- Speaker #0
Bonjour Agnès.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Je suis ravie de t'accueillir au micro d'Elzagis. Merci d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #1
Merci pour l'invitation,
- Speaker #0
avec plaisir. Alors si tu es invitée aujourd'hui, c'est parce que tu fais partie des femmes dont le parcours raconte à la fois la trajectoire professionnelle, mais aussi une manière personnelle d'habiter un rôle, et ça je le dis parce que je te connais, que je le sais, que tu as à cœur d'habiter vraiment un rôle à ta manière. Et donc tu as la tête du centre Soweist qui se trouve à Levallois, tu diriges du coup un lieu qui vit, qui bouge, qui rassemble et tu l'incarnes avec une vision qui dépasse certainement ces murs, cette enceinte, avec une vision qui fait d'écoute, d'attention aux autres et surtout une envie de transformation, du sens à tout ça. D'où dans elles agissent, j'aime beaucoup mettre en lumière ce qui... pousse justement une femme à avancer, à s'affirmer, à apporter ce que je viens de décrire dans son rôle. Et donc je suis heureuse que tu sois là aujourd'hui pour le partager avec nous, à la fois ton parcours et qu'est-ce qui t'a mené jusqu'ici. Et donc pour commencer, j'aimerais revenir avec toi, avant la fonction, avant le rôle, sur si tu devais nous raconter une première étape, le premier moment peut-être marquant qui t'a mise sur le chemin de ce que tu fais aujourd'hui. Tu penserais à quoi ? Ça serait quoi ?
- Speaker #1
Ça s'est fait vraiment au fur et à mesure. Je ne sais pas s'il y a vraiment quelque chose qui m'a amenée ici. Je dirais que c'est mes précédentes expériences, même si je n'ai pas non plus 30 ans de carrière. Merci. Je n'ai pas non plus 30 ans de carrière derrière moi, mais je pense que c'est vraiment les expériences que j'ai pu avoir, que ce soit dans ma scolarité, les stages et ainsi de suite. Et ensuite, l'expérience que j'ai pu avoir à la sortie d'école qui m'ont vraiment... En gros, appris à me dire voilà ce que j'aime, voilà ce que j'aime un petit peu moins. Moi, ce que j'aime le plus, c'est l'échange, c'est travailler ensemble et ainsi de suite. Et donc, ça m'a amenée à échanger sur différents postes et ça m'a amenée à envisager un poste comme celui que j'ai aujourd'hui, sachant que j'ai commencé en tant que directrice adjointe d'un autre centre commercial au sein du même groupe. Et puis derrière, ça m'a permis d'évoluer et de passer directrice d'un centre comme celui de ce Ouest aujourd'hui.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux revenir justement sur tes études et les autres postes que tu as eu avant ?
- Speaker #1
Oui, alors j'ai fait une école de commerce originale. J'ai fait une école de commerce avec un master en grande distribution. Et puis ensuite, dans le cadre de cette école-là, plusieurs stages, majoritairement dans la grande distribution. Quand je suis sortie d'école, je suis arrivée chez Carrefour. D'abord, dans un premier temps, sur un poste vraiment de chef de marque sur la beauté, dont le... Le but était vraiment d'enrôler ou de motiver des ambassadrices sur la marque de beauté de Carrefour. Donc un rôle vraiment d'aller les chercher dans chaque région, de les motiver, de leur apprendre, de leur faire tester les produits, vraiment d'engager les personnes. C'est un peu le fil rouge qui va driver jusqu'à présent ma carrière. Et puis ensuite, un rôle plutôt sur Carrefour Proximité, plutôt sur les produits frais, où là, j'avais plutôt des relations avec des personnes dans les différentes régions. pour réussir à les driver sur la ligne directive qu'on avait, et puis ensuite leur permettre de faire plus de chiffres chacun dans leur magasin, et ainsi de suite. Et de là, j'ai intégré le groupe dans lequel je suis aujourd'hui, qui gère du coup des centres commerciaux, entre autres. Et puis je suis arrivée en tant que directrice adjointe du centre commercial Westfield-les-Quatre-Temps, à la Défense.
- Speaker #0
Ok, pas n'importe lequel, je pense. Voilà, en mastodonte.
- Speaker #1
Et puis directrice d'un centre à Lyon qui s'appelle Confluence. Et ensuite, là, je suis arrivée depuis bientôt quatre ans déjà au centre commercial de ce Ouest à Levallois.
- Speaker #0
Et donc, tu disais que pour guider tes choix, tu avais ce truc de dire ça me plaît, ça me plaît pas. C'est ce que tu viens de dire. Est-ce qu'il y avait aussi une notion peut-être d'ambition aussi ou de rencontres qui ont guidé aussi tes choix et ta carrière ?
