Speaker #0Est-ce que tu connais ce moment où tout est calme, personne ne te crie dessus, personne n'attend sur toi, personne ne t'attend au tournant surtout, et pourtant, il y a un truc en toi qui n'est pas tranquille. Tu sais, comme un détail qui cloche, un message à relire, un « et si j'avais raté quelque chose » ou « et si un truc allait se passer maintenant » . Ce soir, c'est le premier croissant de lune, période de la sorcière. où tout est calme, c'est l'hiver. La lune ce soir, c'est un fin trait de lumière qui ose à peine se montrer dans le ciel, mais qui annonce déjà quelque chose. Un élan, une intention qui prend forme. Et c'est exactement ça que je veux te parler aujourd'hui. Pourquoi le calme, ce calme qu'on attend souvent depuis si longtemps, peut nous mettre mal à l'aise ? Est-ce que ça dit, en réalité, surtout, de ton système nerveux ? Il y a des blessures qui ne se voient pas. Des blessures qui laissent le corps en alerte et le cœur en exil. Mais tu n'es pas faite pour rester en survie. Tu n'es pas faite pour t'oublier. Tu es faite pour retrouver ton centre, te sentir en sécurité à l'intérieur de toi et te réapproprier pleinement ta puissance féminine. Dans Elles et la Lune, c'est ce chemin qu'on emprunte. Je suis à nous. Rejoins le cercle des femmes qui reprennent leur pouvoir. Aujourd'hui, je vais te montrer pourquoi le calme peut te mettre mal à l'aise, même quand tout va bien, même quand sur le papier, il n'y a plus rien à régler. Tu vas comprendre ce qui se passe vraiment dans ton corps quand le silence s'installe et pourquoi une part de toi va presque malgré elle chercher un nouveau problème à résoudre. À la fin de cet épisode, tu vas repartir avec une chose simple, un geste pour apprendre à ton corps chaque matin que le calme n'annonce pas une catastrophe et surtout que le calme peut juste être le calme. Je vais te parler de quelque chose que tu vas peut-être reconnaître. Prends l'exemple, c'est un dimanche soir, les enfants dorment, si t'en as, le linge est plié, personne ne t'a écrit un message inquiétant, rien ne brûle et il n'y a rien sur le feu même. Et pourtant, toi t'es là, sur le canapé, et ton cerveau, ton mental qui se met à chercher. Il se met à chercher un mail que t'as peut-être mal formulé. Une phrase de ta sœur ou de ta meilleure amie qui sonnait bizarrement, un truc que tu as oublié de faire, mais tu n'arrives pas à mettre le doigt dessus, tu ne sais pas ce que c'est. Tu te dis, mais pourquoi je n'arrive pas juste à être là, à profiter, à respirer de ma soirée ? Ou alors, c'est le matin, tu ouvres les yeux et avant même de penser à quoi que ce soit de précis, il y a déjà ce poids. sur ton plexus, dans ton ventre, tu sais, cette sensation de devoir te préparer à quelque chose, quelque chose de mauvais évidemment, alors qu'il ne se passe rien de spécial. Tu n'as rien de spécial qui est prévu aujourd'hui. Et parfois, ça va bien plus loin. Le calme peut devenir presque suspect. Tu sais, le fameux calme avant la tempête. Comme si ça cachait quelque chose, comme si la prochaine alerte allait forcément arriver. alors autant Alors ton mental va se dire, autant anticiper, autant aller voir vraiment creuser partout, voir si je ne trouve pas un truc, plutôt que de me laisser surprendre. C'est là qu'on en arrive évidemment à l'hyper contrôle, cet hyper contrôle qui nous permet, on pense, d'après ce qu'on pense, d'éviter les mauvaises surprises, parce qu'on est prête à tout. Malheureusement, la vie, elle ne se passe pas comme ça. Et moi, je le connais cet endroit. mais tellement bien, parce que pendant des années, j'ai vécu dans des