- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a apporté à vouloir vivre l'expérience ?
- Speaker #1
L'événement en soi. Je le savais que je n'allais pas monter sur scène toute seule. Je ne savais pas avec qui j'allais collaborer. Puis là, à un moment donné, bien, tout s'est allé. Puis là, tu m'as parlé de l'expérience. Puis là, j'ai fait « wow » , c'est juste parfait. Je me suis laissé guider sans trop savoir. On n'a même pas pratiqué, on n'a pas répété. On ne s'est pas dit de quoi qu'on allait parler. La seule rangée d'une valise. Puis toutes ces places-là, c'est comme...
- Speaker #0
C'est ça du fait que justement... Merci. te mettre dans un laissé-aller, est-ce que ça t'a fait vivre des émotions ?
- Speaker #1
Bien, c'est sûr. Ça m'a fait un peu vivre les mêmes émotions que quand tu te lances pour aller courir, pour t'inscrire à un événement. Tu sais pas comment ça va se passer. Des fois, t'as des apprêts. Des fois, t'as des doutes. Tu files juste le moment d'imperfection. C'est notre authentique.
- Speaker #0
Ça, ça a ressorti beaucoup dans les témoignages par la suite, de dire que justement votre authenticité, le fait qu'on soit comme à l'écoute aussi, en présence. Ça c'était vraiment quelque chose qui était humain en fait. Ça je pense que c'est important aujourd'hui, du fait de pas, tu sais, justement l'intelligence artificielle. Oui,
- Speaker #1
rester au service de l'humain. Oui,
- Speaker #0
exact. Puis rester comme on fait aujourd'hui.
- Speaker #1
Exactement, c'est magnifique.
- Speaker #0
Le montage de ta conférence en fait, tu t'es laissé inspirer comment ? Ça t'est venu au fil du temps ou ça tue ?
- Speaker #1
Ma conférence, ta vie, c'est ton marathon, ça fait des mois que j'allais la faire, principalement pour le grand public. Parce que j'en ai monté plein de conférences. J'en donne dans les maisons des jeunes. J'en donne dans les organisations. Mais ta vie, c'est ton marathon. Tu l'avais écrit. Tu sais, j'ai même ma barre de rock que je n'avais pas amenée jeudi avec moi, qui est en train de courir mon marathon. Mais je ne l'avais pas préparée. Puis là, tu m'as invité à collaborer avec toi. C'est décidé. C'est la partie de la valise. Puis là, j'ai écrit sur papier ce que je voulais. Je me suis laissé guider avec ça. Puis à aller jusqu'à mercredi, j'ai rajouté des éléments dans la valise que je savais même pas pas que j'allais. Je me suis vraiment laissé emporter par mon intuition et par mes idées.
- Speaker #0
On ne sait pas nécessairement qui va être dans la salle. On ne sait pas quelle sorte d'énergie aussi qu'on va rencontrer.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Puis tu sais, même, on ne le sait pas si ça va marcher avec notre belle Audrey.
- Speaker #1
Non, c'est ça, on ne le savait pas et on n'avait pas pratiqué. On ne pouvait même pas savoir si ça allait bien dans l'eau. Mais en même temps, je le savais que ça allait bien dans l'eau. Ça serait ça l'énergie que je l'avais restée à part quand on s'est rencontrés, moi, toi, Audrey. Puis j'avais de belles intuitions. On s'est laissé aller. Puis on n'a pas essayé, justement, comme dans un marathon, d'aller chercher la perfection. Parce que ça ne sert à rien. C'est vrai. Parce que c'est dans la perfection que tu crées la déception. C'est vraiment ça. C'est sûr. Oui,
- Speaker #0
totalement. Tu as totalement raison. Mais c'est ce qui fait que, justement, c'est là, quand on est dans l'acceptation, que ça passe beaucoup mieux.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est plus facile de dire que même si, elle est même si. C'est dans le moment présent qu'on les vit.