- Speaker #1
Je pense que c'est... Je ne pourrais pas dire qu'il y a une rencontre en réalité. Je pense que c'est vraiment... En fait, je me nourris. vraiment des échanges avec les personnes. C'est ce qui fait mon travail aujourd'hui, c'est ce qui est ma manière d'être, mais personnel comme professionnel. Pour le coup, mes amis te diront que entre mon pro et mon perso, je n'ai pas une grande différence. Je dois forcément un peu plus de recul dans mon pro, mais je vais vraiment être la même personne. Et je me nourris de mes échanges avec les personnes, de mes rencontres. Donc en fait, c'est vraiment pour ça que pour moi, j'avais évidemment une ambition, je suis assez carriériste là-dessus. Enfin de manière générale, mais j'avais vraiment le fait de me dire ce que j'aime par-dessus tout dans les expériences que j'ai eues à date, c'est les échanges avec les personnes, c'est gérer plusieurs projets. Et donc quand on m'a proposé d'être directrice adjointe d'un centre commercial, qui n'était pas du tout quelque chose que j'ambitionnais initialement. J'avais aucune notion de comment est-ce qu'on gère un centre commercial. Oui,
- Speaker #0
c'est ce que j'allais te demander. Qu'est-ce que c'est de diriger la SOWEST, par exemple, un énorme centre commercial ? Ça inclut quoi dans ton poste, dans tes responsabilités ?
- Speaker #1
C'est très large, c'est très vague. C'est très vague et le jour où il faudra que je passe un entretien, il va falloir que j'y réfléchisse grandement. L'idée de la direction d'un centre commercial, en tout cas comme celui de Soest, c'est vraiment de se dire qu'on accueille tous les jours de l'humain, on accueille du public, on doit l'accueillir dans les meilleures conditions, on doit l'accueillir pour l'objectif pour lequel il est venu, qui est en général du shopping, mais de plus en plus pour de l'expérience, et peut-être qu'on aura l'occasion d'en parler. Donc voilà, en fait, vraiment la direction d'un centre commercial, on va avoir une direction technique, une direction marketing. Et puis mon rôle qui est un peu plus une direction qu'on appelle réseau chez nous mais qui est un peu plus avec du recul, dont l'objectif est vraiment de gérer en priorité toutes les parties communes d'un centre commercial mais d'accueillir les clients dans les bonnes conditions. On travaille évidemment avec des prestataires et c'est là que je continue à dire que seule je n'avancerai en rien et je ne gérerai pas du tout ce centre et qu'il y a une énorme équipe derrière que parfois les gens ne voient pas dans les centres commerciaux. ou d'autres contre-votres.
- Speaker #0
Qui n'imaginent pas.
- Speaker #1
Comme la sécurité, le nettoyage, l'accueil, les déchets, la maintenance. Tout ce monde qui nous aide et qui sont essentiels à la gestion d'un centre commercial. Et ça,
- Speaker #0
tu l'avais en tête justement avant d'arriver ou avant d'être vraiment dans le terrain, les mains dedans ? De te rendre compte à quel point c'était intense, large ?
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Pour la vie, on va dire intense. C'est quelque chose qui me challenge et que j'aime bien. Je ne pense pas demain que je puisse faire un métier où j'ai vraiment le temps.
- Speaker #0
Où tu perds ça. Voilà.
- Speaker #1
Il ne faut pas que mes responsables entendent ça parce que sinon, ils vont se dire qu'ils vont me donner plus. Mais dans l'idée, c'est vraiment plus…
- Speaker #0
C'est l'intensité qui te plaît.
- Speaker #1
C'est l'importité. C'est la multiplicité des projets. C'est le fait de se dire que toute idée peut devenir un projet, peut devenir quelque chose sur lequel il se passe vraiment quelque chose. Mais après, non, j'avais strictement, je pense, comme tout un chacun… aucune idée avant d'intégrer les centres commerciaux de manière générale, de la manière dont ça fonctionne. Et c'est passionnant, c'est un monde entier derrière les murs.
- Speaker #0
Et tu es une femme aussi, jeune, qui a cette responsabilité-là. Est-ce que tu crois que du coup, tu apportes une vision un peu plus contemporaine, ou en tout cas différente de ce qui était ? Ou est-ce que tu peux me dire, d'ailleurs, le taux de femmes, d'ailleurs, en termes de direction, ça peut être intéressant. Mais déjà, toi, personnellement, est-ce que tu as l'impression d'apporter un œil qui t'est propre ? certainement, mais qui représente aussi quelque chose de générationnel. Et puis, quelle est la proportion de femmes à ton poste ?
