie personnelle, il les amène à faire cette réflexion. Mais la réflexion, pour passer à l'acte, c'est souvent quelque chose presque brutal. Il te dit non, plus j'attends, j'ai besoin de faire X, Y, Z. Ce qui est important. Ce que le président des États-Unis, Donald Trump, a fait, c'est qu'il a mis sur la map ce genre de solution. Les gens ne connaissaient pas les Golden Visas aux États-Unis et en Amérique du Nord. Ils étaient très peu, même au courant de la légalité de ces programmes. Ils pensent que jusqu'à aujourd'hui, je dois passer du temps avec les clients, les gens qui nous approchent pour l'expliquer. C'est des programmes gouvernementaux. Et ça, c'est la plus grosse surprise. Ils pensent que c'est des programmes un peu plus discrétionnaires ou de lobbyistes. Et quand je leur explique que c'est des programmes normés, gouvernementaux, il y a toujours une surprise. Quand Donald Trump a commencé à parler du Gold Card, les gens ont fait « Mais c'est quoi cette Gold Card ? » Et c'est là où les gens ont commencé à parler justement et regarder sur Internet, écrire « Gold Card, Donald Trump, qu'est-ce qui s'est passé ? » il y a eu du référencement d'autres produits Golden Visa. Et là, tout à coup, ça l'a comme démocratisé ou commencé la démocratisation de ce que c'est, ce genre de solution. Et c'est ce qu'on a vu, c'est qu'on a beaucoup, beaucoup de référencements Internet qui, justement, nous ramènent des gens, des prospects, des clients potentiels qui ont besoin de nos services. Mais je pense vraiment que... Merci. À contre-cœur ou par inadvertance, la Gold Card des États-Unis a fait, a introduit notre industrie aux Américains.
- Speaker #3
Et Mohamed, justement, tu parles d'investissement, tu parles que vous évaluez les besoins des familles, des investisseurs, etc. Pour qui ce n'est pas une option ?
- Speaker #2
Tout de suite, les gens qui m'appellent, ils me disent, je vais quitter… Je veux quitter mon pays dans six mois. Et je suis à la retraite et je veux aller en Europe. Il y a des visas qu'on appelle des digital nomads, des visas de gens à la retraite. Ça te coûte quelques centaines d'euros. Il y a plein d'entreprises qui peuvent t'aider. Éthiquement parlant, moi, quand je te vends une solution où tu dois investir 500 000 euros pour avoir une résidence au Portugal, quand tu peux faire... d'autres choses parce que tu es prêt à te délocaliser physiquement. Ce n'est pas notre façon de faire chez Arton. Et c'est la bonne chose parce qu'il y a une pérennité à ça. Nos clients deviennent souvent des gens très proches de nous, nous réfèrent leur famille ou leurs amis, leurs collègues. Et c'est important de toujours vraiment comprendre quand ces solutions sont adéquates pour eux. Alors pour moi, le client, quand il me dit, moi je veux quitter ou je suis à la retraite et non pas, je planifie quelque chose, je suis prêt à partir, je suis prêt à aller visiter, je suis prêt à aller acheter de l'immobilier. Les Golden Visas, ce n'est pas ça. Ce n'est pas le bon produit pour eux.
- Speaker #1
Et on a parlé du marché américain Golden Visa et ça m'a fait penser à quelque chose. Cette pratique existe depuis bien longtemps, avant que les Américains ne mettent le Golden Visa qui a fait une bonne promotion. Et au niveau du Canada, ici, je pense que ça se faisait déjà, sauf erreur. Et au Canada, est-ce qu'il y a des... Comment ça se passe ce marché au Canada avec les Canadiens ? Est-ce qu'on ressent aussi une faute de demande pour d'autres pays ? Si c'est le cas, c'est où ? Et est-ce qu'il y a des... Le gouvernement, au niveau du Canada, des outils, est-ce qu'il y a des personnes accréditées ? Comment ça se passe au niveau du Canada ?
- Speaker #2
D'ailleurs, le Canada, et surtout le Québec, est un des pionniers dans l'interindustrie. Le programme, ce qu'on appelle le programme Immigrants Investisseurs, qui existait au fédéral, mais qui existe toujours au provincial, a été créé avec en tête les Hongkongais dans les années 90. qui ne voulaient pas rejoindre la Chine quand Hong Kong a dû être recédé. Et on a créé ce programme et c'était, si je ne m'abuse, 125 000 $ dans ce temps-là. Quelqu'un qui investissait 125 000 $ au Québec ou au Canada, dépendamment de quel programme il choisissait, pouvait avoir une résidence permanente pour lui et sa famille. Alors, c'était une façon de justement faire rapidement le saut pour venir au Canada. Aujourd'hui, ce programme existe toujours, mais seulement au Québec. Le fédéral, sous le gouvernement Harper, l'avait enlevé en 2012. Et corrigez-moi si je me trompe en post-production. Mais aujourd'hui, le programme, ce qu'on appelle le programme Immigrants investisseurs du Québec, est toujours en vigueur. Et on est passé de 125 000 à 1,2 million. Alors, pour les gens qui pensaient que ce programme allait être désuet et que le 125 000, jadis, était beaucoup, aujourd'hui, on est à 1,2 million. Et c'est un programme qui marchait beaucoup avant au niveau du nombre d'applicants, puisqu'il n'y avait pas de barrière de l'ordre depuis 2024. il y a une barrière au niveau de la langue. Tout appliquant, même investisseur, et même avec de l'argent licite, doit quand même parler un niveau B2, ce qui veut dire intermédiaire avancé en français. Alors, ça réduit de beaucoup au niveau du nombre d'appliquants. Par contre, on se retrouve avec la qualité de candidat à cette immigration de manière... comment dirais-je, liste des fonds, accumulation des fonds, intégration au Québec. On parle d'une acceptation très forte.
- Speaker #1
J'imagine que la due diligence est importante pour ceux au niveau du Québec.
- Speaker #2
C'est même central. Alors, quand un applicant, ce qu'on appelle un requérant principal, applique dans le programme, je peux vous assurer que toute sa vie est passée au peigne fin. au niveau de toute sa carrière, son accumulation des fonds, sa taxation, est-ce qu'il a payé des taxes sur cet argent qu'il a généré ou qu'elle a généré. Alors, oui, oui, ce n'est pas parce que quelqu'un a de l'argent qu'il va appliquer et qu'il sera sélectionné. Alors, c'est un des... D'ailleurs, il est reconnu pour être un des programmes où est-ce qu'on gratte le plus au niveau de la source et accumulation des fonds licites.
- Speaker #1
Et mon autre question, c'était dans le même sens, c'était de savoir si au niveau du Canada, du Québec, le nombre de personnes, est-ce qu'il y a une demande forte pour ceux qui souhaitent prendre les passeports pour Portugal ?
