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DSI et des Hommes

Le Cloud, l’IA et les (vraies) questions à se poser – avec Philippe Païola de Microsoft

Le Cloud, l’IA et les (vraies) questions à se poser – avec Philippe Païola de Microsoft

1h01 |27/03/2025
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Le Cloud, l’IA et les (vraies) questions à se poser – avec Philippe Païola de Microsoft

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Description

Dans cet épisode de DSI et des Hommes, Nicolas BARD reçoit Philippe Païola, architecte cloud spécialisé en IA chez Microsoft. Ensemble, ils décryptent les grandes questions autour du cloud public, de la gouvernance, des coûts, de la sécurité, de la souveraineté des données (et du Cloud Act), sans oublier l’impact environnemental et les perspectives avec l’IA générative et les agents intelligents.

Un échange à la fois pratique, technique, accessibles aux non-experts, et plein d’humour et de pédagogie.


Un épisode qui fait le tri entre mythe et réalité, pour aider les DSI, dirigeants, ou simples curieux à mieux comprendre les enjeux du cloud aujourd’hui.


🎧 Bonne écoute, et surtout… gardez le contrôle.


Où retrouver Philippe ?

📚 Ressources citées & liens utiles

Cloud souverain / sécurité / données :

  • Présentation de Bleu (cloud souverain avec Capgemini et Orange)

  • SecNumCloud 3.2 – qualification de l’ANSSI

Impact environnemental / Green IT :

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DSI et des Hommes est un podcast animé par Nicolas BARD, qui explore comment le numérique peut être mis au service des humains, et pas l’inverse. Avec pour mission de rendre le numérique accessible à tous, chaque épisode plonge dans les expériences de leaders, d’entrepreneurs, et d’experts pour comprendre comment la transformation digitale impacte nos façons de diriger, collaborer, et évoluer. Abonnez-vous pour découvrir des discussions inspirantes et des conseils pratiques pour naviguer dans un monde toujours plus digital.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans D'essayer des hommes, le podcast qui explore les liens entre la technologie et l'humain. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet incontournable, le cloud, mais pas que, et comment il transforme nos entreprises. Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Philippe Païola, expert chez Microsoft, après il nous décrira clairement son métier. Philippe, bienvenue sur le podcast.

  • Speaker #1

    Et salut, et merci pour l'invitation.

  • Speaker #0

    Un vrai plaisir, ça fait quelques fois que je te suis, donc c'est cool d'échanger avec toi. Avant d'entrer dans le vif du sujet, je pose toujours à cette question à mes invités, c'est un peu mon rituel. Quel est ton premier souvenir de numérique ?

  • Speaker #1

    Ça date, en fait j'avais une mère qui travaillait à IBM et donc je suis fils d'IBMer, je suis né sur la côte d'Azur et IBM était à la Gaule. Et elle avait donc... accès à des ordinateurs à moindre coût. Et on parle de ça, c'était dans les années 80, 80-90. Et elle avait ramené à la maison un IBM PC, c'était un XT286. Pour la petite histoire, à l'époque, je crois qu'il avait un disque dur de 5 mégaoctets. Et les disquettes, c'était des disquettes non pas 3 pouces et demi, mais 5 pouces un quart. Donc des sortes de carrés noirs flexibles. Et je jouais à un jeu vidéo qui s'appelle Frog. C'est une petite grenouille qui devait traverser de mémoire des rivières en sautant sur des troncs d'arbres. Et donc, mon premier souvenir du numérique, pour répondre à ta question, c'est cet ordinateur-là qui avait un gros, gros écran, limite cathodique, je pense que c'était, avec ce lecteur de disquettes, avec la disquette où on devait aussi parfois... vérifier qu'elle était bien rentrée dans le lecteur. Voilà mon premier souvenir.

  • Speaker #0

    Et des disquettes 3 pouces et demi, 5 pouces 1 quart ?

  • Speaker #1

    C'est ça. Comme je t'ai dit, 3 pouces et demi, 5 pouces 1 quart. Alors à l'époque, c'était du 5 pouces 1 quart. Et je me rappelle qu'il y avait une seule couleur. Je crois que la couleur était verte sur l'écran. En tout cas, ce n'était pas un écran à couleur à l'époque. Donc ça date de plus de 30 ans.

  • Speaker #0

    Ça ne me rajeunit pas. Oui, j'ai joué à ce jeu. Ça veut dire qu'on est à peu près de la même génération. C'est ça. Avant vraiment de continuer à parler du sujet qui nous intéresse, est-ce que tu pourrais te présenter pour nos auditeurs d'où tu viens, où tu en es et où tu vas ?

  • Speaker #1

    Waouh ! J'ai l'impression d'être chez le psy, là. Alors, d'où je viens ? Je viens de la région niçoise. Je suis Antibois d'origine. je suis issu d'une famille d'informaticiens ma marraine, mon parrain, ma mère mon père était féru d'informatique etc et donc très vite mon père m'a dit un jour tu sais je pense que l'informatique c'est un métier d'avenir je pense que c'était dans les années 85 90 enfin 1985 90 et donc ça a sans doute fait écho en moi que mon père me donne ce conseil et j'ai entrepris des études d'informatique, sans trop rentrer dans les détails, j'ai fait un IUT, une licence, et puis j'ai commencé à travailler chez IBM, ça ne s'invente pas, en tant que sous-traitant, j'ai fait une grande partie, enfin la moitié de ma carrière, dans la sécurité informatique, et puis depuis un peu plus de 10 ans, je travaille dans le cloud public, en l'occurrence Azure, celui de Microsoft, en tant que... Alors, il faut savoir que j'ai travaillé dans ces différentes entreprises, entre autres, mais Capgemini, Soprasteria, etc. J'ai toujours été sous-traitant, on va dire. Et il y a cinq ans et demi, j'ai joint Microsoft. C'était un de mes deux rêves dans la vie. J'ai joint Microsoft en tant qu'au départ trainer. Donc, je formais nos clients sur nos technologies. Et puis après, j'ai basculé vers un poste de cloud solution architecte. Et j'ai rebasculé encore sur mon poste actuel qui est architecte cloud, mais dédié à tout ce qui concerne la data et l'IA dans le cloud de Microsoft qui se nomme Azure.

  • Speaker #0

    On en parlera forcément dans ce podcast, dans cet épisode. Et justement, là, tu parles de cloud. On va un peu commencer par la base. C'est quoi exactement ? Est-ce que tu peux le définir pour des auditeurs qui ne sont pas forcément des... les meilleurs en informatique et qui comprennent des fois pas tout ce qu'on leur dit. Est-ce que tu peux décrypter un petit peu tout ça ? Oui,

  • Speaker #1

    rapidement, le cloud, en fait, c'est l'accès à distance à des services. Et donc cet accès à distance, il peut se faire via Internet, via une liaison dédiée type MPLS, via une liaison VPN. Mais globalement, on utilise le cloud tous les jours quand on lit nos emails sur Gmail, quand on accède à Netflix. Tout fait partie de la galaxie du cloud. Mais vraiment, le principe à prendre en compte, c'est qu'une entreprise va louer des ressources informatiques au lieu de les posséder. Et donc elle va... dédié ou plutôt, comment on peut dire, délégué, je vais y arriver, le maintien en condition opérationnelle de son infra à un tiers, ça peut être Microsoft, ça peut être d'autres acteurs comme OVH, comme Amazon, comme Google, etc.

  • Speaker #0

    Justement, il y a eu un chiffre de garde. en 2023 90% des entreprises utilisent au moins un service cloud comme tu le dis forcément la plupart utilisent un service cloud qui est autour de la messagerie avec les services de microsoft qu'ils soient microsoft 365 afin qu'on appelle plus comme ça m365 ouais ouais ouais ou du ou du google avec du gmail ou d'autres services d'autres services cloud mais comme il explique Et comme tu le dis, il n'y en a seulement que 25% qui ont basculé totalement leur infrastructure. C'est-à-dire que pour l'instant, on est souvent sur des infrastructures hybrides avec du SaaS, avec du cloud. On reviendra après sur les différences entre cloud public, cloud privé et cloud hybride pour que les gens comprennent bien les possibles différences. Mais en fait, ils n'ont pas encore passé le cap du full cloud. Je pense qu'on peut le dire comme ça. Est-ce que toi, tu en vois une raison ou c'est la tendance aussi d'accélérer ?

  • Speaker #1

    Oui, moi, ce que je vois, c'est que la tendance s'accélère et puis ça dépend de la taille de l'entreprise. Maintenant, on a des entreprises qu'on appelle des digital natives, où en gros, quand elles sont créées, elles sont déjà dans le cloud. C'est-à-dire que l'entreprise va fournir des services au travers de clouders. Et donc, on n'est plus dans une démarche hybride ou de cloud privé, on est dans une démarche de cloud public. où l'intégralité du système d'information de l'entreprise est nativement dans le cloud. Moi, je voyais un frein historique sur du 100% cloud lié plutôt à la latence passée pour accéder à tes données dans le cloud. Je m'explique. Historiquement, une entreprise avait des contrôleurs de domaine. Ces contrôleurs de domaine étaient on-premise. Ils contrôlaient les identités de l'entreprise. mais aussi les ressources à disposition des utilisateurs. Ça pouvait être, par exemple, des serveurs de fichiers, des serveurs d'impression, etc. Et donc, si tu migres toutes ces infrastructures dans le cloud, ce qui est déjà possible, bien entendu, depuis de nombreuses années, ton lien réseau, donc ton intercours entre ton entreprise et le cloud, devient ce qu'on appelle le « single point of failure » . C'est-à-dire que si ce lien réseau tombe, tu ne peux plus accéder à tes partages, tu ne peux plus imprimer. Tu ne peux plus utiliser des technologies qui permettent l'envoi d'email, comme tu disais avec, par exemple, Microsoft 365, etc. Et donc, pour moi, le lien réseau, c'était un peu le talon d'Achille pour faire une migration 100% cloud. Maintenant, ce qu'on voit, c'est qu'avec la redondance possible, au travers de différentes liaisons, que ce soit Internet, MPLS, etc., et la faible latence, puisque... Par exemple, chez Microsoft, il y a plus de 300 data centers répartis tout autour du monde. On voit que la latence ne devient plus l'enjeu numéro un pour une entreprise. Et donc, je pense que ça évolue. Mais encore une fois, pour répondre à ta question, les 25 %, en fait, c'est une moyenne, mais c'est une moyenne, ça ne prend pas forcément en compte les digitales natives, celles qui sont créées avec des services cloud.

  • Speaker #0

    Oui, je te rejoins complètement. Tu as ce côté, toutes les boîtes récentes, généralement, vont prendre leur service directement chez un cloud provider. Ça va leur permettre, je pense, de grossir facilement, on va dire. C'est-à-dire que tu achètes une licence et ça donne accès à tout ce qu'il a besoin. Donc, c'est quand même assez souple de ce côté-là. Et puis, ça offre tout un tas d'avantages aussi de migrer vers ce type de solution. en termes de mobilité.

  • Speaker #1

    On pourra parler des avantages du cloud. Tu en as cité un, la scalabilité. C'est-à-dire que tu vas payer ce que tu consommes. C'est un peu comme si tu allais au restaurant, que tu demandes une assiette de pâtes. et qu'en fait, on te fasse payer ton assiette en fonction du poids de celle-ci. Plus tu as des pattes, plus tu payes. Moins tu as de pattes, moins tu payes. Le cloud, c'est un peu ça. C'est-à-dire que tu vas accéder à des ressources à distance qui sont partagées entre différents clients, parce que Microsoft n'a pas qu'un client, pour parler que de Microsoft. Et plus tu vas utiliser ces ressources, plus tu vas payer. Moins tu vas les utiliser, moins tu vas payer. Donc, dans les périodes creuses, Ça peut être très intéressant d'utiliser le cloud public. Et quand tu as besoin, lors d'une période intense, de beaucoup de ressources à disposition, là aussi, le cloud public apporte une réponse. Mais ce qui est important de prendre en compte pour une entreprise, c'est que quand elle migre ses ressources dans le cloud, et c'est ce que je disais au départ, elle délègue le maintien en condition opérationnelle de son infrastructure à un tiers. Encore une fois, ça peut être Microsoft, OVH, qui de droit. Mais le point, c'est que l'entreprise perd quand même une maîtrise de son matériel, puisque son matériel, en fait, il est partagé entre différents clients.

  • Speaker #0

    Et justement, dans les discussions qu'on est en train d'avoir, c'est que tu es en train de montrer certains avantages et certains freins, inconvénients ou limites, peu importe comment on l'appelle. Tu as ce côté forcément flexibilité, tu as ce côté scalabilité. Tu as ce côté pour moi aussi mobilité qui sont quand même des gros avantages de migrer vers le cloud. Dans les freins et inconvénients, dans la partie, ce que tu disais un peu, les gens peuvent penser qu'ils perdent la maîtrise de leurs données ou qu'ils perdent aussi la maîtrise du maintien. Tu pilotes un prestataire, tu pilotes du Microsoft, tu pilotes de l'Amazon, tu pilotes du... l'OVH, et pour eux, des fois, ça peut être un peu compliqué, parce que tu as cette sensation un peu de perdre le contrôle. Et voilà, je pense que dans les avantages et freins et inconvénients, il y a un peu de ces choses-là. Est-ce que tu vois d'autres choses de ton côté sur déjà les avantages ?

  • Speaker #1

    En fait, je vais parler des inconvénients parce que tu en parlais. Moi, je n'ai pas cette impression. En fait, moi, je pars du principe qu'une entreprise, elle a une activité et son activité, ce n'est pas d'héberger ses services. Je m'explique. Une assurance type AXA, son but, c'est de vendre des assurances et de couvrir des particuliers et des entreprises. Une entreprise qui vend des voitures type Peugeot, Renault, etc., son but, c'est de construire et de vendre des voitures. Ce n'est pas d'héberger son infrastructure et tout le maintien en conditions opérationnelles associées. Je dirais que pour une entreprise, surtout quand elle se crée, mais même une fois qu'elle est bien établie, elle doit pouvoir se concentrer sur son cœur de métier. et non pas être limité en termes d'innovation parce que son infrastructure informatique n'est pas en capacité de suivre. Parce qu'une entreprise du numérique, elle va vendre un logiciel, mais est-ce que ça l'intéresse vraiment d'héberger son logiciel dans ses propres locaux ? Et donc, pour moi, le manque de maîtrise, en fait, je pense que quand tu es entrepreneur, il faut savoir déléguer. Et si le cœur de ton métier, ce n'était pas d'héberger des serveurs, je ne trouve pas déconnant de te concentrer sur ton activité et de déléguer l'administration de ton infrastructure à un tiers. Donc ça, c'est le premier point. Ensuite, comme on l'a dit, il y a la flexibilité, plus ou moins de ressources à disposition en fonction des heures, en fonction des moments de la vie de l'entreprise. Et puis, un dernier point, tu parlais de sécurité, de maîtrise de ces données. quel que soit le cloud provider où tu vas, tu restes le détenteur, le propriétaire de tes données. Et d'ailleurs, à tout moment, tu peux demander au cloud provider d'exporter tes données. Alors, je prends l'exemple, par exemple, dans Azure. Tu peux demander à Microsoft, je veux que vous m'envoyiez mes données sous forme de disque dur. Donc, en gros, le principe, c'est que tu envoies un disque dur chiffré à Microsoft, tu partages la clé. de déchiffrement auprès de Microsoft via une interface sécurisée, etc. Et puis quand Microsoft reçoit ton disque dur, Microsoft va copier toutes tes données sur le disque dur et va te renvoyer le disque dur. Et donc ça te permet, dans tous les cas de figure, d'avoir une donnée qui a été exportée et renvoyée par Microsoft parce que tu es propriétaire de tes données. Mais en plus de ça, rien ne t'empêche, via les services Azure ou encore une fois chez DotCloud. provider, pour ne pas parler que d'Azure, de faire des sauvegardes régulières, des sauvegardes qui peuvent être redondées dans différentes régions du globe pour éviter que si tu perds une région... tu puisses restaurer ton infrastructure dans une autre région.

  • Speaker #0

    Je rebondis sur ça parce qu'il y a souvent une méconnaissance, ou je ne sais pas comment le dire, sur le fait que, et ça je vais insister sur ce point-là, que le client est propriétaire de ces données. Ce n'est pas Microsoft. Microsoft met un service à disposition qui est surtout basé sur de la disponibilité.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    S'il arrive un truc dans ces données, c'est-à-dire un ransomware ou toute autre problématique, Microsoft ne restera pas ces données. On est d'accord ?

  • Speaker #1

    En fait, ta question est vaste. Et au risque de paraître pour un homme politique, je vais presque dire en même temps, ni oui ni non. En fait, ça dépend de quel type de modèle de cloud tu vas utiliser. Est-ce que tu parles sur du IaaS, du PaaS, du SaaS ? Pour résumer, si tu parles sur du IaaS, donc de la machine virtuelle, le client reste responsable du patch management, de la gestion des redémarrages, de l'ouverture, la fermeture des ports du firewall, etc. Et donc demain, si tu as une attaque informatique parce que ton serveur n'était pas à jour, donc ta machine virtuelle n'était pas à jour, ou parce que tu as laissé ouvert un port qui ne devait pas être ouvert, oui. c'est le client qui reste responsable. De la même manière, tu le ferais si tu déléguais ce maintien à un tiers d'un cloud privé, par exemple. Donc, pour moi, ça, ça ne change pas. Après, quand c'est sur du pass du platform as a service, dans ces cas-là, le système d'exploitation qu'il y a derrière est managé par Microsoft. Donc, c'est Microsoft qui en a la responsabilité, y compris en termes de disponibilité, comme tu l'as très justement dit. Et là, on rentre dans un... Un point qui est très important pour moi, c'est qu'effectivement, les clouders, en règle générale, s'engagent sur de la disponibilité. Alors, pas que, parce qu'on s'engage aussi sur de la durabilité. Par exemple, Microsoft dit, votre backup, on s'engage à ce qu'il soit disponible jusqu'à 99 années de rétention. Alors, on ne sera plus là, ni toi ni moi, a priori, pour voir si Microsoft tient parole. Mais d'empêche que... On voit la logique qu'il y a derrière, c'est qu'il y a la disponibilité, ce qu'on appelle le Service Level Agreement, le SLA, qu'on entend souvent parler. Et donc Microsoft peut avoir des pénalités suite à une indisponibilité trop grande telle qu'elle est définie dans le contrat avec son client. Mais en plus de ça, il y a un engagement aussi parfois de latence. Donc il ne faut pas l'oublier, c'est-à-dire qu'on s'engage sur certains services parce que la latence soit de... temps de millisecondes, par exemple, et puis un engagement sur, encore une fois, la durabilité des données. Donc, il n'y a pas que la disponibilité, il y a d'autres avantages à migrer dans le cloud, mais dans tous les cas de figure, ce qu'il faut retenir, c'est que le client va accéder à un service à distance. Il n'a pas accès physiquement à nos data centers. Alors, il peut demander à les visiter suivant certains critères, mais il n'y a pas accès physiquement. Si demain, il y a un problème chez nous, le client ne prend pas sa voiture avec un serveur de rechange, il ne va pas le changer. Non, on n'est pas dans du cloud privé, on est dans du cloud public.

  • Speaker #0

    Oui, mais ton message est plutôt assez clair. Moi, je trouve ça plutôt bien. Je voulais revenir aussi sur un point et on va reparler un peu du coût parce que forcément, dans les freins, il y a la partie coût. Il y a un mythe qui est souvent dit, c'est que le cloud est souvent plus cher que la partie on-premise, donc la partie physique. à long terme. Je pense que là aussi, tu vas me faire une réponse très politicienne. Ça dépend. Parce que je le vois moi quotidiennement, régulièrement aussi chez les personnes que je peux accompagner ou que j'ai pu accompagner. C'est que ça va dépendre de tout un tas de paramètres. Est-ce que tu es d'accord sur ce point ?

  • Speaker #1

    Alors, je vais dire ça dépend. Tu vois, je vais te donner raison. Mais je ne suis pas, pour celles et ceux qui me connaissent, je suis plutôt quelqu'un de très franc. Mais je ne peux pas répondre répondre à 100% dans un sens comme dans l'autre. Mon point, c'est de dire que si tu crées une machine virtuelle et que tu ne fais aucune optimisation, alors oui, dans certains cas, le cloud public peut être plus cher qu'un certain type de cloud. Par exemple, un cloud privé. Maintenant, il faut comparer ce qui est comparable. Et ça, c'est très compliqué. Je m'explique. Après, je répondrai à ta question. Quand tu fais du cloud privé, tu vas baser tes dépenses sur du capex, donc sur un coût fixe pendant X années qui correspond au maintien de ton serveur en termes d'assurance, en termes d'administration, en termes de... support du fabricant de ton serveur. Puis, il y a aussi l'achat de licences liées à ton système d'exploitation. Puis, il y a la maintenance incendie. Puis, il y a l'immobilisation des locaux. Puis, il y a l'électricité. Enfin, tu vois un peu la logique qu'il y a derrière. Et ça, c'est un coût fixe. Souvent, les entreprises aiment bien pouvoir prévoir les coûts dans plusieurs années. Dans le cloud public, on est dans ce qu'on appelle le Lopex, du pay as you go. Tu ne payes que ce que tu consommes. Et donc, pour répondre à ton point, le mode de facturation est différent. Donc, c'est dur de comparer. Par contre, tu peux avoir des coûts très, très compétitifs si tu optimises le coût de ta machine virtuelle. Encore une fois, je prends l'exemple de la machine virtuelle. Cas concret, une machine virtuelle qui coûterait 100 euros par mois déployée, système d'exploitation inclus, avec la maintenance, avec... En fait... Microsoft va dire la VM de 2V CPU 4Go de RAM, ça te coûte 100€ par mois avec le système d'exploitation Windows Server 2025 ou autre. Pas d'importance, mais mon point c'est voilà combien ça coûte, 100€ par mois, avec un disque de temps. Sauf que plus tu vas consommer, plus le disque va être rempli, plus tu vas devoir changer de disque, plus tu vas augmenter le coût final. Mais mon point, c'est admettons que ça coûte 100 euros pour que tout le monde comprenne. On est à 100 euros par mois. Tu peux très bien dire, moi, j'avais déjà une licence Windows Server 2025 on-premise, je veux la réutiliser dans Azure. Et là, tu vas faire, par exemple, 40% d'économie. Donc, ta VM qui coûtait 100 euros, elle va te coûter 60 euros. Et puis après, tu vas dire, oui, mais moi, je m'engage pendant trois ans à ce que ma VM, elle reste allumée, parce que c'est un serveur de fichiers ou c'est un... un contrôleur de domaine. Et dans ces cas-là, tu vas réduire le coût encore de 30, 40, voire 80% suivant les cas. Et au final, comme je montre souvent à mes clients, une VM qui coûtait 100 euros au début, elle va te coûter 20 euros. Alors certes, tu vas me dire, oui, mais tu t'engages trois ans. Oui, mais on va se dire les choses. Quand tu migres dans le cloud, ce n'est pas pour quitter ton provider un mois plus tard, même si techniquement, tu peux. Voilà.

  • Speaker #0

    Non, mais ta réponse, moi, fait surtout rebondir sur le fait que, déjà d'une part, quand tu prends un service de ce type-là, ça va bouger. Ça va bouger dans le temps, que ce soit, comme tu le dis, à la hausse ou à la baisse suivant tes usages. Mais dans tous les cas, pour moi, il faut avoir cette relation aussi avec la personne qui met en place ce système, c'est-à-dire ça va bouger. Donc, oui, j'en ai besoin, je l'utilise moins. On essaye de baisser les ressources. J'en ai plus besoin, on l'utilise plus. On va augmenter les ressources et donc, derrière, augmenter le coût. Mais comme tu le dis, il y a cette flexibilité qui va être importante. Mais voilà, pour moi, il faut aussi que, derrière, les gens comprennent que c'est du service. Tu payes du service, ceci, derrière, tu ne payes pas que ton infrastructure, en gros. Et derrière cette infrastructure, il y a aussi du conseil à avoir, d'être bien accompagné, d'avoir choisi les bonnes personnes qui vous accompagnent dans cette transition. Parce que... Là, toi, t'en parles hyper facilement et de manière assez claire pour tout le monde. Mais pour moi, voir la réalité du marché par moment, il y en a qui veulent poser des machines virtuelles dans un cloud. Ils ont déjà du mal à savoir la différence de cloud, où ils sont basés, ce qu'ils font. Et derrière, après, ils vont poser une machine qui, des fois, est surdimensionnée. Donc, dans ces cas-là, oui, le coût n'est peut-être pas optimisé pour ce client-là. Et moi, c'est vraiment ce que je vois sur le terrain. C'est aussi que derrière, tu as des mauvais conseils. Donc forcément, derrière, ça tâche l'image du cloud.

  • Speaker #1

    Le mot derrière tout ce que tu viens de dire, c'est la gouvernance. C'est-à-dire qu'une entreprise qui fait le choix de migrer vers du cloud doit être accompagnée si elle n'a pas les compétences en interne. Et là, dans ces cas-là, il y a beaucoup de partenaires très compétents qui sont spécialisés d'ailleurs parfois dans des clouds spécifiques. Oui. mais aussi mettre en place tous les droits d'accès, mais aussi mettre en place l'optimisation des coûts. Moi, je vais te donner un exemple. J'avais un de mes clients, je ne sais pas si je peux le citer, mais un client d'une grande chaîne de télévision française, la première quand vous allumez votre télé, c'est un G, dans ses objectifs mensuels, il y avait la maîtrise des coûts. C'est-à-dire qu'il était architecte comme moi. Sauf que dans ses objectifs individuels, parce que cette entreprise avait un gros volume de données à traiter avec des batchs, des process, etc. Dans ses objectifs en tant qu'architecte cloud. il devait maîtriser les coûts de l'infrastructure qu'il déployait. Moi, je trouve que déjà, c'est ça. De la même manière que si je vais au restaurant avec ma femme, je vais regarder ce que je veux manger, mais aussi les coûts associés. Pour moi, le cloud, on doit avoir une habitude qui est de dire, avant de déployer une ressource, je vais sur la calculatrice. Tous les cloud providers en proposent une. Microsoft, vous tapez calculatrice Azure, vous verrez. Et ça va vous permettre d'estimer le coût. Je dis bien estimer, puisque ça dépend de l'utilisation, mais vous aurez déjà une bonne visu de ce que va vous coûter l'infra. Et donc, mon point, c'est juste de dire, il faut avoir une hygiène de déploiement, qui est de dire, avant de déployer, j'estime le coût, je vérifie que ça répond à un enjeu business. Ça ne sert à rien de déployer une ressource pour déployer une ressource. Donc, si mon enjeu business est OK, si ma calculatrice estime un coût qui me paraît correct, et si en plus de ça, j'ai des... levier pour optimiser ses coûts, alors go, et le cloud est tout trouvé.

  • Speaker #0

    Oui, et pour citer une statistique que j'ai trouvée, tu as 39% quand même des entreprises qui ont pleinement atteint leurs objectifs de réduction des coûts grâce à l'adoption du cloud. Et pour moi, c'est lié avec tout ce que tu viens de dire, parce que forcément, c'est de la gouvernance, c'est piloter tout ça et valider qu'on a bien le bon usage derrière, parce que c'est surtout ça. Donc pour moi, c'est plutôt important sur ce côté-là aussi, dans les avantages, c'est que pour moi, ce n'est pas plus cher. Ou alors, si c'est plus cher, c'est que ça vous apporte aussi du service en plus, parce qu'à l'inverse, 40% des entreprises dans cette même étude ont constaté des améliorations significatives dans leur niveau de service, donc leur SLA, l'agilité opérationnelle et la continuité des activités après la migration vers le cloud. Donc voilà, dans ce côté-là, tu payes peut-être. On paye peut-être plus cher, mais par contre, à côté de ça, tu travailles mieux.

  • Speaker #1

    En fait, effectivement, et c'est un point très important, c'est la disponibilité dont tu fais part, que tu partages avec nos auditeurs. La disponibilité, c'est un enjeu crucial. C'est-à-dire qu'une entreprise, son but, c'est de gagner de l'argent en rendant un service, quel que soit ce service, ou en vendant un bien matériel. Sauf qu'à l'heure du numérique, on va se dire les choses, on va... surtout acheter sur Internet. Même maintenant, les voitures s'achètent par Internet. Alors qu'il y a quelques années, il fallait se trouver en concession, prendre rendez-vous avec le vendeur, etc. Ça ne veut pas dire que ça ne se fait plus, mais ça se fait moins. Mon point, c'est juste de dire que si ton site web qui vend ton service n'est pas disponible, c'est une perte financière pour l'entreprise. Et donc, les clouders, encore une fois, type Microsoft, comme ils te garantissent une disponibilité élevée, une entreprise a tout intérêt à y aller. Et surtout, elle va se faire un focus sur son métier véritable. Et mon point, c'est de dire que, et je te revois complètement dans ton analyse, Nicolas, mon point, c'est de dire que plus vous voulez de disponibilité, plus effectivement le coût va augmenter. Pourquoi ? Parce que si je veux me prémunir contre la perte d'un data center parmi une dizaine dans une région, par exemple à Paris, J'ai six data centers, je veux me prémunir contre la perte d'un des six data centers. C'est-à-dire que je vais devoir répliquer ma donnée dans un ou deux autres data centers, éloigné physiquement du premier. Si maintenant, je veux me prémunir contre la perte de plusieurs data centers, il va falloir que je fasse une réplication plus élevée. Et si maintenant, à la fin, je veux me prémunir contre la perte d'une région, admettons à Paris, on a les data centers de Microsoft qui tombent, il faut que j'ai un... plan de reprise d'activité qui soit à Marseille puisque Microsoft propose des data centers à Marseille. Et mon point, c'est qu'il va falloir répliquer les données entre deux villes, Paris et Marseille. Et donc tout ça, ça a un coût. Et mon point, c'est de trouver le juste équilibre. C'est pour ça que tout à l'heure, je vais aborder le sujet en disant, est-ce que ce que je vais déployer répond à un enjeu business ? Oui, mais quelle est la disponibilité attendue ? Si elle est proche de 100%, et bien forcément, le coût va être plus élevé. Mais moi, je continue à penser et à dire, et ce n'est pas parce que je travaille chez Microsoft, je continue à penser et à dire que c'est de toute façon moins cher pour une entreprise de passer dans le cloud et d'augmenter sa disponibilité de facto plutôt que d'investir dans un cloud privé, dans ses propres data centers, de redonder les lignes d'accès à ces data centers. Il ne faut pas oublier qu'on a des redondances de 4 à 5 opérateurs différents dans nos data centers. Donc, une entreprise qui commence à acheter des locaux, ou au moins minima les louer, à mettre en place tout le matériel possible et imaginable.

