Speaker #0Si l'argent te fatigue plus qu'il ne te motive, cet épisode est pour toi. Non pas pour te demander d'en faire plus, mais pour t'aider à comprendre pourquoi, parfois, tu donnes tout et que ça ne suffit jamais. Bonjour à toi et bienvenue dans Entre corps et conmpte$, le podcast qui crée un pont entre ce qui a trop longtemps été séparé, ton corps et tes finances. Je suis Marie-Christiane et ici, on tisse un lien vivant pour t'aider à retrouver ton bien-être global, ton équilibre intérieur et redonner du sens à ta vie. Dans l'épisode précédent, nous avons vu comment le corps sait déjà. Il a déjà l'information bien avant que tu comprennes ou que tu verbalises une situation inconfortable. Le corps réagit, il s'ajuste, il t'envoie des messages. Aujourd'hui, je te propose d'aller un pas plus loin, non pas pour changer ta vie d'un seul coup, mais pour désamorcer la pression à ton rythme en posant quelques fondations simples. Ce que tu vas entendre n'est peut-être pas nouveau. Et pourtant, si tu choisis une seule action et que tu la répètes jour après jour, tu enclenches un véritable processus de transformation. Il ne sera peut-être pas spectaculaire, mais il sera profond, comme une fondation d'une maison. Mais avant tout, Revenons au cercle vicieux, tel qu'il est souvent vécu. Tu travailles, soit parce que tu aimes ce que tu fais, et aussi parce que tu as besoin d'argent. Et quand l'argent te stresse, payer le loyer ou l'hypothèque, nourrir la famille, élever les enfants, gérer toutes les obligations du quotidien, qu'est-ce que tu fais ? Eh bien, tu travailles plus ! Si tu travailles plus dans un domaine que tu aimes, l'élan, la motivation vont te porter. Mais si tu travailles parce que tu as besoin d'argent, qu'il n'y a pas vraiment d'épanouissement de toi dans ce que tu fais, comment avances-tu ? Et bien souvent, ce sera à reculons. Et cette contrainte, à elle seule, ajoute... une charge mentale et émotionnelle. Parce que métro, boulot, dodo, sans aimer ce qu'on fait, ça draine insidieusement. Alors quand tu travailles plus, tu t'exiges davantage. Et quand tu t'exiges davantage, tu t'épuises. Quand tu t'épuises, tu perds en clarté, en confiance. Et le stress augmente. Alors tu travailles encore plus. Et toujours plus, jusqu'au moment où le corps n'en peut plus. Il craque, il se fissure, et là, tu es obligé de t'arrêter, parce qu'il commence à y avoir des dégâts. Je vais te partager un exemple personnel qui illustre bien le piège du cercle vicieux dans lequel on peut tomber facilement, même... en aimant son travail, et ce n'est jamais sans conséquence. Cela me ramène à une période de ma vie où, après ma séparation, j'ai beaucoup compensé par le travail. Repartir à zéro, à tous les niveaux, se reloger, etc. Et surtout quand on est travailleur autonome, c'est très exigeant. J'avais tout à reconstruire. J'adorais mon travail et c'est encore une vraie passion. Donc, je n'avais jamais besoin de me forcer le matin pour me lever et aller travailler. Mais malgré ça, j'ai fait l'expérience de l'épuisement. J'étais en pleine installation dans mon nouveau chez-moi. Je faisais énormément d'heures, de rendez-vous, de consultations. Je me déplaçais aussi en entreprise. Je ne disais jamais non à un rendez-vous, quitte à déplacer le temps que j'avais pour moi personnellement. Et pour gagner du temps, le soir et la nuit, je continuais mes tâches à la maison, pour être disponible pour mes clients le jour. Donc je dormais très peu. J'étais portée par l'adrénaline, vraiment. Et le plus surprenant ? C'est que je me voyais aller sans ressentir de fatigue. J'étais comme une fusée toujours en propulsion, un peu comme un coureur qui atteint son deuxième souffle. Tout devient plus facile. Tu te sens porté comme si tu avais des ailes. C'est fluide, c'est presque euphorisant. Mais rester trop longtemps dans cet état sans jamais prendre le temps de se régénérer, ça finit par vider. les ressources vitales, comme certains coureurs qui s'effondrent à la ligne d'arrivée d'un marathon. Dans mon cas, ça a été l'épuisement complet. Il n'y avait plus d'énergie, plus de carburant, un arrêt brutal. Un matin, je me suis