- Speaker #2
Il y a une demande, mais moins forte qu'aux États-Unis et la volonté est moins aiguisée. On est encore dans l'éducation, on est encore dans... Pourquoi j'en aurais besoin ? J'ai une intuition que je devrais avoir cette résidence en Europe, au Caraïbes, aux Émirats arabes unis, mais je ne sais pas comment m'y prendre. Est-ce que c'est légal ? Alors, ils sont beaucoup moins avancés dans leur projet. Par contre, c'est important de comprendre qu'au Canada, aussi, on a un dollar canadien. Alors, quand on parle d'investissement en Europe ou au Caraïbes, on parle en USD et en euros. Alors, c'est une conversation qui est différente, même au niveau des montants qui doivent être investis. 500 000 euros, on parle de presque un million, dépendamment du mois où on prend sa décision. Alors, c'est ça qui freine un peu, justement, le projet. Et aussi, c'est encore l'incompréhension d'avoir une deuxième résidence sans y habiter. Alors, on passe beaucoup de temps. cordialement à éduquer nos entrepreneurs, nos femmes d'affaires, hommes d'affaires, pour justement leur donner le plus d'options possibles pour que le jour qu'ils veulent faire le saut, qu'ils soient au courant et qu'il y ait toute l'information disponible.
- Speaker #1
Je parle au niveau du Canada, du Québécois, parce qu'un entrepreneur ici qui est international, qui est un chef d'affaires, et qui a ses bureaux... à Paris, en Europe, en Afrique, en Asie, je pense qu'il y a des erreurs à éviter qu'on va en parler. Quelles sont les erreurs à éviter pour un dirigeant, un investisseur ? Et ta réponse me fait dire qu'il y a un côté fiscal aussi à prendre en compte. Donc, comment est-ce que, pour celui qui sait, qui nous écoute, et qui est quelqu'un qui fait ses affaires hors du Canada et hors des États-Unis, parce qu'on voit bien qu'on demande de diversifier maintenant. vers l'Europe, l'Asie, l'Afrique. Comment est-ce qu'il doit prendre ? Quelles sont les erreurs qu'un Québécois, un Canadien devrait éviter, quelqu'un qui vit ici, pour effet appel ?
- Speaker #2
Je pense que quelqu'un qui a une entreprise, qui fait des affaires avec les États-Unis et qui a justement son siège social ici, va peut-être beaucoup plus regarder les programmes d'immigration d'affaires. qu'il y a aux États-Unis. Par contre, quelqu'un qui est international et de continuer à faire affaire seulement avec une entreprise ou seulement une entreprise qu'il détient, Au Canada, quand il fait affaire en Asie, quand il fait affaire au Moyen-Orient, je pense qu'il y a matière à réflexion, de savoir est-ce que je dois m'implanter ailleurs, est-ce que je dois avoir des branches ailleurs, des sous-entreprises ailleurs. Et ça, ça vient avec justement des fois des politiques fiscales dans d'autres pays qui peuvent être plus avantageux, tout en restant dans les règles de l'art et dans la légalité. Ce que nous on donne, c'est une pièce d'un puzzle. Alors, une pièce d'un puzzle qui leur permet de prendre cette résidence, si maintenant ils ont une résidence commerciale aux Émirats arabes unis, où est-ce que la fiscalité est avantageuse, tout autant personnelle que corporative, et ils vont voir leurs équipes financières, leurs équipes de taxation, leurs conseillers qu'ils ont déjà dans leur arsenal, et leur dire, voici la pièce du puzzle de la résidence. Avoir accès de résidence aux Émirats arabes unis. J'ai le droit de créer des entreprises inshore, offshore qui peuvent faire des affaires à l'intérieur du pays et à l'extérieur du pays dans la région. J'ai le droit d'ouvrir des comptes bancaires personnels, corporatifs. Comment est-ce que ça, ça peut m'aider à optimiser ma fiscalité ou comment ça, ça peut m'aider à faire une expansion d'affaires ? Comment ça peut m'aider à justement générer de la business dans la région ? Alors, c'est cette pièce du puzzle de la résidence qu'on donne. Parce qu'aujourd'hui, on est très chouchouté par notre passeport canadien. On pense qu'avec un passeport canadien, on peut aller dans un autre pays, ouvrir un compte bancaire, ouvrir une entreprise, pas de problème. Et là, aujourd'hui, souvent les pays, justement, dans où est-ce qu'on veut faire affaire, te demandent un statut de résident. Alors, c'est là où est-ce que les Golden Visa peuvent justement t'aider à continuer ta progression d'affaires commerciales. tout en restant, bien sûr, comme je disais, dans les règles.
- Speaker #1
Mais le dirigeant, écoute, son entrepreneur, le dirigeant, lui, quand il réfléchit pas à ça de manière pratique, moi, je me vois, je me focus sur mon business, sur mes activités, oui, je fais affaire à Dubaï, mais je n'ai pas une ressource interne qui va m'amener cette réflexion. Ce n'est pas un poste qui inclut, quand on fait son business model de développement international, on n'inclut pas le poste de conseiller stratégique en investissement passionné, parce que naturellement, on pense directement à est-ce qu'il y aura un marché, est-ce qu'il y a des opportunités, est-ce qu'il y aura des clients. Et ma question, c'est donc, comment est-ce qu'on fait dans l'éducation que vous faites au quotidien, comment est-ce qu'on fait pour inculquer ? que cela à nos entrepreneurs canadiens qui, avec l'exploitation qu'on entend encourager, comment est-ce que…
- Speaker #2
Notre modèle d'affaires est beaucoup basé sur les catalyseurs. Alors, je te dirais peut-être 60% de notre chiffre d'affaires ne vient pas de clients directs. Ça vient souvent de gens comme toi, comme Natalia, qui vont nous référer des clients. Et toujours la phrase, c'est « make me look good » , comme on dit en anglais, et c'est ce qu'on fait. Je suis dans l'arsenal de ces gens-là, de gens qui sont des conseillers financiers, des gens qu'on appelle dans les private offices, alors qu'ils gèrent des fortunes familiales, des gens dans l'immobilier de luxe, les gens qui vendent les jets privés, ou les gens aussi, parce que d'ailleurs, on pense toujours que ces produits-là sont pour les ultra-riches. La moyenne de nos clients, leur avoir net est entre 2 et 5 millions. Alors, c'est... Un 2-5 millions, c'est une maison, un chalet, puis quelques investissements. C'est ce qu'on démystifie. Par contre, justement, c'est assez pour pouvoir planifier une mobilité dans les 20-30 prochaines années, dans le cas où les frontières deviennent un peu plus inaccessibles. Alors, c'est là-dessus qu'on mise, c'est beaucoup sur l'éducation, mais sur les catalyseurs, sur les gens d'affaires. qui ont déjà cette base de clientèle qui se rapproche de la nôtre et qui nous demandent justement de pallier à ce besoin de mobilité internationale pour des gens d'affaires.
- Speaker #1
Oui, ça fait pour nous, Natalia. Je t'appelle toujours tant que partenaire parce que je sais que nous sommes sur le terrain avec tout type d'entrepreneurs et ce que Mohamed dit me fait réfléchir à eux. Ça nous donne un plus en termes de conseils aux personnes qui nous sollicitent.
- Speaker #0
ça nous donne un avantage même parce que les gens, beaucoup, je ne sais pas ce que tu en penses, mais les gens ne posent pas ces questions ici au Québec. Non, il reste juste focus. Ça nous donne quelque chose. Qu'est-ce que toi, tu en penses ?
- Speaker #1
C'est ça. Je pense qu'au moins au Québec ou au Canada en général, l'écosystème d'affaires, il est vraiment fait. On n'a pas besoin de plus d'incubateurs, on n'a pas besoin de plus d'incompagnateurs. Ce qu'on a besoin, c'est vraiment de... commencer à travailler tous ensemble, faire justement ce genre de dynamique entre les accompagnateurs.