situations où il fallait toujours être prête. J'avais toujours cette épée de Damoclès de mon ex-mari. À l'époque, on était séparés. Ça m'a pris 19 ans pour terminer cette procédure. C'est surtout lui qui m'a mis les bâtons dans les roues, mais bref. J'ai vécu ça pendant des années. Toujours être prête, toujours anticiper. Tous les vendredis soirs, quand je savais qu'il était censé aller chercher les enfants à l'école, surtout mon fils, parce que ma fille... c'était exclu qu'elle y aille, eh bien, je m'attendais toujours à ce que ça explose. Sentir l'orage, tu sais, sentir l'orage avant qu'il tombe dessus. Mais un jour, les orages, ils se sont arrêtés, j'avais terminé la procédure, j'étais en sécurité, ou même avant d'avoir terminé la procédure, j'étais en sécurité, j'étais chez moi, j'étais protégée, j'avais les gendarmes qui étaient là, ils étaient au courant, la police qui était là, qui était au courant. courant, donc j'étais vraiment en sécurité. Mais tout ça, c'était en gros sur le papier. À l'intérieur, mon corps, lui, il n'avait pas reçu le message. Il continuait de guetter, de vérifier, d'imaginer, de chercher la prochaine chose à régler. Parce que n'avoir rien à régler, pour un système nerveux qui a vécu en alerte, ce n'est pas du repos, en fait. C'est presque une menace. Je vois vraiment ce sentiment du calme avant la tempête. Tu vois les nuages noirs au loin, mais même s'il y a du ciel bleu derrière, tu vois la mer qui bouge, tout est sombre, puis tu te dis « Ouh là là, je vais me dépêcher de rentrer à la maison parce que là, ça va péter » . Si tu te reconnais là-dedans, je veux vraiment que tu saches que tu n'es pas du tout cassée ou en train de devenir folle ou malgré ce qu'on peut te dire « Oui, mais lâche prise, c'est du passé, tout ça, tu te fais du mal pour rien » , ça c'est des trucs… qu'on dit, que les gens ils disent, ils n'ont aucune idée de ce que ça veut dire. Parce qu'en fait, c'est pas que toi t'es en train de tout gâcher, c'est pas que toi tu t'empêches de vivre, c'est pas que tu n'arrives pas à savourer un monde calme parce que tu fais exprès. T'es pas non plus en train de te dire je devrais être contente, tout va bien, j'arrive pas à me détendre, je vais être compliquée. Non ! Je veux dire, tous ces trucs-là, il faut arrêter tout de suite. C'est un réflexe de survie qui n'a pas encore reçu l'information Merci. l'information, pardon, que tout ça, c'est terminé. Et que dans le moment présent, là, tout de suite, tu risques rien. Il n'y a pas d'orage qui va te tomber sur la tête, il n'y a pas d'ex, il n'y a pas de message, il n'y a rien. Et puis même s'il y a un message qui arrive, tu ne peux pas le contrôler. Donc il faut apprendre justement à calmer ce mental pour pouvoir réagir dans ce genre de situation. Tu reçois un message toxique ou un téléphone ou une visite, parce que des fois ça arrive aussi. eh bien, tu apprends, quand tu es calme, tu réagis avec beaucoup plus de calme. Par contre, ce qu'il faut que tu saches, c'est qu'il se passe quelque chose de très précis dans ton corps. Et ça, c'est ce que je vais t'expliquer maintenant. Parce que ça, c'est une vérité que personne ne nous dit. Ce n'est pas parce qu'il y a un problème maintenant que ton corps y reste sur le qui-vive. C'est parce qu'il y en a eu avant. Et beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de problèmes. et que ton corps, il ne sait plus ce que c'est que de se sentir en sécurité. Peut-être que chez toi, le calme, il précédait toujours quelque chose. Un silence avant une dispute. Tu sais, quand tu te retiens, tu n'oses rien dire, tu marches sur des œufs. Une