- Speaker #1
Alors, le chiffre, je ne vais pas m'avancer. Je ne l'ai pas en fait, mais on est plusieurs femmes directrices de centre, pour le coup, dans le groupe. Et alors, en effet, c'est vrai que le fait d'être une femme à ce poste-là, je pense que ça aurait pu être beaucoup plus difficile avant et qu'il y a bien des femmes avant moi. qui ont dû combattre un peu ces stéréotypes de tel poste et dédié à un homme et ainsi de suite. C'est des choses qu'on peut encore entendre, qui en toute franchise me passent vraiment au-dessus. Et après, comme tu l'as dit, et je te le remercie, je suis encore jeune, et c'est vraiment plus sur ça, moi, qu'aujourd'hui, je vais ressentir un petit peu l'impact dans les échanges. Est-ce que je pourrais échanger avec la directrice ? Oui, c'est moi. Ah, oui. du coup bon après voilà on est aussi embauché sur ces postes parce qu'on a un certain tempérament une certaine façon d'être une certaine façon de penser qui fait qu'on se laisse pas se démonter par des remarques qui peuvent être comme celles-ci même si elles ont rien de profondément méchant mais qui peuvent nous faire ressentir pour mon cas plus le fait que je sois jeune à ce poste là et donc comment est-ce que ça se fait et c'est pas vous qui allez m'apprendre comment ça se passe à votre âge et ainsi de suite plus que le fait que je sois une femme
- Speaker #0
Est-ce que tu arrives à te dire justement la jeunesse, que ça peut t'apporter de plus que eux ne voient pas, par exemple ? Mais est-ce que toi, tu te dis, tiens, ce regard peut apporter quelque chose de nouveau ?
- Speaker #1
Alors, je pense oui. Et à la fois, j'ai des collègues qui peuvent être hommes, femmes, plus ou moins âgés que moi, qui ont aussi d'excellentes idées. Donc, je ne pourrais pas dire que c'est vraiment mon âge qui m'apporte ça. je pense que l'avantage de la jeunesse de manière générale, que ce soit dans mon poste ou ailleurs, c'est de pouvoir challenger aussi avec les changements, avec l'actualité, avec les challenges actuels, avec tout ce qui arrive par génération évidemment. Maintenant c'est un groupe dans lequel quoi qu'il en soit on nous challenge beaucoup, un poste sur lequel quoi qu'il en soit on nous challenge beaucoup, et donc je pense que ça pousse tout le monde à donner le meilleur, quel que soit, et le sexe et l'âge.
- Speaker #0
Tu disais aussi que tu avais envie d'apporter autre chose que l'envie d'aller acheter quand on vient chez toi, chez Soest, etc. Je sais parce que tu es forte de propositions en termes de culture, de prévention, etc. Est-ce que tu peux nous en parler justement ? Parce que c'est vraiment toi qui apportes ça.
- Speaker #1
Oui, ça pour moi, c'est essentiel. Donc oui, en effet, un centre comme Soest, c'est un centre de shopping avant tout et pour tout le monde. Mais ça évolue vraiment. ça évolue vraiment dans la volonté ça a évolué depuis quelques années, c'est pas tout récent mais les gens en fait viennent faire du shopping mais un centre commercial c'est aussi des souvenirs pour tout le monde quand on est aussi plus jeune c'est sûr c'est un lieu qui rassemble des familles sur lesquelles on va avoir autant une proposition pour les enfants qu'on va avoir une proposition pour le papa, pour la maman pour la famille en entier que ce soit des loisirs, que ce soit une salle de sport que ce soit Un instant pour un goûter, que ce soit le déjeuner ou le shopping, ou en fait la petite boutique qui va ouvrir pour les décorations de Noël, dans une ambiance un petit peu féérique. L'idée, c'est vraiment de se dire que c'est un centre de shopping, mais c'est un lieu d'expérience, c'est un lieu de vie, c'est un lieu d'échange. Il y a des personnes que je vois quotidiennement, et tu en fais presque partie, mais voilà, je vois quotidiennement dans le centre, pour autant qu'ils ne vont pas faire des achats tous les jours.
