Speaker #0Bonjour et bienvenue à l'Église Essentielle. Nous prions pour que ce message vous enrichisse et vous amène plus près de Jésus. Bonne écoute. Bonjour à tous, chers frères et sœurs. J'espère que vous allez bien. Alors ce matin, nous nous trouvons devant la parole de Dieu. Et pour commencer cette prédication, j'aimerais vous poser une petite question. Quand est-ce que vous avez senti, pour la dernière fois, que Dieu était véritablement là ? Quand est-ce que vous avez senti sa présence ? Quand est-ce que vous avez vibré avec la certitude que sa présence était réelle, elle était proche, elle était palpable, elle était manifeste ? Peut-être que c'était aujourd'hui, lors du temps de louange de ce matin, ou durant un autre culte ? Peut-être que c'était quand vous étiez à genoux chez vous pendant un temps de prière, ou même au bord d'une route, dans la nature, lorsque vous avez senti une paix qui est venue remplir votre cœur. Et très souvent, nous courons après les bénédictions, nous courons après les promesses de Dieu, après des réponses à nos urgences. Mais aujourd'hui, Dieu veut déplacer nos regards. Et le thème du message de ce matin, c'est « Chercher la présence de Dieu » . Au travers de cette prédication, nous voulons proclamer cette vérité, que Dieu ne s'est pas retiré, Dieu n'est pas un concept lointain, Dieu est là, il nous attend, il vous attend. Et ce message, c'est un rendez-vous pour chacun d'entre nous. Il y a la foi pour ceux qui ont déjà cette soif qui brûle au fond d'eux de rencontrer Dieu toujours plus. Pour vous, continuez de boire à cette source. Il y a peut-être aussi ceux qui traversent un désert ce matin, qui se sentent secs, qui se sentent distraits. Pour vous, vous êtes aussi ceux qui ont soif mais sans encore le savoir. Et ce matin, nous allons voir comment chercher la présence de Dieu, comment rentrer dans son intimité. Et pour cela, nous allons parler d'un homme qui s'appelle David, qui était le roi d'Israël, qui nous est présenté comme un homme qui voulait une seule chose. Donc ce roi David, il avait des armées à ses pieds, il avait des richesses inimaginables. David, il avait tout ce qu'un homme d'aujourd'hui pourrait rêver d'avoir. Et pourtant, dans le psaume 27, voyez ce qu'il a écrit au verset 4. Je demande à l'éternel une chose que je désire ardemment. Je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l'éternel pour contempler la beauté de l'éternel et pour admirer son temple. David demande une chose, il ne demande pas dix choses, pas cinq choses, il en demande une. Une, habiter dans la maison de l'éternel. Et il va habiter dans les zones de l'éternel, pourquoi ? Ce passage nous dit pour contempler sa beauté. Et si on s'arrête sur ce mot contempler, sur ce qu'il signifie dans le terme original, c'est un mot qui signifie regarder avec admiration. Fixer les yeux sur quelqu'un avec émerveillement. C'est comme quand on voit quelque chose qui est tellement beau qu'on ne peut pas s'empêcher de le regarder. On ne peut pas détourner le regard, on est fixé sur lui. Et David ne dit pas qu'il veut utiliser Dieu pour gagner des batailles, il ne dit pas qu'il veut obtenir des bénédictions de sa part, il dit je veux le voir, je veux être dans sa présence, je veux contempler qui il est. Et cette prière c'est le cri d'un cœur qui a découvert que la présence de Dieu vaut plus que tout ce que le monde peut offrir. Parlons maintenant de Moïse. Moïse est le secret de la présence de Dieu, ce qu'on appelle aussi la Shekinah. Il y a une scène dans l'Écriture qui devrait nous marquer, qui se déroule dans Exode au chapitre 33. Donc ça c'est le moment où le peuple de Dieu avait passé un moment terrible avec le passage du Vaudor, un moment d'idolâtrie, une faillite spirituelle totale, où il avait eu une rupture avec l'alliance qu'il avait faite avec Dieu. Et suite à cela, la sentence de Dieu était tombée et Dieu avait dit dans Exode