gentillesse avant un reproche. On sait ce que c'est que les pervers narcissiques ou bien les manipulateurs. C'est vraiment la douche écossaise. Donc, à un moment donné, tu es la plus belle du monde et puis trois secondes après, tu as l'air d'une pute quand tu t'habilles dans cette robe. Je veux dire, ça, c'est typiquement la douche écossaise. Oui, je t'aime, mais franchement, je préférais mon ex parce qu'elle était plus gentille avec moi. Tu vois, ce genre de truc. Donc, c'était toujours un tout va bien qui ne durait jamais longtemps et surtout qui présageait toujours une catastrophe ou une méchanceté derrière. Et ton corps, lui, il a fini par associer le calme, pas la sécurité, le calme à l'attente, à qu'est-ce qui va forcément arriver après. Et c'est un automatisme. Alors ton système nerveux, ton mental, on va l'appeler le mental, il a appris une règle. Une règle qu'il n'a jamais écrite nulle part, mais qu'il applique encore aujourd'hui, évidemment sans te demander ton avis. Le calme, c'est dangereux. Il faut toujours rester en alerte, anticiper, sinon tu ne seras pas prête. Et puis tu sais très bien qu'après le calme, de toute façon, tu vas te prendre quelque chose dans la tranche. Alors le vrai sujet, c'est pas que tu n'arrives pas à profiter du calme. C'est pour ça que, ce que je disais tout à l'heure, quand les gens te disent « Ouais, mais laisse tomber, lâche prise, profite de ta vie, aujourd'hui tout va bien, machin, etc. » Eh bien, c'est débile. C'est débile. Ça, c'est vraiment des gens qui vont te dire un truc parce qu'ils ont juste envie que tu te taises, quoi. En gros, ils n'ont pas du tout envie de t'écouter. Ni surtout, ils n'essaient même pas de te comprendre, quoi. Le vrai sujet, c'est que ton corps, il n'a tout simplement jamais appris qu'être au calme, ça pouvait être en sûreté, être en sécurité. Et une croyance qui est apprise comme ça, qui est imprimée dans ton corps, elle ne se défait pas en se disant « Vas-y, détends-toi. » Ça, tu vas pouvoir te le répéter 100 fois. La pensée positive, le machin, mon trac, je suis tranquille maintenant, je ne risque plus rien. Moi, j'ai fait ça aussi, moi, à nous. je suis en sécurité, je m'aime, je suis en confiance, etc. Tu parles, mais ça ne marche pas. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas suffisant. Ton système nerveux, il ne va pas t'écouter. Il a besoin d'autre chose. Il a besoin d'une preuve. Et d'une preuve qui est répétée. Parce qu'il ne suffit pas de le dire, il faut le ressentir à l'intérieur de toi. Alors après, oui, ça fonctionne. C'est ce qu'on apprend avec les neurosciences et c'est ça qui est vraiment génial. C'est qu'après, tu te répètes les choses, mais avec ton corps. Il faut que tu les ressentes dans ton corps. Donc, quand tu imagines, c'est aussi quelque chose qu'on fait en hypnose, tu imagines vraiment une période de ta vie où tu étais heureuse, où vraiment tu ressentais à l'intérieur de ton corps, dans ton plexus, ou dans ton ventre, ou dans ton cœur. Et cette sensation-là, après, quand tu te fais une répétition, quand tu dis ton mantra, ou quand tu dis « voilà, je vis dans l'abondance » , etc., il ne faut pas seulement que ça sorte de ta bouche. il faut que ça sorte de ton cœur ou de ton ventre ou de ton plexus. Voilà, c'est là toute la différence. C'est pour ça que si tu ne fais pas ça, si tu ne le fais pas vraiment avec ton corps, si tu n'enseignes pas à ton corps vraiment que tout ça c'est du passé, eh bien dans ta tête, tu continues à te sentir en alerte en fait, dans ta tête et dans ton corps. Et ce n'est pas une contradiction, c'est juste que savoir et