- Speaker #0
Un lieu de passage aussi. Voilà,
- Speaker #1
un lieu de passage, sachant qu'un centre comme Soest, en l'occurrence, c'est un centre de proximité. On est vraiment un train implanté. Bien sûr, oui,
- Speaker #0
c'est vrai que c'est atypique aussi. Voilà,
- Speaker #1
un train implanté dans un centre-ville et dans le centre-ville qu'est le Valois. Donc il y a vraiment ça. Et puis après, il y a en effet vraiment cette volonté de se dire, ma volonté en tout cas, mais qui est aussi portée par le groupe de manière générale, mais ma volonté de se dire, on a la capacité d'accueillir un grand nombre de personnes par jour. Et donc on a la capacité d'ouvrir à ce grand nombre de personnes par jour, de manière toujours gratuite, c'est quand même vraiment le concept, des choses comme la culture, le sport, la santé et ainsi de suite. Et donc ça me tient particulièrement à cœur et on avait eu toutes les deux en l'occurrence avec un de tes amis un projet par exemple là-dessus, de me dire en fait on va rencontrer des personnes, on va échanger, on va trouver une idée, ça va devenir un projet et moi c'est ce qui me fait vibrer au quotidien de me dire qu'en fait... Il y a évidemment les choses réglementaires qui font vivre un centre commercial et puis il y a tout ce qu'on peut construire autour et tout ce qu'on peut ouvrir au-delà de ça. Et ça me paraît essentiel. On avait fait une galerie d'artistes avec des artistes qui étaient venus pendant six mois travailler dans une des boutiques du centre qu'on leur avait mis à disposition et la condition était vraiment qu'elles puissent accueillir le public. Et donc on voyait tous les jours des enfants qui s'arrêtaient mais pendant près d'une demi-heure. pour les regarder, dessiner, peindre et ainsi de suite. Poser des questions, éventuellement. Et puis derrière, du coup, la mise en place d'ateliers et en fait se dire que c'est vraiment, on ouvre la culture, on ne se parle pas, entre guillemets, sans aucun aspect péjoratif là-dessus, mais d'un simple vernissage ou autre qui, pour le coup, parfois peut être un petit peu austère. Plus électrique aussi,
- Speaker #0
parfois.
- Speaker #1
Là, c'est vraiment de se dire, on est un établissement qui reçoit du public. On reçoit beaucoup de public tous les jours et donc si on peut leur permettre... d'accéder gratuitement à de la culture, d'accéder gratuitement à une exposition, d'accéder gratuitement à une démo, à un show, à des animations. L'idée, c'est vraiment de se dire que tout est gratuit, mais c'est ce qui est en réalité génial dans nos postes. C'est qu'on peut vraiment faire plein de choses et de la rencontre qu'on va faire au coin de la rue, faire naître un projet qui verra le jour un mois, deux mois, deux semaines, une semaine, puisque je crois que le nôtre, on l'avait fait ensemble assez rapidement ici. Plus tard dans le centre, il y a la vue de milliers de personnes tous les jours.
- Speaker #0
C'est sûr. Et ça, tu penses que tu as toujours eu cette envie ? C'est-à-dire que ça vient aussi peut-être de l'enfance ou de quelque chose qui te passionne, justement d'amener la culture, qu'elle soit accessible au plus grand nombre. Est-ce que tu as des souvenirs de ça plus petite ? Ou même jeune femme ? Peu importe, mais est-ce que ça fait partie de toi, même dans ton quotidien ?
- Speaker #1
Alors, je ne sais pas si ça va être forcément... Plus jeune, mon point vraiment de manière générale, et ça va paraître limite un peu superficiel, mais je le pense sincèrement, c'est de me dire que si j'ai un rôle, un poste qui peut me permettre de mettre en avant des choses qui, je pense, peuvent enrichir tout un chacun, je le fais. Et c'est un peu, je ne sais pas trop comment le refléter dans ma vie personnelle, mais c'est un peu le cas, c'est-à-dire que si je peux être disponible pour quelqu'un dans ma vie perso, je le ferai. Si je peux lui permettre d'accéder à quelque chose par, j'en sais rien, une connaissance que j'ai, je le ferai. Et donc là, je me dis, en fait, quand je le fais habituellement pour une, deux, quatre, cinq potes, là, je peux le faire pour des milliers de personnes, des milliers de dizaines de milliers de personnes par jour. Comme j'avais fait, par exemple, on avait fait un partenariat avec la protection civile, qui était venue pour faire un petit peu les premiers gestes qui sauvent. Ça, c'est quelque chose qui me tient à cœur particulièrement, où je me dis, en fait, moi, je le fais, j'ai l'espace. dans le centre que je dirige, de le faire. Et si en une demi-journée, je peux former 150 personnes qui ne se seraient pas formées par ailleurs, parce que parfois ça peut être payant, ou que c'est plus difficilement accessible, que c'est sur des horaires qui ne sont pas envisageables, avec le travail, avec les enfants, avec les activités extrascolaires, et ainsi de suite, qu'est-ce qui m'empêche de le faire ? Sur ça, c'est vraiment ce qui m'anime, moi, personnellement, de me dire que j'ai le lieu pour, j'ai la volonté, j'ai entre guillemets le pouvoir pour le faire L'idée,
- Speaker #0
c'est d'apporter un lieu aussi qui réunit, qui fédère.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et ça, c'est une vraie force. Quand elle est utilisée comme ça.
- Speaker #1
C'est le maître mot d'un centre commercial en soi, d'être un lieu qui réunit. Et donc, si on peut faire énormément de choses autour de ça, au-delà du simple shopping.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Est-ce que tu apportes dans ta carrière en manière générale, dans ton poste là ? Cette notion d'émotion, de sensibilité ou même d'intuition qu'on peut développer aussi en dirigeant. Ça, c'est quelque chose sur lequel tu es sensible ?