  • Speaker #0

    à redonder les infrastructures en termes réseau, en termes physiques, en termes d'électricité. Il faut bien prendre en compte le coût associé. Et je ne parle même pas de l'étude, de l'impact de construire son propre data center, puisqu'il faut le faire en zone non sismique, non inondable, etc. Bref, je continue à penser que le cloud public est la meilleure solution. Et pour un dernier point, C'est un dernier argument que je donnerais. C'est que quand tu vas dans le cloud public, tu partages les ressources entre les clients. Et ça, c'est vachement intéressant parce que quand tu as un cloud privé, par exemple, tu as un serveur, on va dire 10 vCPU, 50 Go de RAM. C'est vraiment un exemple. Tu n'es pas toujours à 10 vCPU, 50 Go de RAM d'utilisation de ton serveur. Tu es souvent à moins. Sauf que quand tu es à moins, tu continues à... payer le serveur, sa maintenance, l'électricité, l'immobilisation des locaux, etc. Alors, dans le cloud public, quand cette ressource est sous-utilisée, le delta de ressources est attribué à notre client. Donc, il y a une meilleure optimisation du matériel associé.

  • Speaker #1

    Tout ce que tu dis, pour moi, est hyper important à dire. Et puis, je rebondis sur le fait aussi que ça soit, sur ton premier point, que ça soit une approche risque. Parce qu'on va prendre un exemple récent de 2021 d'un autre cloud provider qui est OVH, avec son incendie dans deux data centers différents qui étaient au même endroit. Beaucoup s'en sont plaints parce qu'ils n'étaient que dans un data center, parce qu'ils étaient dans deux data centers. Après, pour moi, il y a aussi de la faute du client qui est derrière, parce qu'il a choisi. Peut-être qu'il a choisi par méconnaissance, il ne savait pas. Et puis, ils se disent, ça n'arrivera jamais. Malheureusement, quand on est dans une approche risque, oui, ça peut arriver. Pour moi, c'est important que les gens savent aussi ce qu'ils vont choisir. Chez OVH, tu avais le choix de dire GbH, chez OVH ou n'importe quel cloud provider, parce que c'est le cas aussi chez Microsoft, de choisir tes data centers où tu veux être. Si tu veux être répliqué ailleurs, dans un autre datacenter, tu peux l'être. Alors qu'il soit à côté ou à des centaines ou des milliers de kilomètres, tu peux le choisir. Après, il faut payer. Voilà, c'est juste ça. Parce que tu vas utiliser plus de ressources, donc forcément, tu vas payer un peu plus. Voilà, moi, je trouve que ce côté OVH a été critiqué par rapport à ça. Oui, mais au bout d'un moment, c'est vous qui avez choisi. Il y en a qui l'ont fait. aussi pour des raisons économiques et pour gagner plus d'argent sur des services qu'ils allaient vendre. Bon, ça, voilà, c'est leur problème. Et voilà, moi, je trouve que c'est ce côté-là aussi où ce n'est pas forcément de la faute du cloud provider. Si tu ne veux pas payer, forcément, tu auras les services que pour lesquels tu payes.

  • Speaker #0

    Alors, je suis d'accord. Après, est-ce qu'on peut tenir rigueur des clients qui avaient une méconnaissance des mécanismes de redondance d'OVH ? Je ne suis pas sûr. Tout le monde n'est pas informaticien. Tout le monde ne comprend pas le principe de réplication inter-région, inter-data center. Et moi, je l'entends tout à fait. Et un autre point aussi, et là, ça rejoint un point important que tu soulèves, ne pas mettre ses billes dans le même panier. Mon point, ce que je dis souvent à mes clients, et pourtant, je travaille chez Microsoft, c'est OK, vous êtes dans le cloud public Azure, etc. Faites des sauvegardes externalisées. Ça ne vous coûte pas grand-chose et en cas de gros problème, vous aurez toujours moyen de restaurer votre infrastructure chez vous. Je prends un exemple concret. Alors là, on rentre un peu dans la technique. Il y a quelques années, une dizaine d'années, on a inventé les conteneurs. Donc le principe avec… On entend souvent parler de Docker en informatique. Mais le principe, c'est qu'on va virtualiser une application. Avant, on virtualisait un système d'exploitation. Et sur ce système d'exploitation… donc c'est ce qu'on appelle une machine virtuelle, on installait une application. Maintenant, le principe, c'est que sur un même système, on peut virtualiser plusieurs fois la même application. Donc, on a un serveur avec plusieurs instances de mon application. C'est ça la containerisation, vraiment de manière imagée. Les auditeurs spécialistes vont dire, oui, il a simplifié. N'empêche que c'est ça. Le point, c'est que la containerisation ne dépend pas du matériel. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a permis... à toutes les entreprises du monde entier d'avoir un service qui est agnostique en termes de cloudeur. On ne parle plus de cloude privé, de cloude public, de cloude hybride, on parle de j'ai une application. je peux l'héberger même sur mon propre ordinateur si je le veux, en installant les bonnes dépendances, etc. Et donc, mon point, c'est de dire, OK, vous êtes chez un tiers, Microsoft, Amazon, OVH, qui vous voulez, n'oubliez pas de sauvegarder vos données et en même temps, de penser à un plan de reprise d'activité qui peut être là aussi hébergé même sur vos propres serveurs qui sont coupés. Et le jour où il y a besoin, vous les rallumez et vous y accédez. Ah oui.

  • Speaker #1

    Non, mais top, top. Merci en tout cas pour ces échanges sur le cloud. On y reviendra peut-être à la fin. Je voulais qu'on revienne sur ton nouveau rôle, et surtout de parler un peu d'intelligence artificielle. Je sais qu'on le voit beaucoup arriver de partout. On le voit beaucoup chez Microsoft avec aussi le... le changement de nom en cours autour de Microsoft 365 Copilot, qui sont des fonctionnalités maintenant qui sont basées sur l'IA. Est-ce que tu pourrais nous expliquer un petit peu mieux ce qu'apporte l'IA chez Microsoft et chez d'autres, mais surtout chez Microsoft, nous expliquer un petit peu, pas nous en dire plus ?

  • Speaker #0

    Tu as 8-10 heures devant toi ?

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    Tes auditeurs, ils vont nous... Ça va.

  • Speaker #1

    On va faire le résumé et puis on refera un autre.

  • Speaker #0

    Je vais essayer de résumer. Justement, pour moi, l'IA, c'est une révolution. C'est une révolution parce qu'elle me permet de gagner du temps. Et là, je ne suis encore pas dans un discours bullshit. C'est vraiment ce que je pense au fin fond de mon petit cerveau. Mon point, c'est que je vais te donner un exemple concret. J'utilise Teams tous les jours et j'utilise Copilot dans Teams tous les jours. Pourquoi ? Parce que ça me fait gagner un temps monstrueux. Je fais des calls clients toute la journée. Sauf qu'il me faut à chaque fois envoyer des comptes rendus de réunion avec les prochaines actions à opérer, qu'est-ce qui a été dit pendant la réunion, les ressources utiles pour le client, etc. Avant Teams Copilot, j'avais beaucoup de mal à me rappeler le soir à 19h d'une réunion que j'avais eue à 9h et tout ce qu'on s'était dit. Parce que j'enchaîne les réunions comme toi et comme beaucoup de nos auditeurs et auditrices. Eh bien... Copilot dans Teams va te permettre de résumer les échanges, y compris ceux qui sont échangés dans le chat maintenant. Donc si tu envoies des liens, ils seront dans le compte rendu. Et ça te permet d'automatiser l'envoi à terme du compte rendu à tes clients après chaque réunion. Et ça, pour moi, c'est un game changer. Alors je te prends cet exemple, parce que tu parlais de Copilot. Mais pour répondre à ton point, oui, de plus en plus d'entreprises déploient une intelligence artificielle. dans le cloud. Alors pourquoi ? Il y a énormément de raisons là-dessus, mais on va dire que déjà, l'infrastructure, elle est sizée pour supporter la charge. Si tu commences à acheter des cartes graphiques Nvidia pour ton propre usage, le coût va être prohibitif, et puis surtout, tu vas les sous-exploiter. Là, elles vont être partagées entre tous les clients de Microsoft. Et puis en plus, l'intelligence artificielle, maintenant, est capable de raisonnement, ce qu'elle n'était pas forcément avant. Elle est capable aussi de fournir des informations fiables. Si les données en entrée sont fiables, souvent ce que je dis, c'est qu'une intelligence artificielle, c'est comme une voiture sans essence. Ça ne sert à rien. Par contre, si elle est entraînée sur des bonnes données, donc si elle a de l'essence, alors elle va être utile. Donc pour moi, oui, l'IA repose massivement sur le cloud, mais quelque part, c'est normal parce que quand Microsoft achète des capacités d'exécution d'intelligence artificielle à des entreprises telles que Nvidia, elle l'achète en gros à des coûts qui sont plus faibles qu'une entreprise pourrait avoir en direct avec Nvidia. Donc ça va dans le sens de l'histoire, et puis il ne faut pas oublier que OpenEI avec la société de Sam Altman, Microsoft a des parts dans la société OpenEI, et donc forcément, dès qu'il y a un nouveau modèle qui sort, automatiquement Microsoft en quelques jours, quelques semaines, va le mettre en place dans ce qu'on appelle Azure Open AI, qui est la déclinaison des chat GPT 3.5, 4, des DALI, bref, de tout ce qu'on a entendu parler comme IA. En fait, vous allez avoir cette déclinaison dans Azure. Alors l'intérêt pour un client, que je te vois venir, l'intérêt pour un client, c'est que les données utilisées, les prompts, donc les instructions au modèle, Les réponses du modèle qu'on appelle des completions restent dans l'environnement du client, donc restent propriétés du client. Alors que quand tu fais la même chose sur du chat GPT en mode public, en fait, moi, j'encourage les auditeurs à demander à chat GPT, s'ils l'utilisent tous les jours, qui est le propriétaire de mes prompts, de mes completions et des données que je t'envoie ? Et vous allez voir que la réponse ne va pas forcément vous plaire. Avec Azure OpenAI, vous vous assurez que toutes vos interactions avec l'IA, toutes les données d'entraînement restent dans ce qu'on appelle votre tenant, donc votre environnement.

  • Speaker #1

    ça c'est hyper important, parce que comme tu le dis, que ce soit ChatGPT ou autre, Gemini, c'est pareil, les données sont parties, et copilote de Microsoft 365 insiste beaucoup sur cet argument, ça reste chez vous, donc ok, ils vont utiliser l'LM d'OpenAI, parce que c'est ce qu'ils utilisent, Mais après, c'est que le moteur qui va leur permettre de faire les choses. Mais entre-temps, il y a eu des opérations, des algorithmes, peu importe comment on l'appelle, qui vont permettre d'éviter que toutes les données sortent. Elles sont chez vous,

  • Speaker #0

    elles restent chez vous. Oui, c'est ce que tu dis. Il y a des mécanismes de sécurité. Il y a une forte sécurité proposée par Microsoft et aussi de ce qu'on appelle du content filtering, histoire de ne pas pouvoir demander n'importe quoi à notre IA aussi. Mais comme tu le dis très justement, Microsoft a travaillé avec Azure Open AI, mais travaille aussi et propose des modèles type DeepSeek, le modèle chinois, type Lama, Gingface, etc. Gemini, comme tu le dis, on a une marketplace où on propose de déployer les modèles qui correspondent le plus à nos clients.

  • Speaker #1

    C'est important. Après, c'est... Vous faites le cloud et après vous pouvez y associer d'autres LLM, d'autres moteurs IA. Et voilà, c'est ce qui permet aussi de répondre à tous les besoins. Donc ça, c'est intéressant pour le client. Justement, on parle un peu de tendance et de futur. Toi, comment tu vois les évolutions du cloud avec l'ILIA, bien entendu, par rapport à tout ça ?

  • Speaker #0

    Je dirais que l'IA, c'est un peu un aide de camp. C'est un peu Alfred dans Batman, si je devais résumer, si tout le monde a la ref, en tout cas, j'espère. L'IA est là pour nous faire gagner du temps. Donc, pour moi, l'évolution de l'IA ne va pas forcément dans la technologie en elle-même, mais dans ce qu'elle apporte à la personne. Je veux dire, Internet, au début, c'était envoyer un message d'un point A vers un point B. Et on voit ce que c'est devenu, Internet. Donc, ça a répondu à des besoins de société sur le partage de connaissances, etc. Sur le fait d'avoir des services en ligne qui nous permettent de gérer notre compte en banque, etc. Et je pense que l'IA va être un peu dans la même veine. Sauf que l'évolution du cloud, pour moi, elle est liée à ce qu'on appelle les agents. Alors, on entend beaucoup parler d'agents en ce moment. Et pour moi, je trouve que c'est une révolution, un game changer. Pour résumer à celles et ceux qui ne... qui nous écoutent et qui ne connaissent pas l'agent. Un agent, c'est une IA qui est capable d'entreprendre des actions de manière autonome ou en groupe. Donc, en gros, un agent va vous permettre de déléguer des tâches à une IA qu'elle va faire aussi bien, si ce n'est mieux que vous. Un exemple, vous avez un site web qui vend des patates, comme ça, ça parlera à tout le monde, et vous mettez une IA sur ce site web. qui va être en charge de conseiller la personne sur le bon modèle de patates à acheter pour cette personne en fonction de son pays, en fonction de ses habitudes alimentaires, etc. Et à la fin, l'IA va dire « Est-ce que tu veux que je commande les patates pour toi et que je les fasse livrer à ton adresse ? » Et l'utilisateur va dire par la voix « Ok, fais-le. » Et automatiquement, l'IA va commander les patates et va vous les envoyer, va suivre le colis, va gérer les réclamations éventuelles, etc. Et en fait, ça, c'est ce qu'on appelle des agents. C'est-à-dire qu'on est capable d'automatiser des actions qui auparavant étaient faites par un être humain, comme sortir sa carte bleue, mettre les chiffres, valider le code de sécurité, rajouter le nombre dans le panier de patates nécessaires, etc. En fait, tout peut être maintenant automatisé par l'IA. Et moi, je trouve que les agents, c'est ce qui manquait à l'IA jusqu'à présent. Jusqu'à présent, l'IA, c'était, si je devais résumer la Gen EI, c'était... Je donne un poids à chaque mot dans une phrase, ce qui me permet de prédire le mot de l'utilisateur. L'IA générative, c'était un peu de la prédiction de ce qu'allait demander l'utilisateur et basée sur cette prédiction de ce qu'il allait demander. Une réponse qui était la plus conforme possible aux données qu'on avait ingurgité. Mais ça restait du texte versus du texte. Maintenant, on rentre dans une ère où l'IA est capable de contrer des représentations graphiques. Donc, vous allez pouvoir importer une image, vous allez pouvoir importer une vidéo et elle va pouvoir vous répondre à l'oral par la voix, mais aussi sous forme d'image et sous forme de vidéo. ce qu'on appelle le multimodal. Et donc on rentre dans une ère où les moyens d'interaction de l'IA ne sont plus seulement votre clavier et votre souris, mais sont votre voix, mais aussi votre présentation du monde, visuel, graphique, vidéo aussi, et bien entendu tout ça basé sur des IA qui vont pouvoir entreprendre des actions souvent rébarbatives à votre place. Et encore une fois, je pense que c'est un phénomène de société qui n'est pas prêt de s'arrêter parce que c'est une révolution. Et ce n'est pas parce que je suis cloud architect IA que je dis ça. Je pense vraiment que c'est une révolution qui va très vite, mais elle répond à un besoin qui est de dire, un besoin philosophique. Moi, je dirais même, OK, mais Philippe, qu'est-ce que je vais faire du temps que je vais gagner ? Moi, je dis, si je parle à un particulier, je lui dis, qu'est-ce que tu aimes faire en dehors de ton job ? Parce que tout le monde... ne prend pas son pied à déployer des ressources dans Azure. Donc, qu'est-ce que tu aimes faire ? Et je pense qu'il y a énormément, il y a autant de réponses que d'êtres humains sur Terre. Mais pour une entreprise, c'est ce service-là que tu rends va rendre, par exemple, le processus de vente beaucoup plus fluide. Ça va te permettre de te concentrer sur d'autres sujets, par exemple sur tes produits, plutôt que sur la manière de vendre tes produits. Puisque c'est là qu'il va s'en servir.

  • Speaker #1

    C'est ton métier, ta valeur ajoutée.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est des choses... Je te rejoins complètement. Je vois le temps qui avance. Je voulais évoquer deux autres sujets avec toi. Avant de pouvoir conclure, le premier, c'est autour... Tu parlais d'usages. Forcément, ces usages numériques consomment. On parle de gros processeurs, on parle d'Atlacenter, on parle de consommation électrique. Et... Enfin... Toi, quel est ton retour un peu par rapport au Green IT, au data center écologique ? Comment se positionne aussi Microsoft par rapport à ça ? Parce que je crois que ça reste un des fournisseurs au niveau écologie plutôt assez correct. Alors bon, il y a ceux qui disent qu'ils sont à l'équilibre au niveau carbone, mais qui consomment beaucoup et qui compensent par aller planter des arbres. C'est très bien, je ne dis pas, mais comment se positionne Microsoft par rapport à ça ?

  • Speaker #0

    C'est un peu résumé là, ce que tu me dis. C'est un peu... Là, c'est de la tédure. Alors, Microsoft s'est engagé à être carbone négative en 2030. On mène des études, diverses études. Par exemple, on a créé le premier data center sous l'eau pour pouvoir refroidir les infrastructures et pour éviter justement toute cette énergie. dépendante de nucléaire, de l'éolien, etc. Donc, il y a cette part-là. Et moi, je dirais plutôt qu'il y a une part philosophique à avoir là-dessus. Avant de parler de cette part philosophique, je vais quand même répondre à ta question, parce que sinon, tu vas me dire que tu fais ton politique. La sustainability, franchement, c'est un enjeu chez Microsoft, un enjeu même au niveau salarié. Ça redescend au niveau salarié. Ça ne redescend pas... qu'au niveau des infrastructures. Par exemple, les véhicules de fonction, maintenant, c'est systématiquement électrique. Ça ne paraît rien, mais tout changement de véhicule doit faire l'objet d'un véhicule, soit électrique, soit à minima hybride. Donc, ça, c'est un point. L'autre point, qui pour moi est important, c'est qu'on donne les moyens aux entreprises de mesurer leur impact environnemental au travers d'un service qu'on appelle Microsoft Fabric. qui vous permet de gérer vos données, vos émissions de gaz à effet de serre, etc. Tu sais que la Commission européenne demande aux entreprises de publier leur bilan carbone, etc. Et d'ailleurs, sur ma chaîne YouTube, j'ai fait une vidéo sur le sujet, ma chaîne YouTube qui s'appelle PhilIT. Mon point, c'est de dire que non seulement Microsoft fait tout pour réduire son empreinte carbone, mais incite les entreprises à avoir les moyens de vérifier leur impact carbone. au travers, encore une fois, d'une suite qui s'appelle

  • Speaker #1

    Fabrique. J'en ai entendu parler de ça, et je trouve ça plutôt bien, parce que ça permet aussi de sensibiliser. Les utilisateurs, parce que ça reste eux quand même qui consomment, donc il faut bien qu'ils soient sensibilisés à ce qu'ils consomment. J'ai retrouvé la stat que je disais, c'est que Microsoft sera négatif d'ici 2030, AWS, eux, seront neutres d'ici annoncé 2040, et Google dit qu'ils sont neutres depuis 2007.

  • Speaker #0

    Et tu devrais rajouter un point, c'est que Microsoft s'engage en 2050 à ce que tout l'impact environnemental... qui a eu la compagnie depuis sa création en 1975, on arrive quand même aux 50 ans de Microsoft, cette année, en avril, soit complètement supprimée de l'impact global qu'a eu Microsoft dans le monde. Donc, c'est un point aussi important. Il y a le carbone négatif en 2030, mais il y a l'élimination de son impact en 2050.

  • Speaker #1

    Et le dernier sujet, c'est au niveau de la sécurité et souveraineté des données. On en entend beaucoup parler. Est-ce que les entreprises européennes françaises doivent-elles privilégier un cloud souverain ? Quand on parle de cloud souverain, c'est un cloud hébergé en France par des entreprises françaises, etc. Comment Microsoft se positionne et répond à tout ça ? Parce qu'on en entend beaucoup parler, mais comme tu le dis, il y a, je ne sais plus, t'as dit combien de data centers en France ?

  • Speaker #0

    Plus de 300, non, alors je l'ai dit qu'il y avait plus de 300 data centers dans le monde. Oui. Il y en a... Il y en a un peu moins d'une dizaine en France. Mais dis-moi, là, on parle de cloud souverain. Alors, le cloud souverain, moi, j'avoue que très peu d'entreprises m'en parlent. Sur le portefeuille de clients que j'ai, j'ai très peu d'entreprises qui m'en parlent parce qu'elles ont compris l'intérêt du cloud public. Maintenant, quand on parle de cloud souverain, On parle souvent de Secnum Cloud 3.2, de l'ANSI, qui est une qualification. Pour résumer, Microsoft, il y a quelques années, a annoncé un partenariat en quatre lettres qui s'appelle Bleu, comme la couleur bleue, qui est un cloud souverain qui a été fondé par Capgemini et Orange en partenariat avec Microsoft et qui propose des services Microsoft Azure, mais aussi des services 365. hébergé en France, maintenu par des entreprises françaises, etc. Donc, oui, le cloud souverain, de toute façon, intéressera toujours certaines agences gouvernementales à minima. Je prends l'exemple de la DGSE, de la DGSI. Je ne les vois pas mettre toute leur infrastructure dans le cloud public, quel qu'il soit, sachant qu'on n'a pas de cloud souverain européen à date. Je pense qu'une bonne alternative, c'est de passer par bleu. Mon point, c'est de dire, OK, je veux faire du cloud souverain, mais pour quelles raisons ? Quels sont les arguments ? Ça peut être les arguments liés à un client, mais là, on rentre dans la souveraineté, dans le GDPR, etc. On pourra en discuter. Alors, peut-être pas. Tu m'as dit que le temps passait et que là, j'allais devoir clôturer rapide. Mais il faut prendre en compte que... Microsoft s'engage à ce que vos données restent dans les data centers, dans les régions que vous avez choisis. Si on parle d'ailleurs de Cloud Act, parce que ça peut être une de tes questions sur le Cloud Act, il ne faut pas oublier que ça permet aux autorités américaines de requérir des données stockées à l'étranger sous contrôle d'un juge. Donc, il faut aussi prendre en compte ça, de la même manière qu'un pays européen pourrait faire une requérison. réquisition requérir le gouvernement américain pour lui demander des infos en cas de affaires qui peuvent être plus ou moins graves. Donc, mon point, c'est juste de se dire, ok, on veut aller vers du cloud souverain, mais pour quelles raisons ? Et en fonction des raisons, le cloud bleu peut être une solution.

  • Speaker #1

    Je trouve que on en a déjà parlé tous les deux. de cette solution, je trouve que c'est plutôt intéressant. Je mettrai le lien dans la bio pour que les gens va se connaissent et voient.

  • Speaker #0

    Oui, et d'ailleurs, le Cloud Bleu vise la qualification SecNumCloud 3.2 d'un site. Donc, ça devrait arriver dans les mois, années maximum, mais je table sur les mois, voire un an, pour que ça soit officiel.

  • Speaker #1

    Non, mais c'est top. C'est top, c'est top. Baf ! Merci Philippe. Bon, pour finir, est-ce que tu as un livre, un film, une série à recommander à nos auditeurs ? Ce n'est pas forcément un lien avec le thème, il n'y a pas d'obligation sur ça.

  • Speaker #0

    Je peux mettre aussi une chaîne YouTube ou pas dans la...

  • Speaker #1

    Oui, oui, oui.

  • Speaker #0

    Allez, alors, un petit peu d'auto-promotion pour ceux qui ne me connaissent pas. J'ai créé une chaîne YouTube il y a deux ans qui a un peu plus de 12 000 abonnés, je crois, à date, et qui ne parle que d'IA et de cloud public de Microsoft. Vous vous en doutez. Donc, je fais des vidéos à peu près une par semaine. J'essaie de m'astreindre à ça. C'est un peu comme faire du sport, tu sais. Moi, je fais une vidéo par semaine, même si je fais du sport à côté. Donc la chaîne, c'est phil.it, P-H-I-L-I-T. Je vous encourage à aller la voir et à me faire un feedback et éventuellement à vous abonner si vous la trouvez suffisamment pertinente. Un livre, alors là, tu tombes sur un gars qui a été bercé par le Seigneur des Anneaux. Et donc moi, Tolkien, c'est toute ma vie. Les abonnements Azure s'appellent Le Mort d'Or, Numé Nord, Valor, etc. Donc moi, je conseillerais... à toutes et tous de lire Le Seigneur des Anneaux, parce que je trouve que c'est aussi un bon reflet de la société. On retrouve tous les travers de notre société, on retrouve tous les travers géopolitiques actuels, un pays qui en agresse un autre, par exemple. On retrouve aussi des histoires d'amour, on retrouve de l'abnégation, une mission, bref. En tout cas, moi, c'est un livre qui me parle. Donc, Le Seigneur des Anneaux, écrit par J.R.R. Tolkien. Une série en ce moment, alors je vais pas faire dans la... Comment dire ? Je vais être assez standard, mais j'ai regardé, ça fait la deuxième fois que je regarde Bref 2. J'adorais Bref, et j'ai encore plus aimé Bref 2.

  • Speaker #1

    C'est dans mes choses à regarder.

  • Speaker #0

    Ah bah écoute, si tu le vois, tu me feras un feedback, mais moi, j'ai adoré, je vais pas spoiler les auditeurs, parce qu'ils vont couper tout de suite le podcast. Mais Brave 2, j'ai beaucoup aimé parce que pour le coup, c'est exactement le reflet de notre société. Et un film, donc série Brave 2 ou alors The Beer ou alors Shameless. C'est des séries américaines, mais je les conseille vraiment parce que moi, j'adore. Shameless, j'ai adoré. Et The Beer aussi, avec le même acteur que dans Shameless d'ailleurs. Et un film qui m'a marqué, on va dire Fight Club. J'ai beaucoup aimé parce que j'aime les films où, à la fin, tu tombes des nues, tu restes la bouche ouverte devant ta télé en disant non, c'est pas ça. Et je crois qu'il y avait un autre film qui m'avait marqué avec Bruce Willis. je crois qu'il s'appelait Sixième Sens mais je ne suis pas sûr oui c'est ça,

  • Speaker #1

    Sixième Sens c'est avec le je ne sais pas si c'est son fils avec le gamin qui parle et qui en fait stop,

  • Speaker #0

    stop, stop là tu vas te spoiler et personne va le regarder plus sérieusement, j'aime bien ce genre de film où tout n'est pas scénarisé ou quand tu entends les dialogues tu te dis oui bah en fait Lui, il va sortir avec cette femme, il va tromper sa femme et puis il va se passer ça, etc. Moi, j'aime bien les livres ou les films où tu restes, on va se dire les choses cons, à un moment du film en me disant, ah ouais, celui qui a fondu ça, il a quand même un sacré CPU.

  • Speaker #1

    C'est clair, c'est clair. Et pour nos auditeurs, où on peut te retrouver ? Sur ta chaîne YouTube ?

  • Speaker #0

    chaîne YouTube sur LinkedIn, Philippe Ausha. n'hésitez pas à me faire aussi un feedback du podcast, moi je trouve que c'est une super opportunité que tu m'as offert et pour avoir écouté d'autres podcasts de ta chaîne chapeau parce que je sais que entre le moment où tu découvres une personne tu prépares les questions ou tu enregistres tout ça c'est un travail qu'on voit pas nous, en fait nous on t'écoute en courant On t'écoute en mangeant, on t'écoute au boulot, mais on ne se rend pas compte que derrière, il y a un gros travail de mise en place de tout ce qu'il faut pour que ça se passe dans de bonnes conditions. Il y a un gros travail de réflexion sur les questions que tu as posées à ton auditeur. Il y a un gros travail d'écoute. Je trouve que ce que ça te permet, c'est toi de découvrir en avant-première des personnalités des personnes. Ça nous permet à nous, la même chose en décalé, de découvrir des gens avec des parcours de vie, avec des visions. qui ne sont pas toujours à disposition du plus grand nombre. Donc pour ça, merci.

  • Speaker #1

    Je te rejoins et c'est toujours agréable d'échanger avec les gens. Et puis comme tu le dis, tu découvres des gens, tu découvres des métiers, tu découvres des choses. Moi, je suis toujours friand de tout ça. Oui, ça demande un peu de travail, mais bon, de préparation et tout. Mais je trouve que c'est toujours hyper intéressant et instructif. Merci à toi de participer à ces moments-là parce que sans ça, je n'y arriverais pas.

  • Speaker #0

    C'est une opportunité. Moi, les opportunités, en général, je les saisis. Et surtout, encore une fois, quand le travail qu'il y a derrière est de qualité. Et pour l'avoir écouté, alors je n'ai pas tout écouté, parce que tu as quand même plusieurs saisons. Mais quand je suis allé le faire la dernière fois, c'était pas mal. On apprend de tout, en fait, sur un sujet.

  • Speaker #1

    Tout à fait. En tout cas, merci beaucoup pour cet échange, Philippe. C'était top, vraiment top. Voilà, je mettrai tous les éléments dans la bio pour que les gens puissent te retrouver facilement et aller voir ta chaîne YouTube et échanger avec toi sur LinkedIn. Voilà, je dis à très vite pour un nouvel épisode de Décider Zom.