ressentir ça passe pas du tout par le même chemin. Tu peux avoir quitté cette relation depuis des mois, voire des années. Tu peux avoir refait ta vie. Tu peux avoir retrouvé un appartement à toi, un travail qui te convient. Et sentir malgré tout ce même réflexe au moindre silence. Tu sais, quand tu rentres dans une pièce, puis comme par hasard, t'as plus aucun collègue qui parle. Eh ben là, si tu ne fais pas ce travail, tu vas te dire, ça y est, ça recommence. Moi, je l'ai vécu. J'ai subi trois fois du harcèlement sur des lieux de travail, dont deux, mon voyer direct au burn-out. Donc, je sais ce que c'est. À un moment donné, tu n'arrives plus à faire la différence entre les gens sont calmes, ils ne pensent pas du tout à toi, peut-être qu'ils ont des préoccupations aussi, eux. Et puis, toi, tu prends ça pour toi. Alors qu'en fait, le monde ne tourne pas autour de nous. Et ça, c'est clair. Et ce n'est pas dans le mauvais sens du terme que je le dis. J'ai eu une époque de ma vie où justement, après avoir passé des années avec mon ex-mari qui était ce pervers narcissique, chaque fois que j'avais le malheur de regarder sur un trottoir et qu'il y avait un homme qui passait, j'avais droit à une scène. C'était « ouais, tu l'allumes, ouais, tu la guiches, etc. » Et si par malheur, cet homme-là avait le malheur de me regarder, alors évidemment que ce n'était pas lui qui prenait, c'était moi. Ça, c'est évident. Le pervers narcissique est très, comment dire, peureux. C'est un chieur. Il va t'embêter toi, mais il ne va jamais, jamais, jamais se mettre en défaut par rapport à quelqu'un d'autre. Donc, en fait, quand tu ressens ça, tu vois, tu as l'impression que tout le monde te regarde, que tout le monde t'en veut, etc. Eh bien, quand tu as passé ce mode de vigilance, quand tu es sorti de ce contrôle permanent, eh bien, tu fais la part des choses. Quelqu'un te répond mal par un SMS ou par WhatsApp, tu ne vas pas te dire « Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ? » Tu vas te dire « Ah bon, ok, écoute, il est mal luné, elle est mal lunée. Peut-être qu'elle était occupée, peut-être qu'elle était en voiture, peut-être qu'on ne doit pas le faire. Peut-être qu'elle était sur le chemin, elle promenait son chien, elle était en discussion avec quelqu'un. » Bref, tu arrêtes de t'imaginer qu'un message WhatsApp qui n'est pas sympa, c'est parce que la personne t'en veut. Non. À ce moment-là, tu prends vraiment du recul et tu te dis, je peux te dire que ça change la vie, mais ça fait tellement du bien de te dire, ok, ce n'est pas dirigé contre moi. Tu arrives dans une pièce, les gens s'arrêtent de parler, ce n'est pas forcément dirigé contre toi. C'est peut-être simplement parce qu'ils se sont dit, oups, on était en train de papoter, maintenant, il faudra peut-être qu'on se mette au boulot. Tu vois, je veux dire, c'est vraiment, il peut y avoir plein de choses. Et puis, même si c'était le cas, même si ces gens-là, ils ont arrêté de parler parce que toi, tu es arrivé dans le bureau, et que c'était justement parce qu'ils étaient en train de parler de toi, eh bien, quand tu es tranquille dans tes baskets, quand tu es en sécurité à l'intérieur de toi, eh bien, tu t'en fiches complètement. Ce n'est pas ton problème. Ils font ce qu'ils veulent, ils disent ce qu'ils veulent, ils pensent ce qu'ils veulent. Toi, tu es bien. Donc ça, ça n'a plus d'importance. Quand tu es encore dans cet hyper contrôle, c'est juste la preuve que ton corps, il met plus de temps que ta tête à comprendre que c'est fini. Et je peux te jurer que ça change absolument tout. Ça change ta manière de vivre, ça