Speaker #0Ce que vous venez d'entendre, ce sont des clients d'ATA, des particuliers, mais aussi des professionnels qui vivent et expérimentent déjà leur rentabilité. Et pourtant, la question reste entière pour nombre d'entre nous. On me la pose très souvent cette question et aujourd'hui, je vais essayer d'y répondre de façon exhaustive et claire. Est-ce que le photovoltaïque est donc vraiment rentable ? Parce qu'entre témoignages, promesses commerciales, marketing agressif et tout ce que l'on peut voir sur la toile, on a vite fait de s'y perdre. La réalité, elle est souvent plus complexe et n'est surtout pas la même pour tous les projets. Dès qu'on parle de business et dès qu'on parle de technique, ça devient... assez difficile à lire. Il y a des chiffres partout, des simulations, des aides, des rendements, et au final, on ne sait plus vraiment ce qui est vrai, et surtout, qu'est-ce qui est valable pour notre projet spécifique. Alors oui, la question est la bonne, mais pour y répondre correctement, encore faut-il savoir de quoi on parle. Rentable, ça peut vouloir dire beaucoup de choses. La définition de rentable dans le DICO, c'est qui produit une rente ou un bénéfice, ou bien simplement qui donne des résultats. Alors ça, oui. mais dans quelle mesure ? Pour comprendre si c'est vraiment rentable, il faut déjà comprendre très simplement comment est-ce que ça fonctionne, le photovoltaïque. Le point de départ de cette merveilleuse technologie, c'est le soleil. Et c'est surtout la lumière qu'il dégage. La lumière, aussi appelée photon, d'où le terme panneau photovoltaïque. Grâce aux panneaux, qui sont des capteurs, ces photons sont transformés en électrons. Je ne vais pas vous faire un cours de physique, en tout cas pas aujourd'hui, mais disons que ces électrons sont simplement des particules composées de charges électriques et donc de l'électricité. En gros, on capte la lumière pour la transformer en énergie. Cette électricité, elle est produite en courant continu, donc en DC, en 24 volts. Elle est ensuite transformée en courant alternatif, donc en 220, c'est la tension qu'on a de partout, que ce soit chez nous, à la maison, ou en entreprise, ou bien pour les collectivités. Dès qu'on a de la consommation électrique, c'est en 220. Cette énergie produite sur place par vos panneaux peut donc être utilisée directement dans votre installation électrique pour votre propre autoconsommation. Ceci étant dit, il y a plusieurs façons de valoriser l'énergie qui est produite sur place. Soit, comme je viens de le dire, vous la consommez sur votre exploitation ou sur votre maison, ça c'est ce qu'on appelle l'autoconsommation et ça fonctionne en instantané, soit vous la revendez au réseau. Soit les deux, mais dans un ordre bien précis et avec une certaine réflexion de priorité. Chaque kWh que vous produisez et que vous consommez sur place est un kWh que vous n'achetez pas, que vous n'achetez plus. Et donc ? une économie directe. Chaque kWh que vous produisez mais que vous ne consommez pas sur place est valorisé et revendu directement sur le réseau. Cette revente d'énergie donc dite en surplus représente des recettes. Donc là, si je reformule, je produis sur place l'énergie pour l'autoconsommer. L'énergie que je produis et que j'autoconsomme, je ne la paye plus sur ma facture. L'énergie que je produis et que je n'autoconsomme pas, parce que je n'en ai en instantané pas besoin, elle est alors revendue au réseau. Le réseau public, me la rachète, me paye pour ça. L'énergie produite par chaque centrale photovoltaïque, elle est produite à un coût très faible. En moyenne, 4 centimes du kWh contre 20 centimes sur le marché aujourd'hui, soit 5 fois moins cher. Une fois que la centrale est amortie, l'énergie produite, elle devient gratuite. Et une fois que ce système est compris, la rentabilité n'est alors plus une promesse. Elle devient mesurable précisément et surtout elle devient une réalité. Dans le cadre d'un dimensionnement de projet, on va tenir compte de tout ce que je viens d'évoquer, mais également tenir compte des valeurs spécifiques qui sont propres au projet à l'étude. On appelle ça les conditions spécifiques et donc des conditions qui sont variables. Dans le cadre de chaque étude, on va tenir compte de plusieurs valeurs. La localisation du projet, le niveau d'ensoleillement, la nature de la