chapitre 33 verset 3 « Monte vers ce pays où coule le lait et le miel. En revanche, je ne monterai pas au milieu de toi, car tu es un peuple réfractaire et je risquerai de te faire disparaître en chemin. » Prenons la mesure de ce que Dieu est en train de proposer à Moïse et au peuple hébreu. Il leur dit « Allez dans la terre promise. En revanche, je ne monterai pas au milieu de toi. » Autrement dit, il leur dit en substance, vous aurez le succès, vous aurez la prospérité, j'enverrai un ange pour combattre à votre place et vous entrerez en possession de la terre promise. Le plan matériel était maintenu, ce que Dieu avait promis cette terre pour eux, mais Dieu leur dit, mais moi je me retire, je ne marcherai pas avec vous. Et ça c'est le piège le plus subtil de la vie chrétienne, de vouloir recevoir la bénédiction mais de vouloir perdre le bénisseur. Combien d'entre nous, nous serions satisfaits d'une telle offre ? Le succès sans Dieu ? Le confort sans sa sainteté ? Mais c'est alors que Moïse, lui, a fait quelque chose qui est absolument saisissant. Il a fait un acte très audacieux. Il a refusé cette proposition. Il a osé dire non à la terre promise, si Dieu n'est pas du voyage. Nous voyons cela dans Exode, au chapitre 33, verset 15. où Moïse a répondu à Dieu, « Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais pas partir d'ici. » Moïse préférait rester là où Dieu est, dans la présence de Dieu. Moïse, il a posé les conditions de son obéissance. Il dit au Seigneur, « Je n'échange pas ta présence contre une destination. » Je préfère mourir dans l'aridité de ce désert avec toi plutôt que de vivre l'abondance du lait et du miel sans toi. Car la présence de Dieu vaut infiniment plus que la promesse. Moïse avait compris que la destination n'avait aucune valeur si le roi n'occupait pas le trône. Et parce que Moïse a eu ce courage, de préférer le visage de Dieu à ses cadeaux. Le cœur de l'Éternel a fléchi et Dieu lui a répondu au verset 14, exode 33, 14 « Je marcherai moi-même avec toi et je te donnerai du repos. » Et pour décrire cette présence glorieuse de Dieu, il existe un mot qui a été appelée la Shekina. C'est un mot qui n'existe pas tel quel dans la parole de Dieu, mais c'est un mot qui est utilisé pour décrire cette présence de Dieu, pour décrire cette réalité que Dieu décrit au travers de sa parole à chaque page. C'est la gloire visible de Dieu, une gloire qui est palpable, qui vient s'établir au milieu de son peuple. Et la Shekina, la présence de Dieu, ce n'est pas une idée philosophique, ce n'est pas une théologie, c'est... Cette nuée qui était lumineuse, qui guidait le peuple d'Israël à travers le désert. Ils avaient la présence de Dieu qui était avec eux, qui les guidait jour après jour. Et c'était aussi ce nuage de gloire qui était si dense, si puissant, qu'il remplissait le tabernacle, au point même que Moïse lui-même ne pouvait y rentrer. C'est ce que nous voyons dans le livre d'Exode, chapitres 40, versets 34 et 35. La nuée couvrit l'attente de la rencontre et la gloire de l'éternel remplit le tabernacle. La gloire de l'éternel remplit le tabernacle. La Shekhinah, la présence de Dieu, c'est la présence de Dieu qui habite, qui s'établit et qui demeure. Là où il y a cette gloire qui se pose, l'atmosphère change, les cœurs sont saisis. Les ténèbres reculent et tout l'espace est saturé par sa sainteté. Et la nouvelle extraordinaire du Nouveau Testament, c'est qu'en Jésus-Christ, cette gloire est accessible. Elle est venue habiter au milieu de nous. L'apôtre Jean le proclame avec force dans Jean chapitre 1 verset 14 « Et la parole s'est faite homme, elle est habitée parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. » Quand Jean a écrit que la parole a « habité » parmi nous, il a utilisé une image très précise. Il est dit littéralement que Jésus a dressé sa tente au milieu de nous. Ce que la nuée de gloire faisait au-dessus du tabernacle