- Speaker #1
Je pense en réalité que c'est assez indissociable. Je suis quelqu'un d'assez entière. Tu as pu me connaître au fur et à mesure. Et je pense que si on dissocie vraiment, grosso modo, le leadership ou la manière de diriger de l'émotion, de la sensibilité et ainsi de suite, on part sur quelque chose qui est un petit peu moins authentique, un petit peu moins réaliste aussi. parce que c'est bien beau de se baser uniquement sur du très terre-à-terre. Attention, je suis pour le coup assez terre-à-terre. Mais si on se base que sur ça, on est parfois assez éloigné de la réalité. Et si on se cache de nos émotions et de notre sensibilité et ainsi de suite, s'éloigner de tout ce que peuvent nous apporter les échanges qui sont autour. Donc en fait, pour moi, c'est essentiel pour avoir derrière un leadership, des idées et ainsi de suite, un management qui va être beaucoup plus réaliste, beaucoup plus authentique et du coup, beaucoup plus, selon moi, efficace.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant de le dire avec cette légèreté. Ça a toujours été quand même un sujet où justement on dissocie, etc. Ce que tu viens de dire, mais là, tu... toi c'est vraiment intégré, ça fait partie de ta manière d'être et donc de ta manière de diriger et donc de ta manière de...
- Speaker #1
Exactement, j'ai vraiment pour le coup cette même personnalité ce qui est un petit peu rassurant au fond entre le pro et le perso c'est évidemment quelque chose que j'ai dans le perso et c'est pour moi quelque chose où si je mets tout ça de côté dans mon pro je pense que je passerais à côté d'énormément de choses et parfois avoir une intuition n'est pas forcément toujours la bonne et c'est pas grave Mais au moins, on essaye, on échange, on en parle. Et puis derrière, on acte. Est-ce qu'on le fait ? Est-ce qu'on le fait pas ? Et mes collègues rigoleraient s'ils entendaient ça. Mais acter, pour moi, c'est le maître mot. Je ne fais que le dire. Je l'ai répété à certains collègues. On hésite, on pense à plusieurs sujets. On essaye et ainsi de suite. Mon mot final, c'est acte. Fais quelque chose, acte.
- Speaker #0
Dans l'idée, vas-y, fais. On n'attend pas que ça soit parfait, peut-être, pour le faire. Fais-le et puis on va voir après la suite, c'est ça ? En fait,
- Speaker #1
ça va évidemment dépendre. On le sait, toi comme moi, qu'il y a beaucoup de choses qu'on fait qui représentent un budget ou autre. Mais ce n'est pas toujours le sujet. Et en l'occurrence, quand on se parle du sport, de la culture et ainsi de suite, de la santé, ce n'est pas forcément toujours le sujet. C'est plus, en fait, ne nous freinons pas à ce qu'on a l'habitude de voir, ne nous freinons pas à ce qu'on nous a toujours dit de faire. Il y a évidemment des règles qu'on doit respecter. On reste un établissement recevant du public. On suit une réglementation stricte. Oui, très strictes. Voilà. Mais par contre... Merci. si on n'essaye pas on va jamais changer et les personnes à SOS on a un centre de proximité avec des personnes qui sont très fidèles et qui reviennent pour certaines plusieurs fois par semaine donc en fait si on leur propose pas des choses qui sont un petit peu nouvelles et si on se cante et on va pas continuer à intéresser tout le monde et puis même pour nous c'est beaucoup plus motivant de pas limiter trop les personnes c'est sûr et juste pour resituer parce que là on parle parce que nous on connait SOS etc ...
- Speaker #0
Est-ce que tu peux me donner quelques chiffres, en tout cas pour que les auditeurs et auditrices se rendent compte de ce que c'est ? Je ne sais pas, par exemple, le nombre de passages où tu es en tête, le nombre de personnes que vous êtes, de boutiques, etc. Pour se rendre compte de la grandeur quand même de ce dont on parle depuis tout à l'heure.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. C'est un centre commercial qui est situé à Levallois-Péret, qui a ouvert en octobre 2012. Donc, plutôt récent, on va dire, par rapport à d'autres. C'est un centre commercial qui représente à peu près 110 boutiques. Pour se rendre compte, et pour les levalloisiens, on se parle aussi des restaurants qui sont au niveau de la rue d'Alsace. Ah, que tu gères aussi ? Exactement, qui font aussi partie de Soest, y compris La Poste, La Pharmacie et ainsi de suite, qui ne sont pas forcément dans le bâtiment principal, mais qui en font aussi partie et qui représentent ces 110 boutiques. Et puis pour se rendre compte, un centre comme Soest, pour le coup, ça va accueillir en moyenne un peu plus de 7,5 millions de personnes à l'année. Et donc après, c'est évidemment comme un centre commercial, des boutiques qui ouvrent, des boutiques qui ferment. Et ce qui est vrai, c'est qu'une boutique qui ferme n'est pas toujours une mauvaise nouvelle malgré ce qu'on peut entendre, puisque si aucune boutique ne fermait jamais, on n'en ouvrirait jamais de nouvelles. Or, il y a des attentes. Donc évidemment qu'il y en a qui ne font pas plaisir à tout le monde et qui parfois ne sont pas un choix de notre part ou de leur part et qui sont des fermetures administratives. Mais voilà, ça fait vraiment partie de la vie d'un centre commercial que d'accueillir, que ce soit du long terme, du court terme ou des associations comme on peut en accueillir actuellement dans le centre.
