- Speaker #0
Bienvenue dans En Essonne Réussir, le podcast qui se cache derrière les réussites d'entreprises. Des femmes et des hommes comme vous, dirigeants, entrepreneurs, chefs d'entreprise, portés par leur vision, leur audace. Dans ce podcast, ils se livrent à cœur ouvert sur leur parcours, les rencontres décisives et les choix qui ont compté. Ce podcast est une initiative de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Essonne, en écho magazine En Essonne réussir, pour donner la parole aux acteurs de l'économie locale. Bonne écoute ! Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Yacine Benchetara, 35 ans, fondateur de Process 1000, une entreprise installée à Grigny. et spécialisé dans l'usinage de précision pour des secteurs aussi exigeants que l'aéronautique, le spatial, l'énergie, le sport automobile ou encore la santé. Lauréat national du concours Talents des cités, prix décerné par BPI France, Yacine Benchetara a un parcours singulier. Issu de la voie professionnelle et de l'alternance, il a créé son entreprise après une dizaine d'années de salariat. avec l'ambition non seulement de développer une activité industrielle de pointe, mais aussi de transmettre son savoir-faire à la nouvelle génération. Bonjour Yacine, bienvenue dans le podcast.
- Speaker #1
Bonjour Eleonore, merci.
- Speaker #0
Alors, en préparant cette interview, vous m'avez dit « j'ai toujours su que j'entreprendrais un jour » , mais vous ne saviez pas vraiment d'où venait cette envie. Vous n'êtes pas d'une famille d'entrepreneurs.
- Speaker #1
Non, du tout.
- Speaker #0
Mais c'est au fil de votre parcours professionnel que vous vous êtes rendu compte que tous les trois ans, Vous aviez besoin, c'est ça, de nouveaux défis.
- Speaker #1
Exactement. J'aimais du temps à me comprendre moi-même. Mais effectivement, je ne viens pas d'une famille de businessmen ni rien. Mon père, il a toujours été, on va dire, dans le milieu ouvrier. Même pareil, mes frères. Donc moi, je portais ça en moi. Je savais qu'un jour, je le deviendrais. Dans quoi ? Quand ? Je ne savais pas. Mais aujourd'hui, c'est fait.
- Speaker #0
Et alors, dans vos différentes expériences professionnelles ? Vous vous rendez compte que vous aviez besoin, c'est ça, de défis, que vous étiez polyvalent, que vous aviez envie de gérer un projet de A à Z, c'est ça ?
- Speaker #1
Donc j'ai toujours voulu évoluer dans mes métiers, donc j'ai commencé à travailler sur des travaux manuels jusqu'au bureau d'études. Et après un temps passé, un an, deux ans, trois ans, je me rendais compte que j'avais déjà fait le tour. En tout cas, moi je voyais les choses comme ça, et j'ai compris par la suite que j'avais besoin de beaucoup plus de choses à gérer. Que ce soit riche, en tout cas, dans la journée, et non pas de faire des tâches répétitives.
- Speaker #0
Et puis, il y a eu le choix du secteur. L'usinage de précision, ce n'est pas forcément un secteur vers lequel vont les jeunes spontanément. Comment vous l'avez découvert ? Et qu'est-ce qui vous a plu ?
- Speaker #1
J'ai envie de dire, c'était le hasard des choses. Fin de collège, je n'étais pas un très bon élève. Je n'étais pas motivé pour continuer en milieu scolaire, dans la voie générale. Et c'est la conseillère d'orientation, en troisième au collège, climat. proposé cette voie-là. J'ai réfléchi à la question et pour moi, je me suis dit, je pense que ça peut être un métier très intéressant qui n'est pas du tout connu. Donc, j'ai été bien orienté et j'ai appris à aimer ce domaine-là par la suite.
- Speaker #0
Alors, on va dire un petit mot de la voie professionnelle et de l'apprentissage que vous avez suivi, du BEP à la licence pro. C'est vraiment ce qui vous a permis de poursuivre les études, car c'était très concret, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement. J'avais besoin de trouver un sens pour mon avenir. Et donc j'ai pris la voie professionnelle, j'ai passé un BEP. Et encore une fois, je ne savais pas que ça existait l'alternance. J'ai trouvé une annonce sur Internet, j'ai postulé. Donc c'était écrit « devenez salarié tout en restant étudiant, passez votre baccalauréat, BTS » . Et donc j'ai postulé, j'étais pris par le centre de formation. Et là vraiment c'était jackpot parce que je continue un programme scolaire, deux semaines je suis en entreprise. où je côtoie le milieu professionnel, j'apprends, je suis payé, et deux semaines, je suis à l'école, et je continue à me cultiver. Donc vraiment, c'était le programme idéal, en tout cas.