  • Speaker #0

    Merci à toutes et tous. À bientôt.

Description

Dans cet épisode de DSI et des Hommes, Nicolas BARD reçoit Philippe Païola, architecte cloud spécialisé en IA chez Microsoft. Ensemble, ils décryptent les grandes questions autour du cloud public, de la gouvernance, des coûts, de la sécurité, de la souveraineté des données (et du Cloud Act), sans oublier l’impact environnemental et les perspectives avec l’IA générative et les agents intelligents.

Un échange à la fois pratique, technique, accessibles aux non-experts, et plein d’humour et de pédagogie.


Un épisode qui fait le tri entre mythe et réalité, pour aider les DSI, dirigeants, ou simples curieux à mieux comprendre les enjeux du cloud aujourd’hui.


🎧 Bonne écoute, et surtout… gardez le contrôle.


Où retrouver Philippe ?

📚 Ressources citées & liens utiles

Cloud souverain / sécurité / données :

  • Présentation de Bleu (cloud souverain avec Capgemini et Orange)

  • SecNumCloud 3.2 – qualification de l’ANSSI

Impact environnemental / Green IT :

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DSI et des Hommes est un podcast animé par Nicolas BARD, qui explore comment le numérique peut être mis au service des humains, et pas l’inverse. Avec pour mission de rendre le numérique accessible à tous, chaque épisode plonge dans les expériences de leaders, d’entrepreneurs, et d’experts pour comprendre comment la transformation digitale impacte nos façons de diriger, collaborer, et évoluer. Abonnez-vous pour découvrir des discussions inspirantes et des conseils pratiques pour naviguer dans un monde toujours plus digital.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans D'essayer des hommes, le podcast qui explore les liens entre la technologie et l'humain. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet incontournable, le cloud, mais pas que, et comment il transforme nos entreprises. Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Philippe Païola, expert chez Microsoft, après il nous décrira clairement son métier. Philippe, bienvenue sur le podcast.

  • Speaker #1

    Et salut, et merci pour l'invitation.

  • Speaker #0

    Un vrai plaisir, ça fait quelques fois que je te suis, donc c'est cool d'échanger avec toi. Avant d'entrer dans le vif du sujet, je pose toujours à cette question à mes invités, c'est un peu mon rituel. Quel est ton premier souvenir de numérique ?

  • Speaker #1

    Ça date, en fait j'avais une mère qui travaillait à IBM et donc je suis fils d'IBMer, je suis né sur la côte d'Azur et IBM était à la Gaule. Et elle avait donc... accès à des ordinateurs à moindre coût. Et on parle de ça, c'était dans les années 80, 80-90. Et elle avait ramené à la maison un IBM PC, c'était un XT286. Pour la petite histoire, à l'époque, je crois qu'il avait un disque dur de 5 mégaoctets. Et les disquettes, c'était des disquettes non pas 3 pouces et demi, mais 5 pouces un quart. Donc des sortes de carrés noirs flexibles. Et je jouais à un jeu vidéo qui s'appelle Frog. C'est une petite grenouille qui devait traverser de mémoire des rivières en sautant sur des troncs d'arbres. Et donc, mon premier souvenir du numérique, pour répondre à ta question, c'est cet ordinateur-là qui avait un gros, gros écran, limite cathodique, je pense que c'était, avec ce lecteur de disquettes, avec la disquette où on devait aussi parfois... vérifier qu'elle était bien rentrée dans le lecteur. Voilà mon premier souvenir.

  • Speaker #0

    Et des disquettes 3 pouces et demi, 5 pouces 1 quart ?

  • Speaker #1

    C'est ça. Comme je t'ai dit, 3 pouces et demi, 5 pouces 1 quart. Alors à l'époque, c'était du 5 pouces 1 quart. Et je me rappelle qu'il y avait une seule couleur. Je crois que la couleur était verte sur l'écran. En tout cas, ce n'était pas un écran à couleur à l'époque. Donc ça date de plus de 30 ans.

  • Speaker #0

    Ça ne me rajeunit pas. Oui, j'ai joué à ce jeu. Ça veut dire qu'on est à peu près de la même génération. C'est ça. Avant vraiment de continuer à parler du sujet qui nous intéresse, est-ce que tu pourrais te présenter pour nos auditeurs d'où tu viens, où tu en es et où tu vas ?

  • Speaker #1

    Waouh ! J'ai l'impression d'être chez le psy, là. Alors, d'où je viens ? Je viens de la région niçoise. Je suis Antibois d'origine. je suis issu d'une famille d'informaticiens ma marraine, mon parrain, ma mère mon père était féru d'informatique etc et donc très vite mon père m'a dit un jour tu sais je pense que l'informatique c'est un métier d'avenir je pense que c'était dans les années 85 90 enfin 1985 90 et donc ça a sans doute fait écho en moi que mon père me donne ce conseil et j'ai entrepris des études d'informatique, sans trop rentrer dans les détails, j'ai fait un IUT, une licence, et puis j'ai commencé à travailler chez IBM, ça ne s'invente pas, en tant que sous-traitant, j'ai fait une grande partie, enfin la moitié de ma carrière, dans la sécurité informatique, et puis depuis un peu plus de 10 ans, je travaille dans le cloud public, en l'occurrence Azure, celui de Microsoft, en tant que... Alors, il faut savoir que j'ai travaillé dans ces différentes entreprises, entre autres, mais Capgemini, Soprasteria, etc. J'ai toujours été sous-traitant, on va dire. Et il y a cinq ans et demi, j'ai joint Microsoft. C'était un de mes deux rêves dans la vie. J'ai joint Microsoft en tant qu'au départ trainer. Donc, je formais nos clients sur nos technologies. Et puis après, j'ai basculé vers un poste de cloud solution architecte. Et j'ai rebasculé encore sur mon poste actuel qui est architecte cloud, mais dédié à tout ce qui concerne la data et l'IA dans le cloud de Microsoft qui se nomme Azure.

  • Speaker #0

    On en parlera forcément dans ce podcast, dans cet épisode. Et justement, là, tu parles de cloud. On va un peu commencer par la base. C'est quoi exactement ? Est-ce que tu peux le définir pour des auditeurs qui ne sont pas forcément des... les meilleurs en informatique et qui comprennent des fois pas tout ce qu'on leur dit. Est-ce que tu peux décrypter un petit peu tout ça ? Oui,

  • Speaker #1

    rapidement, le cloud, en fait, c'est l'accès à distance à des services. Et donc cet accès à distance, il peut se faire via Internet, via une liaison dédiée type MPLS, via une liaison VPN. Mais globalement, on utilise le cloud tous les jours quand on lit nos emails sur Gmail, quand on accède à Netflix. Tout fait partie de la galaxie du cloud. Mais vraiment, le principe à prendre en compte, c'est qu'une entreprise va louer des ressources informatiques au lieu de les posséder. Et donc elle va... dédié ou plutôt, comment on peut dire, délégué, je vais y arriver, le maintien en condition opérationnelle de son infra à un tiers, ça peut être Microsoft, ça peut être d'autres acteurs comme OVH, comme Amazon, comme Google, etc.

  • Speaker #0

    Justement, il y a eu un chiffre de garde. en 2023 90% des entreprises utilisent au moins un service cloud comme tu le dis forcément la plupart utilisent un service cloud qui est autour de la messagerie avec les services de microsoft qu'ils soient microsoft 365 afin qu'on appelle plus comme ça m365 ouais ouais ouais ou du ou du google avec du gmail ou d'autres services d'autres services cloud mais comme il explique Et comme tu le dis, il n'y en a seulement que 25% qui ont basculé totalement leur infrastructure. C'est-à-dire que pour l'instant, on est souvent sur des infrastructures hybrides avec du SaaS, avec du cloud. On reviendra après sur les différences entre cloud public, cloud privé et cloud hybride pour que les gens comprennent bien les possibles différences. Mais en fait, ils n'ont pas encore passé le cap du full cloud. Je pense qu'on peut le dire comme ça. Est-ce que toi, tu en vois une raison ou c'est la tendance aussi d'accélérer ?

  • Speaker #1

    Oui, moi, ce que je vois, c'est que la tendance s'accélère et puis ça dépend de la taille de l'entreprise. Maintenant, on a des entreprises qu'on appelle des digital natives, où en gros, quand elles sont créées, elles sont déjà dans le cloud. C'est-à-dire que l'entreprise va fournir des services au travers de clouders. Et donc, on n'est plus dans une démarche hybride ou de cloud privé, on est dans une démarche de cloud public. où l'intégralité du système d'information de l'entreprise est nativement dans le cloud. Moi, je voyais un frein historique sur du 100% cloud lié plutôt à la latence passée pour accéder à tes données dans le cloud. Je m'explique. Historiquement, une entreprise avait des contrôleurs de domaine. Ces contrôleurs de domaine étaient on-premise. Ils contrôlaient les identités de l'entreprise. mais aussi les ressources à disposition des utilisateurs. Ça pouvait être, par exemple, des serveurs de fichiers, des serveurs d'impression, etc. Et donc, si tu migres toutes ces infrastructures dans le cloud, ce qui est déjà possible, bien entendu, depuis de nombreuses années, ton lien réseau, donc ton intercours entre ton entreprise et le cloud, devient ce qu'on appelle le « single point of failure » . C'est-à-dire que si ce lien réseau tombe, tu ne peux plus accéder à tes partages, tu ne peux plus imprimer. Tu ne peux plus utiliser des technologies qui permettent l'envoi d'email, comme tu disais avec, par exemple, Microsoft 365, etc. Et donc, pour moi, le lien réseau, c'était un peu le talon d'Achille pour faire une migration 100% cloud. Maintenant, ce qu'on voit, c'est qu'avec la redondance possible, au travers de différentes liaisons, que ce soit Internet, MPLS, etc., et la faible latence, puisque... Par exemple, chez Microsoft, il y a plus de 300 data centers répartis tout autour du monde. On voit que la latence ne devient plus l'enjeu numéro un pour une entreprise. Et donc, je pense que ça évolue. Mais encore une fois, pour répondre à ta question, les 25 %, en fait, c'est une moyenne, mais c'est une moyenne, ça ne prend pas forcément en compte les digitales natives, celles qui sont créées avec des services cloud.

  • Speaker #0

    Oui, je te rejoins complètement. Tu as ce côté, toutes les boîtes récentes, généralement, vont prendre leur service directement chez un cloud provider. Ça va leur permettre, je pense, de grossir facilement, on va dire. C'est-à-dire que tu achètes une licence et ça donne accès à tout ce qu'il a besoin. Donc, c'est quand même assez souple de ce côté-là. Et puis, ça offre tout un tas d'avantages aussi de migrer vers ce type de solution. en termes de mobilité.

  • Speaker #1

    On pourra parler des avantages du cloud. Tu en as cité un, la scalabilité. C'est-à-dire que tu vas payer ce que tu consommes. C'est un peu comme si tu allais au restaurant, que tu demandes une assiette de pâtes. et qu'en fait, on te fasse payer ton assiette en fonction du poids de celle-ci. Plus tu as des pattes, plus tu payes. Moins tu as de pattes, moins tu payes. Le cloud, c'est un peu ça. C'est-à-dire que tu vas accéder à des ressources à distance qui sont partagées entre différents clients, parce que Microsoft n'a pas qu'un client, pour parler que de Microsoft. Et plus tu vas utiliser ces ressources, plus tu vas payer. Moins tu vas les utiliser, moins tu vas payer. Donc, dans les périodes creuses, Ça peut être très intéressant d'utiliser le cloud public. Et quand tu as besoin, lors d'une période intense, de beaucoup de ressources à disposition, là aussi, le cloud public apporte une réponse. Mais ce qui est important de prendre en compte pour une entreprise, c'est que quand elle migre ses ressources dans le cloud, et c'est ce que je disais au départ, elle délègue le maintien en condition opérationnelle de son infrastructure à un tiers. Encore une fois, ça peut être Microsoft, OVH, qui de droit. Mais le point, c'est que l'entreprise perd quand même une maîtrise de son matériel, puisque son matériel, en fait, il est partagé entre différents clients.

  • Speaker #0

    Et justement, dans les discussions qu'on est en train d'avoir, c'est que tu es en train de montrer certains avantages et certains freins, inconvénients ou limites, peu importe comment on l'appelle. Tu as ce côté forcément flexibilité, tu as ce côté scalabilité. Tu as ce côté pour moi aussi mobilité qui sont quand même des gros avantages de migrer vers le cloud. Dans les freins et inconvénients, dans la partie, ce que tu disais un peu, les gens peuvent penser qu'ils perdent la maîtrise de leurs données ou qu'ils perdent aussi la maîtrise du maintien. Tu pilotes un prestataire, tu pilotes du Microsoft, tu pilotes de l'Amazon, tu pilotes du... l'OVH, et pour eux, des fois, ça peut être un peu compliqué, parce que tu as cette sensation un peu de perdre le contrôle. Et voilà, je pense que dans les avantages et freins et inconvénients, il y a un peu de ces choses-là. Est-ce que tu vois d'autres choses de ton côté sur déjà les avantages ?

  • Speaker #1

    En fait, je vais parler des inconvénients parce que tu en parlais. Moi, je n'ai pas cette impression. En fait, moi, je pars du principe qu'une entreprise, elle a une activité et son activité, ce n'est pas d'héberger ses services. Je m'explique. Une assurance type AXA, son but, c'est de vendre des assurances et de couvrir des particuliers et des entreprises. Une entreprise qui vend des voitures type Peugeot, Renault, etc., son but, c'est de construire et de vendre des voitures. Ce n'est pas d'héberger son infrastructure et tout le maintien en conditions opérationnelles associées. Je dirais que pour une entreprise, surtout quand elle se crée, mais même une fois qu'elle est bien établie, elle doit pouvoir se concentrer sur son cœur de métier. et non pas être limité en termes d'innovation parce que son infrastructure informatique n'est pas en capacité de suivre. Parce qu'une entreprise du numérique, elle va vendre un logiciel, mais est-ce que ça l'intéresse vraiment d'héberger son logiciel dans ses propres locaux ? Et donc, pour moi, le manque de maîtrise, en fait, je pense que quand tu es entrepreneur, il faut savoir déléguer. Et si le cœur de ton métier, ce n'était pas d'héberger des serveurs, je ne trouve pas déconnant de te concentrer sur ton activité et de déléguer l'administration de ton infrastructure à un tiers. Donc ça, c'est le premier point. Ensuite, comme on l'a dit, il y a la flexibilité, plus ou moins de ressources à disposition en fonction des heures, en fonction des moments de la vie de l'entreprise. Et puis, un dernier point, tu parlais de sécurité, de maîtrise de ces données. quel que soit le cloud provider où tu vas, tu restes le détenteur, le propriétaire de tes données. Et d'ailleurs, à tout moment, tu peux demander au cloud provider d'exporter tes données. Alors, je prends l'exemple, par exemple, dans Azure. Tu peux demander à Microsoft, je veux que vous m'envoyiez mes données sous forme de disque dur. Donc, en gros, le principe, c'est que tu envoies un disque dur chiffré à Microsoft, tu partages la clé. de déchiffrement auprès de Microsoft via une interface sécurisée, etc. Et puis quand Microsoft reçoit ton disque dur, Microsoft va copier toutes tes données sur le disque dur et va te renvoyer le disque dur. Et donc ça te permet, dans tous les cas de figure, d'avoir une donnée qui a été exportée et renvoyée par Microsoft parce que tu es propriétaire de tes données. Mais en plus de ça, rien ne t'empêche, via les services Azure ou encore une fois chez DotCloud. provider, pour ne pas parler que d'Azure, de faire des sauvegardes régulières, des sauvegardes qui peuvent être redondées dans différentes régions du globe pour éviter que si tu perds une région... tu puisses restaurer ton infrastructure dans une autre région.

  • Speaker #0

    Je rebondis sur ça parce qu'il y a souvent une méconnaissance, ou je ne sais pas comment le dire, sur le fait que, et ça je vais insister sur ce point-là, que le client est propriétaire de ces données. Ce n'est pas Microsoft. Microsoft met un service à disposition qui est surtout basé sur de la disponibilité.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    S'il arrive un truc dans ces données, c'est-à-dire un ransomware ou toute autre problématique, Microsoft ne restera pas ces données. On est d'accord ?

  • Speaker #1

    En fait, ta question est vaste. Et au risque de paraître pour un homme politique, je vais presque dire en même temps, ni oui ni non. En fait, ça dépend de quel type de modèle de cloud tu vas utiliser. Est-ce que tu parles sur du IaaS, du PaaS, du SaaS ? Pour résumer, si tu parles sur du IaaS, donc de la machine virtuelle, le client reste responsable du patch management, de la gestion des redémarrages, de l'ouverture, la fermeture des ports du firewall, etc. Et donc demain, si tu as une attaque informatique parce que ton serveur n'était pas à jour, donc ta machine virtuelle n'était pas à jour, ou parce que tu as laissé ouvert un port qui ne devait pas être ouvert, oui. c'est le client qui reste responsable. De la même manière, tu le ferais si tu déléguais ce maintien à un tiers d'un cloud privé, par exemple. Donc, pour moi, ça, ça ne change pas. Après, quand c'est sur du pass du platform as a service, dans ces cas-là, le système d'exploitation qu'il y a derrière est managé par Microsoft. Donc, c'est Microsoft qui en a la responsabilité, y compris en termes de disponibilité, comme tu l'as très justement dit. Et là, on rentre dans un... Un point qui est très important pour moi, c'est qu'effectivement, les clouders, en règle générale, s'engagent sur de la disponibilité. Alors, pas que, parce qu'on s'engage aussi sur de la durabilité. Par exemple, Microsoft dit, votre backup, on s'engage à ce qu'il soit disponible jusqu'à 99 années de rétention. Alors, on ne sera plus là, ni toi ni moi, a priori, pour voir si Microsoft tient parole. Mais d'empêche que... On voit la logique qu'il y a derrière, c'est qu'il y a la disponibilité, ce qu'on appelle le Service Level Agreement, le SLA, qu'on entend souvent parler. Et donc Microsoft peut avoir des pénalités suite à une indisponibilité trop grande telle qu'elle est définie dans le contrat avec son client. Mais en plus de ça, il y a un engagement aussi parfois de latence. Donc il ne faut pas l'oublier, c'est-à-dire qu'on s'engage sur certains services parce que la latence soit de... temps de millisecondes, par exemple, et puis un engagement sur, encore une fois, la durabilité des données. Donc, il n'y a pas que la disponibilité, il y a d'autres avantages à migrer dans le cloud, mais dans tous les cas de figure, ce qu'il faut retenir, c'est que le client va accéder à un service à distance. Il n'a pas accès physiquement à nos data centers. Alors, il peut demander à les visiter suivant certains critères, mais il n'y a pas accès physiquement. Si demain, il y a un problème chez nous, le client ne prend pas sa voiture avec un serveur de rechange, il ne va pas le changer. Non, on n'est pas dans du cloud privé, on est dans du cloud public.

  • Speaker #0

    Oui, mais ton message est plutôt assez clair. Moi, je trouve ça plutôt bien. Je voulais revenir aussi sur un point et on va reparler un peu du coût parce que forcément, dans les freins, il y a la partie coût. Il y a un mythe qui est souvent dit, c'est que le cloud est souvent plus cher que la partie on-premise, donc la partie physique. à long terme. Je pense que là aussi, tu vas me faire une réponse très politicienne. Ça dépend. Parce que je le vois moi quotidiennement, régulièrement aussi chez les personnes que je peux accompagner ou que j'ai pu accompagner. C'est que ça va dépendre de tout un tas de paramètres. Est-ce que tu es d'accord sur ce point ?

  • Speaker #1

    Alors, je vais dire ça dépend. Tu vois, je vais te donner raison. Mais je ne suis pas, pour celles et ceux qui me connaissent, je suis plutôt quelqu'un de très franc. Mais je ne peux pas répondre répondre à 100% dans un sens comme dans l'autre. Mon point, c'est de dire que si tu crées une machine virtuelle et que tu ne fais aucune optimisation, alors oui, dans certains cas, le cloud public peut être plus cher qu'un certain type de cloud. Par exemple, un cloud privé. Maintenant, il faut comparer ce qui est comparable. Et ça, c'est très compliqué. Je m'explique. Après, je répondrai à ta question. Quand tu fais du cloud privé, tu vas baser tes dépenses sur du capex, donc sur un coût fixe pendant X années qui correspond au maintien de ton serveur en termes d'assurance, en termes d'administration, en termes de... support du fabricant de ton serveur. Puis, il y a aussi l'achat de licences liées à ton système d'exploitation. Puis, il y a la maintenance incendie. Puis, il y a l'immobilisation des locaux. Puis, il y a l'électricité. Enfin, tu vois un peu la logique qu'il y a derrière. Et ça, c'est un coût fixe. Souvent, les entreprises aiment bien pouvoir prévoir les coûts dans plusieurs années. Dans le cloud public, on est dans ce qu'on appelle le Lopex, du pay as you go. Tu ne payes que ce que tu consommes. Et donc, pour répondre à ton point, le mode de facturation est différent. Donc, c'est dur de comparer. Par contre, tu peux avoir des coûts très, très compétitifs si tu optimises le coût de ta machine virtuelle. Encore une fois, je prends l'exemple de la machine virtuelle. Cas concret, une machine virtuelle qui coûterait 100 euros par mois déployée, système d'exploitation inclus, avec la maintenance, avec... En fait... Microsoft va dire la VM de 2V CPU 4Go de RAM, ça te coûte 100€ par mois avec le système d'exploitation Windows Server 2025 ou autre. Pas d'importance, mais mon point c'est voilà combien ça coûte, 100€ par mois, avec un disque de temps. Sauf que plus tu vas consommer, plus le disque va être rempli, plus tu vas devoir changer de disque, plus tu vas augmenter le coût final. Mais mon point, c'est admettons que ça coûte 100 euros pour que tout le monde comprenne. On est à 100 euros par mois. Tu peux très bien dire, moi, j'avais déjà une licence Windows Server 2025 on-premise, je veux la réutiliser dans Azure. Et là, tu vas faire, par exemple, 40% d'économie. Donc, ta VM qui coûtait 100 euros, elle va te coûter 60 euros. Et puis après, tu vas dire, oui, mais moi, je m'engage pendant trois ans à ce que ma VM, elle reste allumée, parce que c'est un serveur de fichiers ou c'est un... un contrôleur de domaine. Et dans ces cas-là, tu vas réduire le coût encore de 30, 40, voire 80% suivant les cas. Et au final, comme je montre souvent à mes clients, une VM qui coûtait 100 euros au début, elle va te coûter 20 euros. Alors certes, tu vas me dire, oui, mais tu t'engages trois ans. Oui, mais on va se dire les choses. Quand tu migres dans le cloud, ce n'est pas pour quitter ton provider un mois plus tard, même si techniquement, tu peux. Voilà.

  • Speaker #0

    Non, mais ta réponse, moi, fait surtout rebondir sur le fait que, déjà d'une part, quand tu prends un service de ce type-là, ça va bouger. Ça va bouger dans le temps, que ce soit, comme tu le dis, à la hausse ou à la baisse suivant tes usages. Mais dans tous les cas, pour moi, il faut avoir cette relation aussi avec la personne qui met en place ce système, c'est-à-dire ça va bouger. Donc, oui, j'en ai besoin, je l'utilise moins. On essaye de baisser les ressources. J'en ai plus besoin, on l'utilise plus. On va augmenter les ressources et donc, derrière, augmenter le coût. Mais comme tu le dis, il y a cette flexibilité qui va être importante. Mais voilà, pour moi, il faut aussi que, derrière, les gens comprennent que c'est du service. Tu payes du service, ceci, derrière, tu ne payes pas que ton infrastructure, en gros. Et derrière cette infrastructure, il y a aussi du conseil à avoir, d'être bien accompagné, d'avoir choisi les bonnes personnes qui vous accompagnent dans cette transition. Parce que... Là, toi, t'en parles hyper facilement et de manière assez claire pour tout le monde. Mais pour moi, voir la réalité du marché par moment, il y en a qui veulent poser des machines virtuelles dans un cloud. Ils ont déjà du mal à savoir la différence de cloud, où ils sont basés, ce qu'ils font. Et derrière, après, ils vont poser une machine qui, des fois, est surdimensionnée. Donc, dans ces cas-là, oui, le coût n'est peut-être pas optimisé pour ce client-là. Et moi, c'est vraiment ce que je vois sur le terrain. C'est aussi que derrière, tu as des mauvais conseils. Donc forcément, derrière, ça tâche l'image du cloud.

  • Speaker #1

    Le mot derrière tout ce que tu viens de dire, c'est la gouvernance. C'est-à-dire qu'une entreprise qui fait le choix de migrer vers du cloud doit être accompagnée si elle n'a pas les compétences en interne. Et là, dans ces cas-là, il y a beaucoup de partenaires très compétents qui sont spécialisés d'ailleurs parfois dans des clouds spécifiques. Oui. mais aussi mettre en place tous les droits d'accès, mais aussi mettre en place l'optimisation des coûts. Moi, je vais te donner un exemple. J'avais un de mes clients, je ne sais pas si je peux le citer, mais un client d'une grande chaîne de télévision française, la première quand vous allumez votre télé, c'est un G, dans ses objectifs mensuels, il y avait la maîtrise des coûts. C'est-à-dire qu'il était architecte comme moi. Sauf que dans ses objectifs individuels, parce que cette entreprise avait un gros volume de données à traiter avec des batchs, des process, etc. Dans ses objectifs en tant qu'architecte cloud. il devait maîtriser les coûts de l'infrastructure qu'il déployait. Moi, je trouve que déjà, c'est ça. De la même manière que si je vais au restaurant avec ma femme, je vais regarder ce que je veux manger, mais aussi les coûts associés. Pour moi, le cloud, on doit avoir une habitude qui est de dire, avant de déployer une ressource, je vais sur la calculatrice. Tous les cloud providers en proposent une. Microsoft, vous tapez calculatrice Azure, vous verrez. Et ça va vous permettre d'estimer le coût. Je dis bien estimer, puisque ça dépend de l'utilisation, mais vous aurez déjà une bonne visu de ce que va vous coûter l'infra. Et donc, mon point, c'est juste de dire, il faut avoir une hygiène de déploiement, qui est de dire, avant de déployer, j'estime le coût, je vérifie que ça répond à un enjeu business. Ça ne sert à rien de déployer une ressource pour déployer une ressource. Donc, si mon enjeu business est OK, si ma calculatrice estime un coût qui me paraît correct, et si en plus de ça, j'ai des... levier pour optimiser ses coûts, alors go, et le cloud est tout trouvé.

  • Speaker #0

    Oui, et pour citer une statistique que j'ai trouvée, tu as 39% quand même des entreprises qui ont pleinement atteint leurs objectifs de réduction des coûts grâce à l'adoption du cloud. Et pour moi, c'est lié avec tout ce que tu viens de dire, parce que forcément, c'est de la gouvernance, c'est piloter tout ça et valider qu'on a bien le bon usage derrière, parce que c'est surtout ça. Donc pour moi, c'est plutôt important sur ce côté-là aussi, dans les avantages, c'est que pour moi, ce n'est pas plus cher. Ou alors, si c'est plus cher, c'est que ça vous apporte aussi du service en plus, parce qu'à l'inverse, 40% des entreprises dans cette même étude ont constaté des améliorations significatives dans leur niveau de service, donc leur SLA, l'agilité opérationnelle et la continuité des activités après la migration vers le cloud. Donc voilà, dans ce côté-là, tu payes peut-être. On paye peut-être plus cher, mais par contre, à côté de ça, tu travailles mieux.

  • Speaker #1

    En fait, effectivement, et c'est un point très important, c'est la disponibilité dont tu fais part, que tu partages avec nos auditeurs. La disponibilité, c'est un enjeu crucial. C'est-à-dire qu'une entreprise, son but, c'est de gagner de l'argent en rendant un service, quel que soit ce service, ou en vendant un bien matériel. Sauf qu'à l'heure du numérique, on va se dire les choses, on va... surtout acheter sur Internet. Même maintenant, les voitures s'achètent par Internet. Alors qu'il y a quelques années, il fallait se trouver en concession, prendre rendez-vous avec le vendeur, etc. Ça ne veut pas dire que ça ne se fait plus, mais ça se fait moins. Mon point, c'est juste de dire que si ton site web qui vend ton service n'est pas disponible, c'est une perte financière pour l'entreprise. Et donc, les clouders, encore une fois, type Microsoft, comme ils te garantissent une disponibilité élevée, une entreprise a tout intérêt à y aller. Et surtout, elle va se faire un focus sur son métier véritable. Et mon point, c'est de dire que, et je te revois complètement dans ton analyse, Nicolas, mon point, c'est de dire que plus vous voulez de disponibilité, plus effectivement le coût va augmenter. Pourquoi ? Parce que si je veux me prémunir contre la perte d'un data center parmi une dizaine dans une région, par exemple à Paris, J'ai six data centers, je veux me prémunir contre la perte d'un des six data centers. C'est-à-dire que je vais devoir répliquer ma donnée dans un ou deux autres data centers, éloigné physiquement du premier. Si maintenant, je veux me prémunir contre la perte de plusieurs data centers, il va falloir que je fasse une réplication plus élevée. Et si maintenant, à la fin, je veux me prémunir contre la perte d'une région, admettons à Paris, on a les data centers de Microsoft qui tombent, il faut que j'ai un... plan de reprise d'activité qui soit à Marseille puisque Microsoft propose des data centers à Marseille. Et mon point, c'est qu'il va falloir répliquer les données entre deux villes, Paris et Marseille. Et donc tout ça, ça a un coût. Et mon point, c'est de trouver le juste équilibre. C'est pour ça que tout à l'heure, je vais aborder le sujet en disant, est-ce que ce que je vais déployer répond à un enjeu business ? Oui, mais quelle est la disponibilité attendue ? Si elle est proche de 100%, et bien forcément, le coût va être plus élevé. Mais moi, je continue à penser et à dire, et ce n'est pas parce que je travaille chez Microsoft, je continue à penser et à dire que c'est de toute façon moins cher pour une entreprise de passer dans le cloud et d'augmenter sa disponibilité de facto plutôt que d'investir dans un cloud privé, dans ses propres data centers, de redonder les lignes d'accès à ces data centers. Il ne faut pas oublier qu'on a des redondances de 4 à 5 opérateurs différents dans nos data centers. Donc, une entreprise qui commence à acheter des locaux, ou au moins minima les louer, à mettre en place tout le matériel possible et imaginable.