levée et mes jambes ne me portaient plus. Je me sentais comme un mollusque. sans charpente sans structure, mes oreilles se sont mises à bourdonner et je suis tombée pas seulement physiquement, je suis tombé aussi moralement, mentalement et à l'intérieur de moi c'était le vide mon corps m'a obligé à m'arrêter parce qu'à force de tirer sur la machine,elle finit toujours par lâcher. Alors, me voir dans cet état a été extrêmement confrontant. Au début, ce que j'ai ressenti surtout, c'était de la culpabilité. Et ensuite, de la colère contre moi-même. Comme thérapeute, j'accompagne les autres à écouter leurs limites, à prendre soin d'eux. Alors me voir être tombée dans ce piège a ébranlé quelque chose de profond en moi. Je me répétais comment ai-je pu ne pas voir ? Comment ai-je pu me laisser prendre ? Oui, je vivais une forme de honte silencieuse, le sentiment d'avoir failli à ce que je transmets aux autres. Je réalisais douloureusement que même avec les connaissances même avec les outils, personne n'est à l'abri non personne, je m'étais durant cette période insidieusement éloigné de mes propres limites c'est vrai que le système valorise tellement la performance, le dépassement qu'on finit par confondre parfois engagement et auto-abandon. J'ai compris que je ne m'étais pas laissée piéger par incompétence, mais parce que j'étais humaine, vulnérable, en pleine reconstruction de ma vie. Ça a été une période de chaos qui a marqué un tournant dans ma vie. Comme un cadeau, c'est étrange, non ? Le début d'une compassion encore plus juste envers moi-même et envers ceux que j'accompagne. Ça m'a permis aussi de faire de nouveaux choix de vie. Il y a toujours, toujours un cadeau caché derrière la souffrance. J'utilise souvent cette analogie très parlante. Imagine un véhicule en panne d'essence. Le moteur s'arrête, faute de carburant. Il n'y a rien de brisé. Tu vas à la station-service, tu remplis un bidon d'essence ou tu te fais remorquer. Ce n'est pas agréable, tu es en retard, mais c'est réversible. Maintenant, imagine un moteur qui roule sans huile. Et l'huile, elle a sa fonction de lubrifier, de refroidir et protéger les pièces. Sans l'huile, le métal frotte contre le métal. Alors le moteur surchauffe, les pièces s'usent et à un moment donné, le moteur serre. On dit qu'il est brisé et parfois de façon irréversible. Tu comprends que rouler quelques minutes sans huile peut suffire à détruire un moteur ? Revenons maintenant au corps. La fatigue, par manque d'énergie, c'est comme une panne d'essence. Si tu n'as pas mangé, tu peux être faible et sentir un étourdissement. Dès que tu te nourris et que tu te reposes, le corps redémarre. C'est extraordinaire comment on fonctionne. Mais rouler sans huile, c'est aller "au bout du bout", comme on dit au Québec. C'est continuer à donner quand il n'y a plus de réserve. As-tu déjà pensé ? tout ce que je peux et ce n'est jamais suffisant. Certaines personnes vivent et travaillent comme si elles faisaient un marathon permanent. Imagine courir 40 km sans eau, sans récupération. Il y a un risque de déshydratation sévère, une perte de minéraux, des crampes, une surchauffe. Tous les organes sont en alerte. Il y a un danger réel. Heureusement, le corps envoie toujours des signaux, bien avant d'en arriver là. S'épuiser, c'est tomber en panne d'essence. Se détruire, c'est rouler sans huile. Et je te le dis sans détour, beaucoup de personnes n'ont jamais pu profiter de leur retraite parce qu'elles sont parties trop vite, brûlées par le travail. Alors, faut-il attendre de tomber pour s'arrêter ? Ou écouter les signaux avant que le dommage soit fait ? Le vrai problème, ce n'est pas l'effort, c'est la surcharge prolongée. Quand le système est en surcharge, le corps se déséquilibre. Et pour se rééquilibrer, il faut faire de nouveaux choix conscients. Le corps... et notre porte d'entrée pour nous réguler au quotidien. Avant même de réfléchir, de performer ou de produire quoi que ce soit, tout commence par lui. Je vais te proposer maintenant quelques pistes avec des analogies. Tu n'as pas à faire quoi que ce soit. Écoute simplement et garde une seule chose. La première