- Speaker #0
Et vous aviez des bonnes notes, c'est ça ? Alors qu'avant, c'était pas du tout votre... Eh bien,
- Speaker #1
ça m'a permis d'aller jusqu'au BTS, et puis en licence, Bac plus 3. Donc, c'était vraiment gagnant, gagnant.
- Speaker #0
Alors, à quel moment êtes-vous passé de l'envie d'entreprendre à la décision de créer votre entreprise ? Vous m'aviez dit, en préparant l'émission, qu'il y avait une start-up qui vous avait bien aidé.
- Speaker #1
Donc, l'envie, elle est là depuis toujours. Depuis, j'ai envie de dire, la crise du Covid, j'avais envie d'entreprendre, même en dehors de mon domaine. Mais l'investissement est très lourd financièrement. Donc, je me suis dit, je ne le ferai jamais ça, parce que ça va demander plusieurs centaines de milliers d'euros. Et donc, j'ai eu la chance d'être recruté par une entreprise qui s'appelle B4Cure dans le 93 à Montreuil.
- Speaker #0
Belle start-up.
- Speaker #1
Start-up, innovation industrielle, vraiment très, très belle entreprise. Et là, ils avaient comme projet de monter un atelier avec une machine outil pour pouvoir fabriquer leur technologie en interne. Donc, j'ai été pris. Et cette entreprise-là était l'étincelle pour moi pour m'ouvrir, d'abord de me faire confiance, parce qu'on m'a responsabilisé pour gérer cet atelier industriel. Et donc, on m'a donné toute la légitimité. Et à partir de là, j'ai discuté avec le DRH, Cyril Servaud, que je remercie encore une nouvelle fois. Je lui ai dit, j'ai un projet qui me porte à cœur, je suis salarié chez vous, qu'est-ce qu'on peut faire ? Il m'a dit, Yacine, on te suit. Go à 100%. Et grâce à eux, j'ai pu entreprendre. Ils sont devenus par la suite mes clients. Et je remercie énormément. Je suis reconnaissant pour cette société-là.
- Speaker #0
Et créer une entreprise industrielle, ça demande des investissements importants, c'est ça ? Vous avez investi près de 170 000 euros pour lancer l'entreprise. Comment vous avez réussi à financer ce projet ?
- Speaker #1
J'ai fait appel à des dispositifs qui sont, je pense, pas assez connus en tout cas. Auprès du jeune public, ça s'appelle Réseau Initiative. Le Réseau Initiative, je suis passé devant une commission, un jury. J'ai présenté mon projet et ils l'ont validé. Ça m'a permis d'avoir un prêt d'honneur de 25 000 euros à 0%. Ce prêt-là m'a permis de me présenter à des banques, etc. pour me financer le matériel à travers du leasing, des crédits bail. Donc j'ai réussi à obtenir mon... on va dire le... le paiement de ma machine qui m'a coûté plus de 130 000 euros grâce à ces aides-là. Ensuite, il fallait trouver un local d'activité. Et là, encore une fois, je pense que les planètes, elles étaient bien alignées. Et donc, j'ai eu Grand Paris Sud qui m'a suivi. Ils m'ont proposé un local d'activité de 110 mètres carrés pour pouvoir m'installer avec un loyer, on va dire, modéré. Et à partir de là, je me suis dit, en fait, j'ai plus d'excuses parce que, en fait, je n'étais pas prêt. Je n'étais pas prêt. Mais quand j'ai vu que les choses venaient à moi, je me suis dit en fait, il ne faut pas que j'ai des regrets. Surtout cette notion-là de regret, je ne voulais pas regretter plus tard. Et je me suis lancé sans me poser de questions.
- Speaker #0
Et alors, pourquoi vous avez choisi de vous implanter à Grigny ? Expliquez-nous. Parce que vous êtes de Bretigny-sur-Or, je crois. Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Donc, j'habite dans l'Essonne depuis quelques années. Et le cœur de l'Essonne, c'est vraiment pour moi l'endroit où il faut être pour travailler dans l'industrie. Il y a des gros donneurs d'ordres, il y a beaucoup de sous-traitants. Et donc, encore une fois, Grigny, c'est là qu'il fallait y être.