dans le désert, Jésus l'a fait en marchant sur notre terre. La gloire de Dieu s'est faite chère. Mais ce message va encore plus loin pour vous et moi aujourd'hui, puisque depuis le jour de la Pentecôte, cette même gloire, cet esprit de puissance ne se tient plus simplement à côté de nous, elle habite en nous. L'apôtre Paul dit aux Corinthiens, ceci dans 1 Corinthiens chapitre 6 verset 19 « Ne savez-vous pas, votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu. Vous ne vous appartenez pas à vous-même. Réalisons-nous le privilège qui est le nôtre. » Nous n'avons plus besoin de monter sur une montagne sacrée pour être dans la présence de Dieu. Nous n'avons plus besoin d'aller dans un temple en particulier. Notre corps est le temple du Saint-Esprit. La chéquina de Dieu, la présence de Dieu habite en nous. Mais, frères et sœurs, cette présence est aussi comme un feu. Et un feu, cela peut brûler de mille feux, tout comme cela peut couver doucement sous la braise. La présence de Dieu est un don, mais l'intimité est une culture. Un feu doit se cultiver, il doit s'entretenir, se maintenir jour après jour, pour ne pas qu'il s'éteigne. Et c'est exactement à cette même culture de la présence que le Seigneur nous appelle aujourd'hui. Et pour cela, il est important d'avoir soif de la présence de Dieu. Avoir soif de Dieu, c'est un signal le plus important. Si nous tournons de regard vers le psaume 63, lorsque David écrive ce psaume, il est dans le désert. On pense que c'était pendant l'époque où Absalom, son fils, lui cherchait à lui ôter la vie. Et dans ce désert, tout autour de lui n'était que sécheresse, poussière et aridité. Mais ce qui bouleversait David, ce n'était pas le manque d'eau pour son corps, c'était le cri de son âme, que nous voyons dans le psaume 63, verset 1 à 3. David dit « Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche. Mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi dans une terre aride, desséchée, sans eau. C'est pourquoi je t'ai contemplé dans le sanctuaire pour voir ta force et ta gloire. » Dans ce passage, nous pouvons nous arrêter sur deux mots, la soif et l'aridité. David dit « mon âme a soif de toi » . Le désert de David n'était pas simplement géographique, il était aussi intérieur. Il avait cette sensation douloureuse de quelque chose qui lui manquait. Il avait un sentiment de vide, une sécheresse spirituelle qui nous guette tous un moment ou un autre au cours de notre marche. Mais quelle était la réaction de David par rapport à cela ? Il n'a pas maudit sa soif, il n'a pas cherché à l'étouffer, il n'a pas cherché à la fuir dans les distractions de ce monde ou dans l'activisme. Non, David, il a écouté sa soif. Il a compris que sa sécheresse était un signal d'alarme divin. Elle était l'indicateur qui lui montre le chemin que vers la seule source qui peut le désaltérer, c'était Dieu. De nos jours, nous vivons dans une culture qui a horreur du vide. Dès que nous ressentons un manque, nous allumons un écran, nous consommons, nous nous agitons, nous faisons tout pour anesthésier notre soif spirituelle. Mais écoutez ce que dit Jésus dans les Béatitudes, dans Matthieu chapitre 5 et au verset 6. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Notez bien ceci, Jésus n'a pas dit « Heureux ceux qui ont déjà tout » , « Heureux ceux qui sont spirituellement parfaits » , « Heureux ceux qui sont repus, qui ont déjà mangé à satiété » . Il leur dit « Heureux ceux qui ont faim » , « Heureux ceux qui ressentent le manque » , « Heureux ceux qui soupirent d'avoir plus » . Pourquoi ? Parce que la faim spirituelle est une bénédiction en soi. Elle est le positionnement du cœur qui s'apprête à recevoir, qui s'apprête à être rempli par Dieu. Si vous n'avez pas de vide, Dieu ne peut pas remplir. Si vous n'avez pas soif, vous ne demanderez pas à boire. Alors mon frère, ma sœur, si tu te sens sec aujourd'hui, si tu traverses un désert, que