- Speaker #1
C'est sûr que je pense que les gens ont apprécié autant de ta partie. C'est l'autenticité, la connexion. Moi, que je partage mon parcours en toute authenticité, mon côté sombre comme mon côté éclairé, ça vient chercher certaines personnes. Toi, que tu réussisses à faire voyager intérieurement les gens, dans leur... Je les ai vus, les gens, tu sais. Il y en a plein qui ont vécu des expériences inexplicables. Tu comptes à Zichac. fois qu'on va refaire vivre cette expérience-là, parce que c'est pas la dernière, je le sais. C'est la première et non la dernière, mais ça va être une expérience.
- Speaker #0
Oui, parce que quand on est dans l'énergie, ça bouge. Quand on est dans l'énergie, c'est vivant, c'est ça qui est puissant. Si on regarde juste la rivière, exemple, elle suit son cours.
- Speaker #1
Exact. Elle suit son cours, il y a des journées qu'elle niveau monte,
- Speaker #0
il y a des journées qu'elle niveau baisse. Il faut accepter ça. C'est jamais pareil d'une fois à l'autre énergiquement. C'est comme là, on vit ce moment où, après, on est en train de se déposer. Où est-ce que le après est autant important que le avant et le pendant.
- Speaker #1
Vraiment.
- Speaker #0
C'est exactement comme quand on prépare un voyage.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est ça qui est facile. L'idée que ça m'est venu il y a quatre semaines de partir cet événement-là.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Bien, comme je dis, moi, je me suis laissée inspirée par mon intuition. Puis je savais exactement qui allait être. Avec moi en équipe parce que ça c'est important en fait parce que si c'est pas les gens avec qui tu t'adonnes ou énergiquement si ça va ça marche pas là. Faut que tu te sentes en confiance en vrai là. Si mon copilote commence à avoir de l'angoisse là ça va pas bien là. Je trouvais ça bien quand à un moment donné tu étais dans le fond de la salle puis on était aligné face à face. Ben je sais pas si tu as remarqué mais moi je me suis connecté direct à toi. Tu sais à un moment donné là quand j'ai dit François va être là, j'ai comme je me suis mis en alignement avec tes énergies pour que on tienne le groupe. Oui,
- Speaker #1
c'est inconsciemment que je suis allé me positionner exactement là. Puis au début, la chaise n'était même pas là. C'est moi qui l'ai positionnée entre les deux chaises pour réussir à être au milieu de la salle, mais sans le savoir pourquoi je faisais ça. C'est comme le
- Speaker #0
GPS, dans l'avion, il y a comme un...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est carrément même moi je me sentis, quand je t'ai vu ça fait tac. Ça moi dans l'énergie c'est extrêmement important, à ce que je sois comme à un point d'ancrage, comme quand on est auprès d'un arbre. Parce que je le savais que j'allais aller, je te dirais, haut en énergie, parce qu'il y avait 110 personnes. Ouais,
- Speaker #1
ouais, ouais.
- Speaker #0
Fait qu'on était 110 personnes dans la salle, donc c'est là que c'était puissant là. T'sais chaque personne, ça avait commencé avant là, pour bien des gens qui avaient comme même à p... Karine, elle est en train de travailler sur mes énergies. C'est ça que je trouve fascinant parce que c'est la même chose quand j'accompagne les gens aussi. Il y a un avant, il y a un pendant et un après. Fait que ta ligne de directive-là est importante parce que c'est notre histoire en fait.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Puis quand c'est pas un alignement, bien, ça marche pas là.
- Speaker #1
Oui, puis dans des expériences ou dans des conférences, je pense pour en avoir vécu, tu retiens une partie d'un message qui t'a impacté positivement. tu vas t'accrocher à ça. Mais dans l'expérience qu'on a faite vivre, mais aussi ta partie que tu fais vivre aux gens, c'est leur partie au complet. C'est leur voyage. C'est complètement une autre expérience. C'est inexplicable, en fait. Il faut que tu le vives pour le comprendre. Moi, mon rôle, c'est de préparer les gens là-dedans à vivre cette expérience-là parce qu'il faut que tu sois prêt à la vivre. J'y crois vraiment. Moi-même, comme j'explique dans ma partie, si je n'avais pas été prêt le jour que je t'avais rencontré, je ne me manquerais pas le résultat. n'aurait pas été celui que j'aurais souhaité. C'est vrai.
