Speaker #0Aujourd'hui, je te raconte la suite de mon parcours, pourquoi je suis une superwoman. La semaine dernière, je t'ai raconté mes zéros à 10 ans. Écoute, j'ai eu des commentaires, merci, merci Lucie d'avoir partagé. J'ai eu des commentaires, ça m'a fait pleurer. J'ai eu aussi des commentaires, il faut... que tu continues de partager. Aujourd'hui, j'ai le goût de te raconter pourquoi j'ai décidé de partager mon parcours. Bienvenue au podcast Fais voyager ton entreprise. Tu es un entrepreneur et au début, c'était le rêve de partir ton entreprise, mais maintenant, tu n'as plus de vie. Alors, ce podcast est pour toi. À chaque semaine, nous ferons voyager ton entreprise à travers le rôle d'entrepreneur au rôle d'administrateur. Tu y gagneras plus de temps, plus d'argent et plus de liberté. Merci de faire partie de mon univers et c'est parti ! Qu'est-ce que fait de moi une superwoman ? En fait, dans mon ancienne vie en finance, les clients ne voulaient pas savoir comment moi j'allais, comment moi je me sentais. Tout ce qu'ils voulaient savoir, c'est est-ce que j'étais en forme pour m'occuper de leur portefeuille, de leur finance et de leur faire atteindre leur objectif. Donc, pendant plusieurs années, j'ai mis un manteau de travail que quand je l'ai travaillé, je n'existais pas et seules mes compétences existaient. Aujourd'hui, j'ai pris la décision de te raconter mon parcours pour me donner le droit, pour me donner le droit d'être, pour me donner le droit de pouvoir… Pas seulement être un chien savant qui aide les gens à être mieux outillés, à faire plus d'argent, avoir plus de temps et plus de liberté, mais à être moi, la femme que je suis, à pouvoir être une personne qui, au bout de la ligne, a aussi une vulnérabilité. Et une personne... qui adore donner, donner ce que je suis et pas juste ce que je connais. Donc, me permettre à moi d'être. Donc, aujourd'hui, je te raconte la suite de mes 10 à 20 ans. Donc, comme je t'ai expliqué dans le dernier podcast, Pourquoi je suis une superwoman 0-10 ans. À 10 ans, je suis encore dans... l'enfer. Et je vivrai cet enfer-là de 10 à 12 ans. À l'âge de 12 ans, ça fait maintenant 5 ans que je vis avec mon père et ma mère revient dans ma vie. Donc, ma mère demande à mon père de me prendre avec elle pour l'été. Donc, j'arrive avec elle et le premier soir, elle me couche sur le divan, elle prend une couverte puis elle vient me border. Comme si j'étais encore un bébé, comme si j'avais encore 7 ans. Et je la regarde, puis je lui dis froidement, Hey, je ne suis plus un enfant. Et ça va changer le reste de la relation que j'ai eue avec ma mère. Il y a eu un froid entre moi et elle à partir de ce moment-là. Et ce froid-là n'a jamais quitté. Il est toujours resté. Il a toujours persisté. Parce qu'elle, elle venait de réaliser qu'elle avait perdu son bébé. Et que la jeune fille qu'elle avait devant elle était beaucoup plus forte qu'elle pensait, mais était beaucoup plus blessée aussi qu'elle pensait. Donc, rapidement, après quelques semaines seulement, je dis à ma mère, écoute, je ne veux pas retourner avec mon père. Et qu'elle me répond, oui, mais moi, je n'ai pas les moyens de te garder. Je n'ai pas les moyens. que tu restes avec moi. Je l'ai regardé et j'ai dit, pas de problème. Je vais aller travailler. J'ai 12 ans à ce moment-là. Et je suis prête à aller travailler pour sortir de l'enfer où je suis. Et je lui raconte pourquoi je veux rester avec elle. Qu'est-ce que mon père m'a fait ? Et sa réponse a été, je l'aime bien trop. Jamais, je ne ferai rien contre lui. Donc, vous comprenez que le froid est resté. Il est resté entre moi et elle toute notre vie. Cette journée-là, elle m'a tellement blessée. Au final, à la fin de l'été, je suis restée avec elle. Je m'étais trouvée un travail. Je travaillais comme serveuse dans un restaurant. Et je payais mes choses. Donc, le deal, c'était que j'allais travailler puis que j'allais