tu as l'impression que Dieu est loin, ne fuis pas cette sensation, ne la cache pas. Laisse cette soif te briser, laisse-la t'agenouiller, laisse-la te conduire tout droit dans les bras du Père. Il ne suffit pas de désirer ardemment la présence de Dieu, il nous faut être lucide et courageux, il faut que nous puissions voir aussi qu'est-ce qui nous éloigne de sa présence, pourquoi est-ce que nous avons tendance à nous éloigner. Qu'est-ce qui dans nos vies concrètes fait écran entre Dieu et nous ? Qu'est-ce qui étouffe ce feu ? Nous allons voir trois obstacles majeurs ce matin, qui méritent toute notre attention. Nous pouvons parler tout d'abord de la dictature du bruit et de la vitesse. Nous vivons dans l'ère de l'immédiat et du vacarme permanent. Nous voulons tout, tout de suite. Nos vies sont rythmées par les notifications sur les téléphones, la course après le temps, le flux incessant des réseaux sociaux. Et nous avons développé une terreur du silence. Dès qu'il y a un temps mort, nous voulons meubler. Et pourtant, la Bible nous montre que Dieu ne court pas après le bruit. Souvenez-vous du prophète Élie, lorsqu'il était épuisé au fond de la caverne. Dieu est-il apparu dans l'ouragan fracassant ? Non. Dieu est-il apparu dans le tremblement de terre ? Non plus. Ni dans le feu. La Bible nous dit que l'Esprit de Dieu s'est manifesté dans un murmure doux et léger. Une voix douce et subtile. C'est dans 1 Roi, chapitre 19, verset 12, qu'il nous est dit Cette voix douce et subtile, il faut être dans le silence pour pouvoir l'entendre. La présence de Dieu se trouve précisément là. où nous avons tendance à refuser d'aller, dans le calme, dans l'arrêt, dans le silence. Nous ne pouvons pas recevoir ce que nous ne prenons jamais le temps d'attendre. Si votre vie est un TGV, vous passerez toujours à côté de la gare de sa présence. Le deuxième obstacle qui nous éloigne de la présence de Dieu, c'est le réflexe de la honte. de la culpabilité qui n'est pas réglée. Quand Adam et Ève ont brisé l'alliance dans le jardin d'Éden, donc David en a parlé, quelle a été leur première réaction ? Ils ont entendu les pas de Dieu qui marchaient dans le jardin et ils se sont cachés au milieu des arbres. Combien d'entre nous agissons comme des enfants qui nous cachons derrière les buissons parce qu'on a chuté ? Parce qu'on porte une faute, parce qu'on porte un manquement ou une honte secrète, et à cause de cela on s'éloigne, on esquive la prière, on vient au culte mais on essaye de ne pas se faire voir, parce qu'on se sent indigne. Mais regardez la beauté de notre Dieu. Il n'a pas attendu qu'Adam et Ève soient parfaits pour s'approcher. C'est lui qui a fendu les arbres du jardin, qui est allé les voir. Il leur dit « Où es-tu ? » Non pas pour les foudroyer, mais pour les restaurer. La parole de Dieu nous dit dans 1 Jean chapitre 1 verset 9 « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de tout mal. » La culpabilité ne doit pas être une raison de fuir loin de Dieu. Elle doit être au contraire le moteur qui nous propulse vers lui. qui est lui la source de la grâce. Un autre piège qui peut nous éloigner de la présence de Dieu, c'est le piège de la familiarité. C'est de connaître sur Dieu, sans connaître Dieu réellement. C'est un des dangers redoutables, notamment pour ceux qui sont chrétiens depuis des années, pour ceux qui ont grandi sur les bancs de l'église. Le danger de la familiarité sans l'intimité. On peut accumuler des connaissances, Mémoriser des dizaines de versets, pouvoir débattre pendant des heures sur des sujets théologiques comme par exemple la Trinité, et pourtant avoir un cœur parfaitement sec, sans jamais passer une heure à genoux, à soupirer simplement après Dieu. Dans l'évangile de Jean, Jésus ne nous appelle pas à accumuler des fiches théologiques sur lui. Il nous dit dans Jean 15, verset 4, au contraire, il nous dit « Demeurez en moi et je demeurerai en