  • Speaker #0

    à redonder les infrastructures en termes réseau, en termes physiques, en termes d'électricité. Il faut bien prendre en compte le coût associé. Et je ne parle même pas de l'étude, de l'impact de construire son propre data center, puisqu'il faut le faire en zone non sismique, non inondable, etc. Bref, je continue à penser que le cloud public est la meilleure solution. Et pour un dernier point, C'est un dernier argument que je donnerais. C'est que quand tu vas dans le cloud public, tu partages les ressources entre les clients. Et ça, c'est vachement intéressant parce que quand tu as un cloud privé, par exemple, tu as un serveur, on va dire 10 vCPU, 50 Go de RAM. C'est vraiment un exemple. Tu n'es pas toujours à 10 vCPU, 50 Go de RAM d'utilisation de ton serveur. Tu es souvent à moins. Sauf que quand tu es à moins, tu continues à... payer le serveur, sa maintenance, l'électricité, l'immobilisation des locaux, etc. Alors, dans le cloud public, quand cette ressource est sous-utilisée, le delta de ressources est attribué à notre client. Donc, il y a une meilleure optimisation du matériel associé.

  • Speaker #1

    Tout ce que tu dis, pour moi, est hyper important à dire. Et puis, je rebondis sur le fait aussi que ça soit, sur ton premier point, que ça soit une approche risque. Parce qu'on va prendre un exemple récent de 2021 d'un autre cloud provider qui est OVH, avec son incendie dans deux data centers différents qui étaient au même endroit. Beaucoup s'en sont plaints parce qu'ils n'étaient que dans un data center, parce qu'ils étaient dans deux data centers. Après, pour moi, il y a aussi de la faute du client qui est derrière, parce qu'il a choisi. Peut-être qu'il a choisi par méconnaissance, il ne savait pas. Et puis, ils se disent, ça n'arrivera jamais. Malheureusement, quand on est dans une approche risque, oui, ça peut arriver. Pour moi, c'est important que les gens savent aussi ce qu'ils vont choisir. Chez OVH, tu avais le choix de dire GbH, chez OVH ou n'importe quel cloud provider, parce que c'est le cas aussi chez Microsoft, de choisir tes data centers où tu veux être. Si tu veux être répliqué ailleurs, dans un autre datacenter, tu peux l'être. Alors qu'il soit à côté ou à des centaines ou des milliers de kilomètres, tu peux le choisir. Après, il faut payer. Voilà, c'est juste ça. Parce que tu vas utiliser plus de ressources, donc forcément, tu vas payer un peu plus. Voilà, moi, je trouve que ce côté OVH a été critiqué par rapport à ça. Oui, mais au bout d'un moment, c'est vous qui avez choisi. Il y en a qui l'ont fait. aussi pour des raisons économiques et pour gagner plus d'argent sur des services qu'ils allaient vendre. Bon, ça, voilà, c'est leur problème. Et voilà, moi, je trouve que c'est ce côté-là aussi où ce n'est pas forcément de la faute du cloud provider. Si tu ne veux pas payer, forcément, tu auras les services que pour lesquels tu payes.

  • Speaker #0

    Alors, je suis d'accord. Après, est-ce qu'on peut tenir rigueur des clients qui avaient une méconnaissance des mécanismes de redondance d'OVH ? Je ne suis pas sûr. Tout le monde n'est pas informaticien. Tout le monde ne comprend pas le principe de réplication inter-région, inter-data center. Et moi, je l'entends tout à fait. Et un autre point aussi, et là, ça rejoint un point important que tu soulèves, ne pas mettre ses billes dans le même panier. Mon point, ce que je dis souvent à mes clients, et pourtant, je travaille chez Microsoft, c'est OK, vous êtes dans le cloud public Azure, etc. Faites des sauvegardes externalisées. Ça ne vous coûte pas grand-chose et en cas de gros problème, vous aurez toujours moyen de restaurer votre infrastructure chez vous. Je prends un exemple concret. Alors là, on rentre un peu dans la technique. Il y a quelques années, une dizaine d'années, on a inventé les conteneurs. Donc le principe avec… On entend souvent parler de Docker en informatique. Mais le principe, c'est qu'on va virtualiser une application. Avant, on virtualisait un système d'exploitation. Et sur ce système d'exploitation… donc c'est ce qu'on appelle une machine virtuelle, on installait une application. Maintenant, le principe, c'est que sur un même système, on peut virtualiser plusieurs fois la même application. Donc, on a un serveur avec plusieurs instances de mon application. C'est ça la containerisation, vraiment de manière imagée. Les auditeurs spécialistes vont dire, oui, il a simplifié. N'empêche que c'est ça. Le point, c'est que la containerisation ne dépend pas du matériel. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a permis... à toutes les entreprises du monde entier d'avoir un service qui est agnostique en termes de cloudeur. On ne parle plus de cloude privé, de cloude public, de cloude hybride, on parle de j'ai une application. je peux l'héberger même sur mon propre ordinateur si je le veux, en installant les bonnes dépendances, etc. Et donc, mon point, c'est de dire, OK, vous êtes chez un tiers, Microsoft, Amazon, OVH, qui vous voulez, n'oubliez pas de sauvegarder vos données et en même temps, de penser à un plan de reprise d'activité qui peut être là aussi hébergé même sur vos propres serveurs qui sont coupés. Et le jour où il y a besoin, vous les rallumez et vous y accédez. Ah oui.

  • Speaker #1

    Non, mais top, top. Merci en tout cas pour ces échanges sur le cloud. On y reviendra peut-être à la fin. Je voulais qu'on revienne sur ton nouveau rôle, et surtout de parler un peu d'intelligence artificielle. Je sais qu'on le voit beaucoup arriver de partout. On le voit beaucoup chez Microsoft avec aussi le... le changement de nom en cours autour de Microsoft 365 Copilot, qui sont des fonctionnalités maintenant qui sont basées sur l'IA. Est-ce que tu pourrais nous expliquer un petit peu mieux ce qu'apporte l'IA chez Microsoft et chez d'autres, mais surtout chez Microsoft, nous expliquer un petit peu, pas nous en dire plus ?

  • Speaker #0

    Tu as 8-10 heures devant toi ?

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    Tes auditeurs, ils vont nous... Ça va.

  • Speaker #1

    On va faire le résumé et puis on refera un autre.

  • Speaker #0

    Je vais essayer de résumer. Justement, pour moi, l'IA, c'est une révolution. C'est une révolution parce qu'elle me permet de gagner du temps. Et là, je ne suis encore pas dans un discours bullshit. C'est vraiment ce que je pense au fin fond de mon petit cerveau. Mon point, c'est que je vais te donner un exemple concret. J'utilise Teams tous les jours et j'utilise Copilot dans Teams tous les jours. Pourquoi ? Parce que ça me fait gagner un temps monstrueux. Je fais des calls clients toute la journée. Sauf qu'il me faut à chaque fois envoyer des comptes rendus de réunion avec les prochaines actions à opérer, qu'est-ce qui a été dit pendant la réunion, les ressources utiles pour le client, etc. Avant Teams Copilot, j'avais beaucoup de mal à me rappeler le soir à 19h d'une réunion que j'avais eue à 9h et tout ce qu'on s'était dit. Parce que j'enchaîne les réunions comme toi et comme beaucoup de nos auditeurs et auditrices. Eh bien... Copilot dans Teams va te permettre de résumer les échanges, y compris ceux qui sont échangés dans le chat maintenant. Donc si tu envoies des liens, ils seront dans le compte rendu. Et ça te permet d'automatiser l'envoi à terme du compte rendu à tes clients après chaque réunion. Et ça, pour moi, c'est un game changer. Alors je te prends cet exemple, parce que tu parlais de Copilot. Mais pour répondre à ton point, oui, de plus en plus d'entreprises déploient une intelligence artificielle. dans le cloud. Alors pourquoi ? Il y a énormément de raisons là-dessus, mais on va dire que déjà, l'infrastructure, elle est sizée pour supporter la charge. Si tu commences à acheter des cartes graphiques Nvidia pour ton propre usage, le coût va être prohibitif, et puis surtout, tu vas les sous-exploiter. Là, elles vont être partagées entre tous les clients de Microsoft. Et puis en plus, l'intelligence artificielle, maintenant, est capable de raisonnement, ce qu'elle n'était pas forcément avant. Elle est capable aussi de fournir des informations fiables. Si les données en entrée sont fiables, souvent ce que je dis, c'est qu'une intelligence artificielle, c'est comme une voiture sans essence. Ça ne sert à rien. Par contre, si elle est entraînée sur des bonnes données, donc si elle a de l'essence, alors elle va être utile. Donc pour moi, oui, l'IA repose massivement sur le cloud, mais quelque part, c'est normal parce que quand Microsoft achète des capacités d'exécution d'intelligence artificielle à des entreprises telles que Nvidia, elle l'achète en gros à des coûts qui sont plus faibles qu'une entreprise pourrait avoir en direct avec Nvidia. Donc ça va dans le sens de l'histoire, et puis il ne faut pas oublier que OpenEI avec la société de Sam Altman, Microsoft a des parts dans la société OpenEI, et donc forcément, dès qu'il y a un nouveau modèle qui sort, automatiquement Microsoft en quelques jours, quelques semaines, va le mettre en place dans ce qu'on appelle Azure Open AI, qui est la déclinaison des chat GPT 3.5, 4, des DALI, bref, de tout ce qu'on a entendu parler comme IA. En fait, vous allez avoir cette déclinaison dans Azure. Alors l'intérêt pour un client, que je te vois venir, l'intérêt pour un client, c'est que les données utilisées, les prompts, donc les instructions au modèle, Les réponses du modèle qu'on appelle des completions restent dans l'environnement du client, donc restent propriétés du client. Alors que quand tu fais la même chose sur du chat GPT en mode public, en fait, moi, j'encourage les auditeurs à demander à chat GPT, s'ils l'utilisent tous les jours, qui est le propriétaire de mes prompts, de mes completions et des données que je t'envoie ? Et vous allez voir que la réponse ne va pas forcément vous plaire. Avec Azure OpenAI, vous vous assurez que toutes vos interactions avec l'IA, toutes les données d'entraînement restent dans ce qu'on appelle votre tenant, donc votre environnement.

  • Speaker #1

    ça c'est hyper important, parce que comme tu le dis, que ce soit ChatGPT ou autre, Gemini, c'est pareil, les données sont parties, et copilote de Microsoft 365 insiste beaucoup sur cet argument, ça reste chez vous, donc ok, ils vont utiliser l'LM d'OpenAI, parce que c'est ce qu'ils utilisent, Mais après, c'est que le moteur qui va leur permettre de faire les choses. Mais entre-temps, il y a eu des opérations, des algorithmes, peu importe comment on l'appelle, qui vont permettre d'éviter que toutes les données sortent. Elles sont chez vous,

  • Speaker #0

    elles restent chez vous. Oui, c'est ce que tu dis. Il y a des mécanismes de sécurité. Il y a une forte sécurité proposée par Microsoft et aussi de ce qu'on appelle du content filtering, histoire de ne pas pouvoir demander n'importe quoi à notre IA aussi. Mais comme tu le dis très justement, Microsoft a travaillé avec Azure Open AI, mais travaille aussi et propose des modèles type DeepSeek, le modèle chinois, type Lama, Gingface, etc. Gemini, comme tu le dis, on a une marketplace où on propose de déployer les modèles qui correspondent le plus à nos clients.

  • Speaker #1

    C'est important. Après, c'est... Vous faites le cloud et après vous pouvez y associer d'autres LLM, d'autres moteurs IA. Et voilà, c'est ce qui permet aussi de répondre à tous les besoins. Donc ça, c'est intéressant pour le client. Justement, on parle un peu de tendance et de futur. Toi, comment tu vois les évolutions du cloud avec l'ILIA, bien entendu, par rapport à tout ça ?

  • Speaker #0

    Je dirais que l'IA, c'est un peu un aide de camp. C'est un peu Alfred dans Batman, si je devais résumer, si tout le monde a la ref, en tout cas, j'espère. L'IA est là pour nous faire gagner du temps. Donc, pour moi, l'évolution de l'IA ne va pas forcément dans la technologie en elle-même, mais dans ce qu'elle apporte à la personne. Je veux dire, Internet, au début, c'était envoyer un message d'un point A vers un point B. Et on voit ce que c'est devenu, Internet. Donc, ça a répondu à des besoins de société sur le partage de connaissances, etc. Sur le fait d'avoir des services en ligne qui nous permettent de gérer notre compte en banque, etc. Et je pense que l'IA va être un peu dans la même veine. Sauf que l'évolution du cloud, pour moi, elle est liée à ce qu'on appelle les agents. Alors, on entend beaucoup parler d'agents en ce moment. Et pour moi, je trouve que c'est une révolution, un game changer. Pour résumer à celles et ceux qui ne... qui nous écoutent et qui ne connaissent pas l'agent. Un agent, c'est une IA qui est capable d'entreprendre des actions de manière autonome ou en groupe. Donc, en gros, un agent va vous permettre de déléguer des tâches à une IA qu'elle va faire aussi bien, si ce n'est mieux que vous. Un exemple, vous avez un site web qui vend des patates, comme ça, ça parlera à tout le monde, et vous mettez une IA sur ce site web. qui va être en charge de conseiller la personne sur le bon modèle de patates à acheter pour cette personne en fonction de son pays, en fonction de ses habitudes alimentaires, etc. Et à la fin, l'IA va dire « Est-ce que tu veux que je commande les patates pour toi et que je les fasse livrer à ton adresse ? » Et l'utilisateur va dire par la voix « Ok, fais-le. » Et automatiquement, l'IA va commander les patates et va vous les envoyer, va suivre le colis, va gérer les réclamations éventuelles, etc. Et en fait, ça, c'est ce qu'on appelle des agents. C'est-à-dire qu'on est capable d'automatiser des actions qui auparavant étaient faites par un être humain, comme sortir sa carte bleue, mettre les chiffres, valider le code de sécurité, rajouter le nombre dans le panier de patates nécessaires, etc. En fait, tout peut être maintenant automatisé par l'IA. Et moi, je trouve que les agents, c'est ce qui manquait à l'IA jusqu'à présent. Jusqu'à présent, l'IA, c'était, si je devais résumer la Gen EI, c'était... Je donne un poids à chaque mot dans une phrase, ce qui me permet de prédire le mot de l'utilisateur. L'IA générative, c'était un peu de la prédiction de ce qu'allait demander l'utilisateur et basée sur cette prédiction de ce qu'il allait demander. Une réponse qui était la plus conforme possible aux données qu'on avait ingurgité. Mais ça restait du texte versus du texte. Maintenant, on rentre dans une ère où l'IA est capable de contrer des représentations graphiques. Donc, vous allez pouvoir importer une image, vous allez pouvoir importer une vidéo et elle va pouvoir vous répondre à l'oral par la voix, mais aussi sous forme d'image et sous forme de vidéo. ce qu'on appelle le multimodal. Et donc on rentre dans une ère où les moyens d'interaction de l'IA ne sont plus seulement votre clavier et votre souris, mais sont votre voix, mais aussi votre présentation du monde, visuel, graphique, vidéo aussi, et bien entendu tout ça basé sur des IA qui vont pouvoir entreprendre des actions souvent rébarbatives à votre place. Et encore une fois, je pense que c'est un phénomène de société qui n'est pas prêt de s'arrêter parce que c'est une révolution. Et ce n'est pas parce que je suis cloud architect IA que je dis ça. Je pense vraiment que c'est une révolution qui va très vite, mais elle répond à un besoin qui est de dire, un besoin philosophique. Moi, je dirais même, OK, mais Philippe, qu'est-ce que je vais faire du temps que je vais gagner ? Moi, je dis, si je parle à un particulier, je lui dis, qu'est-ce que tu aimes faire en dehors de ton job ? Parce que tout le monde... ne prend pas son pied à déployer des ressources dans Azure. Donc, qu'est-ce que tu aimes faire ? Et je pense qu'il y a énormément, il y a autant de réponses que d'êtres humains sur Terre. Mais pour une entreprise, c'est ce service-là que tu rends va rendre, par exemple, le processus de vente beaucoup plus fluide. Ça va te permettre de te concentrer sur d'autres sujets, par exemple sur tes produits, plutôt que sur la manière de vendre tes produits. Puisque c'est là qu'il va s'en servir.

  • Speaker #1

    C'est ton métier, ta valeur ajoutée.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est des choses... Je te rejoins complètement. Je vois le temps qui avance. Je voulais évoquer deux autres sujets avec toi. Avant de pouvoir conclure, le premier, c'est autour... Tu parlais d'usages. Forcément, ces usages numériques consomment. On parle de gros processeurs, on parle d'Atlacenter, on parle de consommation électrique. Et... Enfin... Toi, quel est ton retour un peu par rapport au Green IT, au data center écologique ? Comment se positionne aussi Microsoft par rapport à ça ? Parce que je crois que ça reste un des fournisseurs au niveau écologie plutôt assez correct. Alors bon, il y a ceux qui disent qu'ils sont à l'équilibre au niveau carbone, mais qui consomment beaucoup et qui compensent par aller planter des arbres. C'est très bien, je ne dis pas, mais comment se positionne Microsoft par rapport à ça ?

  • Speaker #0

    C'est un peu résumé là, ce que tu me dis. C'est un peu... Là, c'est de la tédure. Alors, Microsoft s'est engagé à être carbone négative en 2030. On mène des études, diverses études. Par exemple, on a créé le premier data center sous l'eau pour pouvoir refroidir les infrastructures et pour éviter justement toute cette énergie. dépendante de nucléaire, de l'éolien, etc. Donc, il y a cette part-là. Et moi, je dirais plutôt qu'il y a une part philosophique à avoir là-dessus. Avant de parler de cette part philosophique, je vais quand même répondre à ta question, parce que sinon, tu vas me dire que tu fais ton politique. La sustainability, franchement, c'est un enjeu chez Microsoft, un enjeu même au niveau salarié. Ça redescend au niveau salarié. Ça ne redescend pas... qu'au niveau des infrastructures. Par exemple, les véhicules de fonction, maintenant, c'est systématiquement électrique. Ça ne paraît rien, mais tout changement de véhicule doit faire l'objet d'un véhicule, soit électrique, soit à minima hybride. Donc, ça, c'est un point. L'autre point, qui pour moi est important, c'est qu'on donne les moyens aux entreprises de mesurer leur impact environnemental au travers d'un service qu'on appelle Microsoft Fabric. qui vous permet de gérer vos données, vos émissions de gaz à effet de serre, etc. Tu sais que la Commission européenne demande aux entreprises de publier leur bilan carbone, etc. Et d'ailleurs, sur ma chaîne YouTube, j'ai fait une vidéo sur le sujet, ma chaîne YouTube qui s'appelle PhilIT. Mon point, c'est de dire que non seulement Microsoft fait tout pour réduire son empreinte carbone, mais incite les entreprises à avoir les moyens de vérifier leur impact carbone. au travers, encore une fois, d'une suite qui s'appelle

  • Speaker #1

    Fabrique. J'en ai entendu parler de ça, et je trouve ça plutôt bien, parce que ça permet aussi de sensibiliser. Les utilisateurs, parce que ça reste eux quand même qui consomment, donc il faut bien qu'ils soient sensibilisés à ce qu'ils consomment. J'ai retrouvé la stat que je disais, c'est que Microsoft sera négatif d'ici 2030, AWS, eux, seront neutres d'ici annoncé 2040, et Google dit qu'ils sont neutres depuis 2007.

  • Speaker #0

    Et tu devrais rajouter un point, c'est que Microsoft s'engage en 2050 à ce que tout l'impact environnemental... qui a eu la compagnie depuis sa création en 1975, on arrive quand même aux 50 ans de Microsoft, cette année, en avril, soit complètement supprimée de l'impact global qu'a eu Microsoft dans le monde. Donc, c'est un point aussi important. Il y a le carbone négatif en 2030, mais il y a l'élimination de son impact en 2050.

  • Speaker #1

    Et le dernier sujet, c'est au niveau de la sécurité et souveraineté des données. On en entend beaucoup parler. Est-ce que les entreprises européennes françaises doivent-elles privilégier un cloud souverain ? Quand on parle de cloud souverain, c'est un cloud hébergé en France par des entreprises françaises, etc. Comment Microsoft se positionne et répond à tout ça ? Parce qu'on en entend beaucoup parler, mais comme tu le dis, il y a, je ne sais plus, t'as dit combien de data centers en France ?

  • Speaker #0

    Plus de 300, non, alors je l'ai dit qu'il y avait plus de 300 data centers dans le monde. Oui. Il y en a... Il y en a un peu moins d'une dizaine en France. Mais dis-moi, là, on parle de cloud souverain. Alors, le cloud souverain, moi, j'avoue que très peu d'entreprises m'en parlent. Sur le portefeuille de clients que j'ai, j'ai très peu d'entreprises qui m'en parlent parce qu'elles ont compris l'intérêt du cloud public. Maintenant, quand on parle de cloud souverain, On parle souvent de Secnum Cloud 3.2, de l'ANSI, qui est une qualification. Pour résumer, Microsoft, il y a quelques années, a annoncé un partenariat en quatre lettres qui s'appelle Bleu, comme la couleur bleue, qui est un cloud souverain qui a été fondé par Capgemini et Orange en partenariat avec Microsoft et qui propose des services Microsoft Azure, mais aussi des services 365. hébergé en France, maintenu par des entreprises françaises, etc. Donc, oui, le cloud souverain, de toute façon, intéressera toujours certaines agences gouvernementales à minima. Je prends l'exemple de la DGSE, de la DGSI. Je ne les vois pas mettre toute leur infrastructure dans le cloud public, quel qu'il soit, sachant qu'on n'a pas de cloud souverain européen à date. Je pense qu'une bonne alternative, c'est de passer par bleu. Mon point, c'est de dire, OK, je veux faire du cloud souverain, mais pour quelles raisons ? Quels sont les arguments ? Ça peut être les arguments liés à un client, mais là, on rentre dans la souveraineté, dans le GDPR, etc. On pourra en discuter. Alors, peut-être pas. Tu m'as dit que le temps passait et que là, j'allais devoir clôturer rapide. Mais il faut prendre en compte que... Microsoft s'engage à ce que vos données restent dans les data centers, dans les régions que vous avez choisis. Si on parle d'ailleurs de Cloud Act, parce que ça peut être une de tes questions sur le Cloud Act, il ne faut pas oublier que ça permet aux autorités américaines de requérir des données stockées à l'étranger sous contrôle d'un juge. Donc, il faut aussi prendre en compte ça, de la même manière qu'un pays européen pourrait faire une requérison. réquisition requérir le gouvernement américain pour lui demander des infos en cas de affaires qui peuvent être plus ou moins graves. Donc, mon point, c'est juste de se dire, ok, on veut aller vers du cloud souverain, mais pour quelles raisons ? Et en fonction des raisons, le cloud bleu peut être une solution.

  • Speaker #1

    Je trouve que on en a déjà parlé tous les deux. de cette solution, je trouve que c'est plutôt intéressant. Je mettrai le lien dans la bio pour que les gens va se connaissent et voient.

  • Speaker #0

    Oui, et d'ailleurs, le Cloud Bleu vise la qualification SecNumCloud 3.2 d'un site. Donc, ça devrait arriver dans les mois, années maximum, mais je table sur les mois, voire un an, pour que ça soit officiel.

  • Speaker #1

    Non, mais c'est top. C'est top, c'est top. Baf ! Merci Philippe. Bon, pour finir, est-ce que tu as un livre, un film, une série à recommander à nos auditeurs ? Ce n'est pas forcément un lien avec le thème, il n'y a pas d'obligation sur ça.

  • Speaker #0

    Je peux mettre aussi une chaîne YouTube ou pas dans la...

  • Speaker #1

    Oui, oui, oui.

  • Speaker #0

    Allez, alors, un petit peu d'auto-promotion pour ceux qui ne me connaissent pas. J'ai créé une chaîne YouTube il y a deux ans qui a un peu plus de 12 000 abonnés, je crois, à date, et qui ne parle que d'IA et de cloud public de Microsoft. Vous vous en doutez. Donc, je fais des vidéos à peu près une par semaine. J'essaie de m'astreindre à ça. C'est un peu comme faire du sport, tu sais. Moi, je fais une vidéo par semaine, même si je fais du sport à côté. Donc la chaîne, c'est phil.it, P-H-I-L-I-T. Je vous encourage à aller la voir et à me faire un feedback et éventuellement à vous abonner si vous la trouvez suffisamment pertinente. Un livre, alors là, tu tombes sur un gars qui a été bercé par le Seigneur des Anneaux. Et donc moi, Tolkien, c'est toute ma vie. Les abonnements Azure s'appellent Le Mort d'Or, Numé Nord, Valor, etc. Donc moi, je conseillerais... à toutes et tous de lire Le Seigneur des Anneaux, parce que je trouve que c'est aussi un bon reflet de la société. On retrouve tous les travers de notre société, on retrouve tous les travers géopolitiques actuels, un pays qui en agresse un autre, par exemple. On retrouve aussi des histoires d'amour, on retrouve de l'abnégation, une mission, bref. En tout cas, moi, c'est un livre qui me parle. Donc, Le Seigneur des Anneaux, écrit par J.R.R. Tolkien. Une série en ce moment, alors je vais pas faire dans la... Comment dire ? Je vais être assez standard, mais j'ai regardé, ça fait la deuxième fois que je regarde Bref 2. J'adorais Bref, et j'ai encore plus aimé Bref 2.

  • Speaker #1

    C'est dans mes choses à regarder.

  • Speaker #0

    Ah bah écoute, si tu le vois, tu me feras un feedback, mais moi, j'ai adoré, je vais pas spoiler les auditeurs, parce qu'ils vont couper tout de suite le podcast. Mais Brave 2, j'ai beaucoup aimé parce que pour le coup, c'est exactement le reflet de notre société. Et un film, donc série Brave 2 ou alors The Beer ou alors Shameless. C'est des séries américaines, mais je les conseille vraiment parce que moi, j'adore. Shameless, j'ai adoré. Et The Beer aussi, avec le même acteur que dans Shameless d'ailleurs. Et un film qui m'a marqué, on va dire Fight Club. J'ai beaucoup aimé parce que j'aime les films où, à la fin, tu tombes des nues, tu restes la bouche ouverte devant ta télé en disant non, c'est pas ça. Et je crois qu'il y avait un autre film qui m'avait marqué avec Bruce Willis. je crois qu'il s'appelait Sixième Sens mais je ne suis pas sûr oui c'est ça,

  • Speaker #1

    Sixième Sens c'est avec le je ne sais pas si c'est son fils avec le gamin qui parle et qui en fait stop,

  • Speaker #0

    stop, stop là tu vas te spoiler et personne va le regarder plus sérieusement, j'aime bien ce genre de film où tout n'est pas scénarisé ou quand tu entends les dialogues tu te dis oui bah en fait Lui, il va sortir avec cette femme, il va tromper sa femme et puis il va se passer ça, etc. Moi, j'aime bien les livres ou les films où tu restes, on va se dire les choses cons, à un moment du film en me disant, ah ouais, celui qui a fondu ça, il a quand même un sacré CPU.

  • Speaker #1

    C'est clair, c'est clair. Et pour nos auditeurs, où on peut te retrouver ? Sur ta chaîne YouTube ?

  • Speaker #0

    chaîne YouTube sur LinkedIn, Philippe Ausha. n'hésitez pas à me faire aussi un feedback du podcast, moi je trouve que c'est une super opportunité que tu m'as offert et pour avoir écouté d'autres podcasts de ta chaîne chapeau parce que je sais que entre le moment où tu découvres une personne tu prépares les questions ou tu enregistres tout ça c'est un travail qu'on voit pas nous, en fait nous on t'écoute en courant On t'écoute en mangeant, on t'écoute au boulot, mais on ne se rend pas compte que derrière, il y a un gros travail de mise en place de tout ce qu'il faut pour que ça se passe dans de bonnes conditions. Il y a un gros travail de réflexion sur les questions que tu as posées à ton auditeur. Il y a un gros travail d'écoute. Je trouve que ce que ça te permet, c'est toi de découvrir en avant-première des personnalités des personnes. Ça nous permet à nous, la même chose en décalé, de découvrir des gens avec des parcours de vie, avec des visions. qui ne sont pas toujours à disposition du plus grand nombre. Donc pour ça, merci.

  • Speaker #1

    Je te rejoins et c'est toujours agréable d'échanger avec les gens. Et puis comme tu le dis, tu découvres des gens, tu découvres des métiers, tu découvres des choses. Moi, je suis toujours friand de tout ça. Oui, ça demande un peu de travail, mais bon, de préparation et tout. Mais je trouve que c'est toujours hyper intéressant et instructif. Merci à toi de participer à ces moments-là parce que sans ça, je n'y arriverais pas.

  • Speaker #0

    C'est une opportunité. Moi, les opportunités, en général, je les saisis. Et surtout, encore une fois, quand le travail qu'il y a derrière est de qualité. Et pour l'avoir écouté, alors je n'ai pas tout écouté, parce que tu as quand même plusieurs saisons. Mais quand je suis allé le faire la dernière fois, c'était pas mal. On apprend de tout, en fait, sur un sujet.

  • Speaker #1

    Tout à fait. En tout cas, merci beaucoup pour cet échange, Philippe. C'était top, vraiment top. Voilà, je mettrai tous les éléments dans la bio pour que les gens puissent te retrouver facilement et aller voir ta chaîne YouTube et échanger avec toi sur LinkedIn. Voilà, je dis à très vite pour un nouvel épisode de Décider Zom.