- Speaker #0
Oui, mais c'est important d'avoir rappelé ces chiffres parce qu'effectivement, ce dont on parle, ce que tu mets en place, etc., ça touche quand même vraiment le quotidien des personnes, des personnes concrètes. Et ça fait vivre vraiment une ville aussi. C'est un centre, un cœur battant aussi de tout un tas de choses.
- Speaker #1
Oui, exactement. Pour moi, c'est vraiment en effet un centre commercial, mais c'est un acteur majeur de la communauté dans laquelle on est installé. C'est à ça qu'on vient vraiment agir aussi, et on travaille étroit avec la ville en l'occurrence, mais sur tous les aspects autres que le shopping. C'est un des lieux de Levallois, en l'occurrence, dans lequel on peut aussi accueillir de la culture, dans lequel on peut aussi accueillir du sport, sous différentes formes, parce que ça va être compliqué. de faire une course littéralement dans le centre, mais...
- Speaker #0
Et pourquoi pas ?
- Speaker #1
Et pourquoi pas, un dimanche fermé, allons-y !
- Speaker #0
T'as la taille pour !
- Speaker #1
Ouais, j'ai la longueur !
- Speaker #0
Est-ce que dans ton parcours, il y a eu des figures ou des rencontres qui t'ont inspirée ?
- Speaker #1
Pour le coup, je risque un petit peu de me répéter, mais je ne dirais pas que c'est une personne. En fait, je fonctionne vraiment.
- Speaker #0
désolé je pense que je me répète non mais parce que la question t'amène à ça il n'y a pas forcément une personne qui ressort de là tu te dis ce qui est possible, ce qui fait partie donc du coup c'est plutôt des rencontres,
- Speaker #1
suivre ton intuition aussi suivre ce que tu as envie de faire c'est le groupe c'est vraiment le groupe c'est aujourd'hui l'équipe c'est Mes amis, ma famille, même si ça peut paraître cliché, je le pense sincèrement à ma mère. Alors je ne sais pas, je pense que je dois être la quinzième à dire ça pour le coup, mais je le pense sincèrement sur la résilience et ainsi de suite. Après, je ne pourrais pas dire que c'est une seule personne. C'est vraiment pour moi, je suis et je vis mon pro comme mon perso entouré de personnes sans lesquelles je pense qu'on n'avancerait pas. En tout cas, je n'avancerais pas du tout autant. J'en suis convaincue.
- Speaker #0
Bien sûr. Et justement, tu parlais de tes équipes. Comment tu arrives à leur transmettre tout ça aussi au quotidien ? Tes valeurs, en fait, qui tu es ?
- Speaker #1
Pour le coup, c'est vraiment dans l'échange. Tu vois, c'est ce qu'on se disait un petit peu avant. N'ayons pas peur d'essayer. N'ayons pas peur de proposer. C'est ce que je leur dis à chaque fois. On sait qu'on a beaucoup de contraintes qui sont un petit peu moins sexy à dire et ainsi de suite. Mais on en a et c'est normal, comme dans tout métier. Ma façon d'avancer et ma façon d'échanger avec eux, c'est vraiment de se dire oui, on a des contraintes, mais moi, en fait, ce que je te demande, c'est de réfléchir hors contraintes. Viens me voir et moi, je ferai le côté un peu plus carré, on va dire, d'apporter les contraintes et de voir comment est-ce qu'on peut avancer là-dessus, histoire de ne pas frustrer. Donc, en fait, ma vraie vision des choses et moi, ce que je veux transmettre le plus possible, c'est le fait de ne pas se restreindre, de travailler en groupe. vraiment ce qui me définit. Oui, tu viens de le dire. Mes collègues, mes équipes précédentes, c'est vraiment de travailler en groupe, même dans mon perso. C'est toujours moi qui organise les animations de groupe, les week-ends et ainsi de suite en groupe.
- Speaker #0
T'es moteur.
- Speaker #1
Je me déplace en but tout le temps. Et là, ce que je vais véhiculer aux équipes, aux personnes avec qui je travaille, pour le coup, c'est vraiment le fait d'échanger. Le fait de travailler ensemble, le fait de brainstormer, le fait de se dire ne nous mettons pas de limites, ne travaillons pas chacun de notre côté, échanger avec les personnes, voyez comment est-ce que ça se passe et c'est pour moi une manière de faire au quotidien qui peut ou ne peut pas inspirer, pour le coup tout le monde n'adhère pas, mais qui est ma manière de transmettre aux équipes.