- Speaker #2
Donc,
- Speaker #1
c'est sûr qu'en pensant en arrière, toujours les clients au centre des nos intérêts. Donc, moi, c'est ça. Et j'ai une question pour toi, Mohamed. Ce que je trouve très intéressant, premièrement, tu dis que les gens ne savent pas. pas qu'ils sont des programmes gouvernementaux. Premièrement. Deuxième chose, ce que je connais sur le programme Au monde Québec, c'est que, oui, il y a un investissement à faire, mais est-ce que tu peux nous dire qu'est-ce que le gouvernement, en général, fait de cet argent ? Pour commencer un peu sur la réponse, je sais qu'au Québec, il soutient les finances des programmes sociaux. Est-ce que c'est bien ça ?
- Speaker #2
Oui, l'argent qui est donné dans le programme Immigrants investisseurs au Québec, le 1,2 millions. 200 000 du 1.2 qui n'est non remboursable. Alors, c'est la première fois de l'histoire du programme où est-ce que le gouvernement prend une donation. Alors, le 200 000, il est pris et il est réinvesti dans des programmes sociaux, il est réinvesti pour soutenir des startups, il est réinvesti pour soutenir vraiment l'écosystème d'affaires au Québec selon les priorités gouvernementales. Ensuite, le 1 million, il est prêté à Investissement Québec. Et ce 1 million, justement, il est placé. Et dans d'autres cas, il fait partie d'un montage financier pour soutenir des entreprises québécoises. Le gouvernement du Québec, je pense, fait le pari que peu importe le rendement du 1 million qui est donné à Investissement Québec, si ce 1 million est pris pour soutenir l'écosystème d'entreprises, surtout les entreprises dans des secteurs névralgiques et ou des entreprises qui sont en démarrage, c'est un pari qui va être gagné, peu importe le rendement, puisque ça va justement faire mousser l'écosystème d'affaires au Québec. C'est pas le seul programme qui existe. Il y a aussi le programme de reprenariat au Québec, qui est dans la même mouvance, mais qui est beaucoup plus actif. Alors, le requérant principal va beaucoup plus être dans le reprenariat que juste faire un chèque à investissement au Québec. Et le reprenariat, c'est assez simple. C'est investir dans des entreprises qui n'ont pas trouvé repreneur, alors qui n'ont pas trouvé d'acheteur local. Et justement, cet immigrant potentiel vient et dit, moi, je vais investir dans cette entreprise, je vais la reprendre, j'ai un plan de relance, un plan de financement, un plan d'opération pour justement continuer à faire évoluer cette entreprise, continuer à payer les employés, à être actif dans les régions. parce que plus que les régions et Montréal sont ciblés par ce programme. Alors, ce n'est pas juste un programme pour Montréal. Et c'est un programme qui a été lancé très récemment, il y a environ deux ans. Et que, justement, c'est un programme qui est moins facile, mais qui peut être tout aussi rewarding, comme on disait en anglais. Il peut être vraiment... Je pense qu'aujourd'hui, on parle de... À chaque fois, on entend des chiffres différents. La moyenne, c'est environ 10 000 entreprises qui doivent être reprises dans les prochaines années au Québec. Et ce programme, justement, il y a mettre son...
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est pour assurer simplement une relève lorsqu'il n'y a pas une relève familiale aussi. Donc, c'est un moyen, une façon de s'utiliser dans le pays du Québec. D'ailleurs, en région, les critères du programme sont quand même favorisés. Favorisés, par contre, parce que... on est intéressé justement de développer en région.
- Speaker #2
C'est quand même de longue haleine. Ce n'est pas juste venir encore là et acheter l'entreprise. On doit avoir justement un soutien d'un organisme de reprenariat qui,
- Speaker #0
historiquement, le CTEQ, ils ont changé leur nom pour Reprenariat Québec, je pense, récemment. Et il y a vraiment plusieurs acteurs dans cette équation. C'est très important pour nous,
- Speaker #2
Arton Capital, de ne pas tout faire. C'est une concertation, mais c'est aussi une concertation selon notre expertise. Alors, on n'est pas des comptables, on n'est pas des avocats de reprenariat. Oui, on a des avocats d'immigration à l'interne, mais chacun fait justement son bout de chemin. Et nous, on chapeaute toute cette équation pour justement s'assurer que le projet est mené à terme.
- Speaker #1
Ça revient à l'importance de collaborer tout autour du client SR, travailler l'écosystème, en faciliter ces projets. qu'il y ait des longues haleines, effectivement. Parce que c'est pas, ah, je veux venir en six mois. Eh ben, ce que tu ne sais pas,
- Speaker #0
c'est que ça va prendre environ deux, trois ans, peut-être. C'est sûr, c'est sûr. Tout est une question de synergie. La synergie des acteurs. Comme ça a été dit, chacun sait ce qu'il a à faire, quand le fait. Comme dans un match de soccer ou de football, il passe à l'autre. Il y a un milieu de terrain, il y a un attaquant, il y a un défenseur. Donc je pense que c'est comme ça qu'il faudrait voir. l'écosystème pour progresser. Et moi, ça me fait, juste pour répondre toujours à tout ce qui est l'entrepreneuriat, étant un acteur sur ce segment, ici à Montréal, c'est 650 000 en termes de patrimoine, dollars dont on a besoin, et en région, 300 000 dollars pour le couple. Donc, et les chiffres, c'est vrai, ça évolue de... On entend mais. De manière générale, on parle de plus de 50 000 entreprises d'ici 2030. Donc, c'est juste impossible. En termes même de conseillers, de qualité de personnes qui ont la maîtrise des dossiers, il y a une demande parce que 50 000 entreprises, si ça prend 1 000 conseillers, ça fait 50 entreprises par personne. Donc, pour 1 000 conseillers, c'est fou. C'est plus de 9 milliards de dollars de chiffre d'affaires à transférer. Entre ces cinq derniers, c'est un marché incroyable et je pense que, comme Mohamed l'a dit, c'est des solutions alternatives d'immigration, d'affaires qui viennent du bal à ajouter. Et ça me fait répondre à ma question. En termes de tendance de marché, les deux dernières années, on a vu avec l'élection aux États-Unis, c'est 2026. Je ne sais pas si vous avez dit que c'est calme, mais bon, 2026 commence sur ces tendances. Comment est-ce que toi, tu vois tout ce qui est programme de mobilité internationale, d'investissement pour cette année et pour les deux prochaines années ? Pourquoi on essaye ? Quelles sont tes tendances ? Est-ce qu'il y aura plus de restrictions ? Est-ce qu'il y aura plus d'ouverture ?