payer mon linge. J'allais payer toutes mes choses personnelles. Puis j'étais même rendue à payer le souper du dimanche soir. Donc, pendant trois ans, de 12 à 15 ans, je suis restée avec ma mère. Et j'ai coupé les ponts avec mon père, malgré qu'il essayait de revenir, mais il était hors de question que je le laisse revenir dans ma vie. À l'âge de 15 ans, moi et ma mère, ça ne fonctionne toujours pas. On n'est toujours pas dans la même longueur d'onde. On ne s'entend toujours pas. Le froid est toujours là. Et je décide, à ce moment-là, ma mère, elle me dit, écoute, j'ai un ancien amour de ma vie avant ton père. ou après, je ne me souviens pas, qui reste au lac Saint-Jean, puis je déménage là-bas, est-ce que tu me suis ? Je lui réponds non, je ne te suis pas. Qu'est-ce que tu fais avec tes meubles ? Bien, je ne sais pas. Bien, je lui dis écoute, vends-moi les. Je ne suis pas prête à aller en appartement, mais je vais te les acheter. Écoutez, on est, ça va faire plus que 30 ans. Elle m'a vendu ses meubles à 3 000 J'ai pris les meubles et je les ai mis dans un cabanon, qui était le cabanon des parents du nouveau chum que je venais de me faire. Quand j'ai rencontré cet homme, qui est devenu le père de mes enfants, les deux premières paroles que je lui ai dites, Est-ce que tu veux des enfants ? Est-ce que tu veux te marier ? Si la réponse est oui, regarde ailleurs, parce que moi, j'en aurai jamais. Parce que vous comprenez qu'à ce moment-là, j'ai aucune confiance qu'un homme peut être gentil. J'ai aucune confiance qu'un homme peut prendre soin de ses enfants et de le faire de la bonne façon. Donc, c'était clair dans ma tête, à l'âge de 15 ans, que jamais je n'aurai d'enfant et que jamais je me marierai. Donc, j'ai 15 ans, ma mère s'en va au lac Saint-Jean. Là, j'ai des meubles qui sont dans une remise. Puis là, je me dis, j'ai un travail. Et là, je me dis, OK, qu'est-ce que je fais ? Je regarde mon nouveau chum et je lui dis, écoute, moi, je déménage à Montréal. Est-ce que tu me suis ? Si tu me suis, je prends un 4,5. Si tu ne me suis pas, je prends un 3,5. Qu'est-ce que tu fais ? Vous voyez le genre de relation que j'avais. C'était une relation qui était quand même Suis-moi parce que moi, je ne peux jamais m'en suivre quelqu'un. Puis il a décidé de me suivre. Donc, on a commencé notre vie de couple ensemble. Puis écoutez, on a loué un logement à Saint-Léonard. À cette époque-là, il coûtait très cher. Nos deux salaires payaient le loyer. On n'avait pas d'argent. Tout ce qu'on réussissait à faire, c'était... de regarder des films. À cette époque-là, on allait chercher des films. Toutes les locations de films, Goldbuster ou peu importe, tous ceux qui existaient, on était abonnés. On écoutait trois films le vendredi, trois films le samedi et trois films le dimanche. On a fait ça pendant un an et demi parce qu'on n'avait pas d'argent pour faire autre chose. C'est tout ce qu'on pouvait faire. J'ai 15 ans. Je suis rendue à 16 ans à ce moment-là. J'ai 16 ans, je suis en appartement. À l'âge de 15 ans, avant que ma mère quitte, j'ai lâché l'école parce que ma mère s'est cassée une jambe puis elle avait un plâtre, puis elle était sur une chaise roulante avec un plâtre qui allait du cheville à la hanche. Elle ne pouvait pas se déplacer. Donc j'avais lâché l'école puis j'étais avec elle comme infirmière. Elle l'a aidée. Évidemment que l'école est retentie en disant Vous ne pouvez pas sortir votre fille de l'école avant l'âge de 16 ans. Elle les a regardées puis elle a dit Écoutez, Si vous me payez une infirmière, il n'y a pas de problème, sinon ma fille va rester à la maison. Donc, à ce moment-là, j'ai 15 ans. J'aide ma mère, elle fumait. Fait que ce qu'on faisait, c'est qu'on avait des machines, puis on roulait des cigarettes. On passait notre semaine à rouler des cigarettes, à boire du café, puis évidemment que je me suis mise à fumer. Donc, j'ai 15 ans et je