  • Speaker #0

    Merci à toutes et tous. À bientôt.

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Description

Dans cet épisode de DSI et des Hommes, Nicolas BARD reçoit Philippe Païola, architecte cloud spécialisé en IA chez Microsoft. Ensemble, ils décryptent les grandes questions autour du cloud public, de la gouvernance, des coûts, de la sécurité, de la souveraineté des données (et du Cloud Act), sans oublier l’impact environnemental et les perspectives avec l’IA générative et les agents intelligents.

Un échange à la fois pratique, technique, accessibles aux non-experts, et plein d’humour et de pédagogie.


Un épisode qui fait le tri entre mythe et réalité, pour aider les DSI, dirigeants, ou simples curieux à mieux comprendre les enjeux du cloud aujourd’hui.


🎧 Bonne écoute, et surtout… gardez le contrôle.


Où retrouver Philippe ?

📚 Ressources citées & liens utiles

Cloud souverain / sécurité / données :

  • Présentation de Bleu (cloud souverain avec Capgemini et Orange)

  • SecNumCloud 3.2 – qualification de l’ANSSI

Impact environnemental / Green IT :

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DSI et des Hommes est un podcast animé par Nicolas BARD, qui explore comment le numérique peut être mis au service des humains, et pas l’inverse. Avec pour mission de rendre le numérique accessible à tous, chaque épisode plonge dans les expériences de leaders, d’entrepreneurs, et d’experts pour comprendre comment la transformation digitale impacte nos façons de diriger, collaborer, et évoluer. Abonnez-vous pour découvrir des discussions inspirantes et des conseils pratiques pour naviguer dans un monde toujours plus digital.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans D'essayer des hommes, le podcast qui explore les liens entre la technologie et l'humain. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet incontournable, le cloud, mais pas que, et comment il transforme nos entreprises. Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Philippe Païola, expert chez Microsoft, après il nous décrira clairement son métier. Philippe, bienvenue sur le podcast.

  • Speaker #1

    Et salut, et merci pour l'invitation.

  • Speaker #0

    Un vrai plaisir, ça fait quelques fois que je te suis, donc c'est cool d'échanger avec toi. Avant d'entrer dans le vif du sujet, je pose toujours à cette question à mes invités, c'est un peu mon rituel. Quel est ton premier souvenir de numérique ?

  • Speaker #1

    Ça date, en fait j'avais une mère qui travaillait à IBM et donc je suis fils d'IBMer, je suis né sur la côte d'Azur et IBM était à la Gaule. Et elle avait donc... accès à des ordinateurs à moindre coût. Et on parle de ça, c'était dans les années 80, 80-90. Et elle avait ramené à la maison un IBM PC, c'était un XT286. Pour la petite histoire, à l'époque, je crois qu'il avait un disque dur de 5 mégaoctets. Et les disquettes, c'était des disquettes non pas 3 pouces et demi, mais 5 pouces un quart. Donc des sortes de carrés noirs flexibles. Et je jouais à un jeu vidéo qui s'appelle Frog. C'est une petite grenouille qui devait traverser de mémoire des rivières en sautant sur des troncs d'arbres. Et donc, mon premier souvenir du numérique, pour répondre à ta question, c'est cet ordinateur-là qui avait un gros, gros écran, limite cathodique, je pense que c'était, avec ce lecteur de disquettes, avec la disquette où on devait aussi parfois... vérifier qu'elle était bien rentrée dans le lecteur. Voilà mon premier souvenir.

  • Speaker #0

    Et des disquettes 3 pouces et demi, 5 pouces 1 quart ?

  • Speaker #1

    C'est ça. Comme je t'ai dit, 3 pouces et demi, 5 pouces 1 quart. Alors à l'époque, c'était du 5 pouces 1 quart. Et je me rappelle qu'il y avait une seule couleur. Je crois que la couleur était verte sur l'écran. En tout cas, ce n'était pas un écran à couleur à l'époque. Donc ça date de plus de 30 ans.

  • Speaker #0

    Ça ne me rajeunit pas. Oui, j'ai joué à ce jeu. Ça veut dire qu'on est à peu près de la même génération. C'est ça. Avant vraiment de continuer à parler du sujet qui nous intéresse, est-ce que tu pourrais te présenter pour nos auditeurs d'où tu viens, où tu en es et où tu vas ?

  • Speaker #1

    Waouh ! J'ai l'impression d'être chez le psy, là. Alors, d'où je viens ? Je viens de la région niçoise. Je suis Antibois d'origine. je suis issu d'une famille d'informaticiens ma marraine, mon parrain, ma mère mon père était féru d'informatique etc et donc très vite mon père m'a dit un jour tu sais je pense que l'informatique c'est un métier d'avenir je pense que c'était dans les années 85 90 enfin 1985 90 et donc ça a sans doute fait écho en moi que mon père me donne ce conseil et j'ai entrepris des études d'informatique, sans trop rentrer dans les détails, j'ai fait un IUT, une licence, et puis j'ai commencé à travailler chez IBM, ça ne s'invente pas, en tant que sous-traitant, j'ai fait une grande partie, enfin la moitié de ma carrière, dans la sécurité informatique, et puis depuis un peu plus de 10 ans, je travaille dans le cloud public, en l'occurrence Azure, celui de Microsoft, en tant que... Alors, il faut savoir que j'ai travaillé dans ces différentes entreprises, entre autres, mais Capgemini, Soprasteria, etc. J'ai toujours été sous-traitant, on va dire. Et il y a cinq ans et demi, j'ai joint Microsoft. C'était un de mes deux rêves dans la vie. J'ai joint Microsoft en tant qu'au départ trainer. Donc, je formais nos clients sur nos technologies. Et puis après, j'ai basculé vers un poste de cloud solution architecte. Et j'ai rebasculé encore sur mon poste actuel qui est architecte cloud, mais dédié à tout ce qui concerne la data et l'IA dans le cloud de Microsoft qui se nomme Azure.

  • Speaker #0

    On en parlera forcément dans ce podcast, dans cet épisode. Et justement, là, tu parles de cloud. On va un peu commencer par la base. C'est quoi exactement ? Est-ce que tu peux le définir pour des auditeurs qui ne sont pas forcément des... les meilleurs en informatique et qui comprennent des fois pas tout ce qu'on leur dit. Est-ce que tu peux décrypter un petit peu tout ça ? Oui,

  • Speaker #1

    rapidement, le cloud, en fait, c'est l'accès à distance à des services. Et donc cet accès à distance, il peut se faire via Internet, via une liaison dédiée type MPLS, via une liaison VPN. Mais globalement, on utilise le cloud tous les jours quand on lit nos emails sur Gmail, quand on accède à Netflix. Tout fait partie de la galaxie du cloud. Mais vraiment, le principe à prendre en compte, c'est qu'une entreprise va louer des ressources informatiques au lieu de les posséder. Et donc elle va... dédié ou plutôt, comment on peut dire, délégué, je vais y arriver, le maintien en condition opérationnelle de son infra à un tiers, ça peut être Microsoft, ça peut être d'autres acteurs comme OVH, comme Amazon, comme Google, etc.

  • Speaker #0

    Justement, il y a eu un chiffre de garde. en 2023 90% des entreprises utilisent au moins un service cloud comme tu le dis forcément la plupart utilisent un service cloud qui est autour de la messagerie avec les services de microsoft qu'ils soient microsoft 365 afin qu'on appelle plus comme ça m365 ouais ouais ouais ou du ou du google avec du gmail ou d'autres services d'autres services cloud mais comme il explique Et comme tu le dis, il n'y en a seulement que 25% qui ont basculé totalement leur infrastructure. C'est-à-dire que pour l'instant, on est souvent sur des infrastructures hybrides avec du SaaS, avec du cloud. On reviendra après sur les différences entre cloud public, cloud privé et cloud hybride pour que les gens comprennent bien les possibles différences. Mais en fait, ils n'ont pas encore passé le cap du full cloud. Je pense qu'on peut le dire comme ça. Est-ce que toi, tu en vois une raison ou c'est la tendance aussi d'accélérer ?

  • Speaker #1

    Oui, moi, ce que je vois, c'est que la tendance s'accélère et puis ça dépend de la taille de l'entreprise. Maintenant, on a des entreprises qu'on appelle des digital natives, où en gros, quand elles sont créées, elles sont déjà dans le cloud. C'est-à-dire que l'entreprise va fournir des services au travers de clouders. Et donc, on n'est plus dans une démarche hybride ou de cloud privé, on est dans une démarche de cloud public. où l'intégralité du système d'information de l'entreprise est nativement dans le cloud. Moi, je voyais un frein historique sur du 100% cloud lié plutôt à la latence passée pour accéder à tes données dans le cloud. Je m'explique. Historiquement, une entreprise avait des contrôleurs de domaine. Ces contrôleurs de domaine étaient on-premise. Ils contrôlaient les identités de l'entreprise. mais aussi les ressources à disposition des utilisateurs. Ça pouvait être, par exemple, des serveurs de fichiers, des serveurs d'impression, etc. Et donc, si tu migres toutes ces infrastructures dans le cloud, ce qui est déjà possible, bien entendu, depuis de nombreuses années, ton lien réseau, donc ton intercours entre ton entreprise et le cloud, devient ce qu'on appelle le « single point of failure » . C'est-à-dire que si ce lien réseau tombe, tu ne peux plus accéder à tes partages, tu ne peux plus imprimer. Tu ne peux plus utiliser des technologies qui permettent l'envoi d'email, comme tu disais avec, par exemple, Microsoft 365, etc. Et donc, pour moi, le lien réseau, c'était un peu le talon d'Achille pour faire une migration 100% cloud. Maintenant, ce qu'on voit, c'est qu'avec la redondance possible, au travers de différentes liaisons, que ce soit Internet, MPLS, etc., et la faible latence, puisque... Par exemple, chez Microsoft, il y a plus de 300 data centers répartis tout autour du monde. On voit que la latence ne devient plus l'enjeu numéro un pour une entreprise. Et donc, je pense que ça évolue. Mais encore une fois, pour répondre à ta question, les 25 %, en fait, c'est une moyenne, mais c'est une moyenne, ça ne prend pas forcément en compte les digitales natives, celles qui sont créées avec des services cloud.

  • Speaker #0

    Oui, je te rejoins complètement. Tu as ce côté, toutes les boîtes récentes, généralement, vont prendre leur service directement chez un cloud provider. Ça va leur permettre, je pense, de grossir facilement, on va dire. C'est-à-dire que tu achètes une licence et ça donne accès à tout ce qu'il a besoin. Donc, c'est quand même assez souple de ce côté-là. Et puis, ça offre tout un tas d'avantages aussi de migrer vers ce type de solution. en termes de mobilité.

  • Speaker #1

    On pourra parler des avantages du cloud. Tu en as cité un, la scalabilité. C'est-à-dire que tu vas payer ce que tu consommes. C'est un peu comme si tu allais au restaurant, que tu demandes une assiette de pâtes. et qu'en fait, on te fasse payer ton assiette en fonction du poids de celle-ci. Plus tu as des pattes, plus tu payes. Moins tu as de pattes, moins tu payes. Le cloud, c'est un peu ça. C'est-à-dire que tu vas accéder à des ressources à distance qui sont partagées entre différents clients, parce que Microsoft n'a pas qu'un client, pour parler que de Microsoft. Et plus tu vas utiliser ces ressources, plus tu vas payer. Moins tu vas les utiliser, moins tu vas payer. Donc, dans les périodes creuses, Ça peut être très intéressant d'utiliser le cloud public. Et quand tu as besoin, lors d'une période intense, de beaucoup de ressources à disposition, là aussi, le cloud public apporte une réponse. Mais ce qui est important de prendre en compte pour une entreprise, c'est que quand elle migre ses ressources dans le cloud, et c'est ce que je disais au départ, elle délègue le maintien en condition opérationnelle de son infrastructure à un tiers. Encore une fois, ça peut être Microsoft, OVH, qui de droit. Mais le point, c'est que l'entreprise perd quand même une maîtrise de son matériel, puisque son matériel, en fait, il est partagé entre différents clients.

  • Speaker #0

    Et justement, dans les discussions qu'on est en train d'avoir, c'est que tu es en train de montrer certains avantages et certains freins, inconvénients ou limites, peu importe comment on l'appelle. Tu as ce côté forcément flexibilité, tu as ce côté scalabilité. Tu as ce côté pour moi aussi mobilité qui sont quand même des gros avantages de migrer vers le cloud. Dans les freins et inconvénients, dans la partie, ce que tu disais un peu, les gens peuvent penser qu'ils perdent la maîtrise de leurs données ou qu'ils perdent aussi la maîtrise du maintien. Tu pilotes un prestataire, tu pilotes du Microsoft, tu pilotes de l'Amazon, tu pilotes du... l'OVH, et pour eux, des fois, ça peut être un peu compliqué, parce que tu as cette sensation un peu de perdre le contrôle. Et voilà, je pense que dans les avantages et freins et inconvénients, il y a un peu de ces choses-là. Est-ce que tu vois d'autres choses de ton côté sur déjà les avantages ?

  • Speaker #1

    En fait, je vais parler des inconvénients parce que tu en parlais. Moi, je n'ai pas cette impression. En fait, moi, je pars du principe qu'une entreprise, elle a une activité et son activité, ce n'est pas d'héberger ses services. Je m'explique. Une assurance type AXA, son but, c'est de vendre des assurances et de couvrir des particuliers et des entreprises. Une entreprise qui vend des voitures type Peugeot, Renault, etc., son but, c'est de construire et de vendre des voitures. Ce n'est pas d'héberger son infrastructure et tout le maintien en conditions opérationnelles associées. Je dirais que pour une entreprise, surtout quand elle se crée, mais même une fois qu'elle est bien établie, elle doit pouvoir se concentrer sur son cœur de métier. et non pas être limité en termes d'innovation parce que son infrastructure informatique n'est pas en capacité de suivre. Parce qu'une entreprise du numérique, elle va vendre un logiciel, mais est-ce que ça l'intéresse vraiment d'héberger son logiciel dans ses propres locaux ? Et donc, pour moi, le manque de maîtrise, en fait, je pense que quand tu es entrepreneur, il faut savoir déléguer. Et si le cœur de ton métier, ce n'était pas d'héberger des serveurs, je ne trouve pas déconnant de te concentrer sur ton activité et de déléguer l'administration de ton infrastructure à un tiers. Donc ça, c'est le premier point. Ensuite, comme on l'a dit, il y a la flexibilité, plus ou moins de ressources à disposition en fonction des heures, en fonction des moments de la vie de l'entreprise. Et puis, un dernier point, tu parlais de sécurité, de maîtrise de ces données. quel que soit le cloud provider où tu vas, tu restes le détenteur, le propriétaire de tes données. Et d'ailleurs, à tout moment, tu peux demander au cloud provider d'exporter tes données. Alors, je prends l'exemple, par exemple, dans Azure. Tu peux demander à Microsoft, je veux que vous m'envoyiez mes données sous forme de disque dur. Donc, en gros, le principe, c'est que tu envoies un disque dur chiffré à Microsoft, tu partages la clé. de déchiffrement auprès de Microsoft via une interface sécurisée, etc. Et puis quand Microsoft reçoit ton disque dur, Microsoft va copier toutes tes données sur le disque dur et va te renvoyer le disque dur. Et donc ça te permet, dans tous les cas de figure, d'avoir une donnée qui a été exportée et renvoyée par Microsoft parce que tu es propriétaire de tes données. Mais en plus de ça, rien ne t'empêche, via les services Azure ou encore une fois chez DotCloud. provider, pour ne pas parler que d'Azure, de faire des sauvegardes régulières, des sauvegardes qui peuvent être redondées dans différentes régions du globe pour éviter que si tu perds une région... tu puisses restaurer ton infrastructure dans une autre région.

  • Speaker #0

    Je rebondis sur ça parce qu'il y a souvent une méconnaissance, ou je ne sais pas comment le dire, sur le fait que, et ça je vais insister sur ce point-là, que le client est propriétaire de ces données. Ce n'est pas Microsoft. Microsoft met un service à disposition qui est surtout basé sur de la disponibilité.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    S'il arrive un truc dans ces données, c'est-à-dire un ransomware ou toute autre problématique, Microsoft ne restera pas ces données. On est d'accord ?

  • Speaker #1

    En fait, ta question est vaste. Et au risque de paraître pour un homme politique, je vais presque dire en même temps, ni oui ni non. En fait, ça dépend de quel type de modèle de cloud tu vas utiliser. Est-ce que tu parles sur du IaaS, du PaaS, du SaaS ? Pour résumer, si tu parles sur du IaaS, donc de la machine virtuelle, le client reste responsable du patch management, de la gestion des redémarrages, de l'ouverture, la fermeture des ports du firewall, etc. Et donc demain, si tu as une attaque informatique parce que ton serveur n'était pas à jour, donc ta machine virtuelle n'était pas à jour, ou parce que tu as laissé ouvert un port qui ne devait pas être ouvert, oui. c'est le client qui reste responsable. De la même manière, tu le ferais si tu déléguais ce maintien à un tiers d'un cloud privé, par exemple. Donc, pour moi, ça, ça ne change pas. Après, quand c'est sur du pass du platform as a service, dans ces cas-là, le système d'exploitation qu'il y a derrière est managé par Microsoft. Donc, c'est Microsoft qui en a la responsabilité, y compris en termes de disponibilité, comme tu l'as très justement dit. Et là, on rentre dans un... Un point qui est très important pour moi, c'est qu'effectivement, les clouders, en règle générale, s'engagent sur de la disponibilité. Alors, pas que, parce qu'on s'engage aussi sur de la durabilité. Par exemple, Microsoft dit, votre backup, on s'engage à ce qu'il soit disponible jusqu'à 99 années de rétention. Alors, on ne sera plus là, ni toi ni moi, a priori, pour voir si Microsoft tient parole. Mais d'empêche que... On voit la logique qu'il y a derrière, c'est qu'il y a la disponibilité, ce qu'on appelle le Service Level Agreement, le SLA, qu'on entend souvent parler. Et donc Microsoft peut avoir des pénalités suite à une indisponibilité trop grande telle qu'elle est définie dans le contrat avec son client. Mais en plus de ça, il y a un engagement aussi parfois de latence. Donc il ne faut pas l'oublier, c'est-à-dire qu'on s'engage sur certains services parce que la latence soit de... temps de millisecondes, par exemple, et puis un engagement sur, encore une fois, la durabilité des données. Donc, il n'y a pas que la disponibilité, il y a d'autres avantages à migrer dans le cloud, mais dans tous les cas de figure, ce qu'il faut retenir, c'est que le client va accéder à un service à distance. Il n'a pas accès physiquement à nos data centers. Alors, il peut demander à les visiter suivant certains critères, mais il n'y a pas accès physiquement. Si demain, il y a un problème chez nous, le client ne prend pas sa voiture avec un serveur de rechange, il ne va pas le changer. Non, on n'est pas dans du cloud privé, on est dans du cloud public.

  • Speaker #0

    Oui, mais ton message est plutôt assez clair. Moi, je trouve ça plutôt bien. Je voulais revenir aussi sur un point et on va reparler un peu du coût parce que forcément, dans les freins, il y a la partie coût. Il y a un mythe qui est souvent dit, c'est que le cloud est souvent plus cher que la partie on-premise, donc la partie physique. à long terme. Je pense que là aussi, tu vas me faire une réponse très politicienne. Ça dépend. Parce que je le vois moi quotidiennement, régulièrement aussi chez les personnes que je peux accompagner ou que j'ai pu accompagner. C'est que ça va dépendre de tout un tas de paramètres. Est-ce que tu es d'accord sur ce point ?

  • Speaker #1

    Alors, je vais dire ça dépend. Tu vois, je vais te donner raison. Mais je ne suis pas, pour celles et ceux qui me connaissent, je suis plutôt quelqu'un de très franc. Mais je ne peux pas répondre répondre à 100% dans un sens comme dans l'autre. Mon point, c'est de dire que si tu crées une machine virtuelle et que tu ne fais aucune optimisation, alors oui, dans certains cas, le cloud public peut être plus cher qu'un certain type de cloud. Par exemple, un cloud privé. Maintenant, il faut comparer ce qui est comparable. Et ça, c'est très compliqué. Je m'explique. Après, je répondrai à ta question. Quand tu fais du cloud privé, tu vas baser tes dépenses sur du capex, donc sur un coût fixe pendant X années qui correspond au maintien de ton serveur en termes d'assurance, en termes d'administration, en termes de... support du fabricant de ton serveur. Puis, il y a aussi l'achat de licences liées à ton système d'exploitation. Puis, il y a la maintenance incendie. Puis, il y a l'immobilisation des locaux. Puis, il y a l'électricité. Enfin, tu vois un peu la logique qu'il y a derrière. Et ça, c'est un coût fixe. Souvent, les entreprises aiment bien pouvoir prévoir les coûts dans plusieurs années. Dans le cloud public, on est dans ce qu'on appelle le Lopex, du pay as you go. Tu ne payes que ce que tu consommes. Et donc, pour répondre à ton point, le mode de facturation est différent. Donc, c'est dur de comparer. Par contre, tu peux avoir des coûts très, très compétitifs si tu optimises le coût de ta machine virtuelle. Encore une fois, je prends l'exemple de la machine virtuelle. Cas concret, une machine virtuelle qui coûterait 100 euros par mois déployée, système d'exploitation inclus, avec la maintenance, avec... En fait... Microsoft va dire la VM de 2V CPU 4Go de RAM, ça te coûte 100€ par mois avec le système d'exploitation Windows Server 2025 ou autre. Pas d'importance, mais mon point c'est voilà combien ça coûte, 100€ par mois, avec un disque de temps. Sauf que plus tu vas consommer, plus le disque va être rempli, plus tu vas devoir changer de disque, plus tu vas augmenter le coût final. Mais mon point, c'est admettons que ça coûte 100 euros pour que tout le monde comprenne. On est à 100 euros par mois. Tu peux très bien dire, moi, j'avais déjà une licence Windows Server 2025 on-premise, je veux la réutiliser dans Azure. Et là, tu vas faire, par exemple, 40% d'économie. Donc, ta VM qui coûtait 100 euros, elle va te coûter 60 euros. Et puis après, tu vas dire, oui, mais moi, je m'engage pendant trois ans à ce que ma VM, elle reste allumée, parce que c'est un serveur de fichiers ou c'est un... un contrôleur de domaine. Et dans ces cas-là, tu vas réduire le coût encore de 30, 40, voire 80% suivant les cas. Et au final, comme je montre souvent à mes clients, une VM qui coûtait 100 euros au début, elle va te coûter 20 euros. Alors certes, tu vas me dire, oui, mais tu t'engages trois ans. Oui, mais on va se dire les choses. Quand tu migres dans le cloud, ce n'est pas pour quitter ton provider un mois plus tard, même si techniquement, tu peux. Voilà.

  • Speaker #0

    Non, mais ta réponse, moi, fait surtout rebondir sur le fait que, déjà d'une part, quand tu prends un service de ce type-là, ça va bouger. Ça va bouger dans le temps, que ce soit, comme tu le dis, à la hausse ou à la baisse suivant tes usages. Mais dans tous les cas, pour moi, il faut avoir cette relation aussi avec la personne qui met en place ce système, c'est-à-dire ça va bouger. Donc, oui, j'en ai besoin, je l'utilise moins. On essaye de baisser les ressources. J'en ai plus besoin, on l'utilise plus. On va augmenter les ressources et donc, derrière, augmenter le coût. Mais comme tu le dis, il y a cette flexibilité qui va être importante. Mais voilà, pour moi, il faut aussi que, derrière, les gens comprennent que c'est du service. Tu payes du service, ceci, derrière, tu ne payes pas que ton infrastructure, en gros. Et derrière cette infrastructure, il y a aussi du conseil à avoir, d'être bien accompagné, d'avoir choisi les bonnes personnes qui vous accompagnent dans cette transition. Parce que... Là, toi, t'en parles hyper facilement et de manière assez claire pour tout le monde. Mais pour moi, voir la réalité du marché par moment, il y en a qui veulent poser des machines virtuelles dans un cloud. Ils ont déjà du mal à savoir la différence de cloud, où ils sont basés, ce qu'ils font. Et derrière, après, ils vont poser une machine qui, des fois, est surdimensionnée. Donc, dans ces cas-là, oui, le coût n'est peut-être pas optimisé pour ce client-là. Et moi, c'est vraiment ce que je vois sur le terrain. C'est aussi que derrière, tu as des mauvais conseils. Donc forcément, derrière, ça tâche l'image du cloud.

  • Speaker #1

    Le mot derrière tout ce que tu viens de dire, c'est la gouvernance. C'est-à-dire qu'une entreprise qui fait le choix de migrer vers du cloud doit être accompagnée si elle n'a pas les compétences en interne. Et là, dans ces cas-là, il y a beaucoup de partenaires très compétents qui sont spécialisés d'ailleurs parfois dans des clouds spécifiques. Oui. mais aussi mettre en place tous les droits d'accès, mais aussi mettre en place l'optimisation des coûts. Moi, je vais te donner un exemple. J'avais un de mes clients, je ne sais pas si je peux le citer, mais un client d'une grande chaîne de télévision française, la première quand vous allumez votre télé, c'est un G, dans ses objectifs mensuels, il y avait la maîtrise des coûts. C'est-à-dire qu'il était architecte comme moi. Sauf que dans ses objectifs individuels, parce que cette entreprise avait un gros volume de données à traiter avec des batchs, des process, etc. Dans ses objectifs en tant qu'architecte cloud. il devait maîtriser les coûts de l'infrastructure qu'il déployait. Moi, je trouve que déjà, c'est ça. De la même manière que si je vais au restaurant avec ma femme, je vais regarder ce que je veux manger, mais aussi les coûts associés. Pour moi, le cloud, on doit avoir une habitude qui est de dire, avant de déployer une ressource, je vais sur la calculatrice. Tous les cloud providers en proposent une. Microsoft, vous tapez calculatrice Azure, vous verrez. Et ça va vous permettre d'estimer le coût. Je dis bien estimer, puisque ça dépend de l'utilisation, mais vous aurez déjà une bonne visu de ce que va vous coûter l'infra. Et donc, mon point, c'est juste de dire, il faut avoir une hygiène de déploiement, qui est de dire, avant de déployer, j'estime le coût, je vérifie que ça répond à un enjeu business. Ça ne sert à rien de déployer une ressource pour déployer une ressource. Donc, si mon enjeu business est OK, si ma calculatrice estime un coût qui me paraît correct, et si en plus de ça, j'ai des... levier pour optimiser ses coûts, alors go, et le cloud est tout trouvé.

  • Speaker #0

    Oui, et pour citer une statistique que j'ai trouvée, tu as 39% quand même des entreprises qui ont pleinement atteint leurs objectifs de réduction des coûts grâce à l'adoption du cloud. Et pour moi, c'est lié avec tout ce que tu viens de dire, parce que forcément, c'est de la gouvernance, c'est piloter tout ça et valider qu'on a bien le bon usage derrière, parce que c'est surtout ça. Donc pour moi, c'est plutôt important sur ce côté-là aussi, dans les avantages, c'est que pour moi, ce n'est pas plus cher. Ou alors, si c'est plus cher, c'est que ça vous apporte aussi du service en plus, parce qu'à l'inverse, 40% des entreprises dans cette même étude ont constaté des améliorations significatives dans leur niveau de service, donc leur SLA, l'agilité opérationnelle et la continuité des activités après la migration vers le cloud. Donc voilà, dans ce côté-là, tu payes peut-être. On paye peut-être plus cher, mais par contre, à côté de ça, tu travailles mieux.

  • Speaker #1

    En fait, effectivement, et c'est un point très important, c'est la disponibilité dont tu fais part, que tu partages avec nos auditeurs. La disponibilité, c'est un enjeu crucial. C'est-à-dire qu'une entreprise, son but, c'est de gagner de l'argent en rendant un service, quel que soit ce service, ou en vendant un bien matériel. Sauf qu'à l'heure du numérique, on va se dire les choses, on va... surtout acheter sur Internet. Même maintenant, les voitures s'achètent par Internet. Alors qu'il y a quelques années, il fallait se trouver en concession, prendre rendez-vous avec le vendeur, etc. Ça ne veut pas dire que ça ne se fait plus, mais ça se fait moins. Mon point, c'est juste de dire que si ton site web qui vend ton service n'est pas disponible, c'est une perte financière pour l'entreprise. Et donc, les clouders, encore une fois, type Microsoft, comme ils te garantissent une disponibilité élevée, une entreprise a tout intérêt à y aller. Et surtout, elle va se faire un focus sur son métier véritable. Et mon point, c'est de dire que, et je te revois complètement dans ton analyse, Nicolas, mon point, c'est de dire que plus vous voulez de disponibilité, plus effectivement le coût va augmenter. Pourquoi ? Parce que si je veux me prémunir contre la perte d'un data center parmi une dizaine dans une région, par exemple à Paris, J'ai six data centers, je veux me prémunir contre la perte d'un des six data centers. C'est-à-dire que je vais devoir répliquer ma donnée dans un ou deux autres data centers, éloigné physiquement du premier. Si maintenant, je veux me prémunir contre la perte de plusieurs data centers, il va falloir que je fasse une réplication plus élevée. Et si maintenant, à la fin, je veux me prémunir contre la perte d'une région, admettons à Paris, on a les data centers de Microsoft qui tombent, il faut que j'ai un... plan de reprise d'activité qui soit à Marseille puisque Microsoft propose des data centers à Marseille. Et mon point, c'est qu'il va falloir répliquer les données entre deux villes, Paris et Marseille. Et donc tout ça, ça a un coût. Et mon point, c'est de trouver le juste équilibre. C'est pour ça que tout à l'heure, je vais aborder le sujet en disant, est-ce que ce que je vais déployer répond à un enjeu business ? Oui, mais quelle est la disponibilité attendue ? Si elle est proche de 100%, et bien forcément, le coût va être plus élevé. Mais moi, je continue à penser et à dire, et ce n'est pas parce que je travaille chez Microsoft, je continue à penser et à dire que c'est de toute façon moins cher pour une entreprise de passer dans le cloud et d'augmenter sa disponibilité de facto plutôt que d'investir dans un cloud privé, dans ses propres data centers, de redonder les lignes d'accès à ces data centers. Il ne faut pas oublier qu'on a des redondances de 4 à 5 opérateurs différents dans nos data centers. Donc, une entreprise qui commence à acheter des locaux, ou au moins minima les louer, à mettre en place tout le matériel possible et imaginable.

