Speaker #0En temps plus fort, la Maison Blanche a désormais un compte officiel TikTok. L'appli qu'on voulait bannir est devenue le média du pouvoir. Aujourd'hui, TikTok règne en maître. Plus de 1,5 milliard d'utilisateurs actifs par mois. Aux États-Unis, près de 150 millions de personnes s'y connectent régulièrement. En France, environ 22 millions chaque mois. Et surtout, TikTok n'est plus qu'une appli. C'est un mode de vie, un format, un langage, un réflexe universel. Mais alors, comment une simple appli de vidéo a-t-elle retourné le cerveau du monde entier ? Pourquoi Meta, YouTube et même Google la copient ? en tremblant. Surtout, pourquoi TikTok n'est que la première pièce d'un plan beaucoup plus vaste, le plan ByteDance. Salut la Team Mindset, j'espère que vous allez bien. Je suis ravi de vous retrouver aujourd'hui pour vous embarquer dans l'histoire d'une app qui est en train de changer notre manière de réfléchir. Dans notre enquête du jour, on va voir ensemble la naissance du monstre algorithmique, la conquête éclair qui a transformé TikTok en drogue mondiale. Et pourquoi toutes les tentatives pour stopper le monstre. ont toutes échoué. Et on finira comme d'habitude avec les leçons business pour tout entrepreneur à retenir que cette histoire fascinante, c'est une histoire de pouvoir, de données et de changement comportemental collectif qui pourrait bien changer la manière dont l'humanité réfléchit. C'est parti ! Un train fil à... toute vitesse vers Pékin. Assis près de la fenêtre, un jeune ingénieur observe les passagers. Et il se dit, plus personne ne lit le journal. Tout le monde a le nez collé à son smartphone. Son nom, c'est Zhang Yiming, et il sort un carnet pour écrire une phrase qui ressemble à une prophétie. Un jour, toute l'information va passer par ce petit écran. Et ce ne seront plus des journalistes qui décideront quoi montrer, mais une machine capable de deviner ce que chacun veut voir. Quelques mois plus tard, dans un appartement minuscule ou la lumière. coupe plusieurs fois par jour, Zhang va fonder ByteDance, une petite startup qui veut casser les codes de l'Internet chinois, un monde dominé à l'époque par trois géants. Baidu pour la recherche, Alibaba pour le commerce, Tencent, les réseaux sociaux. Trois murs qui paraissent infranchissables, qu'on appelle en Chine le BAT. Zhang, lui, n'a ni argent, ni réseau, mais il a une idée simple. Le futur n'appartiendra pas à ceux qui contrôlent les amis ou la transaction, il appartiendra à ceux qui maîtrisent l'information. Il lance son premier produit, une application news appelée Toutiao. Le principe est radical. Chaque clic est enregistré, chaque scroll est mesuré, chaque seconde passée sur un article est analysée. En quelques jours, l'app connaît déjà mieux vos goûts que vous-même. Résultat, deux utilisateurs n'ont jamais le même fil d'informations. Ce n'est plus un journal, c'est une machine à personnaliser la réalité. Pour beaucoup, ce n'est qu'une app de plus. Pour Zhang, c'est une révolution silencieuse. Il ne veut pas bâtir un réseau social, mais un moteur personnalisation universelle. Une machine à lire dans ton esprit. Au début, les investisseurs se marrent. Une app de news ? Sérieusement, personne ne va lire ça. Et ils n'ont pas tort. Les premiers mois, ils galèrent totalement. Zhang rame pour recruter, rame pour convaincre des journalistes, et rame même pour payer les serveurs. Puis survient un coup de pouce inattendu. Un fonds de Pékin, Sequoia China, accepte de miser environ 5 millions de dollars sur son intuition. De quoi louer un appartement. et recruter une poignée d'ingénieurs. Il ne fait pas l'erreur de nombreux startups qui viennent de lever des fonds. Pas de bureau luxueux, juste des rallonges, du café et des nuits blanches. Chaque jour, son équipe affine le code. Chaque clic, chaque pause, chaque scroll devient une donnée. Et lentement, l'app apprend. Pour Zang, c'est la validation suprême. L'algorithme n'est pas seulement un outil, c'est une drogue douce. Il a