- Speaker #2
Non, on s'en va vraiment vers la fermeture des programmes Golden Visa qui sont seulement axés sur l'investissement. Alors, les programmes passifs, de dire, je te fais un chèque. J'ai investi dans X, laissez-moi tranquille, donnez-moi ma résidence. Ça va frapper le mur. Aujourd'hui, les pays sont en train de fermer et de revamper leur programme d'immigration d'affaires pour que ça soit beaucoup plus actif ou plus risqué. Alors, investir justement dans des fonds de start-up qui souvent, une start-up souvent ne marche pas, mais il faut que quelqu'un investisse dans ces start-up-là. Alors, tu sais, c'est... Il y a aussi une connotation de retour sur investissement. Les gens vont devoir investir dans des endroits un peu plus risqués, les private equity funds, ce qu'on appelle, alors les fonds d'investissement. L'immobilier ne sera plus un médium d'investissement pour avoir ce qu'on appelle les golden visas. Ça va être, comme je dis, beaucoup plus risqué, mais avec peut-être une tendance à, justement, si l'économie du pays dans lequel on investit va bien. d'avoir un meilleur retour. Parce qu'aujourd'hui, les investissements passifs versus les retours qu'on a sont très, très bas. Le pays considère que le vrai retour, c'est de donner une résidence sans devoir justement contribuer outre l'investissement que tu as fait. Alors, tu n'as pas payé de taxes, tu n'as pas acheté d'immobilier, tu n'as pas envoyé tes enfants à l'école, etc. Alors, moi, je vois ça faire vraiment juste un changement vers des investissements beaucoup plus actifs. est beaucoup plus risqué en lien avec l'économie du pays que tout simplement acheter une propriété et avoir une résidence dans le lot comme bonus.
- Speaker #1
Au niveau mondial ?
- Speaker #2
Mondial, oui. OK, donc. Déjà, ça a déjà commencé. Malte, qui était très connu pour être le pays par excellence pour avoir une citoyenneté par investissement. C'est vraiment, tu faisais une donation au pays, au gouvernement et il te donnait ton passeport après 12 mois. passeport, on parle même pas de résidence on parle même pas de ta carte de résidence, on parle d'un passeport que tu peux plier et tu te dis moi je suis citoyen maltais ils l'ont enlevé en avril de l'année passée et aujourd'hui ils ont Ils ont introduit ce qu'on appelle la citoyenneté par mérite. Mais tout ce que ça veut dire, c'est qu'il faut que toi, tu démontres que tu as investi de l'argent, que tu as un CV impressionnant, que justement tu t'es investi dans l'économie locale de Malte et ensuite tu vas plaider ta cause par ta citoyenneté. Mais je peux t'assurer que ça va coûter plus cher en termes d'investissement, etc. À Portugal, ils ont enlevé le moyen d'investissement. pour le Golden Visa immobilier en 2023. La Hongrie l'a enlevé. La Grèce est probablement le seul pays qui est attractif, qui a un Golden Visa lié à l'immobilier. Et aujourd'hui, ils ont commencé à introduire des fonds de placement de start-up. Où est-ce que, justement, l'immobilier en Grèce pourrait obtenir son Golden Visa ? a une expiration. On ne le sait pas, mais c'est ce qu'on comprend et c'est ce qu'on entend. L'immobilier était justement un des moyens pour avoir sa carte de résidence permanente, même au Canada, il y a quelques années, dans le programme Immigrants entrepreneurs. Aujourd'hui, l'immobilier n'est plus un moyen d'obtenir sa carte de résidence permanente ou même temporaire, ce qu'on appelle un permis de travail. Peu importe. On peut investir 100 millions dans l'immobilier au Québec et ça ne change en rien mon statut d'immigration. Alors, on s'en va, on quitte cette notion de je fais un chèque et j'ai ma résidence. Oui, ça existe encore dans certains endroits, même au Québec, comme je disais, des migrants investisseurs, c'est un peu ça. Mais ça s'en va progressivement, une évolution vers des investissements beaucoup plus actifs. dans l'économie, un peu plus risquée, mais avec peut-être justement, si l'économie va bien, de meilleurs retours.
- Speaker #0
Comme pour un investisseur ou un dirigeant, c'est comme une police d'assurance.
- Speaker #2
Oui, justement. Parce que c'est une police d'assurance en termes de contre le changement. Ce n'est pas une police d'assurance de cabal. C'est une police d'assurance contre le... justement, ces programmes qui changent ou qui deviennent désuets ou qui deviennent fermés, annulés. Alors, si une personne a sa résidence permanente à travers un programme Golden Visa, Portugal, à Malte, en Hongrie, en Bulgarie, si le programme ferme dans 10 ans, ça ne dérange plus. Tu as déjà ta résidence permanente, tu as souscrit à l'investissement, parce que souvent, ce n'est pas un investissement à vie. Il y a une pérennité de l'investissement, 5 ans, 10 ans, peu importe, 2 ans, dépendamment du pays. justement fait toutes les conditions d'investissement et là, il t'enlève les conditions. Il te dit que tu n'as plus besoin d'investir. Voici ta résidence permanente à vie et s'il ferme le programme dans 5 ans, 10 ans, toi, tu as déjà passé justement dans cette cohorte. Alors, c'est justement une police d'assurance mais contre des programmes qui ferment, contre des programmes qui changent, contre des programmes qui deviennent plus chers.
- Speaker #0
Exactement et aussi, peut-être, c'est ce que vous en pensez, contre. Les changements politiques, les tendances, parce qu'aujourd'hui, on se rend compte qu'il suffit qu'un politicien prenne certaines tendances, ça a un impact énorme. Donc, n'ayant pas le contrôle sur cela, les dirigeants, les entreprises, les vêtisseurs, c'est en fonction des tendances, quand elles sont positives, ça peut être important aux personnes de penser à cette police d'assurance-là comme une alternative, comme tu l'as dit, pap. pour la cavale, plus pour qu'est-ce qui se passerait pour moi et ma famille en cas de... Donc c'est quelque chose, c'est très intéressant. C'est intéressant.
- Speaker #1
C'est surtout une façon de faire qui est très mal connue, il n'y a pas forcément beaucoup d'informations peut-être. Il y a beaucoup de malentendus de ce type de programme. Moi, je vais te poser une question à propos de mon marché naturel qui est l'Amérique latine. Quelles options vous voyez pour quelqu'un qui vient du Mexique, du Chili, du... enfin, peu importe quel pays ? Ah, évidemment, vous faites... vous analysez les besoins particuliers de chaque famille, de chaque investisseur, mais en général, c'est sans l'usure au film.
- Speaker #2
En ce moment, les options qu'il y a... Il y a justement les Golden Visa. Surtout les gens d'Amérique latine ont une facilité à apprendre le français, parce que c'est la langue latine, l'espagnol. Il y a des programmes aussi au-delà de ça qui leur permettent d'avoir accès à des résidences dans des pays. où est-ce que la population a l'espagnol ou le portugais comme étant une langue...