  • Speaker #0

    à redonder les infrastructures en termes réseau, en termes physiques, en termes d'électricité. Il faut bien prendre en compte le coût associé. Et je ne parle même pas de l'étude, de l'impact de construire son propre data center, puisqu'il faut le faire en zone non sismique, non inondable, etc. Bref, je continue à penser que le cloud public est la meilleure solution. Et pour un dernier point, C'est un dernier argument que je donnerais. C'est que quand tu vas dans le cloud public, tu partages les ressources entre les clients. Et ça, c'est vachement intéressant parce que quand tu as un cloud privé, par exemple, tu as un serveur, on va dire 10 vCPU, 50 Go de RAM. C'est vraiment un exemple. Tu n'es pas toujours à 10 vCPU, 50 Go de RAM d'utilisation de ton serveur. Tu es souvent à moins. Sauf que quand tu es à moins, tu continues à... payer le serveur, sa maintenance, l'électricité, l'immobilisation des locaux, etc. Alors, dans le cloud public, quand cette ressource est sous-utilisée, le delta de ressources est attribué à notre client. Donc, il y a une meilleure optimisation du matériel associé.

  • Speaker #1

    Tout ce que tu dis, pour moi, est hyper important à dire. Et puis, je rebondis sur le fait aussi que ça soit, sur ton premier point, que ça soit une approche risque. Parce qu'on va prendre un exemple récent de 2021 d'un autre cloud provider qui est OVH, avec son incendie dans deux data centers différents qui étaient au même endroit. Beaucoup s'en sont plaints parce qu'ils n'étaient que dans un data center, parce qu'ils étaient dans deux data centers. Après, pour moi, il y a aussi de la faute du client qui est derrière, parce qu'il a choisi. Peut-être qu'il a choisi par méconnaissance, il ne savait pas. Et puis, ils se disent, ça n'arrivera jamais. Malheureusement, quand on est dans une approche risque, oui, ça peut arriver. Pour moi, c'est important que les gens savent aussi ce qu'ils vont choisir. Chez OVH, tu avais le choix de dire GbH, chez OVH ou n'importe quel cloud provider, parce que c'est le cas aussi chez Microsoft, de choisir tes data centers où tu veux être. Si tu veux être répliqué ailleurs, dans un autre datacenter, tu peux l'être. Alors qu'il soit à côté ou à des centaines ou des milliers de kilomètres, tu peux le choisir. Après, il faut payer. Voilà, c'est juste ça. Parce que tu vas utiliser plus de ressources, donc forcément, tu vas payer un peu plus. Voilà, moi, je trouve que ce côté OVH a été critiqué par rapport à ça. Oui, mais au bout d'un moment, c'est vous qui avez choisi. Il y en a qui l'ont fait. aussi pour des raisons économiques et pour gagner plus d'argent sur des services qu'ils allaient vendre. Bon, ça, voilà, c'est leur problème. Et voilà, moi, je trouve que c'est ce côté-là aussi où ce n'est pas forcément de la faute du cloud provider. Si tu ne veux pas payer, forcément, tu auras les services que pour lesquels tu payes.

  • Speaker #0

    Alors, je suis d'accord. Après, est-ce qu'on peut tenir rigueur des clients qui avaient une méconnaissance des mécanismes de redondance d'OVH ? Je ne suis pas sûr. Tout le monde n'est pas informaticien. Tout le monde ne comprend pas le principe de réplication inter-région, inter-data center. Et moi, je l'entends tout à fait. Et un autre point aussi, et là, ça rejoint un point important que tu soulèves, ne pas mettre ses billes dans le même panier. Mon point, ce que je dis souvent à mes clients, et pourtant, je travaille chez Microsoft, c'est OK, vous êtes dans le cloud public Azure, etc. Faites des sauvegardes externalisées. Ça ne vous coûte pas grand-chose et en cas de gros problème, vous aurez toujours moyen de restaurer votre infrastructure chez vous. Je prends un exemple concret. Alors là, on rentre un peu dans la technique. Il y a quelques années, une dizaine d'années, on a inventé les conteneurs. Donc le principe avec… On entend souvent parler de Docker en informatique. Mais le principe, c'est qu'on va virtualiser une application. Avant, on virtualisait un système d'exploitation. Et sur ce système d'exploitation… donc c'est ce qu'on appelle une machine virtuelle, on installait une application. Maintenant, le principe, c'est que sur un même système, on peut virtualiser plusieurs fois la même application. Donc, on a un serveur avec plusieurs instances de mon application. C'est ça la containerisation, vraiment de manière imagée. Les auditeurs spécialistes vont dire, oui, il a simplifié. N'empêche que c'est ça. Le point, c'est que la containerisation ne dépend pas du matériel. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a permis... à toutes les entreprises du monde entier d'avoir un service qui est agnostique en termes de cloudeur. On ne parle plus de cloude privé, de cloude public, de cloude hybride, on parle de j'ai une application. je peux l'héberger même sur mon propre ordinateur si je le veux, en installant les bonnes dépendances, etc. Et donc, mon point, c'est de dire, OK, vous êtes chez un tiers, Microsoft, Amazon, OVH, qui vous voulez, n'oubliez pas de sauvegarder vos données et en même temps, de penser à un plan de reprise d'activité qui peut être là aussi hébergé même sur vos propres serveurs qui sont coupés. Et le jour où il y a besoin, vous les rallumez et vous y accédez. Ah oui.

  • Speaker #1

    Non, mais top, top. Merci en tout cas pour ces échanges sur le cloud. On y reviendra peut-être à la fin. Je voulais qu'on revienne sur ton nouveau rôle, et surtout de parler un peu d'intelligence artificielle. Je sais qu'on le voit beaucoup arriver de partout. On le voit beaucoup chez Microsoft avec aussi le... le changement de nom en cours autour de Microsoft 365 Copilot, qui sont des fonctionnalités maintenant qui sont basées sur l'IA. Est-ce que tu pourrais nous expliquer un petit peu mieux ce qu'apporte l'IA chez Microsoft et chez d'autres, mais surtout chez Microsoft, nous expliquer un petit peu, pas nous en dire plus ?

  • Speaker #0

    Tu as 8-10 heures devant toi ?

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    Tes auditeurs, ils vont nous... Ça va.

  • Speaker #1

    On va faire le résumé et puis on refera un autre.

  • Speaker #0

    Je vais essayer de résumer. Justement, pour moi, l'IA, c'est une révolution. C'est une révolution parce qu'elle me permet de gagner du temps. Et là, je ne suis encore pas dans un discours bullshit. C'est vraiment ce que je pense au fin fond de mon petit cerveau. Mon point, c'est que je vais te donner un exemple concret. J'utilise Teams tous les jours et j'utilise Copilot dans Teams tous les jours. Pourquoi ? Parce que ça me fait gagner un temps monstrueux. Je fais des calls clients toute la journée. Sauf qu'il me faut à chaque fois envoyer des comptes rendus de réunion avec les prochaines actions à opérer, qu'est-ce qui a été dit pendant la réunion, les ressources utiles pour le client, etc. Avant Teams Copilot, j'avais beaucoup de mal à me rappeler le soir à 19h d'une réunion que j'avais eue à 9h et tout ce qu'on s'était dit. Parce que j'enchaîne les réunions comme toi et comme beaucoup de nos auditeurs et auditrices. Eh bien... Copilot dans Teams va te permettre de résumer les échanges, y compris ceux qui sont échangés dans le chat maintenant. Donc si tu envoies des liens, ils seront dans le compte rendu. Et ça te permet d'automatiser l'envoi à terme du compte rendu à tes clients après chaque réunion. Et ça, pour moi, c'est un game changer. Alors je te prends cet exemple, parce que tu parlais de Copilot. Mais pour répondre à ton point, oui, de plus en plus d'entreprises déploient une intelligence artificielle. dans le cloud. Alors pourquoi ? Il y a énormément de raisons là-dessus, mais on va dire que déjà, l'infrastructure, elle est sizée pour supporter la charge. Si tu commences à acheter des cartes graphiques Nvidia pour ton propre usage, le coût va être prohibitif, et puis surtout, tu vas les sous-exploiter. Là, elles vont être partagées entre tous les clients de Microsoft. Et puis en plus, l'intelligence artificielle, maintenant, est capable de raisonnement, ce qu'elle n'était pas forcément avant. Elle est capable aussi de fournir des informations fiables. Si les données en entrée sont fiables, souvent ce que je dis, c'est qu'une intelligence artificielle, c'est comme une voiture sans essence. Ça ne sert à rien. Par contre, si elle est entraînée sur des bonnes données, donc si elle a de l'essence, alors elle va être utile. Donc pour moi, oui, l'IA repose massivement sur le cloud, mais quelque part, c'est normal parce que quand Microsoft achète des capacités d'exécution d'intelligence artificielle à des entreprises telles que Nvidia, elle l'achète en gros à des coûts qui sont plus faibles qu'une entreprise pourrait avoir en direct avec Nvidia. Donc ça va dans le sens de l'histoire, et puis il ne faut pas oublier que OpenEI avec la société de Sam Altman, Microsoft a des parts dans la société OpenEI, et donc forcément, dès qu'il y a un nouveau modèle qui sort, automatiquement Microsoft en quelques jours, quelques semaines, va le mettre en place dans ce qu'on appelle Azure Open AI, qui est la déclinaison des chat GPT 3.5, 4, des DALI, bref, de tout ce qu'on a entendu parler comme IA. En fait, vous allez avoir cette déclinaison dans Azure. Alors l'intérêt pour un client, que je te vois venir, l'intérêt pour un client, c'est que les données utilisées, les prompts, donc les instructions au modèle, Les réponses du modèle qu'on appelle des completions restent dans l'environnement du client, donc restent propriétés du client. Alors que quand tu fais la même chose sur du chat GPT en mode public, en fait, moi, j'encourage les auditeurs à demander à chat GPT, s'ils l'utilisent tous les jours, qui est le propriétaire de mes prompts, de mes completions et des données que je t'envoie ? Et vous allez voir que la réponse ne va pas forcément vous plaire. Avec Azure OpenAI, vous vous assurez que toutes vos interactions avec l'IA, toutes les données d'entraînement restent dans ce qu'on appelle votre tenant, donc votre environnement.

  • Speaker #1

    ça c'est hyper important, parce que comme tu le dis, que ce soit ChatGPT ou autre, Gemini, c'est pareil, les données sont parties, et copilote de Microsoft 365 insiste beaucoup sur cet argument, ça reste chez vous, donc ok, ils vont utiliser l'LM d'OpenAI, parce que c'est ce qu'ils utilisent, Mais après, c'est que le moteur qui va leur permettre de faire les choses. Mais entre-temps, il y a eu des opérations, des algorithmes, peu importe comment on l'appelle, qui vont permettre d'éviter que toutes les données sortent. Elles sont chez vous,

  • Speaker #0

    elles restent chez vous. Oui, c'est ce que tu dis. Il y a des mécanismes de sécurité. Il y a une forte sécurité proposée par Microsoft et aussi de ce qu'on appelle du content filtering, histoire de ne pas pouvoir demander n'importe quoi à notre IA aussi. Mais comme tu le dis très justement, Microsoft a travaillé avec Azure Open AI, mais travaille aussi et propose des modèles type DeepSeek, le modèle chinois, type Lama, Gingface, etc. Gemini, comme tu le dis, on a une marketplace où on propose de déployer les modèles qui correspondent le plus à nos clients.

  • Speaker #1

    C'est important. Après, c'est... Vous faites le cloud et après vous pouvez y associer d'autres LLM, d'autres moteurs IA. Et voilà, c'est ce qui permet aussi de répondre à tous les besoins. Donc ça, c'est intéressant pour le client. Justement, on parle un peu de tendance et de futur. Toi, comment tu vois les évolutions du cloud avec l'ILIA, bien entendu, par rapport à tout ça ?

  • Speaker #0

    Je dirais que l'IA, c'est un peu un aide de camp. C'est un peu Alfred dans Batman, si je devais résumer, si tout le monde a la ref, en tout cas, j'espère. L'IA est là pour nous faire gagner du temps. Donc, pour moi, l'évolution de l'IA ne va pas forcément dans la technologie en elle-même, mais dans ce qu'elle apporte à la personne. Je veux dire, Internet, au début, c'était envoyer un message d'un point A vers un point B. Et on voit ce que c'est devenu, Internet. Donc, ça a répondu à des besoins de société sur le partage de connaissances, etc. Sur le fait d'avoir des services en ligne qui nous permettent de gérer notre compte en banque, etc. Et je pense que l'IA va être un peu dans la même veine. Sauf que l'évolution du cloud, pour moi, elle est liée à ce qu'on appelle les agents. Alors, on entend beaucoup parler d'agents en ce moment. Et pour moi, je trouve que c'est une révolution, un game changer. Pour résumer à celles et ceux qui ne... qui nous écoutent et qui ne connaissent pas l'agent. Un agent, c'est une IA qui est capable d'entreprendre des actions de manière autonome ou en groupe. Donc, en gros, un agent va vous permettre de déléguer des tâches à une IA qu'elle va faire aussi bien, si ce n'est mieux que vous. Un exemple, vous avez un site web qui vend des patates, comme ça, ça parlera à tout le monde, et vous mettez une IA sur ce site web. qui va être en charge de conseiller la personne sur le bon modèle de patates à acheter pour cette personne en fonction de son pays, en fonction de ses habitudes alimentaires, etc. Et à la fin, l'IA va dire « Est-ce que tu veux que je commande les patates pour toi et que je les fasse livrer à ton adresse ? » Et l'utilisateur va dire par la voix « Ok, fais-le. » Et automatiquement, l'IA va commander les patates et va vous les envoyer, va suivre le colis, va gérer les réclamations éventuelles, etc. Et en fait, ça, c'est ce qu'on appelle des agents. C'est-à-dire qu'on est capable d'automatiser des actions qui auparavant étaient faites par un être humain, comme sortir sa carte bleue, mettre les chiffres, valider le code de sécurité, rajouter le nombre dans le panier de patates nécessaires, etc. En fait, tout peut être maintenant automatisé par l'IA. Et moi, je trouve que les agents, c'est ce qui manquait à l'IA jusqu'à présent. Jusqu'à présent, l'IA, c'était, si je devais résumer la Gen EI, c'était... Je donne un poids à chaque mot dans une phrase, ce qui me permet de prédire le mot de l'utilisateur. L'IA générative, c'était un peu de la prédiction de ce qu'allait demander l'utilisateur et basée sur cette prédiction de ce qu'il allait demander. Une réponse qui était la plus conforme possible aux données qu'on avait ingurgité. Mais ça restait du texte versus du texte. Maintenant, on rentre dans une ère où l'IA est capable de contrer des représentations graphiques. Donc, vous allez pouvoir importer une image, vous allez pouvoir importer une vidéo et elle va pouvoir vous répondre à l'oral par la voix, mais aussi sous forme d'image et sous forme de vidéo. ce qu'on appelle le multimodal. Et donc on rentre dans une ère où les moyens d'interaction de l'IA ne sont plus seulement votre clavier et votre souris, mais sont votre voix, mais aussi votre présentation du monde, visuel, graphique, vidéo aussi, et bien entendu tout ça basé sur des IA qui vont pouvoir entreprendre des actions souvent rébarbatives à votre place. Et encore une fois, je pense que c'est un phénomène de société qui n'est pas prêt de s'arrêter parce que c'est une révolution. Et ce n'est pas parce que je suis cloud architect IA que je dis ça. Je pense vraiment que c'est une révolution qui va très vite, mais elle répond à un besoin qui est de dire, un besoin philosophique. Moi, je dirais même, OK, mais Philippe, qu'est-ce que je vais faire du temps que je vais gagner ? Moi, je dis, si je parle à un particulier, je lui dis, qu'est-ce que tu aimes faire en dehors de ton job ? Parce que tout le monde... ne prend pas son pied à déployer des ressources dans Azure. Donc, qu'est-ce que tu aimes faire ? Et je pense qu'il y a énormément, il y a autant de réponses que d'êtres humains sur Terre. Mais pour une entreprise, c'est ce service-là que tu rends va rendre, par exemple, le processus de vente beaucoup plus fluide. Ça va te permettre de te concentrer sur d'autres sujets, par exemple sur tes produits, plutôt que sur la manière de vendre tes produits. Puisque c'est là qu'il va s'en servir.

  • Speaker #1

    C'est ton métier, ta valeur ajoutée.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est des choses... Je te rejoins complètement. Je vois le temps qui avance. Je voulais évoquer deux autres sujets avec toi. Avant de pouvoir conclure, le premier, c'est autour... Tu parlais d'usages. Forcément, ces usages numériques consomment. On parle de gros processeurs, on parle d'Atlacenter, on parle de consommation électrique. Et... Enfin... Toi, quel est ton retour un peu par rapport au Green IT, au data center écologique ? Comment se positionne aussi Microsoft par rapport à ça ? Parce que je crois que ça reste un des fournisseurs au niveau écologie plutôt assez correct. Alors bon, il y a ceux qui disent qu'ils sont à l'équilibre au niveau carbone, mais qui consomment beaucoup et qui compensent par aller planter des arbres. C'est très bien, je ne dis pas, mais comment se positionne Microsoft par rapport à ça ?

  • Speaker #0

    C'est un peu résumé là, ce que tu me dis. C'est un peu... Là, c'est de la tédure. Alors, Microsoft s'est engagé à être carbone négative en 2030. On mène des études, diverses études. Par exemple, on a créé le premier data center sous l'eau pour pouvoir refroidir les infrastructures et pour éviter justement toute cette énergie. dépendante de nucléaire, de l'éolien, etc. Donc, il y a cette part-là. Et moi, je dirais plutôt qu'il y a une part philosophique à avoir là-dessus. Avant de parler de cette part philosophique, je vais quand même répondre à ta question, parce que sinon, tu vas me dire que tu fais ton politique. La sustainability, franchement, c'est un enjeu chez Microsoft, un enjeu même au niveau salarié. Ça redescend au niveau salarié. Ça ne redescend pas... qu'au niveau des infrastructures. Par exemple, les véhicules de fonction, maintenant, c'est systématiquement électrique. Ça ne paraît rien, mais tout changement de véhicule doit faire l'objet d'un véhicule, soit électrique, soit à minima hybride. Donc, ça, c'est un point. L'autre point, qui pour moi est important, c'est qu'on donne les moyens aux entreprises de mesurer leur impact environnemental au travers d'un service qu'on appelle Microsoft Fabric. qui vous permet de gérer vos données, vos émissions de gaz à effet de serre, etc. Tu sais que la Commission européenne demande aux entreprises de publier leur bilan carbone, etc. Et d'ailleurs, sur ma chaîne YouTube, j'ai fait une vidéo sur le sujet, ma chaîne YouTube qui s'appelle PhilIT. Mon point, c'est de dire que non seulement Microsoft fait tout pour réduire son empreinte carbone, mais incite les entreprises à avoir les moyens de vérifier leur impact carbone. au travers, encore une fois, d'une suite qui s'appelle

  • Speaker #1

    Fabrique. J'en ai entendu parler de ça, et je trouve ça plutôt bien, parce que ça permet aussi de sensibiliser. Les utilisateurs, parce que ça reste eux quand même qui consomment, donc il faut bien qu'ils soient sensibilisés à ce qu'ils consomment. J'ai retrouvé la stat que je disais, c'est que Microsoft sera négatif d'ici 2030, AWS, eux, seront neutres d'ici annoncé 2040, et Google dit qu'ils sont neutres depuis 2007.

  • Speaker #0

    Et tu devrais rajouter un point, c'est que Microsoft s'engage en 2050 à ce que tout l'impact environnemental... qui a eu la compagnie depuis sa création en 1975, on arrive quand même aux 50 ans de Microsoft, cette année, en avril, soit complètement supprimée de l'impact global qu'a eu Microsoft dans le monde. Donc, c'est un point aussi important. Il y a le carbone négatif en 2030, mais il y a l'élimination de son impact en 2050.

  • Speaker #1

    Et le dernier sujet, c'est au niveau de la sécurité et souveraineté des données. On en entend beaucoup parler. Est-ce que les entreprises européennes françaises doivent-elles privilégier un cloud souverain ? Quand on parle de cloud souverain, c'est un cloud hébergé en France par des entreprises françaises, etc. Comment Microsoft se positionne et répond à tout ça ? Parce qu'on en entend beaucoup parler, mais comme tu le dis, il y a, je ne sais plus, t'as dit combien de data centers en France ?

  • Speaker #0

    Plus de 300, non, alors je l'ai dit qu'il y avait plus de 300 data centers dans le monde. Oui. Il y en a... Il y en a un peu moins d'une dizaine en France. Mais dis-moi, là, on parle de cloud souverain. Alors, le cloud souverain, moi, j'avoue que très peu d'entreprises m'en parlent. Sur le portefeuille de clients que j'ai, j'ai très peu d'entreprises qui m'en parlent parce qu'elles ont compris l'intérêt du cloud public. Maintenant, quand on parle de cloud souverain, On parle souvent de Secnum Cloud 3.2, de l'ANSI, qui est une qualification. Pour résumer, Microsoft, il y a quelques années, a annoncé un partenariat en quatre lettres qui s'appelle Bleu, comme la couleur bleue, qui est un cloud souverain qui a été fondé par Capgemini et Orange en partenariat avec Microsoft et qui propose des services Microsoft Azure, mais aussi des services 365. hébergé en France, maintenu par des entreprises françaises, etc. Donc, oui, le cloud souverain, de toute façon, intéressera toujours certaines agences gouvernementales à minima. Je prends l'exemple de la DGSE, de la DGSI. Je ne les vois pas mettre toute leur infrastructure dans le cloud public, quel qu'il soit, sachant qu'on n'a pas de cloud souverain européen à date. Je pense qu'une bonne alternative, c'est de passer par bleu. Mon point, c'est de dire, OK, je veux faire du cloud souverain, mais pour quelles raisons ? Quels sont les arguments ? Ça peut être les arguments liés à un client, mais là, on rentre dans la souveraineté, dans le GDPR, etc. On pourra en discuter. Alors, peut-être pas. Tu m'as dit que le temps passait et que là, j'allais devoir clôturer rapide. Mais il faut prendre en compte que... Microsoft s'engage à ce que vos données restent dans les data centers, dans les régions que vous avez choisis. Si on parle d'ailleurs de Cloud Act, parce que ça peut être une de tes questions sur le Cloud Act, il ne faut pas oublier que ça permet aux autorités américaines de requérir des données stockées à l'étranger sous contrôle d'un juge. Donc, il faut aussi prendre en compte ça, de la même manière qu'un pays européen pourrait faire une requérison. réquisition requérir le gouvernement américain pour lui demander des infos en cas de affaires qui peuvent être plus ou moins graves. Donc, mon point, c'est juste de se dire, ok, on veut aller vers du cloud souverain, mais pour quelles raisons ? Et en fonction des raisons, le cloud bleu peut être une solution.

  • Speaker #1

    Je trouve que on en a déjà parlé tous les deux. de cette solution, je trouve que c'est plutôt intéressant. Je mettrai le lien dans la bio pour que les gens va se connaissent et voient.

  • Speaker #0

    Oui, et d'ailleurs, le Cloud Bleu vise la qualification SecNumCloud 3.2 d'un site. Donc, ça devrait arriver dans les mois, années maximum, mais je table sur les mois, voire un an, pour que ça soit officiel.

  • Speaker #1

    Non, mais c'est top. C'est top, c'est top. Baf ! Merci Philippe. Bon, pour finir, est-ce que tu as un livre, un film, une série à recommander à nos auditeurs ? Ce n'est pas forcément un lien avec le thème, il n'y a pas d'obligation sur ça.

  • Speaker #0

    Je peux mettre aussi une chaîne YouTube ou pas dans la...

  • Speaker #1

    Oui, oui, oui.

  • Speaker #0

    Allez, alors, un petit peu d'auto-promotion pour ceux qui ne me connaissent pas. J'ai créé une chaîne YouTube il y a deux ans qui a un peu plus de 12 000 abonnés, je crois, à date, et qui ne parle que d'IA et de cloud public de Microsoft. Vous vous en doutez. Donc, je fais des vidéos à peu près une par semaine. J'essaie de m'astreindre à ça. C'est un peu comme faire du sport, tu sais. Moi, je fais une vidéo par semaine, même si je fais du sport à côté. Donc la chaîne, c'est phil.it, P-H-I-L-I-T. Je vous encourage à aller la voir et à me faire un feedback et éventuellement à vous abonner si vous la trouvez suffisamment pertinente. Un livre, alors là, tu tombes sur un gars qui a été bercé par le Seigneur des Anneaux. Et donc moi, Tolkien, c'est toute ma vie. Les abonnements Azure s'appellent Le Mort d'Or, Numé Nord, Valor, etc. Donc moi, je conseillerais... à toutes et tous de lire Le Seigneur des Anneaux, parce que je trouve que c'est aussi un bon reflet de la société. On retrouve tous les travers de notre société, on retrouve tous les travers géopolitiques actuels, un pays qui en agresse un autre, par exemple. On retrouve aussi des histoires d'amour, on retrouve de l'abnégation, une mission, bref. En tout cas, moi, c'est un livre qui me parle. Donc, Le Seigneur des Anneaux, écrit par J.R.R. Tolkien. Une série en ce moment, alors je vais pas faire dans la... Comment dire ? Je vais être assez standard, mais j'ai regardé, ça fait la deuxième fois que je regarde Bref 2. J'adorais Bref, et j'ai encore plus aimé Bref 2.

  • Speaker #1

    C'est dans mes choses à regarder.

  • Speaker #0

    Ah bah écoute, si tu le vois, tu me feras un feedback, mais moi, j'ai adoré, je vais pas spoiler les auditeurs, parce qu'ils vont couper tout de suite le podcast. Mais Brave 2, j'ai beaucoup aimé parce que pour le coup, c'est exactement le reflet de notre société. Et un film, donc série Brave 2 ou alors The Beer ou alors Shameless. C'est des séries américaines, mais je les conseille vraiment parce que moi, j'adore. Shameless, j'ai adoré. Et The Beer aussi, avec le même acteur que dans Shameless d'ailleurs. Et un film qui m'a marqué, on va dire Fight Club. J'ai beaucoup aimé parce que j'aime les films où, à la fin, tu tombes des nues, tu restes la bouche ouverte devant ta télé en disant non, c'est pas ça. Et je crois qu'il y avait un autre film qui m'avait marqué avec Bruce Willis. je crois qu'il s'appelait Sixième Sens mais je ne suis pas sûr oui c'est ça,

  • Speaker #1

    Sixième Sens c'est avec le je ne sais pas si c'est son fils avec le gamin qui parle et qui en fait stop,

  • Speaker #0

    stop, stop là tu vas te spoiler et personne va le regarder plus sérieusement, j'aime bien ce genre de film où tout n'est pas scénarisé ou quand tu entends les dialogues tu te dis oui bah en fait Lui, il va sortir avec cette femme, il va tromper sa femme et puis il va se passer ça, etc. Moi, j'aime bien les livres ou les films où tu restes, on va se dire les choses cons, à un moment du film en me disant, ah ouais, celui qui a fondu ça, il a quand même un sacré CPU.

  • Speaker #1

    C'est clair, c'est clair. Et pour nos auditeurs, où on peut te retrouver ? Sur ta chaîne YouTube ?

  • Speaker #0

    chaîne YouTube sur LinkedIn, Philippe Ausha. n'hésitez pas à me faire aussi un feedback du podcast, moi je trouve que c'est une super opportunité que tu m'as offert et pour avoir écouté d'autres podcasts de ta chaîne chapeau parce que je sais que entre le moment où tu découvres une personne tu prépares les questions ou tu enregistres tout ça c'est un travail qu'on voit pas nous, en fait nous on t'écoute en courant On t'écoute en mangeant, on t'écoute au boulot, mais on ne se rend pas compte que derrière, il y a un gros travail de mise en place de tout ce qu'il faut pour que ça se passe dans de bonnes conditions. Il y a un gros travail de réflexion sur les questions que tu as posées à ton auditeur. Il y a un gros travail d'écoute. Je trouve que ce que ça te permet, c'est toi de découvrir en avant-première des personnalités des personnes. Ça nous permet à nous, la même chose en décalé, de découvrir des gens avec des parcours de vie, avec des visions. qui ne sont pas toujours à disposition du plus grand nombre. Donc pour ça, merci.

  • Speaker #1

    Je te rejoins et c'est toujours agréable d'échanger avec les gens. Et puis comme tu le dis, tu découvres des gens, tu découvres des métiers, tu découvres des choses. Moi, je suis toujours friand de tout ça. Oui, ça demande un peu de travail, mais bon, de préparation et tout. Mais je trouve que c'est toujours hyper intéressant et instructif. Merci à toi de participer à ces moments-là parce que sans ça, je n'y arriverais pas.

  • Speaker #0

    C'est une opportunité. Moi, les opportunités, en général, je les saisis. Et surtout, encore une fois, quand le travail qu'il y a derrière est de qualité. Et pour l'avoir écouté, alors je n'ai pas tout écouté, parce que tu as quand même plusieurs saisons. Mais quand je suis allé le faire la dernière fois, c'était pas mal. On apprend de tout, en fait, sur un sujet.

  • Speaker #1

    Tout à fait. En tout cas, merci beaucoup pour cet échange, Philippe. C'était top, vraiment top. Voilà, je mettrai tous les éléments dans la bio pour que les gens puissent te retrouver facilement et aller voir ta chaîne YouTube et échanger avec toi sur LinkedIn. Voilà, je dis à très vite pour un nouvel épisode de Décider Zom.