fumais. Fait que quand je suis partie d'un appartement, bien, je fumais encore. Et j'avais pas d'argent, mais c'est tout ce que je pouvais faire. Puis j'avais décidé d'arrêter de fumer parce que j'avais pas d'argent pour être capable de les payer puis être capable de les rouler à ce moment-là. Donc, dans ma vie de mes 10 à 20 ans, c'était, à partir de mes 16 ans, ça a été, il n'y a plus personne qui va m'empêcher de dire ce que je veux dire. Il n'y a plus personne qui va contrôler la personne que je suis. Puis si j'ai le goût d'envoyer chier quelqu'un, je vais l'envoyer chier. C'est pas grave. J'avais beaucoup, beaucoup de colère. Et cette colère-là se reportait partout, tout le temps, parce que j'étais frustrée, parce que j'étais blessée et que je n'avais aucune aide à l'entour de moi. Le père de mes enfants est un homme qui est, comment je dirais... À ce moment-là, c'était parfait pour moi parce qu'il était ce que j'appellerais un suiveur. Ce n'était pas lui qui décidait. Ce n'était pas lui qui choisissait. C'était moi. Ce n'était pas lui qui suggérait. C'était moi. C'était correct parce que je n'aurais pas été capable d'endurer personne d'autre. Donc, j'ai retourné aux études. Je suis allée étudier à ce moment-là la boucherie. Je suis devenue bouchère. Pourquoi je suis allée étudier ça ? Parce que ça faisait déjà quelques années que je travaillais comme emballeuse de viande dans les marchés d'alimentation. Et je voulais avoir plus, avoir un plus gros salaire. Donc, j'allais étudier la boucherie. Je suis devenue bouchère, fromagère, charcutière, sommelière. Donc, j'ai 18 ans. Je viens de finir mes études. Et tout ce que je veux, c'est de devenir bouchère. À ce moment-là, les propriétaires de magasins d'alimentation, c'est des hommes. qui ont une certaine âge, et que, oui, ils m'engagent comme bouchère, mais après quelques semaines, je suis rendue en baleuse de viande, puis je ne fais pas le travail pour lequel je suis maintenant qualifiée. Donc, dans la même année, j'ai dû passer au-dessus de 80 magasins différents pour essayer de trouver ma place, puis essayer de faire que j'allais travailler dans le nouveau métier que je venais de... d'apprendre et de comprendre. Et partout où je me retrouvais, je finissais en bâleuse de viande. C'était donc pas ça que je voulais faire. Donc, à l'âge de 18 ans, après une année d'avoir essayé tous les magasins et de me rendre compte que je ne pourrais jamais faire le métier, j'ai quelqu'un qui m'offre un travail qui est de faire un coursier. Donc, j'ai une voiture. Je travaille pour une compagnie de prise de sang. J'ai une voiture, je vais porter des rapports chez des médecins, puis je vais chercher des fioles de sang pour qu'ils puissent les analyser pour faire des rapports. J'ai fait ce travail-là de l'âge de 18 ans à 23 ans. Je vous raconterai le reste du parcours dans mon prochain podcast. Mais vous comprenez qu'aujourd'hui, je vous dis que je suis la superwoman, que je suis grâce à ça. Parce que grâce à ce qui venait d'arriver entre mes 10 et 20 ans, c'est ce qui m'a donné le caractère de dire, plus jamais. Plus jamais quelqu'un ne va contrôler ma vie. Plus jamais je ne vais avoir quelqu'un à côté de moi. qui ne me respecte pas, qui ne m'écoute pas. Et donc, grâce à ce qui s'est passé, je suis ce que je suis. Maintenant, vous comprenez pourquoi je vous le raconte. Je le fais pour moi. Je le fais pour me donner le droit d'être. Merci d'être avec moi. Merci de m'écouter. Et aujourd'hui, c'est difficile pour moi de vous le raconter. Parce que pour la première fois, je m'entends. Pour la première fois, j'entends ma propre histoire. La semaine prochaine, vous raconterez mes 20 à 30 ans. Vous allez voir que... Dans chacune de ces décennies, il y a un parcours qui est possible. Mais grâce à ça, je suis ce que je suis. Merci tout le monde d'avoir été avec moi. On se donne rendez-vous la semaine prochaine. À bientôt. Bye bye.