Speaker #0Il arrive dans certaines vies un moment où l'on a l'impression que tout s'écroule. Et paradoxalement, ce n'est pas la chute qui déstabilise le plus, c'est le calme qui vient après. Quand tout ce qui te tenait debout s'arrête, ton rôle dans la vie, le rythme qui te portait, tout ce qui te rassurait, tu peux te retrouver face à ne plus savoir sur quoi t'appuyer. Si tu traverses une période où tu as l'impression d'avoir tout donné et qu'il ne reste qu'un espace de silence, une sorte de vide inconfortable, alors oui, cet épisode est pour toi. Bonjour à toi et bienvenue dans Entre corps et cons, le podcast qui crée un pont entre ce qui a trop longtemps été séparé, ton corps et tes finances. Je suis Marie-Christiane et ici, on tisse un lien vivant pour t'aider à retrouver ton bien-être global, ton équilibre intérieur et redonner du sens à ta vie. Dans l'épisode précédent, nous avons exploré l'épuisement, cette période où on est pris dans un cercle vicieux et ce moment où le corps impose. Un ralentissement. Aujourd'hui, je veux t'emmener vers un territoire dont on parle rarement, ce moment suspendu, où tu n'es plus celle que tu étais, mais pas encore celle que tu deviens. Je veux te montrer que cet espace que j'appellerais le vide n'est pas une absence, c'est souvent un espace de reconstruction invisible Et comprendre cela peut transformer ta manière de le traverser. Quand une femme traverse une transition majeure, liée à une séparation, une perte d'emploi, réorientation de vie ou un choc financier, elle croit souvent que le problème principal est lié à ce qui s'effondre autour d'elle et qui la rassure. Ce que j'observe sur le terrain, c'est autre chose. Que le vrai vertige arrive quand on a construit son identité autour du fer et qu'elle disparaît. C'est comme si tu avais vécu pendant des années dans une maison remplie de meubles et en un jour, tout disparaît. Souvent, le premier réflexe, c'est de vouloir remplir l'espace rapidement. Pourquoi ? Parce que la peur que se vide vient indiquer que tu as perdu tes repères, ta direction et réveille un inconfort profond. Ce qui est bon de réaliser, c'est que cet espace, j'appelle de vide, eh bien, il agit comme une pièce en rénovation. Si tu te précipites pour la meubler, tu recrées souvent les mêmes structures qui t'ont amené à l'effondrement. Après une période de surcharge prolongée, de stress, notre système intérieur cherche naturellement à ralentir. Ce n'est pas un échec, c'est que le corps, il est complexe. À travers ces nombreux systèmes, il est comme un mécanisme en train de s'ajuster. en permanence. Il se peut que des sensations apparaissent. J'en ai repéré trois que je te partage maintenant. Alors il peut y avoir la sensation de flottement. Tu continues d'avancer, mais sans repères vraiment clairs. Tu te sens prise entre deux versions de toi. Et tu te demandes, qui suis-je ? La deuxième sensation peut être une peur diffuse. Elle est difficile à nommer cette peur. Ou ce serait plutôt une sensation que tu n'as plus de filet de sécurité. Ou tu n'as plus rien à tenir ou à retenir. Et ça nous amène vers la troisième sensation. qui est l'envie de combattre. Rappelez rapidement cette sensation. Avec quoi ? De nouveaux projets impulsifs, des prises de décisions financières rapides, créer des relations-refuges, tout ce qui peut redonner une impression de contrôle, qui te rassure et te donne l'illusion de remplir cet espace de vide, comme si tu reprenais les rênes de ta vie. Je veux te partager une vérité que j'ai observée autant dans ma vie que dans celle des femmes que j'accompagne. Ce n'est pas le vide qui fragilise quelqu'un, c'est souvent la précipitation qu'on a à vouloir le fuir. Il y a eu une période dans ma vie où plusieurs de mes piliers ont disparu simultanément. Il n'y avait pas seulement... le rythme professionnel, mais aussi des repères, des repères financiers et d'identité. Je me souviens de cette sensation assez particulière de m'être levée un matin et de ne plus savoir exactement qui j'étais, ni où j'allais. Oui, qui j'étais censée être ce jour-là ? Puisque je n'avais plus rien à faire comme avant, et ce qui m'a soutenue, ce n'était pas de retrouver rapidement des réponses, mais d'apprendre, d'apprendre à comment rester stable dans l'absence de réponses. Je t'avoue que ce n'était pas évident pour moi. Moi qui cherchais toujours à avoir des réponses, À toujours tout comprendre, chercher