- Speaker #0
Alors justement, vous allez nous expliquer un peu votre métier. Comment vous pourriez définir l'usinage de précision ? Pour les personnes qui n'y connaissent rien, expliquez-nous.
- Speaker #1
Donc l'usinage, en fait, il va se trouver partout et nulle part. Partout, parce que tout ce qu'on utilise au quotidien, dans tous les objets, que ce soit des téléphones, des robots, des drones, des... Tout ce qu'on voit, il y a de l'usinage et en même temps, nulle part, parce qu'on ne voit pas vraiment les pièces usinées. Donc moi, par exemple, j'ai des clients professionnels, exclusivement des clients professionnels, qui travaillent par exemple pour l'aéronautique ou le spatial. Ils ont besoin de créer leurs pièces qu'ils ont au préalable dessinées avec des ingénieurs. Donc moi, je reçois les plans techniques de mes clients. Donc c'est des plans virtuels que j'ouvre avec un logiciel de conception. Et à partir du plan du client, je vais travailler ce plan-là. acheter de la matière première et commencer à rendre réel ce qui était virtuel sur ordinateur. Donc j'ai besoin d'une matière première, ça peut être de l'aluminium, de l'inox ou de l'acier. Donc je mets ce bloc de matière dans une grande machine qui s'appelle machine outil. Et dans la machine, il y a plusieurs outils comme un couteau en fait. Ça va venir tourner très très vite et venir sculpter. Donc je vais dire le mot sculpter pour que ce soit plus compréhensif. Ça va venir sculpter d'une façon numérique et très précise. pour façonner un produit fini. Donc des exemples, ça peut être des pièces de moteur, ça peut être une coque de téléphone, de tableau de bord d'une voiture, enfin vraiment tout. les domaines où il y a de l'industrie de pointe.
- Speaker #0
Et alors, qui sont un peu vos principaux clients, si vous pouvez le dire ?
- Speaker #1
Donc, c'est des clients qui travaillent pour l'aéronautique, des clients qui ont pour projet à court terme de lancer leur première fusée satellite dans l'espace. Donc là, il y a beaucoup de mécaniques derrière. Alpine, pour par exemple le sport automobile, des clients qui travaillent dans des laboratoires hum médicaux. Donc, c'est très, très varié.
- Speaker #0
Très beau client. Alors, trois ans après la création de ProcessMilk, comment se porte l'entreprise ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, on est trois dans l'atelier. Donc, j'ai commencé tout seul pendant un an. J'ai réussi à fidéliser et à me faire connaître. Donc, c'est un milieu qui est fermé. Donc, le plus dur, c'était d'avoir le premier et le deuxième client. Et grâce à eux, il y a eu des recommandations derrière. Et donc, j'ai pu... attirer plus de clients comme ça. Aujourd'hui, trois ans, les clients viennent d'eux-mêmes parce qu'ils entendent parler de Process 1000. Et puis, des sous-traitants dans ce domaine-là, il n'y en a pas dans tous les coins de rue. Donc, forcément, on a plus de chances de trouver des commandes. Et voilà, on se porte plutôt bien, en tout cas, avec un chiffre d'affaires en nette évolution d'année en année.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a eu des moments un peu difficiles que vous pourriez nous partager ?
- Speaker #1
Les moments difficiles, c'était au tout début de trouver ses clients. Donc, j'ai eu plus de 150 000 euros d'investissement, toujours zéro client. Donc, ça, c'était un choix. Je ne voulais pas démarcher avant même d'avoir mon atelier qui était prêt à fabriquer. Donc, je voulais vraiment que tout soit installé. Là, c'était un peu difficile, on va dire, au niveau mental. Et puis après, par la suite, les difficultés, j'ai réussi à les surmonter. dès que les clients sont... arriver, ça allait beaucoup mieux. Deuxième difficulté, c'est que je gérais tout, tout seul. Donc, je suis le fabricant, je suis le commercial, je suis le technicien, je suis l'homme de ménage, je suis tout, et ça, c'est compliqué.
- Speaker #0
Et alors, votre plus grande fierté depuis le début, depuis ces trois ans, est-ce qu'il y a quelque chose qui vous rend particulièrement fier ?