vous. » Jean chapitre 15, verset 4 « Demeurez en moi et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s'il ne demeure attaché au cèpe, Ainsi, vous ne le pouvez non plus si vous ne demeurez en moi. Le Seigneur ne cherche pas des experts qui parlent de lui, il cherche des enfants qui vivent avec lui, qui laissent demeurer Dieu en eux. Aussi, ne laissons pas notre savoir théologique remplacer notre recherche de la présence de Dieu. Alors, comment cultiver cette présence de Dieu ? Nous allons voir ce matin quatre clés pratiques. Cette présence de Dieu, c'est un cadeau qui est gratuit, qui est donné à tous. Mais l'intimité avec Dieu, elle, demande un choix. On ne glisse pas par accident dans la présence de Dieu. On y entre avec une sainte discipline. Et voyons ensemble ces quatre points ce matin. La première clé, c'est d'avoir ce désir intentionnel. c'est de chercher cette présence plutôt que d'attendre. Esaïe chapitre 55 verset 6 nous dit « Cherchez l'Éternel pendant qu'il se laisse trouver. Faites appel à lui tant qu'il est prêt. Cherchez l'Éternel. » La première clé, c'est de positionner notre volonté. C'est d'avoir ce désir de chercher sa présence. Et ce verset nous dit qu'il y a des saisons où le cœur peut se refroidir, où la sensibilité peut s'émousser. David aussi disait « Dieu, je te cherche avec ardeur » . Et dans la langue hébreu, il y a ce mot « chercher » évoqué l'action de se lever tôt le matin, d'être le premier debout pour courir vers ce qui a de la valeur. Chercher la présence de Dieu, ce n'est pas une attente passive. Ce n'est pas se dire, ah bah si Dieu veut me parler, il va le faire, il saura bien m'interrompre, il saura bien le faire, il saura bien le faire. Non, c'est une recherche qui doit être active, prioritaire. Et nous pouvons nous poser cette question, qu'est-ce que nos yeux cherchent en premier chaque matin ? Est-ce que nous cherchons notre téléphone et ses notifications qui sont arrivées pendant la nuit ? Ou est-ce que nous cherchons le visage du Créateur ? La deuxième clé pour cultiver la présence de Dieu, c'est la louange, la porte d'entrée pour rentrer dans la présence de Dieu. Certains d'entre nous avons la tendance à vouloir ressentir la présence de Dieu pour le louer, mais en fait le royaume de Dieu fonctionne à l'envers. La louange n'est pas la conséquence de sa présence, elle en est la porte d'entrée. Le psalmiste a écrit dans le psaume 100, verset 4 Entrez dans ses portes avec reconnaissance, dans ses parvis avec des chants de louanges, célébrez-le, bénissez son nom. La louange est un moyen de rentrer dans sa présence. Aussi quand vous traversez un désert, quand vous n'avez pas envie de prier, quand votre cœur est lourd, c'est précisément là qu'il faut ouvrir la bouche et proclamer la grandeur de Dieu. Ça rejoint la prophétie qui a été donnée ce matin. La louange n'est pas une affaire d'émotion, c'est une décision de foi. C'est l'acte de foi qui ouvre la porte du ciel et qui nous fait rentrer dans sa présence. Une autre clé pour rentrer dans la présence de Dieu, c'est de méditer la parole de Dieu. Il y a une différence fondamentale entre lire la Bible pour acquérir des informations et la méditer pour vivre une rencontre avec Dieu. Le psaume 1 nous dit « Heureux l'homme qui médite la parole jour et nuit » . Et le terme qui est utilisé pour parler de méditer, c'est un mot qui signifie littéralement « mâcher, ruminer » . C'est l'image d'un animal qui prend le temps pour digérer chaque brin d'herbe. afin d'en extraire toute la substance. Aussi, méditer, c'est... Ça peut être prendre simplement un seul verset, une seule promesse, et la tourner, la retourner dans notre cœur tout au long de la journée. C'est poser des questions à Dieu par rapport à sa parole, le laisser sonder notre vie. Et quand nous faisons cela, la lecture que nous avons vue prend tout du sens et elle agit dans nos vies. La quatrième clé pour