- Speaker #1
Portugale, Espagne. Espagne, ça existe aussi. Exact. Alors,
- Speaker #2
il y a certains programmes qui leur permettent d'avoir des résidences temporaires qui peuvent être changées vers des résidences permanentes ou même avoir accès à une citoyenneté s'ils habitent là. Alors, oui, quand les gens de l'Amérique du Sud nous appellent, il y a des options supplémentaires pour eux. Mais bien sûr... Aujourd'hui, les gens d'Amérique du Sud, l'Amérique latine, ne sont pas plus au courant de ce qui se passe en Amérique du Nord ou même en Europe. Pour les Golden Visa, ils sont beaucoup plus centralisés sur l'immigration même régionale. Alors, on parle de l'Uruguay, Paraguay, on parle du Panama, on parle même de Miami, etc. C'est ça un peu leur bassin d'immigration. pour les gens d'affaires, bien sûr. Et très peu pensent aujourd'hui à venir faire affaire au Québec. On a vraiment un travail d'amont à faire sur la qualité des programmes d'immigration. Les programmes d'affaires au niveau d'immigration au Québec sont méconnus, même au niveau de leur rapidité. Parce qu'aujourd'hui, les programmes de reprenariat et les programmes d'immigration, on investit ça. ont un aspect, ce qu'on appelle une entrée active. Alors, c'est ce qui permet aux gens de rentrer d'une manière rapide au Québec en attendant la résidence permanente qui, elle, peut prendre plusieurs années. Historiquement, ces programmes ne permettaient pas cette entrée active au Québec et c'est ce qui faisait que ces gens-là, qui investissaient plusieurs centaines de milliers de dollars ou des fois des millions au Canada et au Québec, attendaient à l'extérieur. ce qui rendait le programme beaucoup moins attrayant. Mais aujourd'hui, depuis janvier 2024, il y a ce qu'on appelle une lettre d'entrée active que quand quelqu'un est accepté dans le reprenariat ou dans le programme immigrant investisseur, eh bien, ils peuvent venir justement avoir un permis de travail ouvert jusqu'à trois ans maximum pour justement attendre leur résidence permanente au Québec.
- Speaker #1
Est-ce qu'on parle techniquement de l'intention de CSQ ?
- Speaker #2
Oui et non. C'est dépendamment. L'intention du CSQ, c'est une intention de délivrance du CSQ, ce qu'on appelle le certificat de sélection Québec. Ce certificat va lister des conditions. On va dire, si tu complètes ton reprenariat ou tu complètes ta visite au Québec et tu complètes ton temps que tu dois passer au Québec, que tu complètes ton investissement avec un courtier financier, eh bien, on enlève l'intention et on te délivre le certificat de sélection Québec. Mais déjà, à l'intention de CSQ, on peut déjà commencer à parler d'un permis de travail ouvert en lien avec le reprenariat et en lien avec, justement, l'attente de résidence permanente et la levée des conditions. Alors, l'entrée active n'existe pas dans d'autres programmes d'immigration au Québec. Alors, encore là, c'est démystifier, éduquer ces gens-là, de leur dire, oui, il y a une meilleure façon de venir au Québec pour les hommes et femmes d'affaires qui veulent investir au Québec. Alors, on ne parle pas de quelques années, on parle vraiment de quelques mois pour venir avec une entrée active. En anglais, on appelle ça un express entry. Il est en lien avec ton projet d'immigration d'affaires.
- Speaker #1
C'est très intéressant. Je pense qu'effectivement, c'est pour ça, c'est là l'importance d'avoir ce genre d'espace pour en jaser, comme on dit au Québec. Et voilà, une opportunité pour nos amis en Amérique latine.
- Speaker #2
Oui, pour ce qui est.
- Speaker #1
Apprendons le français. Nous investissons et nous avons accès à un écosystème très important. J'insiste, pour soutenir ces personnes qui veulent immigrer, peut-être que Québec ou le Canada soient de quelque façon une très bonne option, surtout parce que nous cherchons un meilleur futur pour nos familles, une meilleure éducation, une meilleure sécurité sociale. C'est aussi très important que nous ayons... l'accès à la sécurité sociale au Québec est très ample et bénéfique. Mais c'est ça, Mohamed.
- Speaker #0
Je n'ai pas compris, mais j'étais là comme si je comprenais. Tu comprenais. J'étais... J'étais... Là, tu es dans l'écosystème. C'est bon, ne t'inquiète pas.
- Speaker #1
Ça va être sous-titré. Ne t'inquiète pas.
- Speaker #0
Non, non, non. C'était super d'avoir...
- Speaker #1
Mais je vois aussi énormément... Moi, pardon, Steve, je vois un potentiel pour le marché naturel. en Afrique, qui sont déjà des francophones et qui souvent, moi j'ai l'impression qu'on néglige ce marché, qu'on le laisse. On y pense souvent, juste l'immigration d'affaires, c'est juste pour les Français, les Belges, etc. Mais comment tu vois que ça se passe en Afrique ?
- Speaker #0
Pour le continent africain, je pense que les Africains africains centrale, l'Afrique de l'Ouest, parce que c'est bien suivi avec ses réalités, c'est très vaste. Parce que l'Afrique du Maghreb a une réalité aussi commune, mais une autre réalité parce qu'il y a des pays un peu plus développés. L'Afrique du Sud, c'est d'autres réalités. L'Égypte, c'est d'autres réalités. Mais si je prends l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, je vais répéter l'Afrique de l'Est. Je ne sais pas si c'est... négligé ou pas et c'est pas si c'est le bon mot mais je vais te dire quelque chose j'entends depuis que je suis aux études moi depuis que je suis étudiant j'entends l'Afrique c'est l'avenir quand j'entrais en première année de l'université du Céu Québec en Ottawa j'entendais déjà l'Afrique c'est l'avenir ce qui fait que ça nous galvanisait ça nous a fait je suis retourné même en Afrique bon ça va arriver pour travailler pour contribuer à cet avenir là parce que On y croyait. Et 20 ans plus tard, j'entends toujours l'Afrique, c'est l'avenir. Et je suis là, je me dis, de quel avenir on nous parle tous les jours ? J'ai dit ça, pourquoi ? C'est pour dire, il y a beaucoup de paroles qu'on vend, qu'on dit, c'est l'avenir. Mais en réalité, je ne sais pas si ceux qui le disent savent effectivement ce qui se passe sur le terrain. OK ? Parce que... tu l'as dit, en Afrique, il y a un potentiel énorme, on le sait depuis la nuit des temps, on le sait et ce discours, c'est l'avenir que je veux encore peut-être faire à mes enfants moi, ça commence à me déranger c'est pour ça que moi, j'ai dit, écoute, on va arrêter de nous dire que c'est l'avenir, on va rester dans le présent on va dire que l'Afrique, c'est le présent peut-être là, ça va permettre aux gens de commencer à se bouger là au quotidien et de savoir qu'il est temps d'aller dans ce continent Parce que, entre parenthèses, le Canada est en train de battre une stratégie Canada-Afrique dans sa diversification. Et il y a un potentiel énorme. Oui, il y a une disproportion en termes de classe, un peu comme dans les pays sous-développés. Mais il y a un potentiel énorme. Il y a un manque d'informations sur le terrain. Il y a la peur de se faire arnaquer, il faut le dire aussi. Il y a la peur de se faire arnaquer dans les deux sens, que ce soit du côté de l'Afrique ou de ceux qui opèrent la crédibilité, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas accréditées, qui n'ont pas, et qui, eux, ont plus de visibilité. Et le fait qu'ils discutent avec les acteurs sur place, le message ne passe pas. Par exemple, le message d'Arton Capital aujourd'hui, je vois directement une clientèle là-dedans. Je les vois, je les perçois. Mais le temps entre ce que je vois et qu'ils comprennent le message, on peut prendre trois ans, quatre ans. Parce qu'il faut établir, oui, mais pourquoi ? Parce que les gens se sont fait abuser, les gens n'y croient pas, les gens ne savent pas. Donc il y a toujours le truc d'éducation. Il y a une éducation forte à faire pour vraiment responsabiliser les acteurs sur leur rôle, la crédibilité, et c'est ça qui nous manque. Ce n'est pas le marché le problème.