- Speaker #1
Le mot fierté, je l'utilise quand je le mets, comment dire... Je l'utilise pour aider quelqu'un ou faire grandir quelque chose pour le bien du collectif. Et aujourd'hui, oui, je peux être fier d'avoir une petite équipe. Donc, je prends régulièrement des stagiaires. J'ai à cœur de former, donc de rendre la monnaie, parce que moi, j'ai toujours été formé par les anciens. Pour moi, cet enseignement-là, il est crucial, il est très riche. Et donc, j'ai à cœur de continuer à former des stagiaires, de les motiver, parce qu'on peut être très... démotivés, si on tombe dans la mauvaise entreprise et on ne fait que des tâches inintéressantes, on peut vite laisser tomber. Donc oui, je suis plutôt fier de ça.
- Speaker #0
On entend souvent que les métiers industriels n'attirent plus les jeunes. Est-ce que c'est votre constat aussi ?
- Speaker #1
Moi, je pense plutôt qu'en France, on ne met pas beaucoup en avant les métiers industriels. On a toujours eu une image négative du milieu industriel. Et malheureusement, dans la voie professionnelle, on allait souvent orienter des jeunes qui avaient des difficultés à l'école. Et alors que le monde professionnel, c'est très riche, c'est très varié. On est à la fois... Il faut être intellectuel, il faut être réfléchi. Il y a des mathématiques. Pour moi, c'est vraiment une voie de... J'ai envie de dire de...
- Speaker #0
D'excellence. D'excellence. Très intéressante.
- Speaker #1
On peut réussir aussi financièrement, bien gagner sa vie.
- Speaker #0
Qu'est-ce que vous aimeriez dire à un jeune qui hésite aujourd'hui à se lancer dans le secteur industriel ?
- Speaker #1
Moi, je lui dirais franchement, il ne faut surtout pas hésiter. On peut regretter de ne pas avoir essayé la voie industrielle plus qu'autre chose. Il y a de véritables atouts. Beaucoup d'entreprises cherchent des profils qualifiés parce que malheureusement, il n'y en a pas beaucoup sur le marché qui sont disponibles. Donc, dès qu'on est discipliné, motivé, et ben... On a tout devant soi et on peut bien gagner sa vie dans ce domaine.
- Speaker #0
Et donc, ne pas hésiter aussi à aller justement dans cette voie professionnelle que vous avez suivie dans l'alternance, dans ce secteur-là. C'est ça que vous aimeriez dire aux jeunes aussi.
- Speaker #1
Bien sûr. Donc, l'industrie, derrière, il y a plein de sous-métiers qui sont cachés, mais qui sont vraiment très, très intéressants, qu'on ne connaît malheureusement pas bien. Donc, on peut commencer ouvrier, à travailler sur des machines. Passer au bureau d'études, gérer une équipe, devenir ingénieur, pourquoi pas par la suite. Donc oui, c'est une source de motivation de continuer l'école à travers l'alternance. Je dirais même que c'est lui qui n'est pas hyper motivé par l'école, qui fasse l'alternance, mais à 2000%, c'est pour moi la voie du succès. On devient autonome et responsable très vite.
- Speaker #0
J'ai envie aussi d'avoir votre regard, quelques mots sur, on parle beaucoup en France de réindustrialisation. Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a de gros besoins de fabrication industrielle avec les nouvelles technologies. Je le vois, il y a beaucoup de startups qui innovent des choses innovantes pour le coup. Et il y a un besoin de sous-traiter, de fabriquer, de concevoir toutes ces technologies-là. Et on est sur un élan, je pense, où on ne va pas peut-être se réindustrialiser comme dans les années 70, mais il y a une nouvelle industrie de pointe. Et il faut surtout la laisser ici en France et pouvoir proposer son offre pour sous-traiter localement.
- Speaker #0
Alors, vous êtes confiant pour ProcessMe, pour les années à venir. Comment vous voyez, par exemple, dans 10 ans, cette entreprise et vous-même ?
- Speaker #1
Alors, je n'ai jamais réussi à me projeter dans 10 ans, depuis que je suis né, j'ai envie de dire. Mais naturellement, je pense que je vais continuer à faire évoluer l'entreprise, acheter de nouvelles machines-outils. changer de local pour accueillir ces nouvelles machines. J'aimerais constituer une équipe entre, on va dire, à taille humaine. J'y tiens beaucoup à ça, entre 5 et 10 personnes. Et Process 1000, je souhaite en tout cas qu'elle devienne une référence en termes d'industrie de pointe, d'usinage, au niveau départemental, régional et national.