piste... Est la plus simple, et la plus souvent oubliée, c'est de respirer consciemment. Prendre quelques instants pour observer la respiration. L'autoriser à ralentir. Laisser les épaules descendre. Desserrer la mâchoire. Poser les pieds au sol et sentir l'ancrage jusqu'à la tête. C'est comme se brancher à soi-même. Une prise à la terre avant de démarrer. Quand tu rentres dans une voiture, tu ne démarres pas n'importe comment. Tu ajustes le siège, les rétroviseurs, tu vérifies le carburant. Et ici au Québec, l'hiver, on prend le temps de réchauffer le moteur avant de partir. Quand dans ta cuisine tu utilises un appareil électrique, tu le connectes à la prise avant de l'allumer. Vois-tu combien nous respectons les besoins de nos objets pour leur fonction ? Mais qu'en est-il de notre corps ? Prenons-nous le temps de nous installer intérieurement avant de commencer la journée ? Ou attendons-nous de lui qu'il fonctionne immédiatement sans préparation ? Si ton corps est ton véhicule principal, pour traverser ta vie, alors le préparer devient un acte de respect. Ce n'est pas un luxe. Voici la deuxième piste. Reprendre du pouvoir sur son temps, un pas après l'autre. Aujourd'hui, la technologie prend une place immense. Il ne s'agit pas de la rejeter, mais de reconnaître. qu'elles grugent notre énergie. Et si, dans cet espace, tu commençais à poser tes limites non négociables ? Par exemple, une vraie pause quotidienne sans écran. Ou, une fois par semaine, une matinée sans urgence, sans obligation, sans rien à produire. Ce n'est pas un luxe. C'est une manière de préserver ton énergie. La valeur personnelle ne se mesure pas à ce que tu produis, mais à qui tu es. Beaucoup de femmes ont appris « je vaux ce que je produis » . Donc, elles donnent, Et si tu commençais doucement à lâcher cette croyance ? Et puis une troisième piste, reconnaître chaque jour une chose que tu as réussie. Aussi minuscule soit-elle, écris-la et dépose-la quelque part dans une boîte cadeau. Et parfois, t'autoriser à dire non à une tâche, un rendez-vous, une sortie qui t'épuiserait. Ou simplement, te parler avec la même douceur que tu offrirais à ta meilleure amie. Chaque petit geste nourrit ton énergie intérieure. et bâtit un capital sur le long terme. Et je te le rappelle, tu n'as pas tout à faire. Même le fait d'avoir entendu ces propositions, ces suggestions, est déjà une graine semée. Une semaine, ce n'est pas une vie. Mais en une semaine, on peut déjà commencer à redessiner sa façon de vivre, grâce à l'effet cumulé des petits gestes répétés. Observe ton corps, observe ton niveau d'énergie, observe ta clarté intérieure. On ne sort pas d'un cercle vicieux par la force. On en sort en trouvant un point d'appui, des moments de silence, puis en posant des actions simples jour après jour. L'enjeu n'est pas de produire plus. L'enjeu, c'est de ne pas se détruire en produisant. Alors, tu peux laisser tout cela se déposer à ton rythme. Il n'y a rien à décider aujourd'hui. J'ouvre simplement des portes. Au prochain épisode, je t'amènerai vers ce qui protège, sans te demander d'en faire plus. Il est possible qu'aujourd'hui, tu aies senti que ça remuait en toi. Et c'est normal, cet espace est là pour t'aider à te déposer. Alors je te dis à très vite. Donne ton avis, partage-le à quelqu'un qui pourrait en avoir besoin. Mets un commentaire. Qu'est-ce que cet épisode réveille en toi ? En faisant cela, tu contribues toi aussi à plus de bien-être, plus de conscience et à reprendre ton pouvoir sur tes finances. J'ai hâte de te retrouver la semaine prochaine, alors place notre rendez-vous à ton agenda, continue à partager, créons ensemble une force de changement pour un monde meilleur. Si tu t'es reconnu dans ce tourbillon de la vie, reste avec moi. Le corps parle, les finances suivent, et la bonne nouvelle, c'est que tu peux changer tout ça en pas à la fois à ton rythme. Sans jargon, sans calcul compliqué, juste des pas concrets pour reprendre ton souffle et passer de la survie à la vie. Ta santé, c'est ton capital. Tes finances, ton levier. Ta liberté, ton héritage. Je suis Marie-Christiane Berduck, je te retrouve au prochain épisode.