trouvé la formule. Alors, une question s'impose. Si un algo peut hypnotiser des millions de gens avec des articles ennuyeux, qu'est-ce qu'il se passerait avec de la vidéo ? En 2016, ByteDance va lancer Douyin, une application de vidéos ultra courte. Tu ouvres, tu swipes et l'algorithme te scotche à l'écran. Zhang a compris une chose très puissante. Pour gagner, il faut apprendre des erreurs des autres. Vine avait ouvert la voie aux vidéos courtes mais sans payer ses créateurs. Résultat, les stars sont parties. D'ailleurs, si Vine est un sujet qui vous intéresse, indiquez-le moi en commentaire parce que je ne suis pas sûr que ce soit très connu en France. Bref, YouTube, lui, midait sur les longs formats, moins de vidéos donc moins de données. Et Instagram avait mis la barre. trop haute avec ses photos parfaites. Facebook, lui, dépendait totalement de notre cercle d'amis. Douyin va prendre le contre-pied de tout ça. Il va arroser ses créateurs de visibilité, parfois même de cash. Il choisit le format éclair. Plus de vidéos, plus de data, plus d'addiction. Il intègre filtre, musique et effet pour que même un ado dans sa chambre ait l'air pro. Et il lit directement dans ton cerveau. Pas besoin d'amis, pas besoin d'attendre. Chaque swipe est une donnée, chaque donnée rapproche l'algo de toi et dès la première seconde, l'app de balance du contenu taillé sur mesure. C'est comme si Netflix lançait le film parfait avant même que tu touches la télécommande. Et parce que les vidéos sont très courtes, l'algorithme va apprendre 100 fois plus vite que ses concurrents. En une heure, tu peux lui donner autant d'infos qu'en une semaine sur YouTube. Résultat, plus tu regardes, plus il devine, et plus il devine, plus tu regardes. Une boucle parfaite. Un an plus tard, Zhang Yiming vise plus grand. Il va transformer Douyin et conquérir le monde entier. Mais avant d'aller plus loin, on vient de voir comment vos infos perso circulent de partout et souvent sans que vous le sachiez. Et ça prouve une réalité simple. Vos données valent de l'or, mais ce sont les coursiers en données, ces entreprises spécialisées dans la collecte et la revente de données personnelles qui encaissent pendant que vous perdez le contrôle. Le problème, c'est qu'il existe des centaines de bases commerciales qui stockent vos noms, adresses, numéros de téléphone, historiques de navigation. Résultat, vous avez des spams, des pubs ciblées, des risques d'usurpation d'identité. Et même si vous vouliez supprimer tout ça manuellement, il faudrait des centaines d'heures et tout recommencer quelques mois plus tard. La bonne nouvelle, c'est que vous n'êtes pas condamné à subir. Et c'est exactement pour ça que je suis ravi de vous présenter le super partenaire d'entrepreneur Mindset, Incogni. Incogni contacte des centaines de coursiers en votre nom, exige la suppression de vos infos personnelles et recommence automatiquement dès qu'elles réapparaissent. Tout est légal, automatisé et valable pour vous. Et jusqu'à 4 proches avec le forfait famille. Le résultat, c'est moins de spam, moins de risque d'usurpation d'identité et plus de tranquillité. Et vous pouvez l'essayer sans risque. Vous avez 30 jours satisfaits ou remboursés. Si vous voulez reprendre le contrôle de vos données, cliquez sur le lien en description ou utilisez le code Mindset pour profiter de 60% de réduction sur l'abonnement annuel. Sur son écran, un logo noir et néon clignote. TikTok est né. Ce n'est pas une appli de danse, c'est une machine à capturer l'attention humaine. Et Zang s'apprête à la lâcher sur le monde entier. Mais pour conquérir la planète, ByteDance doit franchir une barrière que presque aucune startup chinoise n'a jamais réussi à briser, l'Occident. Car là-bas, les places sont déjà occupées par des mondes Facebook, Google, Snapchat, dont on a analysé la chute récemment sur la chaîne. Si la vidéo t'intéresse, tu pourras la retrouver en description. Pour s'imposer, Zang sait qu'il ne peut pas jouer petit bras. Alors, il frappe