cultiver la présence de Dieu, c'est la prière. La prière comme une conversation avec Dieu, mais pas comme un monologue. Soyons honnêtes, comment prions-nous la plupart du temps ? Nous devons devant Dieu, avec une liste de courses spirituelles, nous débitons nos requêtes et nous disons « Amen » et ensuite nous passons à autre chose, sans même attendre de réponse. Nous traitons le trône de la grâce de Dieu comme un distributeur automatique. Mais la véritable présence de Dieu, elle se cultive dans une conversation. Et dans toute conversation, la règle d'or, c'est de savoir se taire pour écouter. Et je vous propose aussi un défi cette semaine. Faites l'expérience de 10 minutes de silence. Mettez-vous à genoux ou assis dans votre chambre, et pendant 10 minutes, ne demandez absolument rien à Dieu. Pas de requête, pas de plainte, mais dis-tu simplement, Seigneur, me voici. Je ne veux rien que toi, je veux juste voir ton visage, t'écouter. Je suis là pour toi, Seigneur. Puis, attendez en silence. Que penseriez-vous d'un ami qui, à chaque fois qu'il vient vous voir, c'est pour vous demander quelque chose ? Nous préférons si nos amis nous viennent nous voir pour passer du temps agréable avec nous, pour discuter, pour échanger. Que se passe-t-il quand on entre dans la présence de Dieu ? Ce temps passé dans la présence de Dieu, ce n'est pas du temps perdu. Ce n'est pas un simple exercice de piété. C'est un lieu de puissance où tout notre être est reconfiguré. Quand nous entrons dans la présence de Dieu, Il y a trois miracles qui vont se produire dans notre vie. La première, c'est une transformation profonde de notre identité. Si on se souvient de Moïse, dans l'Exode, après avoir passé 40 jours sur la montagne, seul à seul avec Dieu, qu'est-ce qui s'est passé quand il est redescendu vers le peuple ? La parole de Dieu nous dit que son visage rayonnait. Il rayonnait d'une telle clarté... que les Israélites étaient forcés de se couvrir les yeux. Et le plus extraordinaire, c'est que Moïse ne s'en rendait pas content. Il n'avait pas fait d'efforts pour briller. Il n'avait rien fait pour fabriquer une sainteté. Il s'était simplement tenu exposé au soleil de la gloire de Dieu. Et la chéquina de Dieu, la présence de Dieu était déposée sur lui. Et l'apôtre Paul reprend cette image exacte dans le Nouveau Testament, pour nous l'appliquer, c'est dans 2 Corinthiens chapitre 3 verset 18. Nous tous qui, sans voile sur le visage, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés à son image de gloire en gloire par le Seigneur l'Esprit. La vie chrétienne victorieuse... Ce n'est pas une question d'effort musculaire. Ce n'est pas s'épuiser à essayer d'être plus patient. Ce n'est pas s'épuiser à essayer d'être plus doux, plus généreux. On ne travaille pas à devenir meilleur. On contemple le Seigneur et on est transformé à son image. Sa présence fait en un instant ce que nos résolutions humaines n'ont jamais pu accomplir en des années. Le deuxième effet d'être dans la présence de Dieu, c'est d'avoir une paix qui défie toute logique. C'est le deuxième fruit de la présence de Dieu, une paix surnaturelle. L'apôtre Paul l'appelle la paix qui surpasse toute intelligence. Mais qu'est-ce que cela signifie ? C'est une paix qui n'a aucun sens par rapport aux circonstances. C'est la paix de Jésus. Jésus, lorsqu'il était sur ce bateau en pleine tempête, Jésus dormait dans la paix alors que tout autour de lui c'était agitation, tous les disciples avaient la peur que la barque coule. Cette paix-là ne dépend pas de l'absence de problème, elle coexiste avec la tempête parce qu'elle est ancrée dans la certitude de la présence de Dieu. Quand vous sortez du lieu secret, les vagues de votre vie n'ont pas forcément disparu, mais c'est le calme à l'intérieur de votre cœur. Et le troisième effet de la présence de Dieu, c'est d'avoir une force surnaturelle pour les temps difficiles. La présence de Dieu