change ta manière de réagir et ça t'apporte le calme. Si le problème c'est que c'est un apprentissage que tu as fait, c'est un automatisme ancien que ton mental et que tu as mis inconsciemment en place, Alors la solution, elle n'est pas de te forcer à plus ou à quoi que ce soit. Il suffit de réapprendre petit à petit, preuve après preuve, jusqu'à ce que ton corps, il accepte enfin que le calme, il n'annonce rien de grave. Au contraire, tu peux juste en profiter. Enfin, c'est arrivé maintenant. Le calme est là. Et ça, ça s'enseigne. Alors avant d'aller plus loin, je veux vraiment que tu te souviennes d'une chose. C'est pas toi qui es cassé, c'est ta vigilance qui est encore en poste alors que la guerre est finie. Tu vois ? C'est un peu comme si t'avais l'armée qui s'était en guerre, qui s'était retirée, et que t'as le vigile qui est toujours là. Il est tout seul, sur sa tour de contrôle. Et puis il crie, il siffle, il tape, il souffle dans sa trompette, dès qu'il voit un truc qui bouge au loin. Mais autour de lui, il n'y a plus personne. Alors quand on comprend ce qui se passe vraiment dans le corps, quand cette vigilance reste allumée, le premier truc, c'est de commencer à le désamorcer. La première chose à comprendre, c'est que ce que tu vis, ce n'est pas un manque de volonté, c'est un mécanisme. C'est ce qu'on a dit tout à l'heure, c'est un mécanisme qui est précis et qui est documenté. Alors qu'est-ce qui se passe dans ton corps, en fait, quand cette alerte ne s'éteint pas ? Je ne sais pas si tu as entendu parler de la théorie polyvagale. Ça explique vraiment notre système nerveux autonome qui navigue entre plusieurs états. Donc il y a l'état d'alerte, celui qui scrute, qui guette, qui se prépare à réagir, donc le vigile. Et il y a l'état de sécurité, celui qui permet de se détendre vraiment, de digérer, de se connecter et de dormir profondément. Ça c'est quand le vigile, il a compris que là il n'y a plus rien à faire et qu'il peut partir de son poste. Mais quand on a vécu longtemps dans une relation toxique, dans un climat de tension ou d'imprévisibilité, Le corps passe énormément de temps dans le premier état. Et à force, ce n'est plus une réaction ponctuelle, ce n'est plus comme si tout d'un coup le vigile, attention, danger, l'ennemi approche, et puis que c'était utile. Le vigile ne voit même plus qu'il n'y a plus personne autour de lui. Parce que c'est devenu son réglage de base. Il ne sait même plus pourquoi il le fait. C'est comme quand tu as des guerres de village ou des guerres de voisinage qui durent depuis des siècles. Tout le monde s'en veut, personne ne peut se parler, tout le monde se déteste, et ils ne savent même plus pourquoi. Parce que c'était quelque chose qui était familial, c'était quelque chose qui était une discorde, et puis après avec la fierté, etc. Enfin bref, c'est devenu la règle familiale. Tu ne t'adresses pas aux voisins parce qu'ils nous ont fait beaucoup de mal dans la famille, mais toi tu ne sais même plus pourquoi. Et quand on est dans cette étape-là d'hyper-contrôle, ces souvent-là connaissent les ruminations du soir. Et si... les inquiétudes qui n'ont pas vraiment d'objet précis, ce n'est pas que tu penses trop, c'est que ton corps a besoin d'un objet à surveiller. Et que s'il n'y a pas de réel danger, il va en fabriquer un, tout simplement. Donc, les ruminations du soir, il y a aussi un autre paramètre. Pour nous, les femmes, c'est aussi la période de l'enchantresse, donc quand c'est la lune descendante, avant la nouvelle lune. Quand on est dans cette période-là, on a aussi beaucoup de rumination, on fait aussi beaucoup de