- Speaker #0
Et quelle est ta définition d'agir, pour toi ça veut dire quoi ?
- Speaker #1
Du coup, ça veut dire essayer, ça veut dire proposer, ça veut dire... Ouais, c'est surtout essayer, proposer, avancer, essayer de faire avancer, et après, pour le coup, je reste quand même sur ça, assez terre à terre, c'est faire quoi, avancer concrètement. Et pour le coup, ça va encore faire rire, mais c'est acter, actons de quelque chose. Peu importe... Enfin, peu importe, évidemment que non, mais peu importe l'incidence, c'est-à-dire que ce n'est pas parce que c'est un plus ou moins gros projet que tu dois plus ou moins te limiter dans ta manière d'agir ou de proposer et ainsi de suite. Et pour moi, tu ne peux pas agir si tu n'essayes pas, tu ne peux pas agir si tu ne proposes pas et tu ne peux pas agir si tu n'avances pas concrètement. Donc, la définition même d'agir pour moi, c'est d'acter, d'avancer, de faire concrètement sur un côté très terre à terre. Sur mon côté, plus transmission des informations et travail en groupe, ça va être vraiment... proposer, essayer et ensuite on verra ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas. On ne peut pas agir sur des choses bien si on n'a pas testé avant des choses qui ne fonctionnent pas.
- Speaker #0
Et ce qui est intéressant aussi, ce que tu viens de dire, c'est petites ou grandes actions. C'est-à-dire que toi, parfois, l'action, on l'associe justement à une grandeur. Et non, il y a une valeur aussi dans des petites actions, dans ce qu'on peut faire, justement l'action du quotidien, etc., qui acte un pas vers quelque chose d'autre. Oui,
- Speaker #1
évidemment. En fait, pour moi, agir, ce n'est pas forcément se parler de la grande, en l'occurrence dans notre métier, de la grande stratégie de l'année. Évidemment que ça en fait partie, mais en fait, si au milieu de ça, tu fais un projet qui potentiellement t'aura pris peut-être que trois heures d'échange, très bien. Mais en fait, si derrière, tu es satisfaite de l'impact que ça a et que tu estimes que ça a apporté quelque chose à quelqu'un, puisque évidemment, on répond quand même à des objectifs, mais au final, ce qui est au cœur de notre métier, ce qui est au cœur de mes journées, c'est l'humain. Ce qu'on accueille avant tout dans le centre, c'est l'humain. C'est les clients qui ont des demandes, qui ont des plaintes évidemment, mais qui ont des demandes, qui ont des exigences et ainsi de suite. Et si en fait tu peux leur proposer quelque chose au-delà de ce qu'ils attendent habituellement et que pour toi c'est un projet qui te tient à cœur, et bien allons-y. Encore une fois, la protection civile c'est un sujet qui me tient à cœur, la santé c'est un sujet qui me tient à cœur pour beaucoup de raisons, dont des raisons très personnelles. Et je suis toujours arrivée dans le centre en disant, quoi qu'il en soit, je profiterai de ce poste pour former des personnes au premier geste qui sauve. C'est un petit geste. Le plus gros du travail, c'est en l'occurrence la protection civile qu'il a faite. Moi, je suis loin de pouvoir former les gens là-dessus. Je les ai contactés, on s'est mis d'accord. Je les ai accueillis. C'est un rôle de transmission et de facilité. Exactement. Ils ont formé plus de 100 personnes en une demi-journée. C'est une petite action. C'est très bien. Mais c'est une action.
- Speaker #0
j'ai acté est-ce que je pense si des femmes nous écoutent autour de ces postes ta responsabilité par rapport à ton point de vue et tout ce que tu viens de nous présenter est-ce que tu aurais un conseil à donner à quelqu'un qui n'ose pas agir justement pour aller vers
- Speaker #1
un poste comme le tien pour le coup je vais me répéter et je vais un peu paraphraser ta question mais c'est vraiment oser en fait qu'est-ce qui peut vous freiner aujourd'hui ... Si ce qui vous freine, c'est le fait de se dire que c'est un poste plutôt masculin, ma foi, passons au-dessus et laissons les gens gérer leur frustration. Voilà, ça c'est mon principe. Si ça dérange quelqu'un qu'une femme prenne un tel poste, quel que soit le poste, sans parler forcément du mien, c'est une frustration de leur côté, et tant pis. Et en fait, si on commence à se... Et moi, spécifiquement dans mon métier, si je commence à traiter les frustrations de tout le monde, j'avance jamais. Donc en fait, c'est vraiment oser, essayer. Demain, vous allez tester quelque chose qui va vous plaire. tant mieux, ça ne va pas vous plaire ce sera une expérience pour vous dire qu'en fait c'est plutôt vers ça que vous allez vous orienter c'est vraiment sur ça, en fait je pars vraiment du principe que rien n'est fermé il y a évidemment encore beaucoup de travail sur l'égalité hommes-femmes mais je ne vais peut-être pas me lancer là-dedans mais rien n'est aujourd'hui officiellement fermé en termes de poste pour qu'une femme le prenne donc qu'est-ce qui va, toi, la personne qui nous écoute t'empêcher d'y aller Tu as les mêmes capacités, tu peux avoir la même manière de réfléchir, tu peux avoir la même manière d'agir, tu peux en avoir une différente qui va être beaucoup plus inspirante pour les équipes que potentiellement tu manageras. Donc en fait, pour moi, il n'y a aucun frein à avoir et si tu veux, c'est un peu classique, mais si tu veux, tu peux. Et il faut oser pour derrière l'avoir et pouvoir faire énormément de belles choses au poste que tu auras prochainement.