- Speaker #0
Oui, parce qu'un coup que tu es préparé, c'est là que ça devient puissant. En fait, parce que moi, le fait que tu sois là dans les débuts, la première partie, ça m'aide parce que la personne est déjà en réflexion. En t'écoutant, moi aussi, ça m'est déjà arrivé. Tu sais, les jugements, l'angoisse, tout ça peut remonter au travers de ce que toi, tu partages. Tu sais, de dire, je ne suis pas seule à vivre ça même. Oui,
- Speaker #1
exact.
- Speaker #0
Tu sais, ça ouvre un espace où la personne devient en réflexion. Quand moi je rentre, ça apporte justement à ce que la personne est déjà préparée à dire « Moi j'aimerais ça, j'aurais envie de régler cette situation-là. J'aurais envie de passer à autre chose. » Parce que c'est juste un partage d'une dame qui disait qu'elle était angoissée à côté. Vraiment, elle n'était plus en mesure de retrouver sa paix intérieure. Puis en t'écoutant justement, elle a comme réalisé que « Crime, j'ai envie d'être bien ce que j'étais avant. » Parce que plus on vieillit, plus on accumule. plus qu'on en met dans notre valise justement. C'était là dans ma valise.
- Speaker #1
J'ai des frissons. Écoutez, il y a une dame qui me parlait après, elle m'a dit « Tu m'as fait réaliser que j'étais à deux pouces de mon propre mur par le partage de mon petit-ant, un de mes anciens employés, qui m'a fait réaliser que j'étais proche de mon mur à moi. » Bien, le pouvoir de leur expliquer et de faire réaliser les gens qui sont proches de leur mur les prépare encore plus à retourner en dedans puis voir c'est quoi qu'ils veulent vraiment, bien là, c'est puissant. Je suis certain que dans les 105-110 personnes qui étaient là, inconsciemment, on va avoir mis en mouvement de façon positive des dizaines de personnes.
- Speaker #0
C'est sûr, c'est assuré. J'ai tellement confiance de ce qu'on a remis que je le sais que oui.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est un mot.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Juste notre présence fait la différence. Parce que même juste de rentrer dans la salle, puis même plus loin que ça, juste de faire le pas, j'ai envie d'y aller. C'est déjà... De mettre en action.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Puis quand tu mets en action, c'est comme tu décolles les moteurs. Tu sais, c'est comme... Go C'est ça qui est puissant, là, en vrai.
- Speaker #1
Oui, vraiment. Puis là, tu parles de décoller les moteurs. Dans ma vie, j'ai eu le privilège d'embarquer sur le siège, ça s'appelle un jump seat, à l'arrière du copilote et du pilote.
- Speaker #0
Wow
- Speaker #1
Dans un 737-200. OK. Puis de prendre l'envol, de voler, puis d'atterrir avec eux. Pour vrai ? Ça durait trois heures, notre vol. Pour diverses raisons, j'ai eu cette opportunité-là. Puis j'ai vu exactement comment ça se passait. Tout le processus, puis copilote, qu'est-ce que le pilote devait faire, les différents rôles et responsabilités, ils ne font pas la même chose. Mais j'ai découvert que l'un est aussi important que l'autre. Mais j'ai découvert aussi que mon stress que j'avais quand j'étais à l'arrière, dans l'autre côté de l'avion, était complètement différent quand j'étais avec eux autres. Parce que de voir eux autres un peu comme... Les gens qui sont venus nous voir, ça m'a mis en confiance. C'est sûr que quand la porte est fermée, puis comme tu expliquais dans ton volet expérience à un moment donné, quand on embarque dans un avion, on écrit à notre mère, à nos enfants, puis là on est stressé, l'angoisse peut monter, bien cette angoisse-là, je ne l'ai pas ressentie quand j'étais avec les copilotes. Puis là, parce que j'étais avec eux, je me sentais en confiance parce que j'étais avec eux, je les voyais, tout fait. Je suis certain qu'on a donné confiance à... Bien des gens qui ont baissé leur stress parce qu'on était avec eux, en présence, humainement.