- Speaker #2
Il y a une vulnérabilité du client aujourd'hui. Il faut dire que les gens d'affaires, justement, ils ont fait des affaires, ils ont des employés, ils ont roulé leur boss. On va dire que c'est les gens les plus un peu rusés. Et là, quand ça vient à l'immigration d'affaires, tout à coup, ils sont dépourvus. Et jusqu'à aujourd'hui, quand on livre une résidence, une carte de résidence... passeport, des Caraïbes, que quelqu'un a investi, peu importe la fortune de cette personne, ils font tous la même chose. Ils plient la carte ou le passeport. Parce qu'ils n'y croient pas.
- Speaker #1
C'est comme pour être vrai.
- Speaker #2
Mais comment t'as fait ça ? Même si, encore là, le programme est gouvernemental, il y a vraiment une vulnérabilité face à ce qu'on fait. Aussi, parce que, justement, il n'y a pas... Il n'y a pas d'association mondiale qui peut pénaliser. les gens qui, justement, donnent de la mauvaise information. C'est toujours souvent local. Exemple, quelqu'un qui parle du programme Immigrants investisseurs dans un pays en Afrique et qui fait affaire en Afrique, le gouvernement du Québec ne peut rien faire et vice-versa. Tandis qu'ils peuvent seulement, justement, pénaliser ou normer les gens qui se font affaire au Québec, qui sont enregistrés comme consultants au Québec, ou avocats, etc. Alors... Alors, c'est très segmenté au niveau des autorités. Il n'y a pas d'autorités qui peuvent justement réglementer les programmes mondiaux, etc., au-delà du pays spécifique. Ce qui fait que beaucoup de gens mal intentionnés vont justement dans des pays, font des conférences, etc., et qui n'ont pas de licence. Ils ne peuvent même pas déposer ton dossier dans le programme ou la solution qu'ils t'offrent et prendre des dépôts, etc. C'est vraiment une industrie qui est... qui est tout le temps à ce pourfait d'excuses qu'il doit justifier. C'est pour ça qu'aujourd'hui, il y a très peu d'acteurs qui ont fait justement deux décennies comme notre entreprise dans l'industrie, parce que c'est une industrie qui est très volatile au niveau justement de l'éthique. Je vous donne juste un autre exemple. Arton Capital, avec Arton Investissement, qui est notre compagnie qui travaille dans le programme Immigrants Investisseurs du Québec, est obligé d'avoir une licence financière pour déposer les dossiers, avoir une convention d'investissement. Alors, on est sous le CIROW, le Canadian Investment Regulation Organization. On est seulement sept qui ont cette licence. Alors, même si un consultant ou un avocat veut déposer un programme, veut déposer un dossier dans le programme Immigrants avec ça, il doit passer par une convention d'investissement par une des sept entreprises qui détiennent cette licence non-Harton Investissement. Alors, on est audité par KPMG d'une manière mensuelle et annuelle. On doit déposer nos bilans. qui me disent que quelqu'un qui, justement, ce qu'on appelle des consultants cachés, dans... Un pays, justement, en Asie ou en Afrique, lui, qui n'a besoin de dire à personne ce qu'il fait, c'est sûr qu'il y a un deux poids, deux mesures au niveau du message, de l'éthique, des finances. Alors, c'est pour ça que notre industrie est un peu amochée par, justement, ces histoires, ces scandales, etc.
- Speaker #0
C'est parce que j'ai aimé le mot vulnérabilité parce que l'exemple qu'il a pris. Je ne sais pas si on l'entend là. Quelqu'un reçoit son passeport, il a de l'argent, il a investi, peut-être de millions, mais c'est un programme gouvernemental. Mais il va toucher pour voir si c'est vrai. C'est tellement profond ça. Et il va remercier le courtier ou la compagnie ou Harton, Mohamed, comme si Mohamed... était le sauveur. Oui. Parce que tu vois, c'est une affaire de... C'est pas cela. C'est une affaire. Et c'est là où cette vulnérabilité-là qu'il faut changer. Faire comprendre que non, c'est accessible pour toi. C'est pas parce que... On parlait de l'affaire. C'est pas parce que tu as une affaire que c'est pas accessible. C'est un programme qui est assis pour tout le monde. Et les compagnies qui sont là, sont juste là pour aider.
- Speaker #2
Il faut juste s'assurer qu'avec qui on travaille, ces gens sont licenciés. Ces gens-là ont un historique, ont justement des bureaux physiques, ont des équipes terrain, peuvent être rejoints, les téléphones, les vrais... Pour moi, un consultant qui a un Gmail, mauvaise idée. Mais par contre, justement, vu que ces programmes, les solutions, coûtent quand même beaucoup d'argent. Des fois, on essaie de payer le moins cher possible et ça, ça vient avec son lot de risques.
- Speaker #1
Ce qui est économique devient très cher.
- Speaker #0
Oui, on dit le moins cher coûte cher.
- Speaker #1
Oui. Justement, ça, c'est une des erreurs les plus coûteuses en termes de quand on veut démarrer justement un projet d'investissement. Dans ton expérience et avec Harton Capital, quelles sont d'autres erreurs aussi à éviter qui coûtent beaucoup à l'investisseur ? comme le p... ils peuvent mieux se préparer.
- Speaker #2
Moi, je te dirais l'attente est le pire ennemi. Les gens
- Speaker #0
Ils savent qu'ils ont besoin de ces solutions. Ils voient justement l'instabilité qui, au niveau de la mobilité internationale, voient que ça peut justement, s'ils n'ont pas accès à une région de la planète, ça pourrait faire un impact négatif dans leur expansion commerciale, mais n'agissent pas. Tout simplement parce que ils se disent, moi j'ai déjà mon passeport, il me permet de... si ils me permettent ça. Mais aujourd'hui, tout ce que ça prend, c'est une conversation qui vire mal au niveau diplomatique. Un bateau qui arrive au Greenland, au Groenland, et là, tout à coup, les États-Unis n'ont plus accès à l'Europe. Une personne qui est ternue, puis là, on a le COVID 2.0. Puis là, tu ne peux plus aller nulle part. Tandis qu'il ne faut pas le nier, durant le COVID, les gens qui avaient leur passeport canadien... des États-Unis, mais avec une résidence en Europe, selon Golden Visa, eux, ils pouvaient rentrer dans l'avion pour aller en Europe. Tandis que les autres, non, le virus était trop virulent pour eux. Alors, puis c'est même pas un commentaire sur le COVID. Je dis juste que la mobilité aujourd'hui, elle est beaucoup plus fragile qu'on pense. J'ai des clients qui, aujourd'hui, ne peuvent pas aller dans certains endroits de la planète. pour justement signer des ententes commerciales. Mais tant que ça ne leur arrive pas, ils ne comprennent pas la valeur ajoutée parce que justement, ils sont focussés sur le montant. Pourquoi je vais payer si j'en n'ai pas besoin ? J'entends souvent les gens qui me disent, moi, je suis marocain d'origine, et quand je parle à des clients marocains, ils me disent, la première chose, ils me disent, je n'ai pas besoin de toi. Alors, pourquoi tu m'appelles ? Non, non, mais parce que moi, j'ai toujours mon visa l'Espagne, 5 ans, 10 ans, puis on me le donne toujours. Es-tu certain qu'on va continuer à te le donner ? D'ailleurs, c'est très bien connu que quand les gens vont renouveler les Marocains pour leur visa en Espagne, là, on parle de 6 mois. On est passé de 5 à 10 ans à 6 mois de visa touriste. Alors, ce qui est vrai hier n'est pas vrai aujourd'hui ou ne le sera pas. C'est ça le plus gros challenge avec les gens qui ont des droits acquis ou le status quo. C'est dur de leur faire comprendre que s'ils en ont besoin et qu'ils peuvent se le permettre, c'est maintenant, ce n'est pas demain qu'il faut agir.