- Speaker #0
Merci pour ce partage. J'ai une dernière question. Est-ce qu'il y a un domaine d'activité, un domaine tout court, où tu aimerais voir plus d'action ? Quelque chose qui peut te toucher ?
- Speaker #1
Alors c'est large, je ne peux pas dire que j'ai un domaine en particulier, je le disais, l'égalité hommes-femmes, j'aimerais qu'il se passe beaucoup plus de choses, justement pour à terme potentiellement ne plus avoir ces questions-là, et attention je ne remets pas du tout en cause la question, mais c'est vraiment...
- Speaker #0
Le fait de se dire qu'en fait, il n'y a plus de questions sur ce sujet, ce n'est pas parce que tu es une femme que ça, ce n'est pas parce que tu es une femme et que tu es jeune que tu ne dois pas être directrice d'un centre commercial et que tu dois te prendre des remarques, même si, encore une fois, ça me passe bien au-dessus. Mais j'aimerais bien qu'il se passe beaucoup de choses là-dessus. Et puis après, et comme je le disais, je l'illustrais un peu plus tôt, sur un point de vue vraiment santé, moi c'est un domaine... Pour le coup, il se passe énormément de choses et c'est très bien. On pourrait tous se dire, pour différentes raisons, toutes personnelles, que ça n'avance pas suffisamment. mais Les gens font aussi leur possible, donc sur ça, voilà. Mais spécifiquement sur ça, et tu vois, sur le sujet de la protection civile dont je parlais, je reste convaincue, et pour le coup, ça n'engage que moi, mais que tu as les formations, des gestes qui sauvent, ça devrait être dans la scolarité, ça devrait être des rappels tous les deux ans. En fait, c'est des choses qui sont hyper importantes, qui servent à tout un chacun. On se dit tous à chaque fois, tu n'as pas la vie entre les mains. Parfois, tu peux l'avoir, même si ce n'est pas ton rôle et que tu n'es pas médecin. donc en fait C'est aussi la raison pour laquelle je veux absolument accueillir ça dans le centre plusieurs fois par an, parce que j'ai l'occasion de le faire à grande échelle, et que j'aimerais le faire mille fois plus grand, mais ça va être un peu plus compliqué. Ça pour moi c'est quelque chose, je ne sais pas si c'est vraiment un domaine pour répondre à ta question. Si,
- Speaker #1
mais déjà c'est une conscience collective qu'on n'a pas encore, et oui, d'être éduquée à ça en fait, d'être éduquée aux gestes qui sauvent, ça ne devrait pas être optionnel en fait.
- Speaker #0
C'est ça, pour moi ça devrait être obligatoire. C'est la deuxième invité qui me le dit,
- Speaker #1
sur coup. donc je ne sais pas si c'est drôle pour le coup il y avait aussi une sensibilité personnelle qui se dit si je n'avais pas eu ça je n'aurais pas pu réagir comme il fallait,
- Speaker #0
au moment où il fallait et je pense que pas mal de gens peuvent se dire ça exactement et je pense que pour le coup on met beaucoup de choses négatives sur les réseaux sociaux en ça, ça peut aider pas mal et peut-être sensibiliser mais c'est vraiment quelque chose sur lequel j'aimerais personnellement, pour le coup, au-delà du professionnel, mais personnellement, que ça évolue, et de me dire qu'en fait, oui, demain, si j'ai des enfants, ils vont profiter de ça, ils vont avoir des formations, peut-être tous les deux ans, j'en sais rien, je ne sais pas la cadence, la fréquence, mais ça, c'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur, et donc en attendant que ça évolue, moi je le fais à mon niveau.
- Speaker #1
Ça permet d'avoir des premiers gestes. Bravo pour ça aussi.
- Speaker #0
Merci
- Speaker #1
Agnès pour cette échange.
- Speaker #0
A bientôt.