remise en question. C'est pour ça que c'est important aussi de connaître son cycle féminin. Sur ça, je t'en parle, tu peux regarder sur mon site web, j'ai toute une page qui est dédiée à ça. Donc en tant que femme, quand on est dans cette période de l'enchantresse ou de la sorcière de l'hiver, ces sentiments-là, ils peuvent s'accentuer. Donc si ça t'arrive à certaines périodes de ton cycle, c'est aussi normal. Il y a des moments où on est vraiment plus encline que d'autres. à ces réuminations du soir. Et tout ça, ce n'est pas du pessimisme. Encore une fois, c'est de la vigilance. Et ça coûte cher. Parce qu'à la longue, l'hyper contrôle ou la vigilance qui ne s'arrête jamais, ça épuise. Et ça grignote ton sommeil même quand tu te couches épuisé. Tu sais, c'est quand tu te dis mais je n'attends plus que mon lit ce soir pour aller me coucher et que le soir ne trive pas à t'endormir. Et ça, ça grignote ton énergie même les jours où tout va bien. même les jours où il ne s'est rien passé de compliqué. Et ce n'est pas une question de force de caractère, encore une fois, c'est une question de batterie qui ne se recharge jamais complètement parce qu'une partie d'elle reste allumée, même la nuit. Et il y a une couche qui est encore plus profonde, c'est que pendant longtemps, tu as peut-être porté quelque chose comme une armure, une protection. Tu sais, cette façon, cette manie d'être toujours prête, toujours dans le contrôle, toujours en train de veiller. Et cette armure, elle tape. protégé. Elle a fait un réel travail de protection sur toi. Mais maintenant qu'elle n'est plus nécessaire, l'enlever, ça fait peur. Parce qu'on connaît quand même très fort ce qui est inconfortable. Et cette armure, elle semble plus sûre que ce qu'on ne connaît pas. Et il y a quelque chose aussi de très féminin dans cette capacité à veiller. Parce que beaucoup de femmes, beaucoup d'entre nous ont appris très tôt à sentir l'ambiance d'une pièce avant même d'y entrer, à deviner l'humeur de l'autre avant qu'il dise un mot. Ça, c'est une forme d'intelligence, évidemment, et c'est aussi notre intuition féminine. Notre empathie, c'est une vraie, c'est une vraie forme d'intelligence. Mais quand elle tourne en boucle sans repos, elle s'épuise et elle t'épuise avec elle. Alors le travail, ce n'est pas d'éteindre cette sensibilité, bien sûr que non, c'est une de nos facultés, j'ai envie de dire primordiales, même si on l'a tellement dénigré, la sensibilité, tu es hypersensible, tu es trop sensible, tu te fais des films pour rien, etc. Oui, c'est notre partie féminine et c'est celle qui nous aide aussi, c'est celle qui est super importante et qui éclaire le monde aussi, c'est ce qui apporte l'empathie. Parce que si on comptait sur certains hommes pour l'empathie, ou sur certaines femmes aussi, on serait mal barrés, moi je peux te le dire. Donc vraiment, l'idée c'est de redonner un rythme à cette sensibilité. Des moments où elle veille, et des moments de plus en plus nombreux où elle peut enfin se reposer. Tu peux penser à une femme hypersensible que tu admires. Pas celle qui ne ressent rien. Celle qui ressent tout et qui sait, malgré ça, se poser. Tu en as certainement une autour de toi. Que ça soit une personne célèbre ou une personne que tu connais dans ton entourage ou une personne de film, une héroïne de film ou de livre. Et cette femme, elle est hypersensible, elle comprend tout, elle entend tout, elle ressent tout. Mais malgré ça, elle arrive à fermer la porte et à se ressourcer. Alors cette femme-là, elle n'a pas appris à moins sentir. Elle a appris à faire confiance au moment où il n'y a vraiment