toiture, l'inclinaison des pentes, les conditions tarifaires, à plus forte raison quand elles sont spécifiques comme chez nous en Corse. Le coût de l'installation, les aides, les éventuels leviers fiscaux, on va en parler un peu plus tard, mais également les tarifs de revente de cette fameuse énergie en surplus. En croisant ces données et au vu des résultats que je vois tous les jours, le constat est très simple. Aujourd'hui, si on a une toiture qui est bien exposée et qu'on n'a pas de panneau, on perd de l'argent. On l'a compris, c'est carrément une perte. C'est l'inverse de la rentabilité, donc son contraire. Mais étant donné qu'ici, on est plutôt positif, je ne vais pas vous parler de perte. Enfin, pas vraiment. Mais je vais vous parler de ce que vous pouvez réellement créer. Je vais vous parler de ce que vous pouvez créer en énergie, en argent. en projection, en sécurité, en autonomie et surtout en rentabilité. Comme je vous l'avais annoncé dans le premier épisode, on va parler concrètement. Avant la rentabilité, il y a le projet. Et avant le projet, il y a le dimensionnement. Un projet photovoltaïque optimal, on l'a dit, c'est du sur-mesure. Il doit être en corrélation avec vos objectifs, avec votre consommation, votre activité, votre fonctionnement. Prenons un exemple simple. Vous avez une entreprise qui consomme peu, mais avec une très grande toiture. Est-ce qu'on va couvrir toute la surface de toiture disponible ? Ben non. Pourquoi ? Parce que vous auriez un investissement beaucoup trop important qui serait carrément démesuré par rapport à vos besoins. Et surtout, une production qui serait alors mal valorisée. C'est pas ce qu'on veut. Parce que l'énergie que vous consommez pas directement sur place, vous la revendez. Et ce tarif de revente, il est inférieur au tarif auquel vous payez l'électricité, tout simplement. Donc on l'aura compris, c'est pas comme ça qu'on construit un projet. Un projet photovoltaïque, c'est pas une surface, c'est une stratégie. On travaille dans le sens de l'intérêt fondamental du projet. Et une fois ce cadre posé, là, on peut parler de rentabilité. Maintenant, on sait comment marche la technologie, comment fonctionne une centrale en autoconsommation avec revente de surplus. C'est aussi qu'une toiture bien exposée mais non exploitée nous fait perdre de l'argent. On sait aussi que pour obtenir les meilleurs résultats, il faut avancer sur un projet sur mesure. Alors, quels sont réellement les indicateurs de rentabilité ? Une fois le projet bien construit, ça on l'a vu, vous allez voir aussi que la lecture devient beaucoup plus simple. Trois éléments suffisent. Le premier, c'est la production estimée. Quel va être, suite au dimensionnement, la production estimée sur une année ? Combien est-ce que la centrale va produire en énergie ? Combien est-ce qu'elle va produire en énergie, mais surtout à quoi ça correspond par rapport à vos besoins énergétiques annuels ? Les économies, en second, ce que vous ne payez plus sur votre facture grâce à l'autoconsommation, et comme on a dit tout à l'heure, chaque kWh autoconsommé est un kWh économisé. Et enfin, les recettes. Le surplus d'énergie que vous revendez à un tarif connu et fixé pendant 20 ans. Mais ça, on l'a vu, ça reste secondaire, parce que l'énergie est toujours mieux valorisée quand elle est produite et autoconsommée sur place. Au final, vous avez donc deux leviers. D'une part les économies, et d'autre part les recettes liées à la revente de surplus. Et chaque année, vous cumulez les deux. La rentabilité, c'est donc exactement ça. Ce que vous économisez et ce que vous générez. Ces deux postes sont les vecteurs du produit d'exploitation annuel. de la centrale. Et qu'en est-il de la vitesse de rentabilité, le temps de retour sur investissement ? Parce que la vraie question n'est pas seulement est-ce que c'est rentable, mais à quelle vitesse ? Vous savez que la lumière va vite. Alors combien de temps pour rembourser votre investissement ? Et une fois la centrale amortie, on est comment ? Qu'est-ce que ça dit ? Eh bien, on est vraiment pas mal. Chaque kWh produit devient de la marge, qu'il soit autoconsommé ou revendu. Pour vous donner des repères, encore sur une résidence principale, on est généralement sur moins de 4 ans de temps de retour sur investissement, avec des rendements financiers autour de 20% par