- Speaker #1
Et ça, je pense que le mot agir peut nous faire tomber dans ce que là on parle. Ça se voit que c'est passionnant, des personnes passionnées par ce qu'ils font. Mais ça nous permet peut-être de tomber sur une de nos dernières thématiques. C'est comment est-ce que nous, les acteurs, les synergies, comment est-ce que chacun de nous, on perçoit l'écosystème et tout. Je pense que ce serait bon aussi de discuter à bâton rompu sur tout. C'est la police d'assurance mobilité. Je l'appelle comme ça, je ne sais pas si ça existe.
- Speaker #2
Prise d'assurance, je te l'enregistre là.
- Speaker #1
Prise d'assurance, mobilité là, comment est-ce qu'on le perçoit et comment est-ce que dans notre écosystème, avec ces synergies là, chacun de nous on peut voir comment encourager, améliorer, trouver, d'éduquer nos futurs clients. Je pense que dans ce bloc-ci, ce serait intéressant d'en parler tous les trois de manière...
- Speaker #3
Mais c'est exactement ça, c'est la raison pour laquelle... Justement, ce podcast existe parce que c'est la meilleure façon aussi d'être dans l'écran de quelqu'un qui a besoin de ce type d'informations, quelqu'un qui a besoin d'arrêter de penser à ces mythes qui existent autour de la mobilité en général. Investissement, reprise d'entreprise, travailleurs autonomes, création d'entreprise, peu importe si c'est traditionnel ou innovante. Malgré que l'information est là, il y a quelque chose qui passe que ça ne semble pas assez, j'ai l'impression. Mais je ne sais pas comment, c'est justement la discussion.
- Speaker #0
Il y a l'aspect humain qu'on oublie. Et c'est ça le message que je donne souvent. Moi, je suis un ambassadeur direct de ces solutions. Quand j'avais huit ans, mon père est rentré au Québec dans le programme. immigrant entrepreneur qui est dans la catégorie des gens d'affaires au Québec. Il nous a envoyé à Sorel, acheter un restaurant ou investir dans un restaurant. L'histoire change à chaque fois quand je lui parle. Mais le résultat est le même. Il a perdu son argent, le restaurant, on a dû le fermer, etc. Par contre, aujourd'hui, il y a toute une famille, plusieurs enfants qui ont eu leur passeport canadien, qui contribuent à la société canadienne, québécoise, qui ont eu des carrières. qui ont des diplômes, qui payent des taxes, qui ont des enfants, qui, eux, vont aussi à l'école, qui apprennent la culture du Québec. Je pense que, souvent, quand on voit l'immigrant d'affaires, on s'attarde souvent au fait qu'un, il a de l'argent, et on s'attarde souvent au fait qu'il fait ça, justement, il bypass le système avec son argent. Mais on oublie souvent ce qui vient après. Quand il y a un reprenariat, il faut que la personne reprenne l'entreprise, elle met de l'argent qui peut être perdu, le stress qui vient avec. Ensuite, il y a le positif où est-ce que la famille s'établit ici et continue justement de contribuer au Québec. Et ça, on oublie souvent l'aspect humain et c'est ce que je prêche beaucoup. C'est l'investissement monétaire, oui, mais c'est le début. de la pointe de l'iceberg. Ce qui vient après, je pense que le Québec, et surtout, on le sait, des familles immigrantes ont souvent plus d'enfants que la famille moyenne au Québec. Alors, ce qui vient par la suite, au niveau de la contribution que le Québec reçoit, est beaucoup plus substantiel que le montant à investir, qui est souvent à risque et qui peut être perdu.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Écoute, c'est très clair. Et au niveau des synergies, comme Natalia, tu l'as dit, ce podcast, moi déjà, je vous remercie encore. Ça ne coûte pas cher de dire merci. Je crois que dire merci, c'est le truc le plus, le plus, le plus, le moins heureux qu'on puisse faire. Merci parce que c'est des jalons comme ça qu'il faut. qui posent des sujets, des discussions, des ouvertures qu'on a là, qui nous permettent de savoir qu'il y a des acteurs qui veulent bien collaborer ensemble et qui sont prêts à faire ce qu'il faut chacun dans son rôle. Donc pour moi, ça, c'est dire une très bonne chose. C'est une très bonne chose. Si ça touche une personne, juste une personne, cette personne-là pourra bénéficier de l'ensemble des conseils. Et le côté humain que Mohamed vient dire me fait réagir parce que, écoute, j'en parle quotidiennement, que ce soit aux côtés. plus reprenariat dans la conseillère génie corporatif. Nous, tout ce qu'on fait, c'est l'humain. Et mon parcours en tant qu'ancien assureur, dirigeant de compagnie d'assurance, j'ai toujours eu un côté social fort. Vous voyez que derrière le reste, l'apparence, il y a l'homme, un grand H. Il y a quelqu'un, il y a l'humain, il vient avec une famille, une personne, c'est, écoute, moi je suis d'origine camerounaise. Moi seul, c'est 30 personnes derrière moi. Donc, je suis là en voix, moi, Steve, mais moi, j'ai mes parents, j'ai mes frères, j'ai mes soeurs, j'ai mes cousins. Et comme on le dit, j'ai fait beaucoup de parenthèses, comme on le dit, le mot cousin, chez nous, ne s'explique pas. C'est en français que le mot cousin. Dans ma langue natale, il n'y a pas une traduction en cousin. Parce que l'enfant de ton frère, c'est ton enfant. Donc, c'est culturel que l'enfant est à sa soeur, son enfant. Donc, quand on me voit, moi, il y a une famille derrière qui vient. Et c'est pour ça que le mot humain que moi, j'utilise, me parle. Et moi, je le dis souvent dans tous mes conseils, l'humain au cœur des transactions. Les transactions financières, c'est bien, l'ensemble de transactions financières, mais l'humain au cœur, comment on fait avec ? Tu vois, quand il a repris l'entreprise, est-ce qu'il est prêt à reprendre ? Ce n'est pas juste l'argent. Celui qui vend l'entreprise, est-ce qu'il a repris l'entreprise ? qu'est-ce qu'il fait après ? Il a vendu l'entreprise, mais il est là depuis 30 ans. Il n'a pas préparé. Oui, il a le million de dollars. Mais il devient quoi ? Il peut devenir fou à la maison et rester comme ça un an plus senti. Tu vois ? Donc, je pense que c'est ça qu'on ne doit pas oublier. C'est que tout ce qu'on fait, c'est les familles derrière, c'est l'homme derrière. Et je voulais encore appuyer dessus. Oui,
- Speaker #3
je pense qu'on est aligné sur la valeur. de la famille parce que moi j'ai un constat sur l'écosystème au Québec, c'est que souvent on voit beaucoup pour l'entrepreneur, la femme d'affaires, l'homme d'affaires. Mais il n'y a pas vraiment un suivi post-arrivée pour la famille. Comment la famille se sent après ? Tout le processus est déjà passé, ils sont là. Et souvent, c'est justement penser qu'est-ce qui va se passer après, non seulement à l'entrepreneur, mais aussi à la famille. Donc, avoir l'humain, effectivement, au cœur de notre transaction. au cœur des projets, c'est une formule gagnante. Et je ne sais pas, Arton, justement, comment vous accompagnez aussi la famille, parce que j'entends que vous évaluez les besoins, et c'est en fonction des besoins, et ça vous arrive aussi de vous dire, on n'est pas les bonnes personnes pour vous accompagner.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est une famille, Arton. À chaque fois que j'ai un nouveau client, je lui dis toujours... Bienvenue dans la famille Arton, ou welcome to the Arton Capital family, en anglais, parce que j'y crois. 20 ans dans l'industrie, ça veut dire qu'on a beaucoup, beaucoup d'acteurs qui sont autour de nous. Que ce soit des gens dans l'immobilier, de confiance, que ce soit des avocats, des fiscalistes, que ce soit des gens qui font justement des tours d'expédition pour comprendre le pays, des gens qui vont s'occuper de ton installation. Alors, même si on ne le fait pas, c'est un écosystème qu'on a développé à travers deux décennies qui nous permet aujourd'hui de dire, « Bien, ce n'est pas assez de faire signer un contrat, puis voici le formulaire d'immigration, puis voici le compte bancaire où tu dois faire l'investissement, puis x, y, z. » On est vraiment une famille qui permet justement de donner plusieurs services. Ce n'est pas toujours à travers notre entreprise, mais à travers notre réseau pour que la personne se sente très, très bien entourée. Et d'ailleurs, on a un forum annuel qui s'appelle le Global Citizen Forum. On va faire la 13e année cette année. Et ce forum est dédié justement à nos clients passés, qui d'ailleurs souvent deviennent des amis. Mais au-delà de ça, de justement se rencontrer, parler des pratiques d'immigration d'affaires, faire des levées de fonds pour des crises migratoires ponctuelles. C'est vraiment, on a créé une vraie famille autour de Arton Capital.