plus rien de dangereux. Alors la bonne nouvelle, c'est que le cerveau il change, tout le temps. C'est ce qu'on appelle la neuroplasticité. Ta vigilance, elle s'est construite par répétition. Elle peut se reconstruire autrement. Ça c'est génial. Par répétition aussi. Pas en un éclair de compréhension, c'est pas parce qu'on t'explique un truc que paf, tout va marcher. Mais c'est des petites preuves accumulées jour après jour. Et ça, c'est un travail que tu peux faire très facilement, je t'assure. C'est encore une fois une habitude à prendre, une bonne habitude. Chaque fois que tu viens au moment de calme et que rien de grave ne se passe, ton système nerveux, ton mental, il enregistre une donnée. Une seule, minuscule, mais bien réelle. Ce que tu peux faire, c'est de la cohérence cardiaque. C'est une respiration lente et régulière qui donne... directement un signal de sécurité à ton système nerveux. Et c'est pas de la théorie. Physiologiquement, quelques minutes répétées chaque jour suffisent à commencer à faire basculer la balance. Et c'est la répétition de ces petites preuves. Alors pas une grande décision, pas un « je vais me détendre maintenant, maintenant je vais me mettre à méditer » parce que ça, ça fonctionne pas. C'est ces petites preuves qui, peu à peu, vont réapprendre à ton corps que le calme n'est pas un piège. Et ça se joue pas en un jour. C'est pas grave, c'est une habitude qui s'est installée pendant des années, donc elle ne peut pas disparaître en une semaine. Mais chaque petite preuve compte, et même si tu ne la remarques pas tout de suite. J'ai accompagné une cliente qui, chaque matin, sentait son ventre se nouer dès le réveil, avant même d'avoir ouvert les yeux sur sa journée. Et pourtant, c'était la routine. Elle n'avait pas un événement spécial qu'elle avait à craindre. Mais son corps, lui, parlait déjà en alerte. Et ce qui a changé les choses, ça n'a pas été un long travail d'analyse. C'est un geste tout simple qu'elle a répété chaque matin et qui a fini par enseigner à son système nerveux une nouvelle évidence. Ce matin-là aussi, elle pouvait être en sécurité. Et c'est exactement ce qu'on va construire ensemble maintenant. Un premier geste tout simple à répéter. Alors demain matin, je te suggère un truc. Ce n'est pas pour gérer, c'est juste pour donner à ton corps une preuve tout petite comme calme peut-être sûre. Avant d'attraper ton téléphone, mais vraiment avant, pose une main sur ton cœur ou sur ton ventre. Juste poser, sans le poids de ta main. Et ensuite, tu prends trois respirations lentes. Tu inspires et tu expires un peu plus longuement que sur l'inspiration. Et tu fais ça trois fois. Par exemple, tu peux compter, tu respires sur quatre temps et tu expires sur six temps. Cette respiration-là, elle parle directement à ton système nerveux. Tu peux faire ça trois fois de suite, simplement en posant une main sur ton corps, où tu veux, où tu as envie. Et tu te dis une seule phrase, à voix haute ou dans ta tête. « Ce matin, je n'ai rien à régler tout de suite. » Même si une partie de toi n'y croit pas encore complètement, dis-la quand même. « Ce matin, je n'ai rien à régler tout de suite. » Et après, tu choisis une intention pour ta journée. Une seule, pas une liste, juste un mot, une petite phrase courte que tu gardes avec toi. Par exemple, « Aujourd'hui, je me parle avec douceur. » Aujourd'hui, je stoppe mes pensées négatives. Tu vois ? Juste un truc. Et ça va te permettre, si tu le dis à haute voix, c'est même mieux, ça va te permettre, à chaque fois que tu as tes pensées qui partent en vrille, de dire « Oups ! Non, stop ! » Et