- Speaker #0
Oui, je comprends. Oui, parce qu'il y en a qui ont dit qu'ils n'avaient jamais vécu l'expérience de comment j'allais accompagner. Pis qu'il y avait tellement confiance que ça soit moi qui se laisse aller. Fait que moi, ça, c'est wow, là. Ah ouais,
- Speaker #1
c'est une mission accomplie.
- Speaker #0
Ça, c'est un cadeau, là, de dire que je me suis laissée emporter pis que j'ai tout mouillé mon loup. Parce que la personne a tellement pleuré, s'est tellement laissée aller. Pis, tu sais, on s'attend à vivre ses émotions aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est difficile. pour plusieurs personnes parce que vivre ses émotions, c'est de s'autoriser d'avoir le courage de ralentir. Parce que quand tu vis des émotions, tu ne cours plus.
- Speaker #0
Non, tu ne cours plus. Tu es vraiment... Tu es dans le moment présent. C'est ça qui est comme... Ça fait tellement du bien. Ça, j'étais en mesure de les entendre.
- Speaker #1
Vraiment.
- Speaker #0
Tu sais, que le monde... Tu voyais que... Tu sais, le souffle, respirer, puis tu sais, le fait que j'aie mis le loup, que je leur faisais mettre le loup, bien, c'était justement de rentrer à l'intérieur d'eux. Pour qu'il vive le voyage sans jugement. Je ne voulais pas qu'il regarde le voisin à côté. Non, exact, c'est ça. On est tout le temps porté à regarder le voisin, de comment il va penser, de ce qu'il va dire. Moi, perso, je suis la première. C'était difficile par rapport à ma spiritualité, par rapport à ce que j'avais faculté, mais je peux comprendre aujourd'hui que les gens n'ont pas besoin de regarder à côté de ton voisin.
- Speaker #1
Fais le pas, là.
- Speaker #0
Ça sert à rien,
- Speaker #1
là. Absolument.
- Speaker #0
Fais ce que t'as à faire. C'est ça qui est beau de nos jeunes, c'est de voir que... J'ai appris ça au fil du temps avec les flots. Justement, là, on a commencé à tout trier, la paire de bois d'un bel galin.
- Speaker #1
C'est un détail Mais c'est tellement...
- Speaker #0
C'est ça, justement. J'y vais. Il y aura ce qui arrivera. Tellement, tu sais, il marche pas. Mais c'est ça. C'est dire, c'est comme ça. Complètement.
- Speaker #1
T'as-tu vu ? Par ta façon, l'approche que t'as eue de dire, bien, il y a ce qui arrive. Puis par mon approche de laisser aller, puis... d'arrêter d'avoir peur, on a accroché. Les gens ont trouvé qu'on était authentiques. Dans le fond, c'est « Sois toi-même, laisse-toi guider par des bonnes énergies, crois en toi et ça va suivre son cours. » On va continuer à être la maîtrise et je vais la laisser.
- Speaker #0
Y'a-tu déjà fait de passe ?
- Speaker #1
Quand même, oui.
- Speaker #0
Mais volontairement, de dire que je me pousse. au bout de la peur.
- Speaker #1
Je vais t'avouer franchement que je lui ai dit que je me suis poussé au bout de la peur. Ma plus grande peur, c'était d'arriver en avant toutes ces belles 100 personnes-là et d'avoir la cote totale.
- Speaker #0
Pour vrai ?
- Speaker #1
Oui. Je te dis pourquoi. Parce qu'un conférencier en qui j'ai beaucoup de respect, que j'ai lit ses livres, je n'aimerais pas avoir confiance en lui, mais maintenant, c'est un grand conférencier. C'était une de mes peurs, donc je l'ai poussé au bout. Plusieurs fois dans ma vie, j'ai poussé au bout. Mais j'avais peur de ne pas être assis. Quand tu pars de ta ligne de départ et que tu te rends en ligne d'arrivée, quand tu arrives à la ligne d'arrivée, peu importe la distance, que ce soit 500 mètres ou 1 km, c'est ta ligne d'arrivée. Peu importe l'objectif, que ce soit la course. Quand tu arrives à la ligne d'arrivée, tu viens de prouver à tes peurs que c'était juste...