fort. En 2018, ByteDance va dépenser près d'un milliard de dollars pour acheter Musical.ly, une appli américaine où des ados filmaient déjà des playbacks. En fusionnant Musical.ly avec TikTok, Zang gagne d'un coup ce que personne n'achète, une base solide d'utilisateurs US. Une million de jeunes américains se réveillent un matin et découvrent qu'ils sont désormais dans l'écosystème ByteDance. Ensuite, il y a le coup de génie marketing. Au lieu de garder ses vidéos enfermées dans l'appli, TikTok va encourager les partages ailleurs. Instagram, Twitter, Youtube. Avec un petit détail redoutable, le filigrane TikTok est incrusté sur chaque vidéo. Impossible de passer une journée sans voir ce logo noir et néon. Je me rappelle que ça m'avait vachement intrigué à l'époque sur Insta, je me demandais ce que c'était, je sais pas si c'est pareil pour vous également. Bref, c'était un virus visuel qui s'infiltre partout, une pub gratuite impossible à arrêter. Et l'expansion n'était qu'au début. En Inde, TikTok va déployer une stratégie... implacable. Des pubs massives dans les villes secondaires, là où Facebook et Instagram sont encore faibles. En quelques mois, l'app va dépasser les 200 millions d'utilisateurs indiens. Un pays entier happé dans la spirale de l'algorithme. Même si ça va mal se finir là-bas, mais ça, on y reviendra plus tard. Et l'Europe n'est pas épargnée, vous vous en doutez, avec 150 millions d'utilisateurs. Et la France en pète avec 25 millions d'actifs devant l'Allemagne et l'Italie. Partout, les cours de lycée, au café de village, TikTok va s'imposer comme le réflexe par défaut. Aux Etats-Unis, c'est pareil, plus de 100 millions d'utilisateurs actifs. En 2019, l'app est la plus téléchargée au monde devant Facebook, Instagram et YouTube. Les géants comprennent enfin qu'ils ont un problème, mais il est déjà trop tard. Avec environ 300 milliards de dollars de valeur, ByteDance, la boîte partie d'un petit appartement à Pékin, pèse désormais plus que Twitter, Snapchat et Spotify réunis. TikTok n'est plus une appli de danse, c'est devenu une infrastructure culturelle mondiale. Une machine qui a... complètement bouleverser la hiérarchie du divertissement, de la musique, de la pub et changer le comportement de toute une génération. Un ado de 20 ans s'enferme dans le placard de sa caméra. Il enregistre un son bricolé. Il le poste sur une appli chinoise. Un mois plus tard, Old Town Road est numéro un mondial. L'île NasX ne sort pas d'un label, mais d'un fil d'algorithme. C'est une révolution totale dans l'industrie du disque qui est extrêmement codifiée. Depuis, c'est l'usine. Les carrières ne démarrent plus dans un bureau, elles naissent dans le scroll. Les maisons de disques ne signent plus, elles déclenchent des challenges. Elles ne payent plus la radio, elles arrosent des créateurs de 17 ans pour 10 secondes de danse. La culture ne vient plus d'en haut, elle se crée depuis un feed. Mais TikTok n'a pas seulement gagné le divertissement, il a colonisé l'attention. Et c'est peut-être ça le plus dangereux. Imaginez cette scène. Une ado vient de se faire larguer. Elle ouvre l'app. En quelques gestes, l'algorithme capte. son humeur. Ce qu'elle zappe, ce qu'elle garde. Son feed se remplit de musiques tristes, de ruptures toxiques, de témoignages qui font mal. Une spirale. Dans la pièce d'à côté, son petit frère scrolle lui aussi. Lui reçoit de la muscu, du hustle, de la crypto, du revenu passif à 17 ans. La même appli, deux mondes parallèles. TikTok ne te montre pas le monde, il te montre ton monde. Celui qu'il mesure, celui qu'il renforce. Et le cerveau s'adapte. En juin 2024, une étude EEG publiée dans Contiers in Human Neuroscience, montre que plus l'usage de vidéos courtes est addictif, plus les marqueurs du contrôle excessif chutent. Traduction à force de scroll, on renforce la chasse aux micro-stimulis, on affaiblit la capacité à rester concentré. En juillet 2025, une étude parue dans Brain and Behavior sur 528 enfants de 6 à 12 ans associe l'usage