tu te concentres. Le meilleur moyen que j'ai trouvé jusqu'à maintenant pour vraiment réussir à stopper ces pensées, c'est de me concentrer sur quelque chose du présent. Si je suis même chez moi, je regarde un objet. de ma pièce, de la pièce, ma plante verte, quelque chose, ou par la fenêtre. Et puis, rien que le fait de te concentrer sur un objet précis ou sur quelque chose de précis, ça va te ramener tout de suite dans le moment présent. Alors, les premiers matins, ça peut te sembler un peu artificiel. Alors, c'est normal, surtout ne renonce pas, parce que tu es en train d'apprendre un nouveau langage à ton corps. Donc, ça prend un petit peu de temps avant que ça soit naturel. Donc, en fait, ça dure 5 minutes. Mais c'est répété, matin après matin, et c'est exactement ce dont ton mental et ton système nerveux a besoin. Pour apprendre enfin que le calme, c'est pas un piège, c'est quelque chose que tu peux apprendre. Alors si ce que je viens de te décrire te parle, si tu te reconnais dans ce réveil avec la boule au ventre, ou bien le calme qui te met mal à l'aise, plus qu'il ne te repose, tu sais quand tu... Maintenant je vais me poser. Tu te poses dans un fauteuil, et puis hop, trois secondes après, tu te dis, ah mais non, j'ai oublié. Je dois vider le lave-linge ou bien, ah, mais j'ai oublié que je dois encore faire cet appel. Ah, mais j'ai oublié que je devais encore regarder ce mail. Ah, mais j'ai oublié n'importe quoi. C'est vraiment typique de ton mental qui ne peut pas te laisser tranquille. Parce que tu as l'impression que si tu t'arrêtes, eh bien, il y a quelque chose d'horrible qui va se produire. Et moi, j'ai créé un outil qui prolonge exactement le petit exercice. que je viens de te décrire, je ne sais pas si tu as eu le temps de le faire à ce moment-là ou bien si tu vas le faire demain matin. Ça s'appelle la boussole du matin, justement. Et c'est 5 à 7 minutes guidées chaque matin. Il y a une respiration de cohérence cardiaque, trois en fait, trois respirations de cohérence cardiaque. Donc ça, ça prend vraiment trois fois de respirer. Et puis après ça, il y a un exercice pour revenir dans l'instant présent, ce que je viens de t'expliquer, et une intention adaptée à ton état du jour. Comme ça, tu n'as pas besoin de la... Tu n'as pas besoin... C'est vraiment tout est décrit. Le petit exercice que je viens de te faire faire là ou que je viens de te décrire, eh bien, tu peux le retrouver sur ton téléphone. Et puis, c'est tactile. J'ai fait ça sur une plateforme qui s'appelle Geniali. Donc, tout est automatique. Et ça te prend 5 à 7 minutes chaque matin. Ça dépend de toi. Si tu as envie de prendre plus de temps, tu peux tout à fait le faire avec la cohérence cardiaque. Et puis, surtout, la prise de conscience que tu es dans le moment présent et que tu ne risques rien. Tout est expliqué. Donc, je te mets le lien dans la description de cet épisode. C'est un mini-programme qui est disponible évidemment en illimité et qui coûte 37 francs suisses. Donc, le lien est sous l'épisode si ça te tente. N'hésite surtout pas. Et si tu as besoin d'avoir plus d'informations, tu peux te rendre aussi sur mon site internet. Et il n'y a aucun souci, tu m'envoies un petit message et je te réponds avec grand plaisir. Alors avant qu'on se quitte, si cet épisode t'a parlé, le geste qui m'aide le plus, c'est un avis sur Apple Podcast. Cinq étoiles, deux phrases, et ce podcast est trouvé par d'autres femmes qui en ont besoin. Je suis Anne-Octroyer et tu écoutais Elles et la Lune. Parce que retrouver sa paix intérieure, c'est retrouver son pouvoir féminin. On se retrouve très vite.