an. Là, on parle clairement d'un investissement. En comparaison, on a peu de placements financiers qui tiennent la route. Un placement IMO à 7% par an, par exemple, est un excellent placement immobilier. Là, on est plus sur 20% par an. Et alors, je ne vous parle même pas du lévrier A. Pour les professionnels, c'est souvent encore plus intéressant parce qu'ils consomment en journée et donc ils autoconsomment davantage parce que le soleil brille la journée. Et en plus de ça, ils ont accès à des leviers fiscaux qui viennent s'ajouter aux aides à l'autoconsommation. Parmi les leviers fiscaux, je pense notamment au crédit d'impôt à l'investissement Corse, qui nous offre jusqu'à 30% récupéré à N plus 1. Résultat, des durées de retour sur investissement de 2 à 3 ans et des rentabilités autour de 25 points par an. Et pour les professionnels, encore une fois, il y a un point clé. Vous ne mobilisez pas votre trésorerie ou pas pour l'ensemble du projet. Vous passez par un crédit pro. Les mensualités peuvent être inférieure aux recettes que vous réalisez tous les mois. Et là, on est sur un cash flow positif instantanément. Votre centrale s'autofinance et même plus, elle génère du cash. À N plus 1, donc l'année d'après, vous récupérez le crédit d'impôt, mais également les aides à l'autoconsommation qui sont versées par EDF. Cet argent, vous pouvez l'utiliser de plusieurs façons pour améliorer votre situation selon la stratégie qui est définie. Plus de trésorerie ou alors des mensualités plus faibles en réalisant un remboursement anticipé sur le crédit, par exemple. Dans tous les cas, plus de performance. Vous ne financez pas une charge, vous financez un actif. Allez, je vous donne quelques exemples. Pour un pro et pour un particulier. Tout à l'heure, vous avez certainement entendu Jean-Christophe au début de l'épisode. Pour sa maison, nous avons préconisé une centrale de 9 kg. Aide déduite, il a investi moins de 10 000 euros TTC. Sa centrale produit 55% de ses besoins énergétiques annuels. Le reste, il le revend. Dès la première année, il a déjà économisé 3 000 euros. Il sera rentable en moins de 4 ans. Maintenant je vais vous parler d'un pro, le USART Reiter qui a une activité qui est assez énergivore. Chez eux nous avons installé une centrale de 78 kW crête sur leur hangar, donc aide déduite, il a investi 42 000 euros. Sa centrale elle produit 45% de ses besoins annuels, il a peu de revente, il autoconsomme 85% de sa production. Dès la première année, il a économisé 12 000 euros, il sera rentable lui aussi en moins de 4 ans, il subira beaucoup moins l'inflation énergétique. Vous l'aurez compris, dans ces deux cas, la logique est la même, même si les projets et les besoins sont complètement différents. Alors, si on résume, un projet photovoltaïque rentable, ce n'est pas simplement poser des panneaux sur une toiture. C'est un projet bien construit, réfléchi, bien dimensionné, bien piloté, bien valorisé. Ce que vous consommez, vous ne l'achetez pas. Vous ne l'achetez plus, vous l'avez produit et vous l'autoconsommez sur place. Ce que vous ne consommez pas et que vous avez quand même produit, vous le valorisez car vous le revendez. Chaque année, vous cumulez les deux. Suite à tout ça, la centrale, elle est amortie. Et ensuite, c'est 100% de gain. Mais surtout, tout se joue de la façon dont le projet est pensé. Vous l'aurez compris, le photovoltaïque peut être très rentable. Mais ça ne l'est pas par défaut. La rentabilité, ça se construit. Et la vraie question pour vous devient, est-ce que votre projet serait rentable ? Et avec tout ce que je viens de vous expliquer, vous savez que oui. Mais dans quelle mesure ? Parce que ça, tout ça, ça se calcule. Sur votre consommation, sur votre... toiture, votre fonctionnement. Aujourd'hui, ne pas produire son énergie, c'est un choix et vous aurez compris que ce n'est pas le meilleur. Bienvenue dans Energy. Energy, c'est un podcast réalisé par Athea, votre fournisseur d'énergie photovoltaïque en Corse. Si vous souhaitez optimiser la gestion énergétique de votre entreprise, vous trouverez en description toutes les ressources à télécharger. Merci d'avoir écouté cet épisode. S'il vous a aidé à y voir clair, abonnez-vous à Energy pour ne manquer aucun épisode. C'était Sérène à votre hôte. Moi, je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous. Salut !