  • Speaker #0

    Merci à toutes et tous. À bientôt.

Description

Dans cet épisode de DSI et des Hommes, Nicolas BARD reçoit Philippe Païola, architecte cloud spécialisé en IA chez Microsoft. Ensemble, ils décryptent les grandes questions autour du cloud public, de la gouvernance, des coûts, de la sécurité, de la souveraineté des données (et du Cloud Act), sans oublier l’impact environnemental et les perspectives avec l’IA générative et les agents intelligents.

Un échange à la fois pratique, technique, accessibles aux non-experts, et plein d’humour et de pédagogie.


Un épisode qui fait le tri entre mythe et réalité, pour aider les DSI, dirigeants, ou simples curieux à mieux comprendre les enjeux du cloud aujourd’hui.


🎧 Bonne écoute, et surtout… gardez le contrôle.


Où retrouver Philippe ?

📚 Ressources citées & liens utiles

Cloud souverain / sécurité / données :

  • Présentation de Bleu (cloud souverain avec Capgemini et Orange)

  • SecNumCloud 3.2 – qualification de l’ANSSI

Impact environnemental / Green IT :

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DSI et des Hommes est un podcast animé par Nicolas BARD, qui explore comment le numérique peut être mis au service des humains, et pas l’inverse. Avec pour mission de rendre le numérique accessible à tous, chaque épisode plonge dans les expériences de leaders, d’entrepreneurs, et d’experts pour comprendre comment la transformation digitale impacte nos façons de diriger, collaborer, et évoluer. Abonnez-vous pour découvrir des discussions inspirantes et des conseils pratiques pour naviguer dans un monde toujours plus digital.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans D'essayer des hommes, le podcast qui explore les liens entre la technologie et l'humain. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet incontournable, le cloud, mais pas que, et comment il transforme nos entreprises. Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Philippe Païola, expert chez Microsoft, après il nous décrira clairement son métier. Philippe, bienvenue sur le podcast.

  • Speaker #1

    Et salut, et merci pour l'invitation.

  • Speaker #0

    Un vrai plaisir, ça fait quelques fois que je te suis, donc c'est cool d'échanger avec toi. Avant d'entrer dans le vif du sujet, je pose toujours à cette question à mes invités, c'est un peu mon rituel. Quel est ton premier souvenir de numérique ?

  • Speaker #1

    Ça date, en fait j'avais une mère qui travaillait à IBM et donc je suis fils d'IBMer, je suis né sur la côte d'Azur et IBM était à la Gaule. Et elle avait donc... accès à des ordinateurs à moindre coût. Et on parle de ça, c'était dans les années 80, 80-90. Et elle avait ramené à la maison un IBM PC, c'était un XT286. Pour la petite histoire, à l'époque, je crois qu'il avait un disque dur de 5 mégaoctets. Et les disquettes, c'était des disquettes non pas 3 pouces et demi, mais 5 pouces un quart. Donc des sortes de carrés noirs flexibles. Et je jouais à un jeu vidéo qui s'appelle Frog. C'est une petite grenouille qui devait traverser de mémoire des rivières en sautant sur des troncs d'arbres. Et donc, mon premier souvenir du numérique, pour répondre à ta question, c'est cet ordinateur-là qui avait un gros, gros écran, limite cathodique, je pense que c'était, avec ce lecteur de disquettes, avec la disquette où on devait aussi parfois... vérifier qu'elle était bien rentrée dans le lecteur. Voilà mon premier souvenir.

  • Speaker #0

    Et des disquettes 3 pouces et demi, 5 pouces 1 quart ?

  • Speaker #1

    C'est ça. Comme je t'ai dit, 3 pouces et demi, 5 pouces 1 quart. Alors à l'époque, c'était du 5 pouces 1 quart. Et je me rappelle qu'il y avait une seule couleur. Je crois que la couleur était verte sur l'écran. En tout cas, ce n'était pas un écran à couleur à l'époque. Donc ça date de plus de 30 ans.

  • Speaker #0

    Ça ne me rajeunit pas. Oui, j'ai joué à ce jeu. Ça veut dire qu'on est à peu près de la même génération. C'est ça. Avant vraiment de continuer à parler du sujet qui nous intéresse, est-ce que tu pourrais te présenter pour nos auditeurs d'où tu viens, où tu en es et où tu vas ?

  • Speaker #1

    Waouh ! J'ai l'impression d'être chez le psy, là. Alors, d'où je viens ? Je viens de la région niçoise. Je suis Antibois d'origine. je suis issu d'une famille d'informaticiens ma marraine, mon parrain, ma mère mon père était féru d'informatique etc et donc très vite mon père m'a dit un jour tu sais je pense que l'informatique c'est un métier d'avenir je pense que c'était dans les années 85 90 enfin 1985 90 et donc ça a sans doute fait écho en moi que mon père me donne ce conseil et j'ai entrepris des études d'informatique, sans trop rentrer dans les détails, j'ai fait un IUT, une licence, et puis j'ai commencé à travailler chez IBM, ça ne s'invente pas, en tant que sous-traitant, j'ai fait une grande partie, enfin la moitié de ma carrière, dans la sécurité informatique, et puis depuis un peu plus de 10 ans, je travaille dans le cloud public, en l'occurrence Azure, celui de Microsoft, en tant que... Alors, il faut savoir que j'ai travaillé dans ces différentes entreprises, entre autres, mais Capgemini, Soprasteria, etc. J'ai toujours été sous-traitant, on va dire. Et il y a cinq ans et demi, j'ai joint Microsoft. C'était un de mes deux rêves dans la vie. J'ai joint Microsoft en tant qu'au départ trainer. Donc, je formais nos clients sur nos technologies. Et puis après, j'ai basculé vers un poste de cloud solution architecte. Et j'ai rebasculé encore sur mon poste actuel qui est architecte cloud, mais dédié à tout ce qui concerne la data et l'IA dans le cloud de Microsoft qui se nomme Azure.

  • Speaker #0

    On en parlera forcément dans ce podcast, dans cet épisode. Et justement, là, tu parles de cloud. On va un peu commencer par la base. C'est quoi exactement ? Est-ce que tu peux le définir pour des auditeurs qui ne sont pas forcément des... les meilleurs en informatique et qui comprennent des fois pas tout ce qu'on leur dit. Est-ce que tu peux décrypter un petit peu tout ça ? Oui,

  • Speaker #1

    rapidement, le cloud, en fait, c'est l'accès à distance à des services. Et donc cet accès à distance, il peut se faire via Internet, via une liaison dédiée type MPLS, via une liaison VPN. Mais globalement, on utilise le cloud tous les jours quand on lit nos emails sur Gmail, quand on accède à Netflix. Tout fait partie de la galaxie du cloud. Mais vraiment, le principe à prendre en compte, c'est qu'une entreprise va louer des ressources informatiques au lieu de les posséder. Et donc elle va... dédié ou plutôt, comment on peut dire, délégué, je vais y arriver, le maintien en condition opérationnelle de son infra à un tiers, ça peut être Microsoft, ça peut être d'autres acteurs comme OVH, comme Amazon, comme Google, etc.

  • Speaker #0

    Justement, il y a eu un chiffre de garde. en 2023 90% des entreprises utilisent au moins un service cloud comme tu le dis forcément la plupart utilisent un service cloud qui est autour de la messagerie avec les services de microsoft qu'ils soient microsoft 365 afin qu'on appelle plus comme ça m365 ouais ouais ouais ou du ou du google avec du gmail ou d'autres services d'autres services cloud mais comme il explique Et comme tu le dis, il n'y en a seulement que 25% qui ont basculé totalement leur infrastructure. C'est-à-dire que pour l'instant, on est souvent sur des infrastructures hybrides avec du SaaS, avec du cloud. On reviendra après sur les différences entre cloud public, cloud privé et cloud hybride pour que les gens comprennent bien les possibles différences. Mais en fait, ils n'ont pas encore passé le cap du full cloud. Je pense qu'on peut le dire comme ça. Est-ce que toi, tu en vois une raison ou c'est la tendance aussi d'accélérer ?

  • Speaker #1

    Oui, moi, ce que je vois, c'est que la tendance s'accélère et puis ça dépend de la taille de l'entreprise. Maintenant, on a des entreprises qu'on appelle des digital natives, où en gros, quand elles sont créées, elles sont déjà dans le cloud. C'est-à-dire que l'entreprise va fournir des services au travers de clouders. Et donc, on n'est plus dans une démarche hybride ou de cloud privé, on est dans une démarche de cloud public. où l'intégralité du système d'information de l'entreprise est nativement dans le cloud. Moi, je voyais un frein historique sur du 100% cloud lié plutôt à la latence passée pour accéder à tes données dans le cloud. Je m'explique. Historiquement, une entreprise avait des contrôleurs de domaine. Ces contrôleurs de domaine étaient on-premise. Ils contrôlaient les identités de l'entreprise. mais aussi les ressources à disposition des utilisateurs. Ça pouvait être, par exemple, des serveurs de fichiers, des serveurs d'impression, etc. Et donc, si tu migres toutes ces infrastructures dans le cloud, ce qui est déjà possible, bien entendu, depuis de nombreuses années, ton lien réseau, donc ton intercours entre ton entreprise et le cloud, devient ce qu'on appelle le « single point of failure » . C'est-à-dire que si ce lien réseau tombe, tu ne peux plus accéder à tes partages, tu ne peux plus imprimer. Tu ne peux plus utiliser des technologies qui permettent l'envoi d'email, comme tu disais avec, par exemple, Microsoft 365, etc. Et donc, pour moi, le lien réseau, c'était un peu le talon d'Achille pour faire une migration 100% cloud. Maintenant, ce qu'on voit, c'est qu'avec la redondance possible, au travers de différentes liaisons, que ce soit Internet, MPLS, etc., et la faible latence, puisque... Par exemple, chez Microsoft, il y a plus de 300 data centers répartis tout autour du monde. On voit que la latence ne devient plus l'enjeu numéro un pour une entreprise. Et donc, je pense que ça évolue. Mais encore une fois, pour répondre à ta question, les 25 %, en fait, c'est une moyenne, mais c'est une moyenne, ça ne prend pas forcément en compte les digitales natives, celles qui sont créées avec des services cloud.

  • Speaker #0

    Oui, je te rejoins complètement. Tu as ce côté, toutes les boîtes récentes, généralement, vont prendre leur service directement chez un cloud provider. Ça va leur permettre, je pense, de grossir facilement, on va dire. C'est-à-dire que tu achètes une licence et ça donne accès à tout ce qu'il a besoin. Donc, c'est quand même assez souple de ce côté-là. Et puis, ça offre tout un tas d'avantages aussi de migrer vers ce type de solution. en termes de mobilité.

  • Speaker #1

    On pourra parler des avantages du cloud. Tu en as cité un, la scalabilité. C'est-à-dire que tu vas payer ce que tu consommes. C'est un peu comme si tu allais au restaurant, que tu demandes une assiette de pâtes. et qu'en fait, on te fasse payer ton assiette en fonction du poids de celle-ci. Plus tu as des pattes, plus tu payes. Moins tu as de pattes, moins tu payes. Le cloud, c'est un peu ça. C'est-à-dire que tu vas accéder à des ressources à distance qui sont partagées entre différents clients, parce que Microsoft n'a pas qu'un client, pour parler que de Microsoft. Et plus tu vas utiliser ces ressources, plus tu vas payer. Moins tu vas les utiliser, moins tu vas payer. Donc, dans les périodes creuses, Ça peut être très intéressant d'utiliser le cloud public. Et quand tu as besoin, lors d'une période intense, de beaucoup de ressources à disposition, là aussi, le cloud public apporte une réponse. Mais ce qui est important de prendre en compte pour une entreprise, c'est que quand elle migre ses ressources dans le cloud, et c'est ce que je disais au départ, elle délègue le maintien en condition opérationnelle de son infrastructure à un tiers. Encore une fois, ça peut être Microsoft, OVH, qui de droit. Mais le point, c'est que l'entreprise perd quand même une maîtrise de son matériel, puisque son matériel, en fait, il est partagé entre différents clients.

  • Speaker #0

    Et justement, dans les discussions qu'on est en train d'avoir, c'est que tu es en train de montrer certains avantages et certains freins, inconvénients ou limites, peu importe comment on l'appelle. Tu as ce côté forcément flexibilité, tu as ce côté scalabilité. Tu as ce côté pour moi aussi mobilité qui sont quand même des gros avantages de migrer vers le cloud. Dans les freins et inconvénients, dans la partie, ce que tu disais un peu, les gens peuvent penser qu'ils perdent la maîtrise de leurs données ou qu'ils perdent aussi la maîtrise du maintien. Tu pilotes un prestataire, tu pilotes du Microsoft, tu pilotes de l'Amazon, tu pilotes du... l'OVH, et pour eux, des fois, ça peut être un peu compliqué, parce que tu as cette sensation un peu de perdre le contrôle. Et voilà, je pense que dans les avantages et freins et inconvénients, il y a un peu de ces choses-là. Est-ce que tu vois d'autres choses de ton côté sur déjà les avantages ?

  • Speaker #1

    En fait, je vais parler des inconvénients parce que tu en parlais. Moi, je n'ai pas cette impression. En fait, moi, je pars du principe qu'une entreprise, elle a une activité et son activité, ce n'est pas d'héberger ses services. Je m'explique. Une assurance type AXA, son but, c'est de vendre des assurances et de couvrir des particuliers et des entreprises. Une entreprise qui vend des voitures type Peugeot, Renault, etc., son but, c'est de construire et de vendre des voitures. Ce n'est pas d'héberger son infrastructure et tout le maintien en conditions opérationnelles associées. Je dirais que pour une entreprise, surtout quand elle se crée, mais même une fois qu'elle est bien établie, elle doit pouvoir se concentrer sur son cœur de métier. et non pas être limité en termes d'innovation parce que son infrastructure informatique n'est pas en capacité de suivre. Parce qu'une entreprise du numérique, elle va vendre un logiciel, mais est-ce que ça l'intéresse vraiment d'héberger son logiciel dans ses propres locaux ? Et donc, pour moi, le manque de maîtrise, en fait, je pense que quand tu es entrepreneur, il faut savoir déléguer. Et si le cœur de ton métier, ce n'était pas d'héberger des serveurs, je ne trouve pas déconnant de te concentrer sur ton activité et de déléguer l'administration de ton infrastructure à un tiers. Donc ça, c'est le premier point. Ensuite, comme on l'a dit, il y a la flexibilité, plus ou moins de ressources à disposition en fonction des heures, en fonction des moments de la vie de l'entreprise. Et puis, un dernier point, tu parlais de sécurité, de maîtrise de ces données. quel que soit le cloud provider où tu vas, tu restes le détenteur, le propriétaire de tes données. Et d'ailleurs, à tout moment, tu peux demander au cloud provider d'exporter tes données. Alors, je prends l'exemple, par exemple, dans Azure. Tu peux demander à Microsoft, je veux que vous m'envoyiez mes données sous forme de disque dur. Donc, en gros, le principe, c'est que tu envoies un disque dur chiffré à Microsoft, tu partages la clé. de déchiffrement auprès de Microsoft via une interface sécurisée, etc. Et puis quand Microsoft reçoit ton disque dur, Microsoft va copier toutes tes données sur le disque dur et va te renvoyer le disque dur. Et donc ça te permet, dans tous les cas de figure, d'avoir une donnée qui a été exportée et renvoyée par Microsoft parce que tu es propriétaire de tes données. Mais en plus de ça, rien ne t'empêche, via les services Azure ou encore une fois chez DotCloud. provider, pour ne pas parler que d'Azure, de faire des sauvegardes régulières, des sauvegardes qui peuvent être redondées dans différentes régions du globe pour éviter que si tu perds une région... tu puisses restaurer ton infrastructure dans une autre région.

  • Speaker #0

    Je rebondis sur ça parce qu'il y a souvent une méconnaissance, ou je ne sais pas comment le dire, sur le fait que, et ça je vais insister sur ce point-là, que le client est propriétaire de ces données. Ce n'est pas Microsoft. Microsoft met un service à disposition qui est surtout basé sur de la disponibilité.

  • Speaker #1

    C'est ça.

  • Speaker #0

    S'il arrive un truc dans ces données, c'est-à-dire un ransomware ou toute autre problématique, Microsoft ne restera pas ces données. On est d'accord ?

  • Speaker #1

    En fait, ta question est vaste. Et au risque de paraître pour un homme politique, je vais presque dire en même temps, ni oui ni non. En fait, ça dépend de quel type de modèle de cloud tu vas utiliser. Est-ce que tu parles sur du IaaS, du PaaS, du SaaS ? Pour résumer, si tu parles sur du IaaS, donc de la machine virtuelle, le client reste responsable du patch management, de la gestion des redémarrages, de l'ouverture, la fermeture des ports du firewall, etc. Et donc demain, si tu as une attaque informatique parce que ton serveur n'était pas à jour, donc ta machine virtuelle n'était pas à jour, ou parce que tu as laissé ouvert un port qui ne devait pas être ouvert, oui. c'est le client qui reste responsable. De la même manière, tu le ferais si tu déléguais ce maintien à un tiers d'un cloud privé, par exemple. Donc, pour moi, ça, ça ne change pas. Après, quand c'est sur du pass du platform as a service, dans ces cas-là, le système d'exploitation qu'il y a derrière est managé par Microsoft. Donc, c'est Microsoft qui en a la responsabilité, y compris en termes de disponibilité, comme tu l'as très justement dit. Et là, on rentre dans un... Un point qui est très important pour moi, c'est qu'effectivement, les clouders, en règle générale, s'engagent sur de la disponibilité. Alors, pas que, parce qu'on s'engage aussi sur de la durabilité. Par exemple, Microsoft dit, votre backup, on s'engage à ce qu'il soit disponible jusqu'à 99 années de rétention. Alors, on ne sera plus là, ni toi ni moi, a priori, pour voir si Microsoft tient parole. Mais d'empêche que... On voit la logique qu'il y a derrière, c'est qu'il y a la disponibilité, ce qu'on appelle le Service Level Agreement, le SLA, qu'on entend souvent parler. Et donc Microsoft peut avoir des pénalités suite à une indisponibilité trop grande telle qu'elle est définie dans le contrat avec son client. Mais en plus de ça, il y a un engagement aussi parfois de latence. Donc il ne faut pas l'oublier, c'est-à-dire qu'on s'engage sur certains services parce que la latence soit de... temps de millisecondes, par exemple, et puis un engagement sur, encore une fois, la durabilité des données. Donc, il n'y a pas que la disponibilité, il y a d'autres avantages à migrer dans le cloud, mais dans tous les cas de figure, ce qu'il faut retenir, c'est que le client va accéder à un service à distance. Il n'a pas accès physiquement à nos data centers. Alors, il peut demander à les visiter suivant certains critères, mais il n'y a pas accès physiquement. Si demain, il y a un problème chez nous, le client ne prend pas sa voiture avec un serveur de rechange, il ne va pas le changer. Non, on n'est pas dans du cloud privé, on est dans du cloud public.

  • Speaker #0

    Oui, mais ton message est plutôt assez clair. Moi, je trouve ça plutôt bien. Je voulais revenir aussi sur un point et on va reparler un peu du coût parce que forcément, dans les freins, il y a la partie coût. Il y a un mythe qui est souvent dit, c'est que le cloud est souvent plus cher que la partie on-premise, donc la partie physique. à long terme. Je pense que là aussi, tu vas me faire une réponse très politicienne. Ça dépend. Parce que je le vois moi quotidiennement, régulièrement aussi chez les personnes que je peux accompagner ou que j'ai pu accompagner. C'est que ça va dépendre de tout un tas de paramètres. Est-ce que tu es d'accord sur ce point ?

  • Speaker #1

    Alors, je vais dire ça dépend. Tu vois, je vais te donner raison. Mais je ne suis pas, pour celles et ceux qui me connaissent, je suis plutôt quelqu'un de très franc. Mais je ne peux pas répondre répondre à 100% dans un sens comme dans l'autre. Mon point, c'est de dire que si tu crées une machine virtuelle et que tu ne fais aucune optimisation, alors oui, dans certains cas, le cloud public peut être plus cher qu'un certain type de cloud. Par exemple, un cloud privé. Maintenant, il faut comparer ce qui est comparable. Et ça, c'est très compliqué. Je m'explique. Après, je répondrai à ta question. Quand tu fais du cloud privé, tu vas baser tes dépenses sur du capex, donc sur un coût fixe pendant X années qui correspond au maintien de ton serveur en termes d'assurance, en termes d'administration, en termes de... support du fabricant de ton serveur. Puis, il y a aussi l'achat de licences liées à ton système d'exploitation. Puis, il y a la maintenance incendie. Puis, il y a l'immobilisation des locaux. Puis, il y a l'électricité. Enfin, tu vois un peu la logique qu'il y a derrière. Et ça, c'est un coût fixe. Souvent, les entreprises aiment bien pouvoir prévoir les coûts dans plusieurs années. Dans le cloud public, on est dans ce qu'on appelle le Lopex, du pay as you go. Tu ne payes que ce que tu consommes. Et donc, pour répondre à ton point, le mode de facturation est différent. Donc, c'est dur de comparer. Par contre, tu peux avoir des coûts très, très compétitifs si tu optimises le coût de ta machine virtuelle. Encore une fois, je prends l'exemple de la machine virtuelle. Cas concret, une machine virtuelle qui coûterait 100 euros par mois déployée, système d'exploitation inclus, avec la maintenance, avec... En fait... Microsoft va dire la VM de 2V CPU 4Go de RAM, ça te coûte 100€ par mois avec le système d'exploitation Windows Server 2025 ou autre. Pas d'importance, mais mon point c'est voilà combien ça coûte, 100€ par mois, avec un disque de temps. Sauf que plus tu vas consommer, plus le disque va être rempli, plus tu vas devoir changer de disque, plus tu vas augmenter le coût final. Mais mon point, c'est admettons que ça coûte 100 euros pour que tout le monde comprenne. On est à 100 euros par mois. Tu peux très bien dire, moi, j'avais déjà une licence Windows Server 2025 on-premise, je veux la réutiliser dans Azure. Et là, tu vas faire, par exemple, 40% d'économie. Donc, ta VM qui coûtait 100 euros, elle va te coûter 60 euros. Et puis après, tu vas dire, oui, mais moi, je m'engage pendant trois ans à ce que ma VM, elle reste allumée, parce que c'est un serveur de fichiers ou c'est un... un contrôleur de domaine. Et dans ces cas-là, tu vas réduire le coût encore de 30, 40, voire 80% suivant les cas. Et au final, comme je montre souvent à mes clients, une VM qui coûtait 100 euros au début, elle va te coûter 20 euros. Alors certes, tu vas me dire, oui, mais tu t'engages trois ans. Oui, mais on va se dire les choses. Quand tu migres dans le cloud, ce n'est pas pour quitter ton provider un mois plus tard, même si techniquement, tu peux. Voilà.

  • Speaker #0

    Non, mais ta réponse, moi, fait surtout rebondir sur le fait que, déjà d'une part, quand tu prends un service de ce type-là, ça va bouger. Ça va bouger dans le temps, que ce soit, comme tu le dis, à la hausse ou à la baisse suivant tes usages. Mais dans tous les cas, pour moi, il faut avoir cette relation aussi avec la personne qui met en place ce système, c'est-à-dire ça va bouger. Donc, oui, j'en ai besoin, je l'utilise moins. On essaye de baisser les ressources. J'en ai plus besoin, on l'utilise plus. On va augmenter les ressources et donc, derrière, augmenter le coût. Mais comme tu le dis, il y a cette flexibilité qui va être importante. Mais voilà, pour moi, il faut aussi que, derrière, les gens comprennent que c'est du service. Tu payes du service, ceci, derrière, tu ne payes pas que ton infrastructure, en gros. Et derrière cette infrastructure, il y a aussi du conseil à avoir, d'être bien accompagné, d'avoir choisi les bonnes personnes qui vous accompagnent dans cette transition. Parce que... Là, toi, t'en parles hyper facilement et de manière assez claire pour tout le monde. Mais pour moi, voir la réalité du marché par moment, il y en a qui veulent poser des machines virtuelles dans un cloud. Ils ont déjà du mal à savoir la différence de cloud, où ils sont basés, ce qu'ils font. Et derrière, après, ils vont poser une machine qui, des fois, est surdimensionnée. Donc, dans ces cas-là, oui, le coût n'est peut-être pas optimisé pour ce client-là. Et moi, c'est vraiment ce que je vois sur le terrain. C'est aussi que derrière, tu as des mauvais conseils. Donc forcément, derrière, ça tâche l'image du cloud.

  • Speaker #1

    Le mot derrière tout ce que tu viens de dire, c'est la gouvernance. C'est-à-dire qu'une entreprise qui fait le choix de migrer vers du cloud doit être accompagnée si elle n'a pas les compétences en interne. Et là, dans ces cas-là, il y a beaucoup de partenaires très compétents qui sont spécialisés d'ailleurs parfois dans des clouds spécifiques. Oui. mais aussi mettre en place tous les droits d'accès, mais aussi mettre en place l'optimisation des coûts. Moi, je vais te donner un exemple. J'avais un de mes clients, je ne sais pas si je peux le citer, mais un client d'une grande chaîne de télévision française, la première quand vous allumez votre télé, c'est un G, dans ses objectifs mensuels, il y avait la maîtrise des coûts. C'est-à-dire qu'il était architecte comme moi. Sauf que dans ses objectifs individuels, parce que cette entreprise avait un gros volume de données à traiter avec des batchs, des process, etc. Dans ses objectifs en tant qu'architecte cloud. il devait maîtriser les coûts de l'infrastructure qu'il déployait. Moi, je trouve que déjà, c'est ça. De la même manière que si je vais au restaurant avec ma femme, je vais regarder ce que je veux manger, mais aussi les coûts associés. Pour moi, le cloud, on doit avoir une habitude qui est de dire, avant de déployer une ressource, je vais sur la calculatrice. Tous les cloud providers en proposent une. Microsoft, vous tapez calculatrice Azure, vous verrez. Et ça va vous permettre d'estimer le coût. Je dis bien estimer, puisque ça dépend de l'utilisation, mais vous aurez déjà une bonne visu de ce que va vous coûter l'infra. Et donc, mon point, c'est juste de dire, il faut avoir une hygiène de déploiement, qui est de dire, avant de déployer, j'estime le coût, je vérifie que ça répond à un enjeu business. Ça ne sert à rien de déployer une ressource pour déployer une ressource. Donc, si mon enjeu business est OK, si ma calculatrice estime un coût qui me paraît correct, et si en plus de ça, j'ai des... levier pour optimiser ses coûts, alors go, et le cloud est tout trouvé.

  • Speaker #0

    Oui, et pour citer une statistique que j'ai trouvée, tu as 39% quand même des entreprises qui ont pleinement atteint leurs objectifs de réduction des coûts grâce à l'adoption du cloud. Et pour moi, c'est lié avec tout ce que tu viens de dire, parce que forcément, c'est de la gouvernance, c'est piloter tout ça et valider qu'on a bien le bon usage derrière, parce que c'est surtout ça. Donc pour moi, c'est plutôt important sur ce côté-là aussi, dans les avantages, c'est que pour moi, ce n'est pas plus cher. Ou alors, si c'est plus cher, c'est que ça vous apporte aussi du service en plus, parce qu'à l'inverse, 40% des entreprises dans cette même étude ont constaté des améliorations significatives dans leur niveau de service, donc leur SLA, l'agilité opérationnelle et la continuité des activités après la migration vers le cloud. Donc voilà, dans ce côté-là, tu payes peut-être. On paye peut-être plus cher, mais par contre, à côté de ça, tu travailles mieux.

  • Speaker #1

    En fait, effectivement, et c'est un point très important, c'est la disponibilité dont tu fais part, que tu partages avec nos auditeurs. La disponibilité, c'est un enjeu crucial. C'est-à-dire qu'une entreprise, son but, c'est de gagner de l'argent en rendant un service, quel que soit ce service, ou en vendant un bien matériel. Sauf qu'à l'heure du numérique, on va se dire les choses, on va... surtout acheter sur Internet. Même maintenant, les voitures s'achètent par Internet. Alors qu'il y a quelques années, il fallait se trouver en concession, prendre rendez-vous avec le vendeur, etc. Ça ne veut pas dire que ça ne se fait plus, mais ça se fait moins. Mon point, c'est juste de dire que si ton site web qui vend ton service n'est pas disponible, c'est une perte financière pour l'entreprise. Et donc, les clouders, encore une fois, type Microsoft, comme ils te garantissent une disponibilité élevée, une entreprise a tout intérêt à y aller. Et surtout, elle va se faire un focus sur son métier véritable. Et mon point, c'est de dire que, et je te revois complètement dans ton analyse, Nicolas, mon point, c'est de dire que plus vous voulez de disponibilité, plus effectivement le coût va augmenter. Pourquoi ? Parce que si je veux me prémunir contre la perte d'un data center parmi une dizaine dans une région, par exemple à Paris, J'ai six data centers, je veux me prémunir contre la perte d'un des six data centers. C'est-à-dire que je vais devoir répliquer ma donnée dans un ou deux autres data centers, éloigné physiquement du premier. Si maintenant, je veux me prémunir contre la perte de plusieurs data centers, il va falloir que je fasse une réplication plus élevée. Et si maintenant, à la fin, je veux me prémunir contre la perte d'une région, admettons à Paris, on a les data centers de Microsoft qui tombent, il faut que j'ai un... plan de reprise d'activité qui soit à Marseille puisque Microsoft propose des data centers à Marseille. Et mon point, c'est qu'il va falloir répliquer les données entre deux villes, Paris et Marseille. Et donc tout ça, ça a un coût. Et mon point, c'est de trouver le juste équilibre. C'est pour ça que tout à l'heure, je vais aborder le sujet en disant, est-ce que ce que je vais déployer répond à un enjeu business ? Oui, mais quelle est la disponibilité attendue ? Si elle est proche de 100%, et bien forcément, le coût va être plus élevé. Mais moi, je continue à penser et à dire, et ce n'est pas parce que je travaille chez Microsoft, je continue à penser et à dire que c'est de toute façon moins cher pour une entreprise de passer dans le cloud et d'augmenter sa disponibilité de facto plutôt que d'investir dans un cloud privé, dans ses propres data centers, de redonder les lignes d'accès à ces data centers. Il ne faut pas oublier qu'on a des redondances de 4 à 5 opérateurs différents dans nos data centers. Donc, une entreprise qui commence à acheter des locaux, ou au moins minima les louer, à mettre en place tout le matériel possible et imaginable.