est le lieu où nos forces sont renouvelées. Le prophète Ésaïe nous donne cette promesse magnifique dans Ésaïe, chapitre 40, verset 31. Mais ceux qui se confient en l'éternel renouvellent leurs forces. Ils prennent leur envol comme les aigles. Ils courent sans s'épuiser. Ils marchent sans se fatiguer. La présence de l'éternel renouvelle les forces. Il ne s'agit ici pas d'un sursaut d'énergie humaine, le mot traduit par se confier ou s'attendre à l'éternel. évoque l'action d'échanger sa force. Quand nous venons dans la présence de Dieu, nous venons avec nos batteries qui peuvent être à plat, avec notre fatigue, notre épuisement de la semaine, et nous faisons un échange. Nous donnons notre faiblesse et nous repartons avec sa force. La présence de Dieu, la chéquina de Dieu devient notre carburant qui nous aide à aller de l'avant. Voilà les bienfaits d'être dans la présence de Dieu. Et comme nous l'avons évoqué tout à l'heure, il est important de demeurer dans sa présence. Jean chapitre 15, verset 5, nous dit Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruits, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Celui qui demeure en moi. Si nous arrêtons un peu sur cette image, cette image agricole que Dieu a utilisée, si on regarde la branche sur un cèpe de vigne, est-ce que vous l'entendez gémir ? Est-ce que vous la voyez faire des efforts désespérés pour produire du fruit ? Non, jamais. La branche ne produit pas de fruit par la force de sa volonté ou par la sueur de son front. La branche fait une seule chose. Elle reste attachée, elle demeure connectée au tronc. Et c'est parce qu'elle est fermement attachée au cèpe que la sève coule au travers d'elle. Et c'est la vie du cèpe qui produit le fruit à travers la branche. De la même manière, soyons connectés à la présence de Dieu et la vie de Dieu va couler au travers de nous. Le Seigneur nous donne aussi le secret d'une vie spirituelle épanouie. Tout ce qui a de la valeur éternelle dans notre vie spirituelle, c'est l'amour véritable, la joie, la paix profonde, la bonté, la foi. Tout cela, ce n'est pas le fruit de nos résolutions humaines, c'est le résultat direct de notre connexion avec Dieu. Et beaucoup de chrétiens s'épuisent parce qu'ils essayent d'agir comme des branches coupées qui tentent de coller des fruits artificiels sur leurs feuilles. On court après le service, on s'agite, on essaye d'être de bons croyants, mais on le fait avec notre propre réserve. Et à la fin, on finit brûlés, fatigués, frustrés. Alors que Jésus nous dit dans ce passage, sans moi, vous ne pouvez rien faire. Il n'a pas dit, sans moi, vous ferez un peu de choses, ou sans moi, ce sera plus difficile. Il a dit « Sans moi vous ne pouvez rien faire, rien qui n'ait de valeur aux yeux de l'éternité. » Aussi la question centrale que Saint-Esprit veut nous poser aujourd'hui est la suivante. Êtes-vous connecté à la présence de Dieu ? Est-ce que la sève divine coule librement dans vos journées ? Demeurer dans la présence de Dieu, ce n'est pas faire une visite de courtoisie. Demeurer, ça signifie habiter, s'installer, rester. Chercher la présence de Dieu, ce n'est pas chercher une expérience émotionnelle le dimanche matin, durant le culte, pour ensuite oublier le Seigneur dès le lundi, sur notre lieu de travail, le projet de Dieu. c'est que sa présence cesse d'être un événement dans notre semaine pour devenir l'atmosphère permanente de toute notre vie. Dieu nous invite à être en permanence connecté à sa présence. Et pour graver cette vérité dans nos cœurs, nous allons voir l'histoire de Marthe et Marie. D'un côté, il y avait Marthe, qui était active, qui était dévouée, qui était totalement investie. Elle courait dans tous les sens, elle préparait le repas, elle organisait la réception pour honorer le maître. Et tout ce qu'elle faisait, c'était bien, c'était utile, c'était même nécessaire d'un point de vue pratique. Et de l'autre