régulier des vidéos courtes à davantage de symptômes d'inattention, effet plus marqué chez les plus jeunes, même en contrôlant le temps d'écran total. Le format lui-même conditionne le cerveau à picorer. Et ça se voit jusque dans la pub. Selon un travail Yahoo et OMD, la génération Z perd l'attention active au bout d'environ 1,3 secondes sur une annonce mobile. Une seconde et des poussières pour décider « je reste où je sois » . Résultat, on n'attend plus, on réagit. Lire un livre devient trop long, un film trop lent, un raisonnement est encombrant. On n'est plus des spectateurs, on est devenus des zappeurs de dopamine. Et attention, je vous vois, les minénioles. et les plus âgés vous dire que c'est les plus jeunes qui sont complètement partis en vrille. Ce n'est absolument plus une affaire d'ado. Les parents y sont, les grands-parents y arrivent carrément. Le centre de recherche Pew montre qu'un tiers des adultes américains utilisent TikTok, y compris 40% des 30 à 49 ans. L'app a franchi le mur des générations. A l'échelle mondiale, TikTok pèse plus d'1,5 milliard d'actifs mensuels. Ce n'est plus un réseau, c'est un format culturel par défaut. N'abîmez des danses d'ado. qui aujourd'hui reprogramment la façon dont on découvre, on désire, on apprend et on pense. Bien sûr, certains se sont dit qu'il fallait réagir. Un bruit de botte dans la nuit, des affrontements éclatent à la frontière sino-indienne. 20 soldats indiens tués, l'Inde est furieuse. Mais au lieu de bombarder, elle fait autre chose. Elle interdit TikTok. 200 millions d'utilisateurs... coupée du jour au lendemain. La plateforme n'a même pas eu le temps de dire au revoir. La raison officielle menace pour la souveraineté nationale. La vraie raison, TikTok est un cheval de droit chinois. Et l'Inde vient de claquer la porte. Trump grimpe les marches de la Maison Blanche, caméras s'activent et il balance comme une bombe. We may be banning TikTok. Accusation, espionnage. Le motif, la Chine pourrait aspirer les données des Amériques. Et il y a un risque, selon lui, que soit une appli capable d'influencer l'opinion et d'orienter les élections.
Speaker #0Biden a 90 jours pour vendre TikTok à une entreprise américaine. Mais à l'intérieur de l'administration, c'est le chaos. Microsoft veut racheter, Oracle entre dans la danse, puis tout s'effondre. Le deal capote, Trump... perd les élections et TikTok reste debout. Bruxelles entre dans l'arène. Le Digital Service Act menace les géants du web. TikTok est convoqué. Les autorités veulent comprendre l'algorithme, les effets sur la jeunesse, les données. Les amendes tombent, les enquêtes sont lancées, mais TikTok résiste, esquive, adapte sa stratégie. Un nouveau data center est ouvert en Irlande. On y parle de transparence, mais l'algorithme, lui, reste un coffre-fort. Et puis, ironie ultime, TikTok... n'existe pas en Chine. Là-bas, c'est Douyin, une version plus contrôlée, avec un temps limité pour les mineurs et un contenu filtré, sans challenge débile et sans vidéo malsaine. Le géant est gardé sous contrôle à domicile, mais ailleurs, il est en liberté totale. Ici, pas d'enseigne lumineuse, pas de logo TikTok. juste un nom discret. ByteDance. Mais derrière cette sobriété se cache une puissance inédite. TikTok n'est qu'un bras. Mais ByteDance, c'est tout un corps. Et il bouge vite, très vite. CapCut par exemple. Tu penses que c'est juste un outil de montage gratuit, en réalité, c'est un cheval de Troie. Chaque effet, chaque musique, chaque trend est optimisé pour TikTok. Tu crées, tu postes, tu alimentes. Mais l'entreprise ne s'arrête pas là. Il développe des IA génératives maison. Script, voix, avatar. En 2024, ils ont lancé Cause, leur alternative à ChatGPT. Et ce qui alimente ces modèles, ce ne sont pas des articles au Wikipédia, mais des milliards d'heures de vidéos courtes. Une matière brute qui est unique, parfaite pour créer des IA émotionnels qui captent nos gestes et nos émotions. nos humeurs et nos désirs. Ensuite, il y a le e-commerce. En