- Speaker #0
J'ai peur de grand chose. J'en ai vécu des choses. J'en ai fait des choses.
- Speaker #1
Trop souvent de l'ultraplame. Oui. Tu te dis avoir peur quand même ? Non,
- Speaker #0
pas du tout. C'était zéro. J'étais en maîtrise. J'avais tout préparé. J'avais dit à mes enfants... Tout est préparé sur quelque chose. C'était vraiment préparé. Oui, je leur avais dit vraiment, mon testament est fait. J'ai tout, tout est préparé.
- Speaker #1
C'est responsable.
- Speaker #0
Oui. Puis quand j'étais en haut de la montagne, mon chum était là. Mon chum, il n'y a pas qu'à dire lui que quand je suis allée le voir, j'ai dit, c'est peut-être la dernière fois qu'on se voit. En fait, le monsieur Jean-Sébastien, ça faisait deux semaines qu'il n'y avait pas ça. Parce qu'il vantait trop.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Puis dans l'après-midi, il a dit, non, c'est toi-même. Comme ça. Je m'assis. C'est la galerie, on était sur le bord du fleuve. Puis là, j'ai fait, non, la vie m'a apporté ici. Parce que fallait, je sens, c'était quoi être dans l'esprit d'un aigle. Cinq minutes, pouf, plus rien. Il n'y avait plus de vent.
- Speaker #1
Ça a coupé.
- Speaker #0
Tout a coupé. Sébastien me dit, viens ta Karine. Fait qu'on est montés. Je t'avouerais que c'était plus épeurant de monter que... Parce que, tu sais, ça coupait. Mais non, j'ai dit, j'étais vraiment prête à dire, moi, je vais affronter mes peurs. Mais c'était pas des peurs en vrai, c'était de laisser des croyances en arrière de moi. C'était de laisser des programmations qui venaient de mes parents, de mes ancêtres, que je voulais plus en vrai. Pis de dire, là c'était, tu sais, ce que je suis, je le suis. Tu veux-tu vivre en cours de même 50, 40 ans, peu importe ? Non. Fait que c'est là que rendu sur le haut de la montagne, quand j'ai dit à mon chat, c'est peut-être la dernière fois qu'on se voit, 20 ans, pis il était exactement devant moi, pis Sébastien m'a regardé pis il me connaissait pas là. Il a dit... « Tu veux-tu vivre ou tu veux mourir ? » Je l'ai regardé et j'ai dit « Je veux vivre. » En estie à part de ça. Silence. Il n'y avait plus aucun bruit. Plus rien. J'ai réalisé que j'étais entre la terre et le ciel. Puis que je me faisais tenir par l'esprit de l'air. C'était juste ça. Parce qu'on s'attendait que le deltaplane il aurait pu plier en deux pas du tout. Il y a pas de back up là. Non, il y a pas de back up. Je pouvais me mettre sur le dos de Jean-Sébastien. Mais sinon il y avait pas de back up. Effectivement, puis il nous a apporté sur le bord, c'est ça. Puis moi, l'eau, le fleuve, ça m'impressionne. J'ai fait comme, adviendra ce qui arrive. De toute façon, ils disent que dans ces situations-là, je suis un lâche-prise. Si il arrive de quoi. Fait que j'ai dit, quand j'étais enfant, je me faisais perdre connaissance moi-même. J'ai dit ça sera ça qui arrivera. Fait que c'est vraiment de prendre conscience du pouvoir qu'on peut avoir à l'intérieur de nous. Oui. De dire que...
- Speaker #1
Nos capacités.