- Speaker #0
Alors, on va terminer avec cette distinction que vous avez reçue récemment, le prix. Vous étiez lauréat national du concours Talents des cités, organisé par BPI France, et vous avez été récompensé au ministère de la Transition écologique, et vous représentiez l'Île-de-France au niveau national. Qu'est-ce que ce prix a représenté pour vous ?
- Speaker #1
Alors ce prix est un peu spécial, parce que je devais ne pas postuler jusqu'à la dernière minute, parce que je manque de temps à tout gérer, et pour moi c'était encore de la paperasse et des dossiers à faire. passer encore devant des jurys, etc. Et c'est mon épouse qui m'a poussé, elle m'a dit qu'il faut absolument le faire. Donc, on a fait le dossier. Donc, j'étais d'abord récompensé en 2025. J'étais lauréat régional. Donc, apparemment, ça a bien plu aux jurys, le fait d'entreprendre dans l'industrie. Voilà, c'était quelque chose qui sortait du... On va dire, c'était moins...
- Speaker #0
Moins habituel que les autres profils, vous vous distinguez particulièrement.
- Speaker #1
Et puis, ça m'a qualifié pour la phase nationale. Et à ma grande surprise, j'ai été récompensé par le prix BPI France. Encore une fois, parce que j'étais en phase avec le plan de réindustrialisation de la France, France 2030. Et donc, mon projet a bien plu. Pour moi, c'était un honneur d'être invité par le ministère.
- Speaker #0
Ça vous a donné de la visibilité, j'imagine ? Beaucoup de visibilité, exactement. Beaucoup d'interviews.
- Speaker #1
Oui, des interviews sur des plateaux TV et radio. Et donc, pour moi, c'est aussi un canal pour continuer à promouvoir, de montrer ce métier-là aux jeunes, justement pour leur dire, regardez comment on peut évoluer et être aussi récompensé, se faire connaître, en commençant de rien.
- Speaker #0
Et on va terminer. Donc, vous avez été aidé par l'écosystème, l'initiative, la BPI. Vous avez eu des aides. Et alors, vous avez été aidé aussi par la CCI, mais pas la CCI ESSON. C'est la CCI du Val-de-Marne, c'est ça qui vous a donné aussi un petit coup de pouce. Tout à fait. Voilà.
- Speaker #1
Donc, plusieurs dispositifs. Donc, le réseau initiative, Grand Paris Sud pour le local. Oui, bien sûr,
- Speaker #0
Grand Paris Sud.
- Speaker #1
Sans Grand Paris Sud, je pense que... que honnêtement, je n'aurais jamais commencé l'entrepreneuriat parce qu'un local d'activité dans le secteur privé, c'est trois fois le prix. Donc, BPI France qui m'a accompagné pour financer mes machines. Et puis, effectivement, la CCI du Val-de-Marne où j'ai passé, pendant une année, on était formé à suivre un programme qui s'appelle Boost Entrepreneur.
- Speaker #0
On a la même chose à la CCI Essonne.
- Speaker #1
Que ce soit Val-de-Marne ou Essonne, pour moi, c'est la CCI et tout le monde travaille ensemble. Oui,
- Speaker #0
tout à fait. Un grand merci Yacine Ben Cheterat d'être venue dans le podcast pour vous suivre. Vous êtes active sur LinkedIn, j'ai vu. Et alors pour ceux qui sont intéressés par ce métier de l'usinage, aussi sur le site internet de Process Meal, vous avez mis pas mal de vidéos où vous présentez très concrètement, c'est vraiment intéressant aussi pour les jeunes, vous présentez très concrètement ce que vous faites.
- Speaker #1
Alors oui, sur le site internet, j'essaie de faire des short vidéos. pour montrer, continuer à exposer ce qu'on peut faire. Et j'invite en tout cas... à toute personne qui serait curieuse, ne serait-ce que de venir découvrir, soit pour soi-même ou pour ses enfants, ses métiers, qu'ils sont les bienvenus pour venir visiter l'atelier, en tout cas.
- Speaker #0
Un grand merci, Yacine.
- Speaker #1
Merci à vous.
- Speaker #0
Merci pour votre écoute. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager et à vous abonner à notre podcast pour découvrir d'autres parcours inspirants. À très vite.