  • Speaker #0

    à redonder les infrastructures en termes réseau, en termes physiques, en termes d'électricité. Il faut bien prendre en compte le coût associé. Et je ne parle même pas de l'étude, de l'impact de construire son propre data center, puisqu'il faut le faire en zone non sismique, non inondable, etc. Bref, je continue à penser que le cloud public est la meilleure solution. Et pour un dernier point, C'est un dernier argument que je donnerais. C'est que quand tu vas dans le cloud public, tu partages les ressources entre les clients. Et ça, c'est vachement intéressant parce que quand tu as un cloud privé, par exemple, tu as un serveur, on va dire 10 vCPU, 50 Go de RAM. C'est vraiment un exemple. Tu n'es pas toujours à 10 vCPU, 50 Go de RAM d'utilisation de ton serveur. Tu es souvent à moins. Sauf que quand tu es à moins, tu continues à... payer le serveur, sa maintenance, l'électricité, l'immobilisation des locaux, etc. Alors, dans le cloud public, quand cette ressource est sous-utilisée, le delta de ressources est attribué à notre client. Donc, il y a une meilleure optimisation du matériel associé.

  • Speaker #1

    Tout ce que tu dis, pour moi, est hyper important à dire. Et puis, je rebondis sur le fait aussi que ça soit, sur ton premier point, que ça soit une approche risque. Parce qu'on va prendre un exemple récent de 2021 d'un autre cloud provider qui est OVH, avec son incendie dans deux data centers différents qui étaient au même endroit. Beaucoup s'en sont plaints parce qu'ils n'étaient que dans un data center, parce qu'ils étaient dans deux data centers. Après, pour moi, il y a aussi de la faute du client qui est derrière, parce qu'il a choisi. Peut-être qu'il a choisi par méconnaissance, il ne savait pas. Et puis, ils se disent, ça n'arrivera jamais. Malheureusement, quand on est dans une approche risque, oui, ça peut arriver. Pour moi, c'est important que les gens savent aussi ce qu'ils vont choisir. Chez OVH, tu avais le choix de dire GbH, chez OVH ou n'importe quel cloud provider, parce que c'est le cas aussi chez Microsoft, de choisir tes data centers où tu veux être. Si tu veux être répliqué ailleurs, dans un autre datacenter, tu peux l'être. Alors qu'il soit à côté ou à des centaines ou des milliers de kilomètres, tu peux le choisir. Après, il faut payer. Voilà, c'est juste ça. Parce que tu vas utiliser plus de ressources, donc forcément, tu vas payer un peu plus. Voilà, moi, je trouve que ce côté OVH a été critiqué par rapport à ça. Oui, mais au bout d'un moment, c'est vous qui avez choisi. Il y en a qui l'ont fait. aussi pour des raisons économiques et pour gagner plus d'argent sur des services qu'ils allaient vendre. Bon, ça, voilà, c'est leur problème. Et voilà, moi, je trouve que c'est ce côté-là aussi où ce n'est pas forcément de la faute du cloud provider. Si tu ne veux pas payer, forcément, tu auras les services que pour lesquels tu payes.

  • Speaker #0

    Alors, je suis d'accord. Après, est-ce qu'on peut tenir rigueur des clients qui avaient une méconnaissance des mécanismes de redondance d'OVH ? Je ne suis pas sûr. Tout le monde n'est pas informaticien. Tout le monde ne comprend pas le principe de réplication inter-région, inter-data center. Et moi, je l'entends tout à fait. Et un autre point aussi, et là, ça rejoint un point important que tu soulèves, ne pas mettre ses billes dans le même panier. Mon point, ce que je dis souvent à mes clients, et pourtant, je travaille chez Microsoft, c'est OK, vous êtes dans le cloud public Azure, etc. Faites des sauvegardes externalisées. Ça ne vous coûte pas grand-chose et en cas de gros problème, vous aurez toujours moyen de restaurer votre infrastructure chez vous. Je prends un exemple concret. Alors là, on rentre un peu dans la technique. Il y a quelques années, une dizaine d'années, on a inventé les conteneurs. Donc le principe avec… On entend souvent parler de Docker en informatique. Mais le principe, c'est qu'on va virtualiser une application. Avant, on virtualisait un système d'exploitation. Et sur ce système d'exploitation… donc c'est ce qu'on appelle une machine virtuelle, on installait une application. Maintenant, le principe, c'est que sur un même système, on peut virtualiser plusieurs fois la même application. Donc, on a un serveur avec plusieurs instances de mon application. C'est ça la containerisation, vraiment de manière imagée. Les auditeurs spécialistes vont dire, oui, il a simplifié. N'empêche que c'est ça. Le point, c'est que la containerisation ne dépend pas du matériel. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a permis... à toutes les entreprises du monde entier d'avoir un service qui est agnostique en termes de cloudeur. On ne parle plus de cloude privé, de cloude public, de cloude hybride, on parle de j'ai une application. je peux l'héberger même sur mon propre ordinateur si je le veux, en installant les bonnes dépendances, etc. Et donc, mon point, c'est de dire, OK, vous êtes chez un tiers, Microsoft, Amazon, OVH, qui vous voulez, n'oubliez pas de sauvegarder vos données et en même temps, de penser à un plan de reprise d'activité qui peut être là aussi hébergé même sur vos propres serveurs qui sont coupés. Et le jour où il y a besoin, vous les rallumez et vous y accédez. Ah oui.

  • Speaker #1

    Non, mais top, top. Merci en tout cas pour ces échanges sur le cloud. On y reviendra peut-être à la fin. Je voulais qu'on revienne sur ton nouveau rôle, et surtout de parler un peu d'intelligence artificielle. Je sais qu'on le voit beaucoup arriver de partout. On le voit beaucoup chez Microsoft avec aussi le... le changement de nom en cours autour de Microsoft 365 Copilot, qui sont des fonctionnalités maintenant qui sont basées sur l'IA. Est-ce que tu pourrais nous expliquer un petit peu mieux ce qu'apporte l'IA chez Microsoft et chez d'autres, mais surtout chez Microsoft, nous expliquer un petit peu, pas nous en dire plus ?

  • Speaker #0

    Tu as 8-10 heures devant toi ?

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    Tes auditeurs, ils vont nous... Ça va.

  • Speaker #1

    On va faire le résumé et puis on refera un autre.

  • Speaker #0

    Je vais essayer de résumer. Justement, pour moi, l'IA, c'est une révolution. C'est une révolution parce qu'elle me permet de gagner du temps. Et là, je ne suis encore pas dans un discours bullshit. C'est vraiment ce que je pense au fin fond de mon petit cerveau. Mon point, c'est que je vais te donner un exemple concret. J'utilise Teams tous les jours et j'utilise Copilot dans Teams tous les jours. Pourquoi ? Parce que ça me fait gagner un temps monstrueux. Je fais des calls clients toute la journée. Sauf qu'il me faut à chaque fois envoyer des comptes rendus de réunion avec les prochaines actions à opérer, qu'est-ce qui a été dit pendant la réunion, les ressources utiles pour le client, etc. Avant Teams Copilot, j'avais beaucoup de mal à me rappeler le soir à 19h d'une réunion que j'avais eue à 9h et tout ce qu'on s'était dit. Parce que j'enchaîne les réunions comme toi et comme beaucoup de nos auditeurs et auditrices. Eh bien... Copilot dans Teams va te permettre de résumer les échanges, y compris ceux qui sont échangés dans le chat maintenant. Donc si tu envoies des liens, ils seront dans le compte rendu. Et ça te permet d'automatiser l'envoi à terme du compte rendu à tes clients après chaque réunion. Et ça, pour moi, c'est un game changer. Alors je te prends cet exemple, parce que tu parlais de Copilot. Mais pour répondre à ton point, oui, de plus en plus d'entreprises déploient une intelligence artificielle. dans le cloud. Alors pourquoi ? Il y a énormément de raisons là-dessus, mais on va dire que déjà, l'infrastructure, elle est sizée pour supporter la charge. Si tu commences à acheter des cartes graphiques Nvidia pour ton propre usage, le coût va être prohibitif, et puis surtout, tu vas les sous-exploiter. Là, elles vont être partagées entre tous les clients de Microsoft. Et puis en plus, l'intelligence artificielle, maintenant, est capable de raisonnement, ce qu'elle n'était pas forcément avant. Elle est capable aussi de fournir des informations fiables. Si les données en entrée sont fiables, souvent ce que je dis, c'est qu'une intelligence artificielle, c'est comme une voiture sans essence. Ça ne sert à rien. Par contre, si elle est entraînée sur des bonnes données, donc si elle a de l'essence, alors elle va être utile. Donc pour moi, oui, l'IA repose massivement sur le cloud, mais quelque part, c'est normal parce que quand Microsoft achète des capacités d'exécution d'intelligence artificielle à des entreprises telles que Nvidia, elle l'achète en gros à des coûts qui sont plus faibles qu'une entreprise pourrait avoir en direct avec Nvidia. Donc ça va dans le sens de l'histoire, et puis il ne faut pas oublier que OpenEI avec la société de Sam Altman, Microsoft a des parts dans la société OpenEI, et donc forcément, dès qu'il y a un nouveau modèle qui sort, automatiquement Microsoft en quelques jours, quelques semaines, va le mettre en place dans ce qu'on appelle Azure Open AI, qui est la déclinaison des chat GPT 3.5, 4, des DALI, bref, de tout ce qu'on a entendu parler comme IA. En fait, vous allez avoir cette déclinaison dans Azure. Alors l'intérêt pour un client, que je te vois venir, l'intérêt pour un client, c'est que les données utilisées, les prompts, donc les instructions au modèle, Les réponses du modèle qu'on appelle des completions restent dans l'environnement du client, donc restent propriétés du client. Alors que quand tu fais la même chose sur du chat GPT en mode public, en fait, moi, j'encourage les auditeurs à demander à chat GPT, s'ils l'utilisent tous les jours, qui est le propriétaire de mes prompts, de mes completions et des données que je t'envoie ? Et vous allez voir que la réponse ne va pas forcément vous plaire. Avec Azure OpenAI, vous vous assurez que toutes vos interactions avec l'IA, toutes les données d'entraînement restent dans ce qu'on appelle votre tenant, donc votre environnement.

  • Speaker #1

    ça c'est hyper important, parce que comme tu le dis, que ce soit ChatGPT ou autre, Gemini, c'est pareil, les données sont parties, et copilote de Microsoft 365 insiste beaucoup sur cet argument, ça reste chez vous, donc ok, ils vont utiliser l'LM d'OpenAI, parce que c'est ce qu'ils utilisent, Mais après, c'est que le moteur qui va leur permettre de faire les choses. Mais entre-temps, il y a eu des opérations, des algorithmes, peu importe comment on l'appelle, qui vont permettre d'éviter que toutes les données sortent. Elles sont chez vous,

  • Speaker #0

    elles restent chez vous. Oui, c'est ce que tu dis. Il y a des mécanismes de sécurité. Il y a une forte sécurité proposée par Microsoft et aussi de ce qu'on appelle du content filtering, histoire de ne pas pouvoir demander n'importe quoi à notre IA aussi. Mais comme tu le dis très justement, Microsoft a travaillé avec Azure Open AI, mais travaille aussi et propose des modèles type DeepSeek, le modèle chinois, type Lama, Gingface, etc. Gemini, comme tu le dis, on a une marketplace où on propose de déployer les modèles qui correspondent le plus à nos clients.

  • Speaker #1

    C'est important. Après, c'est... Vous faites le cloud et après vous pouvez y associer d'autres LLM, d'autres moteurs IA. Et voilà, c'est ce qui permet aussi de répondre à tous les besoins. Donc ça, c'est intéressant pour le client. Justement, on parle un peu de tendance et de futur. Toi, comment tu vois les évolutions du cloud avec l'ILIA, bien entendu, par rapport à tout ça ?

  • Speaker #0

    Je dirais que l'IA, c'est un peu un aide de camp. C'est un peu Alfred dans Batman, si je devais résumer, si tout le monde a la ref, en tout cas, j'espère. L'IA est là pour nous faire gagner du temps. Donc, pour moi, l'évolution de l'IA ne va pas forcément dans la technologie en elle-même, mais dans ce qu'elle apporte à la personne. Je veux dire, Internet, au début, c'était envoyer un message d'un point A vers un point B. Et on voit ce que c'est devenu, Internet. Donc, ça a répondu à des besoins de société sur le partage de connaissances, etc. Sur le fait d'avoir des services en ligne qui nous permettent de gérer notre compte en banque, etc. Et je pense que l'IA va être un peu dans la même veine. Sauf que l'évolution du cloud, pour moi, elle est liée à ce qu'on appelle les agents. Alors, on entend beaucoup parler d'agents en ce moment. Et pour moi, je trouve que c'est une révolution, un game changer. Pour résumer à celles et ceux qui ne... qui nous écoutent et qui ne connaissent pas l'agent. Un agent, c'est une IA qui est capable d'entreprendre des actions de manière autonome ou en groupe. Donc, en gros, un agent va vous permettre de déléguer des tâches à une IA qu'elle va faire aussi bien, si ce n'est mieux que vous. Un exemple, vous avez un site web qui vend des patates, comme ça, ça parlera à tout le monde, et vous mettez une IA sur ce site web. qui va être en charge de conseiller la personne sur le bon modèle de patates à acheter pour cette personne en fonction de son pays, en fonction de ses habitudes alimentaires, etc. Et à la fin, l'IA va dire « Est-ce que tu veux que je commande les patates pour toi et que je les fasse livrer à ton adresse ? » Et l'utilisateur va dire par la voix « Ok, fais-le. » Et automatiquement, l'IA va commander les patates et va vous les envoyer, va suivre le colis, va gérer les réclamations éventuelles, etc. Et en fait, ça, c'est ce qu'on appelle des agents. C'est-à-dire qu'on est capable d'automatiser des actions qui auparavant étaient faites par un être humain, comme sortir sa carte bleue, mettre les chiffres, valider le code de sécurité, rajouter le nombre dans le panier de patates nécessaires, etc. En fait, tout peut être maintenant automatisé par l'IA. Et moi, je trouve que les agents, c'est ce qui manquait à l'IA jusqu'à présent. Jusqu'à présent, l'IA, c'était, si je devais résumer la Gen EI, c'était... Je donne un poids à chaque mot dans une phrase, ce qui me permet de prédire le mot de l'utilisateur. L'IA générative, c'était un peu de la prédiction de ce qu'allait demander l'utilisateur et basée sur cette prédiction de ce qu'il allait demander. Une réponse qui était la plus conforme possible aux données qu'on avait ingurgité. Mais ça restait du texte versus du texte. Maintenant, on rentre dans une ère où l'IA est capable de contrer des représentations graphiques. Donc, vous allez pouvoir importer une image, vous allez pouvoir importer une vidéo et elle va pouvoir vous répondre à l'oral par la voix, mais aussi sous forme d'image et sous forme de vidéo. ce qu'on appelle le multimodal. Et donc on rentre dans une ère où les moyens d'interaction de l'IA ne sont plus seulement votre clavier et votre souris, mais sont votre voix, mais aussi votre présentation du monde, visuel, graphique, vidéo aussi, et bien entendu tout ça basé sur des IA qui vont pouvoir entreprendre des actions souvent rébarbatives à votre place. Et encore une fois, je pense que c'est un phénomène de société qui n'est pas prêt de s'arrêter parce que c'est une révolution. Et ce n'est pas parce que je suis cloud architect IA que je dis ça. Je pense vraiment que c'est une révolution qui va très vite, mais elle répond à un besoin qui est de dire, un besoin philosophique. Moi, je dirais même, OK, mais Philippe, qu'est-ce que je vais faire du temps que je vais gagner ? Moi, je dis, si je parle à un particulier, je lui dis, qu'est-ce que tu aimes faire en dehors de ton job ? Parce que tout le monde... ne prend pas son pied à déployer des ressources dans Azure. Donc, qu'est-ce que tu aimes faire ? Et je pense qu'il y a énormément, il y a autant de réponses que d'êtres humains sur Terre. Mais pour une entreprise, c'est ce service-là que tu rends va rendre, par exemple, le processus de vente beaucoup plus fluide. Ça va te permettre de te concentrer sur d'autres sujets, par exemple sur tes produits, plutôt que sur la manière de vendre tes produits. Puisque c'est là qu'il va s'en servir.

  • Speaker #1

    C'est ton métier, ta valeur ajoutée.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est des choses... Je te rejoins complètement. Je vois le temps qui avance. Je voulais évoquer deux autres sujets avec toi. Avant de pouvoir conclure, le premier, c'est autour... Tu parlais d'usages. Forcément, ces usages numériques consomment. On parle de gros processeurs, on parle d'Atlacenter, on parle de consommation électrique. Et... Enfin... Toi, quel est ton retour un peu par rapport au Green IT, au data center écologique ? Comment se positionne aussi Microsoft par rapport à ça ? Parce que je crois que ça reste un des fournisseurs au niveau écologie plutôt assez correct. Alors bon, il y a ceux qui disent qu'ils sont à l'équilibre au niveau carbone, mais qui consomment beaucoup et qui compensent par aller planter des arbres. C'est très bien, je ne dis pas, mais comment se positionne Microsoft par rapport à ça ?

  • Speaker #0

    C'est un peu résumé là, ce que tu me dis. C'est un peu... Là, c'est de la tédure. Alors, Microsoft s'est engagé à être carbone négative en 2030. On mène des études, diverses études. Par exemple, on a créé le premier data center sous l'eau pour pouvoir refroidir les infrastructures et pour éviter justement toute cette énergie. dépendante de nucléaire, de l'éolien, etc. Donc, il y a cette part-là. Et moi, je dirais plutôt qu'il y a une part philosophique à avoir là-dessus. Avant de parler de cette part philosophique, je vais quand même répondre à ta question, parce que sinon, tu vas me dire que tu fais ton politique. La sustainability, franchement, c'est un enjeu chez Microsoft, un enjeu même au niveau salarié. Ça redescend au niveau salarié. Ça ne redescend pas... qu'au niveau des infrastructures. Par exemple, les véhicules de fonction, maintenant, c'est systématiquement électrique. Ça ne paraît rien, mais tout changement de véhicule doit faire l'objet d'un véhicule, soit électrique, soit à minima hybride. Donc, ça, c'est un point. L'autre point, qui pour moi est important, c'est qu'on donne les moyens aux entreprises de mesurer leur impact environnemental au travers d'un service qu'on appelle Microsoft Fabric. qui vous permet de gérer vos données, vos émissions de gaz à effet de serre, etc. Tu sais que la Commission européenne demande aux entreprises de publier leur bilan carbone, etc. Et d'ailleurs, sur ma chaîne YouTube, j'ai fait une vidéo sur le sujet, ma chaîne YouTube qui s'appelle PhilIT. Mon point, c'est de dire que non seulement Microsoft fait tout pour réduire son empreinte carbone, mais incite les entreprises à avoir les moyens de vérifier leur impact carbone. au travers, encore une fois, d'une suite qui s'appelle

  • Speaker #1

    Fabrique. J'en ai entendu parler de ça, et je trouve ça plutôt bien, parce que ça permet aussi de sensibiliser. Les utilisateurs, parce que ça reste eux quand même qui consomment, donc il faut bien qu'ils soient sensibilisés à ce qu'ils consomment. J'ai retrouvé la stat que je disais, c'est que Microsoft sera négatif d'ici 2030, AWS, eux, seront neutres d'ici annoncé 2040, et Google dit qu'ils sont neutres depuis 2007.

  • Speaker #0

    Et tu devrais rajouter un point, c'est que Microsoft s'engage en 2050 à ce que tout l'impact environnemental... qui a eu la compagnie depuis sa création en 1975, on arrive quand même aux 50 ans de Microsoft, cette année, en avril, soit complètement supprimée de l'impact global qu'a eu Microsoft dans le monde. Donc, c'est un point aussi important. Il y a le carbone négatif en 2030, mais il y a l'élimination de son impact en 2050.

  • Speaker #1

    Et le dernier sujet, c'est au niveau de la sécurité et souveraineté des données. On en entend beaucoup parler. Est-ce que les entreprises européennes françaises doivent-elles privilégier un cloud souverain ? Quand on parle de cloud souverain, c'est un cloud hébergé en France par des entreprises françaises, etc. Comment Microsoft se positionne et répond à tout ça ? Parce qu'on en entend beaucoup parler, mais comme tu le dis, il y a, je ne sais plus, t'as dit combien de data centers en France ?

  • Speaker #0

    Plus de 300, non, alors je l'ai dit qu'il y avait plus de 300 data centers dans le monde. Oui. Il y en a... Il y en a un peu moins d'une dizaine en France. Mais dis-moi, là, on parle de cloud souverain. Alors, le cloud souverain, moi, j'avoue que très peu d'entreprises m'en parlent. Sur le portefeuille de clients que j'ai, j'ai très peu d'entreprises qui m'en parlent parce qu'elles ont compris l'intérêt du cloud public. Maintenant, quand on parle de cloud souverain, On parle souvent de Secnum Cloud 3.2, de l'ANSI, qui est une qualification. Pour résumer, Microsoft, il y a quelques années, a annoncé un partenariat en quatre lettres qui s'appelle Bleu, comme la couleur bleue, qui est un cloud souverain qui a été fondé par Capgemini et Orange en partenariat avec Microsoft et qui propose des services Microsoft Azure, mais aussi des services 365. hébergé en France, maintenu par des entreprises françaises, etc. Donc, oui, le cloud souverain, de toute façon, intéressera toujours certaines agences gouvernementales à minima. Je prends l'exemple de la DGSE, de la DGSI. Je ne les vois pas mettre toute leur infrastructure dans le cloud public, quel qu'il soit, sachant qu'on n'a pas de cloud souverain européen à date. Je pense qu'une bonne alternative, c'est de passer par bleu. Mon point, c'est de dire, OK, je veux faire du cloud souverain, mais pour quelles raisons ? Quels sont les arguments ? Ça peut être les arguments liés à un client, mais là, on rentre dans la souveraineté, dans le GDPR, etc. On pourra en discuter. Alors, peut-être pas. Tu m'as dit que le temps passait et que là, j'allais devoir clôturer rapide. Mais il faut prendre en compte que... Microsoft s'engage à ce que vos données restent dans les data centers, dans les régions que vous avez choisis. Si on parle d'ailleurs de Cloud Act, parce que ça peut être une de tes questions sur le Cloud Act, il ne faut pas oublier que ça permet aux autorités américaines de requérir des données stockées à l'étranger sous contrôle d'un juge. Donc, il faut aussi prendre en compte ça, de la même manière qu'un pays européen pourrait faire une requérison. réquisition requérir le gouvernement américain pour lui demander des infos en cas de affaires qui peuvent être plus ou moins graves. Donc, mon point, c'est juste de se dire, ok, on veut aller vers du cloud souverain, mais pour quelles raisons ? Et en fonction des raisons, le cloud bleu peut être une solution.

  • Speaker #1

    Je trouve que on en a déjà parlé tous les deux. de cette solution, je trouve que c'est plutôt intéressant. Je mettrai le lien dans la bio pour que les gens va se connaissent et voient.

  • Speaker #0

    Oui, et d'ailleurs, le Cloud Bleu vise la qualification SecNumCloud 3.2 d'un site. Donc, ça devrait arriver dans les mois, années maximum, mais je table sur les mois, voire un an, pour que ça soit officiel.

  • Speaker #1

    Non, mais c'est top. C'est top, c'est top. Baf ! Merci Philippe. Bon, pour finir, est-ce que tu as un livre, un film, une série à recommander à nos auditeurs ? Ce n'est pas forcément un lien avec le thème, il n'y a pas d'obligation sur ça.

  • Speaker #0

    Je peux mettre aussi une chaîne YouTube ou pas dans la...

  • Speaker #1

    Oui, oui, oui.

  • Speaker #0

    Allez, alors, un petit peu d'auto-promotion pour ceux qui ne me connaissent pas. J'ai créé une chaîne YouTube il y a deux ans qui a un peu plus de 12 000 abonnés, je crois, à date, et qui ne parle que d'IA et de cloud public de Microsoft. Vous vous en doutez. Donc, je fais des vidéos à peu près une par semaine. J'essaie de m'astreindre à ça. C'est un peu comme faire du sport, tu sais. Moi, je fais une vidéo par semaine, même si je fais du sport à côté. Donc la chaîne, c'est phil.it, P-H-I-L-I-T. Je vous encourage à aller la voir et à me faire un feedback et éventuellement à vous abonner si vous la trouvez suffisamment pertinente. Un livre, alors là, tu tombes sur un gars qui a été bercé par le Seigneur des Anneaux. Et donc moi, Tolkien, c'est toute ma vie. Les abonnements Azure s'appellent Le Mort d'Or, Numé Nord, Valor, etc. Donc moi, je conseillerais... à toutes et tous de lire Le Seigneur des Anneaux, parce que je trouve que c'est aussi un bon reflet de la société. On retrouve tous les travers de notre société, on retrouve tous les travers géopolitiques actuels, un pays qui en agresse un autre, par exemple. On retrouve aussi des histoires d'amour, on retrouve de l'abnégation, une mission, bref. En tout cas, moi, c'est un livre qui me parle. Donc, Le Seigneur des Anneaux, écrit par J.R.R. Tolkien. Une série en ce moment, alors je vais pas faire dans la... Comment dire ? Je vais être assez standard, mais j'ai regardé, ça fait la deuxième fois que je regarde Bref 2. J'adorais Bref, et j'ai encore plus aimé Bref 2.

  • Speaker #1

    C'est dans mes choses à regarder.

  • Speaker #0

    Ah bah écoute, si tu le vois, tu me feras un feedback, mais moi, j'ai adoré, je vais pas spoiler les auditeurs, parce qu'ils vont couper tout de suite le podcast. Mais Brave 2, j'ai beaucoup aimé parce que pour le coup, c'est exactement le reflet de notre société. Et un film, donc série Brave 2 ou alors The Beer ou alors Shameless. C'est des séries américaines, mais je les conseille vraiment parce que moi, j'adore. Shameless, j'ai adoré. Et The Beer aussi, avec le même acteur que dans Shameless d'ailleurs. Et un film qui m'a marqué, on va dire Fight Club. J'ai beaucoup aimé parce que j'aime les films où, à la fin, tu tombes des nues, tu restes la bouche ouverte devant ta télé en disant non, c'est pas ça. Et je crois qu'il y avait un autre film qui m'avait marqué avec Bruce Willis. je crois qu'il s'appelait Sixième Sens mais je ne suis pas sûr oui c'est ça,

  • Speaker #1

    Sixième Sens c'est avec le je ne sais pas si c'est son fils avec le gamin qui parle et qui en fait stop,

  • Speaker #0

    stop, stop là tu vas te spoiler et personne va le regarder plus sérieusement, j'aime bien ce genre de film où tout n'est pas scénarisé ou quand tu entends les dialogues tu te dis oui bah en fait Lui, il va sortir avec cette femme, il va tromper sa femme et puis il va se passer ça, etc. Moi, j'aime bien les livres ou les films où tu restes, on va se dire les choses cons, à un moment du film en me disant, ah ouais, celui qui a fondu ça, il a quand même un sacré CPU.

  • Speaker #1

    C'est clair, c'est clair. Et pour nos auditeurs, où on peut te retrouver ? Sur ta chaîne YouTube ?

  • Speaker #0

    chaîne YouTube sur LinkedIn, Philippe Ausha. n'hésitez pas à me faire aussi un feedback du podcast, moi je trouve que c'est une super opportunité que tu m'as offert et pour avoir écouté d'autres podcasts de ta chaîne chapeau parce que je sais que entre le moment où tu découvres une personne tu prépares les questions ou tu enregistres tout ça c'est un travail qu'on voit pas nous, en fait nous on t'écoute en courant On t'écoute en mangeant, on t'écoute au boulot, mais on ne se rend pas compte que derrière, il y a un gros travail de mise en place de tout ce qu'il faut pour que ça se passe dans de bonnes conditions. Il y a un gros travail de réflexion sur les questions que tu as posées à ton auditeur. Il y a un gros travail d'écoute. Je trouve que ce que ça te permet, c'est toi de découvrir en avant-première des personnalités des personnes. Ça nous permet à nous, la même chose en décalé, de découvrir des gens avec des parcours de vie, avec des visions. qui ne sont pas toujours à disposition du plus grand nombre. Donc pour ça, merci.

  • Speaker #1

    Je te rejoins et c'est toujours agréable d'échanger avec les gens. Et puis comme tu le dis, tu découvres des gens, tu découvres des métiers, tu découvres des choses. Moi, je suis toujours friand de tout ça. Oui, ça demande un peu de travail, mais bon, de préparation et tout. Mais je trouve que c'est toujours hyper intéressant et instructif. Merci à toi de participer à ces moments-là parce que sans ça, je n'y arriverais pas.

  • Speaker #0

    C'est une opportunité. Moi, les opportunités, en général, je les saisis. Et surtout, encore une fois, quand le travail qu'il y a derrière est de qualité. Et pour l'avoir écouté, alors je n'ai pas tout écouté, parce que tu as quand même plusieurs saisons. Mais quand je suis allé le faire la dernière fois, c'était pas mal. On apprend de tout, en fait, sur un sujet.

  • Speaker #1

    Tout à fait. En tout cas, merci beaucoup pour cet échange, Philippe. C'était top, vraiment top. Voilà, je mettrai tous les éléments dans la bio pour que les gens puissent te retrouver facilement et aller voir ta chaîne YouTube et échanger avec toi sur LinkedIn. Voilà, je dis à très vite pour un nouvel épisode de Décider Zom.

  • Speaker #0

    Merci à toutes et tous. À bientôt.

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