Chine, Douyin est déjà une machine à vendre. Un clic sur une vidéo égale un produit, égale un paiement, puis une livraison. En 2023, ce TikTok shop a généré plus de 200 milliards de dollars de ventes en Asie. Et l'Occident est la prochaine étape. ByteDance veut devenir à la fois Amazon, plus Netflix, plus Instagram. Tout dans une seule interface, tout sous contrôle de l'algorithme. Et même ça ne leur suffit pas. L'entreprise a investi dans le gaming, racheté des studios, lancer des applis éducatives et productives. Ils ont même une suite bureautique, l'Arc, qui est un concurrent direct de Slack et de Google Workspace. Chaque secteur touché par le digital est une cible. ByteDance n'est plus une startup, c'est une usine à plateforme, un empire tentaculaire dont TikTok n'est que la vitrine. Mais attention, vous devez commencer à le savoir si vous êtes abonné à la chaîne et après toutes nos analyses, l'histoire des empires est toujours la même. Plus ils s'étendent, plus ils attirent les coups. Et derrière la façade triomphante, des fissures apparaissent déjà. La première limite, c'est la défiance politique. On en a beaucoup parlé, mais l'Union Européenne surveille, les États-Unis menacent à nouveau, et plusieurs pays ont l'application en ligne de mire. La deuxième limite, vous vous en doutez, c'est bien sûr la concurrence. YouTube a lancé short, Instagram pousse à fond avec les Reels, Facebook et autres, tous ont copié, mais aucun n'a encore attrapé TikTok sur l'intensité d'usage. Et la troisième limite, et non des moindres, c'est la lassitude. Pendant des années, TikTok a semblé imbattable. Mais depuis 2024, un phénomène discret s'installe. La fatigue du scroll. Trop de pubs, trop de live shopping, trop de bruit. Les mêmes trends clonés mille fois. Du coup, certains coupent les notifs. D'autres basculent sur des dumb phones, des téléphones sans appui. Et une partie des jeunes migrent vers des groupes privés, loin des algorithmes. La fête continue, mais de plus en plus de monde regarde déjà vers la sortie. L'histoire de TikTok est tout de même folle. Il y a cinq ans, on pensait que c'était juste une app pour ados. Des chorés, des mèmes, des challenges ridicules. Aujourd'hui, c'est un réseau d'influence global, un accélérateur de carrière, un outil de propagande, un centre commercial interactif, un miroir mental. TikTok n'a pas simplement matrixé une génération, il a remixé l'économie de l'attention, cassé la logique des réseaux traditionnels et poussé l'IA au cœur de nos émotions. Mais la vraie question, ce n'est pas jusqu'où TikTok ira, c'est qui osera vraiment lui dire non. Et voilà les leçons inestimables qu'un entrepreneur peut en retenir. La première, c'est de comprendre la vraie valeur de l'attention. Ce que ByteDance a compris avant tout le monde, c'est ça. L'attention humaine est le pétrole du 21e siècle. Si vous ne captez pas l'attention, vous n'existez pas. TikTok ne vend pas de contenu, il vend des micro-tranches de cerveau. Et ça, c'est infiniment scalable. La deuxième leçon, c'est que la vitesse est essentielle. L'algorithme TikTok n'est pas juste bon, il est rapide. Chaque vidéo est une boucle. Plus de vidéos égale plus de boucles égale plus d'apprentissage. Pendant que YouTube apprend en semaine, TikTok apprend en heure. Moralité, si vous allez plus vite que vos concurrents, vous gagnez, même avec un produit imparfait. La troisième leçon, et peut-être la plus essentielle, c'est de ne pas réinventer la roue, mais de l'améliorer. TikTok n'a rien inventé. Vine avait lancé les vidéos courtes, Musical.ly dominait chez les ados. Mais eux, ils sont arrivés après la guerre, ont analysé les failles et ont absorbé les restes. Tu n'as pas besoin d'avoir l'idée originale, tu dois juste comprendre pourquoi les autres ont échoué. Un peu comme Klarna, qui s'est inspirée du modèle du paiement en plusieurs fois pour le rendre accessible. à toute une génération qui s'est retrouvée prise dans un piège inattendu, comme on le voit dans la vidéo qui s'affiche.