le sens de ceci, de cela, toujours en action, go, Alors oui, quand il n'y a plus rien, ni personne autour de toi, sache qu'il te reste une chose importante. Oui, une chose, ta respiration. Cette période de ma vie m'a permis de réaliser que la stabilité ne vient pas toujours de ce que tu contrôles autour de toi, non. Elle vient justement de ta capacité à demeurer présente quand tu ne contrôles plus rien. Et la respiration nous ramène dans la présence. Et il y a un point essentiel que j'enseigne souvent. C'est que la sécurité intérieure n'apparaît pas quand tout est réglé. Elle commence quand tu réalises que tu peux rester debout, même au milieu du chaos et de l'incertitude. Je veux te partager une pratique simple que je propose souvent dans ces périodes de vie. La première, je l'ai nommée... ce qui disparaît. Tu peux te créer ton journal d'accompagnement personnel et écrire clairement ce qu'il te semble avoir perdu. Est-ce un rôle ? Est-ce un titre ? Une fonction ? Une sécurité financière ? Une image de toi ? Une personne, est-ce un rythme de vie ? Mettre des mots va commencer à réduire le chaos intérieur. Tu déposes quelque chose qui est lourd et ça remet peu à peu de l'ordre et ça permet d'avoir plus de clarté. La deuxième étape serait d'identifier ce qui reste. Ce n'est pas ce que tu espères reconstruire, c'est vraiment d'identifier ce qui est déjà là aujourd'hui. Je veux parler de ta capacité d'adaptation, ton expérience, ta lucidité, tes compétences, ta résilience émotionnelle, ta résilience financière, et surtout ton savoir-être aussi. Laissez aller ce qui monte et ce qui est juste pour vous. Toi, laisse aller. La troisième étape serait de t'ancrer dans le présent, un présent concret. Quand l'inconnu prend trop de place, ramène-toi à des gestes simples. Respire, et respire encore et encore consciemment. Mets en place une seule action. qui te soit utile dans ta journée et observe ce qui fonctionne encore dans ta vie. Cette action simple pourrait être de t'observer à respirer en pleine conscience. Et si c'est ce que tu peux t'offrir aujourd'hui, alors reste dans la réalité et non dans celle des apparences. Parce que la stabilité ne revient jamais d'un seul coup, elle revient par micro-appui répété. Aujourd'hui, je t'invite à faire un exercice très puissant et simple. Après l'écoute de cet épisode, prends quelques minutes et pose-toi cette question. Qu'est-ce qui en moi est encore solide, même si ma vie change ? Écris au moins trois éléments, pas ce que tu voudrais retrouver, mais ce qui est réellement encore présent en toi. Et c'est profond. Je pratique régulièrement la respiration de la cohérence cardiaque. Elle calme très rapidement le système nerveux sympathique. Cela pourrait aussi être une belle compagne quotidienne. Tu pourras la télécharger dans le lien ci-dessous. Si cet épisode a résonné, je t'invite à le partager avec une femme qui traverse peut-être un moment où tout lui semble incertain. Parfois, entendre ce que ce passage de vie est normal peut déjà alléger énormément la charge. Et si tu veux continuer cette réflexion avec moi, Tu peux me retrouver dans mes espaces de contenu ou venir échanger directement avec moi en m'écrivant un courriel et j'y répondrai. Dans le prochain épisode, nous allons explorer comment reconstruire un sentiment de sécurité intérieure, sans attendre que toutes les circonstances extérieures soient stabilisées. Alors, à très très vite ! Merci pour ton écoute. Si mon partage résonne en toi, s'il te parle, abonne-toi à mon podcast, donne ton avis, partage-le à quelqu'un qui pourrait en avoir besoin. Mets un commentaire. Qu'est-ce que cet épisode réveille en toi ? En faisant cela, tu contribues toi aussi à plus de bien-être, plus de conscience et à reprendre ton pouvoir sur tes finances. J'ai hâte de te retrouver la semaine prochaine, alors place notre rendez-vous à ton agenda, continue à partager, créons ensemble une force de changement pour un monde meilleur. Si tu t'es reconnu dans ce tourbillon de la vie, reste avec moi. Le corps parle, les finances suivent, et la bonne nouvelle, c'est que tu peux changer tout ça en pas à la fois à ton rythme. Sans jargon, sans calcul compliqué, juste des pas concrets pour reprendre ton souffle et passer de la survie à la vie. Ta santé, c'est ton capital. Tes finances, ton levier. Ta liberté, ton héritage. Je suis Marie-Christiane Berduc, je te retrouve au prochain épisode.