- Speaker #1
Et pour juste dire quelque chose, par rapport à ta question à moi, l'initiative de ce podcast, c'était aussi d'être, à part entière, un membre de la famille d'Arton Capital, à notre échelle. Voilà. Et je le dis parce que moi, avec Nathalia, on travaillait très bien ensemble. Et dès que je l'ai vu, j'ai dit, écoute, il faut absolument que je te présente Mohamed.
- Speaker #0
Une belle synergie.
- Speaker #1
Oui, une belle synergie. Parce que je sais, tu vas m'arrêter, que tout ce qui est famille, exopreneurs, ça t'intéresse. Le côté que vous êtes arrivé là. Mais les enfants, la famille, comment on fait. Je sais que tu accompagnes cela. C'est pour ça que j'ai vu aussi, tu vois. C'est des synergies comme ça. qui peuvent continuer, qui commencent derrière, mais qui peuvent aboutir à quelque chose. Quand je disais l'initiative de ce podcast, c'est de créer ces synergies, c'est-à-dire que c'est une première initiative, il y en aura d'autres. Le podcast d'aujourd'hui aussi, c'était d'apporter ce côté investment par la citoyenneté, tout ce qu'on fait. Et étant partenaire d'Antoine Capital, l'idée était que les gens comprennent. ce qu'investissement, ce que Arton fait avec les organisations de solidarité, qu'on a bien expliqué et autres, et à partir de là, je pense que ça peut découler de belles synergies d'autres qui vont venir ajouter un plus, parce que moi en conclusion, Rochelle Louise en tant que conseillerie corporative c'est vraiment d'accompagner les investisseurs, les dirigeants, les entrepreneurs dans tout ce qui est rachat et reprenariat et j'ai mis l'accent surtout sur l'humain euh... D'ailleurs, la semaine du reprenariat, c'est le 31 mars et j'interviens au palais des congrès sur un atelier dont le thème, c'est l'humain au cœur de la transaction. J'en fais de ça vraiment un…
- Speaker #3
C'est quel jour ?
- Speaker #1
Je suis là sur le 31, le 31 mars. Je crois que c'est un mardi.
- Speaker #3
À quelle heure pour le mettre ça dans l'agenda ?
- Speaker #1
Oui, à 11h10. Mon intervention. À 11h10, mon intervention. C'est sûr que je vais vous envoyer de...
- Speaker #2
On va reprendre une campagne. Steve.
- Speaker #1
Exactement. Et à partir de là, vraiment, c'est de continuer à discuter ce qu'on a fait aujourd'hui, mais d'apporter à Roche et Louis le côté prise en charge dans tout ce qui est rachat, cession d'entreprise, étant certifié en transfert d'entreprise. J'apporte ce côté technique, chef d'orchestre qui organise le scénario hôte et ça fait en sorte que les partenaires tels que vous, c'est primordial, sinon mon travail. Mon travail ne se...
- Speaker #3
Moi, ce que je dis, on le dit souvent, c'est la force et la coopération entre nous tous. Tu es certifié par Reprenariat Québec.
- Speaker #1
Je suis certifié en transfert d'entreprise à travers un partenariat à l'Institut du Leadership, exactement, qui est une très belle institut. Je peux faire la publicité de ça, en tout cas de leur programme. Et Reprenariat Québec est effectivement partenaire de cette certification. Parce que l'idée était de donner aux conseillers, aux gens du métier, que tu sois avocat fiscaliste, que tu sois ressource humaine, que tu sois quelqu'un du MNE, que tu sois un professionnel dans le secteur familial office, famille en affaires. C'était de donner des outils pour amener un peu le côté dimension un peu plus conseil. C'est une très belle certification qui se passe.
- Speaker #0
Très bien. Alors on est bien entouré.
- Speaker #1
On est bien entouré.
- Speaker #3
Mohamed ? Comment on peut te contacter ? Mais ça, c'est facile aujourd'hui. Mais comment on peut arriver mieux préparé à la rencontre avec vous, avec Arton Capital ?
- Speaker #0
On a un très beau site web, artoncapital.com, capital pas de E. Et ce site web a, contre mon gré, beaucoup d'informations. Alors, on peut passer beaucoup de temps sur le site web à comprendre quelles sont les options, les solutions en termes de pays, en termes de... de médiums d'investissement, et qu'est-ce qu'on a en contrepartie avec cet investissement dans l'immigration d'affaires. Et ensuite, ils peuvent tout simplement, on a nos téléphones qui sont publics sur le site web, et même ailleurs, et ils peuvent nous contacter, ils peuvent contacter Steve aussi, parce que Steve est un partenaire de Harton Capital, pour justement commencer la conversation. On est à 1 Westbound Square, au 11e étage. Alors, une opinion sur eux peut venir rendre une consultation avec nous. Et ça nous fera toujours plaisir de rencontrer des gens de la communauté d'affaires qui, justement, veulent investir dans leur mobilité internationale.
- Speaker #3
C'est une belle conclusion. Comme tu disais tout à l'heure, dire merci, ça ne coûte rien. Donc, c'est un grand merci. Ça coûte... Pas du tout. Vraiment, votre présence a été top. Le sujet est extrêmement intéressant et vivement qu'on puisse continuer à travailler justement au cœur en ayant les valeurs au cœur de notre métier.
- Speaker #0
Merci. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci.