Speaker #0Bienvenue dans un PowerCast. Aujourd'hui, on se retrouve pour l'épisode 8 du défi J'envoie 2026. Et la contrainte créative du jour, c'est de parler d'une rencontre marquante. Tu sais, ce genre de rencontre qui ne dure parfois que quelques heures, mais qui laisse une trace bien plus profonde que des années de conversation ordinaire. Une rencontre qui ne t'apprend pas quelque chose de nouveau, mais qui te rappelle quelque chose d'essentiel. Quelque chose que tu savais déjà sans l'avoir vraiment intégré. Et dans cet épisode, je ne vais pas te raconter une success story, ni une collaboration business, ni même une relation construite dans le temps, je vais parler d'un homme que j'ai rencontré et dont la simple présence a profondément déplacé mon regard sur l'humain, sur la responsabilité et sur ce que ça veut dire se choisir vraiment. Cette rencontre, c'est celle avec Robert Savoie. Et au-delà de l'homme, c'est surtout ce que cette rencontre a ouvert en moi que j'ai envie d'explorer aujourd'hui avec toi. Allez, bonne écoute ! Bienvenue dans Impowercast ! Pendant tout le mois de janvier, j'ai décidé de relever le défi J'envoie proposé par l'Académie du podcast. Il s'agit de publier un épisode par jour, tous les jours, en tenant compte d'une contrainte créative ou narrative imposée. Pour l'occasion, Empowercast s'est paré d'un nouveau générique et j'espère que tu l'apprécieras et que tu t'amuseras autant que moi à écouter chacune de ces capsules. Pour info, tu pourras retrouver tous les participants à ce challenge grâce au hashtag J'envoie 2026 sur les réseaux sociaux. Quand j'ai rencontré Robert Savoie, je partais pas de zéro, je connaissais déjà son histoire. Intellectuellement, je savais ce qu'il avait traversé, je savais ce que représentait le pardon dans son parcours, je savais ce qu'il transmettait sur le fait de se choisir, sur la responsabilité, sur l'amour de soi comme socle et non comme concept abstrait. Bref, je comprenais. Et comme beaucoup de gens qui évoluent dans le développement personnel, je pensais avoir déjà fait une bonne partie du chemin. Pas que tout soit réglé, évidemment, non. Mais je pensais avoir une compréhension suffisamment fine de ces sujets. Et puis je suis allée assister à l'une de ces conférences à Grenoble. Pas pour apprendre quelque chose de nouveau, pas pour prendre des notes, pas pour optimiser quoi que ce soit, juste pour écouter, pour ressentir, pour être là, pour le voir. Et très vite j'ai compris que ce qui allait se jouer n'était pas de l'ordre du mental. Ce qui m'a frappée, c'est pas ce qu'il disait, c'est l'endroit depuis lequel il parlait. Il n'y avait aucune... posture, aucun rôle à tenir, aucune volonté de convaincre qui que ce soit. C'était juste un homme profondément aligné entre ce qu'il a vécu, ce qu'il a traversé et ce qu'il transmet aujourd'hui. Et là, quelque chose a commencé à bouger en moi. Pas dans un grand moment dramatique, mais plutôt comme un relâchement intérieur. Comme si une partie de mon système nerveux se disait enfin, ah donc ça c'est possible. Il y a un moment précis pendant la conférence où j'ai cessé d'écouter avec la tête ... Et ce n'était pas une phrase en particulier, ce n'était pas une histoire plus forte qu'une autre, c'était plutôt comme une cohérence absolue entre les mots, le corps, le regard, la voix, la présence. Tout disait la même chose. Et là, j'ai réalisé quelque chose d'assez dérangeant et en même temps profondément apaisant. J'ai réalisé que je connaissais très bien le pardon, en théorie, que je pouvais en parler, l'expliquer, l'analyser, mais que ce que j'avais devant moi, ce n'était pas un concept incarné à moitié. C'était un humain qui avait traversé l'impensable et qui avait choisi en conscience de ne pas laisser la haine diriger sa vie. A la fin de la conférence, Robert propose toujours un gros câlin à celles et ceux qui en ont envie. Et bien sûr, j'y suis allée. Et sans aucune exagération, je peux dire que c'est le chakra du cœur le plus vibrant que j'ai jamais rencontré de ma vie. Il n'y avait rien à prouver, rien à expliquer, juste une présence pleine, stable, ouverte, de l'amour pur. Et à ce moment-là, je lui ai dit exactement ça. Je ne pense pas que j'atteindrais ton niveau de pardon, ta capacité à pardonner, parce que je n'aurais pas assez d'une seule vie pour faire ce chemin. Mais le fait de savoir que ça existe, ça fait tellement de bien. De savoir que c'est possible, que quelqu'un l'a fait, c'est juste énorme. En prononçant ces mots, j'ai senti quelque chose se déposer en moi, comme si je m'autorisais enfin à ne pas devoir y arriver, à ne pas devoir être au même niveau. à ne pas devoir forcer un idéal, mais simplement à reconnaître que certains humains élargissent le champ des possibles. Et que parfois, ça suffit déjà à transformer profondément notre façon de regarder la vie. En sortant de cette conférence, je n'ai pas eu envie de parler, d'analyser, de débattre, ni de tirer des conclusions rapides. J'avais juste besoin de laisser infuser. Parce que cette rencontre n'a pas créé une révolution extérieure, elle a provoqué un réajustement intérieur. D'abord, elle a déplacé mon rapport au jugement. Pas seulement le jugement des autres, mais surtout celui que je porte parfois sur moi-même. J'ai réalisé à quel point on peut être dur, exigeant, voire violent intérieurement, au nom de valeurs qui pourtant sont nobles. Et puis ensuite, elle a remis de la clarté sur la responsabilité. Pas la responsabilité culpabilisante, pas celle qui écrase, mais celle qui redonne du pouvoir, exactement celle dont je te parle dans Empowercast. Cette idée simple mais exigeante. Je suis responsable de ce que je choisis de nourrir en moi. de ce que je laisse prendre le volant, de ce que je décide de transformer ou pas. Et puis il y a eu quelque chose de plus subtil, mais peut-être de plus fondamental encore. Cette rencontre m'a rappelé que l'amour de soi n'est pas une récompense. Ce n'est pas quelque chose qui se mérite après avoir tout réglé, après avoir tout compris, après avoir tout pardonné. C'est un point de départ en fait. Dans ma vie personnelle, comme dans mes décisions professionnelles, dans mon business, Dans la façon dont je dis oui et surtout dans la façon dont je dis non. Depuis cette rencontre, je fais encore plus attention à l'endroit depuis lequel je décide. Est-ce que je choisis depuis une tension, depuis la peur, depuis la culpabilité ? Ou est-ce que je choisis depuis un espace qui est plus posé, plus juste, plus aligné avec ce que je veux vraiment incarner ? Et ça, ce n'est pas quelque chose que j'ai appris ce jour-là, c'est quelque chose que j'ai ressenti. Avec un peu de recul, j'ai compris que cette rencontre n'était pas là pour me donner un modèle à suivre, elle n'était pas là pour me dire « voilà ce que tu devrais être » ou « voilà ce que tu devrais réussir à faire » . Elle était là pour me montrer ce qui est possible chez l'humain. Et ça, ça change tout. Parce que certaines rencontres ne sont pas faites pour être reproduites, ni copiées, ni même prolongées. Elles sont là pour élargir notre référentiel intérieur. Avant, certaines choses nous paraissent théoriquement possibles, mais... émotionnellement en quelque sorte inaccessibles. On sait que ça existe, mais on n'y croit pas vraiment. Et puis un jour, on se retrouve en face d'un être humain qui incarne ce qu'on pensait réserver à des idéaux, à des livres ou à des figures lointaines. Pour moi, franchement, l'amour qui était pratiquement inconditionnel, je n'ose pas dire qu'il était complètement inconditionnel, que Robert a partagé ce soir-là, je croyais que ça n'existait que chez Jésus. Et quand tu découvres ça... il y a quelque chose qui se réorganise en toi. D'abord tu te dis ok, donc c'est pas juste une belle idée, c'est pas forcément réservé à quelques élus, et en fait l'humanité est capable de ça. Et même si on va pas jusque là, même si c'est pas notre chemin, même si c'est pas notre rythme, le simple fait de le savoir change la manière dont on se regarde et dont on regarde les autres. Cette rencontre, elle m'a rappelé que certaines personnes sont des balises, pas des destinations mais des repères. Elles ne sont pas là pour qu'on leur ressemble, mais pour qu'on se rappelle jusqu'où l'humain peut aller quand il choisit l'amour plutôt que la peur. À ce stade, j'ai envie de te laisser avec une question, pas une question à laquelle tu vas répondre rapidement, mais une question pour laisser travailler tranquillement ce que je viens de te raconter. Est-ce que dans ta vie, tu as déjà rencontré quelqu'un qui t'a montré une version plus grande de l'être humain ? Pas quelqu'un de parfait, pas quelqu'un d'impressionnant socialement, mais quelqu'un qui par sa manière d'être, par sa cohérence, par sa présence, t'a fait sentir que certaines choses étaient possibles, même si tu ne savais pas encore comment. Et si cette personne au fond, elle n'était pas là pour que tu deviennes comme elle, mais pour que tu t'autorises à élargir ton propre champ intérieur. Qu'est-ce que cette rencontre, elle a déplacé en toi même subtilement ? Qu'est-ce qu'elle t'a autorisé à regarder autrement, à envisager autrement ? à choisir autrement. Tu peux me répondre en utilisant le répondeur d'un powercast dont tu trouveras le lien dans les notes du podcast. Ça me plairait de découvrir les personnes qui t'inspirent. Alors voilà, parfois on cherche des méthodes, des stratégies, des réponses, alors qu'en fait, il suffit tout simplement de regarder que la vie a placé sur ta route un être humain qui devient un repère silencieux. Et ça, ça peut suffire à changer une trajectoire. Pour ma part, si j'avais une seule chose à retenir de cette rencontre, ce serait celle-ci. Certaines personnes ne croisent pas notre route pour rester dans notre vie, mais pour laisser une trace. Pas une trace bruyante, une trace intérieure, une trace qui agit comme un rappel silencieux de ce que nous sommes capables d'incarner, à notre manière, à notre rythme, là où nous en sommes. Cette rencontre ne m'a pas demandé de devenir quelqu'un d'autre, elle m'a simplement invité à être plus honnête avec moi-même, plus responsable, plus douce aussi. Et peut-être que finalement, C'est ça une rencontre marquante, pas celle qui te transforme sur le moment, mais celle qui continue à œuvrer en toi longtemps après. Je te laisse avec cette idée. La vie place parfois sur notre chemin des humains qui nous rappellent ce que l'humanité est capable de devenir quand elle choisit la conscience plutôt que la réaction. Et si tu as envie, prends un instant pour te demander qui a joué ce rôle-là dans ta vie. Moi, je te retrouve demain pour un nouveau défi. Et d'ici là, keep shining ! Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Pendant tout le mois de janvier et pendant toute la durée de ce défi j'envoie, je te propose de me laisser des commentaires ou des questions sur le répondeur d'un powercast que tu trouveras dans les notes du podcast. C'est un lien sur lequel tu cliques et qui te permettra de me laisser un message de moins de 30 secondes. Mais il y a déjà de quoi en dire en 30 secondes. Allez, j'ai hâte d'écouter ton message. À demain !