- Speaker #0
Oui, totalement. Puis quand j'ai senti qu'on descendait, là j'ai senti l'attraction, j'ai senti le magnétisme de la terre, je le sentais. Plus qu'on descendait, puis plus que, tu sais, l'aigle, elle veut, tu sais, elle veut que j'arrive sur la terre. Puis quand on a atterri, là, Jean-Sébastien qui ne me connaissait pas, mon homme, Karine d'Amérique. Oui, c'est là. Tu ne savais pas là que je...
- Speaker #1
Tu parles des aigles, quand j'étais là, Carlotta dans le camping, je pense que je t'en ai pas parlé. Chaque trou, des 18 trous, a le nom d'un oiseau. Astonuméro. J'ai lu le nom, on a répété 30 secondes. Là on était dans la parfaite alignement.
- Speaker #0
C'est ça en vrai, quand t'es dans l'alignement, tout se place. La preuve, ça me le montre. On fait juste reculer qu'il y a 4 semaines, ça m'a descendu comme une loutre. Parce que c'est une loutre.
- Speaker #1
C'est pour ça qu'on est sur le bord de la rivière.
- Speaker #0
Oui c'est vrai. puis C'est ce qui a fait que justement tout se plaçait. Pour qu'on remplisse une salle de 110 personnes en 4 semaines, on s'entendait que...
- Speaker #1
Sans aucune pub sur les réseaux sociaux, t'as pas payé pour qu'on publie cet événement-là. Pis moi en toute confiance, j'ai pas partagé l'invitation, le pub de ton côté pis ça s'est rempli.
- Speaker #0
Mais c'est ça qui est beau. Vraiment beau. La vie montrait que tout était parfait. Pis à chaque fois, tout s'alignait. Que ce soit commanditaire ou... Que ce soit la bonne personne qui me dise, ben Karine, ça te prendrait, tu sais, mettons, système de son. Mais c'est là qu'on voit que l'expérience du passé est importante aussi. Fait que c'est pour ça qu'il ne faut pas renier le passé parce qu'il fait partie de notre expérience. C'est ce qui nous construit. Au contraire, moi je me suis construit sur la négativité.
- Speaker #1
Je le sais beaucoup. Vraiment, c'est... Mon côté sombre va m'avoir amené à être beaucoup plus ensoleillé aujourd'hui.
- Speaker #0
Ben oui.
- Speaker #1
Puis on le sait. Maintenant, ce qui nous apporte de l'ombre... pas retrouvé, ce qu'on ne veut pas retourner. Je ne veux rien savoir de retourner dans cette tombe-là. C'est cette tombe-là qui m'a fait construire qui je suis.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est dur de se pardonner ça, mais un coup que tu as réussi, tu as le pardonnement.
- Speaker #0
C'est tellement bon.
- Speaker #1
Vraiment.
- Speaker #0
C'est puissant. C'est un peu comme de l'huile à moteur avec du gaz. Le gaz te donne la propulsion d'avancer, puis l'huile, c'est comme plus salissant ou n'importe quoi. On va y aller dans cette métaphore-là. J'aime pas les métaphores. Mais c'est pour dire que justement la métaphore de ce tuile-là, cette ombre-là, elle fait en sorte que justement ça permet tellement de nous aider à nous équilibrer.
- Speaker #1
Oui, nous équilibrer, pouvoir justement aligner avec ce qu'on fait, dans le mieux-être, dans le service à l'humain, pouvoir accompagner les gens qui sont dans leur ombre actuellement, puis de leur montrer, regarde, nous autres aussi on a eu un côté sombre, un côté ombragé.
- Speaker #0
Les gens qui savent qui j'étais dans le passé.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Les gens qui savent qui tu étais dans ton passé là, et que tu montes sur une scène en toute vulnérabilité, c'est puissant là. Parce que tu mets ton genou au sol.
- Speaker #1
Oui, vraiment.
- Speaker #0
De montrer que regarde qui je suis rendu aujourd'hui.
- Speaker #1
As-tu vu ce bot là, le genou au sol ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
C'est pour ça que je t'interromps. J'ai mis un genou au sol.
- Speaker #0
Non, je n'ai pas vu.