côté, il y avait sa sœur Marie, qui elle ne courait pas, elle était assise, immobile, tout près au pied de Jésus, absorbée. par sa parole et sa présence. Et Marthe finit par être frustrée de l'attitude de sa sœur Marie. Elle a demandé à Jésus d'intervenir. Elle lui a dit « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse seule pour servir. Dis-lui de m'aider. » Et là, la réponse de Jésus s'est faite comme un tout coup de tonnerre qui devrait arrêter tous nos activistes intérieurs. Jésus a dit dans Luc chapitre 10 verset 41 et 42 « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses. Marie a choisi la bonne part et il ne lui sera point ôté. » Notez bien ceci, une seule chose est nécessaire. C'est exactement le même cri que poussait David des siècles plus tôt, au psaume 27, comme on l'a vu tout à l'heure. Jésus ne condamne pas le service de Marthe, il remet de l'ordre dans les priorités. La présence de Dieu prime toujours sur le service. Combien d'entre nous, nous sommes devenus des Marthes spirituelles ? Nous nous agitons pour Dieu, nous gérons nos services, nous organisons des cultes, nous nous épuisons dans des réunions, mais nos cœurs sont vides de sa présence. Le grand danger de la vie chrétienne, c'est de travailler. pour Dieu, sans jamais passer du temps avec Dieu. On ne peut pas donner ce que l'on n'a pas reçu. Tout service qui ne naît pas de l'intimité des pieds de Jésus se transforme tôt ou tard en amertume, en fatigue ou en frustration, tout comme pour Martin. Le Seigneur ne cherche pas d'abord nos performances ou nos bras pour travailler, il cherche notre cœur pour habiter. C'est pourquoi dans le livre de l'Apocalypse, il nous lance cette invitation. Apocalypse chapitre 3 verset 20 « Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi. » Voyez cette humilité de Dieu, c'est lui qui vient frapper à notre porte. Il frappe, il attend, il ne va jamais forcer le passage. La porte de sa présence, elle est grande ouverte. Depuis le passage à la croix, nous avons un libre accès auprès du Père. Mais cette porte-là n'a qu'une seule poignée et elle s'ouvre de l'intérieur. Et c'est nous qui pourrons l'ouvrir. La balle est dans notre camp. C'est à nous d'ouvrir le verrou de notre emploi du temps, de nos distractions, de notre agitation, pour le laisser entrer et pour nous installer à sa table. Aussi, frères et sœurs, le message de ce matin, c'est une invitation à passer du temps dans sa présence, à être connecté à Dieu. J'invite l'équipe de Louange à s'approcher. Aussi, je vous lance un défi ce matin. Trouvez un moment. Isolez-vous. 15-20 minutes suffisent, éteignez votre téléphone, coupez les notifications et mettez-vous dans un endroit calme. Il n'y a pas besoin de chercher à faire des grandes phrases, il suffit de se présenter simplement devant Dieu en lui disant Seigneur me voici. Me voici mon âme à soif de toi, je ne veux pas me contenter de connaître des choses sur toi. Je veux te connaître, toi, personnellement. Je veux ta présence. Je veux ta Shekinah dans ma vie. Écoutez-moi bien. Il est possible que la première fois, il n'y ait rien de spectaculaire qui se passe. Il est possible que vos pensées vagabondent et que vous vous sentiez distrait ou même un peu sec. Mais ne vous découragez pas. Continuez. N'abandonnez pas le rendez-vous. La présence de Dieu ne s'achète pas, elle se recherche, elle se cultive, et elle se reçoit dans la persévérance. Dieu, il a fait cette promesse, et notre Dieu ne ment jamais. Il l'a dit au travers du prophète Jérémie, Jérémie 29, 13, « Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. » Le Seigneur ne nous demande pas des prières parfaites, ou une vie sans défaut, il demande un cœur sincère. Cherchez-le de tout votre cœur et vous le trouverez. Sa présence, elle est là, elle est disponible maintenant. Amen. Seigneur, nous te remercions pour ta parole. Merci Seigneur pour ta présence dans nos vies. Merci.