- Speaker #1
Oui, tu étais en train de te préparer. Oui, c'est ça. J'ai mis un genou au sol.
- Speaker #0
Sérieux ?
- Speaker #1
Wow Tu as vu comment c'était ? Oui.
- Speaker #0
Mais c'est totalement ça pareil, tu sais, de dire que je m'aligne. Bien, pas que je m'aligne, que je mette mon genou au sol pour montrer justement qu'il n'y a pas de honte à ça. Au contraire. Tu sais, puis je voyais les garçons dans la salle, les jeunes hommes, là. Wow Moi, là, sérieux, là, quand il y a un jeune, un homme qui vient me demander de l'aide, je trouve ça tellement... Je n'ai pas de mots, en vrai. Tu sais, comme le jour que toi, que tu es venu me voir.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça, c'est comme... Ça demande du courage, là. Bien,
- Speaker #1
c'est exactement ça, puis c'est... J'ai des frissons parce que le bout où je mets le genou au sol, je dis le mot courage à peu près quatre fois pendant ce bout-là. Ça demande du courage.
- Speaker #0
J'adore.
- Speaker #1
Là, il n'y a personne qui sait qu'on n'a pas pratiqué hier. On l'a dit, mais c'est ça. Non, non,
- Speaker #0
peut-être.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Pour vrai,
- Speaker #0
c'est ça qui est beau.
- Speaker #1
C'est du courage. Ce n'est pas juste de continuer quand tout va vite. C'est aussi de mettre un genou au sol. Puis oui, ça m'a demandé du courage à la devoir, mais j'étais prêt parce que justement, je voulais me motoriser de rade. Je vais m'en souvenir. Tu sais, c'est un beau moment de ma vie, ça. De m'avoir autorisé à ralentir. Je vais m'en souvenir comme certains moments de ma vie. Les épreuves, les traumas que j'ai vécu. Mais de se permettre de ralentir. Tu sais, après ça, tu peux... Tout définir qui tu veux devenir.
- Speaker #0
Oui, je comprends.
- Speaker #1
Mais dans la vie qui va vite des fois, on s'autorise pas ça.
- Speaker #0
C'est vrai. C'est ça qui est beau. De voir versus moi je t'ai vu, tu sais je te connaissais pas du tout. De voir la première séance à versus aujourd'hui, que t'es 500, ça on s'entend que c'était quoi ? Ça fait un an ?
- Speaker #1
Un an et deux mois.
- Speaker #0
Qui aurait pensé que t'allais m'accompagner là-dedans ? J'y aurais jamais pensé. Jamais là, en vrai là, parce que... Mais, c'est ce que je me dis. Moi, ce que je me souviens, c'est que justement, ton ombre était tellement sombre. Mais aujourd'hui, tu l'as transformée dans ta puissance. Mais c'est de montrer justement à ces hommes-là qui t'écoutent, à ces jeunes hommes-là qui te regardent. Peu importe leur dépendance, leurs troubles, leurs problématiques, tout le monde peut être...
- Speaker #1
qui veulent devenir, pas nécessairement tous conférenciers. Non, non, c'est ça. Même si je voudrais devenir un joueur de la N-échelle, j'ai 39 ans, je le sais. Ça va demeurer un rêve que je n'aurais pas réalisé, mais c'est un détail. Mais oui, effectivement, comme tu mentionnes, j'ai quelqu'un qui a pris contact avec moi, que j'ai déjà eu comme employé, qui m'a écrit personnellement, puis il m'a remercié d'avoir écrit mon livre. Il dit qu'il y a un an de cela, jamais j'aurais osé dire ça parce que je trouvais que c'était de la marde. tout ce que j'ai décidé de m'ouvrir de motoriser de ralentir j'ai touché mon fond du baril à moi ton livre m'a aidé à retrouver la lumière parce que lui est allé dans son côté sombre aussi mais c'est ça autant ce qu'on fait ensemble autant le livre que j'ai écrit autant les cartes que toi tout ce que tu fais qui l'accompagnement mais c'est justement de montrer aux gens qui sont capables de retrouver